Se découvrir zèbre ?

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par bepo le Mar 15 Sep 2009 - 1:06

Pour faire quelques commentaires sur le fils que je viens de lire.

La chose la plus chiante avec les psy, c'est je crois cette impression qu'ils ne cherchent pas à comprendre. Personnellement quand j'y étais allé, mon but était de comprendre, de me lancer dans une véritable enquête, afin de ne plus avoir à utiliser dans ma vie courante des échappatoires permanentes pour résoudre le problème, moins le voir, se donner l'impression qu'il n'est pas là, s'interroger sans cesse sur ce qu'il faut corriger en soi qui pose problème aux autres ou ce qui fait partie de l'aléatoire des réaction de ces fameux autres, afin de ne plus y accorder une importance supérieure à ses propres besoins.
Bref, parfois on a l'impression que les psy sont cantonné dans un rôle. Cela gâche l'intérêt. On ne paye pas un automate à 100€ de l'heure. Ce n'est pas (je le crois au fond de moi, même si je ne suis pas sûr que tout le monde partage cet avis) de la prétention que de ne pas accepter forcément que le psy t'assène une vérité, peut être au dessus de tout soupçon au yeux de la société, mais qui ne l'est pas à tes yeux. Moi ça ne m'aurais pas choqué de voir le psy me dire :
"toi tu as ressentis ca, hum difficile à comprendre, l'autre a réagit comme ça. D'accord. Tu émet quelles hypothèses. OKMoi j'aurais réagit comme ceci. Différent de ta vision hein. Et toi qu'est ce qui ne t'a pas satisfait dans ta réaction. Ce qu'elle a produit chez l'autre?"
C'est vrai que cette ambiance de libertée intellectuelle, on aimerait la rencontrer chez un psy et on ne la trouve pas (dans mon cas). Moi je crois que je l'ai saoulé, et qu'elle a cherché a arrêter en se réfugiant dans l'argument, chaque psy a ces spécificités, je ne suis pas forcément celui qui correspond.
L'autre inconvénient des psy, cela peut aussi être ce doute permanent que le psy adapte ces réactions pour provoquer une réaction chez son patient. Cette prise de tête permanente à chercher ce que le psy a bien voulu dire est terrible, encore plus que celle que l'on ressent en face des autres : le psy on voulait lui faire confiance. Mais néanmoins vouloir lui faire confiance ne signifie pas forcément, vouloir absolument être de son avis. Personellement je m'accorde très bien avec quelqu'un qui ne pense pas comme moi, sauf si il essaye de m'imposer son fonctionnement. Je ne rejette pas non plus la possibilité de me ranger à son avis plus tard.Mais je ne me rangerait jamais à l'avis de quelqu'un sauf si je partage 100% des ces arguments. Si un seul me laisse un point d'interrogation, je remet à plus tard !
Bon j'espère ne pas avoir trop divagué, c'est ce que m'on inspiré vos échanges.

Ensuite, en ce qui concerne la zebritude ou la douance, et le fait de passer des tests de QI.
Je fais la comparaison avec les personnes dont un membre de l'entourage a été assassiné. Beaucoup ont le besoin de comprendre, que le meurtrier leur disent pourquoi. C'est une hypothèse, mais pour moi cela correspond au besoin d'éviter le danger, besoin primitif s'il en est. Sans avoir compris le danger qui nous a frappé, on n'est pas en mesure de pouvoir l'éviter par la suite. C'est comme vivre avec une épée de Damocles au dessus de la tête sans même jamais savoir a quoi ressemble l'épée et se qui pourrait la faire tomber. C'est une étape que j'identifie comme indispensable (Sauf stratégies psychologiques d'évitement déja developpées chez la personne)
Mais ensuite le noeud du problème reste que quand on comprends le fonctionnement de l'épée de Damocles en question, il reste encore a accepter sa présence les contraintes que l'on doit se fixer. Tolérer aussi que l'on est pas le concepteur de cette épée et que son fonctionnement reste possiblement imparfait (C à D accepter un reliquat d'aléatoire). Donc cette deuxième étape correspond a ce remettre en marche, avec une confiance accrue qui nous permet petit à petit de focaliser notre esprit non pas sur l'épée, mais sur ce que l'on fait.

