Questions sur soi

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Questions sur soi

Message par paela le Lun 27 Fév 2012 - 15:11

La chose qui peut-etre caractérise le mieux les zèbres/surdoués/membres du forum est leur ouverture innée et initiative au domaine de la spiritualité, de la profondeur, ou des autres mots qu'on utilise pour qualifier ce qui est difficilement qualifiable.
D'une certaine façon cet enchevetrement de pensées couvre trop de surface pour vous (nous) laisser ignorer que la surface qui le supporte n'est pas là que pour ça.

Beaucoup ici ont une pensée curieuse et sans fin, qui repasse toujours en eux pour sonder une nouvelle parcelle de la carte et en extraire des idées. La pensée n'est qu'un trait fin, il lui faudrait une grande ingéniosité pour remplir le plan. Par contre, il en faut très peu pour distraire un etre humain indéfiniment.

Tout d'abord je pense que nous n'avons droit quand il s'agit de sentiments à aucun jugement de valeur. Les mots du jugement sont trop gras, le monde des sentiments peut s'approcher doucement et de manière floue. Après, la parole sert à communiquer, donc il est bon d'essayer de communiquer dans tous les domaines, mais avec humilité. (l'humilité face à quelque chose de superbe n'a rien de "contraignant")

Ensuite, qu'on a raison de juger, mais qu'il faut etre exact dans le jugement et pour cela il faut se faire petit: la seule étape d'un raisonnement est l'analyse; la synthèse n'est que le résultat de l'écoute de l'harmonie de ce qu'on a éclairci.
aussi: On serait déjà infiniment puissants si on arrivait à intégrer qu'on n'est rien, parce que tout ce qu'il nous manque est là et nous pouvons aller le chercher.

Quand on va dans les détails et dans le fondamental, si on se munit d'une base cohérente et simple "d'axiomes", les résultats aux extrémités doivent etre d'une évidence ridicule. Evidence, simplicité, subtilité parfois.

A partir de ça on peut aborder avec confiance mais prudence les questions les plus matérielles/spirituelles/intimes/égocentrées/nécessaires qu'on puisse se poser à chaque moment de notre vie: Qu'est-ce que je veux? Qu'est-ce que je suis? Qu'est-ce que je pense, de moi et des autres? Qu'est-ce que je vaux? Comment vais-je vivre? Comment changer? (futur)
Plus les questions qui viennent avec l'amour, avec les enfants je suppose, avec la solitude.

Je ne cherche pas ici de réponse à ces questions qui sont visiblement subjectives. J'ai quand meme l'envie de mettre de coté les approches qui me semblent les plus risquées, ou équivalent.

Comme je l'ai dit, réfléchir à ces questions impose de penser à soi et en soi. J'ai essayé d'expliquer ce qui parait logique que sans aucun appui, la pensée tournait à vide; et que plus important c'est avec de bons poireaux qu'on fait une bonne soupe ou un truc du genre.
Sans vouloir pousser les métaphores trop loin, puisqu'on passe par nous pour répondre à ces questions, il faut s'assurer que le passage s'effectue de la bonne manière.

Imaginez que vous ayez toujours une unité avec votre personne, très bien décrite par les termes "confiance en soi" à ceci-près que cette confiance en soi est consciente et pas inconsciente. Appelons-ça "amour", parce que c'est très réjouissant.
C'est le cas? Bon.
Je pense qu'il faut miser sur ça au maximum, s'en servir d'ancre. C'est comme ça qu'on peut se remettre en question. On peut ainsi, sans juger dans les sentiments, accéder aux philosophies les plus subtiles et plus pertinentes pour répondre sans trop de fantasmes aux questions.

