Zébritude et résilience

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Ven 19 Oct 2012 - 8:54

Dans ce cas, je suis disqualifié en tant que spécimen valide de petit-traumatisé. Laughing
Mais alors, lorsque tu parlais de personnes en grande souffrance à cause d'un petit traumatisme, as-tu la certitude qu'il ne s'agissait pas souvent de cas similaires ?
De ces personnes qui ont subi non pas un (même si elles n'en ont mémorisé qu'un) mais une série de petits chocs répétés et identiques dans leur sens ? De poly-petit-traumatisés ?
Car ce genre de cas doit être courant, chaque "petit" traumatisme étant nié dans sa réalité tant par celui qui l'inflige que par celui qui le subit, "relativisé", ce qui augmente le risque qu'il soit reproduit sans qu'on s'en préoccupe.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Doinel le Ven 19 Oct 2012 - 9:00

Je pense que l'importance du traumatisme se "mesure" aux effets durables qu'il a sur la personne.

Il y a des événements extraordinaires (dans le premier sens du terme) et des événements très ordinaires mais répétitifs.

Les premiers mettent à mal les défenses de l'enfant et de la personne. Les seconds empêchent ces défenses de se construire convenablement ou les détruisent à petit feu.

J'ai connu un petit événement assimilable à la gifle. Un jour, énervé contre moi, mon père a pris un martinet qu'il vendait dans son magasin et m'a donné un coup sur la cuisse. Cet événement m'a marqué parce qu'il était exceptionnel, complètement incompréhensible pour moi, mais il ne m'a pas traumatisé parce qu'unique.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Ven 19 Oct 2012 - 9:13

Cet épisode m'évoque une fois de plus le thème de l'événement dont on ne comprend que bien plus tard qu'il s'agissait d'un des "petits traumatismes répétés". Toujours, donc, la difficulté à apprécier la situation, même la sienne...

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Re: Zébritude et résilience

Message par Doinel le Ven 19 Oct 2012 - 10:21


Et il peut y avoir eu d'autres événements encore plus difficiles à analyser. Parfois c'est tout bonnement impossible.

Je les ai déjà évoqués sur un autre fil, que tu as lu Fusain, alors excuse moi pour la redite. Je pense qu'ils peuvent faire sens sur celui ci, en rapport avec la possibilité ou la difficulté d'une résilience.

Il existe dans la toute petite enfance des événements qui peuvent avoir une influence déterminante dans l'évolution de la personne. Ces événements ne sont pas oubliés, ils n'ont jamais été mémorisés dans le cortex cérébral. Ils se sont imprimés dans le cerveau reptilien, dans le cerveau émotionnel.

Il s'agit rarement d'événements graves. Un exemple typique est celui d'une mère qui s'occupe de son enfant alors que son esprit est ailleurs. Elle est là mais en même temps elle n'est pas là. Le bébé le perçoit et en ressent une émotion très désagréable qui va s'imprimer à vie dans son cerveau émotionnel.

Sans doute ce bébé a-t'il des prédispositions génétiques pour ressentir ce problème et réagir aussi fortement.

Il y a donc, avant tout traumatisme, un terrain plus ou moins favorable pour le ressentir et pour le surpasser ou non. L'inné et la génétique d'une part (la douance en constituant une partie certainement non négligeable), les événements graves ou anodins de la toute petite enfance d'autre part (dont l'impact est lié au premier point).

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Re: Zébritude et résilience

Message par fleurblanche le Ven 19 Oct 2012 - 13:56

Il y a donc, avant tout traumatisme, un terrain plus ou moins favorable pour le ressentir et pour le surpasser ou non. L'inné et la génétique d'une part (la douance en constituant une partie certainement non négligeable), les événements graves ou anodins de la toute petite enfance d'autre part (dont l'impact est lié au premier point).

C'est à cause de cela que j'ai dit plus haut qu'on a tous notre lot de traumatismes : interaction inné-génétique-évènement anodin-évènement grave, un cocktail où toutes les combinaisons sont possibles, au point où je finis par me demander si le "non traumatisé" n'est pas un traumatisé qui s'ignore...

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Re: Zébritude et résilience

Message par Doinel le Ven 19 Oct 2012 - 14:07


Je suis d'accord avec toi fleurblanche.

Cependant, je pense qu'il convient de ne pas trop relativiser. Les Z partagent certainement dans une grande mesure le même terreau pour ressentir des traumatismes.

Même les plus privilégiés d'entre eux ont de fortes chances de trainer des cicatrices là où d'autres n'en auraient pas, ou alors de moins importantes. Mais l'expérience de la vie fait que certains vont souffrir plus que d'autres et que, parmi eux, une partie va montrer des facultés de résilience exceptionnelles.