Moi aussi je m'interroge sur le fait de faire u test de QI. Test que j'identifie comme la première étape ci dessus.
Restera de toute façon la deuxième.
Pour en avoir parlé avec ma compagne, sa vision a elle est que seule la deuxième étape est important. Pour moi non, puisque le loup risque à chaque seconde de ressortir de sa tanière. Trop risqué.

Bref voilà ou j'en suis de ma réflexion.

Sinon de toute évidence, je suis comme certains et je me reconnais dans de nombreuses description des souffrances que pourrait ressentir un zèbre. Je me reconnait aussi dans cette peur de paraitre prétentieux alors que foncièrement, je n'en ai rien a carrer des autres. Je fais mon truc. S'ils n'avaient pas cherché à sans arrêt faire des commentaires sur tel ou tel de mes agissement j'en serait resté là. J'ai du mal à comprendre ce monde ou prendre en compte les autres corresponde à se brider pour le suivre, si possible en position de dominé. Ah les gènes ancestraux de macaques agressifs que l'on doit trainer !!! Et quand je dis brider, la conotation brider vers le bas ne correspond pas à ma pensée. Il faudrait dire se stériliser vers la moyenne. Dans un sens ou dans l'autre.

Je pense aussi, que souffrir d'un sentiment de zèbritude ne dépend pas forcément d'un QI élevé, surtout après avoir vu les reportage cité ici: http://zebrascrossing.free.fr/informations-articles-neurosciences.php
L'idée présenté est que les autistes de haut niveau (avec des dons de génies juxtaposées à de grosses déficiences) ont des compétences intrinsèques à tout cerveau lambda. Il ne s'agit que de la perte de certaines fonctions inhibitrices, qui permettent leurs exploits. Le tout ne s'accompagne pas forcément d'un QI élevé, même si le sentiment de partager les souffrances de zèbre doit être présent. Donc passer le test permet au moins d'être fixé, sans détruire le fait que l'on peut très bien avoir des compétences hors normes dans certaines conditions et certains domaines particuliers.

Enfin pour finir je pense que l'instinct grégaire si il était fondamental à l'époque ou l'homme, être frèle et faiblard devait survivre dans un environnement hostile, à notre époque ou 6Milliards d'hommes s'agitent, ce n'est plus qu'un reliquat encombrant de notre cerveau. Donc efforçons nous de ne pas attacher plus d'importance aux autres même si leur reconnaissance ou admiration nous est necessaire sous forme sonnante et trébuchante pour combler nous failles dans l'autosuffisance.

Désolé de faire un peu irruption dans votre discussion, mais je me sentais proche de ce que vous disiez
Donc voilà ou j'en suis pour l'insatnt.
A+

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par tether le Mar 15 Sep 2009 - 1:19

Intéressant ^^
Je me reconnais aussi dans cette peur de paraître prétentieux alors que foncièrement, je n'en ai rien a carrer des autres.
Paradoxal hein ? Je pense avoir résolu ce paradoxe, au moins pour moi en tous cas, mais je t'invite à considérer la chose suivante :
=> Et si ce n'était pas aux yeux des autres que tu avais peur de paraître prétentieux ?

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par bepo le Mar 15 Sep 2009 - 1:27

Tu veux dire peur d' assumer mes compétences ? Ou peur de reconnaitre que je ne suis que normal ?

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par tether le Mar 15 Sep 2009 - 1:43

Doucement, doucement.
Prétentieux est un qualificatif négatif. Dans l'absolu, tu ne veux pas l'être, on est d'accord ?

