Oh une maison

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mar 20 Nov 2012 - 11:55

Le maraud arme ses mots, mais le maure en a marre des oraux, il rame hors de rome et ramasse des ormeaux dans la mare mais y a que des rats morts, voilà ce que le maure aura.

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mar 20 Nov 2012 - 14:02

Je me marre Abou!

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Re: Oh une maison

Message par Northey le Mar 20 Nov 2012 - 19:29

Tu es la première de qui je lis la présentation au delà de la troisième ligne.
T'es aussi frappadingue que moi ! Very Happy
Et, comme moi, tu n'as pas peur de dire que tu aimes les calins.

Viens-donc par ici : Bisous

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mar 20 Nov 2012 - 19:35

Bretonne a écrit:Bonjour cher vous tous,
Récemment je fais des découvertes sur la façon de guérir mes congénères de la dépression et en fait, j'ai trouvé. Mais c'est parce que j'ai découvert que la dépression n'est pas une maladie, mais une fonction de sauvegarde dûe à un bug, et le corps est prévu pour effectuer des sauvegardes tout le temps, pratique, j'aimerais bien que mon PC le fasse tout seul aussi ^^. Si ça vous intéresse, you clever people of the galaxy, je vous expliquerai comment faire. Vous verrez c'est fastoche comme tout quand on a le cerveau de zèbre, parce que la surdouance c'est pareil, c'est une façon de fonctionner plus qu'une supériorité, et souvent les surdoués sont tout moumous de la joie, à cause de carences affectives!

Là, je cherche à localiser le "soi", le "moi" et le "ça" dans le corps au niveau biologique, et je me passionne trop pour les cerveaux (on en a plein en fait, encéphalique déjà y en a 3, puis entérique et puis le nerf vague qui relie tout ça, c'est tout pareil à la kundalini et aux chakras on dirait bien, ils étaient fort ces sages de la vallée de l'Indus!)

Je rêve de trouver une technique qui puisse guérir la dépression avec 3 phrases et 3 massages bien placés comme un reformatage de PC. Au fait y a un fou qui veut télécharger son esprit dans un robot c'est Ken Hayworth, je lui ai écrit pour lui dire de surtout pas oublier son système nerveux entérique sous peine de faire un robot dépressif à jamais ouarf ouarf, mais il m'a pas répondu.


Comment faire?

Tu es très convaincue par la théorie de Freud? Ou aucun rapport?


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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mar 20 Nov 2012 - 23:46

En fait, je dérive un peu par rapport à Freud. Surtout à aucun moment je ne pense que les enfants sont des "pervers polymorphes" ni que le ressenti puisse être un fantasme.

Mais par rapport au "moi" au "soi" et au "ça", disons que je pars d'une base de définitions préexistantes, pour qu'on puisse se comprendre. J'étudie en ce moment là où dans le corps pourrait se situer le "soi", ce que l'on considère comme étant "nous-même" loin de la personnalité, et encore moins de la "persona". Si tu as mal au ventre, par exemple, tu fais la différence avec ton voisin qui a mal au ventre, tu ne peux pas confondre, c'est le soi.

Mais la conscience du "soi", c'est bien plus pervers, il s'agit d'un droit donné dès le départ au nourrisson (voire au foetus, mais je n'en suis pas certaine, je cherche à établir un rapprochement entre le microbiote intestinal et le soi, et ce microbiote n'arrive qu'à la naissance). Si le nourrisson est privé de la présence de sa mère (en étant placé dans un berceau dans une autre pièce par exemple), il développe mal sa conscience du "soi", étant donné qu'il ne fait aucune distinction à la base entre sa mère et lui. C'est seulement arrivé vers 18 mois qu'il peut enfin prendre conscience de lui-même (test du miroir). Seulement ce soi ne peut réellement exister à part entière que si ses besoins primaires ont été satisfaits.

C'est là que le "moi" survient. Si les besoins primaires (exigés par le "ça"=faim, soif, affection, sécurité, froid, chaud) n'ont pas été satisfaits, se crée un "moi" pour pallier à ce manque. Etant donné que 99,99% de l'humanité a été contrecarré dans les besoins du "ça" avant l'âge de 18 mois (on laisse pleurer l'enfant, on ne comprend pas ce que ses pleurs signifient, on lui donne une tape, et de nombreuses dérives psychologiques, comme une mère qui attend de lui qu'il remplace l'affection jamais reçue par ses parents), alors l'enfant est obligé de créer de multiples "moi". Notre personnalité n'est pas unique. C'est pourquoi certaines personnes nous trouvent idiotes, d'autres intelligentes, d'autres drôles, d'autres sans humour, etc...Ce qu'on appelle les "facettes" de la personnalité, n'est en fait que de nombreux "moi" créés pour faire face aux attentes et se défendre.

Pour résumer, la conscience du soi ne peut se développer pleinement qu'en ayant eu un "ça " comblé. S'il ne la pas eu, il développe des "moi". Si les besoins ont été comblés à 90%, il y aura 90% de "soi" et "10%" de "moi". Certaines personnes ont l'air totalement bien dans leur peau, détendue, ne suscitent pas la concurrence, n'ont pas besoin de frimer, ne courent pas après une carrière, ni la gloire, ni l'argent. Tout le monde pensent à peu près la même chose d'elles, c'est à dire qu'ils ne sont pas forcément capables de dire "il ou elle est comme ceci ou comme cela" mais "je me sens bien quand je suis avec cette personne". Il s'agit certainement d'une personne ayant eu un "ça" bien comblé, ou qui ont réussi par le yoga a conscientiser ce soi. (Certaines personnes ayant une longue pratique du yoga, et qui connaissent bien la situation des chakras, leur rôle et les énergies, peuvent arriver à devenir "éveillé", c'est à dire en réalité, conscients de leur "soi", ce qui ne veut pas dire que le yoga va tous nous sauver).

