A la recherche d'Atoum

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par 'moy [Baboo] le Sam 15 Déc 2012 - 11:10

Rebienvenue Very Happy (oui, c'est succint, on parlera mieux en vrai)

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Sam 15 Déc 2012 - 13:21

Et si l'Amour transcendait tout? Tout simplement...?

se laisser aller à ressentir plutot qu'à penser...

et si c etait cela la vie?

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Sam 15 Déc 2012 - 14:00

@PY

Merci de ton aide Smile C'est handicapant de ne pouvoir afficher ces vidéos et images que j'affectionne, et je te remercie encore de tes coups de main, mon ami.

@negativedandy

Content de ta visite ici, et je pense à ce que tu viens de noter ... le paradoxe de l'humanité. Cela me rappelle un peu les recherches sur la matière noire et l'énergie sombre ...

On connait l'antimatière ... opposée à la matière. Mais cette matière noire, cette énergie sombre ... on suppose qu'elles sont un "miroir" - un effet provoquant accrétion, seul à même d'apporter consistance, comme le reflet de nous-même sur une surface réfléchissante nous donne à peser de notre existence d'une autre manière - ... comment ainsi ne pas y trouver parallèle avec le paradoxe que tu mets en exergue ?

Tout semble se tenir ... matriochka infinie, où la plus petite des poupées semble un instant contenir la plus grande ...

@Arkange

Encore un exemple du carcan qui se prétend apte à pallier au hasard que les hommes assimilent à l'incurie. Le désir de maitrise poussé à ses limites, la valve d'évacuation bouchée. Héron d'Alexandrie à inventé l'Éolipyle deux siècles avant Jésus-Christ, et avait pensé à laisser un évent pour que la pression puisse s'évacuer, ce que notre monde moderne s'ingénie à défaire ...

Je crois qu'en arrière plan de la conscience s'érige une construction qui pousse à l'imaginaire, à la modélisation d'un corps comme étant une symbiose où la collaboration rejoins l'utile pour tendre vers l'accomplissement d'une évolution qui nous échappe. Et je me demande alors si, au delà de la conscience, n'arrive pas le sentiment que nous nous échappons à nous-mêmes. Cette nuée fugace qui présuppose que le réel n'est que l'instant à jamais renouvelé déséquilibre les créations humaines, et pousse ainsi à renforcer le désir de contrôle, ce dernier prenant toutes les formulations imaginables, expression de craintes informulables en l'état parce que le temps n'est pas palpable autrement que par le faire puis le voir ...
Ainsi oui, la supposée victoire ne peut s'envisager que par le reflet externe d'une symbiose qui friserait un paroxysme momentané. Et c'est bien là où la question se pose ... une fois la victoire acquise en un instant, doit-on la considérer comme "éternelle" à notre échelle, ou bien devrait-on la considérer finie à l'instant de sa complétude ?

@'moy [Baboo]

Salut toi Wink
Ça fait un bail !
Ouais on discutera quand tu nous fera le plaisir de te joindre à une IRL Smile

@Fée de Boreve

Je ne sais pas. L'amour est un ingrédient supplémentaire. je crois qu'il passe par l'acceptation des différence de l'autre, mais aussi par une forme d'égoïsme.
Pour en revenir un peu à ce que je répondais plus haut à Arkange, il me semble que la symbiose comporte néanmoins des "fractures" entre les parcelles coopérantes. La matière a son chemin propre, l'esprit le sien. Et je me permets d'envisager que leur réunion momentanée soit purement une alliance d'intérêt.
Richard Dawkins à écrit un livre intéressant : "Le Gène égoïste". C'est un autre regard sur la théorie de Darwin, qui pose le principe agitateur selon lequel nous serions des robots programmés à l'aveugle. Je ne crois pas que cela puisse être aussi réducteur, je crois seulement que nos guerres internes sont une démonstration qu'il y a fracture entre deux "intérêts" qui peuvent à un instant où à un autre se trouver en opposition. Et je me demande ainsi si ces affrontements ne viennent pas du fait que nous nous voyons comme une unicité, ne voulant pas admettre notre pluralité.

Si nous acceptions cette dernière comme fondatrice de ce que nous sommes, peut-être comprendrions-nous mieux ces liens que nous tissons avec les autres, parce que des parts de nous sont communes à tous ...

Serait-ce cela que nous plaçons inconsciemment sous le terme amour ?