Bon, tu te moques de l'avis des autres - encore que je suis à peu près certain que ce n'est pas vrai, mais admettons.
Dans ce cas, il reste deux solutions logiques : c'est
=> soit de ton jugement sur toi même que tu as peur
=> soit du jugement supposé que tu imagines que d'hypothétiques autres pourraient avoir
(en réalité c'est deux manifestations différentes de la même chose)

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par bepo le Mar 15 Sep 2009 - 3:24

Je comprends mieux.
En ce qui concerne le fait que je me fous des autres, c'est effectivement le cas, mais dans le bon sens du terme. Entendre un avis débile ou un avis très pertinent revient pour moi au même, en tout cas en ce qui concerne mon droit a la parole ultérieur. J'ai le sentiment d'avoir constaté tardivement les réactions des autres qui se braquent, ne veulent pas embrayer sur mes avis et me reprochent ensuite d'être prétentieux. La notion de prétention m'a été apprise par les autres.
Moi je suis seulement dans la problématique en cause, sans me poser la question de savoir si je vais arriver plus ou moins vite au résultat.
Par contre effectivement je néglige totalement le ton de voix d'untel, qui estimait normal qu'après sa parole les applaudissements pleuvent. Je commet régulièrement des crimes de lèse majesté dans les discussions de groupe, parce que cet acharnement à préétablir le spécialiste ou le plus influent me semble stérile. J'ai d'ailleurs beaucoup de difficultés à percevoir les signes que renvoient les autres signalant qu'ils estiment que leur parole n'est pas à remettre en cause. Intellectuellement je connait ces signes, mais pour moi, m'arrêter et les prendre en considération équivaut à dire que le sujet en question n'est pas l'intérêt premier, mais qu'il s'agit juste d'un simulacre de débat dont le but n'est que renforcer une hiérarchie et un droit à la parole voire à la pensée préétabli. De la même façon, ne pas prendre de notes est pour moi un reflexe, que je ne cultive pas. Pour moi on participe ou pas. Si on participe on est dedans. On m'a toujours plus ou moins reproché, pas toujours de façon explicite c'est vrai, de faire celui qui n'a pas besoin de prendre de notes. Affirmation complétement erronnée.
Simplement je ne marche pas comme ça. Quand ca me plait je fais et c'est tout.
Je n'ai jamais compris ce cérémonial de la transmission d'information. D'autant plus à notre époque ou en plus du support livre, l'accès internet renforce le fait qu'il suffit de s'y metre pour régler le problème.
Et surtout ce qui m'amuse le plus c'est l'ironie de la chose : ceux qui prennent des notes sont par définitions ceux qui accordent le moins d'interêt à la discussion. Il ne sont que des robots à noter. Alors que communément on renvoie l'idée que ne pas noter c'est se moquer de l'orateur. Moi je comprends pas !

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par bepo le Mar 15 Sep 2009 - 3:31

J'ai u peu dérrapé.
J'ai peur de mon jugement sur moi même parce qu'à priori je n'en ai pas. Pour moi seul le sujet compte.
Maintenant si j'ai peur de mon jugement sur moi c'est parce que les autres cherchent sans arrêt à faire ce genre de jugement et que c'est particulièrement pesant de se prendre la tête à savoir qui est le meilleur, dailleurs cela est souvent fait par ceux qui maitrise le moins le sujet ou ne sont pas du tout immérgés dedans.
On a l'impression qu'il faudrait faire une représentation magique façon série américaine ou super héro, pour qu'on nous accorde le droit d'avoir confiance en soi. Sinon il faut trembler hésiter, bachoter, implorer le savoir voire l'acheter. Seule attitude admise.

Seul problème, le même genre de comportement a lieu chez les loups, alors qu'ils ne résolvent aucun problèmes !! D'ou le hic. Ils s'agit juste de rapports dominés dominants, CF cerveau et psycho n°?
La prétention est une invention uniquement destinée a destabiliser un concurrent dangereux.
Sauf pour les réels ogres qui veulent humilier leur prochain . Chose que je n'ai jamais été, je le sais !

