Oh une maison

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Attention, ceci n'est pas une agression mais une introspection.

Message par Invité le Ven 23 Nov 2012 - 15:22

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Dernière édition par Théodicée le Jeu 14 Fév 2013 - 1:39, édité 1 fois

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Ven 23 Nov 2012 - 17:46

Je ne me suis jamais adressée à vous et souhaiterais que cela continue.


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Re: Oh une maison

Message par TSC le Ven 23 Nov 2012 - 17:51

Svp pas de clash ici on respecte le fil de Bretonne (je me sens investi d'une mission).

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Ven 23 Nov 2012 - 17:53



Ne t'inquiètes pas alfred 007, ça n'ira pas plus loin.

Et effectivement c'est le fil de bretonne.

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CQFD

Message par Invité le Ven 23 Nov 2012 - 18:07

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Dernière édition par Théodicée le Lun 18 Fév 2013 - 22:14, édité 1 fois

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Ven 23 Nov 2012 - 21:26

Y s'en passe des choses quand chuis pas là dites-donc.

Bon j'vais lire tout ça et m'en vais vous pondre plus prolifiquement qu'une poule sous hormones.

A toussuite

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Ven 23 Nov 2012 - 21:40

EkaterinaOndirignee a écrit:Oui ce n'est pas la première fois qu'il se fait remarquer ce pseudo...cela m'avait agacée, mais à mesure, la curiosité aiguisée par celle qu'il suscite, s'éveille.

D'où il vient ? C'est assez long...mélange de numérologie, mythologie et réalité.




Tes textes sont vraiment limpides...je profite de ta façon d'écrire pour respirer une bouffée d'air, en plus d'y trouver des informations intéressantes.

En tout cas, Alice Miller, dont j'avais déjà entendu parler sur ce forum, sera une de mes prochaines lectures.


Merci Smile

Oui effectivement ça fait très numéro-ésothérico-mystique. Wink

Merci pour ces compliments, ça me va droit au coeur, c'est tout ce que je souhaite: être la plus limpide possible et donner de l'air, libérer de quelques toiles d'araignées les recoins sombres des esprits. Et par tes remarques, ça m'enlève aussi des petits paquets.

Il faut oui, Alice Miller c'est une femme qui a découvert la paix. A mon sens, elle a défriché un sentier et il nous appartient de paver la route. En tout cas, comme Alfred, je me sens investie d'une mission. (Bon je m'investis toute seule à vrai dire, comme Jules César qui s'autoproclame empereur, je m'autoproclame paveuse de route)

Bisous!


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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Ven 23 Nov 2012 - 22:35

Mogwai a écrit:
cela rejoint complètement ma pensée, mes convictions

Que penses-tu des recherches récentes (enfin, plus si récentes que ça maintenant) qui montrent que l'intestin, directement relié au cerveau par le nerf vague, contient lui aussi des neurones et qu'il sécrète une vingtaine de neuro-transmetteurs identiques à ceux du cerveau ? Le "cerveau émotionnel" ils appellent ça... ?
Ma formation en biologie cellulaire est trop ancienne mais je reste très intéressée par les liens que tu pourrais faire, par ce fameux "pourquoi?". Je m'interroge par exemple sur ce qui, physiologiquement, nous (=les zèbres) donne tant de points communs avec les autistes alors que nous ne le sommes manifestement pas. Qu'avons nous en commun dans le foisonnement des cellules de notre cerveau ? Quand je lis les nombreuses études qui cherchent à "guérir" les autistes, notamment les pistes génétiques, ça me fait froid dans le dos car je me dis qu'un jour on voudra peut-être aussi nous "guérir". En ce sens, je rejoins complètement ta conception de la "folie" qui ne serait rien d'autre qu'un retranchement parfaitement "normal".

Tu me rejoins? Sérieux? Fou Cque t'es cool! T'es élue "la première à me rejoindre." Je te rejoins aussi du coup! On se rejoint! Si la vie est pas belle....

T'as une formation en biologie cellulaire? Nan mais t'es trop cool vraiment. Les dernières recherches au niveau du cerveau abdominal figure-toi, je me penche dessus depuis deux semaines, je suis à fond!! En fait je suis exactement en train de me demander si le "soi" ne serait pas comme le dit le yoga relié à un chakra qui se situe au niveau du gros côlon. En fait, le corps à un système nerveux central (dans la tête) et un système nerveux entérique (dans le bidou) . Les deux sont reliés par le nerf vague. Ils peuvent communiquer de façon bidirectionnels. Mais le SNE peut aussi agir de façon indépendante. Lorsque nous avons un problème dans la tête, ça se répercute dans le ventre, et vice versa.

D'autre part, nous avons une flore intestinale, vous savez ces bactéries qui trient et se nourrissent de notre alimentation? On l'appelle plus récemment le microbiote intestinal. Celui-ci est composé de 100 000 milliards (marrant comme nombre, on dirait un enfant qui parle, moi j'ai 100 000 milliards de voitures) de bactéries. Il faut savoir que la Terre a hébergé pendant ses 3,5 premières milliards d'années d'existence, uniquement des bactéries. Elles ont bâti des royaumes, ont fait de grandes découvertes, colonisé des territoires, se sont aimées, haïes...(une minute de silence pour ces dynasties méconnues).

Bref, on s'est construit AUTOUR d'elles. Elles se servent de nous pour manger, et pour qu'on les héberge et qu'on les nourrisse, en échange elle font des trucs sympas pour notre corps, comme...nous garder en vie. Car sans elles, pas de digestion et pas de système immunitaire efficace. Elles communiquent sans cesse entre elles d'une façon encore mystérieuse, et communiquent avec notre SNE afin de lui expliquer comment c'est que sa se passe dans l'intestin, refiler les nutriments nécessaires (les synthétiser aussi, la classe) bouffer ce dont elles ont besoin mais pas toi, (ça c'est pour toi, cha ché pour moi miom miom). Si jamais ça se passe pas terrible dans l'intestin, et que par exemple les bactéries sont en sous-nombre (Antibiotiques, virus, mais aussi notez-bien: le stress), alors elles communiquent ça au SNE, le SNE le communique au SNC (pire que l'administration française) et tout le monde va mal.

Mais si on stresse, par exemple par rapport à une situation psychologique externe, alors le SNC le dit au SNE qui le dit à notre pote microbiote qui est détruit.

Saviez-vous que 80% de notre sérotonine était produite par le SNE? Hormone de l'humeur, si elle est détruite, on déprime.

Saviez-vous que le microbiote intestinal était "ensemencé" par la mère à la naissance? Le microbiote est immature jusqu'au 2 ans de l'enfant. Age ou commence d'ailleurs la conscience de soi. Le foetus dans le ventre est stérile. Le microbiote en mauvais état influe notre état pyshcologique===> Le microbiote en mauvais état de la mère influe sur l'état pyschologique de l'enfant.

Tout ça, je suis encore incapable de le réunir clairement pour en faire une déduction. Je dois rechercher longuement. Je vous tiens au jus.


