Oh une maison

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mar 27 Nov 2012 - 15:40

Fusain a écrit:
Quand vous prenez le train, essayez vous de comprendre le réseau de chemin de fer? Réponse: OUI, mais aussi d'observer les fils électriques qui s'entrecroisent et la progression systématique des poteaux, comptage des vaches, observation des déchets, déduction de leur nature, essayer de comprendre qui a jeté ça là, pourquoi et depuis combien de temps

Je vous propose un autre truc : cherchez les chevreuils... Notamment en automne-hiver, à la lisière.
Sur un Paris-Lyon en fin d'après-midi, j'en ai compté jusqu'à 12.

12 chevreuils? Quelle chance!! Je ne fais jamais Paris-Lyon...

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Mar 27 Nov 2012 - 15:46

Mogwai a écrit:
Quand je laisse tomber un morceau d'ongle dans la nature ou le métro, je me fais le schéma du cycle des atomes qui composent ce morceau et je trouve ça fascinant qu'un bout de moi aille se promener tout seul comme ça geek

Ouais, génial!! Une petite histoire avec des ongles:

J'étais dans la jungle amazonienne dans une cabane, et assise sur mon hamac je me coupais les ongles et les laissais tomber sur le sol. Soudain une colonie de fourmis minuscules est arrivée, et chacune a pris un morceau d'ongle et j'ai vu sortir mes ongles de la cabane en file indienne. Après j'attendais trop que mes ongles repoussent pour pouvoir le refaire Very Happy

Comme toi, je pense que ces symptômes peuvent disparaître. On ne sait pas grand chose du syndrôme d'Asperger. Et le corps suit la pensée qui suit le corps (en file indienne) (mais en rond).

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Re: Oh une maison

Message par MysticApocalypse le Mar 27 Nov 2012 - 15:46

......



Dernière édition par mumu117 le Mar 27 Nov 2012 - 19:37, édité 1 fois (Raison : REPONSE INSATISFAISANTE......dsl)

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mar 27 Nov 2012 - 15:48

Bretonne : Le chevreuil est tellement répandu maintenant que sur n'importe quelle ligne, à moins qu'elle ne soit totalement urbaine ou traversant une "steppe céréalière" sans le moindre bosquet, il est possible et même facile d'en voir. Paris-Lyon n'est certainement pas le plus favorable pour ça...

'Fin voilà, ça n'a rien à voir avec de l'aspisme je pense, mais ça peut aider à fixer cette capacité d'observation sur un objet un peu plus poétique Wink

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mar 27 Nov 2012 - 15:59

Fusain a écrit:.../... mais ça peut aider à fixer cette capacité d'observation sur un objet un peu plus poétique Wink

Mais c'est très poétique la danse des rails de chemin de fer sans parler de la rythmique des câbles électriques.... Very Happy

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mar 27 Nov 2012 - 16:19

Arrête tout, je viens de visualiser des rails dansant au pas cadencé sur le rythme du Roi de la Montagne de Peer Gynt.

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mar 27 Nov 2012 - 16:31

Laughing

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Re: Oh une maison

Message par ♡Maïa le Mar 27 Nov 2012 - 17:08

Mogwai a écrit:N'y a-t-il pas un risque qu'il finisse par se venger par un autre moyen parce qu'il est empêché d'être simplement lui-même ?
Ouais, je m'auto-cite, je continue de faire pousser l'arbre en attendant ce soir ! alien

Et dans la phrase citée, BIP BIP, ALERT, ALERT : toute-puissance obsessionnelle inside !

T'as raison, avec des prénoms c'est plus simple, disons Perséphone et Balthazar.
En raisonnant comme ça, Perséphone oublie deux choses (au moins) :
- elle dénie la capacité de Balthazar à prendre des décisions adultes, conscientes et altruistes parce qu'elle croit que de toutes façons on est tous névrosés, et que si Balthazar est gentil, c'est parce qu'il a un idéal du moi hypertrophié et qu'il veut être un gentil garçon, comme Laurent qui "donne l'affection qu'il n'a pas reçu pour en recevoir en retour". Bref, avec ses raisonnements scabreux de cochon d'Inde en cage, elle interdit à Balthazar de lui donner des preuves d'amour (le vrai), en lui espliquant doctement avec ses lunettes sur le bout du nez que s'il est gentil, c'est en fait parce qu'il est méchant (!)
- elle oublie que la réciproque est possible, que la boucle peut être bouclée (ben ouais mais déjà qu'on tournait en rond !). Admettons que Balthazar ait lui aussi une faille (une autre) et qu'il en parle. Perséphone peut à son tour faire un effort sur ce point précis. Ainsi, il y a échange de bons procédés conscient, et personne ne se sent lésé au final, donc il n'y a pas désir de vengeance souterraine. Wah, c'est beau Amour

