L'ère mite âge ...

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Re: L'ère mite âge ...

Message par lorette le Dim 24 Juin 2012 - 15:30

Cool j'aime bcp cette dernière image proche de mon avatar, merci à toi Cool

lorette
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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 15:35

De rien lorette Smile

Merci de ta visite !

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Waka le Dim 24 Juin 2012 - 17:51

Mjöllnir a écrit:
Euh ... "humain" ... je pense avoir j'ai un coté ... comment dire ... réfrigérant ??? A tes yeux ça enlève de l'humanité, ou bien cela génère-t-il de la gêne, fait prendre du recul aux autres ? Y a-t-il quelque chose qui fasse craindre quoi que ce soit dans mon attitude ==> "... un humain qui ressemble beaucoup à Mjöllnir dans la manière qu'il a d'être imposant physiquement".
Ce physique que je n'ai point choisi me desservirait-il dans le contact aux autres ? Ou bien s'agit-il d'un des composés qui exerce un effet que je ne ressens ni ne maîtrise ?
J'étais peu ou prou conscient de ce que mon regard exerçait, mais j'apprends autre chose ici, au travers même des retours sur mes propres perceptions ...

Aurais-tu la gentillesse d'éclairer encore un peu ma recherche ?

Un coté réfrigérant? Non, je ne dirais pas ça. Un coté armoire à glace n'est pas synonyme d'un coté réfrigérant (désolée, fallait que je la fasse).

On à tous un physique qui influence notre rapport aux autres. Le physique introduit un biais dans le rapport à l'autre. Lorsqu'on ignore ce à quoi une personne ressemble, on lui parle sans utiliser son physique pour "interpréter ce qu'elle est donc ce qu'elle dit".
Lorsqu'on connait le physique, je pense qu'on le fait, plus ou moins inconsciemment. Pourquoi? Parce que l'esprit aime les généralités. Il retient des informations et les utilise pour faire des raccourcis, même si ce n'est pas toujours une bonne chose.

En témoignent deux choses récemment partagés sur le forum:
- www.zebrascrossing.net/t6745-ted-illusions-d-optique
- www.zebrascrossing.net/t6677-why-smart-people-are-stupid-therefore-zebras-are-stupid (si si ca traite bien des raccourcis intellectuels)

Et c'est indépendant de notre volonté...

Waka
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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 18:27

Hihihihi Waka ...

Un physique qui influence nos rapports aux autres ... Ah ?
Eh bien je n'y suis pas sensible pour ma part. Je préfère de loin lire, entendre, observer la démarche intellectuelle et morale, voire une âme briller par delà les fenêtres que sont les yeux ...

Il est cependant évident pour moi que la posture et la manière d'être sont importantes lors d'un premier contact. Cependant ceci n'est pas le physique, juste l'expression physique du mental ...
Que les êtres mentent, dissimulent, s'habillent d'un costume, le reflet de ces décisions apparait d'une manière ou d'une autre dans leur expression corporelle ou verbale. J'y suis d'une extrême sensibilité.

Les liens que tu m'as postés avec gentillesse, je les avais déjà parcourus. Il en existe d'autres sur le site National Geographic, dans la section "Brain games". Et ces derniers montrent aussi qu'une demande particulière d'un intervenant peut focaliser notre conscient sur des éléments, faisant ainsi "disparaitre" certains autres ... l'observateur peut ainsi être guidé par l'observé pour ne regarder que ce que l'autre veut montrer ... Et c'est valable dans les deux sens, n'est-ce pas ?


Dernière édition par Mjöllnir le Dim 24 Juin 2012 - 20:43, édité 3 fois

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Waka le Dim 24 Juin 2012 - 18:42


Les liens que tu m'as postés avec gentillesse, je les avais déjà parcourus.
Oui je me doute, je les redonnaient surtout pour tes visiteurs Wink.


l'observateur peut ainsi être guidé par l'observé pour ne regarder que ce que l'autre veut montrer ... Et c'est valable dans les deux sens, n'est-ce pas ?

Oui, très certainement.

Waka
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Re: L'ère mite âge ...

