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Message par Guillaume1984 le Jeu 6 Sep 2012 - 23:42

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Dernière édition par Guillaume1984 le Mar 18 Aoû 2015 - 14:30, édité 1 fois

Guillaume1984

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Message par Sélène-Nyx le Ven 7 Sep 2012 - 0:39



Bonsoir Guillaume,

Oui, je te comprends: tu aimerais tant qu'elle soit de ton avis, "en toute logique", mais, même si, au fond elle est d'accord, il est possible que son raisonnement soit différent, et qu'il lui faille un peu plus de temps pour comprendre ce qui te parait évident ... Mais, même avec un raisonnement un peu plus lent, ou compliqué, il est probable que vous soyez sur la même ligne pour l'essentiel, et ce qui vous lie l'un à l'autre, avec un petit décalage: alors? Quelle solution?? Pour l'instant, j'n'en n'ai pas en tête, sinon, d'admettre ce décalage et de "prendre sur toi". Ce qui aura pour conséquence une certaine frustration, bien sûr, mais si vous vous heurtez pour des broutilles, ta frustration sera de courte durée. Par contre, concernant des sujets plus sérieux, tu risques d'en pâtir, et votre relation également.
Essaye de faire la part des choses et de "passer" sur les sujets qui ne présentent qu'un intérêt secondaire, ce serait dommage de foirer une belle histoire pour quelques petits désaccords, qui ne sont peut-être qu'un "décalage" de pensée, mais en aucun cas une pensée contradictoire...

Bonne chance! Smile
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Message par Guillaume1984 le Ven 7 Sep 2012 - 1:01

Bonjour,

Ce sont de bonnes suggestions. Je t'en remercie, Sélène-Nyx.

Néanmoins, prendre sur moi, c'est si difficile. J'ai l'impression que c'est ce que j'ai dû faire toute ma vie. J'ai toujours dû m'adapter à autrui, alors qu'autrui s'est très rarement adapté à moi. Au fond, c'est ironique. La personne que j'aime le plus, je lui demanderais, elle, de s'adapter à moi. C'est que j'ai une conception très naïve de l'amour. Je m'étais imaginé que «lorsque j'aurais l'amour ce serait parfait» ; je suis un peu, voire très enfantin. Souvent déconnecté de la vie dite normale. Bref, je pensais que je pourrais être aimé authentiquement, sans compromis... Alors je crois que j'avais laissé tomber les masques, laissé tomber le réflexe de m'adapter incessamment à autrui.

Puis, c'est que je ne sais jamais par où prendre ces discussions. Qui, souvent, sont excessivement absurdes, puisqu'elles concernent des détails, mais vraiment des détails.

Même si je voulais me «retirer» de l'une de ces conversations lorsque je vois qu'elles commencent, je ne sais pas comment faire. J'ai l'impression que mettre un doigt dans l'engrenage, c'est y passer tout le corps. J'ai beau essayer l'humour, éviter la conversation, rien n'y fait. C'est comme tenter de se débattre, et s'enfoncer un peu plus. Peut-être devrais-je alors acquiescer envers une opinion différente de la mienne, afin de pouvoir expliquer tard, plus doucement, voire par bribes, mon opinion réelle à un sujet.

Tu as raison, néanmoins, si c'est pour une chose minime, cette frustration sera de courte durée si je dois ravaler mes idées trop complexes, trop ramifiées à cause de la logique, — et à vrai dire on s'en fout, en effet, de ces altercations pour du secondaire, du minuscule. OK. Je suis trop à fond dans tout, en l'occurrence dans les émotions. Lorsque je suis heureux, c'est comme si j'avais toujours été heureux ; quand je suis triste, idem vis-à-vis de la tristesse ; quand je suis dans un débat, ou dans la résolution d'un problème logique, on dirait qu'il n'y a que ça qui compte.

Il faut sans doute que je prenne du recul. Et que je prenne sur moi, comme tu dis.

Merci à toi.

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Message par fleurdesel le Ven 7 Sep 2012 - 3:37

Bonjour,

Tu en as parlé avec elle à un moment calme ?
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Message par Guillaume1984 le Ven 7 Sep 2012 - 5:24

Oui. Mais un moment calme devient rapidement tumultueux, étant donné que nous sommes tous deux réactifs.

