NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:01

Fata Morgana a écrit:
Le beau est une réalité morale.
Ou plutôt une promesse morale ? Car alors, c'est bien la raison pour laquelle on s'engage pour elle ou la convoite ..

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:04

Fata Morgana a écrit:Euh, Philin, quant tu dis que les gens ont moins peur de moi, tu devrais mieux explorer les fils , je suis en guerre continue sur plusieurs fronts...Very Happy
Puisque j'effraie, t'as qu'à m'appeler ! J'aurais juste qu'à leur dire peu de profondes choses. Pour sûr, ça va les énerver !

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:05

Fata Morgana a écrit:Francis James : "La première chose que fit Dieu fut de planter un jardin."
"je suis le cep et mon père est le vigneron."
N'importe quoi ! On plante pas un jardin, on plante DANS un jardin ! Qu'est-ce qu'il est étourdi, parfois, Dieu !

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:11

Il aura fallu à un Dieu un effort surhumain pour se faire homme, non ?
Ah ça... Et aussi pour le rester "Jusqu'à quand devrai-je vous supporter ?" lancé à ses disciples...
Mais par ailleurs, Dieu n'étant jamais  ça/ ça , mais ça ET ça, si l'effort a été surhumain, le comportement ne l'a jamais été.

Ou plutôt une promesse morale ? Aussi !


Dernière édition par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:17, édité 1 fois

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:16

Fata Morgana a écrit:
Il aura fallu à un Dieu un effort surhumain pour se faire homme, non ?
Ah ça... Et aussi pour le rester "Jusqu'à quand devrai-je vous supporter ?" lancé à ses disciples...
Mais par ailleurs, Dieu n'étant jamais  ça/ ça , mais ça ET ça, si l'effort a été surhumain, le comportement ne l'a jamais été.

Euh ... un effort surHUMAIN, pour un Dieu, c'était ça l'allusion ... :-))

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:17

J'avais compris ! Very Happy
scuse telephone..
Philin à l'écran et david au téléphone tu imagines ! lol


Dernière édition par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:27, édité 1 fois

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:23

Fata Morgana a écrit:Francis James : "La première chose que fit Dieu fut de planter un jardin."
"je suis le cep et mon père est le vigneron."
Quand même, être raisin et se faire cueillir par son père ... tu parles d'une vocation !

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:28

Euh... C'est une image...Wink 

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:30

Fata Morgana a écrit:Euh... C'est une image...Wink 
Tu sais quoi ? Moi, la grappe c'est pas pour Dieu.  Je vois bien quelqu'une ici, pour faire à mon tour image, mais je crains qu'on croie en ma grossièreté ...
(dmr, non, mdr)

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 19:34

Tsss...Qu'il est bête...

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:36

Philin :
Il aura fallu à un Dieu un effort surhumain pour se faire homme, non ?
Fata :
Ah ça... Et aussi pour le rester "Jusqu'à quand devrai-je vous supporter ?" lancé à ses disciples...
Re-philin (en live) :
Tiens, c'est marrant je me pose la même question. Tu crois que j'ai un côté divin ?

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:48

Fata Morgana a écrit:Tsss...Qu'il est bête...
Tu sais quoi ? Qui fait la bête cache parfois qu'il est ange ...
Bon, comme elle ne viendra pas dire son mot, pas même se reconnaîtra (et puis c'est qu'une image), je m'en vais honorer quelque assiette ..

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 19:49

Bonne soirée, amigo :-)

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 20:26

En rapport avec notre échange, plus haut - un truc qui va peut-être te parler :
Il y a une vérité dans la communication (what else ? lol) – et c'est une vérité de communication. Mais il en est une autre, une vérité "de l'être" ou vérité "d'être" – et elle, non seulement se fait entendre en silence mais encore ne se dit pas. C'est là son calvaire ..