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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 12:19

Je navigue dans des sphères sans fin ...
Voulant attraper le jour qui s'illumine je tends les bras en vain, vers l'essence des choses qui s'évapore au soleil.
Dans l'illumination des jours la rosée se transforme en vapeur, l'iridescence des gouttes déployant soudainement la féérie d'un arc-en-ciel toujours en devenir.

Les humeurs se frôlent sans jamais vraiment se toucher, laissant l'empreinte d'une caresse comme celle d'un baiser volé, l'entrée dans la félicité se présentant comme quelque rêve inaccessible.

Il y a derrière ce frôlement une recherche avide d'absolu, une tension interne à jamais en recherche, l'avidité de vivre un dépassement, une quête subliminale d'un avenir d'où la lenteur d'être serait absente.

C'est le Désir comme moteur. Un grand D me direz-vous ... Oui. Parce que ce dernier n'a pas de but avoué. Il se suffit à lui-même comme moteur d'une recherche d'accomplissement, et vise certainement plus à une complétude qu'à une finitude en tant que telle.

Il est vision immuable d'une soif à évoluer, à dépasser ses propres contraintes tout en acceptant que le chemin à faire est infini à la mesure de l'homme. Il n'est pas égoïste, ou tout du moins ne l'entendrais-je point ainsi, car il me dépasse. Il me dépasse, car au fond de moi m'attire l'inconnu, non pas comme un risque mais comme un appel à un ailleurs ou la forge de la vie continuera à exercer sur moi l'effort du monde à son aspiration au changement.

Je suis un voyageur. Un voyageur de l'âme. Elle transcende cette vue barrée par des immeubles et des conventions, du délitement du "je rêve" au profit de "je possède". Elle efface celle du "je rejette parce que j'envie" pour évoluer vers celle du "j’accepte parce que je vis". Accepter cette part d'immensité en soi qui dérange parce que je ne me sentais point maître d'elle m'a permis de la dépasser; de la regarder comme opportunité d'aller vers elle sans contrainte, comme si elle était une part immuable du voyage, restant en arrière plan de tout ce que j'observe où que je sois.

Parfois elle se dévoile. Au détour d'une phrase, d'un partage ou d'un sourire. Graine d'éternité et d'espoir de voir un jour une immensité à laquelle j'aspire. C'est à présent les yeux plus ouverts que j'avance, laissant à ceux qui gravitent ici et la leur beauté quotidienne pour m'engouffrer en la mienne, voyage oh combien salvateur.

C'est en ne niant pas mes différences que je peux plus aisément naviguer au sein de celles des autres. Et là le parcours devient presque initiatique, pratiquement extatique parfois, car je crois à présent détecter chez la plupart cette part immense d'infinité qui existe et qui est un puits de richesse toujours renouvelé.



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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 12:46

Le cerveau, créateur de temps

http://www.youtube.com/watch?v=SVgUjm4n8Ms

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 12:49

La transe chamanique, capacité du cerveau ?

http://www.youtube.com/watch?v=Ym0kIECFi0U

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 12:50

Une brève histoire de la mesure du temps

http://www.youtube.com/watch?v=z3uDFcKI8wg

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Mag le Dim 16 Déc 2012 - 14:40

BrainDrain (ex Mjöllnir) a écrit:La transe chamanique, capacité du cerveau ?

http://www.youtube.com/watch?v=Ym0kIECFi0U





Une brève histoire de la mesure du temps

http://www.youtube.com/watch?v=z3uDFcKI8wg




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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 14:49

Hihihihihi Mag !

Comment vas-tu ? Je suis content de te voir par là. J'espère que ces deux vidéos te donneront du grain à moudre (et merci pour le coup de main encore une fois)

sunny

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 14:54

Comment séparer les faits et la fiction en ligne

http://www.youtube.com/watch?v=sNV4yIyXXX0

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par ♡Maïa le Dim 16 Déc 2012 - 14:54



J'trouve ça beau cette chaîne de l'amitié Youtoubesque Wink
Hier soir, au théâtre, une personne dont la place était réservée en plein milieu d'une rangée de fauteuils est arrivée très en retard. Gênée, elle n'osait pas faire lever les 10 personnes installées pour accéder à sa place... Chuchotements, concertations, une personne s'est levé pour se décaler d'une place, et le mouvement s'est propagé comme ça, naturellement, sans plus de parole, jusqu'au bord de la rangée où la personne a pu s’asseoir tranquillement. J'ai trouvé ça beau aussi Smile

♡Maïa
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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 14:57

Oui je trouve ça beau aussi. Et rien qu'une chose comme ça me fait monter les larmes aux yeux. Derrière un gros nigaud qui cherche un ailleurs, il y a aussi un homme qui souffre en silence, et qui apprend petit à petit à regarder le monde autrement.

