"La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Esterelle le Ven 15 Juin 2012 - 12:22

[cheers Long hug

Merci pour lui............ l'humanité est un brin plus "en vrai" yahouuuu !!!!!!!!

[NB.... "merci pour lui" ne vient pas d'une espèce de possessivité !!!! je sais pas... je m'identifie à ton fils, certainement, je suis heureuse pour lui et pour moi parce qu'on est tous un peu Un... ("un peu" ? !! ) Like a Star @ heaven ]]

Lol carotterose, ben merci à toi pour lui Wink

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par siamois93 le Ven 15 Juin 2012 - 12:24

@Esterelle : Pov Maman par rapport à ton post d'avant ! C'est marrant c'est une matinée "enfants" aujourd'hui. J'ai mis un truc sur le fil de félidé, un gars qui disait de leur laisser faire un maximum de trous dans le sable parce que chaque trou est différent.
Loïc t'inquiète je te comprends.
Je ne sais pas si les larmes de joie valent les larmes de peine.
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Esterelle le Ven 15 Juin 2012 - 12:27

[quote]@Esterelle : Pov Maman par rapport à ton post d'avant !

Euh...pourquoi?
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par siamois93 le Ven 15 Juin 2012 - 12:30

Quand tu écrivais ça "je ne voulait surtout pas qu'il soit comme sa maman, incapable d'exprimer ses sentiments et en permanence à refouler ses émotions!!"
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Orchidée le Ven 15 Juin 2012 - 12:50

Bonjour Carotterose. Ton message de 18h51, le début du fil, me parle ENORMEMENT.
Le lien fait avec la co-dépendance. Ca frappe en plein dans l'mille!
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 13:16

"Pleurer" (ou s'exprimer ou...) "c'est pour les gonzesses ou les faibles", voilà pour le coup le truc qui me fout dans une colère noire.
Déjà sémantiquement c'est absurde : si on ne fout pas de tabou social dessus, tout le monde le fait et non les seuls "gonzesses" ou "faibles".
Et puis bordel quoi. On va faire perdurer ces conneries combien de siècles ? on veut ressortir le principe de dureté des SS aussi ? il sert à quoi, ce tabou ? Il n'a jamais eu qu'une et une seule finalité concrète, tout le reste étant de l'extrapolation dont l'humanité aurait toujours pu se passer : avoir des guerriers qui tiennent le choc quand le copain se fait transformer en steak haché par le Scythe, le Suève, le Romain, l'Ostrogoth, le Bourguignon, l'Aztèque, l'Impérial, le Russe ou le Prussien d'en face. Rien d'autre.
Alors vu que les occasions de se livrer à cette rude et saine occupation qu'est l'embrochage de son prochain à la sarisse, au pilum où à la baïonnette sont devenues rares, il serait temps de comprendre qu'on doit renvoyer cette idéologie de pseudo-virilité à la con dans la fosse septique de l'histoire, avec cette putain de distinction forts/faibles-femelettes-tafioles (dédicace au ci-devant prince-président et sa tirade odieuse à propos des jeunes suicidés).

En colère, moi ?

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 14:25

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Zébu le Ven 15 Juin 2012 - 15:24

siamois93 a écrit:
Zébu, que veux-tu dire par "élaborée" ?

Élaborer une souffrance, c'est la penser.
Il faut savoir que beaucoup de ces souffrances (ou émotions) n'ont jamais été conscientes (archaïques, avant la parole) et que la première chose c'est de les identifier et d'en prendre possession, les ressentir, les symboliser au travers du langage, les lier à notre vie psychique. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut "comprendre" le contexte qui y est associé (par exemple, mes parents souffraient aussi et ils ont fait de leur mieux, comprendre sa propre part de responsabilité) afin de s'en libérer et passer à autre chose.

Tout un travail de maturation donc.
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 17:11

En termes d'efficience emmerdée par la sensibilité, y a plus récent que les tranchées, et plus quotidien

S'il n'y avait pas le vieux tabou d'origine guerrière, on ne parlerait même pas de sensibilité encombrant l'efficience... Tu imagines l'efficience d'une société où on n'aurait pas des masses d'individus souffrant de diverses névroses pour cause d'émotions étouffées ?

l faut savoir que beaucoup de ces souffrances (ou émotions) n'ont jamais été conscientes (archaïques, avant la parole) et que la première chose c'est de les identifier et d'en prendre possession, les ressentir, les symboliser au travers du langage, les lier à notre vie psychique.