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Philin (varna) le Ven 30 Aoû 2013 - 20:28

Tu ne dis rien ? M'est avis que l'antre s'est faite sqatter par le varne ..
- et tu laisses faire ?
(hihi)

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Ven 30 Aoû 2013 - 20:36

Je suis préoccupé. Désolé. Smile 

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Sam 31 Aoû 2013 - 16:11

Nombre de mes colères d'antan (pas si vieilles d'ailleurs) trouvaient leur origine dans le fait que victime d'un passé destructeur et marginalisant, je ne voyais pas le monde s'adapter aux moyens que j'avais de le maîtriser. Il me semblait que l'hérésie sociale, politique, économique qui caractérise notre époque me menaçait en face. Non qu'il en aille autrement aujourd'hui, mais la nature de ma relation avec moi-même, profondément modifiée par la compréhension de mon fonctionnement, et dans la dynamique d'une guérison providentielle, font que JE ne me perçois plus sous le même jour. Une certaine acceptation de mon évidente vulnérabilité, un renoncement à masquer mes fragilités par une attitude de matamor ont fini par arrondir les angles d'une personnalité jusque là agressive et maladroite.
Le mal-être est à mes yeux la source première d'un comportement social déréglé. C'est enfoncer une porte ouverte. Mais le savoir et le vivre sont des choses distinctes...Mais il y a plus.
J'arrive à un âge où seul le pire (lol) est possible Very Happy. D'autant qu'on ne peut pas dire que dans ma jeunesse j'ai économisé ma santé...Je sens en moi un abandon, une attitude de déprise, comme si préparant mon voyage, j'avais achevé mes préparatifs. Je suis en paix, et même curieux de voir ce que l'avenir, au delà de cette vie, me réserve. Comme l'a dit Chopin sur son lit de mort: "Me voici à la source du bonheur". Je n'en suis pas là, coups de gueule en faisant foi, mais je ressens une paisible indifférence, comme si au fond les choses ne m'appartenaient plus et que le sort du monde (en exagérant à peine, lol) avait changé de main. Je suis très curieux de savoir quel j'ai été réellement...
Je ne connais pas la vérité sur moi-même. Je n'en connais que des bribes, j'emets des hypothèses, je fais des évaluations, mais par exemple, dans la profondeur je ne sais parfois pas dire si je suis bon ou mauvais. Au regard d'autrui je puis être qualifié par l'un ou l'autre terme, mais quelle est la crédibilité de ce regard ? Non, il n'y a que dans LA vérité que je pourrais enfin connaître la vérité de ce que je suis.
Je me détourne désormais du monde, sans haine ni rancune, comme quelqu'un qui se retourne et monte dans son train. Tous les combats que je vois autour de moi me deviennent peu à peu étrangers. Je voyais ce soir une femen Ukrainienne coupant une grande croix en bois avec une tronçonneuse pour, une fois la croix coupée mettre ses seins à nus. Je vois des combats politiques devenir des dialogues de sourds, des causes sans nombre concernant tous les sujets, et aucun ne me plait, plus aucun ne m'attire. Je trouve au fond tout cela vain et tout ce bruit préjudiciable aux beaux idéaux et à la méditation féconde.
Devenir un homme âgé, cela peut se faire en quelques mois. On se replie soudainement sur ce qui pour nous est essentiel, après un long ecrêmage qui a duré toute la vie, de manière dépassionnée, lointaine. On est là un peu comme convalescent d'une existence chaotique et dangereuse, à ne plus éprouver ce que l'on éprouvait et à ne même plus s'agacer de ce qui nous rendait furieux. On passe la main. On quitte la salle agitée où les invités se jettent les plats à la tête, on s'enfonce dans le soir, et le silence, la fraîcheur retrouvée et le murmure des étoiles nous rendent à nous-mêmes. La corde d'argent s'étire, les lueurs de ce lieu en folie s'éloignent, et quelque chose nous incite à nous allonger sur le talus, et à fermer les yeux.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Lyade le Lun 2 Sep 2013 - 10:26