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par tether le Mar 15 Sep 2009 - 3:47

1) Effectivement le premier post part un peu en live Razz
Il est important de comprendre que la rhétorique a autant d'importance que le fond de tes idées. Certains en font même un art en soi, et se targuent de pouvoir convaincre un auditeur de presque n'importe quoi, en choisissant les mots justes. De fait, en général l'interlocuteur ne veut pas être convaincu, parce que ça revient à admettre une erreur. Savoir dire "oui, mais" au lieu de "non" pour lancer la même idée derrière s'apprend assez vite, et évite de braquer l'interlocuteur.

Vois la chose différemment : ton objectif n'est pas de trouver la réponse. Ton objectif est de convaincre que ta réponse est la bonne.
Vue sous cet angle, toute l'interaction avec tes interlocuteurs cesse d'être marginale et devient une partie du problème que tu dois résoudre.
(si quelqu'un peut commenter là dessus... c'est comme ça que je fais mais il doit y avoir d'autres méthodes peut-être plus naturelles ?)

2) hélas en dehors de pointer du doigt l'une des causes possibles du dysfonctionnement, je ne peux pas grand chose pour toi ^^

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par soleil300 le Mar 15 Sep 2009 - 9:34

Lorsqu'on est face à un problème qui est soi-même, on est sans doute au départ assez joyeux et stimulé par la rencontre avec d'autres nous-mêmes, parce qu'on se dit qu'à plusieurs, on sera peut-être beaucoup plus efficaces (genre "et si on s'unissait pour chasser un mammouth ?").

Lorsqu'on a le cerveau qui cherche des interprétations et des solutions à ce mystère qu'est "nous-mêmes", vouloir convaincre les autres, ça n'est pas quelque chose de vain et de négatif : c'est peut-être avant tout un bon moyen de teste la validité des solutions qui nous viennent à l'esprit, non ?

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par bepo le Mar 15 Sep 2009 - 20:35

Il est vrai que j'ai une vision biaisée de la vérité.

Pour moi convaincre est un objectif qui est à des années lumières de la recherche d'une solution. C'est même deux choses indépendantes.
Cela dit je comprend ton point du vue tether. Mais pour moi chercher à convaincre lors d'une recherche de solution en groupe revient à admettre à priori que la solution obtenue sera limitée par la solution la plus mauvaise d'un des individus du groupe.
Je sais que personnellement je me braque quand on cherche à me convaincre de quelque chose avec un seul argument au milieu qui cloche. Je suis allergique au solution présentées comme définitives qui sont en fait manifestement partielles. Il est vrai que la recherche de solution intégrale devient très vite d'une complexité ingérable. Mais ça se sent quand tout se met a s'emboiter. Et ça se sent aussi quand quelques pièces d'un puzzle assemblées forment certes une belle image mais que manifestement la construction du puzzle est condamnée à ne pas aller plus loin parce qu'il y a une erreur. Moi je suis a ce stade allergiques aux discussion de groupe qui consiste a dire que la solution est obtenue vu que l'image est belle. Et pour moi convaincre se limite à ça, démontrer que le puzzle est terminé alors qu'il est flagrant qu'il reste des pièces inutilisées.

Par contre expliquer n'a pas du tout le même sens que convaincre.
Pour moi une vérité ne peut que se reconnaitre, une fois qu'elle a été expliquée.
Même si effectivement il est rare qu'un problème réel se dompte entièrement. Mais mais une vérité sur une partie d'un problème est pour moi sensée s'imposer d'elle même, il suffit de préciser clairement ses limites.