Il y en a aussi qui sont plus tardives (ou ont perduré plus longtemps) mais qui n'ont jamais pris sens parce qu'on n'a pas su les mettre en contexte. A moins que ses parents n'aient des comportements aisément identifiables comme des transgressions de la normalité - et encore ! - un enfant peut ne jamais réaliser qu'il a des parents toxiques, par exemple, n'ayant pas de point de comparaison permettant de constater que NON, tous les parents ne font pas comme ça.

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Zébu le Ven 15 Juin 2012 - 17:27

Je ne suis pas certain... je n'ai pas voulu prendre cet exemple car étant moi-même concerné, j'ai tendance à penser qu'une partie de moi-même "savait" quand même.
Mais ce savoir est encore plus insoutenable que la maltraitance. Il est refoulé ainsi que la colère et la souffrance associée laissant alors l'impression que tu décris si bien.

Alors, ne veut pas ou ne peux pas identifier les transgressions ?

Et puis il y a aussi le trop d'empathie, qui vient télescoper la colère, annulant celle-ci par trop de compréhension des parents (à noter que les PN exploitent sans cesse cette fragilité).

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 18:09

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Message par nid_d'abeille le Ven 15 Juin 2012 - 21:51

Orchidée a écrit:Bonjour Carotterose. Ton message de 18h51, le début du fil, me parle ENORMEMENT.
Le lien fait avec la co-dépendance. Ca frappe en plein dans l'mille!

Orchidée, j'en suis tout Very Happy une nouvelle synchr... flower

Zébu a écrit: beaucoup de ces souffrances (ou émotions) n'ont jamais été conscientes (archaïques, avant la parole) et que la première chose c'est de les identifier et d'en prendre possession, les ressentir, les symboliser au travers du langage, les lier à notre vie psychique. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut "comprendre" le contexte qui y est associé (par exemple, mes parents souffraient aussi et ils ont fait de leur mieux, comprendre sa propre part de responsabilité) afin de s'en libérer et passer à autre chose.

ouiiiiii. Apparemment, il y a des techniques pour 'y accéder', aux angoisses archaïques, je n'ai pas encore pris le temps de regarder mais c'est Mag qui en parle sur mon fil de présentation (si tu es là Mag, Merci..... je n'ai pas encore réécri sur mon fil), ça a l'air vachement intéressant... entre autre l'Emotional Freedom Taping (liens sur fil "bonjour semblables invraisemblables...")

Zébu a écrit:Mais ce savoir est encore plus insoutenable que la maltraitance. Il est refoulé ainsi que la colère et la souffrance associée laissant alors l'impression que tu décris si bien.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGHHHHH Embarassed Mad Mad Mad Embarassed

je ne dirais pas que l'on "sait" cependant. Intérieurement, la colère et en plus la "rétention" de cette colère signale que le soi se protège... donc que lui, se bat comme il peut contre ce qui l'enfonce dans sa solitude, mais on en n'est pas conscient ! parce que....

Zébu a écrit: il y a aussi le trop d'empathie, qui vient télescoper la colère, annulant celle-ci par trop de compréhension des parents (à noter que les PN exploitent sans cesse cette fragilité).


Arrow Arrow Arrow et alors... souhaitons la bienvenue à la cerise sur le gâteau : Very Happy CULPABILITE Very Happy

c'est vrai, je suis capricieuse, je suis "trop exigeante" comme maman le dit si bien, il faut que je change, que je sois moins exigeante avec les autres et avec ma vie, maman a raison, et en plus quelle chance j'ai d'avoir des parents qui m'écoutent (ponpon!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!), qui m'aiment, qui me permettent de pratiquer des activités, être dans un bon collège, ils ont raison, pourquoi je me fais du mal toute seule ?