Je ne sais pas pourquoi physiologiquement nous avons des points communs avec les autistes. Mais psychologiquement, tout est dérivé. Les autistes sont pour moi le plus haut degré de zébritude. Complètement dyssynchrones, comme peuvent l'être certaines personnes non seulement hyper-réceptives, mais aussi complètement niées dans leur "soi". Si l'affectif menace la survie, l'enfant "déconnecte" cette affectivité.

Voici une histoire d'un enfant autiste qu'une éduc spé m'a racontée.

Une femme est en couple avec un homme riche. Ils font des voyages, vivent la grande vie, champagne, jet set, couchers de soleil à Guadelajara (je rêve un peu permettez...), et soudain la femme, que la richesse matérielle ne saurait combler, veut aussi qu'un petit être humain lui apporte l'affection qu'elle n'a pas reçue elle-même jeune. Bref, la madame veut un bébé. Mais le mari que la richesse elle-seule suffit à satisfaire (les déductions hâtives sur ce point ne sont pas les bienvenues Pété de rire) ne veut pas. Il rétorque "Nan". Et argumentation sur le fait que la vie de parents n'est pas aussi amusante et baignée de champagne et de rires cristallins de dauphins nus que la vie de jet setteurs, et que c'est pas du tout pratique de se rouler dans le caviar avec un enfant qui tète accroché au nibard, bref, je voudrais pas dire, mais il a raison. Mais la femme qui VEUT son bébé (comme elle avait VOULU son chihuahua, sa bague en diamant, son manteau en peau de "mettre ici le nom d'un petit animal au poil soyeux adorable et en voie de disparition"). Alors elle invente un argument complètement con, con comme peut l'être un argument de femme hystérique recouverte d'animaux mort et portant au doigt la sueur et le sang de 127 enfants africains, et promenant derrière elle une pauvre créature rachitique emballée de taffetas rose et surnommée "Youki" (en l'honneur du vide intersidéral). L'argument est: "Mais je te promets (méfiance) que cet enfant ne changera STRICTEMENT RIEN à notre vie!!" Alors l'homme dit oui. Il était soûl sûrement.
L'enfant naît. Et effectivement, il ne change STRICTEMENT RIEN. Voilà comment cet enfant a été diagnostiqué autiste à l'âge de un an. Cet enfant ne changeait rien au monde. Sa naissance n'avait affecté personne. On fait on en avait rien à foutre. On l'a juste nié.
Pour la bonne nouvelle, il est guéri aujourd'hui, grâce au père qui après qu'on lui ait expliqué le truc, a compris qu'il fallait que sa vie change POUR cet enfant.

Mogwai a écrit:
Bref, ton arbrisseau me plaît bien, j'en observerai le développement avec intérêt, notamment celui de la branche "désintégration positive" car, si je suis assez séduite par la théorie de Dabrowski, il me reste une réticence que je peine à nommer (en dehors du fait que toutes les échelles de développement personnel présentent pour moi un risque) et sur laquelle tu pourras peut-être mettre des mots ?

Je m'en vais lire la désintégration positive dans quelques minutes et écris sur ça plus tard.


[quote="Mogwai"]
Je peux partager également à quel point les livres d'Alice Miller ont constitué pour moi un véritable tournant dans la prise de conscience de la destruction massive dont j'ai fait l'objet (pas que moi hein, c'est en effet toute la société qui marche sur la tête). Mais il m'a fallu du temps ! Intellectuellement, je comprenais très bien son discours, mais j'ai eu besoin de le digérer avant qu'émotionnellement ça prenne réellement sens...[quote]

Alice Miller Power! Je comprends, moi j'ai pleuré pendant 10 jours sans m'arrêter. On peut en parler en privé si tu veux, c'est une expérience intense de lire A.Miller et de comprendre de quoi il s'agit surtout. De nombreuses personnes l'ont lu et comprise intellectuellement, mais pas dans le tripes. Parce que ça fait mal d'enlever la grosse épine du dos. (comme dans Kirikou). (Z'avez vu ces références hyper scientifiques).

Tiens un Long hug


Dernière édition par Bretonne le Sam 24 Nov 2012 - 12:55, édité 1 fois

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Ven 23 Nov 2012 - 22:54

FaWantsBi a écrit:Juste une petite pensée à laquelle je ne suis pas vraiment sûr de tenir moi-même (voui, on se connait pas, alors je préfère prévenir ^^), c'est simplement pour me faire l'avocat du diable. Reprenant ta métaphore de l'arbre, je ne fais que secouer les branches pour voir celles qui tiennent Razz :

La personnalité et la nature de quelqu'un, ainsi que leur origine, semblent être des sujets qui te tiennent à coeur.
En lisant tes premiers posts sur ce sujet, un des premiers trucs venant à cet avocat véreux aurait été : "Si une personne tend naturellement vers le 100% de "soi" lorsque ses besoins ont été comblés dès la naissance, et que nous avons grosso merdo les mêmes besoins de base, les êtres "bien dans leurs baskets" ne finiraient-ils pas par se ressembler beaucoup, selon cette théorie ?"

Sinon, je veux bien te lire après Narnia sur le reste ^^. Ah, et pour le fait de mettre l'accent sur l'hypersensibilité, es-tu en train d'orienter ta pensée vers "le Z est plus intransigeant dans la réponse qu'on apporte à ses besoins, donc un terreau plus favorable aux multiples moi compensateurs, donc Dabrowski voyait là l'effet et non la cause mais on se rejoint." ?

Moi les avocats (du diable ou autre) je les aime bien en sushis.

Oui c'est un sujet qui m'intéresse énormément en ce moment.

"Si une personne tend naturellement vers le 100% de "soi" lorsque ses besoins ont été comblés dès la naissance, et que nous avons grosso merdo les mêmes besoins de base, les êtres "bien dans leurs baskets" ne finiraient-ils pas par se ressembler beaucoup, selon cette théorie ?" ==>

Je me suis posée cette question, je me disais que si tout le monde avait ses besoins 100% comblés, on serait des animaux conscients de nous-même. Les animaux ont des particularités, natures différentes. Mais cela n'empêche pas qu'ils soient "réalisés pleinement". J'ai rencontré un grand yogi (30 ans de pratique intensive), et j'ai été marquée par ce qu'il dégageait. Je parlais de lui à tout le monde. Je me sentais à ses côtés incroyablement bien. Je me sentais le droit d'être moi-même. Je pouvais dire tout ce qui me passait par la tête, il réagissait avec bienveillance, intérêt, humour. Il était honnête, parfaitement à l'aise. Il aimait la solitude, mais appréciait qu'on lui rende visite aussi. Peu à peu, j'ai fait le rapprochement avec un gros chat. Il était posé là, comme un chat. Ses mouvements étaient naturels comme ceux d'un chat. Je me sentais à l'aise comme si j'étais avec un chat. Pas du tout intimidée. Pas d'idées derrière la tête, pas de séduction, pas de compétition. Un échange harmonieux et paisible. Il avait une nature bien à lui. Mais j'ai senti que cet homme avait parfaitement conscience de lui-même et de ceux qui s'adressaient à lui. Chaque parole était naturelle, parce qu'aucun calcul ne venait l'entacher.