Quand j'ai recherché la signification de ton pseudo, je retrouve là une analogie flagrante avec notre sujet :
Imagine ce qui se passe dans la tête du cheval capable de courir bien plus vite que le cavalier qu'il porte, incroyablement plus doué que son cavalier dans l'art de traverser champs et haies à tire d'aile (ca deient un pégase mon cheval!), mais qui doit supporter le mord qui le contraint à réaliser de bien plus piètres performances selon son point de vue (celui du cheval), mais piètre performances qui vont dans le sens de son cavalier. Pour moi les discussions de groupe s'apparentent à cela. Hormis l'à priori "qui est cavalier qui est cheval". J'ai une forte tendance à considérer que la rhétorique est l'arme du cavalier, désireux de s'approprier les compétences du cheval qu'il ne possède pas. Et ce cavalier qui essaye désespérément de comprendre son cheval s'expose inévitablement à un jour être confronté au fait qu'il ne connait pas grand chose à l'art de galoper, et verra son cheval refuser l'obstacle. Parce qu'à ce moment le cheval se dit "quand même faut pas abuser, là c'est abhérent ce qu'il me fait faire!"

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par tether le Mar 15 Sep 2009 - 22:50

(en fait, comme je disais sur ma présentation, je n'ai découvert ce mot qu'après, au départ ce pseudo est le diminutif phonétique qu'emploient les personnes qui me connaissent avec mon "vrai" pseudo).

Le truc c'est qu'une explication, si claire et détaillée soit-elle, ne suffit pas forcément à convaincre. C'est vrai dès qu'on s'écarte des domaines scientifiques, beaucoup d'argument deviennent subjectifs. Et si tu touches à la philosophie, l'essence même de la philosophie est justement dans le débat d'idées totalement indémontrables.

Par ailleurs, même dans le cas d'un problème concret et démontrable, non seulement la recherche d'une solution intégrale peut être complexe, mais en plus il est fréquent qu'elle ne soit pas souhaitable. Il n'est pas rare que les informations dont tu disposes ne suffisent pas à une solution intégrale, et qu'il te faille davantage de données, mais que tu sois limité en temps.

Si tu aimes l'approche matheuse, j'ai également un autre exemple : la résolution des problèmes NP-complets. On a presque complètement laissé tomber la recherche d'une approche intégrale, et la seule approche permettant de trouver la solution complète à ce type de problème est l'énumération de toutes les possibilités. Pour des problèmes simples, on flirte rapidement avec les millions d'années de calcul sur des ordinateurs surpuissants. En revanche, pour nombre de ces problèmes NP-complets, on connait des approches conduisant à une solution raisonnablement bonne en un temps raisonnable.

Conclusion : rechercher à tout prix une solution intégrale, c'est se focaliser sur le problème sans prendre en compte son contexte.

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par soleil300 le Mer 16 Sep 2009 - 8:47

Et, en trois mots et demi, qu'es'sé quoi donc, en fait, ces NP-complets ? Des engrais absolument complets bien que totalement carencés en potassium ? (... hm, vous le trouvez comment mon humour jardiland ?) Rolling Eyes

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par Morgane le Mer 16 Sep 2009 - 9:05

Des engrais absolument complets bien que totalement carencés en potassium ? (... hm, vous le trouvez comment mon humour jardiland ?) Rolling Eyes

Carencé? Rolling Eyes Mais en quoi... lol!

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par tether le Mer 16 Sep 2009 - 20:31

Et, en trois mots et demi, qu'es'sé quoi donc, en fait, ces NP-complets ?
En trois mots c'est dur vu que l'abréviation en fait déjà quatre : Non-déterministe Polynomial complet (le complet placé comme ça est un anglicisme).

Pour expliquer simplement, ce sont des problèmes qui répondent à ces deux critères :
=> la seule façon connue de chercher la solution est d'énumérer toutes les possibilités
=> savoir si une possibilité est la bonne solution se teste avec une complexité polynomiale

Voici un exemple de problème NP-complet, appelé le Problème du Voyageur de commerce :
Etant donné n villes et les distances séparant chaque ville, trouver un chemin de longueur totale minimale qui passe exactement une fois par chaque ville et revienne au point de départ.