Nous avons tenté d'en reparler, depuis que j'ai publié mon message ici.

D'ailleurs, j'ai réalisé quelque chose depuis tantôt. Je suis, par moments, dépressif, et ça n'aide sans doute pas non plus. Ma susceptibilité est alors décuplée. Je crois que je me suis si longuement accommodé d'un «fond» de dépression, que j'avais appris à vivre avec, seul. Mais dans certains contextes, dans cette relation en l'occurrence, voilà que ça surgit de façon néfaste.

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Message par Sélène-Nyx le Ven 7 Sep 2012 - 14:39



Guillaume, il se peut que ce fond de dépression latent t'empêche de réagir "normalement". Il y a des hauts et des bas trop accentués, (peut-être, es-tu légèrement bipolaire, ce qui est souvent le cas chez les zèbres ...), alors, et pour ne pas gâcher ton bonheur d'être avec une personne que tu aimes, et qui t'aime, je pense que tu devrais en parler à un psy: cela peut t'aider, et parfois, il suffit d'un tout petit coup de pouce. Ce serait trop bête de passer à côté du bonheur à cause de petites chamailleries sur des sujets dont tu te rends compte, une fois "calmé", que ce n'était que des futilités.
Si vous êtes en accord sur l'essentiel, il ne faut pas prêter attention à des choses sans réelle importance.
Le problème, chez les zèbres, je pense (mais je ne suis pas psy), c'est qu'il faudra se faire à l'idée qu'ils auront à vivre avec une certaine frustration, et qu'ils devront admettre que la perfection n'existe pas. ( pas évident pour des personnes qui recherchent toujours la perfection, hélas)

Je pense qu'il y aura toujours un petit décalage, mais cela ne t'empêchera pas d'être heureux: il faut arriver à faire mentir le titre du livre de JSF: "trop intelligent pour être heureux"! Je crois qu'on peut être intelligent et heureux, mais il faut certainement une petite aide extérieure...

En tout cas, je te souhaite d'être heureux: tu es conscient de tes problèmes, c'est déjà très important!

Ah, si, j'oubliais: ne cherche pas à enfermer ta compagne dans "ta" façon de voir les choses, car elle aussi, a besoin d'être elle-même, et d'avoir "sa" personnalité, "sa" vision des choses: d'autant plus, qu'il semble que, pour l'essentiel, vous avez beaucoup de points communs ... A mon avis, tu recherches, en elle, ton double exact, et je trouve ça dangereux: elle est peut-être un tout petit peu différente, c'est tout, et toi, peut-être trop exigeant ... Question
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Message par The Broken Vow le Ven 7 Sep 2012 - 14:51

Seulement, je suis un amoureux de la logique.

Moi aussi. Allez, faisons hurler les louves :

La femme n’éprouvant pas, au moins à cet endroit, de frontière franche entre le « oui » et le « non » se trouve naturellement en porte-à-faux face au désir de l’homme qui s’annonce plus clairement, mais aussi à la vérité qui, en logique, comme en morale, n’admet pas l’équivoque (il faut que ce soit vrai ou faux, bien ou mal, oui ou non). Que ce dualisme exclusif soit conforme au désir masculin n’est sans doute pas un hasard ; auquel cas le « non c’est non » des féministes américaines serait un assujettissement de plus à la masculinité.
L’existence même de la séduction (qui à en croire la presse féminine constitue la principale activité des femmes) n’est d’ailleurs possible que par cette incertitude : comme espace et stratégie du « peut-être » entre le oui et le non. Sans cette indécision, les cosmétiques, la mode et le magazine « Elle » perdraient leur raison d’être ; la vie des femmes se réduisant au travail et à la reproduction.


Alain Soral, Sociologie du dragueur
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Message par Invité le Ven 7 Sep 2012 - 14:52

La vie de couple est loin d'être un long fleuve tranquille.

Cependant, la première année correspond en principe encore à la lune de miel.

Si j'étais à ta place je m'interrogerais sérieusement sur mon envie de poursuivre cette relation.

Désolée pour ma franchise.

