Toujours le zèbre de quelqu'un

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Toujours le zèbre de quelqu'un

Message par dange le Ven 19 Fév 2010 - 2:50

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Dernière édition par dange le Lun 22 Fév 2010 - 19:18, édité 3 fois

dange
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Re: Toujours le zèbre de quelqu'un

Message par Invité le Ven 19 Fév 2010 - 4:56

Il me semble, Dange, que tu te méprends. Et ton discours est rigide, unilatéral. Il n'admet pas le doute. Or, il serait judicieux de sortir de cette aliénation qui sous-tend ton argumentation plutôt inconsistante. Car en effet, tu considères arbitrairement l'autre comme "le mal", sans pour autant mettre en avant autre chose qu'une "haine" dont l'origine est trouble.
De plus, qui comprends-tu dans ce "nous"? L'extrême violence avec laquelle tu décris les rapports (qui sont décalés de la réalité) témoigne d'une rancoeur mal digérée.
Tu dis "ces demeurés" : qui sont-ils? N'as-tu jamais eu affaire à quelqu'un dont l'intelligence n'est pas manifeste mais qui développe une pensée juste et argumentée, et qui au-delà de cela témoigne du respect (de l'amour, peut-être, ou simplement de la considération) pour ce que tu es, pour ce que nous sommes et ce que sont les autres? Les valeurs humaines ne sont pas propres aux surdoués, et je te mets au défi de me prouver le contraire.
Tu diriges ton argumentaire de manière paranoïaque, c'est à dire en considérant que pour l'autre nous sommes des proies. Très évidemment nous rencontrons sur nos chemins un grand nombre de jaloux, d'envieux (et peut-être sommes-nous parfois aussi envieux de leur état : c'est chose fréquente) et nos vies sont jalonnées d'obstacles. Peut-être souffrons nous aussi d'incompréhension mutuelle. Et peut-être l'univers nous semble-t-il trop peu à notre mesure. Mais alors? L'intelligence, si on la considère dans sa définition générale, c'est aussi la perception des mécanismes sous-jacents, et c'est faire preuve d'une perception qui se veut la plus objective possible. Tu ne peux dés lors affirmer qu'ils sont le mal, et qu'ils doivent respecter nos codes : ils ne doivent pas (et nos codes ne sont pas uniformes : ici tu parles de « tes » codes, la projection de tes fantasmes personnels d’idéal) : les sociétés sont ainsi faites qu'elles sont adaptées au plus grand nombre. Cependant, les sociétés, trouvant l’équilibre relatif dans la mise en place de systèmes adaptés à la majorité, puisent leur dynamique dans les éléments satellites qui gravitent autour des centres névralgiques de la collectivité. L’auto-exclusion que révèle ton discours n’est pas basée sur une réalité objective, mais une réalité subjective : tes mécanismes cérébraux réagissent ainsi de manière à te protéger. Et tu as été heurté, blessé, tu as pu expérimenter la vie à ta façon et ton mécanisme s’est protégé comme il a pu de ce qu’il a perçu en compensant les faiblesses par des boucliers artificiels de l’inconscient. Ce que tu dis est donc le produit de tes angoisses, fantasmes, frustrations et rancoeurs, non de ta raison pure.
Tu dis : « Triste constat ? Non car grâce à lui nous pouvons avancer ».
Avancer, oui, mais dans quel sens ? Dans l’édification de barrières qui nous aliènent à une fiction que nous décidons vraie ? Avancer dans un sens erroné en rejetant l’autre à tout prix, afin de bâtir dans la sécurité de sa solitude le château fort de nos illusions ? La première muraille que tu mets en place, c’est celle du langage : tu utilises ici une violence verbale qui forme un premier écran. Elle te donne l’illusion primitive de la lutte contre une oppression. Elle est commune à tous, mais l’intelligence doit théoriquement la refreiner avant même qu’elle aie lieu : l’intelligence, c’est aussi le recul par rapport à nos émissions discursives et comportementales. En second, vient un argumentaire inconsistant et le positionnement victimaire du moi, puis en troisième la résignation auto-aliénatrice dans le discours prôné.