Message par Fa le Dim 24 Juin 2012 - 19:14

Waka a écrit:

Les liens que tu m'as postés avec gentillesse, je les avais déjà parcourus.
Oui je me doute, je les redonnaient surtout pour tes visiteurs Wink.
D'ailleurs ça a mordu ^^
Coucou à toi, puissant marteau, et à l'humain qui te porte Wink

Fa
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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 21:21

FaWantsBi a écrit:D'ailleurs ça a mordu ^^
Coucou à toi, puissant marteau, et à l'humain qui te porte Wink

Alors merci à Waka encore une fois de rendre ce site plus dynamique Smile

Et merci à toi de ta visite (en te priant de ne pas accorder plus d'importance qu'elles n'en ont à mes simples phrases)

Amicalement

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 21:35

Identité : Des conflits identitaires à la recherche de soi (Jean-Francois Dortier)

L'identité, c'est d'abord un phénomène éditorial. Ces dernières années, le nombre de livres, d'articles, de dossiers de revues consacrés à l'identité a connu une véritable explosion. Pas un jour sans que ne paraissent des publications sur « les conflits identitaires », « l'identité masculine », « l'identité au travail », les « identités nationales » ou « religieuses ».


Mais en se généralisant, la notion d'identité perd de sa consistance. Le mot peut désormais être utilisé indifféremment comme synonyme de culture (on parle d'identité bretonne ou corse), désigner une pathologie mentale (les troubles de l'identité), indiquer une préférence sexuelle (l'identité gay). Un usage aussi étendu de la notion rend malaisée son approche. L'identité ne serait-elle pas devenue une notion vague et inconsistante servant à désigner des phénomènes qui n'auraient en commun que le nom ?

Après examen, on peut cependant cerner, au sein de la littérature actuelle, quelques domaines d'étude relativement distincts. Il y a d'abord le thème de « l'identité collective ». On parle d'identité à propos des nations, des minorités culturelles, religieuses ou ethniques ; c'est le domaine d'étude privilégié des anthropologues, historiens et spécialistes des sciences politiques.

Puis il y a le thème de l'identité sociale. L'« identité au travail », l'« identité masculine en crise » intéressent surtout les sociologues et psychologues sociaux.

Enfin, il y a l'identité personnelle, thème privilégié des psychologues, psychanalystes et philosophes. On y parle de « quête de soi », de « troubles identitaires » ou encore « d'identité narrative ».


Ethnies, nations, cultures... les identités collectives

Il est devenu courant d'assimiler le mot identité aux communautés d'appartenance : l'ethnie, la nation, la culture. On parle volontiers désormais « d'identité kurde », d'« identité corse » ou « bretonne », ou d'« identité juive ».

Pendant longtemps, les anthropologues ont découpé les sociétés dites « traditionnelles » en ethnies séparées, ayant chacune un territoire, une langue, ses traditions, ses croyances, ses emblèmes. Ainsi, l'Afrique était divisée en une mosaïque d'ethnies distinctes : Peuls, Bochimans, Nuer, Masai, Zoulous, Hutu ou Tutsi, etc. Chaque ethnie, ou peuple, était donc supposée avoir sa culture, ses traditions et son identité propres... et son spécialiste pour la décrire.

Depuis les années 80, les anthropologues se sont démarqués fortement de cette vision « essentialiste » qui consiste à voir les « cultures » comme des réalités homogènes, relativement closes sur elles-mêmes et stables au fil du temps.

Dans Logiques métisses. Anthropologie de l'identité en Afrique et ailleurs (Payot, 1990), puis récemment dans Branchements (Flammarion, 2001), l'africaniste Jean-Loup Amselle critique cette vision figée des réalités culturelles. Il rappelle qu'en Afrique, les ethnies forment des réalités composites qui résultent toujours d'un mélange de plusieurs traditions culturelles en perpétuelle recomposition. Toute culture est métissée, partage avec les cultures voisines des caractéristiques communes (la langue, la religion, des modes de vie, une partie de son histoire). L'histoire africaine est une histoire d'embranchements et de recompositions permanents. Elikia M'Bokolo, auteur d'une Histoire de l'Afrique noire. Histoire et civilisation (Hatier, 1993), soutient lui aussi que les ethnies africaines sont des constructions historiques dont la consistance interne est très relative. C'est après coup qu'on attribue à un peuple des caractéristiques typiques qui les figent dans leur temps. Jean-François Bayard critique, lui aussi, la vision de la réalité africaine composée d'une mosaïque de communautés closes relevant de L'Illusion identitaire (Fayard, 1996). Certaines « traditions culturelles » que l'on croit très anciennes sont très récentes ; ainsi, le thé à la menthe des Marocains n'est pas une tradition séculaire : il a été introduit par les Anglais au xviiie siècle et ne s'est généralisé que récemment.