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Message par Guillaume1984 le Ven 7 Sep 2012 - 15:13

@Sélène-Nyx :

Il n'est pas exclu, en effet, que je sois sinon bipolaire, du moins cyclothymique.

En vérité, j'ai tenté de voir différents spécialistes. Le premier psychiatre que j'ai vu, je lui ai remis un document de trente pages, avec table des matières, que j'avais composé en deux jours au sujet de ma vie psychique : le milieu dans lequel j'évoluais, mes blessures passées et pansées, les épreuves psychologiques surmontées, le travail d'introspection que j'avais fait, ce que j'estimais peut-être avoir comme problèmes («maladies»), mon fonctionnement intellectuel, et par conséquent le fonctionnement émotionnel particulier qui en découle. Quoique gentil, il semblait un peu dépassé. J'ai vu deux autres psychiatres : l'une était horriblement imbue et stupide (je l'ai d'ailleurs dénoncée au Collège des Médecins, ici au Québec) ; l'autre, quoique possédant un grand coeur, était un horrible analyste : il tournait les coins ronds et était ma foi limité théoriquement. J'ai dû voir ces spécialistes deux à trois fois chacun. Puis, j'ai vu un psychologue : il était effroyablement prévisible et ennuyeux. Je suis allé le voir une première fois, et une deuxième pour qu'il se sente valorisé dans son travail, et après, je ne pouvais plus.

Cela dit, je donne beaucoup dans la relativisation. Merci de m'inciter à relativiser.

Et dans la prise de conscience, aussi. Je suis un peu tout ou rien : j'ai déjà connu une dépression majeure : or, en comparaison, je me disais qu'un fond de dépression « c'était comme ne pas être déprimé » : mais au final, je réalise que ça peut toucher ma vie, mes humeurs et ma relation.

C'est vrai. Elle est quelque peu différente. Et je ne voudrais pas vivre avec mon double (ce serait l'horreur de vivre avec moi-même, héhé).

En effet, je suis trop exigeant. J'ai été un hyper-tyran pour moi-même, des années durant. Même lorsque je simplifie un plan à l'extrême, je suis souvent super exigeant envers moi-même. Il se pourrait que je sois très exigeant avec les autres sans m'en rendre compte.

Merci à toi.


@The Broken Vow Intéressant. Je crois qu'il n'y a pas de mal à raisonner avec le coeur. Seulement, il faut être averti, que cela se peut ! Je veux dire : au beau milieu d'un débat, je pensais qu'on usait tous de la logique. Maintenant, je suis avisé.


@paoline Notre première année n'a en rien correspondu à la lune de miel typique. Très rapidement, nous avons entamé une sorte d'introspection commune pour faire sortir des « démons ». On joue beaucoup avec des sentiments durs, si je puis dire. C'est compliqué de l'expliquer comme ça. En somme : nous avons été très authentiques vis-à-vis de l'autre. Nous n'avons pas tenté de nous cacher. Nous n'avons pas tenté de porter des masques. Cela dit, nous nous aimons énormément.

De plus, je n'aime pas prendre le parti du défaitisme.

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Message par Invité le Sam 15 Sep 2012 - 8:08

Guillaume1984 a écrit:
Néanmoins, prendre sur moi, c'est si difficile. J'ai l'impression que c'est ce que j'ai dû faire toute ma vie. J'ai toujours dû m'adapter à autrui, alors qu'autrui s'est très rarement adapté à moi. Au fond, c'est ironique. La personne que j'aime le plus, je lui demanderais, elle, de s'adapter à moi. C'est que j'ai une conception très naïve de l'amour. Je m'étais imaginé que «lorsque j'aurais l'amour ce serait parfait» ; je suis un peu, voire très enfantin. Souvent déconnecté de la vie dite normale. Bref, je pensais que je pourrais être aimé authentiquement, sans compromis... Alors je crois que j'avais laissé tomber les masques, laissé tomber le réflexe de m'adapter incessamment à autrui.
On peut ne pas porter de masque et s'adapter à l'autre, en connaissant ses réactions, en essayant de comprendre ce qui fait mal chez elle, en exprimant ce qui à toi te fait mal. Tu peux lui expliquer ce qui ne te convient pas, ce que tu ressens, en l'exprimant sans accuser...Dis lui aussi combien ça te navre que vous vous fâchiez alors qu'il y a certainement le moyen de négocier autrement, ça doit être pareil de son côté.

