Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

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Message par Invité le Jeu 23 Aoû 2012 - 21:42


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Divagations zzitesques et brutussiennes.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 0:29



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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Carla de Miltraize III le Dim 26 Aoû 2012 - 0:55

J'ai chiallé pÔv tomate à la fraise va !

Oé sinon super ta non présentation \o/


Pour la peine voici une belle image ! (peut être nous pondras-tu une dissertation sur le sens de la vie...)



(j'ai pas trop aimé lorsqu'en parcourant ton fil j'ai entendu une chanson joyeux anniversaire m'agresser direct-parano/ON : j'ai un virus birthday!!! OMFFF!!! ça va mieux je respire à nouveau normalement)

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Localisation : Toulouse *** Se guérir de nos malaises de l’âme implique souvent une bonne dose d’humilité, d’accueil de la nature humaine et de sympathie envers autrui et surtout envers nous-mêmes. Daniel Desbiens

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 10:14



♥ ♥ ♥ ♥
"Merci Carla d'avoir bien aimé ma non présentation. Mais tu arrives trop tard, elle a été disparue".

(et désolée pour le happy birthday ^^)
(maintenant tu seras "sur tes gardes")

Besitos ♥

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 10:43

La faculté de pouvoir comprendre est magnifique, sidérante.
Elle permet l'émergence en soi d'une accroche au monde, obfuscation de notre solitude ontologique.

Elle est une révélation de notre sensibilité, une vibration presque éthérée partagée avec ce qui nous entoure.

Puis vient un moment où l'on est obligé de la confronter plus "durement" au monde. Un moment où l'on s'aperçoit que d'autres n'ont pas cette faculté. Et qu'a partir de cet instant, ils en rejettent l'image, puisque, ne pouvant l'appréhender, elle n'a pour eux aucune existence concrète.

Là, et là seulement, on commence à comprendre les différences, et à savoir que, même si la conscience est là, il y a impossibilité à la partager ou à la faire saisir.

Comme tout don, tout extrême, le plus porte en lui son propre facteur de désillusion. L'obligation d'accepter alors d'être incompris se fait jour, suivi ensuite par l'envie de comprendre comment fonctionnent ceux qui ne sont pas comme nous. Et, sans forcément le croire auparavant, il s'avère pourtant que l'on peut y apprendre vraiment qu'un regard quel qu'il soit est comme un nouveau brin d'herbe : minuscule mais réel, apportant ne serait-ce que par sa présence cohérence dans le paysage complet ...

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 12:12

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 12:15

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 14:14



Mjöllnir, "obfuscation", t'aimes bien ce mot en ce moment, non ? Smile
Et oui, ce que tu dis est fort vrai.
Mais plus que de "réaliser sa différence", la difficulté provient à mon sens pas de son acceptation subconséquente, mais bel et bien de son dépassement.


Tu penses à qui Mazarine ?
C'est qui, cet auteur mystérieux ?
*contente que ça te parle*
(je veux un "copyright zzitesque" hein)
( Laughing)


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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 15:45

Dois-je comprendre "réaliser sa différence" comme le fait d'en prendre conscience puis de l'assimiler, ou bien comme en obtenir un précipité qui, par là même, procède à la transmutation de l'être ?

Ok pour le dépassement. Cependant, ne devrait t-il pas pour autant posséder en plus facteur d'assimilation de la différence des autres - sorte de syntagme permettant de garder le lien, plus ou moins distendu, entre deux "mondes" qui s'éloignent- facteur venant adoucir le terme "dépassement" que tu emploies et dont la sémantique laisser supposer un écartement grandissant ?

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 26 Aoû 2012 - 17:06

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Mar 28 Aoû 2012 - 5:32


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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par BR le Mer 29 Aoû 2012 - 2:15