Bonjour Fata,

Courbette 

Nombre de mes colères d'antan (pas si vieilles d'ailleurs) trouvaient leur origine dans le fait que victime d'un passé destructeur et marginalisant, je ne voyais pas le monde s'adapter aux moyens que j'avais de le maîtriser. Il me semblait que l'hérésie sociale, politique, économique qui caractérise notre époque me menaçait en face. Non qu'il en aille autrement aujourd'hui, mais la nature de ma relation avec moi-même, profondément modifiée par la compréhension de mon fonctionnement, et dans la dynamique d'une guérison providentielle, font que JE ne me perçois plus sous le même jour. Une certaine acceptation de mon évidente vulnérabilité, un renoncement à masquer mes fragilités par une attitude de matamor ont fini par arrondir les angles d'une personnalité jusque là agressive et maladroite.
J'ai survolé rapidement tes présentations, en te préservant d'une quelconque analyse, afin que nos échanges ne puissent se charger de ce que l'un sait de l'autre, comme je suis naturellement beaucoup plus réservé sur la révélation des évènements de ma jeune vie.

En survol, et ici, dans ce passage, oui, ton passé est chargé. A 55ans, si tu es arrivé jusqu'à cet âge, c'est que tu as du vivre beaucoup de choses. Cela me paraît clair comme de l'eau de roche.

Tu parles aussi d'aujourd'hui. Et d'un changement de perception, vis-à-vis de toi-même, et donc du monde qui t'entoure.
Vulnérabilité et fragilité sont des attributs communs, et en prendre pleinement conscience et possession, selon moi, est d'une valeur inestimable. Car dès lors, sans barrière, armes ni bunker pour se protéger, nous devenons mobiles et quasiment insaisissable, à l'image de l'eau.

Accepter sa vulnérabilité et démasquer ses fragilités est pour moi un acte de force et de courage, qui amène à un respect de soi indescriptible, suivit de près par une confiance impalpable, tranquille et mesurée.

Le mal-être est à mes yeux la source première d'un comportement social déréglé. C'est enfoncer une porte ouverte. Mais le savoir et le vivre sont des choses distinctes...Mais il y a plus.
Entièrement.
Et quelle merveille pour les jeunes générations de pouvoir "profiter" de l'expérience des aînés qui ont compris ces choses simples, et sans forcer, partagent sagement leurs expériences et des pistes de réflexion, afin que leur mal-être puisse se transformer, pas-à-pas, au rythme de chacun.

J'arrive à un âge où seul le pire (lol) est possible Very Happy. D'autant qu'on ne peut pas dire que dans ma jeunesse j'ai économisé ma santé...Je sens en moi un abandon, une attitude de déprise, comme si préparant mon voyage, j'avais achevé mes préparatifs. Je suis en paix, et même curieux de voir ce que l'avenir, au delà de cette vie, me réserve. Comme l'a dit Chopin sur son lit de mort: "Me voici à la source du bonheur". Je n'en suis pas là, coups de gueule en faisant foi, mais je ressens une paisible indifférence, comme si au fond les choses ne m'appartenaient plus et que le sort du monde (en exagérant à peine, lol) avait changé de main. Je suis très curieux de savoir quel j'ai été réellement...
Quand je lis cela, je ressens allégresse et humilité. Le doute, pour moi, c'est l'ouverture à la paix, avec soi-même et en soi-même.
Et je partage ta curiosité de "savoir", mais si je l'ignore, c'est surement pour une raison. Je suis en vie, alors au delà de cette curiosité, acceptée et aimée, je vis maintenant comme si j'ignorais tout du tout, avec les connaissances que j'ai acquis au cours de tous mes "hier"... sachant que tous mes "demain", naturellement, sans peur, je les vivrai quand demain sera aujourd'hui... Wink

Je ne connais pas la vérité sur moi-même. Je n'en connais que des bribes, j'emets des hypothèses, je fais des évaluations, mais par exemple, dans la profondeur je ne sais parfois pas dire si je suis bon ou mauvais. Au regard d'autrui je puis être qualifié par l'un ou l'autre terme, mais quelle est la crédibilité de ce regard ? Non, il n'y a que dans LA vérité que je pourrais enfin connaître la vérité de ce que je suis.
Je pense que nous sommes tous dans le même cas, a différents degrés. Se connaître soi-même est le travail de toute une vie, et une étude de tous les instants. Comme toi, je connais des bribes, je fais des hypothèses, j'évalue, en me gardant désormais de m'attacher à ces hypothèses et évaluations, car le doute m'amène à me dire que je peux, évidemment, toujours me tromper.... pour continuer d'avancer.