Certainement que la Terre aurait un visage bien différent. A mon avis, le film "La belle verte" de Coline Serreau montre une planète avec des êtres humains très intelligents et très conscients d'eux-même. C'est un peu l'idée que je me fais d'êtres humains réalisés pleinement. Leur vie n'est pas monotone, leur rapport à la nature est magnifique, leurs capacités sont développées, leur intelligence élevée, leur vie prolongée, leurs naissances contrôlées intelligemment (si toutes les femmes de ce monde qui font des enfants par besoin de combler leur vide intérieur et reproduisent sur eux leurs schémas éducatifs foireux, s'abstenaient de se reproduire, ô combien la vie serait douce).

Et pour Dabrowski, il faut que je creuse un peu plus, ce que je vais faire dès à présent pour faire un post sur la désintégration positive. Mais il me semble effectivement que Dabrowski ne fait que constater des effets et non expliquer la cause. J'ai l'intuition que Dabrowski est un imposteur et qu'il le savait. Mais je vais me faire une idée plus précise sur tout ça. A plus tard!!

albino

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Ven 23 Nov 2012 - 22:57

Mogwai a écrit:
FaWantsBi a écrit:"le Z est plus intransigeant dans la réponse qu'on apporte à ses besoins, donc un terreau plus favorable aux multiples moi compensateurs
Intéressant ! Un terreau plus favorable ou une lucidité plus développée qui fait qu'il identifie tôt ou tard la supercherie là où d'autres vivront avec sans jamais s'interroger ? Ou les deux ? Smile

Moi en tout cas, je m'en vais détecter la supercherie de Dabrowski.

A propos, si vous souhaitez lire ce que je pense du développement personnel, j'ai un blog qui est listé dans mes sites à droite==> (les eaux libres) et qui comporte un post qui s'intitule: "A bas le développement personnel" Comme vous l'avez compris, je suis pour.

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Sam 24 Nov 2012 - 0:37

Okay okay, alors je viens de lire tout le wiki sur Dabrowski. Et quelques morceaux de "Dabrowski l'homme et son oeuvre" et clairement, j'adhère pas du tout du tout au bonhomme. Mais c'est pas grave, tant qu'on se marre.

Je vais commenter ces points, pour vous donner un aperçu, si vous avez des questions, surtout vous les gardez pour vous. (mais non) (quel humour)(oui d'ailleurs quel humour?) (on avait dit pas de questions) (oh non voilà que je me parle encore à moi-même)


Dabrowski a dit:

la personnalité n'est pas une caractéristique universelle donnée, elle doit être créée et façonnée par l'individu pour refléter son caractère unique


Bon, déjà j'en avais parlé auparavant, mais qu'est ce qu'il entend par personnalité ce monsieur? Moi je dis: imposture. En effet, sa théorie se veut (apparemment) philosophique et empirique. Si philosophie il y a, merci de définir vos termes. Si empirisme il y a, merci de ne pas porter de jugement uniquement sur observation, car comme l'aveugle qui touche la trompe de l'éléphant pour définir la nature de l'éléphant, n'a pas plus raison que celui qui en touche la queue, je pense que ce monsieur a été bien plus orienté dans ses théories par son propre vécu et son propre passé au niveau de l'enfance, que par sa réelle réflexion. Pourquoi est une question à laquelle il ne répond pas, et pour cause, il ne la pose quasiment jamais. Il donne des causes (que l'on verra plus bas), mais ça tourne bien en rond. On continue.

Notez: personnalité se développe=caractère unique.

Dabrowski a dit

la personnalité se développe en résultat de l'action du potentiel de développement (hyperstimulabilité et facteur d'autonomie). Tout le monde n'a pas un potentiel de développement suffisant pour créer une personnalité unique


Ok, donc pas de chance pour ton fils hyper pas stimulable. Il est trop pas unique. Jette-le à la poubelle, t'auras peut-être plus de chance avec le suivant. Ah ben non, suis-je bête, c'est génétique. Very Happy
Sans déconner, cette théorie commence à fleurer bon l'eugénisme.

Dabrowski a dit:

le potentiel de développement est représenté dans la population par une courbe de Gauss


Eh oui!! Comme le fameux QI! Alors messieurs dames hyperstimulables mais à 95 de QI, s'il vous plaît, vous dérangez, sortez, vous faites tache. Merci.

Dabrowski a dit:

le potentiel de développement crée des crises caractérisées par des anxiétés fortes et des dépressions (psychonévrose) qui précipitent la désintégration


Ok, donc les hyperstimulables à fort QI non dépressifs, merci de bien vouloir entamer votre processus de désintégration immédiatement. On vous attend!
D'ailleurs c'est quoi la désintégration? C'est comme quand on se fait tirer dessus au pistolaser? C'est un nouveau mot de la mouvance jeun's? "Aujourd'hui, jme suis senti trop hyperstimulable tvois, et pis alors en fin de journée, chuis carrément désintégré quoi."
Non en fait, la désintégration, c'est quand ton expérience personnelle entre en conflit avec la norme sociale établie.
Alors donc les homos qui entendent toute leur jeunesse que le zizi doit pas aller dans le cucu, pour que la planète elle meurt pas et puis de toute façon le petit Jésus a JAMAIS tripoté Thomas, non c'est pas vrai, c'est Jean qu'est un menteur, nan mais attends toi la dernière fois t'as donné 30 deniers à Judas pour qu'il te montre son zguegou tu crois que je t'ai pas vu? Bref, le mec à 14 ans, il sent que son ami Frédéric du cours d'allemand est carrément plus fun que la bonnasse Géraldine de seconde B, alors il vit une désintégration?
Ah mais non! Dit Docteur Dabrowski, car ce petit pd n'a qu'un QI de 78! Nan mais c'est quoi ce langage Docteur Dabrowski? Ben quoi, je suis né en Pologne en 1902, je vais pas teuffer à la gaypride non plus! Mais Docteur Dabrowski, ne seriez-vous pas vous même un homo refoulé? je ne vous permet pas! Je fais ce que je veux. Oh non voilà que je me parle encore à moi-même.

Dabrowski a dit:

pour que la personnalité se développe, les intégrations initiales basées sur l'instinct et la socialisation doivent se désintégrer. Dabrowski appelle ce processus désintégration positive


La nuit Dabrowski rêvait de pd au QI de 78, hyperstimulables, désintégrés à moitié, qui venaient lui manger le cerveau. Il se réveillait en sueur, le kiki tout dur.


Je sens que je pars complètement en sucette.

Dabrowski a crié:

le développement d'une hiérarchie de valeurs individuelles – réactions émotionnelles – est une composante critique dans le développement de sa propre personnalité et de sa propre autonomie. Donc, en opposition avec la plupart des théories psychologiques, les émotions jouent un rôle majeur dans cette approche


Mais les émotions selon moi ne développent pas de personnalité. Elle font partie intégrante de la nature d'un homme. Les expériences vécues en réponses à ces "manifestations" forment les goûts, qui peuvent effectivement être appelés "hiérarchie de valeurs" car tout à fait personnelles. Elles se juxtaposent et interfèrent les unes avec les autres provoquant la gamme complexe de projections suscitées par ces expériences et formant la nature TOTALEMENT UNIQUE d'un individu.

