neurosciences et douance

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 1:23

Je vous avais dit que je vous donnerai quelques éléments scientifiques sur la douance. Ce soir je n'ai pas la flemme, alors voilà. Déjà un lien qu'il faut avoir dans ses favoris, voire un document complet à imprimer.

L'état de la recherche sur les enfants dits surdoués

Un petit aperçu concernant les aspects neurologiques et génétiques, puisqu'ils ont peu été abordés sur ce forum et que ça me semble tout de même la base, notamment pour répondre à tous les sceptiques, les cons de touts bords qui nient l'existence même d'une différence. Je vous avoue par la même occasion que cette recherche plus poussée de ce soir a été motivée par des mails navrants de mon mari (futur ex) à propos de notre fils. Phrases type "je ne veux plus qu'il soit surdoué", "je ne veux plus qu'on lui parle de ça", "il n'est pas malade ou handicapé, il n'a pas besoin de voir un psy et il n'a pas besoin d'aide à l'école"... mails qui soit dit en passant m'ont fait m'enfuir comme une voleuse, des larmes de rage au ventre, du tchat hier soir (pardon VO et Lynka)

Voici donc un passage important de ce document énorme (134 pages) que les plus acharnés/fous iront lire jusqu'au bout (je l'ai fait, c'est coton, mais je me tiens à disposition si des passages obscurs vous plongent dans l'incompréhension la plus totale) :

aspects neurologiques et génétiques
Si des facteurs environnementaux contribuent largement à l'expression de la précocité intellectuelle, des caractéristiques biologiques - et particulièrement des facteurs génétiques - influencent vraisemblablement le développement de l'intelligence générale (facteur g).
Dès la naissance, la mesure du périmètre crânien est considérée comme cruciale pour apprécier la maturation du cerveau. Toutefois, s'il existe indiscutablement « un seuil minimal » du volume de la tête pour le développement cérébral, il s'agit par contre d'une mesure beaucoup trop primitive pour être prise en compte dans la quantification de l'efficience intellectuelle (Wickett et al. 1994, Andreason et al. 1993, Willerman et al. 1991). Le cerveau
du sujet à haut potentiel se caractérise peut être davantage par son efficacité et sa plasticité cérébrales. La recherche actuelle s'intéresse ainsi aux corrélations physiologiques de l'intelligence et cherche à identifier des bases biologiques aux différences individuelles des habiletés cognitives. Par exemple, les enfants précoces bénéficient d'un taux de sommeil paradoxal particulièrement élevé (Grubar 1997, Huon 1981) ce qui suggère une relation entre cette particularité et leur facilité de mémorisation voire même une plus grande plasticité cérébrale (Jouvet 1972). De façon générale, l'intelligence supérieure est associée à une exécution plus rapide des processus cognitifs élémentaires (pour une revue, Neubauer et al.2002). Ainsi, les études électroencéphalographiques ont rapporté un rythme alpha EEG moins élevé chez les sujets à haut potentiel (Jausovec 1996, Joel et al. 1996) de même qu'une vitesse de conduction nerveuse plus rapide (Reed et Jensen 1992). Toutefois, les différences individuelles d'intelligence pourraient également être reliées à la façon dont les aires corticales sont activées durant les performances cognitives. Dans cette direction, plusieurs études ont mis en évidence une moindre cohérence de l'activité EEG inter-et intra-hémisphérique chez des sujets à haut potentiel (Gasser et al. 1987, Neubauer et al. 2002). De récents travaux d'imagerie fonctionnelle cérébrale ont, par ailleurs, montré une consommation de glucose plus faible en TEP (tomographie par émission de positons) chez les sujets à haut potentiel lors de la réalisation de différentes tâches verbales et non verbales (Haier et al. 1988, Parks et al.
1988). En fait, depuis les premiers travaux de Galton, le temps de réaction est considéré constituer une mesure possible de l'intelligence en évaluant la vitesse de transmission neuronale (Jensen et al. 1989, Kranzler et al. 1994). La conduction nerveuse plus rapide chez le sujet de haut potentiel serait compatible avec le rôle déterminant du taux de myéline (substance blanche) pour l'intelligence générale. Récemment, Thompson et al. (2001) ont rapporté par ailleurs une influence génétique sur le taux de matière grise - notamment dans les aires cérébrales de Broca et de Wernicke comme des régions frontales - et ont formulé l'hypothèse d'une corrélation possible entre la quantité de matière grise dans la zone frontale et les différences individuelles de QI. Finalement, Posthuma et al. (2002) ont réalisé une étude IRM (imagerie par résonance magnétique) dans un large groupe de sujets surdoués jumeaux homozygotes et hétérozygotes et défendent l'idée d'une double détermination du facteur g par les taux de substance blanche et grise dont l'origine serait génétique.

