Quo vadis?

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 12:57

c'est pour que tu ne te sentes pas frustrée… parce que je vais probablement mettre du temps à agir, pour cette raison et bien d’autres…

Frustrée...non, triste peut-être, si je te vois te débattre dans tes tourments...mais j'arrive à ne plus être frustrée, enfin, pas tout le temps!!!

Le seul truc que je vais te demander, vu que tu as un raisonnement diagnostic, que tu vas "jouer" avec des signes cliniques aussi... : Ne t'oublie pas dans le tableau...
Je pense que tu comprends bien de quoi je parle...mais je détaille quand même (ben ouais, pour être plus sûre!!!...ça te rappelle qq'1?)

-tu regardes, tu lis, j'ai lu 3 bouquins qui m'ont bien permis de cerner le sujet, t'en donnerai les références si tu veux...

-tu notes ce qui te correspond (laisse tomber le test, vu qu'il n'est pas fait)

-tu rencontres des Z : sorties artistiques, resto,..., ça doit être plus simple dans une grande ville... d'ailleurs http://www.zebrascrossing.net/t1928-cafe-zebre-du-1er-vendredi-du-mois-a-nantes-prochain-4-janvier#74538 [prairie-attroupement de Z-Ouest]

-tu vois comment ça se passe, comment tu te sens avec eux (attention, ne pas non plus idéaliser en oubliant qu'il y aura forcément des personnalités avec qui ça ne collera pas...)

-Après la rencontre, tu écris comment tu te sens (pendant, et après)...j'ai bien dit te sens, pas réfléchis à!!! papier, feuille, et tu notes tout ce qui te passe par la tête...

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mar 1 Jan 2013 - 13:00

on en rediscutera ensemble si tu veux... : Amis

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 3:29

Dauphin a écrit:
j’avais, contrairement à mes p’tits camarades, déjà un raisonnement clinique

Personne ne dit ce genre de choses à l'IFSI pour "encourager", vu que c'est un des objectifs à atteindre!!!
Ce serait comme dire à un gosse qui connaît ses multiplications, bravo, tu es très fort en divisions!!!

Donc oui je pense que tu as déjà le raisonnement diagnostique, je l'ai très vite chopé celui-là...ce qui à l'époque ne m'a pas donné que des bons côtés (tu verras, il y en a plus que tu ne crois qui ne l'ont jamais acquis, y compris parmi les cadres...alors attention à ne pas les faire te jalouser, même inconsciemment!!! Prudence...)

Tiens, j'ai jamais pensé à ça car j'ai jamais pensé qu'on pouvait me jalouser... Du coup, je ferai bien de faire gaffe d'autant que j'ai si peu d'estime pour moi que d'affubler une telle remarque (bon... un tel "compliment"), ça peut me porter préjudice. J'en ai effectivement parlé à une "amie" (qui s'avère ne pas en être une et à défaut de la comprendre dans son comportement odieux, ça peut peut-être expliquer certaines choses... Donc, merci (merci pour tout, de toute manière).
Dauphin a écrit:
...J’ai aussi tenté le prétest mensa avec 23 réponses de correct sur 40

-en combien de temps?...lol... c'était quoi le commentaire?...
- à mettre en lien avec l'étude Gauvrit peut-être...
En plus de 40 minutes (je suis incapable de passer une question dont je n’ai pas la réponse, je reste butée dessus) : lamentable. Je pense vraiment plus être surdouée…
Le commentaire, je sais plus, que c’était moyen.. lol.
Dauphin a écrit:
Bref, je le répète, côté intelligence, je suis pas convaincue (sans parler de ma culture…)…

ça c'est pas un scoop...ni une exclusivité...!!!!
C'est pour ça que le diagnostic ne repose pas exclusivement sur le test! (cf Gauvrit, encore!, Adda, Kermadec, et encore JSF!)
C'est pour ça que je ne pense pas que le test soit finalement fondamental...

Non, et non, d'ailleurs on s'en fout du test...ce n'est pas lui qui te dira avec qui tu es à l'aise, tu te sens bien, comprise, acceptée...

Ce n'est pas tant le test qui m'intéresse (même si je ressens le besoin d'un chiffre: oui, je suis têtue) mais c'est surtout l'analyse du psy que je vise... dans tous les cas, ça ne peut être que bénéfique!!!
Dauphin a écrit:
un test… sûrement qu’il sera négatif…

inférieur ou égal à zéro ??????????

J'ai pas trop compris là... lol. Je voulais dire "négatif" dans le sens "ne révèle aucune surdouance" (grr, j'aime pas ce mot, ce néologisme m'exaspère mais bon...).
Dauphin a écrit:
Est-ce qu’un surdoué ne comprend pas au contraire?

Pour la faire caricaturale: les seules choses que comprend un Z, sont

-le fait qu'il est un ignare notoire et le restera toute sa vie...vu la quantité de savoirs qui se baladent dans ce bas monde
-les ressentis émotionnels qui deviennent rapidement ingérables, et en amènent certains à tenter de s'en couper totalement (question de survie)
-qu'il n'arrive pas à se faire comprendre

Enfin, Adda, Kermadec et JSF (entre autres) te l'expliqueront bien mieux que moi...

Je me reconnais pas mal dans cette description quoique le dernier point, je sais pas trop... sauf pour le côté émotionnel. Combien de fois ai-je entendu: "mais pourquoi tu te prends autant la tête?", "ce ne sont que des détails", " tu es bien compliquée", " Tu te prends trop la tête"...?!!! Le must, je ne réalise qu'aujourd'hui qu'on m'a dit tout ça... Je veux dire, je n'y ai absolument JAMAIS prêté attention. Pour moi, les autres ne font pas attention aux choses, s'en foutent ou pensent pareil que moi mais s'en cachent... Voilà, j'ai toujours pensé ça... alors, où est la vérité? Je ne me pense pas surdouée mais ce qui est sûr, c'est que je me fais beaucoup plus chier que les autres (désolée pour les termes mais il fallait que ça sorte): je m'inquiète de tout, analyse le moindre détail dans les faits et gestes de chacun, etc... mais... ça me paraît normal...
Dauphin a écrit:
c'est pour que tu ne te sentes pas frustrée… parce que je vais probablement mettre du temps à agir, pour cette raison et bien d’autres…

Frustrée...non, triste peut-être, si je te vois te débattre dans tes tourments...mais j'arrive à ne plus être frustrée, enfin, pas tout le temps!!!