Le problème parait simple, et pourtant on est incapables de le résoudre autrement qu'en essayant tous les chemins un par un, et en calculant la longueur totale de chaque.
En quoi c'est un problème ? Eh bien
=> avec 15 villes il y a 1307 milliards de chemins possibles
=> avec 60 villes il y a plus de chemins possibles que d'atomes dans l'univers
Du coup les tester tous un par un est tout simplement irréalisable... dommage vu que c'est la seule méthode connue.

En revanche, on sait trouver des chemins pas trop mauvais en un temps beaucoup plus court. Et on revient à ce que je disais à notonecte : chercher la meilleure solution globale est parfois totalement improductif, là où une solution moins bonne sera utilisable, elle.

Pour l'anecdote, les algorithmes de cryptage utilisés partout dans le monde s'appuient sur l'impossibilité de résoudre en temps raisonnable le problème NP-complet consistant à factoriser le produit de deux nombres premiers. Le jour où quelqu'un trouve une méthode pour ne pas tout énumérer, tout ça s'effondre. Autant dire qu'il y a des armées de mathématiciens qui bossent dessus Very Happy

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pour ma part

Message par Elkev le Dim 8 Nov 2009 - 2:21

Salut salut

Je vais vous raconter un ptit bout de mon histoire (pour changer de la tradition :p) et mon ressenti... (j'espère ne pas vous saouler en étant trop long, mais j'ai du mal à résumer les choses Very Happy )

J'ai, en 1ère, commencé à me demander si j'étais pas en phase de devenir schizophrène ou quelque chose de pas glop, étant donné que je commençais à perdre l'intérêt que j'avais pour les gens, pour les écouter, tenter de les comprendre (chose qui m'a toujours obsédé), de m'adapter aux diverses situations et personnes que je croisais.
J'ai toujours marché comme ça; incapable de parler "vraiment" à quelqu'un, d'avoir une discussion active tant que je ne cerne pas comment il fonctionne, quels sont ses manières de penser, son humour... J'étais donc allé voir un psy qui m'avait rapidement éloigné de cette idée. Puis, plus rien pendant un certain temps.

Aujourd'hui, j'ai, bizarrement beaucoup plus de mal à cerner les gens et à m'adapter à leurs attentes (peut-être n'en ais-je plus ni l'envie, ni l'énergie nécessaire). Ca a toujours été primordial pour moi, m'intégrer, me faire des amis, savoir qu'on m'attend pour aller quelque part où je suis obligé de me rendre régulièrement. Sinon, je n'en ai non seulement pas envie, mais j'en ressens de plus une anxiété que je ne sais m'expliquer. Des douleurs au ventre et une envie de vomir en résultent bien souvent. Pourtant, assez paradoxalement, quand je sais avoir ma place quelque part, le regard des autres me laisse totalement indifférent (sauf pour ce qui est du côté esthétique, j'ai toujours détesté me savoir trouvé laid ce qui était autrefois bien souvent le cas.).

Bref, toujours est-il que j'ai récemment tenté de comprendre pourquoi j'étais tellement incapable de m'ouvrir aux autres, de "vraiment" me faire des amis. J'ai en effet été copain avec tout le monde mais ami avec personne pendant de nombreuses années. Je suis aujourd'hui en 1ère année de license de Maths. Au début d'année, j'avais débuté une prépa PTSI (physique technique et SCience de l'ingénieur) que j'ai rapidement abandonné pour cause d'incapacité à me mettre au boulot et d'incompréhension totale de ladite matière (qui occuppe d'ailleurs une place prépondérante dans ces études), SI ou Science Industrielle.
J'avais surtout de grosses difficultés avec le Dessin Industriel et tout ce qui y était relatif (cela consiste à schématiser en deux dimensions et donc sur 4 faces distinctes un objet en 3 dimensions qu'on veut pouvoir représenter de manière à ce qu'il soit lisible par un futur fabriquant), probablement dû à ma terriblement mauvaise perception spatiale. Tourner dans ma tête un objet en 3 dimensions me demande une concentration excessive... Bref, j'ai commencé à me sentir nul et complètement abruti, à tel point qu'une fois par semaine au moins, ou presque à chaque cours de SI, je repartais complètement abruti et découragé. Des idées suscidaires me traversaient souvent la tête, avec une nette impression de non-lendemain, que plus rien ne comptait et que rien n'aurait d'incidence. Alors je me réfugiais temporairement dans ma vieille habitude, fumer des pétards. Seulement, contrairement à avant, même cela ne me procurait plus aucun réconfort, au contraire. Je me sentais coupable et m'en voulais de ne savoir prendre les choses en main.

