les zèbres et l'orgueil

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les zèbres et l'orgueil

Message par lolotte le Jeu 31 Mai 2012 - 19:05

Bonjour !

J'avais une question très précise : est-ce que l'on vous a déjà dit que vous étiez quelqu'un d'orgueilleux ?
Pensez-vous que nous, les zèbres, puissions passer pour des gens orgueilleux, du fait de notre froideur émotionnelle, et de notre coté "qu'est-ce que je m'emmerde..." quand on est avec les gens ?

Votre avis sur la question m'intéresse !

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par blackdogxx le Jeu 31 Mai 2012 - 20:22

Ce qui est sur c'est qu'on se le demande souvent!

Après, susceptible oui, orgueilleux je sais pas. Je pense pas, car, personnellement, je me remet beaucoup en question, j'explore les idées (même courte) des autres. J’essaie de m'adapter en gros aux personnes pour ne pas l'être.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par SEB19 le Jeu 31 Mai 2012 - 20:42

Oui on m'a souvent dit cela! mais pour moi c'est surtout parce que soit je n'arrive pas a remettre en cause certaines erreurs , pour me proteger psychologiquement parlant de mon hypersensibilte .J'essaie de jouer ne mec qui a enormement de certitudes afin de ne pas montrer qu'au fond de moi meme regne enormement de remises en questionset parfois d'autocritique .J'essaie juste de jouer le fort , juste pour ne pas sentir cette vague de tristesse tout submerger sur son passage.... certaines fois il arrive aussi que mon intuition m'isole , certaines fois il m'arrive d'avoir raison avant les autres , sans savoir vraiment pourquoi , avec un grand sentiment de decallage , et des reproches de personnes ne sedoutant de rien et me prenant pour meprisant , ce qui n'est pas le cas ...

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Angeal le Jeu 31 Mai 2012 - 20:45

Chez moi ça oscille pas mal....entre orgueil démesuré et énorme manque de confiance en moi...

Après du fait de l'image ouais on me 'la souvent sorti que je paraissais hautaine ou que je prenais les gens de haut dès que j'employais des termes un peu trop "scientifique"....après je le reconnais il m'arrive de méprisait des gens qui me semblent totalement irréfléchi --"

C'est un défaut..shame on me....

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Ven 1 Juin 2012 - 13:47

Les instituteurs et professeurs m'ont puni, découragé, tué en quelque sorte en me disant régulièrement pendant ma jeunesse que j'étais "prétentieux" et "insolent".

Je pensais effectivement que les leçons étaient faciles, que les élèves étaient lents, que les profs, supposés imposer le respect, étaient bien souvent aussi bêtes que les élèves.

Mais je n'avais réellement pas conscience que cela se sentait. Je faisais tout pour passer inaperçu, me faire oublier, mais ça revenait toujours sur le tapis. Alors, bienvenue les 100 lignes, les gifles, les mauvaises appréciations...

Je me suis bridé à cause d'eux, et ça m'a rendu littéralement malade de me forcer à être comme la norme (souriant, bavard, calme, un peu con-con... Je me suis même mis à chercher quelles questions je pouvais poser en cours ou ailleurs pour avoir l'air de m’intéresser et de ne pas tout comprendre). Ça a fonctionné jusqu'à ce que je devienne dépressif chronique.

Alors, mon conseil, Lolotte, c'est de passer outre ces accusations d'orgueil (si elles existent), et de laisser dire. Ne te censure pas trop. Tu n'es pas orgueilleuse, tu es simplement plus intelligente.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Lau tiste le Jeu 7 Juin 2012 - 9:24

C'est une phrase qui me revient souvent mais celle qui me revient le plus c'est la fameuse "Bouh tu es hautaine"!

Ah bon?
Perso j'ai pas l'impression... J'utilise un vocabulaire plus riche que la plupart des gens que je fréquente OUI, j'ai réponse à certaines questions que ce posent mes fréquentations OUI, je suis celle de mon entourage qui suit les études les plus poussées OUI, mais est-ce que cela fait de moi une personne hautaine? Je ne pense pas NON...

On m'a aussi reproché mon intelligence, certaines personnes ont même lancé des dires comme quoi j'avais 160 de QI (Je n'ai jamais fais de test de QI de ma vie et même si c'était le cas je pense être loin des 160 MDR)

Je pense qu'il faut laisser les rageux perdre leur énergie là-dedans et voir leur jalousie comme une flatterie Lolotte Wink

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 7 Juin 2012 - 10:51

Selon mes parents, j'avais la case cochée par défaut et dès que j'ai eu 3 ans, ils ont estimé de leur saint devoir de me le reprocher chaque jour et de donner de grands coups de pied dessus. Du coup je ne suis pas trop calibré sur ce qui est de l'orgueil et ce qui n'en est pas. Si je retenais leurs critères, s'imaginer surdoué, passer un test, relève du crime et du péché mortel; s'imaginer tenir des propos qui intéressent les gens est déjà de l'orgueil, dans leur système : l'objectif serait de passer une vie entière totalement inaperçu, jamais regardé par quiconque. Tiens, à l'époque j'aurais dû leur demander comment selon eux on doit répondre à la question d'entretien d'embauche "vos qualités/vos défauts", dans un système où "on ne doit même pas s'imaginer qu'on a une qualité, on est tous, toujours, pleins de défauts". (sauf eux, of course).

Donc ben oui je suis orgueilleux. Vivre est déjà un acte d'orgueil : il suppose d'avoir la vanité inouïe de penser qu'on mérite de vivre et de consommer une place en ce monde.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Zébu le Jeu 7 Juin 2012 - 11:13

Ce que les parents nous ont transmis par ignorance de la spécificité de leur enfant peut intégré comme de l'orgueil mais n'en est pas vraiment.
S'entendre dire "tu es un petit génie" à longueur de journée alors qu'il s'agit d'un mode de fonctionnement normal peut être dévastateur: l'enfant se croit orgueilleux et coupable, il va chercher à modifier ce comportement en se coupant les ailes.
Il va finir par s'éteindre en transformant la première culpabilité en une trahison envers lui même.

Il me semble que le vrai orgueilleux ne s'encombre pas autant d'une telle culpabilité.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 7 Juin 2012 - 11:46

s'imaginer tenir des propos qui intéressent les gens est déjà de l'orgueil, dans leur système : l'objectif serait de passer une vie entière totalement inaperçu, jamais regardé par quiconque.
+1 avec Fusain, or on ne "peut pas" vivre ainsi.
Faut-il se couper les ailes pour plaire ? Non.
Après, on peut les rendre moins visibles, volontairement, parfois, ou plus souvent, si l'on veut "avoir la paix", mais pas une obligation, et pas tout le temps.



+1 avec zébu également.


Nous n'avons pas le même sens de l'orgueil, si les capacités sont différentes. Ce qui nous semblera "normal" pour nous, ou une joie d'apprendre, de découvrir, de montrer, sera pour d'autres de l'exhibitionnisme, ou de l'orgueil, au choix.




Après...
Lorsque vous occuperez votre temps à autre chose que le quotidien en groupe dont certains raffolent, on vous dira aussi que vous dédaignez les autres car vous ne faites pas avec eux, mais bon. ^^
Pendant ce temps, vous serez avec d'autres que ceux qui râlent, avec ceux qui justement sont jugés "moins intéressants" figurez-vous, car le système de valeur fait qu'il faut aller (selon les critères des "bien-pensants") avec ceux qui leur ressemblent, ou les rendre semblables à eux. Du coup, ils délaissent les "moins intéressants" selon leurs critères, qui sont pourtant extrêmement humains, et respectueux, agréables à vivre, très tolérants et sages de leur simplicité humble, un régal...


voilà.
Aller là où on est bien, montrer à qui on veut montrer, et pas de temps pour les râleurs ou les bien-pensants, je passe mon chemin, s'ils ont besoin d'aide je le fais volontiers, et s'ils veulent râler sur qui que ce soit, ou restent enfermés dans des jugements, je pars gentiment ailleurs.


PS: encore une fois (déjà dit en d'autres topics), attention, car on peut avoir des gens très bien hors-douance, qui ne diront jamais qu'ils vous trouvent orgueilleux, ils vous prennent et apprécient comme vous êtes puisque vous faites de même avec eux.
Et en douance, on peut aussi avoir des gens qui jugent tous les autres.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par erebos le Jeu 7 Juin 2012 - 12:35

..moi je le suis surement, mais je le cache le plus possible en public... mais transparaît alors( orgueil masqué + modestie/timidité/introversion) le fameux côté hautain... Qui je pense est "un sentiment d'infériorité qui dérange" ressenti par l'autre en notre présence... ET qui attire tant les meufs !!! Cool
Dans les groupes, on m'aime bien au début(ouvert et sympa), puis lorsque l'on se rends compte que je suis cool/sympa mais que ça ne fait pas de moi forcément un des leurs ou leur amis... ils se mettent à me haïr. Je n'ai jamais aimé être dans la lumière(peur du succès?), tout comme je n'aime pas les grands groupes(je préfère les petits groupes ou les tête à tête ou l'on peut théoriser, créer, innover sans se faire montrer du doigt!) ... C'est fou, mais j'ai l'impression que plus on a de "capacités", plus on tends à les cacher aux autres ou à en rougir presque. Dans l'auditoire par exemple, lorsqu'un prof pose une question(et insiste sur le fait que de toute façon personne ne saurait répondre.. c'est là que me tête commence à bouillir) surtout" hors cadre du cours ou d'un niveau autre ou hors contexte "... J'ai quasi toujours la bonne réponse mais je ne dis rien; car quand je parle tout le monde est intrigué, me fixe et vient me questionner/ féliciter ou me regarde ébahis etc...C'est pas de la jalousie, c'est de l'admiration qui gêne pour ne pas dire de l’idolâtrie (même si on joui à l'intérieur).. et bon c'est chiant de devoir justifier, expliquer aux gens le pourquoi du comment... et ça formate à s'inhiber malheureusement par respect de l'intelligence de l'autre... ET on devient orgueilleux fatalement !
(Et puis l'homme inventa internet, les forums... qui nous permettent de nous lâcher sans que personne n'ait à dire: " waoouuuw Embarassed - ou si'il le dit on s'en fout on se connait pas, donc pas d'embarras - comment t'es allé imaginer un truc pareil "?)

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par graymalkin le Jeu 7 Juin 2012 - 12:40

lolotte a écrit:froideur émotionnelle


Je n'ai jamais entendu dire que les surdoués étaient caractérisés par ça.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par graymalkin le Jeu 7 Juin 2012 - 12:50

Orgueilleux, non.
Cependant, je trouvais injuste et profondément blessant lorsque, enfant, je donnais la plupart des bonnes réponses en classe et que les autres élèves me disaient (et parfois criaient) de me taire, d'arrêter de "sortir ma science", de me prendre pour un "intello" (dans leur bouche, une insulte).
C’est comme si on m’avait dit de cesser de respirer


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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Absaintéthique le Jeu 7 Juin 2012 - 14:11

Je connais ça aussi Z135... Dans mon cursus de gestion, j'ai commencé, motivé après une période déscolarisation, à participer de manière correcte (niveau fréquence... Lycée, je n'ouvrais la bouche que quand tout le monde plantait, sur invitation du prof... Et toujours pour donner la bonne réponse... J'avais retenu la leçon, je ne participais pas pour éviter les réactions), il n'a pas fallu une journée pour voir les questions fuser "Mais comment tu sais tout ça ?", "Sérieusement, est ce que t'as déjà passé un test de QI ?" (oui, c'est le premier truc qu'ils ont soupçonné)... Question qui se sont encore amplifiées quand je me suis permis des approfondissements et des demandes d'approfondissements, notamment sur le domaine de la régulation monétaire, des idées de monnaie binaire comme nouvelle forme de protectionnisme, que j'apportais des connaissances supplémentaires sur les mythologies antiques... Je me souviens encore avoir perdu toute la classe, prof inclue, quand, interrogé sur les valeurs de la charte olympique du baron Pierre de Coubertin, je l'avais décris comme une simple quête prométhéenne teintée d'humanisme chrétien... Tout simplement parce que c'était la première idée qui m'était venue, que j'avais la flemme d'écrire plus, de parler plus, et que je trouvais cela assez explicite. Grave erreur de jugement.

Jusqu'aux mots employés, je transpirais pour eux la petite particularité qui faisaient qu'ils me plaçaient d'eux même au dessus du lot, alors que je ne me ressentais absolument pas ainsi. Est ce vraiment de l'orgueil quand cette position, cette idée de supériorité, t'es quasiment imposée ? Parce qu'à force de l'entendre répété, tu finis par l'admettre, au moins pour qu'on te foute la paix. Pour ma part, vu la mauvaise image que j'ai de moi même, l'orgueil... Très peu pour moi (un peu quand même).

Certains de mes professeurs m'ont vu orgueilleux... Tout simplement parce que je remettais en cause leur enseignement, pointait des failles, ré-expliquait leurs cours aux autres élèves... Bref, j'étais un bon élément, mais trop perturbateurs pour la mécanique de cours qu'ils souhaitaient instaurer. Prof d'anglais entre autres, où l'on s'est tout deux voué dès notre première rencontre une défiance réciproque : Nos comptes finissaient par se dérouler devant toute la classe, dans un anglais plus que correct, que les autres élèves ne comprenaient que peu. Je n'aurais pas divers amis américains, avec qui je discute en anglais exclusivement bien qu'ils parlent parfaitement français, elle aurait sans doutes réussit à m’écœurer de cette magnifique langue. À la réflexion, cette défiance, cet orgueil perçu venait beaucoup de la différence perçue. À l'inverse, ma prof d'économie a vu plus loin... Elle a cherché à comprendre, réduit tout cela à un orgueil 0, s'est adaptée à ma pensée... En cours, on restait sur le programme bien sur... Mais chez elle, à approfondir, pointer les erreurs, chercher des solutions alternatives question économie et management... C'était autre chose.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par erebos le Jeu 7 Juin 2012 - 18:43

Imaginez une classe d'HP, ça doit être quelque chose... cheers


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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Absaintéthique le Jeu 7 Juin 2012 - 18:48

Oh oui, j'aimerais bien voir ça moi Very Happy

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Pieyre le Jeu 25 Oct 2012 - 13:08

Un petit florilège, pour faire remonter ce fil.


— Gloire de l'orgueil

« On se sauve de tout par l'orgueil. »
Gustave Flaubert

« L'orgueil fait partie de cette tendresse infinie que l'on doit avoir pour soi-même et sans laquelle tout bonheur me paraît improbable. »
Sacha Guitry

« Dédaigner ce qu'on n'a pas est du dépit ; ce qu'on a, de l'orgueil. »
Jean Rostand


— Misère de l'orgueil

« Le comble de l'orgueil, c'est de se mépriser soi-même. »
Gustave Flaubert

« Si nous n’avions point d’orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres. »
François de La Rochefoucauld

« La louange affermit notre orgueil, cependant que notre orgueil nous certifie la sincérité de la louange. »
Jean Rostand

« Quand la faim croît, l’orgueil décroît. »
Proverbe italien

« Celui qui dit : "J'agirai ainsi dans la mesure du possible" révèle ou bien son orgueil, ou bien sa faiblesse. »
Gandhi

« Le plus farouche orgueil naît surtout à l'occasion d'une impuissance. »
Paul Valéry


— Orgueil et vanité

« L'orgueil ne veut pas devoir, et l'amour-propre ne veut pas payer. »
François de La Rochefoucauld

« L’orgueil a cela de bon qu’il préserve de l’envie. »
Victor Hugo

« Nous vivons tous entre notre vanité qui nous perd et notre orgueil qui nous sauve. »
Jean Guéhenno

« La vanité est l’écume de l’orgueil. »
Alphonse Karr

« Ecartez la vanité, elle gêne l'orgueil. »
Louis Pauwels

« Plaire à soi est orgueil ; aux autres, vanité. »
Paul Valéry

« La vanité, c'est l'orgueil des autres. »
Sacha Guitry

« L'orgueilleux se regarde dans un miroir ; le vaniteux se contemple dans les yeux des autres. »
Mergeai

« L'orgueil se contente de son propre suffrage, la vanité a besoin du suffrage des autres. »
A.H. de Beauchesne

« Les hommes se répartissent naturellement en trois classes : les vaniteux, les orgueilleux et les autres. Je n'ai jamais rencontré les autres. »
Auguste Detoeuf


— Orgueil et modestie

« La modestie témoigne d'ordinaire qu'on a l'orgueil à vif. »
Jean Rostand

« Ma modestie est grande. Quand elle se hausse sur les pointes, elle arrive presque au nombril de mon orgueil. »
Paul Valéry

« La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable. »
Claude Jasmin

« Sois modeste ! C’est le genre d’orgueil qui déplaît le moins. »
Jules Renard

« L'humilité est le contrepoison de l'orgueil. »
Voltaire

« Trop d’humilité est demi-orgueil. »
Proverbe yiddish

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Jibi le Jeu 25 Oct 2012 - 16:55

graymalkin a écrit:
lolotte a écrit:froideur émotionnelle


Je n'ai jamais entendu dire que les surdoués étaient caractérisés par ça.

Shocked

Je n'ai pas de référence sous la main, et j'ai la flemme de chercher... je vais juste parler de mon ressenti :
ça peut être une défense d'hypersensible. Devant trop d'émotion, je me concentre sur le côté logique de la chose.
Je peux donc parler froidement des choses les plus attroces, et même en rire.
Forcément, c'est pris pour de la froideur, voire carrément une incapacité à ressentir les choses.

@Erebos : avec des enseignants HP, ça peut être poilant. Ou voir un prof sous amphèt', ça peut aussi être poilant.

En tout cas chez beaucoup, afficher sa différence, quelle qu'elle soit, c'est être orgueilleux : c'est pointer du doigt ce que les autres n'ont pas.
Ce qui est formidable dans tout ça, c'est qu'il n'y a même pas besoin de se ballader avec son test de QI en affiche au dessus de sa tête.
Ne pas cacher à tout prix tout signe de différence intellectuelle, c'est l'afficher, et c'est donc prendre les autres pour des c..s. D'où orgueil.
C'est beau tellement c'est simple.


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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 25 Oct 2012 - 17:07

Je crois que "orgueil" ne convient pas. Je ne pense pas qu'un hp soit méprisant vis-à-vis des autres. Il ne peut pas l'être car son sentiment d'infériorité est exacerbé.

A mon avis il s'agit d'avantage de "dignité".

Un hp a besoin de comprendre qu'il est respecté.

C'est très différent, pourtant à l'approche on pourrait confondre effectivement.

Etre traité comme un objet ou comme un moyen pour un hp est tout simplement insupportable car sa lucidité lui permet de détecter, voir, ressentir qu'on se moque de lui.

Pour dire vrai, je n'apprécie pas du tout et c'est pour moi rédhibitoire.

Je me détourne dans ce cas de la personne qui m'offense de façon définitive et sans lui adresser un seul reproche car je n'aime pas les conflits.

Mais ce n'est en aucun cas de l'orgueil.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Pieyre le Jeu 25 Oct 2012 - 17:23

En fonction de certaines des citations que j'ai placées ici, il me semble que l'orgueil bien compris est positif. Il témoigne en effet de la lucidité qu'on peut avoir relativement à l'égoïsme dont nous sommes tous pourvus. C'est-à-dire qu'il n'est pas incompatible avec l'humilité que l'on acquiert dans la relation avec les autres, en fonction de la générosité dont nous sommes aussi tous pourvus; aussi qu'il n'empêche pas l'altruisme, contrairement à la vanité.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 25 Oct 2012 - 17:29

La dignité est le respect que quelqu'un mérite.

L'orgueil est une opinion trop avantageuse de soi-même.

Peux-tu m'expliquer comment un hp, sachant que de par sa zébritude il a une très faible estime de lui-même, peut être orgueilleux ?

Pour moi ça ne colle pas.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Pieyre le Jeu 25 Oct 2012 - 17:38

Je ne comprends pas cette insistance sur la faible estime de soi qu'on aurait, ou qu'il faudrait avoir.
Regarde : quand on enseigne, il faut avoir conscience de la valeur de ce qu'on dit, et de sa capacité à le dire, sinon à une valeur en général de soi-même.
Dans les relations avec les autres, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas. Il n'y a pas alors de professeurs et d'élèves, bien sûr, ni même de maîtres et de disciples, mais on ne peut pas séparer aisément la conscience qu'on a de bien dire et la sienne propre.
Cela ne m'empêche pas, personnellement, de me sentir souvent bien nul, quand je me trompe lourdement, ou quand rien de vient plus m'habiter, mais cela parce que je sens que j'aurais pu mieux dire.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 25 Oct 2012 - 17:46

La lucidité du surdoué lui permet de voir ses failles avec réalisme. De plus il a souvent été l'objet de moqueries pendant son jeune âge qui ne lui ont pas permis de prendre une certaine assurance.

Se sentant différent il se perçoit comme anormal.

Après, bien entendu, libre à chacun de revoir la définition et les caractéristiques de la surdouance.

Tout ce que je peux dire est que, en ce qui me concerne, je vis dans la douleur la capacité de comprendre qu'on se joue de moi car il n'est pas toujours possible d'apporter des preuves.




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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Pieyre le Jeu 25 Oct 2012 - 18:06

Que ce soit à Mensa ou ici, je me sens en décalage par rapport à cette définition de la surdouance. Mon ancienne amie chère me disait d'ailleurs que, bien que bizarre, je n'étais pas bizarre de façon normale, ou que j'étais décalé dans le décalage. Ah ah ah !

Mieux distinguer ses failles, certes, mais en quoi cela devrait-il empêcher de prendre en compte ses capacités ? J'ai été un peu objet de moqueries, certes, mais c'était aussi parce que j'étais souvent le plus jeune de la classe, et, indépendamment de cela, peu mature. J'en étais affecté, mais je comptais sur le temps pour corriger cette carence de ma nature, et sinon sur mes capacités pour compenser.

J'ai pu me considérer comme différent, voire anormal, mais assez tardivement somme toute. Jusqu'à la classe de première, je consacrais plus de temps à jouer et à manifester avec les enfants de mon âge une plus grande maîtrise corporelle plutôt qu'intellectuelle. Aussi je n'étais pas pris au piège d'une introspection vaine. Je suis introverti; je l'ai toujours été; mais pas en tout, ou pas de façon figée. Je me suis interrogé sur moi-même surtout à partir de l'âge de 16 ans, quand j'ai commencé d'ailleurs à tenir mon journal.

Et puis, pour continuer de commenter tes propos : oui, il arrive encore qu'on se joue de moi, lorsque je suis dans un groupe tout en n'y étant pas. Mais je commence à y être habitué. Et puis, tant qu'il n'y a pas tellement de conséquences, notamment parce que je suis capable de déjouer ce qui est ourdi par les autres, il importe peu. Je ne peux pas changer ce que les autres pensent. C'est dommage mais c'est ainsi.

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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Invité le Jeu 25 Oct 2012 - 18:14

Pieyre :

Oui, surement chacun sa personnalité.

Sinon peut-être du fait que je suis une femme, (je n'en sais rien) même s'il n'y a pas de conséquences, qu'on se moque de moi me met dans un réel état de souffrance.

Je sais que je n'ai pas le pouvoir de changer les autres donc dans ce cas je pars, tant pis, pour me protéger. J'essaye de me mettre hors de portée.

Du jour au lendemain j'ignore, je ne réponds plus. C'est assez récent comme technique et je n'ai pas trouvé mieux.


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Re: les zèbres et l'orgueil

Message par Pieyre le Jeu 25 Oct 2012 - 18:23

C'est tout l'enjeu de l'Éloge de la fuite d'Henri Laborit. Il y a des situations que nous voudrions vivre pleinement, parce que nous nous y sentons à notre place, voire avec un rôle à jouer. Mais il arrive que ce soit intenable, parce que nous ne sommes pas de force.
C'est un déchirement, je veux bien le reconnaître. Mais il faut passer outre, et tenter à nouveau l'expérience.
C'est ce que je me dis. En particulier j'ai passé le cap du mitan de mon activité intellectuelle. Je peux, et je dois me permettre de tout tenter, – de jouer quand il faudrait être sérieux, et d'être sérieux quand il faudrait jouer. L'enjeu est davantage personnel que relationnel. C'est un choix.

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Re: les zèbres et l'orgueil

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