Le seul truc que je vais te demander, vu que tu as un raisonnement diagnostic, que tu vas "jouer" avec des signes cliniques aussi... : Ne t'oublie pas dans le tableau...
Je pense que tu comprends bien de quoi je parle...mais je détaille quand même (ben ouais, pour être plus sûre!!!...ça te rappelle qq'1?)

-tu regardes, tu lis, j'ai lu 3 bouquins qui m'ont bien permis de cerner le sujet, t'en donnerai les références si tu veux...

-tu notes ce qui te correspond (laisse tomber le test, vu qu'il n'est pas fait)

-tu rencontres des Z : sorties artistiques, resto,..., ça doit être plus simple dans une grande ville... d'ailleurs http://www.zebrascrossing.net/t1928-cafe-zebre-du-1er-vendredi-du-mois-a-nantes-prochain-4-janvier#74538 [prairie-attroupement de Z-Ouest]

-tu vois comment ça se passe, comment tu te sens avec eux (attention, ne pas non plus idéaliser en oubliant qu'il y aura forcément des personnalités avec qui ça ne collera pas...)

-Après la rencontre, tu écris comment tu te sens (pendant, et après)...j'ai bien dit te sens, pas réfléchis à!!! papier, feuille, et tu notes tout ce qui te passe par la tête...

Et bien, même si j'ai plus que jamais des doutes (qui s'intensifient... ne serait-ce qu'aux vues du fameux test Mensa), j'ai commandé le livre de JSF... donc voilà, je vais le lire dès que je l'aurais (nul doute), c'est-à-dire sûrement ce week-end. Je vais déjà lire celui-ci (je vais pas avoir beaucoup de temps à moi: je devrais déjà revoir mes cours mais je ne fais rien: procrastination +++) et on verra après, on verra quoi? Je sais pas... lol.

Pour le reste, il est vrai que je me sens bien ici (un peu trop, je suis déjà addict et je ne plaisante pas... je passe mon temps ici...) donc voilà... je vais continuer de venir ici (un peu moins je l'espère sinon ça va poser problème car là, je suis en vacances...). Je pense que je vais essayer de franchir le pas pour une rencontre IRL mais pas pour le 4, c'est trop tôt pour moi.
Bref, je vais suivre tes conseils Wink, autant que possible en tout cas car j'ai du mal à gérer mes études que je vis TRES TRES mal... et ma situation actuelle également... sans parler de la dépression latente qui me poursuivit depuis belle lurette.
Dauphin a écrit:on en rediscutera ensemble si tu veux... : Amis
Certainement ! Un gros gros merci à toi !
Pour ton métier, mes excuses, je n’avais pas saisi au début… Je pensais que tu faisais une thérapie avec un (e ) psy, pas que tu travaillais en psy mdr ! C’est dingue de tomber pile sur un infirmière alors que je fais les études pour le devenir (même si l’issue n’est pas claire du tout pour moi : j’ai même envie de prendre mes jambes à mon cou mais bon…).

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 8:32

J'avais bien vu que tu n'avais pas capté que je bosse en psy!!! J'ai trouvé ça drôle...et de le dire, en sachant qu'il y avait risque de "mécompréhension", et que cela arrive... ça ne me pose abzolument aucun problème Wink

Pour le test négatif, donc égal ou inférieur à 0, c'était aussi une tentative de blague...en math, nég, c'est = ou <0.... alors qu'un test QI = ou <0....!!!!!

Bref, ... je... Au dodo !

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 8:44

C'est comment les études d'inf maintenant?... J'ai 2 collègues (excellents!) dont les femmes sont en 1e année, dans 2 IFSI différents... J'ai donc des échos... qui ne me semblent pas terribles... Le principe général me fait dire que le niveau "baisse dangereusement", le seul truc qui me rassure un peu c'est que je trouve les étudiants plus ouverts que ces dernières années, moins imbus...le tri a peut-être été plus sélectif à l'entrée?...ou c'est un phénomène très local?
De toutes façons, tous les IFSI ne "se valent" pas, ça a toujours été vrai jusqu'ici...
Mes études ne se sont pas non plus déroulées "au mieux"...j'en ai eu pour 3.5ans, avec moins de congés annuels que toi (27 semaines en tout)...En cours ça allait bien, sauf avec les étriqués du cerveau (et crois-moi, pour être cadre, c'est pas d'intelligence dont tu as besoin!!! Ni d'ouverture d'esprit!!! Enfin je devrais dire: ce n'est pas ce qui est requis, c'est mon drame d'ailleurs!)

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 13:51

Dauphin a écrit:J'avais bien vu que tu n'avais pas capté que je bosse en psy!!! J'ai trouvé ça drôle...et de le dire, en sachant qu'il y avait risque de "mécompréhension", et que cela arrive... ça ne me pose abzolument aucun problème Wink

Pour le test négatif, donc égal ou inférieur à 0, c'était aussi une tentative de blague...en math, nég, c'est = ou <0.... alors qu'un test QI = ou <0....!!!!!

Bref, ... je... Au dodo !
En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa!

Pour le test, j'ai bien compris qu'il s'agissait d'une boutade lol mais au cas où, j'ai précisé... je comprends bien qu'un chiffre inférieur à 0 dans une logique mathématique absolue, ça n'a pas sa place/sens... A vrai dire, du coup, je ne sais pas bien pourquoi j'ai écrit ça!