Il est bon de douter, pas dans tous les domaines!!
Qu'est-ce que je suis: médiocre ou grand, ou grandiose. Une considération de cette question à laquelle on répond en faisant participer toute la troupe. Bien que la question soit évidente (au sens où elle survient facilement), on ne trouve pas ses deux bouts facilement.
Le besoin de savoir vient selon moi, et je pense que vous serez d'accord, de l'égo. Mais il peut aussi etre anobli par la pensée, au rang de question existentielle (ça se voit beaucoup chez les THQI j'ai l'impression). A ce moment une nouvelle question, avec son lot de sentiments, s'installe: légitimité de la première question?
Noble ou pas; l'envie de se connaitre parait bien liée à la dimension spirituelle de nos etres. Et les idées de médiocrité et de grandeur, si elle ne sont pas telles qu'elles des idées fondamentales, ont bien pour origine le domaine de la spiritualité, qui prévoit en beauté partout où nous irons chercher la grandeur.
Il n'y a donc qu'un rebond entre nous et notre pensée à faire pour entrevoir toutes ces questions, du coup on les voit différemment.
Si on voit qu'on est à la fois insufflés spirituellement et guidés malheureusement à l'aveugle par pensée et égo, on distingue parfaitement ce qui est immuable et ce qui ne l'est pas.
On a fait le travail d'analyse correctement il n'y a plus qu'à vivre, écouter. Ca ne veut pas dire faire une pause dans le questionnement, il en faut aussi beaucoup pour vivre.

La mauvaise chose à faire est de faire la synthèse dans la pensée: c'est trop risqué. Meme pour "qu'est-ce que je pense de moi, des autres?". Il faut faire simple: ce que je pense c'est je avec mon objectivité et ma subjectivité, moi c'est celui qui pense et celui qui est critiqué. On a déjà quatre catégories, chacune moins nuancée et complexe que la première grosse catégorie.
Avec ça, on comprend pourquoi des parties de la réponse varient avec le temps, pourquoi certaines plus vite que d'autres, pourquoi il y a beaucoup de travail à faire pour mieux analyser.

Pour finir, on doit aussi parfois mettre des questions en attente et faire avec "la petite surface qu'on a".


Je ne sais pas si je suis du meme acabit que les gens que j'ai vu se questionner sur ces points; si la vie a plié des courbes plus douces sur mon horizon, parce qu'elle voulait appuyer plus fortement autre part, ou si j'ai la réponse. (ou si je suis à coté de la plaque, ouais) Je ne crois pas au destin mais je crois beaucoup à la volonté propre de chacun et à toutes les choses imaginaires qu'elle génère.

Point non-négligeable: le questionnement sur soi est éclairé par le contact des semblables, alors?


J'espère que ça n'a pas été trop évasif. Mais, je l'ai été, alors voici les commentaires (il faudrait s'en passer, je sais):
Spoiler:
La chose qui peut-etre caractérise le mieux les zèbres/surdoués/membres du forum est leur ouverture innée et initiative au domaine de la spiritualité, de la profondeur, ou des autres mots qu'on utilise pour qualifier ce qui est difficilement qualifiable.
D'une certaine façon cet enchevetrement de pensées couvre trop de surface pour vous (nous) laisser ignorer que la surface qui le supporte n'est pas là que pour ça.

Bon j'ai utilisé initiative comme un adjectif alors que ça n'en est pas un; au pire, passez.
Innée et initiative car les zèbres auront plus facilement accès au questionnement et sont presque inévitablement confrontés aux questions qui ne sont pas d'ordre matériel. Et comme il faut bien commencer par y trouver des réponses tout seul, la dimension spirituelle est rencontrée plus fréquemment.
L'image est ma façon d'expliquer plus "scientifiquement" la meme chose, sachant qu'ici il est question d'une partie de la spiritualité qui interagit avec les hommes dans leur etre.
La conscience de la spiritualité (donc on pourrait probablement se passer mais pas sans pertes) nous est conférée et renforcée par la pensée.


Beaucoup ici ont une pensée curieuse et sans fin, qui repasse toujours en eux pour sonder une nouvelle parcelle de la carte et en extraire des idées. La pensée n'est qu'un trait fin, il lui faudrait une grande ingéniosité pour remplir le plan. Par contre, il en faut très peu pour distraire un etre humain indéfiniment.
L'ouverture aux autres et à l'extérieur a beau avoir son importance, une égale partie de tout échange passe en soi (selon moi). Si on voit les questions qui suivent ou qui précèdent comme un échange avec soi meme (sous forme de rebond comme je l'ai écrit), on peut dire de meme qu'il y a passage en soi. (je reconnais que ces formulations sont moches)
La suite est une analogie aux mathématiques, puis l'évidence qu'il est facile pour nous de nous tromper, et de persévérer dans l'erreur, meme une fois reconnue.