Par exemple.

Je jette un caillou dans l'eau. Il forme une onde, des minis vaguelettes qui vont se cogner contre un rocher. Le point de chute d'une vaguelette contre le rocher dessine un point lumineux (oui mes vaguelettes sont magiques). Alors je jette maintenant une poignée de graviers dans l'eau. Toutes les ondes se cognent les unes aux autres et créent des petits points de connexion entre elles quand elles se touchent. Ces nouveaux points de connexions réagissent comme de nouveaux cailloux et projettent une nouvelle onde, ça fait un tas de petites vaguelettes de ouf, qui viennent percuter contre le rocher et forment une constellation de points lumineux complètement originale.

Je parie que vous zavez kiffé ma métaphore magique!

Maintenant, imaginez que je prenne Dabrowski par les pieds et que je le jette dans la mare, ça forme un tas d'ondes. T'as vu. Voilà. Il a coulé? Bon on rentre à la maison maintenant.

Dabrowski a dit:

les réactions émotionnelles guident l'individu dans la création de sa personnalité individuelle idéale, un standard autonome qui agit comme le but du développement individuel


C'est presque ça! Sauf que l'individu en parfaite harmonie avec son soi, ne crée pas sa personnalité. Les personnes ayant besoin de créer une personnalité, sont en fait le parfait exemple de personnes ayant eu besoin d'avoir recours à des "moi". Et comme ces personnes sont extrêmement influençables, elles sont aussi le paradoxe vivant qui réveillait Dabrowski la nuit (il était terrifié que quelqu'un s'aperçoive que ses théories étaient bidons).
Je vais prendre l'exemple d'Antoine de Saint-Exupéry. Dabrowski le cite comme exemple de personnes géniales et trop admirables qui ont développé une personnalité unique, contrairement à la femme de ménage de Saint-Exupéry qui fermait sa gueule et nettoyait ses lunettes d'aviateurs.
Moi j'ai lu un livre de Saint-Exupéry qui s'appelle Vol de Nuit et qui montre parfaitement quel genre d'homme était Saint-Ex. Le roman est quasi autobiographique et le personnage de Rivière, son chef est complètement réel.
Saint-ex fait l'apologie de cet homme et le montre comme un chef exemplaire. Ce chef était impitoyable, il ne laissait aucun répit à ses hommes, il les poussaient à bout pour qu'ils se dépassent, et mettait toute la valeur sur la mission à accomplir plutôt que sur l'homme qui l'accomplissait. Il était dur, tyrannique et autoritaire. Mais Saint-Ex l'aimait et lui vouait même un culte, l'encensant justement pour ces valeurs. Il disait que cet homme faisait de ses employés des héros.

Pourquoi?
Saint-Ex a été élevé d'une façon ultra rigoureuse. Sa mère dit-on était une femme exceptionnelle qui lui inculqua dès l'enfance des valeurs positives. Au début de siècle, l'éducation des enfants, qu'elle soi emprunte de valeurs positives ou non, était très rigide. L'enfant devait s'oublier lui-même dès le plus jeune âge afin de correspondre à des idéaux moraux. Sa mère lui a apparemment formaté le cerveau à être cet homme héroïque qui saurait remplacer son père disparu lorsqu'il était très jeune. Sa mère tissa des rapports "très proches" avec lui. On peut alors s'imaginer fort bien cette mère (qui apparemment vécu très difficilement son veuvage avec ses 5 gamins sur les bras, on veut bien le croire) dire à Antoine: tu es le plus grand, tu vas m'aider, sois aussi fort que ton père. En gros, cette femme a transformé Saint-ex en objet sexuel (j'ai pas dit qu'il y avait inceste clairement manifestée), puisque remplaçant le père, et se faisant un devoir pour sa survie personnelle de correspondre à un idéal d'héroïsme pour que sa maman l'aime et ne l'abandonne pas.

Alors voilà, Saint Ex trouve dans ce Rivière une figure paternelle (qui lui manque), lui demandant l'héroïsme (mettant Saint ex dans une situation confortable puisque connue) et ses petits "moi" créés autour de cette personnalité défendent bec et ongle ce statut de héros. Mais son "soi" lui hurle au loin que ce n'est pas la vérité, qu'il y a autre chose. Ca ça provoque la créativité. Il faut expulser du fond de soi, ce truc qui crie. Il a envie d'écrire un livre sur lui-même. Il sait déjà dès le début que le héros est destiné à mourir pour sa mission. Mais il ne sait POURQUOI il veut le faire mourir. Les "moi" le savent très bien. Et ils ont peur d'être démasqués. Ils sont donc obligé pour faire fermer sa gueule au petit "soi" embryonnaire qui crie au fond de lui, d'écrire tout au long du livre que l'homme despotique qui le tua, était en fait un héros lui-même.
Pour ceux qui n'ont pas lu vol de nuit, le héros meurt en se suicidant. Il n'a plus d'essence et plutôt que de se poser là où il peut, il continue le plus loin possible pour ne pas manquer sa mission (transporter le courrier==>signification psy du courrier à voir, mais ça ne m'étonnerait pas qu'une lettre ou l'attente d'une lettre ait joué un rôle majeur dans la vie de Saint Ex) et il se place au-dessus des nuages pour contempler avant de mourir "une mer de nuages" et le soleil qui se reflète dessus. En gros, il voulait avant de mourir, quitter symboliquement ce monde "couvert de nuages" pour voir ce qu'il y avait au-dessus.

Et voilà que Dabrowski nous dit que cet homme est exceptionnel et a développé une personnalité unique comparé à d'autres...Ah bon! Mais des petits garçons comme lui, il y en a eu, il y en a et il y en aura des milliers. Le fait qu'il soit un bon écrivain et un poète qui sache exprimer par de très belles métaphores les émois de son âme, n'en font pas quelqu'un de supérieur par son unicité. Il existe des poètes qui au fond d'une mine de fer quelque part au fin fond de l'Afrique, voient dans les roches le reflet de leur être et on ne le saura jamais.

Ah mon avis, Dabrowski était mû par un terrible désir d'être plus intelligent, plus fort et plus grand qu'il ne se pensait être. Il faisait un grave complexe d'infériorité, et ses théories sur la douance le rassuraient énormément sur le fait que non, il n'était pas inférieur, mais au contraire supérieur. Son but était de réaliser une oeuvre, et il savait que certaines choses dans ses théories ne tenaient pas debout. Mais peu lui importait la vérité, à cet homme, ce qu'il voulait, c'était la gloire et le prestige.

Dabrowski était un zèbre qui n'a jamais su regarder que le noir de ses rayures.

Bon je ferai la suite demain, suis fatiguée.

Câlins à tous. Long hug



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Re: Oh une maison

Message par ♡Maïa le Sam 24 Nov 2012 - 1:02

Pété de rire
Alors ça, ça vaut son pesant de cacahuètes ! Merci Bretonne pour cette tranche de rire ! Ça vaut bien un Long hug
Franchement, il y a sans doute un de mes petits moi qui n'avait pas osé aller jusque là, mais c'est bien ce complexe de supériorité (illustré par le concept d'échelle, hyper-culpabilisant pour ceux qui lui donnent une valeur => dérives sectaires) qui me gênait dans cette théorie...
Allez zou... Au dodo !

♡Maïa
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Re: Oh une maison

Message par Mag le Sam 24 Nov 2012 - 1:56

Téléportation Coucou Bretonne,
j'ai pas lu encore tout ton fil qui m'interesse beaucoup, (trop ! Pété de rire )
par contre je reviens de ton blog après avoir fait un bout de chemin avec toi et le petit que tu "garde" ... j'ai le coeur tout joyeux et les larmes aux yeux... je me sent moins seule à naviguer à vue avec ptit fiston, au milieu de toute ces choses école judo etc qui envahissent sa vie de plus en plus et qui me choquent tant... le voir(de moins en moins) avec des poches sous les yeux, changer pour s'adapter... ça me pèse et mon isolement me rongeait j'arrivais plus à tenir mon rôle de la grand mère la plus bizarre qu'il ait, selon lui, mais qu'il adore... tu me redonne la pèche et des idées...

.... bon moi aussi allez zou Au dodo ! avant de replonger dans tes écrits et mes envies d'intervenir sans arrêt
je suppose que tu es le genre de personne qu'il vaut mieux que je rencontre pour parler plutôt qu'écrire parceque je vais partir trop dans le mental pour te suivre Passionné je suis dans le Morbihan t'es peut être pas loin ?!

bon avant de te sauter dessus comme ça je devrais mieux prendre le temps mais bon tant pis c'est comme ça

ah oui ! au fait ça se fait par ici :
Bienvenue chez chevaux aux robes félées Au galop !


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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Sam 24 Nov 2012 - 12:53

Salut Mag,

Merci de t'intéresser à ce fil à mon blog Smile

Je suis loin du Morbihan, car à Paris. Dommage voilà un Long hug pour dédommagement Wink

Tu m'as donné envie d'écrire quelque chose d'autre sur l'éducation, je posterai ça bientôt. (sur le blog, car ici j'en suis à Dabrowski et ses diatribes purgatives)

Merci pour ton accueil et si t'en as marre du mental, j'ai aussi deux autres blogs en liens qui sont de la poésie que j'ai faite pour parler au coeur.

Bisous!

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Sam 24 Nov 2012 - 12:54

Mogwai a écrit: Pété de rire
Alors ça, ça vaut son pesant de cacahuètes ! Merci Bretonne pour cette tranche de rire ! Ça vaut bien un Long hug
Franchement, il y a sans doute un de mes petits moi qui n'avait pas osé aller jusque là, mais c'est bien ce complexe de supériorité (illustré par le concept d'échelle, hyper-culpabilisant pour ceux qui lui donnent une valeur => dérives sectaires) qui me gênait dans cette théorie...
Allez zou... Au dodo !

Je t'ai aussi répondu plein de cases avant Smile

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Re: Oh une maison

Message par ♡Maïa le Sam 24 Nov 2012 - 14:26

Bretonne a écrit:Je t'ai aussi répondu plein de cases avant Smile

Voui j'ai vu, mais j'avais les yeux un peu collés à cette heure tardive pour me lancer dans une réponse en bonnet du forme Wink

Déjà, je m'étonne d'être "la première à [te] rejoindre" (à moins que je n'aie pas relevé l'humour, ça c'est mon petit côté Asperger-premier-degré Wink ). Ce que tu écris me paraît tellement couler de source...
Mais comme tu le soulignes, Alice Miller a ouvert une voie, on n'est bien loin d'avoir assimilé collectivement ce qu'elle raconte.
Grâce à elle, je ressens avec acuité les incohérences monstres du mode de vie de notre société. Ne serait-ce qu'obliger les gamins à se lever à 7h du matin (au milieu de la nuit quoi) pour aller poser leurs fesses des heures durant sur des chaises inconfortables. Oh la belle supercherie que de croire et faire croire que c'est pour leur bien ! On se donne bonne conscience, mais tout ça n'est qu'une garderie, un chenil déguisé en lieu de savoir, où l'on peut déposer quotidiennement sa progéniture pour aller soi-même s'abrutir dans un travail qui ne nous plaît pas (je précise, j'ai pas d'enfant).

Je connais oui tout ce que tu décris de notre petit bidou (je t'ai posé la question car il me semblait utile de compléter la panoplie des cerveaux précédemment décrite). Je le vis quotidiennement, je suis une championne de la somatisation... Les symptômes sont même très précis chez moi : rage existentielle => crise de colique hépatique, tristesse mal digérée => irritabilité du colon, prise d'antibiotiques => dépression à plus ou moins court terme,...
Je te passe la litanie de symptômes "étranges" qui ont émergé au fur et à mesure de la psychothérapie et qui ont disparu comme ils sont venus à chaque étape de transformation.

D'ailleurs, tu dis à moment donné (plus haut je crois) que lorsque le bébé est dans le ventre de sa mère, il vit de la félicité. Je ne suis pas entièrement d'accord. Il vit ce que vit sa mère, étroitement et sans symbolique, directement dans son corps. Et des fois c'est pas joli-joli ce que vit sa maman... Je crois que le retour dans le ventre est un mythe qui idéalise beaucoup trop ce "temps-là". Certes, un certain nombre de besoins primaires y sont comblés, mais l'abandon psychique peut très bien se faire dès ce moment-là, abandon corrélé physiologiquement par ce que tu évoques "Le microbiote en mauvais état de la mère influe sur l'état psychologique de l'enfant."

Oui j'ai fait de la biologie cellulaire et de la physiologie. Ce qui me passionnait le plus à l'époque (en bonne passoire qui s'ignorait), c'est la communication entre les cellules. J'ai encore des schémas en tête de la paroi des cellules, ou des synapses, avec ces milliers de neuro-transmetteurs et autres ions qui transitent en permanence via les petits trous... Je suis une adepte du concept de "moi-peau" d'Anzieu, ce qui rejoint (encore ! youpi ! Wink ) ta recherche et l'idée que notre pensée et notre corps ne font qu'un. Il me semble en effet que les médecines chinoises et indiennes sont bien plus en avance que nous à ce sujet...