Bon évidemment, on est là dans un cas idéal où :
- Perséphone et Balthazar ont tous les deux 15 ans de thérapie *efficace* à leur actif et sont capables tous les deux d'exprimer clairement leurs besoins Perplexe
- la demande d'effort "par amour" ne vient pas précisément rencontrer une faille en face ! Balthazar, tout désolé, peut aussi répondre "Oh la la ma chérie, j'aimerais tellement faire un effort sur ce point mais ça me fait très mal quand je le fais car quand j'étais petit gnagnagna..." facepalm

Bretonne a écrit:J'ai besoin d'être comprise et écoutée. Ça me fait un bien fou que vous me lisiez et me compreniez.
Ce qui est chouette, c'est qu'en assumant ce besoin, en faisant pousser ton arbre analytique en public... non seulement tu te fais du bien mais en plus tu arroses en même temps les arbres des autres, du coup on se retrouve à danser tous ensemble en étreignant des rails SNCF et en embrassant des chevreuils sur la bouche... Nan mais qu'est-ce que j'raconte moi ?? drunken

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Re: Oh une maison

Message par TSC le Mar 27 Nov 2012 - 17:18

Je n'ai pas autant de choses à dire que mes autres camarades...
Je voulais juste que tu saches que je suis avec toi par le coeur et que je souhaite que tes relations s'améliorent avec ta mère.

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Re: Oh une maison

Message par Guard 'n wall PB le Mar 27 Nov 2012 - 19:38

Long hug Bisous Long hug Bisous

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Re: Oh une maison

Message par Northey le Mer 28 Nov 2012 - 0:33

@BRETONNE : Je te donne le lien sur le docu-fiction sur l'autisme, dont a parlé Mogwai, dès qu'il apparaît en ligne.
Il faut absolument que tu le regardes, ça va te faire faire un énorme bond en avant.
Tu découvriras que ça ne relève pas du tout de la psychiatrie, ni même de la psychanalyse, mais d'un problème neurologique qui prend son origine in utéro.

De plus j'ai rarement vu un film aussi bien fait, avec explications claires, données, de surcroit, par la douce voix de Sophie Marceau.

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Re: Oh une maison

Message par ♡Maïa le Mer 28 Nov 2012 - 0:35

Je plussoie Northey. Et dès qu'il est en ligne je l'enregistre.

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Re: Oh une maison

Message par Northey le Mer 28 Nov 2012 - 0:39

Mogwai a écrit:Je plussoie Northey. Et dès qu'il est en ligne je l'enregistre.

Mi tou ! Wink Very Happy

Suis bête quand-même ! Pourquoi je ne l'ai pas enregistré direct ? No sé ! Rolling Eyes

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Re: Oh une maison

Message par Northey le Mer 28 Nov 2012 - 0:57

Voici le lien promis :

http://www.pluzz.fr/le-cerveau-d-hugo-2012-11-27-20h35.html

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mer 28 Nov 2012 - 5:25

Northey a écrit:De plus j'ai rarement vu un film aussi bien fait, avec explications claires, données, de surcroit, par la douce voix de Sophie Marceau.

Je ne l'avais pas relevé.
MAis c'est peut-être pour cela que cela m'a "embarque" !

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mer 28 Nov 2012 - 7:29

Bonjour à tous,

Je suis ce fil depuis (presque) son début avec un grand bonheur.

J'écris aujourd'hui au sujet de l'autisme, d'Asperger and Co.
Je lis ici et là des questionnements et/ou avis au sujet de tout ça, et personnellement, une chose m'interpelle : d'où parlons-nous lorsque nous évoquons l'autisme ? Que convoquons-nous pour en parler ? En France, nous avons hérité d'une tradition qui place le Livre comme autorité transcendante (la Bible, Le discours de la méthode, le DSM-IV, pour ex., liste non exhaustive). Nous aimons définir les choses, les catégoriser, Livre à l'appui. De nos jours, en Europe, ce qui est prouvé scientifiquement semble faire autorité inconditionnelle, etc.

Cependant, je me permets d'intervenir ici pour interroger nos grilles de lectures. D'où partons nous* pour dire : ceci est l'autisme.

Tiens, et mon "nous", c'est qui ? C'est moi avec ma "parole" de sujet, ou c'est nous "discours" de l'institution, de l'institué ?

Concernant l'autisme, et plus particulièrement l'Asperger, je trouve assez intéressant d'aller regarder ailleurs comment cela se passe à ces niveaux. Est-ce qu'on définit l'Asperger de la même façon aux USA qu'en France, par ex. ? Ou encore, l'Asperger existe t-il en Mongolie, par ex. ?