La dépression c'est la tentative de sauvegarde du corps. En effet, le corps identifie ses "moi" comme remplaçants des "soi". Comme un suppléant. Si le soi disparaît, l'homme meurt. Comme quand on dit "je meurs", "tu meurs", "il est mort", je, tu et il sont les "soi". Si le corps crée des "moi", il pallie à l'absence de conscience de "soi" par un faux-soi. C'est ce que certains appellent le "faux-self". Il s'agit en réalité des "moi". Le faux-self peut apparaître plus ou moins fortement, si la personne a créé de nombreux "moi", disons 70% de "moi" et 30% de "soi" font une personnalité multiples, à tendances bipolaires, qui semble être dotée d'un faux-self, qui change d'avis en permanence et ne semble jamais savoir ce qui lui plaît réellement.

En effet, ces "moi" ne sont que des FAUX. Donc s'ils peuvent remplir les fonctions primordiales que le "soi" est censé remplir, dormir, se nourrir, se reproduire, se sociabiliser, il est par contre incapable de faire la chose la plus essentielle: "être". Parce qu'il ne sait pas ce qu'il "veut" (la volonté est issue du besoin primaire, manger, boire..etc), il est incapable de s'orienter correctement.

Mais le corps qui ne sait pas "créer" la conscience du "soi" est très intelligent quand même et arrive à créer une sorte de fake qui agit, parle, se comporte parfaitement comme s'il savait ce qu'il "voulait". La preuve? On a étudié au scanner dans les années 60 le cerveau de personnes en train de prendre une décision. Lever le bras par exemple (la décision devait être du fait du scanné). La personne levait le bras, et la zone du cerveau indiquant la volonté, agissait "APRES". En réalité, je suis certaine que cette étude a été faite sur des personnes à forte abscence de conscience de "soi". Si je pouvais scanner des personnes bien dans leur peau, je suis certaine que la zone réagirait avant.

Donc le corps créer ce faux-self et chaque "moi" prend des décisions indépendantes. "Décisions"? Pas vraiment. Car les personnes dotées d'un grand pourcentage de "moi" sont extrêmement influençables. Elles sont convaincues facilement par la dernière personne qui a parlé, le plus fort, ou qui a l'air de vouloir lui apporter de l'amour. C'est pourquoi ces personnes sont très vulnérables et sujettes à l'embrigadement (sectes, clubs, religions, confréries, et groupements de toutes sortes).

Moins la personne a de conscience de "soi", plus elle a de "moi", plus elle est obligée de renforcer sans cesse ses "moi" pour se convaincre elle-même de sa fiabilité. Le corps a besoin de se faire confiance, c'est une base comme dans la justice américaine ou l'on prête serment sur la bible, ou les médecins qui sont sous le serment d'hypocrate...etc, bref le corps à partir de la création de ces "moi" est comme sous serment avec lui-même. C'est comme s'il se disait à lui-même: "Restez bien en vie, tous les "moi", sinon on va faire des trucs zarbis comme se fourrer de l'emmental dans les oreilles, et manger de la colle uhu puissance 4, et on va finir par crever, alors OK, je sais qu'on a pas eu le "soi" bien conscientisé pour nous aider dans cette bataille, mais on va s'en sortir les gars, bordel de merde, putain de guerre." Et là les "moi" font "Sir, yes, Sir" et c'est parti pour avoir un caractère de merde toute sa vie. Les gens de mauvaise foi, têtu, dominants, voulant tout contrôler, diriger, qui coupent la parole, font des choses extraordinaires tout le temps, donnent des conseils à tout bout de champs, s'énervent pour un rien, etc...Sont des soldats "moi" dans toute la beauté de leur action.

Mais ces mêmes personnes seront les premières à subir l'engloutissement de la dépression à la moindre menace de détection. Vraiment comme à la guerre, les "moi" quand ils se sentent "repérés", battent en retraite, dernières solution s'ils ne souhaitent pas mourir. Le corps leur a bien dit "assurez les gars sinon on va crever", alors ils assurent et quand on les repère, ils se terrent.

Quelles sont les situations dans lesquelles les "moi" peuvent être repérés? Par exemple, une personne se fait quitter par son conjoint. Pendant toute la relation, elle se sentait "complète" dans le couple. Ses multiples "moi" s'exprimaient haut et fort, jalousie, contrôle du conjoint, conseils à ses ami(e)s célibataires, fierté, sensation d'être fort(e).

Puis l'AUTRE se barre. La personne se retrouve face à elle-même, c'est à dire PERSONNE, un gouffre immense jaillit soudainement devant elle. La séparation est un phénomène brusque auquel les "moi" ne peuvent se préparer. Ils sont comme surpris tout nus. Le mythe apparaît: les "moi" sont comme un décor en carton pâte et "JE" ne suis personne. "JE" ne vaux rien. Alors les "moi" font un branle-bat de combat "TOUS AUX ABRIS". Et tout le monde se planque. C'est la dépression.

Il existe de nombreuses manières de se sortir de cette situation, mais il ne faut surtout pas chercher à se sortir de la dépression. En effet, la dépression, si elle n'est pas causée par des répétitions d'abus graves (auquel cas, les "moi" ne sont pas assez forts et décident de supprimer le corps=suicide), finti toujours par s'en aller toute seule. Ce sont les phases dépressives, hystériques, on appelle ça bipolaire, ou fluctuant, bref, tous les dépressifs chroniques connaissent ça. La dépression s'en va quand les "moi" ne se sentent plus en terrain miné.