Alors je suis allé consulter un psy, tenter de comprendre pourquoi en 18 ans d'existence et malgré un physique qui s'est amélioré avec le temps et un humour qui m'a servi toute ma vie à m'intégrer, j'étais incapable d'avoir une copine, une vie heureuse, des hobbys plaisants, comme tout le monde en semble capable.
Au cours d'un de nos entretiens, celui-ci m'a dit quelque chose ("Vous êtes intelligent, très mignon, vous avez juste dû louper un train de la vie... il n'est pas trop tard pour prendre le suivant!") qui, pour une raison inconnue, m'a fait faire un lien avec un évènement qui n'en a pourtant apparament aucun.

De retour en arrière, 2 ans exactement, en 1ère, j'ai eu un prof particulier de Français (un zèbre) qui m'avait, au premier cours, décrit d'une manière incroyablement juste. Ses mots exacts, je ne m'en souviens pas, mais ça donnait quelque chose du genre "difficultés à se concentrer, volatile, parfois violent sans aucune raison objective apparente" (il m'est effectivement souvent arrivé de trouer divers placards avec des coups de poing pour cause diverses et variées).
Je me rappelle qu'il m'ait un jour dit, tandis que j'avais beaucoup de mal à me souvenir d'un truc qu'il venait de me dire et que je commençais déja à me décourager et à m'en vouloir, qu'il "était pareil quand il était jeune". (je résume ici, la mémoire me manque...)

Alors, suite à mon entretien avec le shrink, j'ai un peu cherché sur internet, et j'ai trouvé plusieurs similitudes entre ma manière d'être et celles des "zèbres". J'ai voulu chercher plus loin, et j'ai acheté le livre de Jeanne-siaud Facchin. En le lisant, je me suis retrouvé dans plusieurs passages. Mais pas suffisamment pour être convaincu d'en être un, et pas non plus assez peu pour oublier cette idée. J'ai hésité pendant quelque jours, n'osant trop en parler ni à mes parents ni à mes amis. Puis j'ai fini par en parler (indirectement bien sûr, par un SMS, un appel m'aurait coûté beaucoup trop d'un courage que je n'avais et n'ai probablement toujours pas) à mon prof de français, que je n'avais pas vu depuis 2 ans. Celui-ci m'a tout de suite rappelé et conseillé de passer un bilan, de chercher ce qu'étais la "dyssynchronie". Il m'a également, le soir même, rappellé pour me donner une place de prof particulier de maths pour un étudiant en terminale ES qu'il m'a décrit comme étant "comme nous, bien qu'il ne le sache pas encore".

Alors, me voila. J'ai passé mon bilan avant hier, et ai découvert une grande "disharmonie" entre mon QI verbal et mon QIP (je ne me souviens plus du nom..). 35 points de différence. Ceci étant majoritairement lié à ma mémoire on ne peut plus terrible. Pendant le test, j'étais souvent obligé de redemander le mot à définir entre 2 idées. C'est d'ailleurs ce qui m'a fait foirer une majeure partie des tests arithmétiques, étant incapable de me souvenir des chiffres de départ (bien qu'ayant trouvé la bonne combinaison linéaire à effectuer).