Je me rappelle ce docu. : The horse boy. Famille américaine, un enfant autiste. Traitements divers et variés. Peu de résultats. Le père décide de partir en Mongolie avec son fils pour rencontrer des chamanes. Le documentaire retrace le périple. Je me rappelle que l'un des chamanes dit que le gosse est promis à être "un grand chamane". Moi, ça me fait réfléchir. Quand je pense que les premiers anthropologues occidentaux qui ont parlé les chamanes disaient d'eux qu'ils étaient des "malades mentaux". Mais, sur quoi basons-nous nos jugements, au juste ? D'où nous viennent toutes ces catégories ? Ce qui est vrai ici et aujourd'hui est il vrai ailleurs ?

Par ailleurs, s'agissant du problème neurologique in utero, d'autres recherches semblent montrer que nous ne sommes pas foutus de déterminer s'il y a une cause physiologique à l'autisme. scratch

Donc en gros, par ce post décousu (je devrais me préparer pour aller au taf plutôt que d'écrire, DAMNED !), j'interroge juste ce sur quoi nous nous basons pour penser les choses. Ce à quoi nous faisons appel. Comment pensons-nous ?

Ceci est un hors-sujet ? Pas si sûre... Wink

Bref. I'll be back. Faut vraiment que je me prépare.

Bonne journée à tous ! Smile


* "nous" : êtres humains, an de grâce 2012 après J.C.
J.C. : un type qui a vécu il y a pas si longtemps que ça.


Dernière édition par Protée le Mer 28 Nov 2012 - 9:14, édité 1 fois

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mer 28 Nov 2012 - 8:31

Mais, sur quoi basons-nous nos jugements, au juste ? D'où nous viennent toutes ces catégories ? Ce qui est vrai ici et aujourd'hui est il vrai là-bas ?

Ne sont-elles pas - comme le HQI d'ailleurs - relatives ?
L'autisme est "défini" (gros guillemets) comme étant une certaine différence par rapport au reste des hommes. Un certain type de différence, et de surcroît, rare. Ce qui veut dire que toujours et partout il sera considéré comme une petite catégorie à part (à ma connaissance il n'existe pas de populations dont le comportement est massivement similaire à ce qu'on appelle dans notre société autisme ou asperger)...
En revanche la place qu'on donne à cette catégorie peut éminemment varier, assimiler l'autisme à des potentialités chamaniques en est un bon exemple...
Certains ont aussi supposé que les peintres du Paléolithique étaient des autistes ou des aspies (malheureusement, les preuves manqueront sans doute à tout jamais)...

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Re: Oh une maison

Message par Mag le Mer 28 Nov 2012 - 8:57

encore plus que dis Protée et encore plus en vrac (j'ai pas fini de visionner le film et suis à la mn 00:21:55…) :
les 8 en marchant : pourquoi ne pas faire le parallèle avec les exercices re-éducateurs de kynésiologie à l'usage des enfants dont j'ai offert le livre à une maman idiote qui n'a pas su aider sa fille
pourquoi la piste de la disynchronie cérébrale entre usage cerveau droit et usage cerveau gauche que traite cette kynésiologie est abandonnée ?
pourquoi le lien entre l'alimentation et l'autisme les vaccins et l'autisme n'est pas traité pas plus que l'influence du gluten sur les fonctionnements neuronaux et sa prolifération dans l'alimentation depuis l'après guerre ?
pourquoi secouer les mains est employé en énergétique pour se décharger
pourquoi se balancer est il utilisé dans les transes
pourquoi pourquoi... pour qui et quoi ???

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Re: Oh une maison

Message par Invité le Mer 28 Nov 2012 - 9:01

Mag a écrit:pourquoi secouer les mains est employé en énergétique pour se décharger
pourquoi se balancer est il utilisé dans les transes

Je n'y avais jamais pensé... Idée
Merci Mag, et bises au passage !

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Re: Oh une maison

Message par Mag le Mer 28 Nov 2012 - 9:07

Very Happy T'es pas encore partie !! tu va être en retard ? Pété de rire Long hug
allé hop : Au galop !

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Re: Oh une maison

Message par Mowa le Mer 28 Nov 2012 - 14:10

-snif, je ne peux pas voir le lien depuis ici ("cette vidéo est inaccessible depuis votre territoire pour des raisons de droits de diffusion").

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Re: Oh une maison

Message par Northey le Mer 28 Nov 2012 - 14:15

zébrée? a écrit:-snif, je ne peux pas voir le lien depuis ici ("cette vidéo est inaccessible depuis votre territoire pour des raisons de droits de diffusion").