Cela dit, on ne peut se contenter non plus de « déconstruire » les identités culturelles par un regard historique extérieur. Même factices, imaginées, fantasmées, les identités culturelles ont tendance à se reconstituer et se recomposer sans cesse, car elles correspondent à une logique humaine très profonde. Si on admet la thèse de Cornélius Castoriadis, exposée dans L'Institution imaginaire de la société (Seuil, 1975), l'imaginaire commun est l'un des fondements des groupes humains. Les représentations identitaires sont, pour les groupes eux-mêmes, des principes de référence. Même si l'image que se fait une communauté d'elle-même est toujours une vision déformée et reconstruite de son histoire réelle, elle n'en joue pas moins un rôle de ciment social. Ces formations identitaires ne sont pas des réalités préexistantes ; elles se créent et se recréent sans cesse, se radicalisent à la faveur des oppositions, des conflits politiques, économiques, territoriaux. En Inde par exemple, la création d'une identité indienne est d'abord une création des administrateurs et intellectuels britanniques. Ils ont défini les contours d'une « civilisation indienne », rassemblant dans un même creuset des traditions culturelles religieuses très différentes. Par la suite, les intellectuels indiens ont repris à leur compte ces catégories pour les retourner contre l'occupant et revendiquer l'autonomie et l'indépendance. Christophe Jaffrelot désigne ce processus sous le terme de « syncrétisme stratégique ». On retrouve le même phénomène avec la « négritude » en Afrique. En somme, l'identité d'un groupe relève plutôt de la stratégie de mobilisation plutôt que d'une réalité fondamentale qui lui préexiste. C'est ce que l'on nomme désormais les « stratégies identitaires ».

Ce phénomène a été étudié depuis longtemps par les psychologues sociaux à travers les notions d'identité sociale, par exemple par Lucy Baugnet dans L'Identité sociale (Dunod, 1998). Les groupes humains tendent assez spontanément à se reconstituer sur une base identitaire lorsqu'une menace, une crise pèse sur une communauté jusque-là assez peu structurée.

On peut transposer aux nations européennes cette approche constructiviste des identités collectives. Longtemps, les historiens ont considéré l'émergence des nations comme une réalité séculaire, forgée autour d'un peuple soudé par une langue, une histoire, une culture communes. C'est ainsi que Fernand Braudel présentait la constitution de la nation française dans l'Identité de la France (Fayard, 3 t. 1986.). Dans La Construction des identités nationales, xviiie-xixe siècles, Anne-Marie Thiesse donne une tout autre version de l'histoire. Les identités nationales européennes sont, pour la plupart, très récentes (xixe siècle). C'est le cas de l'Allemagne, et de l'Italie, mais aussi de la Hongrie, la Suède, la Suisse, la Finlande, l'Espagne et aussi de la France où l'unification culturelle était loin d'être réalisée au début du xixe siècle.

Selon A.-M. Thiesse, les identités nationales se forgent à partir d'un beau récit historique qui plonge ses sources dans un lointain passé, raconte une épopée séculaire où apparaissent des héros nationaux, des épisodes glorieux, des traditions populaires, des paysages emblématiques. L'histoire nationale se produit par la reconstitution rétrospective d'une histoire multiséculaire qui continue à établir un lien entre les ancêtres fondateurs et le présent, une langue, des héros, des monuments culturels, des monuments historiques. Les identités nationales sont ce que l'Anglais Benedict Anderson nomme des « communautés imaginées » (L'Imaginaire national, trad. La Découverte, 1996).

La construction des identités nationales a souvent été réalisée par le haut. L'Ecole, qui assure « le monopole de la culture légitime », selon l'expression de l'anthropologue anglais Ernest Gellner dans Nations et nationalismes (Payot, 1983), a été le lieu privilégié de la diffusion de cette culture nationale. L'homogénéisation linguistique a été également, dans de nombreux pays d'Europe, l'outil privilégié de l'identité nationale.

Décliner son identité, ce n'est pas simplement revendiquer une appartenance nationale, ethnique, communautaire, c'est aussi affirmer une position dans la société. Cette position nous est donnée par notre âge (enfant, adolescent, ou adulte), notre place dans la famille (mari, femme ou grand-père), une profession (médecin, garagiste ou étudiant), une identité sexuée (homme ou femme), et des engagements personnels (sportif, militant syndical...). A chacune de ces positions correspondent des rôles et codes sociaux plus ou moins affirmés. Pour George H. Mead, l'un des pères de la psychologie sociale, la construction de notre identité passe par l'intériorisation de ces différents « Moi » sociaux.

On comprend dès lors que la déstabilisation des cadres de socialisation que sont la famille, le travail ou les formes d'appartenances religieuse ou politique puisse aboutir à une véritable crise identitaire. C'est en tout cas la thèse défendue par le sociologue Claude Dubar dans La Crise des identités (Armand Colin, 2000).


L'identité statutaire

La déstabilisation des liens familiaux est le premier facteur d'incertitude identitaire. En trente ans, la famille moderne a changé de statut. L'institution stable fondée sur des normes rigides (« les liens sacrés du mariage »), une hiérarchie stricte (celle du « chef de famille » sur la femme et les enfants), une division des rôles (entre homme et femme, parent et enfants) a perdu son statut d'institution.

La crise de la famille a remis en cause les rôles rigides assignés aux hommes et aux femmes: l'homme destiné à devenir mari et chef de famille; la jeune femme devenant épouse, puis mère au foyer; la conquête de l'autonomie des femmes, le déclin du patriarcat, la démocratie familiale... Désormais, une telle trajectoire n'est plus « naturelle ». Le couple est plus instable, les rôles assignés à l'homme ou à la femme ont perdu de leur évidence. De là découlent une instabilité et une incertitude des relations et configurations personnelles. Derrière la crise identitaire - faut-il se marier ou non ?, faut-il prendre le nom de son mari ?, arrêter sa carrière pour faire des enfants, au risque de se voir enfermer dans le rôle de mère au foyer ? - et derrière la question identitaire (qui suis-je ?, que dois-je faire de ma vie ?) se profilent des enjeux personnels très concrets.

Selon C. Dubar, la crise identitaire est profondément reliée aux transformations du travail. Les métiers qui avaient une forte composante identitaire sont en déclin. C'est le cas des paysans et professions artisanales. C'est le cas aussi des ouvriers.
Après la famille, le travail

Le mouvement ouvrier s'était forgé une forte identité de classe à travers les organisations syndicales et politiques, à travers aussi toute une symbolique et une histoire attachées à certains métiers comme les mineurs, les sidérurgistes ou les marins pêcheurs.

Au déclin de ces professions aux identités clairement affirmées, est venue s'ajouter la fragilité plus forte des liens qui unissent un individu à son travail. Désormais, on entre plus tard dans la vie active (tout comme on entre plus tardivement en couple). La mobilité professionnelle (comme la mobilité conjugale) est plus forte : il arrive que l'on change plusieurs fois de profession au cours d'une vie (comme on change de compagne ou de compagnon) ; la réduction du temps de travail au cours de la vie contribue aussi à un engagement moins fort dans son emploi. Les questions que se posait naguère l'adolescent sur sa profession future - que vais-je faire de ma vie ?, quel sera mon métier ? -, deviennent une interrogation qui peut accompagner un individu tout au long de sa vie. La retraite elle-même est devenue un nouvel âge où l'on peut décider de « refaire sa vie ».

On peut faire à propos des identités religieuses ou politiques le même constat que pour la famille ou le travail. Le diagnostic général est celui d'une crise des cadres d'appartenance. Une abondante production sur le thème des « crises et recomposition » de leur identité s'en fait l'écho.

L'emprise moins forte des institutions et des communautés d'appartenance sur la vie des individus les conduit à négocier en permanence leur choix de vie. « Le projet de vie [...] devient un élément crucial de la structuration de l'identité personnelle », souligne le sociologue anglais Anthony Giddens dans La Structuration de la société (Puf, 1983).

Les rôles masculins et féminins sont moins affirmés, la famille plus précaire, le travail plus instable, les cadres politiques et religieux moins prégnants... Autant de facteurs qui favorisent l'apparition de troubles identitaires et d'angoisses existentielles.

L'individu est tiraillé entre ses identités multiples. Il hésite, zappe, oscille entre ses multiples appartenances. Il est en « quête de soi » permanente. Les engagements collectifs et les appartenances communautaires ayant moins d'emprise sur l'individu, il se retrouve à la fois plus libre, mais aussi plus désemparé. Le déracinement de l'individu est sans doute l'une des causes principales de la « quête identitaire » dont traite abondamment la littérature sociologique.