Rôle du cortex préfrontal dans la vie intellectuelle
FJ Gall (1758-1828) a largement contribué à notre connaissance de l'anatomie du cerveau en concevant le cortex comme le siège du plus haut niveau de fonctionnement du système nerveux central. Il a également inauguré la cartographie cérébrale même si son oeuvre a suscité de multiples commentaires et critiques. Il considérait, en effet, que les os de la voûte crânienne se développaient comme le cortex qu'ils recouvraient, si bien que palper le crâne revenait presque à examiner le cortex. Ainsi, la phrénologie de Gall admettait la localisation de 27 facultés innées et indépendantes les unes des autres dont il reste la fameuse expression de « bosse des maths ». A la fin du XIXeme siècle, si la plupart des partisans des localisations
cérébrales récusaient tout siège spécifique à l'intelligence, le rôle des lobes frontaux dans la vie intellectuelle a rapidement été sujet de controverse. Le cortex préfrontal est considéré, en effet, comme étant la région responsable des conduites adaptées les plus supérieures car permettant d'assurer l'intégration des diverses fonctions cognitives et la pensée abstraite (Luria 1978). Hebb et Penfield (1940) n'ont toutefois pas constaté de moins bonnes performances intellectuelles chez les patients ayant des lésions frontales en comparaison avec ceux ayant des lésions postérieures. Un peu plus tard, Teuber et al. (1966) ont néanmoins démontré que ces malades présentaient malgré tout des déficits spécifiques à certains subtests. De façon plus
récente, les nouvelles techniques d'imagerie fonctionnelle cérébrale ont permis d'envisager l'étude des bases neuronales de l'intelligence. Ainsi, Duncan et al. (2000), en utilisant la tomographie par émission de positons (TEP), ont rapporté l'activation de l'aire frontale latérale dans les deux hémisphères lors de tâches verbales et non verbales fortement saturées en facteur g. Un des buts des neurosciences cognitives est de mettre en relation les étapes du développement cognitif avec celles du développement cérébral afin de rendre compte des bases biologiques de la cognition. Le développement cognitif s'étale sur un grand nombre d'années entre la naissance et l'âge adulte et certaines fonctions cognitives arrivent à maturité plus tard que d'autres. Ainsi, les fonctions exécutives sont considérées connaître un lent développement s'étalant de la fin de la première année jusqu'à l'adolescence et l'imagerie cérébrale fonctionnelle a confirmé un gradient de maturation plus tardif du cortex préfrontal (Chugani et al. 1987, Chiron et al. 1997). Aujourd'hui, les psychologues du développement attribuent un rôle crucial au processus attentionnel d'inhibition dans le développement logique (Houdé et al. 2000). Les adultes comme les enfants peuvent du reste rencontrer des difficultés à inhiber la stratégie perceptive sans qu'il s'agisse pour autant d'un problème de logique. Chez l'adulte, les études par TEP sont ainsi en faveur d'un lien très étroit entre les compétences linguistiques et de déduction logique puisqu'elles impliquent l'activation du cortex préfrontal inférieur gauche (Goel et al. 1997, Houdé 2000). Chez l'enfant, Harnishferger et Bjorklund
(1994) à partir de travaux sur apprentissage et rappel de mots ont souligné la compétence exceptionnelle des enfants précoces pour inhiber l'information inadéquate afin d'encoder et restituer les éléments pertinents pour traiter la tâche. En 1985, Planche , en utilisant la tour de Hanoï, a rapporté une capacité élevée de planification chez les enfants à haut potentiel avec un souci de respect des consignes et un haut niveau d'exigence personnelle lors de la résolution de problèmes. Arffa et al. (1995) ont comparé les performances d'enfants âgés de 9 à 14 ans d'intelligence supérieure et moyenne au test de Wisconsin. Les enfants ayant un QI > 130 se sont tous montrés capables d'effectuer le classement en six catégories et ont réalisé moins
d'erreurs persévératives que les sujets contrôles y compris pour les plus jeunes d'entre eux. Les enfants à haut potentiel pourraient donc bien se caractériser par une plus grande efficacité de leur capacité d'inhibition qui leur permettrait de mieux focaliser leur attention sur les aspects pertinents de la tâche et d'éviter une perturbation par des distracteurs perceptifs (Houdé 2000)
.