On se juge soi-même, bon ou mauvais, pauvre ou riche, bête ou malin...
Le regard des gens a toujours été, pour moi, depuis tout petit (je bégayais albino ), une réelle source de désœuvrement.
Jusqu'au jour, moins d'un an, où, seul dans ma chambre, sur mon bureau, j'écrivis, calmement, minutieusement, mon QPJQ :

Qui Peut Juger Qui ?

Depuis, j'ai l'air bête aux yeux de mon propre regard lorsqu'un insignifiant jugement me traverse l'esprit. J'en ris aussitôt, et cet insignifiant pas de coté devient un rappel que je suis encore à l'école de la vie.
Depuis, quand le jugement des autres me sifflent les oreilles, ou s'épand devant moi pour juger Intel, ils ont l'air bête aux yeux de mon regard. J'en ris aussi, en fonction de la nature du jugement, ou je remets la/les personnes à leur place, avec humour, dérision, double langage, image, métaphore, et autre figure de style (afro ), parce que mon cerveau va vite, et que je serai bête de ne pas l'utiliser pour arroser les arroseurs inconscients ou maladroits.

Ouais...
Enfin de compte, on sait que peu de choses des uns des autres, alors...
Qui peut juger qui ?  Wink

Je me détourne désormais du monde, sans haine ni rancune, comme quelqu'un qui se retourne et monte dans son train. Tous les combats que je vois autour de moi me deviennent peu à peu étrangers. Je voyais ce soir une femen Ukrainienne coupant une grande croix en bois avec une tronçonneuse pour, une fois la croix coupée mettre ses seins à nus. Je vois des combats politiques devenir des dialogues de sourds, des causes sans nombre concernant tous les sujets, et aucun ne me plait, plus aucun ne m'attire. Je trouve au fond tout cela vain et tout ce bruit préjudiciable aux beaux idéaux et à la méditation féconde.
Oui, la folie dans ce monde prolifère encore.
De mon train, je descends chaque jour (boulot, sortie, ...), histoire de me rappeler que tout reste encore à faire. Et puis, si je peux donner un coup de baguette (sourire, rire, aide, ...), ici et là, incognito, et remonter dans mon train que je décore quotidiennement, alors c'est tout benef pour les autres, et pour moi, enfin, pour tout le monde quoi. Wink

Devenir un homme âgé, cela peut se faire en quelques mois. On se replie soudainement sur ce qui pour nous est essentiel, après un long ecrêmage qui a duré toute la vie, de manière dépassionnée, lointaine. On est là un peu comme convalescent d'une existence chaotique et dangereuse, à ne plus éprouver ce que l'on éprouvait et à ne même plus s'agacer de ce qui nous rendait furieux. On passe la main. On quitte la salle agitée où les invités se jettent les plats à la tête, on s'enfonce dans le soir, et le silence, la fraîcheur retrouvée et le murmure des étoiles nous rendent à nous-mêmes. La corde d'argent s'étire, les lueurs de ce lieu en folie s'éloignent, et quelque chose nous incite à nous allonger sur le talus, et à fermer les yeux.
Parfois, mieux vaut se retirer un peu du brouhaha pour mieux y revenir. C'est ce que je fais avec ma famille, en ce moment. Depuis que je suis revenu d'un autre voyage, ben j'ai changé encore un peu. Dur il est parfois de s'accorder après que des changements aient eu lieu. Ce n'est ni de leur faute, ni de la mienne, si nous ne nous tenons vraiment pas sur les mêmes ondes. Mais si c'est ainsi que va la vie, alors ainsi va la vie.
Je ferme les yeux souvent, ça m'apaise de ces tensions, qui me laisse souvent le goût amère des interrogations sans réponses. Mais je les garde bien ouverts, parce que je suis encore là, bien vivant, et que si je suis là, bien vivant, c'est que j'ai encore du temps pour construire ma maison, l'entretenir, l'améliorer, de jour en jour, pour un jour, je le souhaite profondément, transmettre tout ça à mes marmailles.

Enfin voilà... king 
Petit message en ce matin plus ou moins ensoleillé dans le nord.