Qui suis-je ? Que dois-je faire de ma vie ? La question existentielle, que se posaient naguère les adolescents au moment de choisir un métier et de forger un projet de vie, devient maintenant une interrogation permanente, qui nous suit tout au long de la vie.

Le roman de Milan Kundera L'Identité met en scène un couple de cadres supérieurs, Jean-Marc et sa femme Chantal. Le couple lui-même n'existe plus vraiment. Il est réduit à la coexistence de deux personnages assez seuls qui vivent ensemble et s'observent, tout en restant chacun dans sa sphère personnelle. Le roman peut se lire comme un jeu de miroir sur l'image de soi, la représentation que l'on se fait de l'autre. « Les hommes ne se retournent plus sur moi », confie Chantal qui se sent devenir vieille. L'image de l'autre vacille alors : sur une plage, Jean-Marc court, le coeur battant, vers celle qu'il aime. Puis il s'approche et découvre... une autre femme que celle qu'il garde en tête et dont il est amoureux. Est-ce Chantal, qui a changé et n'est plus la même ? Est-ce une autre ? Le récit ne le dit pas.

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 21:38

Le Moi, le Soi et le regard de l'autre

William James et les trois facettes de l'identité

Le psychologue William James distinguait trois facettes de l'identité : 1) le soi matériel (le corps); 2) le soi social (qui correspond aux rôles sociaux); 3) le soi connaissant (qui renvoie au fait que chacun d'entre nous, lorsqu'il agit ou pense, a le sentiment d'être un sujet autonome, doué de volonté.


Georges H. Mead et le soi social

George H. Mead récuse les conceptions de la société qui partent de l'individu isolé, tout comme d'une société qui forme un tout qui dépasse et englobe les individus. Pour lui, c'est dans le cadre de l'interaction sociale que l'individu émerge et prend conscience de soi (self conscious). L'identité, le «Soi», correspond à l'ensemble des images que les autres nous renvoient de nous-même et que l'on intériorise. Cette théorie du soi social sera amplement développée par la psychologie sociale.


Paul Ricoeur et l'identité narrative

La psychanalyse a mis fin à l'image unifiée du moi. La conscience unifiée de René Descartes (le cogito) a laissé place à une personnalité divisée en plusieurs instances : le moi, le surmoi, l'inconscient. Paul Ricoeur parle de « cogito brisé » pour évoquer cette nouvelle représentation du psychisme où l'identité a perdu son unité. Pour autant, nous ressentons tous le besoin de donner une certaine unité à notre existence. Cette unité prend la forme d'un récit que l'on peut composer sur soi-même. C'est ce que P. Ricoeur nomme « l'identité narrative ». Cette notion désigne le fait que l'individu se présente à lui-même sous la forme d'une histoire personnelle racontée. Le terme a d'abord été introduit dans Temps et récit (t. III, Seuil, 1985), puis repris et développé dans Soi-même comme un autre (Seuil, 1990). L'identité narrative apparaît autant comme un enjeu pour les individus que pour les groupes qui (re)construisent leur identité au travers de grands récits.

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 23:14

Un moteur ionique.

Pas assez puissant pour arracher une masse à l'orbite terrestre, mais suffisamment puissant pour propulser une masse dans le vide. Moins consommateur de carburant et donc moins générateur de débris ...




Dernière édition par Mjöllnir le Dim 24 Juin 2012 - 23:28, édité 1 fois

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Fa le Dim 24 Juin 2012 - 23:24

merci d'avoir partagé ça Smile
tu fais vibrer le petit garçon qui lisait de la science-fiction
(bon là j'y connais rien mais... je trouve ça fascinant)

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Dim 24 Juin 2012 - 23:36

De rien Fa.

Tous ces trucs " m'éclatent". Je suis passionné par la technologie, par l'espace, par l'inventivité de certains hommes et femmes qui vont au bout de leurs idées ...

Je suis aussi affolé devant l'aveuglement de beaucoup devant la fuite en avant de l'économie, de la jouissance matérielle à tout crin alors que les ressources de la planète s'épuisent à grande vitesse ...