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 22:00

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Ven 15 Juin 2012 - 22:06

Zébu a écrit:
Et puis il y a aussi le trop d'empathie, qui vient télescoper la colère, annulant celle-ci par trop de compréhension des parents (à noter que les PN exploitent sans cesse cette fragilité).
A moi ça me semble une grande force de ne pas rester aveuglé(e) par la colère mais d'arriver à passer outre le ressentiment caricatural pour comprendre mieux les actions et réactions des gens.
Ca ne signifie pas forcément baiser les pieds de ses "bourreaux", mais accepter l'humanité dans ce qui a pu être douloureux ; personnellement je n'ai pas connu de monstre, et je ne me sens pas victime...Je vois (ou tends à voir) des interactions et des gens qui ont une vision de la vie et des motivations qui en découlent à un instant t.

J'en ai beaucoup voulu à mes parents, ça m'arrive que la colère resurgisse au détour d'un livre d'éducation quand ils disent ce qu'il ne faut pas faire (comme la fessée) ou ce qu'il faut faire et qui m'a en effet manqué.
Mais le meilleur remède à ça c'est de les entendre parler de mon enfance, et on sent qu'ils m'ont aimée, qu'ils m'ont entourée, même si j'ai eu l'impression d'être lâchée à un moment.

J'ai peut-être la chance de ne connaître personne de foncièrement mauvais, simplement des gens parfois maladroits, ou ayant du mal à se remettre en question, un peu aveugles...et ça, ça peut se digérer non ? Smile

Et que la colère réprimée, remâchée, soit amère oui, mais une fois digérée pour le coup ça tranquillise au contraire !

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par nid_d'abeille le Ven 15 Juin 2012 - 22:46

Bonjour Cherokee Smile

Je crois qu'il y a comme un quiproquo...

On - en tous cas je, mais je crois on - n'est pas en train de juger des personnes (nos parents notamment) ni même leurs actes ou non-actes en les qualifiant de bon ou mauvais.

On est train de prendre en compte nos émotions. tout au moins d'en prendre conscience. voilà ce que j'en pense moi...
Nos émotions révèlent des BESOINS INDIVIDUELS. Elles font partie du champ affectif et non intellectuel ou "moral" donc il n'y a aucune raison de nous sentir coupables de les ressentir, elles sont indépendantes de ce que l'on (soi, les autres) PENSE de leur valeur.
D'abord, chaque être est unique donc il y a une part de "mes" besoins qui ne peuvent être anticipés, compris par ceux qui m'élèvent, car eux ne sont pas moi.
Ensuite, mes parents ont eux-mêmes dans leur enfance reçu un cadre réducteur propre à leurs propres parents donc il est logique qu'ils poursuivent certaines anomalies dont eux-mêmes "souffrent" mais qu'ils n'ont pas comprises ou d'autres, simplement parce qu'ils sont imparfaits et en construction comme le veut le principe de vie (?? !!!!!).
Enfin (ce que je suis structurée dans mes propos ditedon!!) les émotions ne sont pas influencées par nos valeurs ou nos croyances de ce qui est bon ou mauvais, de ceux qui sont bons ou mauvais, donc il ne sert à rien de les "contrôler" par la morale et l'intellect ! Le but n'est pas de les trier mais simplement de les reconnaître, les accepter
Et, comme cela est bien exprimé sur le site qui a donné lieu au lancement de ce fil (cf 1er post), entendre ce qu'on éprouve et surtout le libérer même des années après ce qui a causé l'apparition de l'émotion (et oui, parce que ca reste ces ordures), se fait par soi-même, en tabassant des coussins, ou en exprimant avec non violence (la Communication NV, c'est hyper constructif aussi, si on la prend bien) ce qu'on ressent, exemple : "là quand tu as dit "..." cela a déclenché une grande colère en moi parce qu'il me semble que cela néglige le besoin que j'ai de ... "
(dire le déclencheur de l'émotion (et non pas la personne qui dit/fait cette chose) , dire quel est mon besoin )

Le but est justement d'épurer les rapports humains (en s'épurant soi-même) au lieu de les laisser s'entartrer.

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Mag le Sam 16 Juin 2012 - 0:50

Very Happy Bravo pour ce fil ! Merci Carotterose !
Je vous lis depuis hier mais n'écris pas encore étant dans un autre processus en ce moment ...
mais comme la colère rôde beaucoup en ce moment je vais revenir pour apporter mon témoignage de colèreuse accomplie Wink
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Sam 16 Juin 2012 - 7:58

Désolé Fusain si ce que j’ai dit t’as choqué.