Et puisqu'être d'accord c'est bien, mais que ne pas l'être c'est créatif aussi, j'ai envie de revenir sur ton positionnement vis à vis des psys, vu ça et là... D'un point de vue strictement intellectuel et perfectionniste, je suis d'accord, la plupart sont incapables d'appliquer dans leur pratique les concepts qu'ils prônent (et pour les cours de fac, merci pour l'image du chimpanzé, je vois très très bien ce que tu veux dire...). Il y a un monde entre avoir compris un concept et l'avoir intégré dans sa chair et son coeur.
En plus quand on est zèbre, c'est extrêmement difficile de trouver chaussure à son pied. Mais cela arrive. J'ai même réussi à avancer avec l'aide d'une psy manifestement pas zèbre, manifestement un peu dépassée par cet ovni dépressif-mais-pas-vraiment qu'elle voyait arriver chaque semaine. Elle avait du coeur, de l'ouverture, de l'accueil, et elle a su m'accompagner un temps vers des sphères qui lui étaient étrangères.
Les psys ne sont pas parfaits, c'est sûr. Ils sont même parfois carrément nocifs. Mais pas tous. Sans compter que chacun a son propre cheminement, et je ne crois pas qu'il soit productif de dire à quelqu'un qu'il ferait mieux de se passer de cet accompagnement (ce que tu as fait chez Broutille par exemple...). C'est parfois le seul que l'on a à sa disposition, alors c'est déjà pas si mal.
Je te dis tout ça alors que j'ai moi-même eu à subir les exactions violentes de psys bien névrosés hein... Mais comme j'ai tenté de m'approprier leur savoir via une formation, je sais aussi exactement comment ils fonctionnent.
Par exemple, on t'apprend dans ces écoles que si tu te sens "décentré" face à un patient, c'est qu'il y a sans doute une tentative de manipulation. Personne n'a jamais pensé à ajouter dans les cours "sauf s'il s'agit d'un surdoué, auquel cas votre déstabilisation est normale".
C'est ainsi qu'un ami à moi, zébré jusqu'au bout des sabots, s'est fait jeter des urgences avec un tampon rouge "manipulateur" dans son dossier (merci la copine secrétaire pour l'info) alors qu'il était venu demander de l'aide du fin fond de sa crise d'angoisse.

Bref, dans ce domaine-là comme dans d'autres, je crois que nous ne pouvons pas nous attendre à être accueillis correctement, nous faisons partie d'une minorité, c'est intrinsèque et douloureux... Déjà que nos parents n'ont pas su y faire, mais en plus il faut admettre que ça va continuer comme ça partout et tout le temps. De là à rejeter toute aide parce qu'elle serait maladroite ou imparfaite, il me semble qu'il y a une demi-mesure lucide possible... non ?

Oups, j'ai encore pondu un gros pavé ! Fou
Allez hop, y'a la vraie vie qui m'attends dehors ! A plus tard Tchao

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Message par Invitado le Sam 24 Nov 2012 - 21:20

En dépit de mon parcours, je partage vos opinions sur les psy (et pire encore)...et oui, la branche me plaît, mais ne me reconnaît que dans peu des professionnels (j'en ai rencontré un qui puisse servir de modèle...en Espagne, un autochtone qui ont un fonctionnement en matière d'humanité différent du nôtre, ils sont plus durs, mais ils sont toujours là quand c'est dur, ils ne fuient pas) qui illustrent cette profession.

Peut être, parce que avant, je me suis "abaissée" à faire l'ingrat travail d'aide soignante avec passion.....et que peut être, je continuerai, même si un jour j'étais diplômée en psy...parce que les gens apparaissent en tant que gens et pas un "sujet".



Un seul mot d'ordre pour moi pour tout "aidant" : ne jamais confondre les vécus de ceux qui souffrent avec ses propres vécus. La souffrance (et donc la victime), c'est celui qui la raconte qui la vit, pas celui qui écoute.


Oui, Mogwai, ils accompagnent...mais il y a beaucoup de personnes sur cette planète qui sont capables d'accompagner leur prochain, sans jamais avoir rien "appris" (de façon académique) en matière de psychologie.


C'est assez rare que je parle de cela sur ce forum, aucun intérêt, je n'ai rien à partager (si ce n'est avec collègues et surtout patients) sur ce plan si ce n'est donner une opinion qui me démangeait.


Certains me jugeront psycho rigides pour les moins vulgaires...mais cela ne me dérange pas du tout.



Pour Dabrowski....l'idée que j'en ai, est qu'il a généré une sorte de "gaine" théorique mais l'a laissé vide....




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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Sam 24 Nov 2012 - 22:14

C'est très juste ce que tu dis. L'important n'est pas d'aller voir un psy, mais de trouver du soutien, de l'empathie et de la compréhension de la part de personnes vivant la même chose que toi, ou l'ayant vécu mais s'en étant sorti.

Je n'ai pas conseillé à Broutille d'arrêter d'aller voir son psy (j'ai aucun conseil à donner à qui ne me le demande pas), mais je crie haut et fort que moi je n'y vais plus et que je n'irai plus jamais.

Il est vrai que certains psys peuvent être ce soutien, mais autant ne pas avoir à payer pour cela, car je pense au contraire de Freud, que sentir l'argent filer entre ses doigts pour avoir le droit d'être aimé est un danger pour la personne. On a beau essayer de faire abstraction, on fait un transfert sur la personne écoutante (et c'est très sain d'ailleurs, pas mauvais du tout) et le fait est que d'avoir à signer son chèque à la fin annule tout sentiment d'avoir été aidé ou aimé pour soi-même. On essaie de conserver l'illusion de cet amour en retournant en arrière (on repense à tout ce qui s'est passé pendant la scéance), mais on ressort encore plus seul qu'avant, parce que lié par le transfert et nié par l'argent tout à la fois.

J'ai été cette personne avec ma petite cousine. Elle a 5 ans de moins que moi et m'a complètement prise pour modèle à une époque. Elle avait besoin de moi comme de sa mère et cherchait chez moi ce que sa mère ne lui avait pas donné. Je lui ai donné du temps, de l'écoute, de l'amour et aujourd'hui on reparle de cette époque-là en sachant ce qu'il s'est passé. Elle est devenue autonome grâce à cet échange. Elle a cessé progressivement de se rejeter elle-même, elle s'est affirmée.

De trop nombreux psys en outre ont l'un ou plusieurs des problèmes suivants: ils n'ont vraiment pas réglé leur problème, sont odieux, pédants, méprisants, mettent une barrière entre eux et vous justifiée par le savoir scientifique, ils vous droguent, vous endorment, vous écoutent en baillant, regardent leur montre, fondent plein d'espoir sur votre guérison et n'hésitent pas à vous montrer leur déception quand cela n'arrive pas, ou pire, ont du mal à cacher leur réjouissement de vous garder comme client, ils vous imposent des rendez-vous réguliers, vous imposent un cabinet de consultation froid et impersonnel (neutre comme ils disent), vous intiment d'arrêter de pleurer, ou vous tendent un mouchoir de façon clinique (scalpel...), alors ça c'est le mieux (ils le font presque tous), ils NOTENT des choses qu'ils vous CACHENT, ils veulent vous faire payer la consultation manquée si on a prévenu trop tard ou qu'on a eu un imprévu, ils vous demandent des sommes astronomiques, ils vous expliquent ce que vous vivez et si vous n'êtes pas d'accord ils sont mécontents, ils vous forcent à plein de choses (faire des exercices, écrire, lire, parler de sujets au moment où vous n'en avez pas envie), ils ne parlent pas de leur propre passé ni de ce qui les a mené à vouloir sauver la terre entière, ont un fonctionnement rigide, vous mettent mal à l'aise...Etc, etc

Et si je trouvais un psy qui n'a aucun de ces défauts (qui sont tous des défauts graves pour quelqu'un qui est censé avoir fait son métier de sauver la vie des autres), ce serait gâché pour moi par le simple fait d'avoir à lui filer 50€ pour 1h d'amour. Ce monde est malade, on a fait de l'aide aux autres un métier monnayable. C'est terrible.