Regarde ce moteur ionique. Il consomme moitié moins d'énergie qu'un moteur classique même en utilisant l'électricité nécessaire à la ganaration d'un champ magnétique, et tout ça pour arriver à une élévation de température approchant les 600° Celcius. Qu'on ne me dise pas que l'on ne peut pas employer cette technologie en dérivé pour produire de la chaleur à en utilisant moins de combustible ici, sur terre ...

Arf ... la science sert aussi à nous en "mettre plein les mirettes", mais quand sera-t-elle prise comme une alliée autre part que pour faire un max de fric ?

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Fa le Dim 24 Juin 2012 - 23:56

La question de l'écologie... pas que j'y sois insensible, oh non, et j'ai des discussions passionnantes avec un collègue qui lui, est à fond dedans. Mais je n'arrive pas à m'impliquer comme lui. Je suppose que ça fait partie des œillères que je me suis collées pour éviter de trop pleurer.

A mon avis, on n'arrivera pas à arrêter la marche "économique" et aller vers l'écologie-pour-l'écologie, avant que vraiment ce soit flagrant pour tout le monde que c'est catastrophique (et encore), c'est à dire lorsqu'il qu'il sera trop tard.

Le seul truc qu'il reste à espérer c'est que ça devienne rentable d'être écologiste, avant que ça n'arrive. Qu'il n'y ait (vraiment) plus assez d'hydrocarbures à brûler, par exemple, pour que les porte monnaie se tournent vers autres chose.

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 0:42

Le bel état de l'océan pacifique Sad







Et un site de lutte contre la pollution par le plastique : http://www.algalita.org/index.php


Il n'y a plus qu'à agir, a nous manifester, à refuser ces emballages, à recycler. Dire que c'est trop tard n'arrange rien de toute manière !

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 9:14




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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 12:39

Ah oui ...l'image ci-dessus représente bien l'état dans lequel je me sens ...

Des cicatrices apparentes, l'eau des événements qui m'éclabousse tant qu'elle ne pénètre plus et qui n'a même pas le temps de s'évaporer, et, au loin, le soleil levant de l'espoir qui ne me réchauffe même plus ...

Des nuages sont là, proches ou lointains, à faire planer le doute d'une pluie qui rajouterais à cette boue en formation ...

Style "littéraire" ... détachement de ses émotions ... abattement ... que sais-je ?

Je lisais le fil de Garp tout à l'heure. La fluidité, la simplicité de ses propos (et de ceux qui lui répondent), me parait irréelle. Non pas qu'elle soit exacerbée, mais plutôt que je n'arrive pas à m'exprimer ainsi.

Je ne sais ce qui provoque cela. Une gêne ? une interprétation de mon contenu rendue malaisée par une forme de pudeur ? La solitude qui m'a accompagnée toute une vie ? L'affirmation continue du "tu es un homme, sois fort", dictée à l'envie par les confrontations permanentes d'un gosse seul à se construire depuis l'âge de treize ans ?
Ou encore la peur de gêner, la peur de blesser ...

P*tain !!! Je ne sais pas, je ne trouve pas !!!
Je sais que maintenant j'aurais envie de partager aussi de la compréhension, de m'appuyer pour la première fois de ma vie sur une épaule, de me laisser aller à pleurer ces foutues larmes que j'aurais tant voulu montrer aux parents que je n'ai pas eus ...

Ce qui me retient encore est simplement que je n'ai pas à infliger cela aux autres. Je voudrais casser cette ronde folle qui, de génération en génération, renvoie part du mal qu'elle a reçu de la précédente !!!

Enfin ... Que suis-je ? Un cul de sac ? Une expérience ? Un extra-terrestre ? Un mouvement rétrograde qui n'est là que pour combler un vide matériel ? Apprendre, comprendre et basta ?

Je ne sais pas ... car je n'ai jamais eu la chance d'avoir un vrai échange, d'entendre un vrai "je t'aime", de savoir que je comptais dans les yeux d'un autre être ... qui comprendrait un tout petit peu ce que j'ai traversé et ma réserve.

On m'a séparé de mes gosses ... et même ceux pour qui je me suis battu n'ont eu l'occasion de me le dire ...

Je ne sais pas comme je peux écrire cela ... pourtant c'est fait.

Allez, j'appuie sur entrée ...


Dernière édition par Mjöllnir le Lun 25 Juin 2012 - 20:12, édité 1 fois

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 12:54



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Re: L'ère mite âge ...