A plus l'ancien.
Bonne reprise à toi.
And don't forget,
Young generation need help.

Approuve 
Courbette 

Pé a ou.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Lun 2 Sep 2013 - 10:37

Young generation need help.
On fait ce qu'on peut , mais ils n'écoutent rien ! Very Happy 

You're welcome.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Lyade le Lun 2 Sep 2013 - 11:00

Ils n'écoutent pas tout, grand bien leur en fasse. Wink

Allez, sur ces jolies notes, comme on peut aussi les faire, je vais m'occuper des plantes, au soleil, c'est un bon cocktail pour s'enraciner, en gardant ses ailes déployées. Papy 

Je laisse ton antre à ton antre Fata, des fois, je me fais juste furtif. Wink

Atchao.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Lun 2 Sep 2013 - 16:21

Que faire quand on est entouré de gens qui ne comprennent apparement rien ? Se taire. Il y a des personnes pour lesquelles c'est la vie dans son ensemble qui se déroule sous le signe de ce silence. De loin en loin une rélexion, une remarque, une attitude laisse supposer une complicité possible. L'ébauche d'une rencontre envisageable. Pourtant, la solitude réelle, tangible mais aussi protectrice, recueuillie, existe belle et bien comme un voile toujours porté sur un front certes caché, mais attentif.
Tant d'imbéciles croient "s'exprimer" en ne faisant que du bruit...Tant d'imbéciles ne sont que les parfaits objets d'une programmation scolaire intéressée, qu'il faudra aller chercher dans des recoins reculés une âme qui ne s'est pas suicidée en se lobotomisant volontaitrement pour pouvoir ignorer les questions de son enfance, et pour simplement paraître, y compris à ses propres yeux.
Mais bien que seuls, d'une solitude irrémissible et infrangible, ceux qui n'ont pas renoncé à cet émerveillement en face du spectacle du monde et le mystère de leur propre être accomplissent leur travail de fourmi en eux-mêmes. Point n'est besoin pour cela d'argent, de laboratoires: leur cœur seul est leur laboratoire.
Il passe inaperçu, ou bien on le lapide sous les quolibets quand il laisse apercevoir le contenu de ses pensées. (Mais c'est leur insignifiance qui sauva les petits mammifères quand les dinosaures dominaient le monde)
La lassitude devant les mauvais procès, la litanie des lieux communs contribue à cet isolement. Mais l'amitié de l'espoir et de la confiance- malgré -tout  vaut bien celle des personnes superficielles et des fiers à bras tonitruants.
On se replie, voire même plutôt se recollige, sur son œuvre, comme un patient insecte tissant discrêtement sa toile, élaborant point par point la structure d'une cohérence intérieure qui se passe de publicité. Dans le brouhaha du nombre c'est ce qui est criard et conforme aux idées insufflées à la masse qui se fait entendre. Le retrait devient une retraite. Une spélonque. Le capharnaum ambiant est stérile. On se contente de s'embrasser entre clones, de se féliciter de la norme adoptée ensemble pour éprouver ce sentiment grégaire d'appartenance où l'on festoie en braillant des "nous autres ceci, nous autres cela".
Le surdoué tel que je le conçois répugne à ces embrassades. Il est l'homme préoccupé. L'homme habité. Hanté même par des questions qui touchent à l'essentiel et seulement à lui - celles que se posent les enfants ! Les mots "Pourquoi et comme / comme" sont les piliers de sa dialectique. Il ne désire pas de réponses rassurantes, mais la vérité. Il ne veut pas que cette dernière le flatte...Il n'en choisit pas les aspects favorables.
C'est pourquoi il est perpétuellement porté en avant par ces questions sans fin qui ouvrent sur des réponses sans fin. Le surdoué tel que je le conçois accorde à la sincérité bien plus d'importance qu'au fait de sembler l'emporter dans une épreuve. Il n'aime pas le parasitage du tape à l'œil, des effets de manche et fonde son discours sur le simple bon sens.
Bon sens dont on fait si souvent l'économie en faveur de dérobades empreintes de dérision et de mauvaise foi rarement conscientes.