Bon courage et bonne lecture à ceux qui suivront le lien.


Dernière édition par Super Marre à bout le Mar 9 Nov 2010 - 21:44, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Aspects neurologiques et génétiques, rôle du cortex préfrontal

Message par nemo le Dim 28 Mar 2010 - 9:12

Merci pour le lien !
J'ai lu en diagonal le document : il est très riche. Il m'intéresse car il fait une synthèse des travaux sur le sujet (avant de les détailler).
Il faut effectivement un peu de courage pour en terminer la lecture. Pour ma part, je butinerai sur une période plus ou moins longue.

Pour ce qui est des « cons », comme le disait si bien F. DARD (je pensais que c'était de M. AUDIARD), : « Si tous les cons volaient, il ferait nuit ». Bon courage donc. Le plus simple (mais pas toujours le plus facile néanmoins) est de les oublier (en attendant qu'ils retombent...). Je ne pense pas que le document évoqué s'adresse à eux...
Mon encouragement dans tous les cas...

nemo
Zèbre régulier
Zèbre régulier

Messages : 99
Date d'inscription : 20/03/2010
Age : 48
Localisation : Orléans et ici

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Rapunzel le Dim 28 Mar 2010 - 11:18

Un grand merci, Very Happy c'est effectivement un topic qui manquait sur ce forum.
Le zébritude, c'est avant tout un mode de fonctionnement du cerveau différent, observable via la raisonnance magnétique, et non pas un bête concept inventé pour gonfler l'égo d'une minorité. C'est différent, ni mieux, ni pire, c'est juste différent avec tous les avantages (intérêts et "talents" qui s'expriment dans de nombreuses disciplines) et les inconvénients (pas évident de trouver sa place dans un monde construit par et pour des gens qui fonctionnent sur le mode séquentiel) que ça représente. Mais se connaître et comprendre son mode de fonctionnement, c'est déjà énorme et permet de palier à pas mal de difficultés.

Eléa a dit:Je vous avoue par la même occasion que cette recherche plus poussée de ce soir a été motivée par des mails navrants de mon mari (futur ex) à propos de notre fils. Phrases type "je ne veux plus qu'il soit surdoué", "je ne veux plus qu'on lui parle de ça", "il n'est pas malade ou handicapé, il n'a pas besoin de voir un psy et il n'a pas besoin d'aide à l'école"...

Comme je te comprends: en parler aux autres et faire accepter l'idée(exemple: instituteur de son enfant), ressemble à "Mission impossible" tant que ça demande énergie et patience... Je suis moi-même aussi séparée du papa de mon fils, et pas évident de faire face à l'incrédulité et mauvaise foi d'une belle-mère,... grrrrrrrrrrrr...
"Patience et longueur de temps font plus que rage ou que force" (c'est pas de moi lol! )

Rapunzel
Nouveau venu
Nouveau venu

Messages : 3
Date d'inscription : 23/03/2010
Age : 35

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Dim 28 Mar 2010 - 11:33

Merci Eléa !!