Merci de ta visite ici, Mog*why

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par ♡Maïa le Dim 16 Déc 2012 - 15:06

Cadeau pour toi, une chanson que j'aime bien Smile

♡Maïa
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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 15:12

Merci Mog*why Smile

C'est aussi une des chansons que j'aime bien. Elle est dans la playlist de mon iPhone, et, quand je marche dans les rues de Paris en m'extasiant de l'architecture des bâtiments, ou de la lumière que les candélabres projettent la nuit sur ces derniers, leur donnant un aspect différent renforçant leur poids dans l'histoire, je l'écoute en songeant.

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 15:13

Oubliez le multitâche, essayez le monotâche

http://www.ted.com/talks/lang/fr/paolo_cardini_forget_multitasking_try_monotasking.html


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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 15:23

Qu'est-ce que l'internet, en fait ?

http://www.ted.com/talks/lang/fr/andrew_blum_what_is_the_internet_really.html


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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 15:40

Votre opérateur téléphonique vous surveille

http://www.ted.com/talks/lang/fr/malte_spitz_your_phone_company_is_watching.html



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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 22:38

Aujourd'hui j'ai eu de nombreuses discussions. Sur le sens de la vie et ce que l'on pouvait en percevoir.

Je me sens différent, avec sans doute un écartement entre ce que je suis et la hauteur que je prend pour considérer les choses. "Think out of the box" disent les américains, et c'est ce que je tache de faire.

Étudier la dialectique, prendre en compte les sophismes ou encore décortiquer des arguties n'est pas suffisant à communiquer entre les êtres.

Plus le temps passe, plus je me rend compte que l'empreinte de la vie, de l'environnement dans lequel on a grandi, des avanies que l'on a subies, des joies que l'on a ressenties, forment à la fois qu'elles déforment.

L'humain à une grande faculté de "classement". Il pose de coté les choses subies et applique un cataplasme sur des blessures encore purulentes, les calmant ainsi de manière exogène en plus que de les camoufler.

Ce pansement n'est pas le seul moyen à employer pour atteindre une guérison. Il faut, comme dans la vie matérielle, prendre des actions qui consolident une cicatrisation.

Ces actions font automatiquement intervenir des processus externes et des décisions internes, comme celle de ne plus s'exposer à la nocivité autrefois subie. Mais aussi et en complément, de regarder si le fait qui à conduit à la blessure n'était pas liée à une action préalable de l'être qui l'a subie.

Ainsi, continuer à refaire le même geste, perdurer dans un comportement anxiogène et querelleur, s'affronter aux autres pour avoir un sentiment de gain, n'est qu'une vue parcellaire de soin. Comprendre que chaque parcours est proprement intraduisible en mots, parce que des réflexes de défense profondément implantés agissent en premier, c'est admettre que les êtres en face puissent ne s'appuyer que sur des mécanismes identiques mais alimentés différemment.

La teinture ainsi exprimée pourra prendre de différents coloris, symboles de la recherche d'un palliatif à la fois que regardant autre part par le manque même d'objet de construction laissant un vide qui cherche de lui-même à se combler.

Alors, prenant de la distance par rapport à mon vécu, et cherchant à comprendre le cheminement suivi par les autres, je m'aperçois que pacifier et accepter ces différences induit un espace de liberté pour tous.

Ceci étant, il n'est point facile pour le récepteur de comprendre que cette liberté est un bien individuel qu'il faut aller chercher, non pas dans les autres, mais en soi. La liberté d'accepter les différences de part l'origine qu'elles ont, la fondation de l'être.

C'est alors que ceux qui n'ont comme repère que le reflet qu'on leur renvoie en donnant foi à leurs déductions deviennent hargneux quand on leur refuse, et prétendent être spoliés par les agissements de tiers, ou sentir une intrusion dans leur périmètre de sécurité.

Se libérer, c'est alors s'autoriser à comprendre que les chemins ne sont pas les mêmes. Que ce qui nous a personnellement construit peut être à l’opposé de ce qu'un autre à vécu, et que les réflexes primaires ne sont qu'un moyen de faire perdurer une construction qui tient l'être debout.