Le surdoué tel que je le conçois ne se satisfait pas de demies réponses. Il ne recherche que la plénitude de l'intuition. Il est d'une certaine manière un "initié". Toute fausse satisfaction l'irrite, toute distraction l'agace. Son but qu'il ne fait qu'entrevoir loin au-dessus des soucis quotidiens l'obsède. Il renonce à toutes distractions disjonctives - qui ne l'intéressent pas - à tout faux semblant, à toute dispersion inefficiente. Il n'a pas de temps à perdre, Il veut résoudre l'énigme des énigmes. A la question totale il répond par une quête obstinée de la réponse totale. Il vit maigrement dans l'ombre des matamors publics qui haranguent des foules écervelées et loin des hourras qui lui cassent les oreilles. Il n'a sa carte nulle part, car il ne peut s'engager que pour un absolu.
Il ne veut pas entretenir de relations mondaines qui compromettraient son travail sur cette "pierre philosophale" de l'accès à la plénitude. Plénitude de son identité, mais plus encore d'une plénitude ontologique qui engloberait le monde et l'histoire, davantage que SON monde et SON histoire.
Le surdoué tel que je l'entends connait des souffrances et des joies que lui seul peut connaître. Ses drames sont des horreurs et ses joies des extases. Et tout ce qui est inférieur à ces deux extrêmes, n'est, n'a été et ne sera pour lui qu'ennui et perte de temps.
Il ne veut pas tout connaître. Mais il veut connaître le biais par lequel tout est connaissable, connaissable parce que réuni dans un tout devenu ordonné, cohérent, accompli, unifié. Il ne veut pas tirer gloire de ses conclusions, mais explorer la vie, le monde, son propre être avec persévérance, étonnement, et rigueur. Et la plupart des  "merveilleuses réalisations de l'esprit humain" ne lui semblent être que des encombrements...
Et à mes yeux le surdoué qui a réussi -qui est allé en fait au bout de la logique des choses - est celui qui a compris que la clé de la vie (de  sa vie aussi) c'est l'amour.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Mar 3 Sep 2013 - 9:05

Je ne pourrai pas ne pas aller chercher des aliments dans je ne sais quel livre, même illisible. Aller encore et toujours vers la formule magique qui contiendra la substantifique moëlle de ce qui cherche à se dire. La Synthèse, le Signe, le Dit concentré et définitif dont la puissance d'évocation ouvrira des portes dans les esprits. "Donner à penser". Voilà bien ce que j'espère de ces échanges et de ces livres, de ces lectures et de ces méditations. Donner à penser pour donner à voir.
Seule la foudre d'une soudaine révélation pourrait me sortir de ma langueur, de ma somnolence. La chaleur d'une fraternisation autour d'un texte lu et compris ensemble, l'éclair tonnant d'une prise de conscience éclairante. Ou la caresse mentale d'une fluide amitié qui en quelques mots échangera nos souffles intérieurs de manière quasiment télépathique.
Devenir un murmure. Une silhouette qui s'éloigne de la fête: trop d'éclats, trop de chahut. La fin des enfantillages, une double portion de solitude. De la ronde dont chaque danseur se pense être le meneur.
Déjà quelque chose m'attire aux lisières obscures au delà desquelles m'a t'on dit s'ouvre une clairière blanche d'étoiles. C'est sans doute la voix de la mort - une sirène en vérité - qui m'incline à prendre mes distances et à choisir le chemin dérobé. Je ne m'identifie plus à ce temps et à ces gens. J'ai une dernière mue à vivre. J'écarte de la main quelques broussailles épaisses, et entre dans ce cercle secret. De la maison en folie des échos me parviennent. Ce n'est plus là pour moi que les choses se passent. Je déserte le manège du monde, sa course au pompom. Quelque chose me dit que pour moi maintenant, dans cette marge choisie et assumée, que c'est là que les choses commencent.
Il est très ardu de mettre des mots sur la manière dont notre fors intérieur peu à peu se désengage des passions et discussions de son temps, sur cette lassitude blasée qui nous éloigne de nos contemporains. C'est un ressenti léger mais entêtant qui nous pousse à ne plus nous mêler de tout cela dont on fait les gorges chaudes et plutôt à partir à la rencontre de nous-mêmes, de nous-mêmes non pas tels que nous sommes, mais tels que nous serons. On a pris part aux combats, on a lutté pour respirer dans cette bacchanale en folie, pour exister aux yeux des autres - caractéristique de la jeunesse - mais le temps en est passé. Désormais seuls le silence et la solitude pensifs peuvent alimenter une âme qui laisse là la bataille et s'engage sur le chemin du retour. Une fois de plus il y a une rupture, un renoncement, le renoncement à être compris et au-delà aimé. De ce coté là, de ce monde en ébullition où les égos se fracassent les uns les autres comme des particules collisionnées, il n'y a plus rien à attendre. Les choses essentielles se passent ailleurs. Dans un monde très intérieur d'intuitions transparentes, de non-dits éloquents, de murmures aperceptibles. La voix de nos désirs est devenue la voix de la vraie soif. La voix en nous, ce dictamen qui murmure au fond de nous - à condition d'avoir établi le silence du reccueillement - nous invite, pareil à un charme qui sans violence nous possèderait, à rompre avec les voix de surface pour, pas à pas, entrer dans la gravité ascentionnelle...de la mort.