Tout d'abord je pense que nous n'avons droit quand il s'agit de sentiments à aucun jugement de valeur. Les mots du jugement sont trop gras, le monde des sentiments peut s'approcher doucement et de manière floue. Après, la parole sert à communiquer, donc il est bon d'essayer de communiquer dans tous les domaines, mais avec humilité. (l'humilité face à quelque chose de superbe n'a rien de "contraignant")
L'utilité du jugement ne doit pas etre surestimée d'une part; et les sentiments n'ont pas vocation à etre jugés dans la mesure où ils sont seulement ressentis, ils ont un "degrès de vérité" maximal. Utiliser le jugement de leurs effets et de leurs causes est possible, toujours avec prudence.
Dans l'image il y contradiction entre ne faire qu'approcher les sentiments, vus flous par l'oeil de la pensée, et tracer leurs contours au trait gras.
Dans la suite, vu qu'on constate l'utilité de la communication, et en elle l'aspect pratique du jugement des sentiments pour apprendre, comprendre dans les grosses lignes, éduquer, ect, il faut respecter les limites du jugement, et avec elles, les notres. (ça s'applique à tellement d'autres choses!)
Et nous ne sommes pas diminués de ne pas pouvoir communiquer en tout, car certaines choses sont de toute façon "trop" pour qu'on puisse s'imaginer les saisir ou qu'on en ait besoin.

Ensuite, qu'on a raison de juger, mais qu'il faut etre exact dans le jugement et pour cela il faut se faire petit: la seule étape d'un raisonnement est l'analyse; la synthèse n'est que le résultat de l'écoute de l'harmonie de ce qu'on a éclairci.
aussi: On serait déjà infiniment puissants si on arrivait à intégrer qu'on n'est rien, parce que tout ce qu'il nous manque est là et nous pouvons aller le chercher.

Ca rejoint ce qui précède juste.
J'ai parlé un peu vite et pour moi. En fait très peu de gens sont capables de faire de sublimes synthèses naturellement. Je ne peux que l'admirer; mais pour la plupart d'entre nous c'est impossible sans commettre des erreurs (ce dont nous pourrons témoigner nous-memes plus tard dans notre vie).
L'analyse a cette capacité géniale qu'elle va dans le sens contraire de ce que tous les mauvais sentiments nous tentent de faire: elle est trop minutieuse pour permettre les égarements, et trop restrictive (elle établit nécessairement les limites exactes de ses objets) pour permettre les simplifications avantageuses.
Si d'autres opinions sur l'analyse vous intéressent, lisez Kant (perso je trouve ça trop compliqué).
La dernière phrase est une phrase en l'air, tout le monde peut dire ça en ayant des tolérances variées, mais il est utile de conserver la motivation de ne pas trop s'éloigner de l'exactitude à la recherche "du pouvoir".

Quand on va dans les détails et dans le fondamental, si on se munit d'une base cohérente et simple "d'axiomes", les résultats aux extrémités doivent etre d'une évidence ridicule. Evidence, simplicité, subtilité parfois.
J'ai souvent constaté que les choses qui m'ont paru les plus intéressantes étaient composées de principes simples et évidents. Les résultats aux extrémités: ceux à partir desquels on ne retire plus rien, donc normalement les fruits de l'analyse.
Et je soutient l'idée que le fondamental doit etre simple à comprendre, je ne dis pas que c'est simple, mais dans le domaine de la compréhension, soit ça l'est soit on ne peut pas le comprendre.


A partir de ça on peut aborder avec confiance mais prudence les questions les plus matérielles/spirituelles/intimes/égocentrées/nécessaires qu'on puisse se poser à chaque moment de notre vie: Qu'est-ce que je veux? Qu'est-ce que je suis? Qu'est-ce que je pense, de moi et des autres? Qu'est-ce que je vaux? Comment vais-je vivre? Comment changer? (futur)
Plus les questions qui viennent avec l'amour, avec les enfants je suppose, avec la solitude.