J’ai écrit un ressenti sans trop réfléchir sur les mots qui en aucun cas ne doivent être sorti du contexte: c’est un constat brut de ce que j’ai pu vivre dans une autre vie.

Il est clair qu’avec un certain recul j’ai été bridé psychologiquement pendant des années avec des idéologies absurdes qui ne faisaient de mal qu’a moi et non aux autres.


Je n’en veux pas foncièrement à mon père qui a eu une enfance terrible par rapport à la mienne.

Ca rejoins un peu un bouquin d’Alice Miller (encore elle !) : "c’est pour ton bien”, ou sans pour autant excuser les actes de certains, explique que l’environnement durant l’enfance, joue sur notre comportement d’adulte : un cas tout bête, la fessée. Par ce qu’une majorité l'a subie, certains pensent que c’est « normal »et donc l’applique de la même manière…


Je ne ferai jamais la même chose à mes enfants: il n’y a pas de bonnes ou mauvaises émotions. Seulement des émotions à connaitre/comprendre.
Si colère, alors il y a une raison derrière souvent lié a une frustration qui a des raisons multiples. Et si ces raisons sont décelées, dans notre cas, avec l’écoute active, ça va bien mieux pour les parents et pour l’enfant…







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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Sam 16 Juin 2012 - 8:48

Désolé Fusain si ce que j’ai dit t’as choqué.

J’ai écrit un ressenti sans trop réfléchir sur les mots qui en aucun cas ne doivent être sorti du contexte: c’est un constat brut de ce que j’ai pu vivre dans une autre vie.

Tu n'as pas à être désolé, ce n'est pas par rapport à tes messages que je suis en colère, mais par rapport à ces vieux dogmes, préhistoriques (au sens propre) qui continuent à empoisonner notre rapport, surtout dans la moitié masculine de l'humanité, aux émotions et à la sensibilité.

Je n’en veux pas foncièrement à mon père qui a eu une enfance terrible par rapport à la mienne.

Il me semble qu'on en a déjà parlé... mais je trouve que cette position amène forcément un blocage - sauf si on l'adopte en tant que dépassement de la colère. Mais pas si elle sert à refouler, à renoncer à la colère. En d'autres circonstances, juge-t-on légitime de faire payer à un tiers, un tiers en état de faiblesse (un enfant) les souffrances qu'on a subies soi-même, même sous une forme atténuée ? Avoir eu une enfance difficile légitime-t-il le fait de l'infliger aux autres ? Evidemment non, on le constate en renversant le raisonnement : aucun de nous ne s'accorde un Permis d'être un parent toxique sous prétexte qu'il en a eu lui-même. Tu n'irais pas priver ton enfant de chocolat... ou d'amour juste parce que toi, tu en as encore bien plus manqué.
Je ne sais pas ce que tu mets derrière ces mots "je n'en veux pas foncièrement" qui peuvent recouvrir plein de réalités. Mais je suis convaincu que nous avons le devoir de passer par le stade d'en vouloir - ou plus exactement : d'avoir conscience que, quoi qu'ils aient subi dans leur enfance, ce n'est pas pour cela qu'ils avaient le droit de faire de la merde avec nous. Est-ce que ça leur rendait la tâche plus difficile ? Voire. Ils pouvaient aussi prendre le contrepied. Je compte fermement ne pas reproduire avec nos enfants les erreurs de mes parents : ça signifie que j'en ferai d'autres. Au moins, on innovera. Mais considérer que j'ai des excuses ? Du diable ! Ben ça marche aussi en sens inverse. Du reste, rien, en théorie, ne nous permet de conclure que c'est parce que nos parents ont vécu ceci ou cela qu'ils nous ont fait ceci ou cela.
Quant au fait qu'ils aient fait de leur mieux... ben... c'est justement le syndrome du "c'est pour ton bien". On peut faire de son mieux pour le bien de l'enfant et commettre des dégâts terribles, surtout quand on est persuadé d'être un parent parfait.