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Mer 2 Jan 2013 - 14:09

Dauphin a écrit:C'est comment les études d'inf maintenant?... J'ai 2 collègues (excellents!) dont les femmes sont en 1e année, dans 2 IFSI différents... J'ai donc des échos... qui ne me semblent pas terribles... Le principe général me fait dire que le niveau "baisse dangereusement", le seul truc qui me rassure un peu c'est que je trouve les étudiants plus ouverts que ces dernières années, moins imbus...le tri a peut-être été plus sélectif à l'entrée?...ou c'est un phénomène très local?
De toutes façons, tous les IFSI ne "se valent" pas, ça a toujours été vrai jusqu'ici...
Mes études ne se sont pas non plus déroulées "au mieux"...j'en ai eu pour 3.5ans, avec moins de congés annuels que toi (27 semaines en tout)...En cours ça allait bien, sauf avec les étriqués du cerveau (et crois-moi, pour être cadre, c'est pas d'intelligence dont tu as besoin!!! Ni d'ouverture d'esprit!!! Enfin je devrais dire: ce n'est pas ce qui est requis, c'est mon drame d'ailleurs!)

Je ne sais que te répondre... comme toi, je me pose beaucoup de questions... mais je n'ai pas d'élément de comparaison donc c'est difficile mais je compte me renseigner un peu sur l'avant réforme.
Moi, le problème, ce sont déjà les études en général, je ne voulais plus étudier pour rien au monde et j'ai "du" reprendre... même si parfois (souvent, tout le temps...), j'ai envie de faire un métier du genre travailler en caisse en supermarché ou ce genre de choses... Je ne supporte plus les études, c'est viscéral (en fait, j'ai toujours été sérieuse mais je me suis rendue compte tardivement que j'ai jamais été heureuse dans mes études en fait et le système me pompe toute mon énergie). Le truc, c'est que mes parents m'ont plus ou moins forcé à reprendre quelque chose qui soit plus élevé vu mon "niveau" (que je n'identifie absolument pas). Et en même temps, j'ai du mal à me résoudre à vivre une vie en tant que caissière ou ce genre de métier... Mais je ne supporte pas ce stress permanent, le fait d'être tout le temps dans mes bouquins (j'aime ça mais être forcée, non!). L'école, c'est l'angoisse totale pour moi...
Pour te répondre plus précisément, les études, c'est concepts concepts concepts, moi qui adore par exemple les mots un peu compliqués, les thèmes à développer... je ne sais pas trop comment expliquer, là, ça me... gave (pour être polie). En plus, je suis d'une timidité affligeante/ introversion +++/ manque de confiance en moi terrible et quand ils veulent nous filmer pour faire telle telle "scène", je flippe un max et enfin bref... c'est une horreur!
D'autant que je visais médecine, pas infirmière... y'en a qui se diront tout de suite: oh bah voyons, elle a l'air vraiment intéressé par le soin et tout celle-là! Et bien si, pourtant, je recherche toujours le meilleur pour autrui. Le truc, c'est que médecine représente un idéal pour moi, j'ai envie de tout savoir alors "médecine", y'a pas de limites (mais c'est flippant aussi) et puis, y'a tout le reste... m'enfin je m'égare...
Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme). Nous n'avons jamais de réponses à nos questions non plus (je cite: "vous êtes acteurs de votre formation")... pfff! Je trouve ça c... Moi qui ai toujours besoin de réponses, ou au moins d'un positionnement à défaut de réponses, comment m'intéresser à des choses qui partent en vrac? Bref...

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 16:40

En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa

Et ça ne pourrait finalement pas en être une????

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Mer 2 Jan 2013 - 17:05

Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme).

CQFD...

Pour développer un peu plus: nous avions infiniment plus de cours "médicaux", qui permettaient d'apprendre, de se questionner...de se rassurer en sachant que nous connaîtrions la clinique des pathologies en arrivant dans les services, ce qui peut quand même aider à éviter les bourdes monumentales... Wink ... ou de se transformer en "super aide-soignante" (je ne souhaite vexer personne) ie qui s'occupe, en courant de chambre en chambre,"ad hoc" de la personne (style : signe, action, réaction?...) et ayant les compétences (c'est à dire les capacités légalement reconnues)pour distribuer les médicaments (pour faire court), mais qui n'a pas les moyens d'avoir une vision globale (donc incluant de fait la partie médicale) de la situation, donc de la personne.
Ce qui engendrera donc des temps d'adaptation plus longs et répétés à chaque changement de service...temps pendant lesquels, même après 10 ans de taf, la personne ne sera ni efficace, ni efficiente...
Enfin, vu le vieillissement de la population...est-ce d'une réelle importance? (là c'est très provoc -que- comme question, mais c'est avec ça que je mets en lien le contenu du programme...)

Pour la psy, je ne sais même pas si je dois développer, parce que là, côté taillage...! Bref j'avais 4 modules d'environ 80h chacun, plus la pédo couplée à la pédia (donc au moins 30h je pense)...plus des modules tranverses: psycho, langage, communication.... En plus j'ai eu la chance de rencontrer des "vrais" psy, de diverses "obédiences, des ISP (des dinosaures quoi!)...

En même temps, ces fameux 3 ans, reconnus 3 ans: j'en ai fait 6 mois de plus, avec beaucoup moins de congés annuels (27 semaines en tout)(reconnaissance bac+2, oui, chercher l'erreur!), donc forcément...j'ai du mal à comprendre comment le niveau pourrait monter dans ces conditions...ahhhhhh dsl, vous avez de l'informatique et de l'anglais, mea culpa!!!!

Bref, les nanas sont incapables de faire une relève qui ne traîne pas en longueur, tellement elles doivent être flippées d'oublier qqch...Et sont épuisées de chaque journée...c'est le temps de l'adaptation...Le seul point + que j'y vois, c'est que du coup elles écoutent les "vieilles" qui leur filent des "tuyaux", les font s'arrêter pour respirer (ça peut en arriver là, si si!), relativiser, partager leur expérience (et savoirs aussi)...sauf que toutes ne sont pas prêtes à se transformer en pédago...