« Ce n'est pas parce que nous sommes différents que nous devons nous adapter à ces stupides codes sociaux qui ne peuvent que nous freiner ».
Les codes sociaux ne sont pas stupides. Ils sont issus de l’intelligence collective, de la dynamique naturelle de formation et réformation des complexes d’interindividualités, ils sont le fruit de la métacognition collective et inconsciente. Les codes sociaux, sont les repères qui permettent l’installation de l’espèce dans un cadre compensant l’instabilité des éléments. Tu retrouveras ces codes chez toutes les espèces animales, et, si nous avons développé l’intelligence et le langage, nous n’en agissons pas moins animalement. Qui dit animalité, dit nécessité d’obéir malgré soi aux déterminismes (génétiques par exemple) et aux mécanismes collectifs présents – que nous portons chacun en nous, quelle que soit notre intelligence, et nos différences.
Ici encore je m’attacherai au terme « différence », qui lui, pour le coup, est vide de sens sans contexte prédéfini et précis. La différence, qu’est-ce que c’est ? Le fait de n’être pas identique à l’autre. Qui est l’autre ? Celui qui n’est pas comme moi. Qui n’est pas comme moi ? Tout le monde. Si je ne suis pas l’autre, l’autre n’est pas un tiers autre, et le tiers autre n’est pas comme l’autre ni comme moi, que nous soyons blond, chrétien ou gros, ou que nous soyons tous les trois blonds, tous les trois gros, ou tous les trois chrétiens.
Il y a évidemment des différences entre les individus : les forts, les intelligents, les petits, les gros, les religieux, les non-religieux, les faibles, les grands, les homosexuels, etc. La différence, est un mot qui englobe quelque chose d’indéfinissable. Je ne ferai pas le naïf et je dirai que je sais très bien que tu parles ici de différence d’intelligence. Un Qi de 150 ne développera pourtant pas forcément une pensée plus originale qu’un Qi de 100. Et d’ailleurs le Qi, en lui-même a une signification très limitée. La différence, se sentir différent des autres, c’est une chose : on se dégage de l’ensemble des « autres » par un trait particulier : en l’occurrence ici l’intelligence, disons un fonctionnement qui nous est propre. Mais se dire différent simplement pour compenser le sentiment d’incompréhension est absurde : ça n’a pas de sens concret.
« Nous nous prostituons à eux, et ils nous violent sans relache, sans meme le savoir »
En quoi nous prostituons-nous ? Ne sommes-nous pas contraints, ainsi que chacun, à nous évertuer à vivre en fonction de l’autre et par l’autre ? Aussi misanthrope soit-on. Si le sentiment de prostitution te vient, c’est que quelque chose dans ta démarche est bancal, déséquilibré. De plus, se prostituer et être violé, sont deux choses bien différentes. Dans le premier la volonté est agissante et dans le second c’est une passivité malgré-soi. Cette phrase ne se tient donc pas.
De plus, quel est ce « ils » ? La majorité moyenne de l’intelligence, probablement. Je ne pense pas qu’une conspiration soit mise en place afin de détruire « Je », « Moi » et « Soi ». Ce que l’humanité peut « nous » envier (parfois, – et non obsessionnellement et règlementairement), elle en est parfois jalouse voire inconsciente (de l’essence même de l’objet de l’envie), en résultent des comportements souvent bancals ; mais la collectivité (l’inconscient collectif, disons) accepte l’intelligence : elle est le moteur de sa subsistance. Et l’intelligence n’est pas la « force physique » que peuvent déployer les mâles dominants dans un troupeau : elle est d’un autre ordre, et nous sommes un constituant moteur parmi d’autres. Constituant moteur, certes le terme caresse l’égo. Mais il est judicieux de nuancer cela plus avant : si l’intelligence est reconnue, et qu’on parle de potentiel, elle n’en est pas pour autant un gage d’utilisation concrète de ce potentiel. Ce « nous » comprend des actifs et des inactifs, des créateurs