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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Mar 3 Sep 2013 - 10:08

Les diamants de cette oasis - un monde de perles ! sont durables. Les palmes y vont de leurs mouvements orchestraux. La caresse de la mer, la terre caressant les vagues, le plaisir au bruit d'eau et de bulles.
Sur leurs socles de nuages les montagnes dérivent dans l'azur. Tenons-nous ici, quiets et contemplants quand les forces s'harmonisent pour engendrer un monde qui veut se croire paradis.
J'adore les étincelles des libellules, le zinzinulement insituable et les grandes bouffées d'air chorégraphe échevelant les arbres dormeurs.
Les pieds dans l'herbe soulèvent des nuées de goutelettes surfines. Un flottement galactique minuscule.
Allongé sur le dos dans la clairière inconnue je flotte parmi les étoiles et la révérence des ramures semble soulever des univers de brume.
Tout n'est qu'étoiles. Tout n'est aussi que mouvements de tourmaline. Je fume de l'air bleu. Partout des étoiles et de la lumière, de l'espace et du temps, partout la poussière se fait belle.
J'aime en tant que vieil homme m'avancer sur ce chemin frais qui longe le lac volcanique. La peau imbue de ces odeurs essentielles. J'aime à penser que mon pas me dirige vers une mort souriante.
Une poignée de fleurs dodeline sur la rive. Puis de grandes brassées de vent lancent en tous lieux de vibrants frissonnements.
La magie suprême révélée aux yeux du tout venant.

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Lyade le Mar 3 Sep 2013 - 15:52

Seule la foudre d'une soudaine révélation pourrait me sortir de ma langueur, de ma somnolence.

La chaleur d'une fraternisation autour d'un texte lu et compris ensemble, l'éclair tonnant d'une prise de conscience éclairante.

Ou la caresse mentale d'une fluide amitié qui en quelques mots échangera nos souffles intérieurs de manière quasiment télépathique.


Bonne fin de journée Fata.
Et si je puis me permettre un conseil, ce serait de prendre le temps de calmer les échanges, afin de digérer tout ce qu'il se passe depuis plus d'une semaine maintenant.  

Enfin, à ton vouloir, bien sur.
Ces chansons sont magiques, pour qui prend le temps de les respirer, de les sentir, de les ressentir.
Parce que la vie, c'est ça, de la magie.
Wink

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Re: NO FLOOD l'antre à fata (un beau merdier entre nous soit dit...)

Message par Fata Morgana le Mar 3 Sep 2013 - 21:33

Penser par soi-même ? Allons donc ! Comme si l'on ne se forgeait pas ses convictions par des rencontres, des lectures.