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Dim 6 Jan 2013 - 2:53

Dauphin a écrit:
En voyant le nombre de personnes de ce forum qui suivent une thérapie, j'ai directement pensé que tu en suivais une... lol. Mea culpa

Et ça ne pourrait finalement pas en être une????
… Je n’avais pas vu les choses sous cet angle enfin, pas par rapport à toi… Ceci dit, travailler en psychiatrie-psychologie, n’est-ce pas un désir de se comprendre, de s’analyser et même… de se traiter (thérapeutique) ? Car comprendre l’autre, c’est se comprendre aussi (on en revient au « miroir » dont tu parles)…

Dauphin a écrit:
Tu penses que la réforme a abaissé le niveau? Je suis surprise parce qu'il s'agit de nous attribuer le grade licence et donc, certainement pas de baisser le niveau... En même temps, il est vrai que si on continue à "bouffer" des concepts, on va pas vraiment avancer... et les cours importants nous sont "jetés" (et je suis lucide, aucun pessimisme ici, juste du réalisme).

CQFD...

Pour développer un peu plus: nous avions infiniment plus de cours "médicaux", qui permettaient d'apprendre, de se questionner...de se rassurer en sachant que nous connaîtrions la clinique des pathologies en arrivant dans les services, ce qui peut quand même aider à éviter les bourdes monumentales... Wink ... ou de se transformer en "super aide-soignante" (je ne souhaite vexer personne) ie qui s'occupe, en courant de chambre en chambre,"ad hoc" de la personne (style : signe, action, réaction?...) et ayant les compétences (c'est à dire les capacités légalement reconnues)pour distribuer les médicaments (pour faire court), mais qui n'a pas les moyens d'avoir une vision globale (donc incluant de fait la partie médicale) de la situation, donc de la personne.
Ce qui engendrera donc des temps d'adaptation plus longs et répétés à chaque changement de service...temps pendant lesquels, même après 10 ans de taf, la personne ne sera ni efficace, ni efficiente...
Enfin, vu le vieillissement de la population...est-ce d'une réelle importance? (là c'est très provoc -que- comme question, mais c'est avec ça que je mets en lien le contenu du programme...)

Pour la psy, je ne sais même pas si je dois développer, parce que là, côté taillage...! Bref j'avais 4 modules d'environ 80h chacun, plus la pédo couplée à la pédia (donc au moins 30h je pense)...plus des modules tranverses: psycho, langage, communication.... En plus j'ai eu la chance de rencontrer des "vrais" psy, de diverses "obédiences, des ISP (des dinosaures quoi!)...

En même temps, ces fameux 3 ans, reconnus 3 ans: j'en ai fait 6 mois de plus, avec beaucoup moins de congés annuels (27 semaines en tout)(reconnaissance bac+2, oui, chercher l'erreur!), donc forcément...j'ai du mal à comprendre comment le niveau pourrait monter dans ces conditions...ahhhhhh dsl, vous avez de l'informatique et de l'anglais, mea culpa!!!!

Bref, les nanas sont incapables de faire une relève qui ne traîne pas en longueur, tellement elles doivent être flippées d'oublier qqch...Et sont épuisées de chaque journée...c'est le temps de l'adaptation...Le seul point + que j'y vois, c'est que du coup elles écoutent les "vieilles" qui leur filent des "tuyaux", les font s'arrêter pour respirer (ça peut en arriver là, si si!), relativiser, partager leur expérience (et savoirs aussi)...sauf que toutes ne sont pas prêtes à se transformer en pédago...
Tu me fais flipper… (je te rassure, je n’ai pas besoin de toi pour que ça arrive… tout le temps) enfin, disons, que tu réveilles en moi des peurs que j’essaie d’enfouir bien profondément dans ma conscience (inconscience).
Comme je te l’ai dit précédemment, je suis perfectionniste dans les grandes largeurs (d’où le fait que je bâcle sinon, c’est invivaaaable) alors, apprendre « à moitié », avec un système médiocre, l’idée ne me plaît guère. L’idée me plaît d’autant moins qu’il s’agit d’un métier auprès de l’humain quand même… Personnellement, je préfère faire une année d’études en plus si c’est nécessaire plutôt que de survoler les choses…
Ceci dit, si on commençait à moins apprendre de concepts (humanitude, éthique, la morale, blablabla…)… mais où est le sens de l’apprentissage forcé de ces concepts ? Je n’y comprendrai jamais rien… Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est important ! Oui, c’est important, mais je crois que ce sont beaucoup plus des valeurs personnelles, de caractère, de curiosité personnelle, de construction socioprofessionnelle, etc… plus que d’apprentissages dans un cadre scolaire. Tout du moins, je considère que si on a le temps d’apprendre cela, c’est parce qu’on connaît sur le bout des doigts les cours bruts (anatomie…), de base aux diagnostics infirmiers.
Quant à l’informatique, ayant un logiciel différent sur mon pc de celui de l’IFSI, je ris intérieurement du caractère probant de ces cours…
Mais le meilleur reste à venir : apprendre l’anglais via un site internet qui buggue à souhait et te fait apprendre ce que tu connais déjà… c’est carrément jouissif, n’est-ce pas ?

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Dim 6 Jan 2013 - 9:29

Quant à l’informatique, ayant un logiciel différent sur mon pc de celui de l’IFSI, je ris intérieurement du caractère probant de ces cours…

C'est aussi ce que je me disais en l'écrivant... parce que des logiciels informatiques, y'en a peut-être moins que des hostos, mais qd même...!

Mais le meilleur reste à venir : apprendre l’anglais via un site internet qui buggue à souhait et te fait apprendre ce que tu connais déjà… c’est carrément jouissif, n’est-ce pas ?

Ben justement on en a parlé cette nuit (2 collègues dont la femme est en 1e année et moi): ma conclusion a été que le système était "débile" vu qu'il ne validait aucun niveau spécifique contraignant uniquement à un quota horaire, même si on pouvait éventuellement espérer que le test de départ puisse servir de "dispense" à ceux d' un niveau suffisant .... je vois que ce n'est donc même pas le cas: fais tes heures, et tais-toi!