Des questions, interprétables différemment par chacun, mais sans trop d'écarts j'espère.
-Trois "pans" du déroulement de la vie.

Je ne cherche pas ici de réponse à ces questions qui sont visiblement subjectives. J'ai quand meme l'envie de mettre de coté les approches qui me semblent les plus risquées, ou équivalent.
Bon ben j'ai un peu trop restreint la suite sur quelques questions, et ai préféré proposer une amorce d'interrogation.

Comme je l'ai dit, réfléchir à ces questions impose de penser à soi et en soi. J'ai essayé d'expliquer ce qui parait logique que sans aucun appui, la pensée tournait à vide; et que plus important c'est avec de bons poireaux qu'on fait une bonne soupe ou un truc du genre.
Sans vouloir pousser les métaphores trop loin, puisqu'on passe par nous pour répondre à ces questions, il faut s'assurer que le passage s'effectue de la bonne manière.

Le vrai proverbe (avec soupe) n'a rien à voir et n'a pas le meme sens.
C'est plus la recherche d'un bon état pour se poser ces questions qui est importante.

Imaginez que vous ayez toujours une unité avec votre personne, très bien décrite par les termes "confiance en soi" à ceci-près que cette confiance en soi est consciente et pas inconsciente. Appelons-ça "amour de soi", parce que c'est très réjouissant.
C'est le cas? Bon.
Je pense qu'il faut miser sur ça au maximum, s'en servir d'ancre. C'est comme ça qu'on peut se remettre en question. On peut ainsi, sans juger dans les sentiments, accéder aux philosophies les plus subtiles et plus pertinentes pour répondre sans trop de fantasmes aux questions.

La confiance en soi peut se décliner de plusieurs façons dans sa "définition" touchant à l'inconscient, alors les confiances conscientes et inconscientes peuvent coexister.
La confiance consciente donc (et inébranlable c'est important, c'est un sentiment puissant), permet de ne pas perdre le sens de la réalité: comme toujours, ni plus ni moins.
Je trouve que beaucoup des branches de la philosophie qui sont amenées à toucher ce sujet ont la facheuse tendance à s'écarter, dès le début de la réflexion, de la réalité. Attirées par une imagination, des idées et des formulations esthétiques, pratiques, en apparence vraies car simplifiantes; peut-etre que toute philosophie est condamnée à ça.

Il est bon de douter, pas dans tous les domaines ou sur toute proposition!!
Qu'est-ce que je suis: médiocre ou grand, ou grandiose. Une considération de cette question à laquelle on répond en faisant participer toute la troupe. Bien que la question soit évidente (au sens où elle survient facilement), on ne trouve pas ses deux bouts facilement.
Le besoin de savoir vient selon moi, et je pense que vous serez d'accord, de l'égo. Mais il peut aussi etre anobli par la pensée, au rang de question existentielle (ça se voit beaucoup chez les THQI j'ai l'impression). A ce moment une nouvelle question, avec son lot de sentiments, s'installe: légitimité de la première question?
Noble ou pas; l'envie de se connaitre parait bien liée à la dimension spirituelle de nos etres. Et les idées de médiocrité et de grandeur, si elle ne sont pas telles qu'elles des idées fondamentales, ont bien pour origine le domaine de la spiritualité, qui prévoit en beauté partout où nous irons chercher la grandeur.
Il n'y a donc qu'un rebond entre nous et notre pensée à faire pour entrevoir toutes ces questions, du coup on les voit différemment.
Si on voit qu'on est à la fois insufflés spirituellement et guidés malheureusement à l'aveugle par pensée et égo, on distingue parfaitement ce qui est immuable et ce qui ne l'est pas.
On a fait le travail d'analyse correctement il n'y a plus qu'à vivre, écouter. Ca ne veut pas dire faire une pause dans le questionnement, il en faut aussi beaucoup pour vivre.