Mais dans toutes ces façons, un point commun: comprendre que c'est cela dont il s'agit. Dire à ses "moi" intérieurement qu'on les aime beaucoup, parce qu'ils nous ont bien aidé à survivre, et qu'on va enfin les délivrer de ce fardeau qui est la guerre. Attention, certains "moi" sont soldats professionnels et ne vont pas bien le prendre. Il faut absolument parler à son "soi" pour lui dire qu'on l'a empêcher de grandir et que maintenant on sait qu'il existe.

Pour cela, plusieurs manières: yoga (moi j'ai pas la patience perso), lire alice miller (plus rapide, elle parle du "soi" direct, sans le formuler comme ça), prendre conscience de nos véritables émotions et les accepter.

Ca peut commencer par "j'ai pas envie d'aller travailler aujourd'hui" sans y mettre le couvercle du "je suis un feignant qui n'arrivera jamais à rien". Accepter ça, comme étant une véritable volonté du "soi". Un droit inaliénable de s'exprimer. J'ai le droit de ne pas avoir envie d'aller bosser, je suis fatigué, mon travail m'ennuie, ma collègue est méchante avec moi, etc...S'autoriser à ressentir. Et pourquoi pas, même si ça peut aider: ne pas aller travailler du tout, en se sentant libre de le faire. Si vous êtes celui ou celle qui répond à cela "ah ouais mais d'accord dans ce cas-là on va plus jamais travailler, après on perd son taf et puis après on est peut-être guéri mais au chômage". Eh bien vous pouvez en direct expérimenter la parole d'un de vos "moi" à tendance conservatrice, rabat-joie et très orienté dans la survie financière. S'autoriser à ressentir chaque jour une ou deux choses est merveilleux. Y COMPRIS des choses terribles. Y COMPRIS "j'aime pas mon père". Et n'oubliez pas qu'aucun monstre ne loge en vous. Les mauvaises pensées, immorales par exemple, proviennent TOUJOURS d'une éducation. L'éducation ce sont les "moi" des parents qui apprennent aux "moi" des enfants à survivre.

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mar 20 Nov 2012 - 23:47

Oh merde mais comment j'ai fait pour écrire un post aussi long sans m'en rendre compte Very Happy Very Happy affraid

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mer 21 Nov 2012 - 0:06

Une explication fascinante, je respecte beaucoup. Je l'ai bien lue et relue.

Je me suis senti extrêmement concerné, bien que n'étant pas diagnostiqué dépressif.

Accepter ses propres passions permettrait de devenir une personne équilibrée? Mais si l'on a une personnalité (enfin je crois parler du "soi") très réactive on ne doit pas se canaliser? Tu n'as pas forcément voulu dire ça...

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mer 21 Nov 2012 - 0:43

En fait, j'ai réalisé en faisant ces recherches sur la dépression, que cela concernait une grande majorité de la population à un niveau plus ou moins important.

Je dirais qu'il y a 6 niveaux (EN GROS hein)

1) Très bien dans sa peau, connaît ce qu'il veut, conscient de son soi. Se choisit un environnement agréable.

2) Parfois bien, parfois mal, a l'impression de savoir ce qu'il veut, mais sent qu'il y a "quelque chose" d'autre. Ca arrive de déprimer un chouia, mais ça dure pas.--> Soi embryonnaire, mal développé, création de "moi", mais une petite conscience de "soi" quand même. Environnement qui ne menace pas sa survie.

3) Mal dans sa peau, fluctuant, tour à tour hyperactif et au 6ème dessous --> Soi microscopique, pleins de moi, presqu'aucune conscience de soi. Ne sait pas choisir son environnement et tombe régulièrement sur des situations menaçant sa survie (couple malsain, famille nocive, travail stressant...). Sent de façon "extrême" la possibilité inaccessible d'un bonheur parfait. (le soi microscopique en fait)

4) Hypermal dans sa peau, dépression quasi constante. Personne fuie par les autres. Passé familial lourd. --> Aucun soi. Que des "moi" menacés en permanence dans leur survie + environnement nocif et passé subi encore présent (traumatismes comme de la maltraitance grave, abus sexuels...) Se sent en permanence sans valeur, n'a pas d'espoir. (Le soi doit être découvert, il ne peut être "retrouvé")

5) Bipolaire. Les "moi" se comportent de façon extrêmistes tout le temps. Les personnes bipolaires ont pu être confrontés bébés à une situation de "danger de mort" réellement vécue comme telle (mère qui laisse son bébé en vacances chez des grand-parents pas très sympas= nourrisson qui le vit comme un oiseau blessé se sent dans les mains d'un humain qui le ramasse==> TRES MAL, DANGER). Résultat-->Conscience de soi minuscule mais des "moi" très hyperactifs, de type paranoïaques, maniaques (danger de saleté, hygiénisme), tout ce qui peut être un comportement extrême de réaction à un danger.

6) Shizophrénes, fous, tarés, psychotiques, psychopathes (je ne parle pas de meurtrier forcément!!), etc...Malheureusement appelés de toutes les façons les plus méprisantes qui soient. Mais qui représentent les personnes dont la conscience de soi à été annihilée, mais dont les "moi" trop menacés, trop souvent, par de multiples évènements extérieurs (agression, maltraitance, drogue, danger, négligence...) ont pris la décision du repli permanent, dans les hautes sphères du déni. "Ce que je vis est désagréable, donc ce que je vis est n'existe pas".


Chaucun peut expérimenter à tous les niveaux un petit quelque chose, même quelqu'un d'à peu près bien dans sa peau, peut ressentir le déni du schizophrène, quand par exemple il "oublie" de faire quelque chose d'important mais ennuyeux.

Tout ça demande bien entendu beaucoup beaucoup plus de réflexion, mais c'est une base de recherches.

Alfred, il ne faut pas confondre "passion" et "émotion". La passion peut être une manifestation d'un faux-self, l'émotion c'est une base réelle vécue par le soi.