Mince !
Et avec Captvty, tu as essayé ? Faut juste télécharger le logiciel.

La Suisse serait-elle encore plus répressive que la France ? Incroyable ! Shocked

Edité pour cause Enoooorme faute d'ortho ! Embarassed

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Re: Oh une maison

Message par Invitado le Jeu 29 Nov 2012 - 4:02

Je viens de regarder le film...et la sensation de quelque chose qui s'allume et qui s'éteint dans mon estomac.

en fait, je suis arrivée, il y a quelques mois sur ce forum, pensant que finalement, mon côté asocial et recherchant la solitude, plus une sensibilité...était dû à l'autisme ou syndrome d'Asperger.

Si déjà à l'époque des personnes sur ce forum, m'avaient dit qu'il s'agissait de comportements précis, que tout les "solitaires" qui s'en satisfont parfaitement n'étaient pas aspie....un doute persistait.


Je ne suis jamais allé voir de praticiens, psychologues ou autres, car l'épouvantable spectacle de la "destruction" de gens par des autorités en matière d'éducation, de médecine, de social, durant mon adolescence (enfant, je percevais mal les enjeux et conséquences des décisions que prenaient les adultes autour de moi, pour tel ou tel autre enfant) m'avait refroidie voire horrifiée.
Il m'a été possible d'observer tourner tout ce petit monde durant mon enfance..et le moins que je puisse dire est que ce n'est pas la confiance qui m'envahi lorsque je les évoque.
Il apparaît aujourd'hui, que l'échec sur une petite fille à laquelle je pense en particulier, est tel, que j'ai entendu des pronostics d'une noirceur sans nom : elle ne peut pas vivre sans sa mère...le mieux pour elle serait qu'elle disparaisse avant.
C'est une horreur de la part d'enseignants, de médecins "psychiatres"....
La disparition permettrait de "cacher" leurs échecs....c'est hallucinant !

Tout cela pour dire..que j'éprouve beaucoup de réticence vis à vis de tous ceux qui représentent l'autorité en matière d'éducation et de santé (dans le domaine du psychisme, et pas que dans celui-là d'ailleurs). Il y en a des compétents, impliqués...mais une méfiance domine quand même.


Il m'apparaît évident aujourd'hui en regardant ce film, que je ne suis pas aspie. Puisque j'arrive à "m'intégrer" à reproduire les "règles" de "bienséance" et intégrer les "jeux" sociétaux...mais n'en ai pas envie.

Alors pourquoi le pensais-je ?

Parce que, comme le petit garçon dans sa cours d'école je restais seule désintéressée par les jeux des autres, parce que les autres m'ennuyaient, étaient trop brutaux ou faussement excessivement mielleux, préférais regarder la pluie couler sur les bûches entreposées au fond de la cour, ou les rayons de soleil..enfin, bon..quelque chose discordait...en définitive je vivais mon rapport aux autres un peu de la même manière que ce petit garçon.
Le recul était plus dû à un refus de participer à des choses inintéressantes, qu'à une impossibilité, d'après ce que je retire du film et de mes souvenirs.

Sauf, que je suis chaque fois allé, vers ceux qui se tenaient à l'écart et si j'ai eu des copines "ancrées" dans la norme, je passais beaucoup plus de temps avec ceux qui vivaient la vie autrement.
Pensant qu'ils étaient plus proches de moi et s'intéressaient à autre chose que ce qui se faisait à cet âge là, dans le respect de "la norme".

N'ai jamais joué à la poupée, je ne savais pas quoi en faire, une fois habillée, déshabillée, essayé deux ou trois robes...je les posais dans un coin pour faire joli : quelque chose de joli sert à faire joli, rien d'autre.

Et je jouais avec mon frère à des jeux plus intéressants : construire des mondes dans le sable, ou inventer des histoires que l'on incarnait, ou nous amusions (si l'on peut dire lol) à démonter les mécanismes pour savoir comment ils étaient construits.

Une fois devenue adulte, j'ai attiré les enfants qui ressentaient des difficultés à communiquer avec les autres, lors d'accompagnements dans des sorties ou plus tard lors de stage en psychiatrie j'étais, durant le mois, la seule qui se promenait avec une jeune autiste qui se trouvait dans ce service.
Il y avait une aide soignante qui m'a beaucoup appris sur les relations avec...je ne me rappelle plus son nom, mais revois très bien son visage...au bout de tant d'années.