Je suis d'accord avec toi Ekaterina pour Dabrowski, mais je rajoute que cette gaine est urticante.

Je te souhaite bon courage dans ta vie d'aide soignante, c'est un métier très difficile, mal reconnu et très important.

Mogwai, j'aimerais ton avis sur les psys, ta psy n'a aucun de ces défauts ci-dessus et si oui comment le ressens-tu? Comment vis-tu le fait de payer pour qu'on t'aime? Tu le ranges comment dans ton corps? Moi ça me heurte tellement, ça m'enrage. Bon courage en tous cas.

Long hug



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Re: Oh une maison

Message par Mag le Sam 24 Nov 2012 - 22:51

Oh combien je te rejoint dans ce que tu écris là Bretonne !!! Et même plus encore... mais pas ce soir pour l'écrire Wink Basketball

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Dim 25 Nov 2012 - 0:03



Le "savoir" n'est qu'une somme d'outils. J'ai rencontré, au cours de mes stages et même dans la vie, des coiffeurs, boulangers, bar...qui étaient bien plus "aidants" sur le plan psy que des "professionnels", car, et je vais paraître vieux jeu, mais certaines choses ne s'apprennent pas, ne s'acquièrent pas.

Où on sent les autres : ou.....il vaut mieux faire autre chose.

il ne s'agit pas de pleurer avec celui qui raconte (puisque celui qui écoute est censé représenter le pilier (et un pilier se doit de soutenir, pas de s'écrouler ou de se montrer trop instable) sur lequel s'appuie celui qui raconte, peut être que trop, confondent pilier et roc de granit), mais de les écouter, les écouter vraiment. ça, je le retire de quelques stages dans des assoc.)


Je n'ai jamais eu à faire aux psy autrement qu'à travers les stages et je dois avouer que l'image que j'en ai retiré en comparaison avec des services jugés moins "humains"...comme un épouvantable paradoxe.


Maintenant sauver la terre...avant de la sauver, la première chose serait de respecter chaque élément qui la composent, dans sa différence et pas essayer de tout niveler à SES valeurs à soi.


Il est vrai que je me pose des questions éthiques que je garde la plupart du temps pour moi, sur le meilleur biais, mais aussi franchement sur la pertinence de la fonction de psychologue.

Les critiques me sont importantes car elles relancent ou alimentent en arguments le débat interne.



Me suis aperçue, au fil du temps que mon rêve serait de vivre dans une ferme, de confectionner des objets artisanaux, les vendre et en vivre...la psycho est plus une sorte de quête pour découvrir le mystère de "l'humain" (à priori ne projette pas de final professionnel -ça,c'est ce que je pense, je dis bien autre chose et à la fac et autour de moi, car n'ai pas envie de rentrer dans des débats sans fin sur un truc qui ne concerne, en plus que moi- mais je ne ferme pas cette porte).


Si je parviens à faire quelque chose de potable de ces études tant mieux, mais si, ce que je crains, que les psys se voient de plus en plus relégués à la "mission" de chien de berger de la société ou postes de physionomistes, ou encore finir derrière un bureau à me raconter des sornettes...et bien je vendrai mes bijoux, dans ma ferme (peut être irai aider des gens qui ont besoin de quelqu'un pour les courses ou le ménage ou parler ou autre) et ce sera, au final tant mieux aussi...mais autrement.


N'ai jamais été un défenseur acharnée des fonctions où je suis passée, car il y a des fumistes partout et des gens motivés aussi...juste, pour le cas présent, j'apprends à me positionner.







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Re: Oh une maison

Message par Northey le Dim 25 Nov 2012 - 3:22

Bretonne a écrit:C'est très juste ce que tu dis. L'important n'est pas d'aller voir un psy, mais de trouver du soutien, de l'empathie et de la compréhension de la part de personnes vivant la même chose que toi, ou l'ayant vécu mais s'en étant sorti.

Je n'ai pas conseillé à Broutille d'arrêter d'aller voir son psy (j'ai aucun conseil à donner à qui ne me le demande pas), mais je crie haut et fort que moi je n'y vais plus et que je n'irai plus jamais.

Il est vrai que certains psys peuvent être ce soutien, mais autant ne pas avoir à payer pour cela, car je pense au contraire de Freud, que sentir l'argent filer entre ses doigts pour avoir le droit d'être aimé est un danger pour la personne. On a beau essayer de faire abstraction, on fait un transfert sur la personne écoutante (et c'est très sain d'ailleurs, pas mauvais du tout) et le fait est que d'avoir à signer son chèque à la fin annule tout sentiment d'avoir été aidé ou aimé pour soi-même. On essaie de conserver l'illusion de cet amour en retournant en arrière (on repense à tout ce qui s'est passé pendant la scéance), mais on ressort encore plus seul qu'avant, parce que lié par le transfert et nié par l'argent tout à la fois.


Tu as su mettre en mots ce que je pense depuis toujours.
Pour moi le concept d'argent, qui soi-disant est si important pour le patient aux dires des psy, est une vaste fumisterie pour justifier les sommes délirantes qu'ils demandent.
Je te suis quand tu dis que payer annule tout sentiment d'avoir été aidé ou aimé pour soi-même

Je suis si heureuse de me rendre compte que je ne suis pas la seule à penser ainsi ( toi et quelques autres sur ce fil ) car à chaque fois que j'ai soulevé ce problème et donné mon avis sur la question, on m'a remise à ma place avec des arguments creux et stéréotypés.
Il faut que je t'embrasse ! Bisous

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Dim 25 Nov 2012 - 8:25

Je commence à avoir du mal à suivre ce fil, vu son expansion exponantielle depuis que j'ai lancé vraiment les "hostilités" (pas peu fier).
Je suis satisfait de cette vision des psys et de 'limportance du lien affectif désinteressé. Merci de parler "vrai" (selon moi).

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Dim 25 Nov 2012 - 8:59


Bien qu'étant mal placée pour en parler, j'ai le même ressenti que vous sur cette histoire d'argent.
Je me demande s'il ne s'agit pas, à travers les réponses stéréotypées, de maquiller un besoin en définitive très basique : le besoin de gagner de l'argent pour vivre.

Ne devrait-il pas y avoir une attitude plus assumée de la part des psys sur cette question ?







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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Dim 25 Nov 2012 - 12:24

Je pense que c'est un modèle de société à revoir totalement. Tous les psys souhaitent faire ce métier par transfert, ils sont nés au sein de foyers qui demandaient à être sauvés et souhaitent sauver les autres puisqu'ils n'ont pas réussi à le faire sur leurs proches. Ceux qui s'en rendent compte tombent alors dans un double langage (façon orwellienne) de faire le bien et à la fois de "profiter" de l'autre. Ce qui ramène encore une fois à un transfert, puisqu'il est extrêmement mal vu par la société de profiter. La plupart d'entre nous ont connus ce discours parental ou équivalent: "après tout ce que j'ai fait pour toi". En gros, nos parents nous font, on a rien demandé mais on doit être rempli de gratitude, et surtout payer notre dette. "Je t'ai torché petit, à ton tour de me torcher".