Par exemple, si on est obsédé par l'image d'une personne idéalisée, c'est une passion. Si on se sent bien avec une personne et qu'on désire qu'elle nous apprécie aussi, c'est une émotion.

Les besoins primaires nous donnent nos émotions: faim, soif, sécurité, désir de reproduction, sommeil.

Nous vivons ces émotions quand il nous "manque" l'une de ces choses vitales. Si on a tous ces besoins vitaux satisfaits, le sentiment de plénitude (appelé aussi, paix, joie, éveil) est là.

On a pas besoin d'être une personne équilibrée. On est pas des équilibristes. Si on meurt de faim et qu'on a rien à manger, on devient enragé. Ca n'a rien d'équilibré, c'est humain et normal.

La personnalité n'a rien à voir avec le soi. Nous avons une nature qui se manifeste par le désir de répondre à des besoins.

Si tu te définis comme quelqu'un de "très réactif" réfléchis bien à ce à quoi ça correspond. Si par exemple il s'agit de se mettre facilement en colère, il s'agit du "soi". Car si par exemple on vient dans ton jardin et on arrache les fleurs. Tu vis une intrusion (mise en danger du besoin de sécurité primordial= avoir un chez soi délimité en fait partie) et que tu te mets en rogne, tu n'as pas une personnalité réactive, tu es un être humain en totale harmonie avec ton "soi" (sur le moment présent). Si par contre, tu regardes la personne arracher tes fleurs et que tu penses à la vengeance, que tu ne dis rien, que le sang te monte à la tête, que tu as une boule dans la gorge et que tu rages "intérieurement". Alors tu n'as pas affronté l'une des deux choses suivantes: 1) Soit la peur de cette personne, qui est peut-être très grande et très méchante. Auquel cas, un "soi" solide reconnaît la peur et sait qu'il ne peut lutter. 2) Soit l'envie immédiate de menacer/tuer cette personne, qui se manifeste normalement par des cris, des gestes faisant fuir, voire des coups, voire un crime si les fleurs de ton jardin sont en fait tes enfants.


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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mer 21 Nov 2012 - 0:58

Bretonne a écrit:
Si tu te définis comme quelqu'un de "très réactif" réfléchis bien à ce à quoi ça correspond. Si par exemple il s'agit de se mettre facilement en colère, il s'agit du "soi". Car si par exemple on vient dans ton jardin et on arrache les fleurs. Tu vis une intrusion (mise en danger du besoin de sécurité primordial= avoir un chez soi délimité en fait partie) et que tu te mets en rogne, tu n'as pas une personnalité réactive, tu es un être humain en totale harmonie avec ton "soi" (sur le moment présent). Si par contre, tu regardes la personne arracher tes fleurs et que tu penses à la vengeance, que tu ne dis rien, que le sang te monte à la tête, que tu as une boule dans la gorge et que tu rages "intérieurement". Alors tu n'as pas affronté l'une des deux choses suivantes: 1) Soit la peur de cette personne, qui est peut-être très grande et très méchante. Auquel cas, un "soi" solide reconnaît la peur et sait qu'il ne peut lutter. 2) Soit l'envie immédiate de menacer/tuer cette personne, qui se manifeste normalement par des cris, des gestes faisant fuir, voire des coups, voire un crime si les fleurs de ton jardin sont en fait tes enfants.


Si je me mets en accord avec mon "soi" en me mettant en colère quand je me sens agressé, je vais éviter la dépression?
Est-ce vraiment le "soi" qui s'exprime dans cette colère ou plutot un développement dans un environnement qui a conditionné ce genre de comportement, une carence quelque part?

Etre soi-même c'est donc dire ce que l'on pense sans tenir compte des personnes qui nous entourent?

Donc, on doit avoir tous les besoins comblés avant de pouvoir penser à avoir un "soi" agréable.

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mer 21 Nov 2012 - 1:21

Il ne s'agit pas d'éviter la dépression, mais de comprendre comment à l'origine ont été créés les "moi" et d'où provient la dépression, ce que j'explique (ou ai tenté) d'expliquer dans le premier méga long post. Il peut très bien arriver qu'une personne arrive à se mettre en colère, mais par exemple culpabilise immédiatement après. Cet exemple de la colère par rapport aux fleurs du jardin, c'est surtout pour mettre en évidence ce qui "réagit" en nous. Tu parlais de personnalité "réactive", voilà pourquoi je donnais cet exemple.

Tenir compte des personnes qui nous entoure, c'est malheureusement le gros problème de notre société "éduquante" (je préfère utiliser ce terme qu'éducative, qui donne une image sympathique). On donne comme base aux enfants "soit sage" "soit gentil" plutôt que d'écouter ses pleurs ou sa colère. (un enfant ne pleure pas, ni ne se met en colère pour être méchant, il manifeste avec ses moyens son ressenti.)

Un bébé doit avoir eu tous ses besoins comblés. Un adulte doit avoir conscience que son mal être provient de ses besoins non comblés quand il était enfant et que son "soi" mal conscientisé est la racine du mal.

On ne peut pas "penser" à avoir un "soi" agréable. On peut juste se sentir en paix, ou en conflit avec soi-même.

Il y a des personnes qui passent leur vie à tenir compte de leur entourage, à vivre pour les autres, ou en étant influencés par les autres et qui sont extrêmement malheureuses...

Quant à dire ce que l'on pense, et réagir selon ce qu'on ressent, ce sont deux choses souvent confondues, mais qui peuvent au final signifier la même chose pour toi.