Je confirme qu'un enfant ou une personne autiste n'a rien à faire en psychiatrie, les fonctionnements et ressentis des patients de ces services est incompatible avec les personnes autistes.
Elle en pouvait sortir que quelques instants dans la journée, car les autres patients ne supportaient pas ses petits cris...on a fini par pouvoir sortir de l'établissement et faire des promenades plus longues...la "vieille" aide soignante (elle était super !) a pris le relai par la suite.



Tout cela pour dire, qu'il m'apparaît évident à travers ce film, que Meï avait raison, je ne suis pas aspie...mais j'ai souvent sur mon chemin rencontré des personnes qui devaient être aspie ou en tout cas, avaient du mal à s'adapter à ce monde.


La seule inconnue..pourquoi les relations entre ces personnes et moi se passaient bien ?

Je n'en sais rien.

La seule chose que je peux dire est que le mode de communication est différent de celui usité habituellement : le ressenti est très important...comme une communication de ressenti à ressenti avant de passer à la parole pour ceux qui parlaient.

Peut être qu'intimement (vraiment ce qui se passe au fond de moi) en dépit de coups de griffes que je peux donner ou autre...je n'ai jamais ressenti personne, quel qu'il soit comme un inférieur. Au minimum comme un égal.
Il est possible que certains êtres le sentent...et calme les angoisses.

On m'a traité d'anxiolytique....à plusieurs reprises...je le prends comme un compliment...pourtant....l'eau de la grotte interne n'est pas toujours calme.





Merci pour cet éclaircissement.








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Re: Oh une maison

Message par TSC le Jeu 29 Nov 2012 - 10:20

Merci d'avoir raconté ton expérience EkaterinaOndirignee, c'est vraiment utile à lire. sunny

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Re: Oh une maison

Message par Bretonne le Jeu 29 Nov 2012 - 14:12

Mog*why a écrit:Sur la question de la gratuité des séances, tu m'interpelles vraiment. Quelques uns de mes collègues de formation qui (eux) se sont installés, participent à une association qui propose des thérapies gratuites ou très peu chères aux personnes en difficulté sociale. Mais cette offre est limitée à un an je crois... Le temps pour la personne de "se refaire une santé" et de pouvoir participer activement à sa transformation.
Car, si je te suis dans ce "dénué d'attente en RETOUR", n'y a t-il pas un moment où il est important que le client construise une autonomie ? L'argent (à défaut de mieux) ne peut-il constituer le symbole d'un "principe de réalité" qui aiderait la personne à reprendre en main le cours de sa vie d'adulte ? (c'est une vraie question, je ne demande pas mieux que de changer d'avis Wink ).

L'argent n'est liée à l'autonomie que parce que l'argent est considéré dans cette société comme un but en soi et non un moyen. (comme tu le disais précédemment: on en oublie sa fonction première=>Monnaie d'échange, permettant que le troc se fasse de façon plus pratique, il devenait difficile de savoir combien de moutons équivalaient à une tomate, euh, si je te donne une patte de mouton ça va? Bouge pas biquette.) Puisque l'argent devient un but en soi, "gagner sa vie seul" devient un but en soi. Alors qu'à l'origine, l'autonomie devrait être: je n'ai plus besoin de me sentir dépendant de mes parents pour mes besoins corporels (manger, boire, dormir, se laver) et affectifs (intégration sociale, compréhension des autres, amour). En gros, ma paix intérieure, je la possède, et n'ai plus besoin d'autres personnes que moi pour me la procurer.

Hors, force est de constater que la plupart des adultes ne sont pas autonomes. Et si le simulacre de pouvoir gagner sa vie et se payer un toit et à manger, permet de faire croire à la société que l'on est autonome, la réalité est toute autre: on est dépendant. Et pour la plupart des personnes en mal être (surtout ceux qui souhaitent être parfaits et "bien faire", toujours, tout le temps), elles supportent mal de l'être et doivent se raccrocher aux illusions (les ptit "moi" ils sont partout!). On se raccroche toujours à l'illusion de ce dont on se sent accusé (menacé, peur de ne pas être, peur de ne pas correspondre à la norme établie). Par exemple, si on se sent au sein de sa famille comme le "raté" de service, le "feignant", celui ou celle qui a du mal à "se bouger les fesses", on est implicitement accusé de manque d'autonomie. Immédiatement les défenses se mettent en place et la personne se raccroche à tout ce qui peut signifier l'autonomie. Entre autre, l'argent. Dès que la personne se sent capable de "PAYER" toute seule, elle se donne l'illusion d'autonomie. Ce qui fait que dès le plus jeune âge, des enfants se sentent très fiers d'avoir des sous, d'économiser, de posséder "des pièces et des billets". Car ils ont décrypté immédiatement ce que cet argent signifiait pour leurs parents. Autonomie, dont l'exacerbation donne des déviances telles que le désir de pouvoir. Il n'y a rien de plus ridicule, méprisable que la personne mettant en évidence son manque d'autonomie. C'est pourquoi les clochards, dont le problème majeur est de ne "PAS GAGNER LEUR VIE", se laissent aller à la pire déchéance humaine, s'oublient dans l'alcool et finissent par ne plus prendre soin de leur hygiène. Certaines personnes objecteront qu'ils sont obligés de faire cela, car ils n'ont pas d'argent. Mais pourtant, en Inde, des personnes qui vivent dans la rue, ont 2 litres d'eau par jour pour laver toute la famille et mendient pour subsister, ne se laissent en rien dévier à la clochardise de la façon qu'on peut constater dans le métro parisien (mecs qui pissent et chient devant tout le monde, ne se sont pas lavés depuis des mois, boivent pour oublier qu'ils boivent...). Car en Inde, 75% de la population vit dans la rue, la pression de la réussite se situent à d'autres niveaux. C'est bien qu'en France, un clochard a tellement honte de lui-même qu'il préfère encore faire croire qu'il est une personne "déchue" (assumant sa déchéance) plutôt que de se confronter à l'accusation de manque d'autonomie.