Prenons le doute parmi les doutes modérés, celui de Descartes. (Excusez ma non-expertise en la matière, j'ai quand meme besoin d'en parler)
Il est méthodique, dans le texte, les raisons de douter de telle ou telle chose sont avancées, et ici on pourra vérifier que certaines raisons de douter sont mauvaises.
La question: entre grand et grandiose je fait une distinction propre et hasardeuse: le grand est grand dans les sentiments et le grandiose est grandiose dans ce qu'il crée, il n'est pas forcément heureux.
La troupe: on fait appel à une pensée neutre, une pensée parasitée, poussée par l'égo ou autre, et le plan de la spiritualité comme j'aime bien le voir. On pourrait rajouter d'autres facteurs, analyser plus ces trois acteurs, mais je ne pense pas que ce soit nécessaire.
Je ne vois rien d'autre qui puisse venir initier une question comme celle-ci mieux que l'égo. Pour faire simple, l'égo arrive en premier, avant qu'on connaisse le mot "médiocre".
Ensuite, ce sont des références au forum dont certains membres se posent ces questions. Et on retrouve beaucoup d'insistance dans le domaine chez les THQI par supposition effrontée. Cela pourrait s'expliquer par l'image du début de la pensée qui se répand sur le plan.
La légitimité de la première question dérange: qui pourrait se penser médiocre/grand/grandiose? Et pourtant...
Pour moi les mots: grandiose, grand, médiocre, sont nos interprétations d'un monde spirituel, ils ont donc une légitimité partagée, ce qui serait la clé de la question.
La suite, une fois qu'on a fait ce travail de débroussaillement, est de construire une réponse propre en expérimentant. C'est la véritable synthèse. Non pas "les solutions trouvées marchent-elles?" mais "quelles solutions à trouver?".
A la toute fin je précise juste que tout l'objet de ce post n'est qu'une infime partie de la réflexion et a fortiori de la mise en action.

La mauvaise chose à faire est de faire la synthèse dans la pensée: c'est trop risqué. Meme pour "qu'est-ce que je pense de moi, des autres?". Il faut faire simple: ce que je pense c'est je avec mon objectivité et ma subjectivité, moi c'est celui qui pense et celui qui est critiqué. On a déjà quatre catégories, chacune moins nuancée et complexe que la première grosse catégorie.
Avec ça, on comprend pourquoi des parties de la réponse varient avec le temps, pourquoi certaines plus vite que d'autres, pourquoi il y a beaucoup de travail à faire pour mieux analyser.

Je repars dans mes trucs d'analyse, en application.

Pour finir, on doit aussi parfois mettre des questions en attente et faire avec "la petite surface qu'on a".
On ne s'attendait pas à compléter tous les questionnements en deux secondes et vivre sa petite vie tranquillement.


Je ne sais pas si je suis du meme acabit que les gens que j'ai vu se questionner sur ces points; si la vie a plié des courbes plus douces sur mon horizon, parce qu'elle voulait appuyer plus fortement autre part, ou si j'ai la réponse. (ou si je suis à coté de la plaque, ouais) Je ne crois pas au destin mais je crois beaucoup à la volonté propre de chacun et à toutes les choses imaginaires qu'elle génère.
Question de la subjectivité des idées présentées ici et de leur justesse, utilité... Je divague sur mon cas en me demandant si ce n'est pas moi qui suit bizarre quand je trouve si étranges des façons de se poser des questions, finalement peut-etre totalement justifiées par des faits appartenant à chacun.
Certains échos des questions laissent penser qu'il y a une idée de destin dans tout ça, et ces dernières phrases y font aussi allusion. J'indique qu'elle peut se justifier par l'imaginaire, qui peut très bien fournir un semblant de destin à celui qui n'y croit pourtant pas.

Point non-négligeable: le questionnement sur soi est éclairé par le contact des semblables, alors?
Réactions?



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Re: Questions sur soi

Message par Waka le Lun 27 Fév 2012 - 15:26


Je ne sais pas si je suis du meme acabit que les gens que j'ai vu se questionner sur ces points; si la vie a plié des courbes plus douces sur mon horizon, parce qu'elle voulait appuyer plus fortement autre part, ou si j'ai la réponse (ou si je suis à coté de la plaque, ouais).

Pareil Wink.