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Dim 28 Mar 2010 - 11:58

Trop bien !!!! Ca recoupe légèrement la morphopsychologie, c'est marrant... Wink

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 12:10

merci pour vos encouragements.... n'ayez crainte, ceux qui me connaissent savent que je ne lâche jamais le morceau et que je peux être une teigne, un vrai pit bull quand on me chauffe trop Twisted Evil Je n'ai pas de souci avec l'école, car je suis allée leur faire une petite conférence sur le sujet, que j'ai complété leur bibliothèque, et que le maître de mon fils est vraiment un enseignant comme on en fait plus (un peu aussi parce que dans mon bled je fais partie des plus hautes autorités scientifiques Razz et qu'on m'écoute).

Phèdre, quand tu parles de morphopsychologie tu fais référence à la phrénologie? Parce que là... attention, c'est quand même une vaste connerie. Certes, cela a permis d'aller plus loin dans l'étude du cortex et de faire des découvertes importantes (comme toutes les erreurs scientifiques d'ailleurs, d'elles sont nés les travaux ultérieurs), mais cela ne recoupe aucune réalité neurologique d'après ce que l'on connaît du cerveau à l'heure actuelle.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Dim 28 Mar 2010 - 13:07

Non juste de la pseudo-science qui établit des liens entre la morphologie et la psychologie de la personne : ça n'est pas une science à elle seule, c'est pourquoi on dit pseudo-science, mais ça recoupe les recherches en neuro-physio Wink

Bref à partir d'un visage par exemple on peut émettre des hypothèses probables quant à un profil psychologique ou une personnalité...Mais bien sûr il faut toujours compléter ces observations avec des tas d'autres Wink

C'est ce qui me fait dire "en rigolant" que Dionysos aura un grand front et de grands yeux Wink lol

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Dim 28 Mar 2010 - 13:08

Hippocrate, Aristote, W Sheldon...

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 13:10

hum.... je suis sceptique. Pour moi c'est plutôt de la non-science, mais chacun son opinion ^^

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Dim 28 Mar 2010 - 14:58

voui mais j'ai bien précisé que "seule" ça ne vaut rien Wink

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 15:05

mmmmmmmmmmmmmmmmmmouais....

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Christelle le Dim 28 Mar 2010 - 21:26

Merci Eléa, avec tes références, tu rejoins exactement ce que je disais en réponse à une autre page du forum (les psys et nous..., rubrique vie de zèbres) Cette information est essencielle, elle m'a permis de prendre conscience de l'étendue de mes différences, de mieux les gérer aussi. De mieux comprendre pourquoi je me sentais si souvent extra-terrestre (d'autres diront zèbres). Je lirai ça dès que j'en trouverai le temps.

Christelle
Inconditionnel
Inconditionnel

Messages : 893
Date d'inscription : 06/03/2010
Age : 42
Localisation : Landes

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 21:35

je ne rejoins pas exactement exactement, moi aussi le terme "supérieur" me gêne. Mais tu le verras avec cette lecture, c'est surtout une question de différence de fonctionnement de l'intelligence, pas de supériorité.

Bonne lecture, bon courage. Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Christelle le Dim 28 Mar 2010 - 22:23

Nous avons eu un débat sur ce fameux terme supérieur qui ne retrace en rien MA pensée mais, une pensée sociétale, d'où les nombreux décalages, et nombreuses incompréhension dont ta réponse et une preuve de plus... Sad

Christelle
Inconditionnel
Inconditionnel

Messages : 893
Date d'inscription : 06/03/2010
Age : 42
Localisation : Landes

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Dim 28 Mar 2010 - 22:59

oui j'ai compris...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Khayyam le Ven 9 Avr 2010 - 16:14

Merci pour le document.

Vive le CNRS !!!

Khayyam
Nouveau venu
Nouveau venu

Messages : 8
Date d'inscription : 23/03/2010
Age : 49
Localisation : palaiseau

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Phedre le Ven 9 Avr 2010 - 17:52

merci la vie Wink

Phedre
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2822
Date d'inscription : 01/10/2009
Age : 39
Localisation : bah ça dépend des fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Philippe le Dim 25 Avr 2010 - 17:19

Depuis quelques temps la revue Sciences & pseudo-sciences de l'AFIS (Association française pour l'Iinformation scientifique) publie des articles sur l'intelligence, le QI, etc.
Voir leur site web: http://www.pseudo-sciences.org/.