Il est vrai que ce qui caractérise la toxicité des miens, c'est ça. C'est la conviction de la perfection, appuyée sur un hypercontrôle énergique, calculateur et calculé. L'absence totale de remise en question, même maintenant, devant l'évidence. Alors sans doute cela modèle mes avis généraux (excessivement généralisés ?) sur le sujet. Ma seule chance de démolir la prison, c'est de remettre en question : si je commence à dire qu'il ne faut rien leur reprocher toussa, je resterai à jamais enfermé par leurs schémas. Je dois (il faut ?) commencer par découvrir qu'ils sont viciés et injustifiables à la base, dans leurs fondations, mauvais, pernicieux, toxiques; séparer les responsabilités en leur laissant les leurs. On ne s'accorde pas de circonstances atténuantes à nous-mêmes, on n'en a pas le droit. Ben alors pourquoi pour eux ? Le seul résultat c'est qu'on prend sur nos épaules ce qui est de leur responsabilité, qu'on ne peut pas réparer.

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Mag le Sam 16 Juin 2012 - 12:26

Very Happy Par petites touches :
Ma seule chance de démolir la prison, c'est de remettre en question : si je commence à dire qu'il ne faut rien leur reprocher toussa, je resterai à jamais enfermé par leurs schémas. Je dois (il faut ?) commencer par découvrir qu'ils sont viciés et injustifiables à la base, dans leurs fondations, mauvais, pernicieux, toxiques; séparer les responsabilités en leur laissant les leurs. On ne s'accorde pas de circonstances atténuantes à nous-mêmes, on n'en a pas le droit. Ben alors pourquoi pour eux ? Le seul résultat c'est qu'on prend sur nos épaules ce qui est de leur responsabilité, qu'on ne peut pas réparer.
oui Fusain Wink

- j'ai trouvé ça important : pour avoir joué le pardon et la compréhension trop tôt j'ai seulement entrouvert la "boite à rage" et lui ai mis un couvercle suintant de bonté dans lequel je me suis engluée...
dans cet engloutissement j'ai vécu une succession d'expériences dans mes relations affectives très démolissantes (certaines ont ruiné ma vie) qui toutes me montraient par miroir l'abus de pouvoir que je faisais sur ce moi étouffé (et j'ai rien compris pendant des années) Suspect

impressionnante les expériences de la personne qui a écrit sur le lien donné par carotte à l'ouverture du topic...
mais la souffrance de la rage d'abandon et d'injustice dans une vie plus facile est la même Mad

taper sur des coussins en exprimant physiquement et verbalement sans contrainte cette rage peut se jouer seul mais se donner des étapes car cela peut être dangereux, (surtout faut respirer : halleter comme un chien aide, crier, laisser sortir les borborigmes, vomir, pleurer, etc...)
en groupe cela fait intervenir d'autres facteurs qui peuvent être très intéressant pour le processus, tout dépend du groupe et de la qualité des facilitateurs...
j'ai fais les deux, il m'a fallu plusieurs années pour arriver à la rage de ma naissance, et celle là je l'ai vécue seule dans les bois en tapant avec un baton sur des troncs d'arbres morts (je voulais faire de mal à personne)
c'étais ça ou crever
j'ai renais (renu ? renaqui? tiens c'est bizarre ça se conjugue ti autrement qu'au présent de la première personne ce verbe... Question Suspect )
enfin !

j'ai à ce moment fais l'expérience, en vivant dans un seul corps (physique et émotionnel) dans le moment présent, et ma mère et moi, lorsqu'au moment proche de ma naissance, elle à eu honte de son corps de ses seins et de ma naissance pour m'allaiter devant mon père à qui elle voulais plaire,
ces mots sont imparfaits, le ressenti était si parfait, que j'ai vécu ET ma colère dans toute sa dimension de conscience, ET la trahison de ma mère avec ses propres émotions et jeux narcissique, ET ma souffrance, ET la sienne...les heures qui ont suivi m'ont amené le vrai pardon : y'avais plus rien...
j'ai fait un "travail" similaire avec mon père
je suis en cours avec ma soeur

il faut savoir que c'est un cheminement en spirale et qu'il contient bien des espaces temps qui vont sonner à la porte de la conscience de soi à des heures régulières...