Point non-négligeable: le questionnement sur soi est éclairé par le contact des semblables, alors?

Plutôt des dissemblables Smile.
Ou par le continuum qui va des dissemblables aux plus semblables Wink.

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Re: Questions sur soi

Message par paela le Lun 27 Fév 2012 - 18:54

Oui oui, semblables, dissemblables, ça dépend du zoom qu'on fait et de ce qu'on cherche.

Les avis extérieurs sont précieux, mais quand on est dans le brouillard, on préfère souvent l'avis d'un connaisseur vois-tu?

Ca se discute, je suppose. (je te demande pas d'en faire un topic hein? Wink)

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Re: Questions sur soi

Message par Waka le Lun 27 Fév 2012 - 19:31

Lol. Nan nan mon éphatafilomanie c'etait seulement hier.

Oui, tu veux dire qu'on cherche un modèle, quelqu'un qui s'est posé les mêmes questions que soi et qui a les réponse?
Oui j'avais tendance à faire ça avant, mais en fait ça ne suffit pas. Il y a des choses qu'il faut comprendre par soi-même.

Et la méthode comparative c'est top pour ça.


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Re: Questions sur soi

Message par paela le Lun 27 Fév 2012 - 20:19

Pas nécessairement un modèle, vu qu'il n'y a pas de comparaison de position (c'est vrai que c'est moi qui ai dit "connaisseur"). Un petit plus, un écho.
Bien sur qu'il faut comprendre par soi meme. Pour ce qui est de l'aspect général, l'approche générale et objective du truc, il y a du bon à profiter d'un partage.

Mais au fait, la méthode comparative, qu'est-ce que c'est? Smile


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Re: Questions sur soi

Message par Waka le Lun 27 Fév 2012 - 21:20

paela a écrit:
Mais au fait, la méthode comparative, qu'est-ce que c'est? Smile

Ben quand tu compare des trucs différents dans une dimension (par exemple les hommes et les femmes), ça permet de mettre en exergue des trucs différents dans une autre dimension (par exemple euh.. le fait de pouvoir porter des enfants ou pas). Et si t'as suffisamment de sujets, ben du coup tu peux dire si oui ou non t'as une corrélation et donc potentiellement un lien entre les deux dimensions... (en l’occurrence le fait de pouvoir porter des enfants est souvent associé au fait d'être une femme, donc on peut en déduire qu'il y a peut être un lien mécanistique ^^).

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Re: Questions sur soi

Message par paela le Lun 27 Fév 2012 - 22:08

Je me suis renseigné, j'ai trouvé ceci:
"La grossesse est le processus physiologique au cours duquel la progéniture vivante d'une femme se développe dans son corps, depuis la conception jusqu'à ce qu'elle puisse survivre hors du corps de la mère." (source: wikipedia)

Les éléments semblent indiquer que c'est bien la femme qui porte l'enfant durant ladite grossesse.

Ok pour la fameuse méthode comparative Smile

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Re: Questions sur soi

Message par Baghee le Lun 27 Fév 2012 - 23:09

@paela: merci pour cette réflexion dont j'ai apprécié la clarté.
Comme tu le dis le questionnement sur soi est éclairé par le contact des semblables, alors je te partage mon point de vue en espérant qu'il s'enrichisse de celui des autres.

paela a écrit:La chose qui peut-etre caractérise le mieux les zèbres/surdoués/membres du forum est leur ouverture innée et initiative au domaine de la spiritualité, de la profondeur, ou des autres mots qu'on utilise pour qualifier ce qui est difficilement qualifiable.
Des interrogations qui nous poussent à contempler vers l'infini et à soulever très tôt des problématiques existentielles... Interrogations qui semblent suspectes voire effrayantes aux yeux du monde puisqu'elles renvoient vers une peur de l'inconnu, de l'inexprimable. Nous vivons très jeunes ce paradoxe d'un monde adulte effrayé de regarder là où nous nous interrogeons avec intensité.
Ces questionnements se conjuguent à une très forte perception émotionnelle perturbée par les revers subis dans cette légitime quête.