En particulier ces deux articles en rapport avec ce sujet:
Une question d'hérédité: le QI de ses parents et
Gènes du retard mental et de l'intelligence

Philippe
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1937
Date d'inscription : 19/11/2009
Age : 39
Localisation : Au pays du soleil et du vent... (Roussillon)

http://www.zebrascrossing.net/t329-grrroooaaaooo

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Luc le Lun 26 Avr 2010 - 1:07

Merci Phil pour ces articles. Je les ai trouvés intéressants.

Luc
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 3958
Date d'inscription : 19/06/2009
Age : 58
Localisation : La Défense, près de Paris

http://wiki.zebrascrossing.org

Revenir en haut Aller en bas

Le cerveau à tous les niveaux

Message par zheibr le Mer 16 Juin 2010 - 12:44

pour ceux qui s'intéressent à la matière grise
un site bien fait, 3 niveaux d'explication pour chaque page (débutant, intermédiaire, avancé) ainsi on peut vérifier qu'on a bien compris, ou approfondir ses connaissances (ou questionnements!)
beaucoup de liens vers plus de documentations...
de quoi se perdre entre 2 synapses !
fil d'ariane ou petits cailloux blancs recommandés

tapez cortex préfrontal dans la zone de recherche et vous obtiendrez toutes les pages qui parlent de son intervention dans notre vie physique, psychique, hormonal, social, moral...
il y en a pour tous les goûts !
bonne visite

zheibr
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1507
Date d'inscription : 15/06/2010
Age : 48
Localisation : kornog don

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Mer 16 Juin 2010 - 12:45

mais quel site? où ça, où ça ? What a Face

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Christelle le Mer 16 Juin 2010 - 15:16

Ca c'est pas sympa zheibr tu nous fais saliver...

Christelle
Inconditionnel
Inconditionnel

Messages : 893
Date d'inscription : 06/03/2010
Age : 42
Localisation : Landes

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par zheibr le Mer 16 Juin 2010 - 16:14

voici le lien Exclamation
http://lecerveau.mcgill.ca/

zheibr
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1507
Date d'inscription : 15/06/2010
Age : 48
Localisation : kornog don

Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Mer 16 Juin 2010 - 18:44

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii on avait failli attendre bounce sunny

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Invité le Mar 9 Nov 2010 - 23:30

Après moult recherches, j'ai pu remettre la main sur des études qui sont réellement une base scientifique incontournable pour qui veut comprendre ce que recouvre potentiellement la douance en dehors de ses manifestations cliniques : soit un croisement d'études du facteur g (= intelligence pour faire simple) au niveau neurophysiologique.

Ici, je vous pose donc les liens et quelques extraits. Inutile de rêver, tout est en anglais, les meilleurs scientifiques ne se trouvant pas dans ce beau pays de vertes prairies qu'on appelle la France (on se demande bien pourquoi... en fait non, à la réflexion, je ne me le demande pas, c'est combien déjà par an les crédits pour la recherche?...)

1 : Intelligence and Brain Myelination: A Hypothesis Edward M. Miller

Summary-Many observations concerning intelligence could be explained if much variance in intelligence reflects myelination differences. More intelligent brains show faster nerve conduction, less glucose utilization in positron emission tomography, faster reaction times, faster inspection times, faster speeds in general, greater circumference and volume, smaller standard deviation in reaction times, greater variability in EEG measures, shorter white matter T2 relaxation times, and higher gray-white matter contrast with magnetic resonance imaging. Also explainable are peculiarities of the increased reaction times and standard deviations with number of choices and complexity, reaction time skewness, the shorter latencies in evoked potentials, shorter latencies to the P300 wave, the high glial to neuron ratio in Einstein's brain, less glucose utilization per unit volume in large brains, certain results related to lipids, essential fatty acids, and cholesterol in adults and premature babies, and the survival of genes for lower intelligence. Children's improved performance with maturation might result from myelination. The slowing of response times with age, the decline in intelligence, and increased T1 relaxation times could be explained. Differential myelination in the mouse brain might be able to explain the heterosis observed for myelination, brain size, caudal nerve conduction velocity, and maze performance observed.