Pour moi il est important de faire travailler un couple ensemble à sa réussite, justement ne pas se dire "c'est moi qui dois m'adapter". Non, c'est votre couple qui doit s'adapter pour mieux réagir, et évidemment ça implique la participation des deux membres Wink

Vous avez sans doute tout pour réussir : la connaissance de l'autre, l'amour et la sensibilité. Je vous souhaite beaucoup de bonheur Very Happy

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Message par mal_de_moi le Mer 29 Mai 2013 - 7:34

Tu te poses les questions, tu nous pose la question, c'est super, mais essayes encore de parler avec elle.

Malheureusement j'étais dans la même situation que toi, et on ne pouvait pas communiquer, aujourd'hui c'est fini et je suis triste, et elle a reconstruit sa vie dans les bras d'un autre!

Préserves toi avant tout! Je comprends dorénavant qu'il ne faut pas chercher la perfection, même si c'est ancré en nous! Sur le fond vous êtes bien ensemble, alors pour les futilités essayes de passer au-dessus...

Pour info je n'y arrive pas, fais le moi savoir si t'y arrives!

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Message par Invité le Mer 29 Mai 2013 - 7:55

Salut Guillaume Smile

Ça ne doit pas être simple de vivre ça pour toi, ça à l'air compliqué.

Je me permets de te répondre, car je crois avoir été dans une situation comparable, mais de l'autre côté.
Donc je tiens à dire que je ne te juge pas du tout, que la situation est peut être très différente, et que je projette peut être de manière à donner du sens à une situation que j'ai vécue.
Donc il faut prendre ça comme un témoignage.

Mon ex était très différent de moi, et il avait l'impression de devoir se protéger du reste du monde. Il avait souffert, il avait été rejeté, incompris, et donc il avait besoin de se protéger.
Cela dit, il a accepté de s'ouvrir à moi, dans l'espoir que nous puissions partager quelque chose ensemble. De mon côté, j'aimais son originalité, et je voulais aussi tenter l'aventure.
Mais nous nous étions trompé.

Chacun de nous avait ses conceptions, solidement ancrées. Et lorsque ça surgissait, ça entrainait nécessairement le dialogue.
Il refusait le dialogue, car pour lui c'était pas négociable.
J'avais aussi conscience que ce "détail" impliquait énormément de choses, et je voulais en discuter.
Ce n'était pas possible. Et si ça l'avait été, nous nous serions simplement rendu compte de notre profonde différence.

Bref, il se braquait, et moi je pleurais.
D'ailleurs je l'ai jugé un peu trop sévèrement dans ces moments là, je ressentais juste ma douleur, et mon impuissance à partager.
A la fin je ne pouvais même plus lui toucher le bras sans m’effondrer, en pleure, alors que ça allait quelques secondes avant. La distance qui existait entre nous m'était devenue douloureuse.

Alors chaque histoire est différente, peut être que ce que je dis n'a rien de commun avec ce qu'il se passe pour toi. J'ai juste eu l'impression de sentir une ressemblance.

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Message par Harpo le Mer 29 Mai 2013 - 9:05

Ce qui est clair c'est que le risque est la perte d'estime de chacun : finir par la trouver obtuse et peu intelligente pour ta part, un peu trop dans l'émotion, et pour elle finir par te trouver fermé sur tes positions et peu empathique, binaire et égoïste, un peu trop dans le rationnel.

N'êtes vous pas en train de jouer une version "zèbre" mais néanmoins caricaturale de "les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus" ? A toi de te demander si le fait de camper sur tes positions, ton raisonnement logique, est plus un fonctionnement ontologique - tu es comme ça, et tu ne veux pas en démordre sous peine de perdre ton authenticité - ou si ce n'est pas plutôt ta zone de confort, ce qui te permet de garder le contrôle ?

Et comme Cherokee le dit, si vous êtes un couple, la remise en question ne doit pas être uniquement de ton côté. Qu'est-ce qui se joue vraiment pour vous deux dans vos disputes ridicules ?

Est-ce ta réelle première histoire de vie commune ?