C'est pourquoi "POUVOIR PAYER" n'est en rien générateur d'autonomie. Il n'y a que la paix intérieure qui puisse donner la paix. La paix donne la paix. Pas de buts d'illusions de paix. Socrate marchait pieds nus, il était en paix. (c'est une image hein).



Mog*why a écrit:Pour ce qui est de la trahison de soi-même, voilà un sujet qui me préoccupe au quotidien. Car, avec ce cerveau de zèbre dont je suis affublée, je passe mon temps à me demander où se situe la limite entre mes besoins légitimes et ceux de l'autre, à quel moment je peux demander à l'autre de "faire un effort" parce que j'ai bien exprimé mes failles et que ce n'est pas très sympa s'il continue de ne pas en tenir compte, et à quel moment c'est empiéter sur ses propres besoins parce que je ne saurais pas gérer correctement mes frustrations. En miroir, à quel moment est-il juste de "faire un effort" pour l'autre parce qu'il en a exprimé le besoin, et à quel moment on rentre dans ce que tu as appelé "prostitution", c'est à dire le déni de soi répétitif...?
Tu dis "Beaucoup de monde confond "laisser l'autre être" et "supporter l'humiliation".". OK, prenons donc ce curseur du sentiment d'humiliation comme signal d'alarme.

(Petite parenthèse, je n'ai pas dit que le déni de soi était prostitution, j'ai dit "trahison", je mettais en évidence que des formes de prostitution il y en a des tas, et que le lien entre elles était la trahison, mais la trahison se trouve partout, même dans les histoires où la prostitution n'a rien à voir, mais c'est pour cela que les personnes ont tendance à dire "mais alors si je donne ça en échange de moi-même, c'est donc de la prostitution?")

Déjà, si tu te demandes où se situe la limite, c'est que tu ne respectes pas ta limite. On a tendance à croire que nos limites sont trop grandes si on "exagère". Parce qu'on a été élevé dans la culpabilité. Si par exemple on faisait une bêtise enfant, on "dépassait les limites" avant toute autre considération. La première chose qui aurait du être prise en compte est: le besoin de l'enfant. La plupart des bêtises sont annulées par la vision qu'on en a.

Par exemple, un enfant casse un vase en courant dans la maison. Ok. Il a 3 ans. Qu'est-ce qui a pris à des parents de mettre des vases cassables sur des guéridons en marbre dans la maison où vit un enfant de 3 ans, une petite comète qui découvre la vie en se cognant aux murs? Les gens sont plus sensés avec les animaux qu'avec leurs propres enfants (j'ai acheté ces fauteuils en plastique, car mon chat griffait tout le temps les fauteuils, par contre "BIM" claque sur la tête de son fils de 3 ans qui joue avec les rideaux en mousseline à 3000€ et déchire un bout).

Ou par exemple, un enfant de 4 ans qui mord violemment tout les enfants plus jeunes que lui et plus faibles, on lui dit qu'il est méchant (et qu'il dépasse les limites des autres), avant de prendre en considération la chose suivante. Sa grande soeur quand il est né, avait 4 ans. Elle était si jalouse de sa naissance (les parents sont du genre à ne donner que très peu d'affection, alors les 3 enfants de cette famille en manquent cruellement), qu'elle a tenté de le tuer à plusieurs reprises. S'asseyant sur son visage jusqu'à ce qu'il devienne bleu, lui envoyant des portes au visage lorsqu'il explorait le monde à quatre pattes, lui jetant une grille de cheminée dessus, le mettant à la poubelle (histoires véridiques). Et ON S'ETONNE, on culpabilise l'enfant qui arrivé à un âge où, parait-il est permis de tuer les bébés, il puisse mordre. Moi je le trouve sympa le môme, de mordre seulement. Il aurait pu devenir un tueur en série au moins. (Cet enfant a aujourd'hui 12 ans et est extrêmement mal dans sa peau, essayant de faire plaisir à tout le monde, tout le temps, il veut être parfait et culpabilise d'être jaloux, d'être en colère, de ne pas avoir de bonnes notes à l'école...)