Je suis donc reparti sans réelle certitude ni dans un camp ni dans l'autre. Pourtant, malgré des tests peu concluants, ayant relu la partie du livre qui décrit une grande différence entre les deux QI et la "carapace" que j'ai érigé et que Jeanne siaud Facchin décrit comme étant une conséquence du repli social (ou du moins une cause, j'avoue ne pas me souvenir du lien de causalité. Le repli social est d'ailleurs particulièrement d'actualité.... Quoique mon arrêt en matière de "dope cannabinique" n'y soit pas forcément étranger), je me dis qu'il n'est pas impossible voire même probable que j'en sois un. Quoiqu'il en soit, au moins j'ai désormais la quasi-certitude ne pas être fou, et voila déja un bon point (remarquez ici l'emploi du quasi Smile )
Ce test ne donne cependant pas la clé de l'amélioration de soi, et c'est quelque chose que j'envisage mal de moi même... Changer ses méthodes de fonctionnement du jour au lendemain me paraît peu censé, surtout sans "modèle" d'appui et de guidage par des personnes étant passées par la avant moi, ayant pu résoudre certains de mes problèmes avec ou sans aide. Je ne me vois pas magiquement vaincre toutes mes peurs de "l'autre", toutes mes angoisses de la communication sensible.
Faut-il préciser que j'ai commencé au collège, alors que j'étais gros et que je percevais ma différence comme provenant de ceci, à faire interminablement le pitre en cours? Perturber les cours était devenu mon seul moyen de me sentir exister puisqu'existant aux yeux des autres, drôle même, atypique. Je souffrais beaucoup de mon rejet récurrent que je ne comprenais pourtant pas; toutes mes actions portaient à m'intégrer dans une classe où mon seul constat était que les faire rire semblait les faire m'aimer. Et mon humour autre que gras et perturbateur semblant leur être étranger (ben oué, une fois mes collègues faits, difficile d'en changer sans regrets et sans autres efforts à fournir), j'ai persévéré dans cette voie jusqu'à mon entrée au lycée...

Voila donc le but de mon post. L'anonymat aide beaucoup à se livrer, et voila donc ce que je fais Smile
(petite précision, je ne suis pas retourné voir mon psy depuis notre dernière discution où j'ai "tilté").

Ouf!! C'est fini! Merci de m'avoir lu et merci d'avance pour vos conseils... SI vous voyez un moyen d'améliorer ma mémoire, faites m'en part (quoique j'ai une méthode quelque peu radicale où je dois me faire terriblement mal pour y arriver: mordre un stylo ou faire tournoyer incessamment dans mes doigts une baguette de batterie, chose que j'ai découverte au cours de mes cours avec mon prof de français. Je me souviens encore de mes fiches de mes fiches de lecture, par coeur... mais cette méthode demande non seulement d'être seul pour ne pas paraître complètement frappé, mais en plus d'avoir un tel objet à disposition).

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Re: Se découvrir zèbre ?

Message par croquette le Dim 8 Nov 2009 - 6:22

C'est assez fou ... quand je te lis j'ai l'impression de retrouver mon mari quand on s'est rencontré en prépa!!

En fait, j'ai pas vraiment de conseil à te donner.
Pour lui, tout a commencer à aller mieux quand on a commencé à sortir ensemble...I love you Peut être le fait de rencontrer d'autre zèbre, de se retrouver sur la même longueur d'onde, se comprendre , se retrouver sur beaucoup de sujets... et puis j'étais plus "stable" que lui car venant d'un milieu familial plus facile pour un zèbre, je pense!
Je pense que ça aide à changer pas mal de chose...
C'est ce que j'imagine ( je nous suppose zèbre tous les deux mais on a pas fait de test) et peut être que je me fait des illusions sur mon rôle dans l'histoire... Rolling Eyes

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Re: Se découvrir zèbre ?

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