Ceci dit, si on commençait à moins apprendre de concepts (humanitude, éthique, la morale, blablabla…)… mais où est le sens de l’apprentissage forcé de ces concepts ? Je n’y comprendrai jamais rien… Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est important ! Oui, c’est important, mais je crois que ce sont beaucoup plus des valeurs personnelles, de caractère, de curiosité personnelle, de construction socioprofessionnelle, etc… plus que d’apprentissages dans un cadre scolaire. Tout du moins, je considère que si on a le temps d’apprendre cela, c’est parce qu’on connaît sur le bout des doigts les cours bruts (anatomie…), de base aux diagnostics infirmiers.

parce que c'est grâce à cela que tu pourras te forger une identité professionnelle de soignante (et une identité soignante de professionnelle!), cela t'aidera à éviter de te prendre pour le sauveur du monde (et ça, dans le médical et le paramédical...!), à te remettre en question (oui, je sais...!...mais dans ta promo, y'en a qui en ont besoin!!!), donc te permettra de développer des capacités d'adaptation (oui, je sais aussi...!)... Une identité professionnelle évolue tout au long d'une carrière...
Bref, à vrai dire, ce sont des cours auxquels je n'ai pas assisté (suis allée au début, j'ai entendu, suis reviendue, puis définitivement partue...!) : suis passée de 1eS à TermA1 (lettres et math), avec 8h de philo hebdo...j'avais donc creusé bien plus profondément précédemment les sujets de sciences humaines proposés... Voilà, ces cours n'étant pas obligatoire car pas en TD (heureusement pour moi, sinon, me serais bien ennuyée!!!)
Maintenant pour que ce soit intéressant, ce devrait être envisagé sous la forme d'un travail de groupes de recherche sur des thèmes variés (mais imposés, pour que le formateur puisse s'assurer de balayer large!)puis de mise en confrontation pour réflexion et discussion...ce qui n'est peut-être pas le cas...?


Tu me fais flipper… (je te rassure, je n’ai pas besoin de toi pour que ça arrive… tout le temps) enfin, disons, que tu réveilles en moi des peurs que j’essaie d’enfouir bien profondément dans ma conscience (inconscience).
Comme je te l’ai dit précédemment, je suis perfectionniste dans les grandes largeurs (d’où le fait que je bâcle sinon, c’est invivaaaable) alors, apprendre « à moitié », avec un système médiocre, l’idée ne me plaît guère. L’idée me plaît d’autant moins qu’il s’agit d’un métier auprès de l’humain quand même…

Je te rassure (du moins, c'est le but!), en médecine, et "soins", rien n'est jamais exhaustif, ni "carré", ni figé, d'où d'ailleurs l'importance de la capacité de remise en cause pour être capable de réinterpréter une clinique... Je me suis énormément basée sur l'anat-phy à chaque nouveau module (nom ancien des UV!!!) pour chercher les signes possibles, et faire réintégrer les grandes fonctions à leur place géographique corporelle... ce qui m'a permis de "reconstruire" un humain au fur et à mesure des modules...ce qui n'était pas évident pour tous même en 3e année.
Cela m'a aussi demandé de m'appuyer sur mon observation, mon empathie pour aider l' "humain" total que j'avais en face de moi (lien entre pathologie et personne)... caractères Z, encore plus travaillés en psy

C'est finalement peut-là qu'est ton salut, même si je reconnais que rien ne laisse le présager en 1e année 'et à mon époque non plus!)...

C'est mieux là le taux d'angoisse???

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Dim 6 Jan 2013 - 17:58

Et oui, pour l’informatique… voilà, c’est pas très logique… mais bon…
Pour l’anglais, j’ai un bon niveau (en toute modestie) et non, je ne suis pas du tout dispensée de cours et oui, il s’agit d’engranger un volume horaire conséquent en fermant sa petite bouche !
Tu me fais vraiment rire Dauphin car tu m’as bien cerné quand tu dis « oui, je sais », effectivement, tu sais… Ce qui m’éclaire dans ce que tu me dis, c’est que pour moi, les gens se remettent forcément en question, tu viens de « m’apprendre » que non. C’est tout bête mais je n’avais pas saisi cela.
Quant aux cours sur les concepts, ils me sont obligatoires car je suis financée par pôle emploi.
Pour les travaux de groupe, c’est exactement ce que l’on fait et… c’est peut-être le cœur du problème d’ailleurs ! J’ai horreur de ces « cours », le rendu est toujours « nul » (pour moi du moins) et j’ai une « honte » indescriptible des exposés/ dossiers rendus ! Et je ne peux que fermer ma g… car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant ! Blablabla… résultat, c’est du copié collé avec AUCUNE réflexion et des mots à la suite des autres qui ont perdu le peu de signification qu’ils avaient !

Le problème de ce que tu me dis se trouve peut-être entre autre dans l’empathie, je pense pouvoir dire que j’ai une énorme empathie et là encore, je ne me rends sans doute pas compte de l’attitude des gens et du fait qu’ils n’ont peut-être pas autant accès au mental des patients (des personnes en général)… Pour l’anat etc… j’ai beaucoup de mal à apprendre, je l’ai dit, je suis noyée dans la masse et le problème, c’est que je me noie encore un peu plus car je cherche les explications à TOUT dans le DETAIL ( ce qui prend ENORMEMENT de temps !) mais c’est là le seul moyen pour moi d’apprendre au moins un peu… D’où des notes qui soient relativement bonnes (sauf si manque de temps) ou catastrophiques…
Pour te répondre, je ne suis toujours pas rassurée mais je suis « in-rassurable » donc, faut pas mal le prendre !
En revanche, je saisis mieux certaines choses! Wink

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:49

car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant !

C'était pareil pour moi, et le doyen de la promo m'a dit: les études c'est pour apprendre un métier pour travailler, le travail à l'IFSI consiste à te permettre de valider ces études...
Et il avait raison: à l'IFSI, tu dois uniquement montrer que tu réponds à leurs critères de validation des études...pour ta satisfaction perso, tu as tout loisir côté lecture, documentaires...et toute ta vie!!!

