Question existentielle

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Question existentielle

Message par Kylie12 le Dim 11 Nov 2012 - 21:49

L'autre soir j'ai été invitée chez des connaissances à moi pour manger, et j'ai pu constater à quel point ils étaient... simple et heureux. Toute leur vie était sans questionnement, les choses étaient simple et naturelle, ils s'aimaient et vivaient au jour le jour, et tout allait bien pour eux, rien ne sonnait faux.
Et à ce moment là, je me suis demandée... est-ce que l'on devrait être jaloux de ces gens simple... et simplement heureux? Est-ce que je suis la seule à "les envier"?

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Re: Question existentielle

Message par Invité le Dim 11 Nov 2012 - 21:51

Je crois surtout que ce n'est qu'un vernis.

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Re: Question existentielle

Message par adcvh le Dim 11 Nov 2012 - 21:58

En suisse, y'a des villes qui s'appellent "les enfers", "la goule"... Pas étonnant que tu sois malheureuse. :p

Plus sérieusement, c'est du vernis, en effet.

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Re: Question existentielle

Message par Invité le Dim 11 Nov 2012 - 22:02

Enfin, on ne peut pas savoir pour ces gens-là précisément. Mais, très souvent, l'apparence "on est heureux parce qu'on ne se pose pas de questions", le mythe du normo-pensant imbécile heureux en quelque sorte... Là, c'est du vernis, de l'illusion, inutile de s'en faire un objectif.
Les personnes vivant d'un bonheur simple que j'ai pu rencontrer ne sont pas des gens qui ne se posent aucunes questions. Ce sont plutôt des gens qui parviennent à avoir des réponses.

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Re: Question existentielle

Message par Pieyre le Dim 11 Nov 2012 - 22:48

Bon, je me mets en mode cynique et méprisant (comment ça, c'est pas difficile ?)
Pour que l'imbécile seul soit heureux, ne lui suffit-il pas de pouvoir exercer un peu de méchanceté contre les autres ?
Alors en couple c'est peut-être plus difficile, à moins d'avoir une complicité dans la méchanceté tournée vers les tiers.
(Je reviens en mode normal... enfin habituel, ou pas ?)

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Re: Question existentielle

Message par Foreigner le Dim 11 Nov 2012 - 22:52

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Dernière édition par Foreigner le Dim 7 Avr 2013 - 11:15, édité 2 fois

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Re: Question existentielle

Message par Ed(wige) le Ven 16 Nov 2012 - 23:21

Moi, j'envie parfois ces gens qui ne se posent pas toutes ces questions existentielles que je me pose, qui ne se prennent pas la tête quotidiennement avec les pourquoi, les comment, et qui ne remettent pas systématiquement tout en cause.
Et puis, ensuite, je me dis que je suis bien comme je suis quand même! Smile

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Re: Question existentielle

Message par larybenji le Mer 6 Fév 2013 - 20:42

Et à ce moment là, je me suis demandée... est-ce que l'on devrait être jaloux de ces gens simple... et simplement heureux? Est-ce que je suis la seule à "les envier"?

Je ne penses pas que tu sois la seule à les envier, cela m'arrive souvent quand je suis avec des amis, j'envie leur simplicité et leur façon d'être à 100% dans quelque chose sans se poser milles et unes questions.

Mais bon on ne peut pas régresser alors autant essayer de faire pareil à notre niveau Wink

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Re: Question existentielle

Message par Invité le Mer 6 Fév 2013 - 20:51

Vous n'êtes absolument jamais simplement heureux et dans le moment ? Quand vous partagez un repas avec un ami, que vous plaisantez, vous n'êtes pas juste "bien" ?

Parce que moi, si.

Mais évidemment, ça n'est pas en permanence ; et rien ne dit que ce que vous voyez de vos amis soit représentatif de leur vie Smile

Par contre, j'ai le sentiment d'avoir eu des problèmes plus "base de la base" dans le domaine existentiel ; même pas "que vais-je faire de ma vie ?" que la grande majorité se pose, mais "c'est quoi vivre ?"...Et là, en effet, je me suis dit que je devais être plus torturée que la moyenne.