(en plus je sent que c'est rétroactif et libère aussi les autres) par effet de résonnance ou de plan morphogénétique... Question

peut importe pourvu que ça marche et qu'on la casse cette p... de prison et en dispense les générations...

merci de vos témoignages et merci de m'avoir lu :

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Sam 16 Juin 2012 - 12:55

Fusain a écrit:On peut faire de son mieux pour le bien de l'enfant et commettre des dégâts terribles, surtout quand on est persuadé d'être un parent parfait.

Il est vrai que ce qui caractérise la toxicité des miens, c'est ça. C'est la conviction de la perfection, appuyée sur un hypercontrôle énergique, calculateur et calculé. L'absence totale de remise en question, même maintenant, devant l'évidence.
Il me semble aussi que c'est l'erreur à ne pas faire : ne pas se remettre en question, ne rien regretter et défendre son bilan bec et ongles en assurant que tout a été bien fait (et en justifiant l'injustifiable). C'est un problème d'ego, de projection sur ses enfants et de manque d'écoute et de communication, mais je préfère voir qu'il y a en face tous ces moments où ils se sont occupés de nous avec amour, où ils ont été heureux de nous voir heureux, bref où il y a eu une vraie rencontre parent-enfant Smile

Ils ont certainement voulu être de bons parents, comme la très grande majorité des parents. Et ils ont visiblement créé une relation à la con, avec une éducation à la con. Neutral

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Mag le Sam 16 Juin 2012 - 12:59

Arrow je reviens : j'ai oublié le plus important : dans toutes les démarches partir du plus haut pour aller vers le plus bas
je m'esplik (ou j'essaie)
il faut partir d'un parentage d'amour inconditionnel pour soi même pour aller vers l'horreur plus ou moins grande
donc au départ se caler dans un ressenti d'amour pour ce moi que l'on est
et descendre avec ça comme lumière...
il y à un rapport genre 1 sur 3 : un pas en avant 3 pas en arrière,
et une croix : vers le haut et vers le bas
bon je sais pas dire je reviendrai Basketball
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par nid_d'abeille le Sam 16 Juin 2012 - 13:29

Ouaoh, MAAAAAAAAAAAAAAAAG ! Merci !!!!! pour cette clarté. C'est transparent.

(jusqu'au post suivant.. ) Razz Razz cheers

Passionnant!!!! je suis très intéressée par ta suite d'explication albino

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Khadamon le Sam 16 Juin 2012 - 19:51

Hellow,

Le titre a été très attirant pour moi, étant moi-même en profond travail sur mes émotions en générales et, depuis très peu, sur "la colère" en particulier.

J'ai lu en diagonale le lien, car très rapidement je me suis aperçu qu'il ne me correspondait pas.
Plus exactement j'ai arrêté après le paragraphe sur la toxicose du cerveau.

Bon ... alors ... Que dire ?
Je n'ai été en colère que très rarement dans ma vie. Et je crois n'avoir véritablement connu la colère qu'à deux reprises ; de ce que je peux m'en souvenir, et c'était en tant qu'adulte.
Je n'ai aucun souvenir de colère infantile.

Donc deux fois ; et encore c'est pour être généreux sur le langage, sinon je n'aurais dit qu'une fois ; la deuxième ayant pu n'être qu'un agacement prodigieux. Je le compte néanmoins comme colère parce que c'était intense, même si non diriger envers une personne en particulier ; contrairement à la première fois.

Tiens, question annexe :
La colère doit-elle être envers quelqu'un de particulier ?
L'idée d'être en colère contre "le monde" me parait tellement vain... Et contre une chose également : la chose n'y peux probablement rien.

Anyway...
Pourquoi si peu de colère ?
J'ai toujours eu le sentiment que la colère "ne servait à rien".
Et honnêtement, j'ai toujours ce sentiment.
J'ai beau retourner la chose sous tout les angles, je n'arrives pas à trouver de point positif à la colère et donc encore moins à son expression.

La toxicose du cerveau ne m'a pas convaincu en ce que je pense avoir complètement chuinter les circuits pour m'en créer de nouveaux, des différents.

Au niveau intellectuel, le chemin de compréhension est fulgurant et j'arrive extrêmement rapidement au "pardon", au "je comprend", au "c'est comme ça", au *hausse les épaules* ... Bref : au passage à autre chose.