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:54

PS: du coup mes notes s'amélioraient d'années en années car je cernais tjs mieux les attentes des moniteurs...et le corps se reconstituait naturellement

PS2: alors que l'inverse était vrai pour la plupart.
Ils n'arrivaient pas à se rappeler des cours des années précédentes et trouvaient la somme des connaissances à ingurgiter trop imposante(par exemple, à mon époque, on passait en plus un écrit final: tous ont révisé comme des malades stressés. La moyenne régionale se situant autour de 10,...
alors que moi, j'ai passé 15 jours à dormir (j'étais enceinte), et ai obtenu un 13,....!

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 8:55

PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 18:54

Dauphin a écrit:
car le problème, c’est que je cherche à aller au fond des choses, à voir un concept dans sa globalité et non à chercher crétinement (désolée…) une définition et basta… Je hais les travaux de groupe ! D’ailleurs, les gens ne sont jamais d’accord avec moi ! Je vais toujours trop loin, on ne nous en demande jamais autant !

C'était pareil pour moi, et le doyen de la promo m'a dit: les études c'est pour apprendre un métier pour travailler, le travail à l'IFSI consiste à te permettre de valider ces études...
Et il avait raison: à l'IFSI, tu dois uniquement montrer que tu réponds à leurs critères de validation des études...pour ta satisfaction perso, tu as tout loisir côté lecture, documentaires...et toute ta vie!!!

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!
Je suis d'accord avec toi... quoique... difficile de trouver de l'intétêt à ses études quand on bâcle et DOIT bâcler... Ceci dit, je comprends bien que la finalité effectivement, c'est d'avoir le diplôme! Et ça, je l'ai compris depuis longtemps, si je n'avais pas modifié ma façon d'aborder les choses au lycée (à partir de la première), j'aurais coulé! Seulement, j'imagine qu'on ne se refait pas et je me vois mal faire quelque chose qui me paraît à ce point bâclée (quand je bâcle un dossier personnel, déjà, c'est personnel et ensuite, c'est souvent à bouts de force mentale je dirai: l'impression d'avoir des idées partout et de ne savoir qu'en faire!)! Est-ce que ça vient de moi, je ne sais pas mais quand je dis que j'ai honte du rendu, j'ai honnnte! Ce qui fait que je suis incapable de présenter la chose devant l'amphi. Je suis timide donc voilà mais j'ai toujours fait des efforts (je n'ai jamais accepté d'être timide) mais là, ça m'est impossible: présenter quelque chose qui me paraît sans intérêt et honteux, ça me paraît au-dessus de mes forces... mais bon, ça n'est qu'une partie des cours de l'IFSI donc bon...

D'autre part, je ne me rends pas beaucoup compte de mon perfectionnisme (qui m'empêche souvent d'avancer efficacement) mais je m'en rends quand même de plus en plus compte et, quand c'est effectivement le cas, je bâcle! Le moyen, je ne supporte pas... même si j'apprends à faire! Je suis bien obligée de toute manière parce qu'en montant dans les études, viser la perfection, c'est de plus en plus invivable!

Sinon, il est clair que ce que tu me dis est tout à fait sensé mais non moins évident!

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:05

Dauphin a écrit:PS: du coup mes notes s'amélioraient d'années en années car je cernais tjs mieux les attentes des moniteurs...et le corps se reconstituait naturellement

PS2: alors que l'inverse était vrai pour la plupart.
Ils n'arrivaient pas à se rappeler des cours des années précédentes et trouvaient la somme des connaissances à ingurgiter trop imposante(par exemple, à mon époque, on passait en plus un écrit final: tous ont révisé comme des malades stressés. La moyenne régionale se situant autour de 10,...
alors que moi, j'ai passé 15 jours à dormir (j'étais enceinte), et ai obtenu un 13,....!

Ta première phrase, elle me concerne aussi même si là, j'en ai ras-le-bol des études alors, j'ai du mal à m'améliorer: je fais sans conviction aucune!

Pour ta dernière phrase, elle me montre ce que j'observe autour de moi: les gens ne semblent pas stressés plus que ça (voire pas du tout) et ne bossent pas (ça va ensemble tout ça) ou in extremis!

Tu sais, pour en revenir au fait de faire ce qu'on nous demande et point final: quand j'ai appris à faire un peu beaucoup bêtement les choses en première, j'ai perdu un peu de mon perfectionnisme au passage qui, quoique vraiment insupportable, me tire vers le haut, vers les défis, vers la vie... Au fond, je suis persuadée que c'est dans cela même qu'est l'origine de ma dépression qui connaît des vagues (sans raison apparente) et ne semble jamais passer, de mon manque d'intérêt pour les choses en général alors que je suis très curieuse de nature...

Faire ce qu'on nous demande, c'est se perdre en chemin... pour moi, du moins! Et c'est... dur!

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:07

Dauphin a écrit:PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...

Lol!

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:08

Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!

En fait ta finalité est aussi de t'enrichir sur le plan des connaissances, c'est de celle-là que je parlais (sur le court et moyen terme)

Donc rends-leur ce qu'ils attendent (ce qui correspondra à une perfection ultime: tous les critères étant remplis. N'oublie jamais que ce sont eux qui décident de ceux-là!) ..... et .......
éclate-toi dans tes lectures, en posant des questions aux médecins ou autres intervenants un peu ouverts d'esprit et disposés à creuser le sujet!

A force, ta base de données s'enrichira, et te permettra de diminuer ce sentiment de (débâcle?) bâclage...

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:09

Dauphin a écrit:PS3: évidemment je suis aussi sortie avant 3h d'épreuve...sur les 4 dédiées...



Lol!


Euh......j'ai fait bien pire au bac en philo!

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 19:37

Dauphin a écrit:
Bref: ne confonds pas moyens et finalité Wink!

En fait ta finalité est aussi de t'enrichir sur le plan des connaissances, c'est de celle-là que je parlais (sur le court et moyen terme)

Donc rends-leur ce qu'ils attendent (ce qui correspondra à une perfection ultime: tous les critères étant remplis. N'oublie jamais que ce sont eux qui décident de ceux-là!) ..... et .......
éclate-toi dans tes lectures, en posant des questions aux médecins ou autres intervenants un peu ouverts d'esprit et disposés à creuser le sujet!