Tout avait commencé par un premier verre. Elle avait minaudé un peu, voulant un seul verre de Vodka, sans jus d’orange, et puis si, en fait, puis un deuxième, elle était d’accord. Et puis il s’était assis sur le canapé, avait lancé la musique et c’était Sail et elle était partie. Elle avait largué les amarres et tout avait disparu autour d’eux, sauf la pièce, la pièce qui n’avait plus d’autre existence qu’elle-même, entre les vibrations de la musique qui la rendaient plus floue, toujours plus floue entre ses pas, entre ses bras, entre le vide immense qui les entourait. Il n’y avait plus rien d’autre, il ne pouvait plus y avoir autre chose, ce n’était plus possible, l’impossibilité de vivre était le reste du monde et eux, seuls au monde, rescapés, plus vivants que quiconque. Il n’y avait pas d’autre échappatoire possible que ce qu’ils faisaient maintenant, que ce qu’ils étaient, lui assis, son verre de Whisky à la main, elle dansant au milieu de la pièce sans pouvoir s’arrêter, hypnotisé, hypnotisée par son regard, hypnotisé par son corps. Il ne pouvait plus y avoir autre chose désormais, ils savaient pertinemment, tous les deux qu’ils avaient basculé dans l’autre côté, de l’autre côté des choses. Plus rien n’est visible et pourtant tout devient de nouveau puissamment acquis.
C’est en dansant qu’ils avaient continué, lui à la regarder, elle tournant de plus en plus vite dans une danse parfois sans fin, sans aucun doute, sans aucun nom, sans aucune inutilité autre que celle de vivre. Ils étaient vivants, ils étaient vivants et ils savaient à ce moment précis que l’infini n’aurait pas d’autre fin que celle-ci, que celle à laquelle ils faisaient face, qu’était la beauté sublime, mais au-delà du sublime, l’instant éphémère, l’instant sans fin, mystérieusement disparu et pourtant à jamais gravé, à jamais gravé dans leurs mémoires.
Ils se souviendraient de cette nuit, ils le savaient, ils n’avaient aucun doute sur ce qu’il convenait de faire désormais. Ne plus jamais se quitter. Ils l’avaient compris ce soir-là, ils avaient compris qu’il n’y avait plus de possibilité de vivre sans l’autre, que ce qu’il s’était passé était un évènement qui n’aurait plus jamais lieu d’être puisqu’il était trop beau, trop beau pour être faux, trop beau pour avoir jamais existé, puisqu’il était, puisqu’il était. Lors d’une énième danse, lors de la magistrale envolée qui a décidé leur destin, qui avait scellé leur destinée, l’une contre l’autre, sans aucune hésitation, avec l’évidence même de la première fois. Il n’y avait jamais rien eu avant, il n’y aurait plus rien après, plus jamais rien, ce n’était plus possible de retrouver la splendeur de cette première fois, de cette découverte, de cette plongée commune au-delà, au-delà de tout, au-delà des mots, au-delà d’eux-mêmes et qui les dépassait sans qu’ils puissent s’en rendre compte, sans qu’ils puissent en avoir la moindre prise. L’univers créé à chaque instant, l’univers en mouvement qui les unissait désormais dans une dynamique sur laquelle ils n’avaient pas la moindre prise les avait abandonnés à eux-mêmes sans fin pour que jamais il n’y ait de suite et pour qu’à jamais l’instant perdure. Ils avaient ensuite décidé d’imaginer ce qu’ils feraient avec violence, avec toute la peur de l’incertitude, l’incertitude de leur connaissance, l’incertitude d’être car ni l’un ni l’autre n’avait la sensation de vivre, n’avait la sensation d’être ou la légitimité de prononcer un jour la sentence suprême : « Je suis ». Et pourtant, sans aucune transition, avec une brutalité qui leur était étrangère, qu’ils n’avaient jamais rencontrée auparavant, qu’ils ne comprenaient même pas eux-mêmes et dont la tempête les enveloppait sans qu’ils puissent sans rendre compte, ils savaient qu’ils avaient compris l’inutilité certaine de vivre désormais l’un sans l’autre, qu’elle danserait sa vie, qu’il la regarderait et qu’à jamais et pour toujours il en serait ainsi dans l’évidence même, dans une évidence brillante, absolument rutilante, évanescente et substantielle. Ils ne pouvaient être rien d’autre que cela, que ce qu’ils avaient été exactement à ce moment précis, dans ce moment d’éternité plus rien n’avait existé, rien d’autre que lui, rien d’autre qu’elle, rien d’autre que ce qui s’était dessiné autour d’eux sans qu’ils n’en aient la moindre conscience.
Pourquoi ? Pourquoi il avait fallu qu’à ce moment précis, sans fin et sans commencement, ils trouvent ainsi la force de changer leurs certitudes, d’échanger leur impossibilité d’être, la mystérieuse disparition de ce qu’ils avaient été en une seule chose, et cette chose, implacable, rougissante presque de désordre, de vagues multiples, d’assauts contrariés n’avait point d’autre but que de les apporter lentement à ce qu’ils devaient comprendre. Ce qu’ils devaient comprendre, c’était qu’au-delà de tout, au-delà de ce qu’ils avaient jamais espéré, il n’y aurait plus rien après, définitivement, ils le savaient. Il le savait qu’aucune femme ne pourrait plus jamais lui faire éprouver quoique ce soit et elle savait qu’aucun homme avant lui n’avait jamais osé, osé ce qu’il avait fait ce soir, la regarder, la voir ivre, danser sans s’arrêter, jusqu’au bout de la nuit. Qu’il avait eu le courage de s’y plonger pour toujours et de s’y perdre, de s’y perdre avec délectation, avec amour, avec envie.
Avec l’envie folle que jamais il n’y ait autre chose, que cette allure élégante, que cette ombre éphémère éternelle dans la nuit, dans la musique, au milieu de la mer et rien d’autre sur la surface, rien d’autre qu’elle.
Et ensuite, il n’y eu jamais rien d’autre, jamais rien d’autre que cette hallucination désordonnée de tous leurs sens, la perte, la perte éternelle et tellement imprononçable. Que ce qu’ils avaient vécu, ou ce qu’ils étaient avait disparu, n’avait plus aucune importance puisqu’ils étaient là, puisqu’ils ne pensaient à rien d’autre qu’à mourir dans ce comble, dans cette immensité imprenable et fatale. Et dans un murmure à peine esquissé, qu’elle n’osait pas s’avouer elle-même, elle avait dit qu’elle l’aimait et qu’elle le savait depuis toujours, qu’aujourd’hui était le jour qu’elle attendait, était ce qu’elle avait exactement voulu, sans aucune différence, dans l’intensité exacte de sa liberté. Il n’y a plus d’après, il n’y a plus de mort, il n’y a plus de mots, tout a disparu dans l’océan écarlate de son et des images, de l’éclatement, de l’explosion finale, orgasmique, absolument sensuelle et définitive.
Il avait fallu à peine trois verres pour se rendre à l’évidence qu’il était ce qu’elle avait toujours voulu qu’il soit, rien d’autre que lui-même, rien d’autre que lui-même, cet homme magnifique qu’elle s’était promise d’aimer pour toujours, aveuglée sans aucun doute, mais avec certitude, avec certitude qu’il n’y aurait jamais de fin, jamais et qu’ils seraient emportés et qu’elle le suivrait, et que lui, encore et encore, avec tout le désir qu’il n’avait jamais voulu laisser entendre l’aimerait, oui, l’aimerait. Et peut-être plus qu’autre chose qu’il n’avait jamais osé s’avouer, il n’avait jamais osé s’avouer ce qu’il était réellement, il n’avait jamais osé assumer à perpétuité, sans remise de peine aucune, l’extravagance de sa position terrestre, tiraillée et maudite. Mais tout cela n’avait désormais plus d’importance car dans son ivresse despotique, tout avait disparu, rien d’autre que les mots qui s’affichaient, et son souffle à elle autour de lui mêlé, sans amour, sans haine, mais avec l’évidence de la particularité extrême.
Ca fait comme une explosion, à demi incompréhensible, à demi-morts presque, ils s’étaient trouvés, toute la vérité profonde qui résidait dans l’horreur même à laquelle ils avaient fait face, le combat magistral, sans pitié et sans fin contre eux-mêmes avait servi à une seule chose, les arracher à ce qu’ils étaient pour enfin se trouver dans l’autre, qui ne comblerait pas le manque, qui ne comblerait pas le vide, en aucun cas, mais ils savaient exactement ce qu’il fallait faire, ce qu’il fallait dire pour le rendre heureux. Et puisqu’ils n’arrivaient pas à y croire eux-mêmes, à cette imbrication parfaite, à cette merveille inénarrable et complète, ils n’ajoutèrent rien d’autre, rien d’autre que le silence, que le silence porté, porté par leur amour éclairera peut-être une bougie, mais une flamme, une flamme dans toute son incertitude et dans toute sa lumière, et dans toute sa puissance puisque c’était désormais l’immensité globale du monde qui leur faisait face et qu’ils étaient armés pour le monde entier, pour toujours, qu’ils n’avaient aucune promesse, aucune obligation, simplement leur liberté, la liberté aérienne d’être ce qu’ils sont et ce qu’ils sont toujours, rien d’autre, rien d’autre que son odeur, rien d’autre que son corps, et que lui en entier, absolument dans tout ce qu’il était, dans tout ce qu’il voulait prouver encore, dans tout ce qu’il souffrait de ne pas être. La forme ultime des sentiments, ultime dans sa puissance, ultime dans sa finitude extrême et palpable. Plus besoin d’ouvrir les yeux, plus besoin de les fermer, plus besoin de comprendre, rien d’autre, il faudrait peut-être s’arrêter là, mais dans une frénétique recherche de ce qui avait pu se produire, ils avaient continué encore, l’alcool aidant à aligner des phrases.

Moi, je l’aime.
Et je sais que je l’aime, il n’y a aucun doute possible, sa peau.
Et la vodka, tout autour, tout avait disparu, sans parfums, ivres l’un de l’autre, dans l’explication absolue, évidente de leur certitude, mais tout retrouvait sa pleine conscience, sa pleine évidence, comme si le monde leur avait été caché, voilé avec abnégation, avec fureur, comme si on avait toujours voulu leur faire croire qu’ils ne devaient pas mourir. Mais si, désormais, c’était possible, c’était possible, c’était même absolument indispensable, être mort pour être. Il leur avait fallu mourir pour se rendre, pour se rendre calmement, dans l’implacable éblouissement de leurs certitudes. Plus rien n’avait d’importance, plus rien n’avait de lumière, comme si la furie vengeresse des années passées, des années perdues et pourtant tellement importantes et révélatrices de ce qu’ils étaient aujourd’hui. Dans leurs deux vies, le passé avait joué un rôle primordial, et la musique aussi, puisque c’était par la musique qu’ils s’étaient vraiment trouvés, puisque c’était par la musique qu’ils s’étaient fondus l’un dans l’autre, sans encombrement, et l’élégance vibratoire, infinie, à jamais incomprise, ils le savaient déjà, était pourtant là, sans aucune explication autre que la frénésie, la frénésie de la danse, la frénésie de l’alcool, la frénésie de l’immensité blanche et ténébreuse qui les entourait. Puisqu’ils comprenaient que malgré les bouteilles, malgré les verres, et malgré l’absurdité, ce Tout qu’ils avaient cherché à l’intérieur d’eux-mêmes, et puis chez les autres, parfois, était en fait dans l’autre, tout contre lui.
Dans une sorte de béatitude immédiate et violente, que fallait-il ajouter, sinon clamer au monde, au monde entier, repus, imbus de lui-même et de sa stabilité perverse, que ce qu’ils avaient trouvé, personne d’autre ne pourrait l’avoir, que la rencontre était absolument unique.