(Miller se focalise ainsi sur la substance blanche, soit les axones et dendrites chargés de la transmission des potentiels d'action -information- et principalement sur la myéline)


2 : Genetic influences on brain structure Paul Thompson et al.

Here we report on detailed three-dimensional maps revealing how brain structure is influenced by
individual genetic differences. A genetic continuum was detected, in which brain structure was
increasingly similar in subjects with increasing genetic affinity. Genetic factors significantly
influenced cortical structure in Broca’s and Wernicke’s language areas, as well as frontal brain
regions (r2
MZ > 0.8, p < 0.05). Preliminary correlations were performed suggesting that frontal gray
matter differences may be linked to Spearman’s g, which measures successful test performance
across multiple cognitive domains (p < 0.05). These genetic brain maps reveal how genes determine
individual differences, and may shed light on the heritability of cognitive and linguistic skills, as well
as genetic liability for diseases that affect the human cortex.

(Thompson, lui, s'oriente plutôt vers une étude de la substance grise-cortex-. D'après les résultats des corrélations préliminaires, son développement, notamment au niveau frontal, est corrélé au développement du facteur g -tests pratiqués à l'aide de subtests de la WAIS-R, corrélation effectuée au moyen de l'IRM)


3 : THE G FACTOR: THE SCIENCE OF MENTAL ABILITY Precis of Jensen on Intelligence-g-Factor

Abstract
The g factor is the highest-order common factor that can be extracted in a hierarchical factor analysis from a large battery of diverse tests of various cognitive abilities. It is the most important psychometric construct in the study of individual differences in human cognitive abilities. Since its discovery by Spearman in 1904, the g factor has become so firmly established as a major psychological construct in terms of psychometric and factor analytic criteria that further research along these lines is very unlikely either to disconfirm the construct validity of g or to add anything essentially new to our understanding of it. In fact, g, unlike any of the primary, or first-order, factors revealed by factor analysis, cannot be described in terms of the knowledge content of cognitive test items, or in terms of skills, or even in terms of theoretical cognitive processes. It is not essentially a psychological or behavioral variable, but a biological one, a property of the brain. But although not itself a cognitive ability, g is what causes positive correlations among individual differences in performance, even on cognitive tasks that differ greatly with respect to sensory motor modality, brain modularity, and learned cognitive skills and knowledge. The g factor derived from conventional nonspeeded psychometric tests shows higher correlations than any other factors independent of g with various measures of information-processing efficiency, such as working memory capacity, choice and discrimination reaction times, and perceptual speed. A test's g loading is the best predictor of its heritability and its sensitivity to inbreeding depression. Psychometric g also has more direct biological correlates than any other independent source of test variance, for example brain size, brain evoked potentials, nerve conduction velocity, and the brain's glucose metabolic rate during cognitive activity. The ultimate arbiter among various "theories of intelligence" must be the physical properties of the brain itself. The current frontier of g research is the investigation of the anatomical and physiological features of the brain that cause g. Research has reached the point at which the only direction left in which to go is that presaged by Spearman himself, who wrote that the final understanding of g must "come from the most profound and detailed direct study of the human brain in its purely physical and chemical aspects" (1927, p.403).

il y a une traduction ici qui n'est pas parfaite mais peut aider (pour les autres études, je suis sûre aussi qu'il est possible de trouver, mais là tout de suite, flemme de chercher).

(Jensen s'attache à rechercher toute corrélation objective au niveau cérébral à ce que l'on nomme "l'intelligence". Il a notamment travaillé sur les différences de genre, les différences entre les populations, la génétique, etc... ses écrits ont parfois été critiqués, notamment en raison de ses recherches sur les différences inter-raciales, que certains - de ces fâcheux personnages qui piochent des petits bouts de textes ou de théories pour les monter en épingle tout en n'y connaissant rien à la Science... vous voyez, je suis sûre, ce dont je parle- ont eu tôt fait de prendre pour du racisme primaire susceptible d'étayer les thèses nationalistes arguant d'une infériorité intellectuelle de la population noire)



Voilà.
Je nourris le projet fou que certains iront lire, histoire de changer un peu d'angle de vue.

Bonne lecture à ceux-là.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: neurosciences et douance

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 7:10


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum