Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

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Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Mer 16 Mai 2012 - 19:19

Bonsoir à tous.
Après trois jours de retournage de cerveau, je me décide moi aussi à franchir le pas. Je fais ( ?, ferais) partie de la « nouvelle vague » due à l’article du Monde.
Je vous écris parce que je suis en plein bordel, parce que j’ai l’impression à force de vous lire tous que malgré quelques empoignades, la compréhension, l’attention, la tolérance et l’esprit d’entraide font partie des valeurs de ce forum. Et que j’ai des questions, dont j’ai lu, déjà, des bouts de réponse sur ce forum.
Alors voilà…
En lisant l’article du Monde, j’ai eu un gros choc, froid dans l’dos… Et puis du coup j’ai été me balader sur les sites qu’ils indiquaient, et comme ça je suis tombée sur vous. Panique totale. Peur, peur de me reconnaître, peur de me tromper dans l’idée de me reconnaître.

Je vais tenter de décrire un peu qui je suis d’où je viens… Pfiou, j’ai tellement de mal à organiser ce que j’ai à dire là…. J’ai 26 ans, et je me suis toujours sentie différente, jamais au bon endroit, exclue (plus tard on m’a dit que je m’excluais toute seule). Le problème c’est que j’ai toujours eu de bonnes raisons : j’ai toujours été tête de classe (intello comme disent les autres), j’ai passé mon enfance entre la Thaïlande et l’Afrique, mes parents ont fait partie de MSF pendant 10 ans. Du coup quand je suis rentrée en France, à 12 ans, je me sentais complètement à la ramasse et c’était « normal ». De plus j’ai vécu à la campagne, où les gens sont pas toujours super ouverts d’esprit, simplement parce qu’ils ne comprennent pas ce genre d’expérience. Donc j’étais seule, et j’en souffrais, alors que mes frères et sœurs qui ont vécu la même chose que moi se sont fait plein d’amis. Ca a continué au lycée, même si j’ai commencé à me faire quelques amis, des gens à part aussi, que j’avais tendance à considérer au dessus de la mêlée. Plus je grandissais plus ça devenait chaotique dans ma tête.

J’ai une famille parfaite, mes parents sont super ouverts, super à l’écoute. Je réussissais à l’école, je vivais en France, dans un pays libre, riche, moi qui connaissais tellement bien le luxe que cela représente, et pourtant j’allais mal et du coup je m’en voulais. Je sentais une culpabilité écrasante en pensant à l’Afrique, je prenais la misère du monde sur mon dos et je me demandais pourquoi c’était tombé sur moi d’être riche et blanche etc. J’essaye de vous la faire courte (ça va être raté de toutes façon mais bref), et globalement j’ai à peu près compris qu’un de mes problèmes de personnalité c’est la culpabilité. D’être riche, blanche, française, coupable de l’enfance de mère, coupable d’être prétentieuse (un truc que gamine les autres me revoyaient tellement que je me le suis approprié), coupable d’être égocentrique (parce que je parle de moi sans arrêt, depuis toujours pour tenter de comprendre tout ce bordel à l’intérieur, image que je me suis appropriée aussi, collée par les autres disent certains de mes proches).
Bref, avec le temps ce mal être s’est exacerbé. Je suis hypersensible aux remarques des autres, hyper susceptible (ce qui m’a longtemps fait croire que je n’avais aucun humour, je prenais tout au pied de la lettre avec une confiance absolue dans les dires de mon interlocuteur, très naïve donc…). J’ai fini par faire des crises d’angoisse liée à l’affection des gens les plus proches de moi. Toujours peur de pas être aimée (complètement inexplicable vu l’amour de ma famille), besoin de preuve, crise pour susciter la preuve, fin de la crise, retour sur soi et dépréciation terrible devant ce qu’on vient de faire. Analyse de tout les sentiments, tout le temps.

J’ai rencontré mon premier amoureux, qui m’a donné la force de vouloir me « soigner ».
Premier rendez-vous chez le psy donc. Apprentissage de la gestion des crises, de toutes cette cérébralisation des sentiments, des faits et gestes des « êtres aimés ». Puis nous avons rompu parce qu’il en pouvait plus le pauvre. Ravage énorme, destruction complète, perte du grand amour etc .
Bon. Mais j’avais avancé quand même. Ca a commencé à me donner confiance en moi sur le chemin de la recherche de soi. J’ai aussi fait une rencontre, un prof de prépa. Un de mes « gens » comme je les appelle, qui forme mon petit troupeau perso, avec qui ya une lumière, un éclair. Y en a très peu et j’en rencontre pas souvent, mais ils m’ont beaucoup aidée à ne jamais complètement sombrer. Parce qu’il m’a prise comme j’étais avec mon « absoluité », en la louant, en me faisant confiance.

Depuis je progresse un peu tous les jours. Et depuis un an ou deux, je crois que je peux dire que je vais bien. Je suis seule, alors qu’avant j’étais en détresse quand je n’avais personne dans ma vie, maintenant je crois que ça m’effraie un peu, l’idée de me re-confronter avec toute cette marée de sentiments. J’ai trouvé ma voie (je crois), l’interprétation. Parce que c’est hyper stimulant intellectuellement, parce que ça répond à une grande cause (faire se comprendre les gens entre eux), construire l’Europe, parce qu’on arrête jamais d’apprendre et qu’on apprend dans tous les domaines. C’est drôle d’ailleurs, le principe de l’interprète c’est d’écouter et de parler et traduire en même temps.

Je vous écris parce que j’ai eu l’impression de me reconnaître dans de nombreux points, sans me reconnaître dans tous. Que je vais bien mais qu’il reste des failles. Que j’ai vraiment du mal à y voir clair et que je me demande si c’est vraiment nécessaire d’y voir clair relativement au fait d’être zèbre ou non.

Je suis clairement hypersensible (émotionnellement), pas forcément niveau sensoriel, excepté peut être aux odeurs (trop fortes, je supporte pas). J’ai toujours été bonne en classe, sans être spécialement un génie. J’ai toujours pas très bien compris ce qu’était la pensée en arborescence, mais a priori ça a l’air d’être limpide pour ceux qui l’ont et qui s’y reconnaissent. Je ne ressens pas particulièrement de milliards de pensées qui m’assaillent tout le temps, mais il est vrai que je ne peux pas m’arrêter de penser une seconde. D’autre part j’ai lu un témoignage de quelqu’un qui parlait de discussions. Moi quand je parle, je parle à tiroirs. Je commence un truc, je dérive, je dérive, j’arrive pas toujours à revenir à pourquoi j’ai commencé à dire ça. Mes potes on tous trouvé des techniques d’adaptation, hyper différentes d’ailleurs c’est assez drôle. Les deux phrases qui m’ont marquée petite c’était « arrête de réfléchir » et « tu n’es pas le centre du monde ». Ma mère m’appelait « madame pourquoi ». D’autre part comme vous l’avez sans doute entrevu, je suis effectivement hyper braquée sur la justice, je défendais toujours les mecs encore plus exclus que moi… Hyper grande gueule, et hyper sensible, je tendais le bâton…. Je me disais juste que c’était l’Afrique. Et puis cette volonté d’absolu aussi, jamais satisfaite, ces grands principes dont tout le monde se moque… Complètement idéaliste. Complètement passionnée aussi par plein de choses, par l’humain surtout. Ca m’a probablement pas mal détruite et beaucoup aidée par la suite.
Je suis également super curieuse, à fond dans la lecture (j’ai pas vraiment lu avant 6 ans a priori). J’ai toujours recherché la compagnie des adultes, me suis toujours sentie décalée, toujours, partout, et comme j’ai toujours bougée toujours et partout, je me suis dit que ça venait de là également.
Mais par contre je suis pas franchement persuadée d’avoir de l’humour, ni de l’imagination (j’avais pas de copain imaginaire ou truc de ce genre…) , et quant au côté lucide, j’ai bien du mal à le définir également, parce que si on parle des gens, mes amis je les capte à fond par exemple, mieux qu’eux-mêmes des fois, ainsi que les gens rencontrés pas hasard, par contre mes sœurs ça a été la grande catastrophe pendant longtemps. Elles me faisaient beaucoup de mal. Mais niveau « lucidité globale » monde/situations, je saurais pas trop dire.
J’ai jamais arrêté de me demander qui j’étais et/ou si j’avais un problème, et depuis que j’ai conscientisé mon « chemin de vie » et ses progrès, je vais mieux.
Alors, j’ai lu ici et là que se découvrir zèbre ne changeait rien du bordel intérieur et des relations aux autres, que parfois c’était juste une nouvelle grille de lecture rassurante (« je suis pas folle », je me suis dis ça en vous lisant), et ça va dans le sens de ce que me disent les deux personnes à qui j’en ai parlé. « Ne t’emballe pas, ça ne changera rien de qui tu es, ni si tu l’es, ni si tu ne l’es pas. Ne te cache pas derrière ça. » Ce qui va dans le sens de ce que disent beaucoup d’entre vous si j’ai bien compris….

Pour finir ce roman (je vous demande pardon infiniment vraiment… ça me fait du bien je crois…), j’ai deux questions :
Est-ce que ce que je vous raconte vous parle ? Ou bien est-ce que ça pourrait parler à n’importe quel être humain perturbé au fonctionnement cérébral bordélique ?
Est-ce que compte tenu de mon parcours intérieur, qui va vers l’apaisement j’ai l’impression, ça vaut franchement le coup que je fasse un test (niveau prise de tête avant/pendant/après). Bien sûr j’ai commandé le bouquin de JSF, je suis en Roumanie, il arrivera pas avant 10 jours…

Merci infiniment d’exister.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Mer 16 Mai 2012 - 19:45

Tu as trouvé le lieu où parler de toi, où être écoutée, où trouver questions et réponses. Les romans, les pavés, beaucoup en écrivent ici. Et ils sont lus, attentivement, et il y a même des réponses et des échanges sur ce qui est écrit.

Est-ce nécessaire d'y voir clair sur le fait d'être zèbre, est-ce nécessaire de passer le test ? Toi seule peut répondre sur le sens et la nécessité. Si tu ressens l'envie et le besoin de le faire, fais-le.

Bienvenue, infiniment Like a Star @ heaven




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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Waka le Mer 16 Mai 2012 - 20:02

Bonjour Smile

Je suis désolée de t'informer que loin de détenir le record du pavé le plus long, tu es même "dans la moyenne" Wink. Très lisible en plus, donc aucun problème Wink.

Bienvenue à toi Smile.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Mer 16 Mai 2012 - 20:17

Merci à vous deux !
Ouf ! Je suis rassurée niveau pavé... Un de mes amis m'a surnommée "tartine" et il a décidé de jeter tout mail dépassant dix lignes. J'ai aussi appris à culpabiliser de tartiner Very Happy Merci donc, encore une fois.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par blackdogxx le Mer 16 Mai 2012 - 20:36

J'avoue, j'en ai fait autant et je continue! c'est trop tentant de pouvoir extérioriser sans avoir peur de se prendre un retour de flamme!

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Blondie le Jeu 17 Mai 2012 - 10:39

Moi ça me parle beaucoup ce que tu as écrit. Meme si pour ma part je n'ai pas du tout ce coté sauveuse du monde. Je ne supporte juste pas l'injustice quand elle me touche moi, ou les gens qui m'entourent. Et régulièrement je joue a la sauveuse des gens qui me sont proches, et je m'étonne toujours qu'ils me rejettent.

Mais je suppose que l'enfance qu'on a vécu y fait beaucoup. Et forcément suivre tes parents dans des pays pauvres et voire toute la misère du monde n'as pi qu'exacerber ton besoin de justice...

Par contre je me retrouve dans le côté déracinée... n'étant pas née en France, et ayant vécu un bon bout de temps dans mon pays d'origine, disons que j'ai eu une double difficulté a m'adapter a l'école.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Jeu 17 Mai 2012 - 11:13

mahuana a écrit:Un de mes amis m'a surnommée "tartine" et il a décidé de jeter tout mail dépassant dix lignes.

Oh... Quel ami est-ce là qui n'aime pas te lire ? Peut-être croit-il bien faire, mais dix lignes ! Quelle contrainte !

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Jeu 17 Mai 2012 - 12:12

@mica37, au fond l'adaptation à l'école ça a d'abord été une énorme hallucination. Je comprenais pas, rien. Ni les codes ni le vocabulaire. Et en même temps comme j'étais bonne, les profs m'aimaient bien, j'étais déléguée de classe, impliquée dans la défense des malheureux etc. Du coup j'étais intégrée mais je me sentais seule au monde, vraiment bizarre. J'attendais quelque chose, et à chaque fois que cette chose est arrivée (âge adulte, étude, amour), je finissais par être déçue, non c'était pas ça... Un jour, au collège, je suis tombée sur un bouquin de 10 pages pour gamins qui racontait l'histoire de deux enfants. L'une pauvre qui essayait de s'adapter aux codes des autres en imitant, mais qui rentrait jamais dans la case. J'avais l'impression que c'était moi. L'autre un vagabond, qui était complètement différent, et que du coup tout le monde admirait, il avait la classe. Finalement ils deviennent amis et lui fait découvrir des tas de trucs. Et la conclusion de la petite fille c'était "il ne faut pas être presque comme les autres, il faut être soit comme les autres, soit complètement différent". C'était un bouquin pour les 5-10 ans, mais je me souviens que ça m'avait révolutionné la tête. Et je crois qu'au fond j'ai développé ça, j'ai marqué ma différence. Garçon manqué, grande gueule, liseuse, amies avec les profs...
Tu viens de quel pays toi ? T'as géré comment l'intégration ? Je veux dire par là, est-ce que tu as développé des formes de défense ou des techniques particulières pour rencontrer les gens ?

@Eclaircie En vrai, je me pose une infinité de questions sur cette amitié dont une récente engueulade violente a provoqué avec Le Monde ma présence ici. Je crois qu'il est vraiment attaché à moi. Mais il fustige mon hypersensibilité, caractère dont il a souffert dans sa famille. Il considère toutes mes prises de tête et mes analyses comme complètement inutiles, infructueuses, tournage en rond, auto complaisance, égocentrisme terrible et à côté de la plaque. Et du coup il veut me réveiller, pour me faire aller mieux, en m'envoyant un mail injurieux immense à base de "sors vivre ta vie au lieu de la penser, met toi un coup de pied au dèrche bordel, ouvre toi aux autres au lieu de renifler ton petit nombril". J'étais ravagée. Forcément il appuie à la fois sur l'égocentrisme et ma propension à trop réfléchir et Bim toutes mes petites digues s'effondrent.

Mais j'ai un autre fidèle ami, celui qui accompagne depuis des années mes pérégrinations intérieures et extérieures (il est de ceux qui aiment l'humain et le vrai dans l'humain, ceux qui ne se cachent pas), en ne rejetant jamais rien. Il se contente de me poser des questions, qui orientent mes réflexions, les canalise. Il ne me juge jamais, mais il a l'intransigeance de ceux qui ne veulent pas se cacher derrière quelque chose pour ne pas aller plus loin dans la connaissance de soi. Il conçoit cela comme un processus constant, qui consiste à se défaire de couches d'oignons, pour atteindre l'état brut de ce que nous sommes, qui change à chaque instant. Il me disait récemment par rapport à l'égocentrisme que je m'approprie tellement comme étant mien, que personne ne nait égocentrique et que si l'on se conçoit comme ça, c'est une image collée par l'extérieure. Qu'il faut donc éplucher, comme l'oignon.

Il me disait, en guise d'exercice spirituel, pour faire taire mon cerveau et toutes ces interprétation sans fin, de penser ce que je fais. Au lieu de penser ce que je suis. Type, "le bras s'avance vers la cafetière, met de l'eau dans le bac prévu à cet effet. La main attrape une cuillère et l'autre ouvre la boite à café". Et comme en vrai, ce type d'exercice (j'y arrive pas franchement encore, surtout depuis que ce truc de zèbre vient de me tomber dessus), prend juste tellement d'énergie, je veux dire pour s'y contraindre vraiment, qu'effectivement les voix intérieures ont tendance à un peu la fermer. Il me disait aussi par exemple de faire le contraire de ce que je crois être moi. De m'explorer par l'inverse. Type, c'est samedi, down, envie de rester au lit, heure de manger pas envie de faire à bouffer ? Aller au resto et commander un truc inconnu. Et se mettre complètement dans le truc, prétendre qu'on kiffe, se laisser aller au moment, comme si c'était un vrai désir, voir si ça fait un écho. En gros perpétuellement remettre en cause ce que l'on "voit" ou "croit" être nous, afin d'être le plus et le mieux à l'écoute possible des voix étouffées par toutes les images toute faites et les traumatismes enfouis qui nous dirigent.
Il me fait beaucoup penser à vous tous bizarrement. C'est le prof de prépa dont j'ai déjà parlé dans mon premier message. Il m'a beaucoup aidée à prendre du recul vis à vis du premier ami mentionné. Il est du genre à s'étonner de toutes ces étiquettes négatives que je me colle à moi même, et que je m'approprie. Il m'aide à enlever les couches, à aller plus profond, et à ne jamais me complaire dans un down ou dans les raisons de ce down. Je suis en train de lire le fil de l'ours, c'est juste incroyablement fou comme je le comprends, et comme j'ai un milliard de choses à penser et à dire, sourire...

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Blondie le Jeu 17 Mai 2012 - 12:27

Moi j'ai très mal géré mon intégration. Je viens d'un pays de l'est ou j'ai vécu presque la moitié de ma vie.

Je l'ai mal vécu parce que dans le but de m'intégrer j'ai tout fait. Mais vraiment tout. J'ai abandonné mes passions, me suis coupée de la famille, me suis mise a mentir, au contraire de toi j'ai tout rejeté. On aimait pas que je sois bonne en classe, je suis devenue moyenne. On aimait pas que j'écoute les cours, j'ai arrété. J'ai arrété de lire aussi, de m’intéresser a plein de choses, d'apprendre, je me plongeais dans le personnage pour ressembler au groupuscule auquel je voulais être intégrée. Sauf que comme tout HQI qui se respecte je faisait les choses a fond. J'ai remplacé ma soif d'apprendre par le besoin de comprendre à un moment T comment fonctionnait un certain style de personnes.

Si je voulais m'intégrer dans un groupe je finissait par tout apprendre toute seule, la musique les idées, au final je pense que je semblait fausse.... c'était trop, et trop soudain. Donc quand enfin je maîtrisait le sujet, je m'intégrais pas plus dans le groupe, donc je changeais de cible. Résultat des courses je changeais totalement de vie et de manière d'être tous les 6 mois en fonctions des gens que je cherchais a séduire, des mecs qui me plaisaient. Et tout ce monde finissait toujours par me décevoir mais surtout ne m'acceptait pas. Ces gens avait un second sens. Même si j'arrivais a les tromper un petit moment je finissait toujours par me trahir, parce que je pouvais pas me marcher dessus jusqu'au bout.

Le résultat des courses c'est que tu fini seul. Et quand tu est seul, et sans plus aucune possibilité de socialisation, hé bien t'es obligé d'être juste toi.

Tout ça as pris fin il y a environ 2 ans. A peine plus. Et j'en suis bien heureuse. Parce que c'est très très dur! Maintenant je peux enfin retrouver une vie sociale en tant que moi, et pas en tant que la voleuse d'identités Smile.

Mais encore aujourd'hui je peux dire comme toi que les codes entre humains me sont assez étrangers. Il me manquent un tas de pièces, que je vais devoir maintenant m'amuser a retrouver Smile.

Tu est dans quel coin de la France? Tu envisage de te tester?

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Jeu 17 Mai 2012 - 12:31

Tu as de la chance d'avoir cet ami fidèle, j'aime beaucoup ce qu'il te dit, je ne peux qu'être d'accord Very Happy

L'autre, je pense que tu lui fais peur. Il pense vouloir te faire "aller mieux" en t'injuriant, ce qui est un contresens. Le réveil par la violence, c'est un principe tellement répandu, mais qui dit surtout de ceux qui le pratiquent combien ils ont peur d'eux-mêmes. Et projettent leur peur sur celui ou celle qui leur "dit" par leur façon d'être ce qu'ils ne veulent pas entendre. Alors ils pensent qu'il faut changer l'autre pour pouvoir rester "eux-mêmes", c'est-à-dire l'image de ce qu'il faut être socialement, conforme et surtout pas différent. Penser fait peur. Mais vas-tu si mal que ça ? Ou est-ce seulement qu'il faut te trouver un espace où être ? Qui va le plus mal, au fond ?

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Blondie le Jeu 17 Mai 2012 - 12:32

Je plussoie Eclaircie...

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Jeu 17 Mai 2012 - 12:47

Bonjour et bienvenue !

Je suis également nouvelle sur ce forum, et j'ai pris pas mal de temps ces derniers jours pour fureter un peu partout sur des sujets, même si je n'ai encore que peu participé.

Je suis comme toi, je me retrouve dans certaines caractéristiques du zèbre, un peu moins dans d'autres, et finalement je me suis encore remise en question en voyant que peut-être, c'était ça qui me différenciait. Comme toi, je suis hypersensible émotionnellement, un peu moins sensoriellement moins (ça concernerait surtout l'ouïe et la vue pour moi), contrairement à toi je me retrouve dans l'idée de pensée en arborescence (avant d'arriver ici, je croyais même être la seule), comme toi j'ai tendance à parler, puis m'égarer, m'égarer, m'égarer, au point d'avoir oublié d'où j'étais partie...

J'espère que toi et moi trouverons des réponses ici, et qu'à défaut d'autre chose on pourra s'exprimer de cette façon qui nous est chère. Mais parce que je me retrouve beaucoup dans ton post de présentation (peut-être plus que dans ceux que j'ai pu lire jusqu'ici, justement parce que tu découvres cet aspect zèbre de toi seulement maintenant), j'avais envie de prendre du temps pour te répondre.

Je te te souhaite bon courage, et je te confirme ce que d'autres ont dit : tu n'es pas la seule à faire des pavés, et ils seront toujours lus avec attention !

Bon courage, et encore bienvenue ici. Smile

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Sam 19 Mai 2012 - 13:07

D'abord merci à tous pour vos réponses, ce forum est vraiment unique en son genre...
J'ai disparu parce que j'avais le cerveau embrumé, et qu'en même temps j'ai reçu (beaucoup plus vite que prévu), le bouquin de JSF. Forcément je l'ai lu goulument, et en vrai je suis pas franchement plus avancée... Je me retrouve presque intégralement dans le côté "psychologique", mais niveau cognitif je reste perplexe. Pas de révélation lumineuse comme beaucoup d'autres ici "c'est exactement moi", mais plutôt une infinité de questions, pour tenter de définir comment je pense et j'apprends par rapport aux autres. Toujours un "oui ça m'arrive mais". Et comme on a qu'un cerveau, je trouve ça bien difficile de comparer. Disons que j'aurais bien voulu avoir un portrait en négatif dans ce bouquin, le fonctionnement d'une personne "normale" (j'aime pas ce mot, mais faute de mieux...). Pour tenter d'y voir clair j'ai appelé ma soeur et lui ai posé des questions sur sa façon d'apprendre et de réfléchir, sans trop de succès. J'ai fait la même chose avec mon frère auquel j'ai beaucoup pensé en lisant ce bouquin. Toujours sans lui dire de quoi il en retournait. Et là par contre c'était assez dingue, il décrivait plein de "symptômes" (j'aime pas ce mot non plus). A la fin je lui ai donc balancé l'hypothèse, et il a eu une réaction à la fois très drôle et hyper chargée de sens pour moi, il m'a dit "bon ben tu me passeras ce bouquin quand tu rentreras cet été, mais au fond ça changerait rien, moi j'ai trouvé ma façon d'être moi malgré la différence que je ressens, je l'ai acceptée comme étant mienne, point barre."

Il a 6 ans de moins que moi, je me suis sentie toute petite et tellement admirative à la fois... Tout ça pour dire, qu'après toutes ces lectures du bouquin, de vos témoignages, qu'au fond peu importe je crois. Je viens de comprendre que j'étais différente (tout le monde l'est au fond, certains peut être plus que moins), et que c'était ni la fin du monde, ni une raison de se sentir coupable, ni une excuse pour être dans les choux. Je sais maintenant que j'ai un fonctionnement proche de celui de mon frère (ce que j'ignorais compte tenu de notre différence d'âge, je l'ai pas vu grandir), zèbre ou pas zèbre peu importe finalement. Lui il a trouvé la paix intérieure, donc c'est possible.

@mica37, c'est marrant que tu viennes d'un pays de l'Est, moi je suis en Roumanie, j'y fais mes études. Pour répondre à ta question sur le test, j'en suis au point que je viens de décrire plus haut. Il y a trois jours je voulais être sûre, et après la lecture du bouquin je suis presque sûre de pas vraiment faire partie du troupeau, ça serait plus évident si c'était le cas je crois. J'ai juste compris que j'avais un fonctionnement affectif et cérébral un peu différent des autres, et que ça avait sans doute contribué à mon mal être et à ma difficulté d'être moi, ce qui est finalement assez proche du parcours de nombreux zèbres. Maintenant, je ne vois pas vraiment l'intérêt de me faire tester, ça ne changera rien, ni dans un sens ni dans l'autre. L'important c'est d'être en paix avec soi même. Je ferai juste attention, le jour où j'aurai des enfants, à certains détails, au cas où.

Ça me parle beaucoup ton histoire de caméléon, de faire comme ceux qui sont dans un groupe pour s'y intégrer, et jamais réussir. J'ai toujours rêvé de faire partie d'un groupe. Et à chaque fois ça a foiré. Mais avec le temps j'ai sélectionné des amitiés, le parcours géographique et émotionnel bordélique aidant. Y a que les vrais qui restent. Ce sentiment aussi, bizarre, d'être un mouton vert parmi plein de moutons blancs, mais que y a d'autres moutons verts un peu partout, et qu'ils se reconnaissent entre eux.
Et du coup maintenant tu as réussi à laisser de côté ton sentiment de solitude intérieure ou ça te suit toujours quand même malgré tout ?


@Eclaircie, c'est très intéressant les questions que tu poses. Vais-je mal ? Vaste question Very Happy. J'allais mal, longtemps. Depuis deux ans je vais mieux, je suis stable dans ma tête, et je fais moins de nœuds avec mon cerveau. Je me sens toujours seule mais mon expatriation n'aide pas il faut dire. Est-ce que je vais bien, je ne sais pas. Je fais un peu montagnes russes. Jamais à l'abri d'un down quand un humain que j'aime me transperce, souvent involontairement, ou quand je prends la violence des autres ou leur rejet dans la figure. J'arrive pas encore à avoir la force de mon frère, qui ne prend plus en compte les gens qui le jugent. Être rejetée pour moi, ou jugée, même par quelqu'un que je connais à peine c'est hyper douloureux. Et ça génère des phases ou du coup, ça ne va pas. Cependant récemment j'ai rencontré une fille géniale qui m'a dit "Être soi, c'est aussi aller mal. Il faut s'aimer tous les jours, dans tous les états. Le négatif a toujours son côté positif. On a le droit d'aller mal. Même pour aucune raison. On est pas des robots pour être en pleine forme tous les jours. Pourquoi se sentir coupable d'aller mal c'est inutile et ça fait pas aller mieux". J'étais sidérée et morte de rire à la fois Smile

Quant à mon pote pfff, je sais pas. Il allait très mal ces derniers mois, j'ai été beaucoup là pour lui, maintenant ça va mieux et moi j'allais moins bien, du coup j'avais besoin de lui, et puis voilà. Il dit aller bien, et être bien dans ses pompes, moi quand j'aime quelqu'un je le crois. Ce mec m'impressionne aussi, du coup j'ai probablement du mal à être objective. Je saurais pas te dire... Par contre, il n'est pas vraiment ce qu'on définit par "socialement conforme", tout le contraire plutôt.

@TaggyWarrior Merci beaucoup ! Effectivement, "Je suis comme toi, je me retrouve dans certaines caractéristiques du zèbre, un peu moins dans d'autres, et finalement je me suis encore remise en question en voyant que peut-être, c'était ça qui me différenciait." TOTALEMENT ! Merci beaucoup pour ta réponse, et à très vite pour de nouveaux échanges j'espère !

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Mar 22 Mai 2012 - 0:06

Bienvenue Mahuana cheers

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Mar 22 Mai 2012 - 6:26

mahuana a écrit:Je suis en train de lire le fil de l'ours, c'est juste incroyablement fou comme je le comprends, et comme j'ai un milliard de choses à penser et à dire, sourire...

Quand on parle de l'ours on en voit la ... pig
Ah ! quelle délicatesse, n'est-ce pas ? Quelle élégance ? Quelle élévation d'esprit ? ....

J'étais justement en train de lire et d'hésiter à te mettre un message, car curieusement, sans le vouloir, je me retrouve souvent avec mes copines du forum sur les mêmes fils.
Chez toi, c'est Éclaircie.
Je ne voulais pas faire le collant suiveur visqueux.

Mais puisque tu m'as cité, tant pis !
Toi tu écris des lignes et des lignes, moi je déborde souvent en vrac, d'autres ont une capacité synthétique extraordinaire, d'autres ne parlent pas (mais cela c'est triste).
Il y a de tout ici, mais surtout de la bienveillance.

Profite de cette période terriblement agitée qu'est la découverte de ce que l'on est.
Au bout de 4/5 mois, même avec d'intenses tempêtes, c'est une nouvelle vie qui s'ouvre, que l'on ait 26 ans ou 53 ans.

Bienvenue à toi, bienvenue chez toi.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Mar 22 Mai 2012 - 13:59

@ Seiphys : Merci !

@L'ours, merci de laisser ta trace par ici, je suis super touchée !
De fait ton parcours et ta découverte ont fait de nombreux échos en moi...
Je copie un message que j'ai laissé sur un autre fil, celui du test ou pas test, j'avais eu une pensée pour toi aussi en l'écrivant, tellement ce que tu racontes me parle, et tellement je voudrais pouvoir te faire un gros hug quand je lis certains de tes posts...

"Je m'attelle à une réponse, test pas test. Perso je suis pas testée, et à mes débuts en ces lieux j'étais vachement perdue relativement à cette question.
Et puis maintenant je crois que je sais que j'ai pas besoin de le passer ce test.
D'abord parce que je suis presque convaincue de ne pas être zèbre (vous allez me dire que ça confirme rien du tout Very Happy ) notamment parce qu'il me manque un gros bout, la pensée en arborescence. Ou du moins, soit je l'ai et j'arrive pas à l'identifier, parce que je me pose trop de questions en mode "est-ce que j'essaye pas de me faire coller les symptômes parce que ça serait tellement cool d'avoir FINALEMENT une explication à tout ce bordel", soit je l'ai pas, et vous allez encore me dire que certains zèbres ne l'ont pas non plus ce que j'ai lu ça et là, peu importe.

My point is : convaincue, par moi même toute seule personnellement, que je suis plutôt moins zèbre que plus zèbre, après une semaine de grosse révolution, ça ne m'empêche pas d'avoir la sensation d'avoir allumé la lumière d'un seul coup.
Pourquoi ? Simplement parce que j'ai jamais trouvé avant ici, un lieu où les gens communiquent de façon si... pensent de façon si... aident de façon si... écoutent de façon si... Donc déjà je me sens à la maison. Et ça fait du bien.
Et ensuite plus nombriliquement, vous lire, m'a fait réaliser que j'étais pas la seule et que j'étais pas cinglée. Je sais maintenant que je n'ai pas besoin d'un chiffre pour me dire que j'ai le droit ou pas le droit de me sentir comme vous, le droit ou pas le droit de vivre en sensation d'osmose démentielle un jour pour être dans des abysses sans fond le lendemain. J'ai pas besoin d'un chiffre pour expliquer mon inexplicable sentiment de solitude alors que je suis aimée, chérie, entourée et que je n'ai jamais vécu aucun des traumatismes qui ont fait de l'enfance de certains d'entre vous un véritable enfer.
Globalement, j'ai découvert que parfois, la complexité intérieure et sensible rend très difficile le chemin vers soi, plus difficile que ce que ceux qui sont autour peuvent potentiellement le deviner. Et que j'avais le DROIT d'être comme ça. Qu'être moi, c'est ça, et je n'ai pas ni à m'en sentir coupable, ni encore moins à tenter de changer, de m'adapter ou whatever.
Alors je sais que y aura les down, les doutes, les questions, oh oui, mais d'une certaine manière, les voir comme "une partie de moi" de plus, m'aidera à m'aimer, à les aimer eux, probablement beaucoup plus que n'importe quel test de QI qui infirmera ou confirmera mon ressenti. Fondamentalement, voilà pourquoi, surdouée ou pas, ça changera rien. J'ai juste changé mes lunettes, être différent, c'est pas être fou, quelle que soit l'origine de cette différence.

Je comprends complètement ceux qui ont besoin d'une preuve, ceux qu'en peuvent plus de flipper de se gourer, ceux qui savent point barre (et là je dois dire j'ai même un brin d'admiration). La connaissance de soi, c'est un chemin, le test peut faire partie ou non de ce chemin, c'est chacun qui voyage, comme me l'a si bien dit Eclaircie le jour de mon arrivée ici. (merci Smile )
J'en profite pour faire un gros big up à l'ours, dont les réflexions sont du diamant brut, et l'ours, j'espère du plus profond de moi, qu'un jour tu pourras te voir en ressentant l'évidence (j'espère même que ça t’arrive parfois déjà, fulgurance...) que tu as ressenti le jour où tu as vu en ton père un zèbre blessé à mort. Ce changement de perception à 180 degré envers lui, eh bien moi c'est ce que j'ai ressenti envers moi-même. Zèbre ou pas."


J'en profite pour soumettre à ceux qui passeront par ici une nouvelle question.
En vous lisant, en lisant JSF, j'ai retrouvé des choses qui m'ont fait terriblement penser à un autre ami. Qui n'est pas toujours au mieux de sa forme. Je lui ai demandé s'il avait évalué son QI un jour, sans rien dire d'autre. Il m'a dit "oui 130". Je lui ai dit de venir ici. Ce qu'il a fait. Et malgré les similitudes qu'il me dit voir, il a l'air de rester convaincu que ça n'a rien à voir. Qu'il est juste paresseux, limité et que c'est comme ça. Qu'en pensez-vous et surtout comment puis-je réagir là dessus ?

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Mar 22 Mai 2012 - 14:15

Que de compliments....
Quant à ton ami.
Sème, un jour l'idée germera et il ira de lui-même.
Je connais quelqu'un qui est venu à cause d'un tiers, s'est finalement barré pour mieux y revenir, cette fois de sa pleine autonomie plus tard.

Pour le test, quelque fois je voudrais ne pas être un imposteur, quelque fois je crains tellement de le savoir et de m'exclure.... alors, je fais celui "qui sait point barre" (tu parles...)

Bonne suites

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Mar 22 Mai 2012 - 14:29

Peut être que c'est un peu dû à ma "sérénité" toute récente qui s'envolera bientôt, comme toujours, mais je me dis que peut être un jour tu sauras, zèbre ou pas zèbre peu importe, juste toi.
Et tu sais, ce qui me touche vachement chez toi, c'est le parallèle entre les grosses papates de l'ours, et ta façon d'avoir toujours peur d'être un éléphant dans un magasin de porcelaine, ton côté tout précautionneux (je souris, parce que j'ai toujours peur de poster, de dire un truc con, mal pris, de sembler comme ci, comme ça, alors je lis beaucoup mais j'écris pas, sauf chez moi Smile). Et en même temps, souvent tu me rappelles cette chanson de Bénabar, "t'es une porcelaine, dans un magasin d'éléphants...".

(j'aurais bien mis le clip, mais j'ai deux mains gauches concernant la technologie...)

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Waka le Mar 22 Mai 2012 - 14:41

Aha, mahuana, je trouve que tu as bien cerné Ours !

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Mar 22 Mai 2012 - 14:52

Ah ! affraid

Je ne me savais pas scruté.... Shocked

Va falloir que je contrôle ! lol!

En même temps c'est la règle du jeu... Basketball

Bisous


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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Mer 23 Mai 2012 - 20:58

Solitude...
Solitude quand l'Autre referme la porte.
Peur.
Peur de mes masques.
Culpabilité.
Coupable de tellement pas dormir.
Procrastination. Lassitude. Colère. Peur des excuses, des excuses, d'encore des excuses... Des mots... Rien que des mots, toujours des mots, les mêmes maux... Peur de me plaindre, d'être plainte, ne pas en valoir la peine, le prix, du temps.
M'enfouir dans le rien. Coupable. De ne pas savourer le simple, le tout.
Bordel. De Merde.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par siamois93 le Jeu 24 Mai 2012 - 0:27

A mon époque on disait même "Bordel à cul de pompe à merde" :-)
Qu'est-ce qui te fait le plus mal, la solitude ou la peur. Tes masques ont certainement du positif, et tes peurs aussi.
Souffres-tu de ne pas être parfaite ?
Si par mégarde je m'égare, n'y prends pas garde.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par mahuana le Jeu 24 Mai 2012 - 12:41

Hé salut Siamois93, contente de te voir par ici, tes interventions me font souvent bien rigoler...
Solitude ou peur... C'est beaucoup mon bon monsieur. Et avec ceci ça s'ra tout ? Oh ben non je reprendrai bien une petite cuillère de culpabilité...
Non, je suis de pas trop mauvais poil ce matin comparé à hier (enfin ce matin, je viens de me lever quoi).
Je me sens seule, parce que mes connexions ne sont pas là, pas proches. Je me sens seule alors que j'ai passé 5h avec quelqu'un hier qui est même venu bouffer chez moi ce qui n'étais jamais arrivé depuis que j'habite ici. Culpabilité de jamais en avoir assez. "Oui mais... ". C'était cool mais. Et mais et encore mais. Et puis après "merde avec tes excuses dit ma tête à mon cerveau". Soupir.
Ça rejoint ce que tu dis oui probablement. J'emmerde l'imperfection.
Marre de louper des cours avec de profs géniaux parce que je dors pas, et que donc je me lève pas quand enfin au petit matin mon corps fatigué de lutter contre ma tête, sombre. Culpabilité "oui mais si tu te couchais plus tôt, ça arriverait pas". "Oui mais j'ai pas envie de me coucher". "Ben arrête de chouigner alors, lève toi le matin, aies la tête dans le cul deux jours et tu reprendras un rythme social ma vieille". "Oui mais". "Nom de Dieu de putain de bordel de merde, elle va pas la fermer l'autre ?"
Je te la fais courte. Very Happy
Peur d'écrire ici pour de mauvaises raisons. Nombrilisme, égocentrisme, grattage des petits bobos pour profiter de toute cette bienveillance de vous tous qui fait tellement de bien. Sensation de pas franchement la mériter. Peur de la complaisance de moi même envers moi même. Discussion avec l'ours là dessus ou un peu à côté. Si proches, si inconnus pourtant.
J'ai peur de mes excuses, de ce qu'elles cachent. Je me sens coupable de ma procrastination pourtant tellement productive parfois. Tant que c'est pas obligatoire quel bonheur de faire des trucs et des trucs et encore des trucs... Je voudrais faire toujours plus, toujours mieux, mon exigence me faaaaaatigue parfois. Et pourtant sans elle... Sans elle je serais rien. L'accepter comme deux faces d'une même pièce, peut être, s'aimer s'aimer même quand on va mal... Merci Siamois.

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Waka le Jeu 24 Mai 2012 - 13:19

Si par mégarde je m'égare, n'y prends pas garde.

Joli!

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

Message par Invité le Jeu 24 Mai 2012 - 13:24

Bienvenue ici

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Re: Hum, désolée pour le roman, j'espère que ça sera pas rédhibitoire...

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