Ps : le topic a 9 mois, Guillaume a sûrement beaucoup avancé sur la question Wink
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Message par Guillaume1984 le Mer 29 Mai 2013 - 14:42

Malheureusement, la relation a pris fin il y a quelques mois.

Avec le recul, je constate que notre situation socioéconomique a ombragé notre rapport.

Elle avait certes des problèmes ; j'avais des problèmes.

Parmi ceux-ci : pour moi, la nécessité de trouver un boulot qui me plaît, une carrière à vrai dire.

Tous les autres problèmes évoqués étaient réels, mais étaient incroyablement accentués par le stress relatif à l'argent et à la sécurité.

@mal_de_moi : Si c'était à refaire, je saurais comment manoeuvrer dans les eaux de l'amour. J'étais inexpérimenté : c'était ma première « vraie » relation amoureuse... Tu as raison. Il ne faut pas rechercher la perfection.

@Je-nierai-être-venue : C'est difficile, de discuter posément, calmement. On saute si rapidement aux conclusions. Je crois que c'est pourquoi je préfère infiniment les débats par écrit, en général. Au demeurant, je te remercie pour ton témoignage. Toutes les histoires d'amour ratées ont ceci en commun, j'imagine : on ne peut pas comprendre pourquoi quelque chose de si beau et de si grand s'effiloche en brûlant.

@Harpo : C'est drôle, ce que tu dis : « une version "zèbre" mais néanmoins caricaturale de "les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus" ».
C'était peut-être ça. En fait, je ne saurais me mettre à penser autrement : je suis moi. À moins d'avoir le cerveau d'un autre.

En revanche, avec le recul, je sais que ces disputes, peu importe la somme de logique qu'on voulait y mettre, avaient des racines inconscientes. Henri Laborit disait qu'entre deux êtres, presque tout se passe à un niveau inconscient ; le subconscient est comme l'océan très profond ; l'écume, sur l'eau, c'est la parole. J'ajouterais que la logique, dans tout ça, est un petit bateau par-dessus tout ça.

Argumenter, c'est cool. Mais se perdre dans des débats parce qu'il y a de l'insécurité à d'autres niveaux, c'est moins cool. On est davantage à fleur de peau.

Ça fait bientôt six mois qu'elle et moi ne sommes plus ensemble. Ainsi, j'ai amplement eu le temps de me remettre en cause depuis...

Nous avions chacun nos torts...

Guillaume1984

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Message par The Broken Vow le Mer 29 Mai 2013 - 15:04

Harpo a écrit:Et comme Cherokee le dit, si vous êtes un couple, la remise en question ne doit pas être uniquement de ton côté.

Tiens, voilà qui me rappelle des souvenirs.

Certains pensent que toute relation est une relation de pouvoir. C'est loin d'être mon avis, néanmoins je constate que si dans une relation l'un des deux partenaires est moins attaché que l'autre, il prend de fait le pouvoir parce que le plus attaché des deux, pour préserver la relation et le lien, est prêt à plus de compromis.

En revanche, avec le recul, je sais que ces disputes, peu importe la somme de logique qu'on voulait y mettre, avaient des racines inconscientes.

Je voue un culte à Laborit, cependant c'est plus pour son approche radicalement biologisante que pour cette histoire d'inconscient qui fait déjà le miel de tous les courants psychologiques.
D'abord, cette histoire de logique est très mentale. Peut-être l'étais tu plus que ton ex, néanmoins vous êtes tous deux des être humains avec des émotions et des corps. Il est bon de se reconnecter à ses émotions, même si c'est pour pleurer "comme une tapette", parce que quand on est triste on est triste. Quand on a peur de voir l'autre partir, on a peur de voir l'autre partir.
Ensuite et enfin, l'inconscient, on met à peu près tout dedans. Le fait est que dans ce magma de théories fumeuses (qui a parlé de Mélanie Klein ?) il y a une réalité : nous revivons souvent des relations entre enfants et parents, parce que l'éducation d'une part et la grégarité de l'espèce d'autre part font qu'un enfant de 7 ans c'est un enfant qui a subi 7 ans de conditionnement.

La vie est un long chemin pour soi-même, alors à deux...
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