Ainsi, targuer un autre d'être opposant à sa propre pensée, contradicteur acharné, ignorant de la qualité de l'apport, etc. part du principe que l'être en face ignore volontairement les souffrances affichées ou les heurte volontairement. Et si l'on s’élevait à ce propos ? Si l'on acceptait qu'une autre construction puisse avoir lieu et que, par là même, on jugeait que l'échange n'est pas valide à un instant donné, sans en tenir grief à l'autre et penser à notre incapacité à communiquer (qui est aussi, à la longue, vecteur de désagrégation de l'estime de soi) ?

N'y a-t-il pas là matière à réfléchir sur la marche du monde ? A s'accepter tel qu'on est ? A prendre de la distance, à calmer les ressentis, à pousser son regard hors de ses propres frontières, sa compréhension autre part, non pas sur le fait ou l'écrit, mais sur la conjonction de facteurs qui lui ont permis, en quelque sorte, de prendre vie ?

Je ne pense pas que cette démarche soit contemplative. Elle est d'ailleurs, et à mon sens, plus que volontaire ! Il me semble à ce propos que la transformation de la société a fait de plus en plus émerger le syndrome de l'abandonnisme, et cela dès que les enfants de ceux qui ont connu la guerre se sont permis de vivre uniquement pour eux, en ne voulant plus porter le poids des souffrances passées. En cela ils ont failli, parce que l'attention à la construction des êtres venus après eux en a pâti. Être livré seul à sa propre analyse conceptuelle des différences intrinsèques à l'être dans une société qui prône l'égalitarisme en même temps qu'elle force à la compétition ne peut qu'être déchirant. Et la structure de l'être tout aussi bien que la vue de la place qu'il est sensé occuper en subissent contre-coup.
Il y a donc une recherche éperdue d'un abri que l'on ne trouve plus en son travail ou en sa famille. Un désir "d'adoption" par des gens qui se ressemblent en surface mais dont les blessures internes ont de causes si dissemblables qu'aucun discours ne peut en faire état.

La solitude ainsi exprimée, parfois criarde, n'est que l'émergence de l'iceberg. Le temps ne compte plus, il faut assouvir instantanément ce besoin d'être compris et adopté, et, si refus se fait jour, ne surtout pas se laisser effleurer par la possible construction différente de l'être en face.

Il existait autrefois une société moins dispersée, qui offrait ses contraintes, mais également un foyer, ne serait-ce que par le sentiment d'appartenance et les racines communes. Les implicites étaient clairs car indubitablement reconnus comme des signes de vécu partagés ...

De nos jours, la reconnaissance se fait par la possession de tel ou tel bien. Là encore, la surface prête à croire que les racines sont communes, alors que c'est l'habillage et lui seul qui ressort. Les ressentis ne sont plus partagés, seules l'offre et la demande sont prises en considération, et l'on glosera sur l'emballage bien plus que sur la profondeur de l'acte exprimé, tant il est vrai que la consommation nous pousse toujours au renouveau, à une deuxième teinture ...

Et pourtant de désespoir perce, et il n'y a plus de chemin lisible. Parce que plus aucun allant commun, parce que les repères (quoi qu'ils vaillent) sont tous battus en brèche, la nouveauté ou la différentiation à tout crin prenant la place de la solidité ou de l'acte commis en commun.

L'esprit d'équipe, la cooptation dans un acte fondateur n'est plus de mise. Seul le rapport compte. Et quand il s'avère improductif, le repli identitaire s'exerce. Ainsi vont les rapports humains de nos jours, qui cherchent à tester le niveau de tolérance de l'autre en ne voulant à aucun prix que le sien soit atteint.

Libre d'agir à sa guise ... et surpris que l'autre en fasse autant. Libre d'appliquer les procédures rigides, mais râleur quand on doit les suivre. Libre de couper tout contact à n'importe quel instant, mais le premier à s'en plaindre quand la même chose arrive. En ne pas en déduire que le vécu de l'un peut être admis si on s'intéresse à ce qu'il est en prenant le temps de le connaitre. Ainsi va le cancer sociétal, qui s'érige en porteur suprême de liberté individuelle ... la liberté d'être seul et de revendiquer haut et fort que cet état de fait est toujours de la faute de l'autre.


Dernière édition par BrainDrain (ex Mjöllnir) le Lun 17 Déc 2012 - 1:31, édité 6 fois

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 22:51

L'histoire commence là où toutes les histoires devraient se finir: dans un lit. Nicolas vit depuis deux ans avec Pauline, ce n'est donc pas la première fois qu'ils se retrouvent l'un en face de l'autre et qu'elle lui fait une sourire équivoque en lui prenant la main. Ce sont des gestes qu'ils connaissent des choses familières et rassurantes.
Ce jour-là, pourtant, quelque chose d'inédit se produit. Il est allongé sur le dos et Pauline, qui vient de retirer son soutien-gorge, ferme légèrement les yeux, comme elle a l'habitude de la faire quand le plaisir commence sa douce anesthésie du monde. Soudain, la couette se soulève, et une troisième tête apparaît.