Par exemple:

Quelqu'un de ta famille passe son temps à te dire "fais ci fais ça". Ca t'est très désagréable. Plusieurs façons de réagir:

-Tu te tais, tu encaisses, après tout, la colère ne sert à rien. Ceci est le couvercle mis sur une véritable émotion. (Résultat==> tu pètes un plomb quelques temps plus tard)

-Tu réagis agressivement: laisse moi tranquille, tu me fais chier. Cette réaction est le résultat de la réaction précédente. Trop d'accumulation et l'ignorance du fait que cette personne menace ton vraiment ton territoire et tes besoins primordiaux. (de quel droit quelqu'un te dit d'agir de telle ou telle façon, tes décisions sont ton territoire)

-Tu réagis en soumission. "Oui tu as raison, je suis nul, etc" Tu étouffes carrément l'émotion de danger, en mettant totalement en DOUTE ta propre volonté. Résultat==> dépréciation de soi.

-Tu réagis en conscience. Soit cette personne t'oblige à l'écouter, auquel cas, tu dois l'en empêcher. (partir, déménager, rompre les liens, raccrocher le téléphone...) Soit cette personne ne t'oblige pas à l'écouter, tu peux dans ce cas, prendre tes décisions toi-même sans te sentir obligé de l'écouter. Tu peux lui signifier que ses conseils ne sont pas bons pour toi et que tu as décidé de ne pas les suivre. De la même façon, si la personne t'oblige à l'écouter, et que c'est une personne que tu apprécies, tu peux très bien lui dire: "je n'aime pas que tu me dises ce que je dois faire, je me sens forcé, et j'ai envie de diriger ma propre vie". Si la personne réagit mal à cela, c'est que ses intentions vis à vis de toi sont malsaines (t'obliger à faire quelque chose qu'elle même n'a pas pu faire dans sa vie par exemple). Il s'agit alors de se protéger en empêchant la personne de te nuire.

Très très difficile de s'avouer que les personnes qui nous "aiment" nous veulent en réalité moins de bien qu'on ne le pense...Ces personnes sont persuadées de vouloir ton bien, mais ce sont ses "moi" qui s'expriment.

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mer 21 Nov 2012 - 1:33

L'important donc est de tuer au maximum les "moi" pour vivre en harmonie avec "soi".

J'ai compris?

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mer 21 Nov 2012 - 1:36

En gros, mais il faut pas tuer les "moi" réellement, ils s'annihilent progressivement si tu te connectes à ton "soi". Tant qu'ils sont là, c'est que ton corps en a besoin. Ils sont ta garantie de sauvegarde. Faut sauvegarder, faires des mises à jour de temps en temps, mais pas reformater, sinon tu perds toutes les données, et là malheur, c'est le NEANT. Wink

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mer 21 Nov 2012 - 1:38

Vu comme ça finalement c'est assez simple comme procédure. Reste à mettre en oeuvre.

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mer 21 Nov 2012 - 2:01

C'est plus une prise de conscience qu'une procédure, mais bon. J'espère que des personnes sujettes à ce problème pourront trouver quelques pistes dans ces propos. Wink

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mer 21 Nov 2012 - 2:02

Merci pour tes explications plutôt bien détaillées et utiles.

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Re: Oh une maison

Message par Fa le Jeu 22 Nov 2012 - 16:17

Ploum. J'arrive ici au détour d'un lien.
Je ne connais décidément rien au sujet, à ce titre cette lecture m'aura été très enrichissante. Merci !

J'ai du mal avec ce que je considère être des notions encore floues (par exemple qu'est ce qu'une émotion, qu'est ce qu'une passion, comment les distinguer (et le peut-on de soi-même)) mises en hypothèses de formules radicales contenant des mots comme "tout" et "rien". C'est mon petit côté chieur, je suppose. Je dis ça simplement en préambule du fait que, malgré cet a priori, je trouve que ce que tu écris là, Bretonne, ça me parle pas mal. Enfin ça se tient. Enfin j'aime bien. Je sais pas.

Maintenant, à l'image d'un physicien cherchant l'équation unique, j'aimerais arriver à pouvoir me brosser un tableau de modèles qui accepterait à la fois celui-ci, et celui de Dabrowski qui place les dépressions dans une perspective toute autre, et que j'en suis venu à respecter aussi. (Mon côté dernier qui parle qui a raison, peut-être, pour le coup What a Face)

As-tu un avis là-dessus ?

Quoi qu'il en soit, bienvenue Cool

Fa
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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Jeu 22 Nov 2012 - 19:20

Merci pour ton accueil! Long hug

Je ne connaissais pas cette théorie de la désintégration positive, mais en y jetant un oeil, elle a l'air totalement liée à mes propres convictions.

Je vais prendre le temps de la lire plus attentivement et répondre à tes questions de façon détaillée plus tard. A++


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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Jeu 22 Nov 2012 - 22:39

Bonsoir bretonne, je joins le vif intérêt à celui de fawantsbi pour ce que tu as écrit sur le "soi" et le "moi".

Car, j'ai trouvé ton exposé très clair, et l'ai, comme Fa, mis en lien avec Dabrowski....mais, ils ne me semblent pas si lointains que cela.

Peut être que ce qui émerge de la lecture de Alice Miller (que j'ai envie de lire du coup), est le complément des théories de Dabrowski qui restent assez générales (de nombreux paramètres peuvent avoir un rôle dans les processus de désintégration, leurs réussites ou leurs échec).



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Re: Oh une maison

Message par Harpo le Jeu 22 Nov 2012 - 23:37

Bon, suite à ce fameux lien (Broutille / Alfred_007), je viens de lire ces mega longs posts captivants et surtout clairs comme de l'eau de roche. Si c'est pas de la vulgarisation ça ! Wink

Bravo, et merci donc !

Le fait que ton humour soit délicieusement barge ne gatte rien Wink

Bienvenue donc ici, Bretonne Smile

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Jeu 22 Nov 2012 - 23:52

Je vais donc répondre en détail.