J'ai personnellement connu avec mon père une situation qui pousse à son paroxysme le complexe du profit. Il ne s'est pas du tout occupé de moi, mais m'a reproché chaque centime qu'il ma' donné (pas grand chose!! Et moi qui suis ric rac pour payer mon loyer chaque mois, je connais bien la valeur de pas grand chose!). Pendant des années, je me suis sentie comme une sort e de parasite, et mes difficultés à m'en sortir financièrement n'ont fait que renforcer ce mal-être. Quand j'ai enfin compris que la situation était totalement inversée, que dans l'histoire, le méchant c'était lui, cela m'a fait un bien fou et j'ai totalement cessé de le voir.

J'ai fait un apparté et résumé globalement cette histoire de famille (bien entendu plus complexe que ça) pour faire comprendre que si un psy n'a pas réglé ce genre de conflits avec ses parents, il reproduira des schémas dangereux sur ses patients. Gratitude mal gérée, échange de services, don de soi aux autres, vouloir sauver l'autre, se sentir profiteur mais ne pas le dire, ou pire se sentir profiteur, le dire sous une forme sanctifiée: "J'ai peu de patients, et ce bureau coûte assez cher (véridique)." Pourtant si ce psy avait été à l'aise avec le fait de faire payer si cher ses consultations, il n'aurait pas éprouvé le besoin de se justifier de cette façon. En réalité il n'aurait jamais pu se sentir à l'aise quoiqu'il arrive, il n'aurait pu pour conjurer le sort qu'avouer: "Je me sens extrêmement mal à l'aise avec le fait de faire payer, mais dans un sens j'ai besoin de votre argent pour payer mon loyer, je compte sur une clientèle, en cela je ne suis pas si différent d'un épicier, à cela près que le produit que je vend est de l'amour et cela aussi me met mal à l'aise." Et voilà le patient qui se barre. (ok...je...je reviendrai hein, on se...rappelle?=====@ <--ça c'est la fumée de speedy gonzales qui se tire en courant avec un bruit de vieux colt piouuu, vous visualisez bien?) Very Happy

Je suis ravie que plusieurs d'entre vous soyez d'accord sur cette question de liens désintéressés. Cela signifie que le monde évolue. Je suis persuadée que le XXème siècle (et un bout du XXIè du coup) sera étudié dans les écoles dans de nombreuses années comme "Le siècle de la manipulation". Il faut quand même que je vous raconte cette petite histoire que tu connais sûrement Ekaterina.

Freud avait un neveu: Edward Bernays. Personne ne connaît son nom, pourtant ce monsieur fut à l'instar d'Einstein l'instigateur d'une grande révolution interplanétaire. Il créa la communication de masse, ce qui généra propagande et...la publicité.
Ayant lu les écrits de tonton à un époque où le monde de la médecine avait encore du mal à reconnaître les vertus de la psychanalyse (et pour cause, à ce moment-là, Freud disait encore des choses intelligentes, donc dérangeantes, ce qu'il s'empressa de modifier pour garder sa chaire à Viennes), il eut une intuition de génie. Les foules étaient donc manipulables par leur subconscient, et ça c'était de l'or en barre.
La psychanalyse est donc la base du savoir en termes de manipulation et Freud ne s'est pas privé de le mettre lui-même en pratique. En effet, lorsqu'il reçut pour la première fois de nombreux enfants de ses amis et de son entourage de la haute société viennoise, il fut surpris d'entendre de nombreux témoignages d'abus sexuels. A l'époque, on ne se précipitait pas pour appeler la police et Freud fit donc part immédiatement de ces dires aux parents et à d'autres médecins qui se rebiffèrent. La morale et l'éducation voulait que les parents, enseignants, etc, soient garants du bon fonctionnement moral de la société et la parole de l'enfant était moins bien considérée que les aboiements d'un chien. Freud sentit qu'on s'écartait de lui, avec ses théories d'enfants abusés sexuellement, et il sentit qu'il pouvait retourner la situation en sa faveur en créant la sexualité infantile, ses fantasmes et le fameux complexe d'oedipe.

En gros, pour justifier le rapport incestuel entre la fillette et son père, plutôt que d'expliquer cela par le fait que le regard du père porté sur l'enfant était sexualisé (parce que lui-même ayant vécu cela enfant), il préféra dire que l'enfant était lui-même sexualisé et qu'il désirait son géniteur. De plus, il expliqua les récits terrifiants de viols par le fantasme. A l'adulte comme à l'enfant abusé, il dit: vous avez imaginé ce que vous racontez.

"Parler vrai" est aujourd'hui la seule révolution possible. C'est la seule chose qui reste choquante en ce monde pour les esprits. On a l'impression qu'on a tout dit, que tout est déjà avoué, mais en réalité, si j'écris un article disant: "Les psys nous manipulent." Je soulèverais un tollé. (Si j'étais chercheuse au CNRS ou journaliste au Monde) Pas parce que je ferais du scandale gratuit, mais parce que cela parlerait au coeur de chacun. Soudain une personne parmi l'intelligentsia serait le témoin lucide d'un mal être étouffé en eux.

Dire la vérité sur ce qu'on ressent est une importance capitale.

Et méfiez-vous de toutes les manipulations. Si une parole vous blesse, quelle que soit la raison qu'invoque la personne pour justifier cette parole, elle cherche à vous manipuler.

Il est un exemple très banal. Vous avez tous dans votre entourage une personne qui dit: "Puis-je te parler franchement?" et comme tu aimes l'honnêteté à la base (source de connaissance), tu acquiesces. Et là la personne te sort une bonne grosse insulte déguisée en analyse de comptoir dégueulasse. Et ton âme chavire. Tu ne sais plus quoi penser. Tu n'oses pas engueuler cette personne car elle a été franche (sanctification). En réalité, on devrait tous réagir comme on le SENT vraiment dans ces moments. Quitte à balbutier, bégayer, s'énerver n'importe comment, passer pour un con, mais au moins on ne se trahit pas nous-même. Et la personne qui a parlé "franchement" a eu le temps de préparer sa petite diatribe vomitive, elle a donc eu le loisir pendant 5 minutes d'être totalement sûre d'elle, d'avoir la verve habile etc...Mais si vous restez campé sur vos positions (qui ont l'air débiles face à la prose construite de votre adversaire mais on s'en FOUT) et que vous dites des trucs comme: "Ca me fait mal ce que tu dis, tu es méchante, arrête de me parler, ta franchise c'est de la merde, je supporte pas ces mots, dégage" eh bien croyez-le ou non, la personne d'en face sait exactement de quoi il en retourne, et essaiera d'insister un peu, mais il faut rester ferme.

Et ça, ça vaut pour toutes les situations (supérieur hiérarchique, parents, frères, soeurs, amis ou toute personne jouissant d'une confortable situation de manipulateur en puissance).

Bisous à tous, prenez soin de vous!

Long hug



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Re: Oh une maison

Message par Harpo le Dim 25 Nov 2012 - 14:36

Le portrait que tu fais des psys pourrait se résumer - assez trivialement - par : les psys sont des putes de luxe.

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