Message par ♡Maïa le Lun 25 Juin 2012 - 13:06

Tu vois Mjöllnir, à force de parcourir le forum, parfois j'ai l'impression d'être un peu "blasée"... J'ai voulu lire ta présentation, je n'ai trouvé qu'un point, j'étais déçue... Et bien là, les larmes me montent aux yeux, si bien que moi qui suis si prolixe d'ordinaire, je ne sais pas quoi te dire d'autre que... j'entends, je ressens. Merci de partager ton ressenti et cette image déchirante...

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 15:00

Salut Mogwai

Oui, je n'ai laissé que des points sur mes anciens messages ... J'étais blasé aussi et j'ai désiré prendre du recul. Peut-être remettrai-je un jour les posts que j'ai ôtés ..

Je me suis dévoilé un peu, oui. Et c'est encore loin du déchirement profond que j'éprouve, du gouffre qui se creuse, de ce tonneau des DanaIdes qui est renté en moi, qui a pris forme humaine un jour d'hiver en début 59 ...

C'est ainsi ...

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invitado le Lun 25 Juin 2012 - 15:20

Au risque de passer pour une obsédée (de Gaïa), ce que tu décris ressemble à ce qui se passe dans la nature en ce moment :

Une profonde lassitude, un cri sans son.

Le "cri" de Munch est présent désormais partout (au niveau atomique ? peut être ou peut être pas) et certains le perçoivent, mais le verbalisent différemment.

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Waka le Lun 25 Juin 2012 - 15:30

P*tain !!! Je ne sais pas, je ne trouve pas !!!

Au vu de ce nouveau mode d'expression, tu as une piste, je dirais Wink.

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 15:51

Waka a écrit:
P*tain !!! Je ne sais pas, je ne trouve pas !!!

Au vu de ce nouveau mode d'expression, tu as une piste, je dirais Wink.

??? Peux-tu m'expliquer ???

Je précise de mon coté. C'est un cri mêlé de colère et de désespoir Waka. Un cri qui vient des tripes. Un cri comme en poussaient les vikings à terre, la rage de se remettre debout les poussant à se dépasser ... Mais se relever pourquoi ? Pour encore faire la guerre ? Pour puiser de la force dans la haine ? JAMAIS !!!

Ce cri, comme le souligne EkaterinaSelenaOndirignee vient de la nature elle-même oui. Il nait au fond de moi, désespérance devant l'impossibilité de parler vrai, de dessiller ces yeux envahis par la poussière du consumérisme et du renoncement à soi. Devant l'atrocité que représentent les plaintes auprès des êtres chers et les sourires aux inconnus, la recherche vaine du bonheur à l'extérieur et le déversement de ses frustrations auprès de ses proches !

Le monde à l'envers ... le monde à sa perte, le repli dans la fuite ...

Je ne suis rien qu'un homme qui pleure sur la perte des valeurs humaines ... valeurs auxquelles je tiens d'autant plus qu'elles ne m'ont jamais été accordées ...

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Invité le Lun 25 Juin 2012 - 15:54

EkaterinaSelenaOndirignee a écrit:Au risque de passer pour une obsédée (de Gaïa), ce que tu décris ressemble à ce qui se passe dans la nature en ce moment :

Une profonde lassitude, un cri sans son.

Le "cri" de Munch est présent désormais partout (au niveau atomique ? peut être ou peut être pas) et certains le perçoivent, mais le verbalisent différemment.

Oui c'est ça ... le fossé qui se creuse, le bucher des vanités qui s'allume. Un bouche qui s'ouvre à la recherche d'air ...

Merci d'avoir fait un tour ici (pour moi qui n'ose pas empiéter sur un autre fil, c'est une leçon de plus ...)

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Re: L'ère mite âge ...

Message par ♡Maïa le Lun 25 Juin 2012 - 15:57

Mjöllnir a écrit:(pour moi qui n'ose pas empiéter sur un autre fil
J'ai fait comme toi, j'ai pas osé empiéter Wink

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Re: L'ère mite âge ...

Message par Waka le Lun 25 Juin 2012 - 16:02

Je veux dire que je ne te vois pas souvent "te lâcher", tu aimes l'impassibilité. Et oui, c'est douloureux, mais je crois que là tes émotions ont envie de sortir.

Et je trouve ça bien, de les laisser sortir.

Mais ce n'est que mon avis.

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Re: L'ère mite âge ...

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