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Mer 29 Aoû 2012 - 12:27




(Dites, c'est moi, ou c'est beau, wahou, c'est super beau, comme texte, même s'il manque un peu de virgules vers le milieu?)

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Jeu 30 Aoû 2012 - 14:01


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Message par Invité le Mar 11 Sep 2012 - 8:48

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Waka le Mar 11 Sep 2012 - 11:31

Mais, arrêtez d'en vouloir aux boîtes. On les diabolise sans même plus savoir pourquoi on leur en veut.

Moi, j'aime les boîtes. Et j'aime la diversité des boîtes. J'aime la complémentarité des boîtes, lorsqu'elles ne remplissent correctement l'étagère que lorsque chaque boîte à trouvé sa place.

Sans boîte, c'est l'anarchie. Je n'aime pas l'anarchie.


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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Mar 11 Sep 2012 - 21:15


Mais ce n'est pas ça, ce qui est important dans mon propos, la boîte, ce n'est pas ça.
La boîte dont tu parles, c'est une minime déclinaison du reste.
L'important ce n'est pas la boîte.
C'est la conserve.




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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Harpo le Mer 12 Sep 2012 - 9:01

Pourquoi tu as enlevé ton texte Zzita ? Je l'aimais bien.

Je crois qu'effectivement que ce que tu décrivais - vivre par procuration, dans l'image, le virtuel - est un phénomène de plus en plus présent dans notre société : la perte d'individuation. Bernard Stiegler, dans "Aimer, s'aimer, nous aimer" publié en 2003 - essai autour de l'attaque du conseil municipal de Nanterre par Richard Durn - parle même d'une nouvelle pathologie, la privation structurelle de sa capacité narcissique primordiale.

Bernard Stiegler a écrit:Il s'agit de narcissisme au sens où un homme comme Richard Durn, assassin d'un nous - assassiner un conseil municipal, représentation officielle d'un nous, c'est assassiner un nous - souffrait terriblement de ne pas exister, de ne pas avoir, disait-il, le "sentiment d'exister" : lorsqu'il tentait de se voir dans une glace, il ne rencontrait qu'un immense néant. C'est ce qu'à révélé la publication de son journal intime par Le Monde. Durn y affirme qu'il a besoin de "faire du mal pour, au moins une fois dans [sa] vie, avoir le sentiment d'exister".
...
Il y a un narcissisme primordial aussi bien du je que du nous : pour que le narcissisme de mon je puisse fonctionner, il faut qu'il puisse se projeter dans le narcissisme d'un nous. Richard Durn, n'arrivant pas à élaborer son narcissisme, voyait dans le conseil municipal la réalité d'une altérité qui le faisait souffrir, qui ne lui renvoyait aucune image, et il l'a massacrée.


Sinon, comme d'hab, j'aime beaucoup le texte de Brutus.

Edit : tu as enlevé tous tes textes perso en fait...

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Waka le Mer 12 Sep 2012 - 12:31

Mince, du coup je ne peux pas relire le texte à la lumière des éclaircissements apportés. J'espère qu'au moins tu les enregistre quelque part...

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par BR le Mer 12 Sep 2012 - 12:57

Harpo, ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais Zzita...

Je n'ai fait que le "messager"

Mais je prends le compliment quand même. Smile

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Harpo le Mer 12 Sep 2012 - 13:54

Ah mince... Wink Il y a pourtant un air de ressemblance non ?
Sûrement le thème...

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Mer 12 Sep 2012 - 16:51

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Dernière édition par ♥ ♛ Ex - taZZi ♛ ♥ le Lun 15 Oct 2012 - 18:29, édité 1 fois

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Waka le Mer 12 Sep 2012 - 17:08

Ok. Certes, j'ai rebondi sur 2 lignes d'un texte qui en fait... beaucoup plus.

Bon. Au lieu de parler, je vais y penser.
(mais a priori, je ne suis pas ultra convaincue.. tu ne considères pas l'esthétisme comme une valeur?).

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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

Message par Invité le Dim 16 Sep 2012 - 21:22

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Just ... ENJOY.

Message par Invité le Lun 17 Sep 2012 - 19:06

Criticon (19 février 1986)

"Un critique de films, dont je taierai le nom afin qu'il n'émerge point du légitime anonymat où le maintient sont indigence, écrivait dans un hebdoadaire dans lequel, de crainte qu'ils n'y pourissent, je n'enfermerais pas mes harengs, un critique de films, disais-je donc avant de m'ensabler dans les méandres sournois de mes aigreurs égarées entre deux virgules si éloignées du début de ma phrase que voila-t-il pas que je ne sais plus de quoi je cause, un critique de films écrivait récemment, à propos, je crois, d'un film de Claude Zidi, deux points ouvrez les guillemets avec des pincettes :
"C'est un film qui n'a pas d'autre embition que celle de nous faire rire."
Je dis merci.

Merci à toi, incontinent crétin justement ignoré, merci d'avoir fait sous toi, permettant ainsi à l'humble chroniqueur radiophonique quotidien de trouver matière (je pèse mes mots) à entretenir sa verve misanthropique que les yeux tendres des enfants et la douceur de vivre en ce pays sans barreaux aux fenêtres des dictateurs en fuite font encore trop souvent chanceler (c'est la verve qui chancelle.)
Merci, sinistrissime ruminant, pour l'irréelle perfection de ta bouse, étalée comme un engrais prometteur sur le pré clairsemé de mon inspiration vacillante où je cherchais en vain ce soir le trèfle à quatre griffes de ma haine ordinaire qui s'épanouit jour après jour au vent mauvais qui l'éparpille sur 1852 mètres grandes ondes avant la publicité pour le GAN et l'UAP et le journal de Patrice Bertin, mais pour écouter dans les tunnels essayez la FM...
Relisons ensemble cette sentence digne de figurer au fronton de mausolée à la gloire du connard inconnu mort pour la transe :
«C'est un film qui n'a pas d'autre embition que celle de nous faire rire.»