et des maillons d’une chaîne, comme des éléments isolés. Combien de surdoués agissent concrètement sur le monde ? Combien sont inactifs ? Là, tu me diras que là n’est pas le propos de ton discours et tu auras raison, mais je pointe autre chose. La différence ce serait alors d’être un potentiel sur pattes. Ou bien d’exercer une cognition « atypique » sur soi ou/et sur le monde. Soit. Mais peut être serait-il bien de commencer par prendre du recul sur soi afin d’atteindre une objectivité optimale. Un potentiel est néant s’il n’est pas générateur d’action, de pensée (intelligente si possible). L’intelligence n’est pas non plus un gage de préservation des aliénations, et il est plus aisé même à la personne intelligente de se leurrer, de bâtir une fiction sur le réel pour s’en accommoder. Tu es aveuglé par une violence qui te pousse de l’intérieur.
Si tu es intelligent, tu comprendras ce que j’exprime ici, qui n’est autre que mon humble point de vue, dépourvu d’agressivité. Cela t’exhorte simplement à la modération de propos inconsidérés qui peuvent outrer par leur manque de sens et leur violence stérile.
Me sera-t-il utile de préciser que des mots comme "porcs" ou "demeurés" sont le fruits de passions déplacées? La raison voudrait que ta colère soit canalisée par une approche raisonnée/rationnelle de la chose. Et qu'alors ton raisonnement ne soit pas entravé par d'inutiles passions qui ne sont que de l'ordre de la violence gratuite et infertile.
La tolérance n'est pas un mot vide de sens. C'est nous-même qui lui donnons un sens. Et en effet, considérer l'autre, les autres, en bloc, comme le mal : c'est de l'intolérance. L’intolérance est le fruit de l’aliénation, de la peur, de l’angoisse, est génère la violence, la barbarie, le rejet donc.
Quant aux écarts d’intelligence à respecter, c’est une chose éminemment absurde. Car il est hors de propos d’établir une hiérarchie de l’intelligence. Ce ne sont pas les écarts d’intelligence qu’il faut respecter, mais les individus eux-mêmes, leurs souffrances peut-être, leurs valeurs, leur discours. Et je pense te respecter en te répondant si longuement. Je ne vais pas dans ton sens et inévitablement tu protesteras : tu diras que je suis fou peut-être, et que je parle de choses hors de ton sujet, tu diras que j’intellectualise à outrance quelque chose qui est de l’ordre du ressenti, tu diras d’autres choses, mais il s’agira d’entendre – je l’espère – ce que je raconte ici précédemment, et peut être de le comprendre.
Ta souffrance est audible, et tu trouveras ici des oreilles et des interlocuteurs, mais modère simplement ton propos, contrôle –le au mieux pour te sortir d’un discours unilatéral et éviter les mots-valises arbitraires.

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Re: Toujours le zèbre de quelqu'un

Message par Barbawaw le Ven 19 Fév 2010 - 15:28

Tu as dû beaucoup souffrir pour avoir tant de haine en toi.
Mon côté "St-Bernard" me pousserait bien à t'envoyer un nuage de douceur pour t'aider à cicatriser tes plaies.

Je trouve que la haine mobilise tellement trop d'énergie; j'y ai renoncé. Il me reste la peine de la déception que ces "autres" m'ont procurée et de la pitié pour ces être si "méchants". Ne dit-on bête et méchant?

Mais ce n'est pas parce certains t'ont blessé qu'il faut mettre tout le monde dans le même panier.

SVP, pas de réponse trop agressive, mon message se veut empli d'empathie.
Si tu trouves que je suis à côté de la plaque, je l'accepterai.

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Re: Toujours le zèbre de quelqu'un

Message par dange le Sam 20 Fév 2010 - 1:42

Merci pour le nuage de douceur ... Smile

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Re: Toujours le zèbre de quelqu'un

Message par V.O le Mer 21 Juil 2010 - 13:42

Hello monsieur.
Que deviens-tu?

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Re: Toujours le zèbre de quelqu'un

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