Parlons donc des bonnes notes à l'école. Bonnes notes=récompenses, mauvaises notes=punitions. Sans compter que la bonne et la mauvaise note sont déjà en elles-mêmes des récompenses ou punitions, il faut encore que les tuteurs se mettent à sermonner l'enfant qui "travaille mal".
"Tu dois avoir de bonnes notes, comme ça plus tard, tu pourras faire des études, avoir un métier et GAGNER DE L'ARGENT"=leitmotiv éducatif justifiant les journées passées sur une chaise (torture par position assise), à apprendre par coeur la date de naissance de quelques tyrans illustres, à écrire sous la dictée, des textes au sens mystérieux (Jeannot se rend à la piscine virgule afin de nager avec Paulette point. Et pourquoi donc, s'il vous plaît Jeannot peut-il se rendre à la piscine avec Paulette sans ses parents? Ils ont eu le droit de sortir de chez eux et d'aller nager dans le grand bassin, avec des brassards, alors que moi j'ai pas le droit??? Pourquoi y a personne autour de moi qui porte le prénom ridicule de Jeannot et de Paulette? Ils sont pas réels ces gens, ne me mentez pas! Alors pourquoi je suis obligé de savoir comment s'écrit Jeannot? Pourquoi je pourrais pas l'écrire JANO? Et pourquoi ma grande soeur a le droit d'écrire en langage SMS et pas moi? Et pourquoi mon Papa qui a une écriture pourrie est quand même médecin? On me cache quelque chose!!)

Donc quand tu demandes, "à quel moment est ce que j'empiète sur mes propres besoins?" Bah réponse facile Mog-Why, dès que t'es pas contente! Si ton conjoint se barre acheter des céréales et revient avec des traces de rouge à lèvre sur le col, ben oui t'as le droit de piquer une grosse colère! Et si ton conjoint te dit que t'exagères, bah tu peux toujours lui dire d'aller se faire voir ailleurs, parce que c'est pas ton genre d'accepter ça! Le truc, c'est qu'on a peur de remettre en cause son couple, alors du coup on s'impose des choses et on s'illusionne que ça va pas si mal. Bah à partir du moment où tu te sens mal, c'est que ça va mal? Pourquoi chercher ce qui est BIEN ou BON de ressentir? Est-ce que quand tu te brûles le doigt, tu réfléchis à si c'est trop chaud? Et si ton conjoint te quitte parce que tu exagères, eh bien qu'il trouve une autre bouc émissaire ailleurs, bonne idée!

Reste le problème du = et si c'est lui qui fait une colère parce que c'est moi qui ai abusé? Alors revenons à des choses simples. Ton conjoint, comme toi, avez le droit d'exprimer vos émotions. S'il est pas content, qu'il l'exprime. Si tu n'es pas contente, que tu l'exprimes. Mais les choses marrantes comme "les concessions" ça, c'est inutile. Ca mène à l'asphyxie.