Je précise que je réponds par rapport à ce que je connais, c'est à dire qu'en l'état, ma pensée se tisse ou disons se déploie, mais je ne cerne pas totalement l'arbre.

Pour comparer la manière dont je réfléchis sur un sujet donné avec un arbre, disons que les conditions propices à la génération d'un arbre sont ce qui permet la réflexion à la base. Par exemple la graine est un livre que j'ai lu et qui m'a inspiré. La terre, mon intuition et ma façon de raisonner. L'eau et les nutriments, les nombreux apports que j'ai reçus par la pensée d'autres personnes. Le climat est l'environnement que j'ai pour réfléchir. Il est composé de temps que j'ai, de paix, de silence, d'un ordinateur et d'une connexion internet qui marche, d'une certaine tranquillité financière (qui est pour moi de savoir que je peux payer mon loyer le mois prochain)...ET DE SOLEIL.

Si par exemple des personnes comme Alfred ou Fawantsbi me questionnent, ces questions sont le soleil. Il attire irrésistiblement la pensée à jaillir et la graine à germer. En l'occurrence, ici la graine avait déjà germé, le tronc poussé et quelques branches déployées. J'ai un arbrisseau. Les branches se dirigent sans cesse vers le soleil et les différents nutriments, l'eau et le climat permettent que de nouvelles ramifications se créent. Dabrowski crée un nouveau noeud et une nouvelle branche peut être formée. Donc quand tu parles Fawantsbi de "découvrir l'équation unique". Tu parles en fait de ce que moi j'appelle "Voir l'arbre."

Brève introduction pour bien faire comprendre que je ne maîtrise pas parfaitement ce donc je parle, certaines branches de l'arbre sont peut être destinées à l'élagage et qui sait la forme que peut avoir un arbre après 500 ans d'existence en observant l'arbrisseau? La seule chose que je sais c'est que le tronc existe, et que l'arbre est planté, destiné à grandir. Ce dont je parle sont des bases de recherche.


Par rapport aux émotions et aux passions

Déjà, je ne suis d'accord avec aucunes définitions de passion et émotion. Mais selon la définition de base, passion=émotion. Hors, l'émotion ou la passion sont décrites comme des états irraisonnés (ça c'est juste, mais encore faut-il être d'accord sur la définition de ce qu'est la raison) qui dominent la personne. Hors, qu'est-ce que la personne? Selon moi, la personne n'est pas dominée par ses passions, ses émotions. La personne est soit en accord avec son "soi" et en accord avec ses émotions, auquel cas ses émotions ne dominent personne, puisque ce sont les siennes. C'est un peu comme si on disait que le soleil est dominé par le feu. Ou que la mer est dominée par l'eau. Le "soi" EST émotions. La conscience de soi un être qui conscientise ses émotions. D'où vient la conscience, où est-elle logée dans le corps? C'est aussi l'une de mes recherches.
Soit la personne n'est pas en état de conscience pleine du soi et l'émotion refoulée par le "moi" fait vivre au corps un état que l'on pourrait qualifier de "maladif" (ventre noué, gorge serrée, coeur qui bat la chamade, quand ce ne sont pas des éruptions cutanées, et pouvant même culminer à des cancers, tout cela bien calé dans une case par la théorie globalisante du stress, bref le corps ne va pas BIEN. Il n'est pas en paix.) Il ne s'agit pas d'émotions, mais d'un corps qui vit mal l'émotion. Imaginons que vous ayez faim. Vous mangez. Vous êtes rassasié. L'état du corps est la paix. Maintenant imaginons, vous êtes lycéen, vous avez faim, mais vous êtes en cours, la prof vous demande de venir au tableau rédiger une équation. Vous y allez de mauvaise grâce (vous avez faim, mais la REGLE interdit d'avoir faim à cette heure-là, la preuve la REGLE a décidé qu'on mangeait tous à la même heure), la vous vous trompez, parce que votre esprit est totalement investi dans la sollicitation de se nourrir, vous n'avez pas de concentration efficace possible, la prof s'énerve sur vous (elle aussi a faim peut-être?), le lycéen jette la craie par terre et se rebelle. Que dit la morale? La morale dit que ce lycéen est "émotif". Qu'il fait une "crise d'adolescence"...et d'autres niaiseries. Et comme la quasi totalité de notre éducation, système éducatif, fonctionnement social va à l'encontre de notre horloge interne (si tant est que cette horloge ne bat pas les secondes mais des fractions de temps variables et imprévisibles), il est fortement compréhensible que nos peuplades "éduquées" soient "émotives".