La Jouissance - Florian Zeller.
Ce bouquin parle de ce que tu dis B.D.
On vit une époque de "Jouissance" primaire ou personne ne prends le temps de contempler l'autre.
Nous n'avons plus de contraintes mais nous avons perdu l'essence même de nos vie.
Le couple est mort avec le 21es.
Ce n'est pas un hasard si deux tours et pas seulement une sont tombée.
Courage camarade, la mort est devant eux. La mort est derrière nous!!!
Nous sommes immortels!!!

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Dim 16 Déc 2012 - 23:09

Salut Mis en pate Smile

L'essence même de nos vies ne nous appartient qu'à nous, être individuels. Nous nous devons de la générer, et cette ontogenèse nous est propriété irréfragable. Seuls le courage et la volonté de dépasser le regard onaniste - qui nous encourage à élever nos propres souffrances en en faisant porter conséquence à autrui - nous permettent de nous ouvrir à celles des autres et à la compréhension de l'affichage de leurs différences.

Je me retrouve dans ton image. Les deux tours ne sont pas tombées par hasard. Elles le sont parce que l'homme a outrepassé sa place au sein de ses semblables, en ramenant sa fierté sur lui-même au lieu de la laisser au sein du groupe. Le regard sur la diversité est devenu comme le reste, un moyen de se différencier, moyen coupé du but fixé à l'origine, celui d'apporter de la valeur au groupe et non pas à un Deus Ex Machina déshumanisé, la conquête d'un pouvoir éphémère pour le pouvoir lui-même.

Il va y avoir recréation, recentrement. Et, comme tout virage imposé par la vie, la remise en cohérence sera brusque et d'une ahurissante soudaineté. J'en serai spectateur autant que toi, ce me semble. Spectateur affligé et sanguinolent. Et j'ose croire que notre conscience aiguë de la dispersion actuelle nous survivra, prêtant ainsi à une refondation.

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Basilice le Lun 17 Déc 2012 - 1:07

Bonsoir Smile

En te lisant je pense à San Francisco.
A cette rue que j'ai découverte suranimée jusqu'à ce que la police intervienne.
Il y avait des seins, des jambes, en exposition.
Des talons qui se tordaient sous l'effet de l'alcool ingurgité à haute dose.
Des rixes, du sang, de la salive, du tout affiché.
Et puis plus un bruit.
Et le lendemain : plus un mégot.
La dissociation à l'échelle d'une rue, d'une ville... Et plus encore ?
Un excès pour une maîtrise, le tout savamment compartimenté, par les matraques et l'implicite.
C'était triste, bleu craie, déshumanisé.

Je suis hors sujet peut-être, j'ai cru voir cela dans tes mots...

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Lun 17 Déc 2012 - 1:47

Bonsoir Basilice Smile

Tu n'es pas hors sujet. Tu éclaires de ton propos, par un exemple vécu, ce que ma prose a du mal à représenter par la simple généricité qu'elle désire atteindre. Prétention sans doute à vouloir porter le regard presque plus loin qu'il ne m'est possible de distinguer le contour des choses ...

C'est à mon avis une séparation, un exemple de schizophrénie civilisationnelle, où la congruence n'est plus basée sur une échelle commune, mais devient presque édictée par le regard dicté par les différents groupes, le comportement de ces dernier imposant presque la manière d'analyser les choses.

Je crois que l'humanité rejette, consciemment ou non, la perte de repères, et réagit de deux manières totalement opposées : Ou bien en s'arrogeant le droit d'imposer des lois purement locales qui les remplacent en mettant en avant l'intérêt de quelques uns, ou bien encore en se détruisant pour fuir cet état. J'ai là le sentiment que les deux cohabitent, et que la tension frise son apogée, sans que l'un ou l'autre des cotés ne veuille perdre la face.

Le dépassement se fera sans doute lorsque que l'homme n'aura plus aucune conscience qu'il devient son propre aliment, qu'il pratique à l'autophagie. Sera-t-il trop tard ?

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Basilice le Lun 17 Déc 2012 - 10:50

Je ne te trouve pas prétentieux, pour ma part. Smile
Quant à mon besoin d'illustrer, je pense que c'est une déformation professionnelle !