A force, ta base de données s'enrichira, et te permettra de diminuer ce sentiment de (débâcle?) bâclage...

Avec la fin de ton message, ça me plaît beaucoup plus! pirat Tu as trouvé les bons mots! Wink

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Re: Quo vadis?

Message par Dauphin le Lun 7 Jan 2013 - 19:53

désolée de ne pas avoir été explicite en 1e intention, c'était là le msg que je voulais te faire passer Wink

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Lun 7 Jan 2013 - 20:25

Oh non, ne t'inquiète pas, ce n'est pas que tu n'étais pas explicite, c'est que tu as exprimé une nouvelle idée dans ton avant-dernier post qui me montre l'intérêt de la chose! Smile

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Re: Quo vadis?

Message par CarpeDiem le Mar 8 Jan 2013 - 20:01

Bon... aujourd'hui, journée de merde complète... enfin, rien de complètement traumatique (lol) mais une succession de choses qui ont heurté ma sensibilité:
- Une amie m'a appelé "la sourde" sans le faire méchamment (enfin, je crois, en même temps, je lui avais parlé de ma susceptibilité – en insistant - à propos de mon oreille déficiente mais bon...) et j'ai beau me dire qu'elle ne l'a pas fait exprès, je le prends très très mal.
- Une autre "amie" qui n'en est pas vraiment une (bonjour l'hypocrisie) a fini une de mes phrases (où je cherchais à dire "je suis..." et je ne trouvais plus le mot pour la suite) par: "... stressante". Et j'ai eu la désagréable impression que ça se voulait méchant, moqueur (et je pense que c'était le cas)... Qu'il est donc facile de dire les choses à demi-mots et de se prétendre honnête... et une amie. Je suis effectivement très très stressée et j’en parlais pas mal à un moment car « fallait que ça sorte » et voilà le rendu… au lieu de me dire gentiment de me concentrer sur autre chose ou quoi, on me snobe et se fout de ma g…, okay…

De plus, ce n'est pas forcément un point négatif (car j'apprends à voir comment je fonctionne), j'ai pu vérifier que j'ai un GROS décalage avec mes camarades et je l'ai bien senti toute la journée (il a toujours été là mais je l'ai toujours enfoui en moi, c'est-à-dire que je ne voulais pas le voir...), ce qui n'est pas vraiment évident! Je ne dis pas qu'il s'agit de surdouance, peut-être est-ce lié, mais peut-être pas... En tout cas, j'ai pu identifier à quel point je pouvais avoir de grosses difficultés au quotidien de par mon perfectionnisme. On me l'a (gentiment) reproché toute la journée (et je l’ai remarqué, étant plus attentive afin d’être sûre d’être objective) et je vois, plus que jamais, à quel point je peux me bloquer sur des petites (pour les autres, pas pour moi) choses (mais dont je ne peux pas faire abstraction ou que très difficilement et avec un sentiment d'amertume profonde).
Nous avons passé la journée à faire des travaux de groupe et la finalité est la suivante :
- Je ne supporte pas les travaux de groupe : je pense visiblement différemment des autres. Pour moi, les choses sont absolues et dire par exemple que tel acte est fait « régulièrement » ne veut rien dire (j’utilise des précisions horaires ou autre). Les mots eux-mêmes sont absolus également. Ce matin, gros débat (c’est constamment le cas en travail de groupe, avec moi) avec une amie pour tel ou tel thème : les termes qu’elle utilisait ne me semblaient pas adaptés (sauf pour les autres : tous les autres qui donnaient spontanément les mêmes termes !) et j’ai pinaillé (comme d’habitude) sans pouvoir m’en empêcher. Je l’ai fait avec délicatesse (j’ai l’habitude…) mais personne ne trouve pertinent ce que je dis et de manière générale, personne ne voit où je veux en venir ! Cependant, traitez-moi de têtue ou d’égocentrique narcissique, je pense vraiment que ce que je dis est fondé ! En tout cas, j’ai l’impression que les autres bâclent leur façon de faire (alors qu’ils sont concentrés et cherchent, posent des questions, etc…) mais une question se pose : est-ce que là encore, ce n’est pas moi qui suis si pointilleuse que je perds tout le monde en route? J’en ai bien l’impression !
- D’autre part, j’étais avec un groupe de gens très sympa, que ce soit le matin ou l’après-midi : ils se sont montrés très compréhensifs et patients. Cependant, déjà, la majorité du temps, les gens ne sont pas comme cela : là, c’est parce que ce sont des gens avec qui je m’entends particulièrement bien et des gens qui me connaissent bien (savent que je fonctionne comme ça). D’autre part, je sentais une de celles avec qui je m’entends le mieux commencer à s’énerver (elle devenait violacée… avec un ton un peu plus intransigeant du genre : « c’est comme ça »). Pour clarifier les choses, j’énerve les gens ! Ce que je comprends tout à fait : ils ne comprennent pas pourquoi je me fais ch… à aller voir si loin et ça, c’est quand ils comprennent où je veux en venir car souvent, ils ne comprennent pas ce que je prends dix plombes à leurs expliquer ! Et je ne dis pas ça d’un air supérieur. J’énonce une différence hein ! Si ça se trouve, je suis complètement dans le faux… le truc, c’est que viscéral, je pense vraiment être dans le vrai… (lol) ! D’ailleurs, c’est arrivé plusieurs fois que les formateurs pointent un défaut dans la précision des choses, défaut que j’avais mis en avant mais personne ne semble voir que c’est ce que j’avais pointé (ou ils ne le disent pas…).
- Cet après-midi, le mot a été posé mille et une fois : je suis « perfectionniste ». Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais d’autres et beaucoup de fois… Pour d’autres, je « pinaille » (c’est la même chose au fond, enfin, dans ce contexte) !
- Vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai pu identifier mes faiblesses aujourd’hui. Lorsque l’on rend un dossier par exemple : je mets un temps phénoménal car je vais voir à droite, à gauche, je vais au fond des choses et le pire dans tout ça ? C’est que vous aurez envie de me dire : c’est très bien, tu as identifié un problème, tu vas pouvoir travailler dessus ! Et bien non ! Enfin oui, mais non… ou très très difficilement : si je n’agis pas comme j’ai l’habitude de le faire (en mode perfectionniste), je ne fais pas le travail selon mes convictions. En effet, je suis persuadée d’être dans le vrai, ce qui est vraiment le cas, c’est juste que je vais « loin » sauf que sans ce « loin », mon travail n’a plus de sens pour moi ! Et comme la charge des « devoirs » s’intensifie dans l’avancée des études, ce mode de travail devient de plus en plus contraignant (c’est fastidieux, long de faire tout TRES précisément) et du coup, je finis par bâcler complètement (ou presque : j’essaie de sauver les meubles sans conviction aucune) avec un sentiment d’inachèvement total et une dépréciation de ma personne terrible.
- D’ailleurs, je peux avoir une partie d’un dossier très bien faite et l’autre qui ne veut rien dire et dans les grandes largeurs !