C'est comme ça, on ne se refait pas, et puis se poser des questions a un côté agréable aussi. Wink

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Re: Question existentielle

Message par Pieyre le Mer 6 Fév 2013 - 23:21

Simplement heureux, je ne crois pas pouvoir l'être, dans la mesure où il me faut toujours une certaine intensité, ainsi d'ailleurs que de partager cette intensité avec d'autres personnes.
Je n'ai jamais eu de goût a priori pour les plaisirs extrêmes, y compris à l'adolescence, les désirs d'excès me paraissant alors singer les libertés de l'adulte, c'est-à-dire être paradoxalement immatures. Ainsi j'avais du mépris pour les sports mécanisés, les relations sexuelles précoces ou la « musiquette bien baraquée ».
Et pourtant, en pratique, je suis peu sensible à la douceur de vivre, à la discussion qui ne s'élève pas au risque de la naïveté, à la tendresse qui ne donne pas envie de pleurer d'émotion inavouée et à l'amour qui ne soit pas nourri de fantasmes encore informulés.

Étant enfant j'avais besoin de beaucoup me dépenser physiquement, ce que je pouvais faire encore spontanément (avec l'adolescence c'est devenu plus compliqué, parce que les camarades de mon âge sont devenu vieux, sans que je comprenne pourquoi ni comment) mais, intellectuellement, j'acceptais davantage de m'ennuyer, en attendant mieux.
Désormais c'est surtout intellectuellement que l'intensité me manque, d'autant plus que je ne peux pas m'y donner libre cours de façon solitaire : je ne sais ni travailler ni créer sans interaction avec les autres, qu'ils soient présents physiquement ou bien au loin, comme sur un forum.

J'ai constamment besoin de construire, c'est-à-dire d'aller au delà de ce que je suis déjà; et, dans les plaisirs de la table ou du lit, où c'est moins le cas, c'est tout de même déjà un peu le cas : ne pas décrire ce que je ressens au moment où je le ressens ou bien des années plus tard, ce n'est pas satisfaisant, parce que je suis toujours à distance de ce que je ressens, et que cette distance est constitutive de ce que je suis.

Mais je ne défends pas vraiment cette propension à la manière d'une éthique, c'est-à-dire en valorisant mon attitude, notamment sur le plan moral, par comparaison avec l'attitude des autres. Ce n'est pas au départ un choix; c'est une tendance, un besoin qui prend ses racines dans ma perception propre de la réalité, antérieurement à tout jugement rationnel, même si ce n'est pas de façon indépendante.

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Re: Question existentielle

Message par cramique le Jeu 7 Fév 2013 - 10:35

Je trouve que si tu les trouves enviables alors c'est que c'est un idéal auquel tu tend. Faire donc en sorte d'arriver à approcher cet idéal ? Je le lis encore ce matin : la pensée positive, soit le bonheur, s'apprend car le cerveau est plastique et non pas figé. Sinon de façon plus large je ne crois pas au bonheur béat, figé, car toute existence a ses hauts et ses bas. Mais s'ils t'ont parus si heureux c'est sans doute parce que étant là, tu participais à l'harmonie du moment.

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Re: Question existentielle

Message par larybenji le Jeu 7 Fév 2013 - 15:05

C'est bien dit tout ça cramique.

Mais imaginons que le bonheur béat existe et que celui-ci serait un symptôme d'une intelligence "simplette".
Dans ce cas comment s'en rapprocher car notre intelligence marche différemment et s'en rapprocher serait alors une sorte de faux-semblant j'imagine.

Sinon la pensée positive n'est pas forcément le bonheur de l'instant en toute circonstance.
Personnellement, j'ai beau voir la bouteille à moitié pleine, je perçois quoi que j'en dise le côté qui est à moitié vide.

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