D'abord, je passerai sur l'écrasante fadeur du lieu commun. On a justement mis le doigt récemment sur l'immense ennui distillé à longueur de discours par la fameuse langue de bois des politichiens et des politicons. Mais tirez donc celle de certains journalistes, et vous verrez qu'elle est chargée : "On se perd en conjonctures sur les causes de l'accident, et on murmure dans les milieux généralement bien informés qu'on laisse entendre de source sûre, mais devant l'amas de tôles froissées et de pourtres calcinées l'innocente victime ne fait que répéter "C'est affreux, c'est affreux", et gageons que cette soirée n'engendrera pas la mélancolie." Nous y revoila.
Je sens qu'ils vont bien dormir au sommet de la francophonie.

Ce qui (sans génie, je vous l'accorde) me fait bouillir, c'est qu'un cuistre ose rabaisser l'art, que dis-je l'artisanat dur rire au rang d'une pâlotte besognette pour façonneur léthargique de cocottes en papier.
Qu'on me comprenne. Je ne plaide par pour ma chapelle. D'ailleurs, je ne cherche pas à vous faire rire, mais seulement à nourrir ma famille en ébauchant ici, chaque jour, un grand problème d'actualité : ceci est une chronique qui n'as pas d'autre prétention que celle de me faire manger.
Mais qui est-tu, zéro flapi, pour te permettre de penser que le labeur du clown se fait sans la sueur de l'homme ? Qui t'autorise à croire que l'humoriste est sans orgueil ? Mais elle est immense, mon cher , la prétention de faire rire. Un film, un livre, une pièce, un dessin qui cherchent à donner de la joie (à vendre de la joie, faut pas déconner), ça se prépare, ça se découpe, ça se polit. Une oeuvre pour de rire, ça se tourne, comme un fauteuil d'ébéniste, ou comme un compliment, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire avec ce trou béant dans ta boîte crânienne... Molière, qui fait toujours rire le troisième âge, a transpiré à en mourir. Chaplin a sué. Guitry s'est défoncé. Woody Allen et Mel Brooks sont fatigués, souvent, pour avoir eu, vingt heures par jour, la prétention de nous faire rire. Claude Zidi s'emmerde et parfois se décourage et s'épuise et continue, et c'est souvent terrible, car il arrive que ses films ne fassent rire que lui et deux charlots sur trois. Mais il faut plus d'ambition, d'idées et de travail pour accoucher des Ripoux que pour avorter des films foetus à la Duras et autres déliquescences placentaires où le cinéphile lacanien rejoint le handicapé mental dans un même élan d'idolâtrie pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la merde.
Pauvre petit censeur de joie, tu sais ce qu'il te dit monsieur Hulot ?

(...)

"




...




10 Mars 1986
"J'aime beaucoup l'humanité.
Je ne parle pas du bulletin de l'Amicale de la lutte finale et des casquettes Ricard réunies.
Je veux dire le genre humain.
Avec ses faiblesses, sa force, son inépuisable volonté de dépasser les dieux, ses craintes obscures des Ténèbres, sa peur païenne de la mort, sa tranquille résignation devant le péage de l'autoroute A6 dimanche dernier à 18 heures.
Il y a en chaque homme une trouble désespérance à l'idée que la brièveté de son propre passage sur terre ne lui permettra pas d'embrasser tous ses semblables et particulièrement Mme Lemercier Yvette, du Vésinet, qui ne sort jamais sans son berger allemand, cette conne.
C'est un crève-coeur que de ne pouvoir aimer tous les hommes.
A y bien réfléchir, on peut diviser l'humanité en quatre grandes catégories qu'on a plus ou moins le temps d'aimer. Les amis. Les copains. Les relations. Les gens qu'on ne connaît pas.