A propos de Dabrowski

Déjà, je lis que de multiples facteurs forment la personnalité. Déjà, selon moi la personnalité peut avoir plusieurs sens. Si on entend par personnalité "nature", alors je suis d'accord. La nature d'une personne est en réalité l'ensemble formé par ses émotions et leurs fréquences. De la même manière qu'un caillou jeté dans l'eau forme une onde qui s'étend de façon exponentielle, la nature d'une personne s'étend avec la façon dont ses émotions se sont manifestées. Si par exemple, un petit nourisson a eu faim pour la première fois, que sa mère lui a donné le sein, le nourisson sera comblé dans ses désirs par la réception d'un aliment avec un certain goût mais aussi par la vision d'un énorme nibard et la sensation physique de succion, le contact de son visage avec le moelleux néné et la voix douce de maman. Cela forme un ensemble de connexions neuronales d'associations, qui feront que le bébé déjà aime le sucré, le doux, le moelleux, téter des trucs, regarder des trucs gros et ronds et les voix douces et musicales. (De la même manière, dans le ventre ou l'état du bébé est la joie et la paix profonde, la voix de la mère est filtrée et "raisonne" produisant énormément d'ondes alpha. Après la naissance, maman n'a plus cette voix-là, mais papa a cette grosse voix qui raisonne et produit des ondes alpha, ce qui calme bébé automatiquement!) Ensuite, un truc gros et rond qu'il aime bien, un ballon, est associé avec papa qui de sa grosse voix grave lui demande de le lancer. Paf, bébé adore lancer un ballon. etc...Selon les expériences vécues, la nature d'une personne se crée. Elle est composée d'émotions complexes toutes dérivées d'une émotion de base. Je veux jouer au ballon dans la bouche du petit enfant ci-dessus signifie pour lui, je veux lancer le ballon avec papa, dérivé de je veux encore le truc gros et rond et papa qui parle grave, dérivé de je veux manger et de je veux ressentir la paix. Si on comprend ça, on comprend pourquoi un petit enfant qui dit "je veux jouer au ballon" et à qui on dit non, puisse faire une crise pas possible, pleurs et cris. Il est incapable de formuler ces désirs par autre chose que "je veux jouer au ballon" ou pleurer fort comme quand il était nourrisson et qu'il a voulu manger pour la première fois.


Si Dabrowski entend par personnalité, les multiples composantes du moi (les "moi" donc), je ne suis alors pas d'accord. L'hérédité ne peut en aucun cas générer la personnalité. A la limite je conçois que les gènes puissent générer la nature, mais ça c'est encore une autre branche, un article que j'ai lu sur la physique quantique appliquée à la biologie, par rapport à l'ADN qui communiquerait par le biais d'espaces-temps encore inconnus, de la même façon que l'intrication quantique, si ça intéresse quelqu'un je vous en parlerai.

Donc déjà dès la première ligne, quand je lis: la personnalité peut être provoquée par plusieurs facteurs dont l'hérédité, je suis comme en manque de données pour pouvoir dire ok ou pas et si "pas", dans quelle mesure.


A propos de l'hyperstimulabilité

Là je suis d'accord pour dire que l'hyperstimulabilité est une caractéristique de la douance.

Mais si je ne sais pas encore pourquoi exactement selon Dabrowski (facteurs héréditaires, ça dépend et pourquoi, facteurs environnementaux, oui mais POURQUOI, facteurs liés à la volonté, oui mais d'où vient cette volonté, et qu'entend Dabrowski par volonté??), je peux d'ores et déjà répondre pourquoi selon moi.

Les personnes dites surdouées, zébrées, ont toutes UNE chose en commun. Non elles n'ont pas forcément un gros QI. Non, elles n'ont pas forcément une pensée arborescente, non elles n'ont pas forcément de la culture générale, non elles n'ont pas forcément d'idées sur la théorie de la relativité générale, non elles n'ont pas forcément de la répartie dans les soirées mondaines et non elles ne sont pas forcément capables de rentrer dans le club fermé de Mensa (la 1ère règle de Mensa est "il est interdit de parler de mensa" hi hi).
Mais sont toutes forcément HYPERSENSIBLES à leur environnement, en gros HYPER-RECEPTIVES. Donc ok, hyper stimulable, c'est presque ça mais pas tout à fait. Certaines personnes "surdouées" sont apathiques et dépressives et n'aiment pas l'hyperstimulation. Par contre, elles "vivent" leur environnement comme une éponge "vit" l'eau. L'éponge doit se nourrir de bactéries pour survivre, mais la seule façon qu'elle a de pouvoir s'en procurer est de filtrer des tonnes d'eau. Personne ne ressent mieux la nature de l'eau qu'une éponge, elle en connaît parfaitement la texture, la densité, la salinité, la température, la résistance, le goût etc...Parce que l'ancêtre de l'éponge a manqué un jour de bactéries pour le petit-dej, elle a muté en éponge vivant sous l'eau pour en avoir tout le temps. Elle a été obligée de connaître parfaitement l'eau pour s'y adapter.

De la même façon, le petit être humain qui a ressenti le manque et déduit de cet instant sa dépendance aux adultes, a été obligé de s'adapter plus vite pour comprendre l'adulte. Bientôt, le bébé surdoué sait quand pleurer.

La compréhension, l'intuitivité et l'hypersensiblité, sont toutes générées par l'hyper réceptivité d'un bébé qui a du, en mode éponge warrior, s'adapter au monde plutôt que de ressentir pleinement la joie et la paix d'un monde fait à sa mesure. Le surdoué vit chaque jour sa différence et ressent vivement à quel point le monde n'est pas adapté à lui. Mais il sait parmi ses congénères être celui qui s'adapte le mieux, le plus rapidement et en toutes circonstances. Ce sont les enfants bien élevés, les adultes qui recherchent à plaire, qui ressentent la terreur de ne pas être parfait, les débrouillards, les réactifs, les obéissants, ceux qui veulent prouver quelque chose, qui cherchent désespérément un monde dans lequel ils pourraient enfin vivre en paix, dérivé de leur première demande en tant que nourrisson: LA PAIX.

Je parlerai de la désintégration positive dans un autre post, car je suis fatiguée et je veux aller regarder le troisième épisode du monde de Narnia (qui est très intéressant psychanlytiquement).

Câlins!

Long hug

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Jeu 22 Nov 2012 - 23:56

Oh my God, MERCI la touche retour en arrière qui m'a permis de ne pas perdre TOUT ce que j'avais écrit précédemment...

J'avais failli tout perdre à cause de la fonction du forum: "un nouveau post a été écrit pendant que vous écriviez le vôtre, enregistrer ou modifier" et moi j'avais zappé et j'étais passée à autre chose et là je vois des messages d'autres personnes et pas le mien...ANGOISSE, nooooooooon, je reviens en arrière, voulez-vous rafraîchir cette page, oui, angoisse, tout est revenu aaaaaaaaaaahhhhhhhhhh ouf.