Ces derniers peuvent atteindre un niveau de paix intérieure qui les fera ressembler aux "privilégiés" et les éloignera de ceux qui n'ont pas (encore) réussi à surmonter leurs traumatismes. Mais ces résilients et ces privilégiés resteront aussi très différents. Les premiers seront peut être plus forts que les seconds par exemple.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Ven 19 Oct 2012 - 23:05

Fusain a écrit:
Mais alors, lorsque tu parlais de personnes en grande souffrance à cause d'un petit traumatisme, as-tu la certitude qu'il ne s'agissait pas souvent de cas similaires ?

Je n'en sais rien d'où mon questionnement...Je me trouve complètement démunie devant ces personnes car concrètement, celles-ci ne peuvent exprimer leur malaise, elles vont étouffer leur douleur. Si elles en avaient pleinement conscience, serait-ce mieux ? A trop réfléchir à ces douleurs, nous oublions les côtés positifs de notre vie. Il y en a toujours, même en cherchant dans le petit recoin.

Par exemple, en arrivant en France, j'ai du faire d'énormes efforts d'adaptation, de compréhension de ce nouveau monde. L'avantage est que l'effort ne me pose pas problème. J'ai le goût de l'effort, ce qui semble manquer à beaucoup de zèbres. Cela a représenté un grand avantage dans mon développement d'étudiante et dans ma vie professionnelle.

Dans ce cas, je suis disqualifié en tant que spécimen valide de petit-traumatisé. Laughing

Fusain, Ta participation à cette discussion a un sens. Ce n'est pas anodin. Ma première réaction a été de penser cela mais j'étais curieuse de prendre connaissance de ce que tu voulais dire. Comme tu as pu le constater, peu de personnes sont capables de parler de ce sujet. C'est difficile. Si tu as lu les différents témoignages, tu as du sentir l'investissement émotionnel intense. Alors, ton intervention signifie que tu sens quelque chose, tu ne sais pas si c'est vraiment cela et que tu as des doutes. Ce sujet t'interpelle.

Ensuite, je n'irai pas jusqu'à dire, comme Fleurblanche, que tout le monde est traumatisé. Tout le monde a été blessé, à souffert à un moment ou un autre de sa vie, garde le souvenir de cette souffrance mais ne voit pas sa "vitalité" profondément remise en cause. J'ai toujours mis des guillemets quand j'ai utilisé le terme de "normal". Pour moi, c'est juste une idée théorique qui représente une vie dans la "moyenne". Dans mon fil de présentation, je parle beaucoup de normalité car j'ai des doutes sur son existence. Je peux vous assurer que je connais des personnes heureuses, épanouies, tout en ayant connu des moments difficiles. Elles n'ont pas gardé les souffrances liés à ces moments dans leur âme, dans leur coeur.

Et je partage le point de vue de Doinel sur le fait qu'il existe des terreaux plus favorables aux blessures. La résilience, cette capacité à rebondir, est le pouvoir de les transformer en force (avec une fragilité résiduelle juste sur la cicatrice... faut pas se leurrer). Certains n'arrivent pas à être résilients et choisissent parfois la solution radicale pour s'en sortir.

Quand on lit les témoignages des résilients, il y a un point commun flagrant. Je vous laisse le découvrir. Il est là et c'est quelque chose de profond, de positif.

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Re: Zébritude et résilience

Message par fleurblanche le Sam 20 Oct 2012 - 16:14

Flagrant ? Sûr ? Smile

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 16:31

Je peux vous assurer que je connais des personnes heureuses, épanouies, tout en ayant connu des moments difficiles.

Je crois que personne n'en doute, et c'est bien pour cela qu'une personne qui ne parvient pas à ce stade, en plus de souffrir, culpabilise, en général. (Ce qui rend d'autant plus blessants les commentaires du style "Tu t'y complais". Mais laissons cela). Parce que la clé existe, que des gens l'ont trouvé, ils témoignent de l'existence de cette clé, et ça a l'air si facile. La voie a l'air si naturelle.
Mais en fait, non, et je ne vois pas non plus quel est ce point commun aux personnes résilientes : je veux bien que tu nous le donnes. Wink

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 21:02

Certains résilients l'ont écrit sur le fil, d'autres l'ont écrit sur d'autres fils : une conception spécifique du bonheur. Prendre chaque moment de bonheur intensément, sans se poser de question, et le savourer pleinement.

Cette idée apparait. L'évidence était évidente pour moi lol! car j'ai la même conception du bonheur. Cela sous-entend un rapport au temps particulier....

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 22:52

Condition nécessaire, mais suffisante, je ne crois pas.
Et puis, le problème de la souffrance est qu'elle empêche la survenue de ces moments, ce qui nous place dans un système en boucle.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 22:56

Justement, quand on est résilient, on arrive à créer ces moments, à savoir les identifier..La plupart du temps, on passe à côté sans s'en rendre compte.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 22:58

Je prends un exemple tout bête.
Je suis avec ma fille. Nous sommes bien ensemble. L'atmosphère est saturée d'amour. Je vais le savoir tout de suite et bien, j'en profite à fond....

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Re: Zébritude et résilience

Message par fleurblanche le Sam 20 Oct 2012 - 23:06

+1 Smile

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:07

C'est donc une conséquence de la résilience et non une cause.
Lorsque je vis un tel moment, j'en profite - mais je sais aussi à quel point ils sont rares. Que de fois je me suis dit "c'est quand même pas mal, la vie, sans angoisses".