Les amis se comptent sur les doigts de la main du baron Empain, voire de Django Reinhardt, pour les plus misanthropes. Ils sont extrêmement rares et précieux. On peut faire du vélo avec eux sans parler pendant que le soir tombe négligemment sur les champs de blé, et on n'a même pas mal dans les jambes dans les côtes.
La caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir. Certes, on peut être légèrement déçu par la gauche ou par les performances de l'A.S. St Etienne, mais la décéption profonde, la vraie, celle qui peut vous faire oublier le goût des grands saint-émilion, ne peut venir que d'un véritable ami. Par exemple, j'ai été déçu hier par mon ami Jean-Louis, qui est pourtant vraiment mon ami, puisque parfois nous ne parlons même pas, même à pied, dans les sentiers de Picardie.
Je venais de lui apprendre que j'avais acquis une petite chienne. Une bergère. Allemande, certes, mais une bergère.
Sans prendre le temps de réfléchir pour ne pas me faire de la peine, il m'a dit en ricannant: " Ah bon? Un chien nazi? Tu lui a mis un brassard SS? J'espère qu'elle est pas armée, ta carne?"
Méchanceté gratuite. Envie gratuite de blesser. Tu sais très bien que tu ne risques rien de cette petite boule de poils. Tu n'es même pas juif. Tu sais très bien que le seul déprédateur, le seul tueur pour le plaisir, la seule nuisance à pattes, se tient sur celles de derrière, afin d'avoir les mains libre pour y serrer son fouet à transformer les chiots en miliciens bavants.
Me faire ça à moi, Jean-Louis, à moi qui suis ton ami. Et qui te l'ai prouvé, puisque, une fois, au moins, je t'ai déçu moi-même.

Les copains se comptent sur les doigts de la déesse Vishnou qui pouvait faire la vaisselle en applaudissant le crépuscule. Ils déçoivent peu car on en attend moins, mais c'est quand même important qu'ils pensent au saucisson quand le temps se remet aux déjeuners sur l'herbe et qu'ils viennent se serrer un peu pour faire chaud quand le petit chat est mort, ou pour faire des révérences à l'enfant nouveau. Les bons copains se comprennent à demi-mot. Il règne entre eux une complicité de tireurs de sonnettes qu'entretient parfois l'expérience du frisson.

Les relations se comptent sur les doigts des choeurs de l'Armée rouge. Mais on sera bien venu de n'entretenir que les bonnes, celles sur lesquelles on peut s'appuyer sans risquer de tomber par terre.
Quand on n'a pas de glaïeuls, certaines relations peuvent faire très joli dans les soirées mondaines, à condition qu'elles soient célèbres ou stigmatisées de la Légion d'honneur. Il suffit alors de les appeler coco et de les embrasser gaiement, comme si on les aimait, et comme cela se fait dans mon milieu. Le commun ne manquera pas de s'esbaudir.
Il arrive que certaines relations soient susceptibles de se muer en amitiés, mais le temps n'a pas tout le temps le temps de prendre à temps le temps de nous laisser le temps de passer le temps.
Parmi mes relations, je compte un ministre en fin d'exercice qui m'a demandé un soir l'autorisation de s'asseoir à ma table, dans un pince-fesses pompeux, pour ne pas être assis à côté de Dalida. C'est devenu une relation. Une camaraderie assez chaleureuse, encore qu'elle ne s'appuie que sur une prédilection commune, un peu futile, pour la bonne chanson française.

Les gens qu'on ne connaît pas, les doigts nous manquent pour les compter. D'ailleurs, ils ne comptent pas. Il peut bien s'en massacrer, s'en engloutir, s'en génocider des mille et des cents chaque jour que Dieu fait (avec la rigueur et la grande bonté qui l'ont rendu célèbre jusqu'à Lambaréné), il peut bien s'en tronçonner des wagons entiers, les gens qu'on connaît pas, on s'en fout.
Le jour du récent tremblement de terre de Mexico, le gamin de mon charcutier s'est coupé un auriculaire en jouant avec la machine à jambon. Quand cet estimable commerçant évoque aujourd'hui cette date, que croyez-vous qu'il lui en reste? Etait-ce le jour de la mort de miliers de gens inconnus? Ou bien était-ce le jour du petit doigt?


Je verrais bien une cinquième catégorie où s'inscrirait, unique, la femme qu'on aime sur le bout des doigts. Parce qu'on la connaît par coeur."



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Re: Des mots, des ailes, des rires, des adieux, des fous, et l'amour, et le ciel, et les étoiles.

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