Au niveau émotionnel, c'est peut-être là que cela se gâte.
Mais je n'en suis pas sûr. Je n'ai pas l'impression de le ressentir comme ça.
La colère, si elle existe - et rien n'est moins sûr - à la fugacité d'un battement de cil et l'impact d'un grain de sable tombant à la mer.

Ma psy dit que je me suis enfermé dans la typologie du "grand bon" et que cela m'avait probablement amené à juger tout sentiment négatif, particulièrement la colère, comme étant "nocif" ou simplement péjoratif.
Du fait, peut-être, de mon hyperphrénie j'ai développer à la perfection (ou presque) la machine à éviter la colère.

Bon. D'accord. So what ?
J'ai bien conscience, intellectuellement, qu'il faut pourtant que j'arrive à davantage exprimer cette colère. Pour au moins deux raisons :
1) Cela fait parti de mon travail de compréhension et d'expressions de mes émotions en générales
2) Parce que j'ai réalisé qu'une partie de mon problème d'obésité était probablement lié au "ravalement" de ma colère en l'enveloppement judicieusement de nourriture pour un apport 100% confort calorique

Super. Bon. And what ?
Bah pour le moment je suis un peu bloqué à ce stade.
Ma psy m'a fait faire un exercice dans lequel je devais frapper un coussin avec une raquette en disant à haute voix tout ce que je pouvais reprocher à ma chère maman. Bon. Exercice très inconfortable pour moi, je me suis fait violence pour jouer le jeu. Mais honnêtement, on est loin de la colère. Voir même de l'utilité réelle de l'exercice en ce qui me concerne.

Du coup, dans ce sujet, ce qui m'intéresse n'est pas tant le cheminement éducatif de l'enfant (même si c'est intéressant en soi), ni le comment vous arriver à exprimer votre colère de manière artistique, verbale, non-verbale, dirigé ou pas, etc.
Non, ce qui m'intéresse c'est le avant.

Sans remonter à la question que je posais plus haut sur l'utilité de la colère (bien que si quelqu'un a des liens ou une explication je suis preneur), je me demande simplement comment accéder à cette émotion, comment la laisser croître suffisamment pour que je ressente l'envie/besoin de l'exprimer (de quelle que manière que ce soit).
Mais rien qu'en écrivant ça, je me pose la question de savoir si j'en ai vraiment envie, si c'est vraiment une bonne chose ... Damned, je reviens sur l'utilité de la colère en fait What a Face

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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par jmd le Dim 17 Juin 2012 - 15:37

carotterose a écrit:La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression

Se mettre en colère est une façon de faire sortir l'énergie que l'on a en soi pour se défendre ou imposer ses vue (une façon pas toujours efficace, mais néanmoins une façon de se défendre).

Lorsque cette colère est réprimée, la personne n'est plus en état de se défendre ou d'imposer ses vues.

D'où l'angoisse et la dépression qui peuvent naître de cette incapacité, si d'autres façons de se défendre et d'imposer ses vues n'ont pas été identifiées et si l'environnement est hostile.
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Khadamon le Dim 17 Juin 2012 - 16:20

M'est avis qu'il serait de bon ton de ne pas employer l'indicatif mais plutôt le conditionnel dans ce type d'hypothèse.
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Re: "La colère réprimée cause l'angoisse et la dépression" - exprimer - émotion

Message par Invité le Dim 17 Juin 2012 - 16:28

Khadamon, n'as-tu jamais été en colère face à une injustice, qu'elle soit vis à vis de toi ou non ?

La colère que j'ai pu ressentir c'est bien après les faits, lorsque je me suis retournée et que je me suis dit que ceux en qui j'avais une totale confiance avaient merdé quelque part quand je dépendais d'eux.

La colère de voir que quelqu'un de conscient vous a laissé dériver. Pas "non assistance à personne en danger", pas à ce point, mais tout de même.

Par rapport à l'exercice de ta psy, je le trouve également ridicule et je ne vois pas l'intérêt d'être agressif.
La colère est mauvaise conseillère, l'exprimer brut de décoffrage c'est simplement foncer dans le mur aveuglément.

Par contre je crois que l'analyser et en tirer leçon, et communiquer avec l'autre sur ce qui ne va pas est un bon mode de résolution.

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