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:29

C'est peut-être une conséquence....

Alors, si je reprends mon exemple, je suis dans le moment. J'oublie le passé et le futur. Je ne me dis pas que c'est un moment rare. Je suis là et pleinement là.
Ces moments me rendent forte. Sans ces petits instants de bonheur, je n'arriverais pas à vivre. Lors des périodes très dures, je m'accrochais à ces instants de bonheur, de joie ou de beauté. Je tenais grâce à eux. Ils pouvaient correspondre à des instants fugitifs mais je les accueillais en moi sans retenu. Je dirais (en exagérant un peu) que les résilients sont des hédonistes de la vie Smile

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Re: Zébritude et résilience

Message par fleurblanche le Sam 20 Oct 2012 - 23:29

ça pourrait à la fois être une cause et une conséquence de la résilience, comme un cercle dans lequel les 2 éléments se nourrissent.

Je dis ça parce qu'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été une enfant pleine de vie et de gaieté, et mes contrariétés ne duraient jamais très longtemps. Jusqu'à l'âge adulte je suis ainsi. Je suppose que cette personnalité de base m'a aidée à rebondir avec plus de facilité devant les chocs de la vie.


Dernière édition par fleurblanche le Sam 20 Oct 2012 - 23:33, édité 1 fois

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:32

Personnellement, j'aime la vie avec une certaine fureur, et je garde un optimisme de fond même quand je suis désespérée....La tristesse, la souffrance ne m'empêchent pas de vivre ces instants.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:34

Possible; l'angoisse, par contre, ternit tout. (Les moments "sans" paraissent d'autant plus chatoyants).

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:41

Je connaissais des crises d'angoisse...mais jamais une angoisse sourde.
Maintenant, je n'ai plus ces crises où je m'effondrais, où me gorge se nouait, où je me sentais en danger...

Nous sommes peut-être à des étapes différentes de la résilience ?

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Sam 20 Oct 2012 - 23:45

J'espère. ça voudrait dire que je suis sur ce chemin.
Tiens, je me demande ce que ça peut signifier de "mieux" encaisser des traumatismes "objectivement" plus importants et "moins bien" des "broutilles".


Dernière édition par Fusain le Dim 21 Oct 2012 - 0:02, édité 1 fois

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Re: Zébritude et résilience

Message par fleurblanche le Sam 20 Oct 2012 - 23:58

Je ne trouve pas cela curieux , je pense que ça s'explique par le fait qu'on n'a pas les mêmes talons d'Achille, les même domaines de faiblesse. On souffre par rapport à ce à quoi on est le plus sensible, ce qui nous atteint plus profondément.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Dim 21 Oct 2012 - 11:13

Je ferais aussi une autre hypothèse : parfois, les contre-coups ne se font sentir que plus tard. Et quand cela se manifestera, tu auras du mal à faire le lien entre le malaise et ces événements (j'ai lu ce que c'était avant que tu ne l'effaces).

Dans mon passé, j'ai eu des comportements à risque. Je me mettais en danger inconsciemment, pour me sentir en vie. Alors, il faut avoir conscience que certains événements, qui semblent venir de l'extérieur, sont recherchés par nous....C'est un propos assez difficile à avaler. Mais dans mon cas personnel, je l'ai fait. Cela ne veut pas dire que ce comportement corresponde à ton cas.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Dim 21 Oct 2012 - 12:08

Non, en effet. Je ne pouvais pas imaginer que la situation fût dangereuse; donc, même inconsciemment je ne pouvais pas être en train de "me mettre en danger".
Je ne détaille pas (j'ai effacé car je ne veux pas qu'on se focalise sur mon cas).

La résilience me fait l'effet d'une alchimie complètement empirique et aléatoire. Comme si on ne pouvait constater qu'après coup le chemin qu'on a emprunté, en constater la cohérence - mais rien ne s'est fait consciemment, rien n'a été planifié, on aurait pu emprunter un chemin très cohérent et échouer.

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Re: Zébritude et résilience

Message par Invité le Dim 21 Oct 2012 - 12:23

Dans le vécu, on ne se rend pas compte qu'on est sur le chemin de l'acceptation...C'est tortueux et on est torturé. Sur ce chemin, j'ai été obligée de me faire mal, de me mettre en danger. C'était débile et j'aurais pu subir de graves conséquences. A posteriori, c'était comme si je jouais à la roulette avec ma vie. Ca passe ou ça casse. Puis il y a une petite lueur qui a percé et je m'y suis accrochée. Cette lueur peut être une personne, une découverte sur l'extérieur (à la fin, on en a marre de se concentrer autant sur soi !!), etc...N'importe quoi pourvu que cela nous fasse prendre conscience que malgré tout, la vie vaut la peine d'être vécu. Pour moi, c'est l'écriture et ma fille.

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Re: Zébritude et résilience

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