paela a écrit:Tout d'abord je pense que nous n'avons droit quand il s'agit de sentiments à aucun jugement de valeur.
Mais nous subissons de nombreux jugements qui affectent nos sentiments et nous blessent parfois de façon très cruelle. La carapace se forme très jeune (enfin pour moi) et influe irrémédiablement sur notre gestion émotionnelle et relationnelle.
C'est à mon sens à cette étape que se forgent des jugements sur soi et sur les autres qui sont biaisés.

paela a écrit: Après, la parole sert à communiquer, donc il est bon d'essayer de communiquer dans tous les domaines, mais avec humilité. (l'humilité face à quelque chose de superbe n'a rien de "contraignant")
Dans une réflexion existentielle personnelle je suis d'accord, on ne peut tendre vers l'infini que l'on contemple qu'avec une grande humilité. Il faut reconnaître notre manque de surface (pour reprendre tes termes).
Mais dans une communication relationnelle, même avec beaucoup d'humilité nous ne pouvons pas faire l'impasse sur nos propres sentiments, sauf à tout faire pour ne pas réfléchir comme un zèbre. Or nous faisons tous l'expérience que l'expression même de nos idées et de nos sentiments sont perçus comme hétérodoxes par les personnes que nous côtoyons, est-ce que l'humilité c'est de les taire?

paela a écrit:
Ensuite, qu'on a raison de juger, mais qu'il faut etre exact dans le jugement et pour cela il faut se faire petit: la seule étape d'un raisonnement est l'analyse; la synthèse n'est que le résultat de l'écoute de l'harmonie de ce qu'on a éclairci.
C'est ici effectivement, ce à quoi nous devons tendre, mais cela peut prendre beaucoup de temps pour y arriver compte tenu des mécanismes mis en place dans nos différentes stratégies de protection. Chaque zèbre à son histoire, ses blessures anciennes ou récentes. Il ne peut y avoir de chemin ''d'abaissement'' dans le fondement de nos jugements sans chemin de ''relecture et/ou de guérison'' de nos propres blessures relationnelles. C'est dans l'apaisement de ces difficultés que naît la possibilité d'un jugement pacifié, honnête et humble sur et avec nous-même.

paela a écrit:
aussi: On serait déjà infiniment puissants si on arrivait à intégrer qu'on n'est rien, parce que tout ce qu'il nous manque est là et nous pouvons aller le chercher.
Mais peut-être aussi pour certains intégrer avant tout qu'ils sont ''quelque chose'', et ''quelque chose'' de beau/bon/bien, parce qu'ils ont été traités en moins que rien. Ensuite seulement considérer la vacuité d'un sentiment de supériorité ou de puissance.

paela a écrit:Quand on va dans les détails et dans le fondamental, si on se munit d'une base cohérente et simple "d'axiomes", les résultats aux extrémités doivent etre d'une évidence ridicule. Evidence, simplicité, subtilité parfois.
Ca me rappelle une prof de maths qui disait que la difficulté est indéfiniment sécable...

paela a écrit:
A partir de ça on peut aborder avec confiance mais prudence les questions les plus matérielles/spirituelles/intimes/égocentrées/nécessaires qu'on puisse se poser à chaque moment de notre vie: Qu'est-ce que je veux? Qu'est-ce que je suis? Qu'est-ce que je pense, de moi et des autres? Qu'est-ce que je vaux? Comment vais-je vivre? Comment changer? (futur)
Plus les questions qui viennent avec l'amour, avec les enfants je suppose, avec la solitude.
Mais souvent plus difficile de résoudre ses propres problèmes qu'un problème de maths. Il faudra sans doute passer par un accompagnement (thérapie) pour dénouer les fils de notre existence et ramener chaque interrogation à sa juste expression, chaque difficulté à sa racine.