Quand je parlais de l'accord commun d'être en couple, en connaissances des souffrances de l'autre, ça "marche" que si le ou la conjointe sont d'accord avec cette "attention". Qui, si elle devient une concession, rend l'accord caduque. En gros, il a le droit de changer d'avis le conjoint! Et si toi tu te sens frustrée, parce qu'au début il y avait un accord, ben tu souffres, oui. Mais la vie, c'est pas juste des abeilles et des fleurs, c'est des fois la tristesse. On peut pas transformer le couple en "garantie de bonheur". Souvent (99,999999%), on espère que le couple va résoudre notre manque intérieur et on attend de l'autre l'amour non reçu de nos parents. C'est normal! On va pas en plus culpabiliser de ça! Mais il faut en être conscient. Si on se reconnecte avec ses émotions, elles deviennent "nous", notre "soi". On en est conscient. Et ça va mieux. Parce que la tristesse, si on se dit qu'au moins celle-là, on pourra pas nous l'enlever, que c'est la nôtre, et qu'on emmerde le magazine "belle et bien dans sa peau" qui dit comment éradiquer la tristesse dans son numéro spécial "noël anti suicide", et bien on change sa vision. Personnellement, je suis célibataire et parfois, je suis en couple, des fois, je pleure. Je suis triste, je me dis "bouh ce que je suis triste", et si je sens que ça va pas mieux, je me dis "bouh ce que ça va pas mieux dis donc", et je cherche pourquoi, et si je trouve pas pourquoi je me dis "bouh je comprends rien à rien aujourd'hui". Mais au fond de moi, au fond de moi, ça va. Parce que je sais que tout ça, au moins, c'est moi. C'est pas ce que la société attend de moi. Je suis pas une warrior de la société, car souvent, la société me fait peur, je me dis "j'espère que mes colocataires vont pas voir que je suis triste aujourd'hui, car j'ai pas envie qu'ils se sentent mal à l'aise", après je me dis "je sais très bien que je devrais me fiche de ce qu'il se sentent mal à l'aise ou pas, mais aujourd'hui, je me sens faible et pas trop capable d'assumer mon "soi" devant les autres. J'ai envie de le garder pour moi, tout au fond". Mais je me pose (plus) jamais la question: "c'est bien ou c'est pas bien de sentir ça?". Je sais que tout ça vient de mon éducation, et que le "soi" met des années et des années à "pousser". Alors je l'accepte tout petit, et je le laisse grandir à son rythme, mais jamais, jamais plus je ne le trahirai. Je sais qu'il est là, que c'est mon vrai moi-même, et qu'il est resté à l'âge de petit enfant, alors je vais pas me forcer à me "penser" adulte. C'est difficile de se dire ça quand on est acculé à des situations extrêmes, parce qu'il est tellement difficile d'accepter qu'on est mort de trouille (hou le trouillard!!), on se sait accusé de trouillardise, menacé, donc on se raccroche à "je n'ai pas peur", mais le corps entier tremble et on se sent hyper mal, parce qu'on tremble comme une maison qui serait située sur une rame de métro (il faut que je déménage), et on se dit "je suis FORT, je suis FORT". C'est aussi inconfortable que de mettre son doigt dans la cheminée et de crier "c'est froid, c'est froid". (sauf si la cheminée est éteinte auquel cas on peut le faire) (mais on a l'air con).

Donc y a pas de repère fiable autre que ce qu'on ressent. Plusieurs patients m'ont dit: "le problème c'est que tout ce que je suis, n'est pas du tout en accord avec ce que la société attend de moi." A chaque fois je leur réponds: "M'en parlez pas, quelle bande de cons!" Ca fait son petit effet. Ou encore cette femme qui me dit qu'elle veut absolument régler ses problèmes avant d'aller dans sa famille pour Noël, pour pas risquer de se sentir mal, car à chaque fois elle subit tout le monde là-bas. Donc en gros: changez-moi pour que les émotions ne m'atteignent plus". Facile, madame, il suffit d'appuyer sur les touches "CTRL+F5", ça rafraîchit votre personnalité en effaçant toutes les mauvaises émotions. Pwarf, ouarf, ouarf. Donc je lui ai expliqué qu'au contraire, on allait travailler ensemble de telle façon à ce que les émotions l'atteignent et qu'elle puisse en toute connaissance de causes aller dans sa famille (OU PAS) avec son "soi" reconnecté, en sachant pourquoi elle y va (OU PAS). Par exemple, si elle accepte qu'elle y va pour essayer encore une fois que sa mère l'aime, tout en sachant que sa mère abuse d'elle en permanence et qu'elle en souffre, elle pourra passer un meilleur réveillon à "sentir" la souffrance, plutôt qu'à essayer de l'évacuer. Un Noël expérimental ça s'appelle.




J'ai pas encore regardé le doc sur l'autisme, je vais jeter un oeil. Pas sûre que ça me concerne, car à chaque fois les docus sur les autistes montrent des gens médiatiquement intéressants à filmer. Faut que je réfléchisse à tout ça, asperger, lien avec les surdoués, etc...

Je me sens bizarroïde pour ma mère, car je mélange sentiment de colère et sentiment de désespoir d'être aimée en retour. Une espèce de sensation d'écoeurement...On dirait vraiment que "ma mère m'a quittée", c'est beurk. Du coup, je sais pas encore si je vais dans ma famille pour Noël ou pas. En tout cas, je vais pas loger chez ma mère ça c'est sûr, mais j'hésite, ptet je vais aller chez ma cousine. Mais le truc, c'est qu'elle ne va pas très bien en ce moment, et j'ai plutôt envie de recevoir de la part de gens qui vont bien. C'est mon sentiment de la journée. Woilà.

A bientôt!!

Long hug

Bretonne
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Re: Oh une maison

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