Je crois que l'humanité rejette, consciemment ou non, la perte de repères, et réagit de deux manières totalement opposées : Ou bien en s'arrogeant le droit d'édicter des lois purement locales qui les remplacent, ou bien encore en se détruisant pour fuir cet état. J'ai là l'impression que les deux cohabitent, et que la tension frise son apogée, sans que l'un ou l'autre des cotés ne veuille perdre la face.

Le dépassement se fera sans doute lorsque que l'homme n'aura plus conscience qu'il devient son propre aliment, qu'il pratique à l'autophagie. Sera-t-il trop tard ?

Ce que tu dis me parle...
Hier soir je pensais justement à Sa majesté des mouches pour cette raison.

L'homme aura une fin (une faim du coup), l'autophagie pourrait être un des scénarios.
C'est une belle image, plus douce que ces scénarios catastrophe où la nature reprend violemment ses droits, où les extra-terrestres prennent le pouvoir, où les robots font la révolution.
Plus douce parce que plus juste, là au moins pas de schéma bourreau-victime. Wink

http://www.dailymotion.com/video/x1wyis_la-bete-azire_creation

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Lun 17 Déc 2012 - 10:58

Je me sens être dans un canoé descendant une rivière. J'ai appris à me servir d'une pagaie, et ne suis plus marri de me heurter à un rocher ou à un tronc d'arbre dérivant. Ces derniers font aussi pleinement partie du parcours, tout autant que l'eau qui me porte, et que le paysage qui m'entoure.

Je n'ai pas décidé de descendre cette rivière, la vie m'a posé là avec ce petit bateau et cette chétive rame, en me proposant simplement d'en trouver le mode d'emploi Wink

Au début, malhabile, je me suis concentré sur les mouvements que je devais faire, et j'ai appris que l'eau avait une force suffisante pour les contrarier, et m'envoyer justement sur les obstacles que je désirais éviter.

Alors j'ai accusé le rocher de me blesser, le tronc de m'arrêter, les bas-fonds de m'ensabler, en oubliant de regarder les mouvements de l'onde se produisant avant les obstacles auxquels je me suis confrontés, et aussi l'influence certaine de mes coups de rame rageurs ...

Au fur et à mesure de la descente de cette rivière, j'ai appris que je ne pouvais trop en vouloir aux obstacles. Qu'il étaient là bien avant moi, qu'ils faisaient partie de la beauté du paysage, qu'il faisaient danser l'onde sur laquelle j'étais. Et que grâce à eux je pouvais apprendre une certaine agilité, une certain recul, une certaine capacité d'analyse préalable de la situation.

Les turbulences m'ont formé, m'ont appris l'acceptation, acceptation qui me conduit à beaucoup plus m'intéresser à l'après de ma route et donc de calculer une trajectoire plus harmonieuse, une trajectoire d'évitement.

Je ne connais pas ma destination, mais ainsi espère avancer vers elle de manière plus harmonieuse.


Dernière édition par L'âne Ubis cuité le Lun 17 Déc 2012 - 17:24, édité 3 fois

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Re: A la recherche d'Atoum

Message par Invité le Lun 17 Déc 2012 - 11:17

Hello Basilice !

Cross-post. J'appuyais sur "envoyer" quand le site m'a alerté sur l'arrivée de ton post Wink

Je ne connaissais par le livre dont tu viens de parler, mais retrouve de cette violence "latente" et la dégradation globale de notre cycle d'évolution en société dans le film Battle Royale.

On dirait, au travers de toutes ces remontées, de ces scenarii catastrophiques, que l'homme a en conscience à la fois d'aller vers la fin d'une cycle et d'être porteur du germe que le détruira; d'être en somme l'acteur/observateur impuissant de sa propre déchéance.

Il s'est une jour dressé sur ces deux jambes, imbu de sa puissance, puis a assez pris de recul pour savoir qu'il est en train d'outrepasser l'équilibre à garder par rapport à ce qui constitue son écosystème. Là encore, et pour citer ton exemple, il en viendra à se massacrer lui-même afin de rétablir un pseudo équilibre entre le nombre de survivant et les ressources disponibles. Mais cela se fera à l'aveugle, encore une fois la nature même décidant des plus adaptés à la survie.

Je voudrais illustrer par une image ce que je ressens de l'évolution l'humanité :



Et j'ai bien peur qu'elle ne s'avère réelle ...

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Re: A la recherche d'Atoum

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