Non, il faudrait définir l'expression par ces mots: "Être fidèle à soi-même au point de ne pas s'autoriser en présence de la pensée d'autrui la plus petite once de parti pris et de mauvaise foi. La vérité seule, aussi crue serait-elle, est en soi un bien plus désirable que celui qui nous viendrait en usant de ruse de manière à ce que tous acquièsent à nos propos."
Je n'ai de compte à rendre en dernier ressort qu'à moi-même. Et nul doute que je serai le juge le plus implacable et le plus renseigné. Avoir fait illusion, ce serait un échec tel qu'il dévaluerait l'ensemble de mon existence. Car je me retrouverais les mains vides, ou pire, pleines de biens dérobés.
Je VEUX qu'il me soit demandé compte, car quoi de plus précieux à mes yeux d'homme qu'une lumière impartiale sur celui que j'ai été, me libérant de celui que j'ai cru être ?
Je veux dans ce "jugement" être fait...moi-même ! Je veux que le fond de ma nature ressorte dans ces rayons et que soit mis en lumière ce qui fait vraiment un homme: l'orientation de sa volonté.
Je veux sur l'homme que je suis une lumière OBJECTIVE. Je ne veux PAS être mon propre juge parce les tromperies de la subjectivé et de l'illusion, s'insinuant, je demeurerais fatalement captif d'une part de mensonge. La parole dernière sur moi ne peut être prononcé que par un autre sans quoi je n'obtiendrai jamais aucune certitude. Qui alors est assez fiable pour poser sur ma vie un regard PUR ? Que deviendrions-nous sans ce regard, sinon des pantins entre nos propres mains ? Ôtée l'image, que restera t-il ?
Il me souvient qu'il fut commandé à Adam dans le jardin de "cultiver et de garder" ce dernier. Par parabole je conçois ma conscience comme étant ce jardin. Alors, quel fruit apporterai-je avec moi ? Quel bien sera né de mes efforts ? Quelle en sera la valeur OBJECTIVE ?
... Je ne fais pas d'effort ici pour être compris comme à l'accoutumée...
Sur ce point métaphysique, sans cette OBJECTIVITÉ - dont on me dit sans le savoir qu'elle n'existe pas - quelle serait la valeur réelle de mon être ? Sans cette objectivité pourrai-je jamais devenir réellement sujet ?
Je serais indéfiniment condamné à errer d'hypothèses en hypothèses, sans pouvoir établir mon identité sur d'autres bases que des suppositions, des leurres, des dérobades elles-mêmes se dérobant, des opinions versatiles et fuyantes, et des flatteries trompeuses.
Alors que valons-nous sans vérité ONTOLOGIQUE ? Rien que ne vaille un astre errant qui ne trouve aucun monde qu'il puisse appeler chez lui. C'est bien parce que cette vérité VAUT que nous avons quelque valeur.
Je vois fort bien les liens, les tenants et aboutissants d'une telle proposition. Ses joies et ses périls.
Mais indiscutablement, hors du jugement objectif d'une vérité impartiale (et bienveillante) je serai comme n'étant pas. A la fois in-sensé, sans substance, sans histoire, sans identité, sans cause et fin. En un mot, oui, je serais comme n'existant pas.
Quel je suis, au tréhaut de cette question, ne peut être aperçu que par le biais d'une révélation. Il n'y a que dans la lumière de la perfection que je puis corriger mes imperfections, en elle seule je puis enfn, en toute légitimité, dire: "Moi" sans mentir et sans me mentir.
Il me semble que l'homme fait par ses propres mains n'est qu'un golem vacillant qui erre sans autre consolation que les illusions qu'il sème et dont il se repait. Un fantôme vide revêtu des atours ridicules que son orgueil lui a tissé ou les oripeaux dont d'autres l'ont affublé.
j'admets ma profonde ignorance, y compris au sujet des choses qui me sont les personnelles et les plus intimes. Ignorant de mon bien comme de mon mal, comment pourrais-je me satisfaire d'un pis-aller quand ce que j'espère c'est être en toute plénitude celui que je suis ?
Où trouverai-je un miroir fidèle dans lequel je me verrai tel que je suis, affranchi ou serve de mes leurres et de mes faux-semblants, sinon dans celui de la vérité toute entière ?
Que serait la personne sans un étalon superpersonnel ?


Dernière édition par Fata Morgana le Jeu 5 Sep 2013 - 15:08, édité 1 fois

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