Sinon, je ne pense toujours pas être surdouée. Je suis tombée sur un post hier soir qui explicitait clairement l’objet de mes doutes (pas tous mais quand même…) : comme le fait que j'ai fait le test mensa en plus de 40 minutes avec 23 réponses de juste sur 40 ( ceci dit : je me bloquais sur les questions que je n’arrivais pas et ai perdu du temps… mais bon) et plein d’autres choses par-ci par-là… et je ne pense pas être dyspraxique ou quoi. Surtout, je le répète : je ne pense pas être en avance sur les autres mais j’ai encore l’impression, en revanche, que c’est peut-être le cas (ou veux le croire peut-être ?).
En tout cas, mon perfectionnisme me rend chaque tâche très très ardue et me fait par ailleurs souvent passer à côté de l’essentiel, trop occupée que je suis sur les détails dont tout le monde se fout… ça me gêne. Je sais que j’ai renoncé à une partie de mon perfectionnisme avec le temps (sans l’avoir chassé pour autant) pour pouvoir mieux y arriver scolairement donc c’est « cool », ouais, sauf que le perfectionnisme, c’est moi ! C’est comme si je renonçais à une partie de moi et je regrette d’avoir perdu cette part de perfectionnisme et n’est pas prête à en perdre une autre (sachant que je ne me rends pas souvent compte de celui-ci car je pense que tout le monde fonctionne de la même manière que moi), ce qui me contraint à avoir BEAUCOUP de mal dans mon travail scolaire.
Pour l’instant, j’ai analysé ce décalage QU’au niveau scolaire donc je ne sais trop ce que ça donne dans la vie de tous les jours… est-ce que ça peut bloquer mes relations avec les autres ? Je ne sais pas (sauf dans le stress que j’exprime très fortement, lui-même du à mon désir de perfectionnisme jamais assouvi)…
Mes objectifs sont de continuer à me comparer aux autres, hors travaux de groupe (ce qui est beaucoup plus dur), afin de mieux m’identifier dans ma façon d’étudier et de mieux identifier celle des autres ; de repérer ce qui cloche dans mon rapport aux autres…


Juste une chose: lorsque je suis en rdv avec mon formateur référent, je suis constamment en train de lui demander, suite à ses questions: "c'est-à-dire? Que voulez-vous dire?...": je ne comprends jamais rien! C'est épuisant! Dans le livre de JSF, j'ai identifié mon soucis face à cela: j'ai un besoin de précisions assez conséquent! Sinon, je peux répondre tout et n'importe quoi. Vous me direz donc: okay, mais bon, quand on pose une question dans tel contexte, on attend tel genre de réponse... C'est vrai et je crois que je peux relier ma difficulté à répondre au fait qu'encore une fois, les choses ont une signification absolue pour moi et j'ai finalement du mal à répondre à une question que finalement, je comprends, mais qui m'est inconfortable telle qu'elle est posée! Encore une fois, je fais un blocage!

Au final, mes questions sont : que pensez-vous de ma description (auto-analyse) ? Vous êtes-vous reconnus dans cette description ?

Sinon, je voulais rajouter un truc qui n'a rien à voir mais qui m'interpelle:
- Lorsque je suis très fatiguée, il m'arrive (assez fréquemment) de me mettre comme en mode automatique et je parle, parle, parle, parle... Combien de fois me suis-je retrouvée devant mes parents, interloqués, qui me regardaient avec des yeux ronds et morts de rire, me disaient: " T'as parlé comme une mitraillette, on n'a rien compris!".
Je croyais que cela arrivait à tout le monde mais lorsque j'en ai parlé à une amie, elle m'a répondu, sans trop identifier la situation dont je lui parlais ( sans la comprendre): "Bah... non, moi, ça m'arrive pas:"
Du coup, je me suis demandée si je n'étais pas dans une certaine retenue au quotidien (inhibition (intellectuelle)?) et que lorsque j'ai une énorme fatigue (la fatigue vraiment harassante), ces "défenses" ne tombent pas spontanément?
Je dis ça car je revois encore mes parents complètement largués, limite choqués... Je n'ai jamais bien compris leur réaction! Sauf que je n'ai jamais identifié que, dans ces moments-là, je dis tout ce qui me passe par la tête ( et ça fuse vraiment) et que, même si ça n'est pas habituel de RETRANSCRIRE (PARLER DE) tout ça ( ce flot d'informations), c'est en revanche habituel que je PENSE à autant d'informations!
Moi, je le sais, mais les autres?

Bref, cela vous est aussi arrivé?

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Re: Quo vadis?

Message par Invité le Mar 8 Jan 2013 - 21:05

En gros, tu fais rien qu'à tout faire comme moi.
Et partant, sans doute comme beaucoup d'autres ici !

Le gros décalage, le perfectionnisme, le fait de suivre sa méthode etc...
Tellement toupareil que j'en ouvre des topics.

Apparemment, la bonne réponse est d'avoir foi en soi, en ce que l'on est, et ne pas se laisser happer par les dysfonctionnements de la majorité sous prétexte qu'elle est majorité...
Han, l'élitiste...

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Re: Quo vadis?

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