Bref merci Harpo, merci EkaterinaOndirignee (c'est quoi ce pseudo xD j'adore c'est ouf)

Câlins!! Long hug

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Ven 23 Nov 2012 - 4:52

Oui ce n'est pas la première fois qu'il se fait remarquer ce pseudo...cela m'avait agacée, mais à mesure, la curiosité aiguisée par celle qu'il suscite, s'éveille.

D'où il vient ? C'est assez long...mélange de numérologie, mythologie et réalité.




Tes textes sont vraiment limpides...je profite de ta façon d'écrire pour respirer une bouffée d'air, en plus d'y trouver des informations intéressantes.

En tout cas, Alice Miller, dont j'avais déjà entendu parler sur ce forum, sera une de mes prochaines lectures.






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Message par ♡Maïa le Ven 23 Nov 2012 - 10:30

Bonjour Bretonne,

huit jours après ton arrivée je débarque pour te souhaiter la bienvenue Smile
J'ai découvert ta présentation hier et j'ai tout de suite cliqué sur "Surveiller ce sujet" car tout ce que tu écris me plaît beaucoup. "Me plaît", ça veut tout simplement dire que cela rejoint complètement ma pensée, mes convictions, mes tentatives personnelles de me re-connecter à mes émotions (et de désactiver peu à peu chaque petit moi... => tu as raison, ce n'est pas facile, certains se la jouent Rambo qui veut pas partir en retraite), et les questions qui restent en suspens à propos de ce lien psyche-soma (à ce sujet, le livre "Entre Psyché et Soma" de Gerda Boyesen est intéressant).
Sans compter le style et l'humour, "La psy pour les nuls version Bob l'éponge", j'adore Wink
Bretonne a écrit:je me passionne trop pour les cerveaux (on en a plein en fait, encéphalique déjà y en a 3, puis entérique et puis le nerf vague qui relie tout ça
Que penses-tu des recherches récentes (enfin, plus si récentes que ça maintenant) qui montrent que l'intestin, directement relié au cerveau par le nerf vague, contient lui aussi des neurones et qu'il sécrète une vingtaine de neuro-transmetteurs identiques à ceux du cerveau ? Le "cerveau émotionnel" ils appellent ça... ?
Ma formation en biologie cellulaire est trop ancienne mais je reste très intéressée par les liens que tu pourrais faire, par ce fameux "pourquoi?". Je m'interroge par exemple sur ce qui, physiologiquement, nous (=les zèbres) donne tant de points communs avec les autistes alors que nous ne le sommes manifestement pas. Qu'avons nous en commun dans le foisonnement des cellules de notre cerveau ? Quand je lis les nombreuses études qui cherchent à "guérir" les autistes, notamment les pistes génétiques, ça me fait froid dans le dos car je me dis qu'un jour on voudra peut-être aussi nous "guérir". En ce sens, je rejoins complètement ta conception de la "folie" qui ne serait rien d'autre qu'un retranchement parfaitement "normal".

Je peux partager également à quel point les livres d'Alice Miller ont constitué pour moi un véritable tournant dans la prise de conscience de la destruction massive dont j'ai fait l'objet (pas que moi hein, c'est en effet toute la société qui marche sur la tête). Mais il m'a fallu du temps ! Intellectuellement, je comprenais très bien son discours, mais j'ai eu besoin de le digérer avant qu'émotionnellement ça prenne réellement sens...

Bref, ton arbrisseau me plaît bien, j'en observerai le développement avec intérêt, notamment celui de la branche "désintégration positive" car, si je suis assez séduite par la théorie de Dabrowski, il me reste une réticence que je peine à nommer (en dehors du fait que toutes les échelles de développement personnel présentent pour moi un risque) et sur laquelle tu pourras peut-être mettre des mots ?

Au plaisir de te lire Smile

♡Maïa
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Re: Oh une maison

Message par Fa le Ven 23 Nov 2012 - 10:44

Juste une petite pensée à laquelle je ne suis pas vraiment sûr de tenir moi-même (voui, on se connait pas, alors je préfère prévenir ^^), c'est simplement pour me faire l'avocat du diable. Reprenant ta métaphore de l'arbre, je ne fais que secouer les branches pour voir celles qui tiennent Razz :

La personnalité et la nature de quelqu'un, ainsi que leur origine, semblent être des sujets qui te tiennent à coeur.
En lisant tes premiers posts sur ce sujet, un des premiers trucs venant à cet avocat véreux aurait été : "Si une personne tend naturellement vers le 100% de "soi" lorsque ses besoins ont été comblés dès la naissance, et que nous avons grosso merdo les mêmes besoins de base, les êtres "bien dans leurs baskets" ne finiraient-ils pas par se ressembler beaucoup, selon cette théorie ?"

Sinon, je veux bien te lire après Narnia sur le reste ^^. Ah, et pour le fait de mettre l'accent sur l'hypersensibilité, es-tu en train d'orienter ta pensée vers "le Z est plus intransigeant dans la réponse qu'on apporte à ses besoins, donc un terreau plus favorable aux multiples moi compensateurs, donc Dabrowski voyait là l'effet et non la cause mais on se rejoint." ?

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Re: Oh une maison

Message par ♡Maïa le Ven 23 Nov 2012 - 10:55

FaWantsBi a écrit:"le Z est plus intransigeant dans la réponse qu'on apporte à ses besoins, donc un terreau plus favorable aux multiples moi compensateurs
Intéressant ! Un terreau plus favorable ou une lucidité plus développée qui fait qu'il identifie tôt ou tard la supercherie là où d'autres vivront avec sans jamais s'interroger ? Ou les deux ? Smile

♡Maïa
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