paela a écrit:
Imaginez que vous ayez toujours une unité avec votre personne, très bien décrite par les termes "confiance en soi" à ceci-près que cette confiance en soi est consciente et pas inconsciente. Appelons-ça "amour", parce que c'est très réjouissant.
C'est le cas? Bon.
Je pense qu'il faut miser sur ça au maximum, s'en servir d'ancre. C'est comme ça qu'on peut se remettre en question. On peut ainsi, sans juger dans les sentiments, accéder aux philosophies les plus subtiles et plus pertinentes pour répondre sans trop de fantasmes aux questions.
Je pense qu'il est bien plus fondamental de réaliser ce travail sur soi, de guérison des blessures et de réconciliation avec ses sentiments et ses émotions, dans l'acceptation de ce que ''je suis'', tel que ''je suis'', avec une juste humilité (sur moi-même), pour répondre à ces questions, que de se reposer sur des philosophies fussent-elles subtiles et pertinentes.

paela a écrit:
Il est bon de douter, pas dans tous les domaines!!
Qu'est-ce que je suis: médiocre ou grand, ou grandiose. Une considération de cette question à laquelle on répond en faisant participer toute la troupe. Bien que la question soit évidente (au sens où elle survient facilement), on ne trouve pas ses deux bouts facilement.
Le besoin de savoir vient selon moi, et je pense que vous serez d'accord, de l'égo. Mais il peut aussi etre anobli par la pensée, au rang de question existentielle (ça se voit beaucoup chez les THQI j'ai l'impression). A ce moment une nouvelle question, avec son lot de sentiments, s'installe: légitimité de la première question?
J'ai l'impression très personnelle que la difficulté n'est pas tant de savoir "Qu'est-ce que je suis: médiocre ou grand,.." mais "Qu'est-ce que je suis pour toi?" La dimension affective qui semble caractériser le zèbre est bien le cœur de son trouble relationnel. Et c'est parce qu'il vit ces blessures relationnelles qu'il souffre dans son processus de construction d'un immense besoin de reconnaissance. L'ego du zèbre est souvent à la mesure de ses propres blessures affectives non?
D'où la nécessité d'un processus de guérison pour répondre avec légitimité à la première question!

paela a écrit:
Noble ou pas; l'envie de se connaitre parait bien liée à la dimension spirituelle de nos etres. Et les idées de médiocrité et de grandeur, si elle ne sont pas telles qu'elles des idées fondamentales, ont bien pour origine le domaine de la spiritualité, qui prévoit en beauté partout où nous irons chercher la grandeur.
Il n'y a donc qu'un rebond entre nous et notre pensée à faire pour entrevoir toutes ces questions, du coup on les voit différemment.
A condition d'être réconcilié ou réunifié!

paela a écrit:
Si on voit qu'on est à la fois insufflés spirituellement et guidés malheureusement à l'aveugle par pensée et égo, on distingue parfaitement ce qui est immuable et ce qui ne l'est pas.
Si on voit l'origine de nos blessures et ce qu'elles ont induit comme mécanismes de protection dans nos attitudes et nos expressions, si l'on reconnaît ces mécanismes on peut ensuite y faire face dans notre existence quotidienne avec humilité et même avec humour.



Baghee
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Re: Questions sur soi

Message par paela le Mar 28 Fév 2012 - 0:01

Dans tout le message je cible sur les questionnements, pas réellement sur la façon de réagir, de vivre. C'est lié, je mets de coté certains aspects parce que je crois qu'on peut assez bien saisir les choses sans trouver de solutions à des problèmes personnels.
La pensée peut etre assez indépendante de ce que l'on fait, comment on agit...
Cette simplification a ses inconvénient, mais l'avantage apprécié de préserver le caractère général des idées.


Baghee a écrit: Mais nous subissons de nombreux jugements qui affectent nos sentiments et nous blessent parfois de façon très cruelle. La carapace se forme très jeune (enfin pour moi) et influe irrémédiablement sur notre gestion émotionnelle et relationnelle.
C'est à mon sens à cette étape que se forgent des jugements sur soi et sur les autres qui sont biaisés.

Je pense qu'il y a ça et d'autres choses. Enfin, l'habitude de juger vient avec la plus qu'habitude d'etre soumis à des émotions "mal placées", qui caractérisent certains jugements de la meme façon. Le problème que la rationalisation du jugement oublie d'où il vient--->plus d'humilité. Mais c'est un autre sujet.
Bref, oui, on a tous été habitués à juger beaucoup, les autres et nous-memes.

Je veux à tout prix éviter de laisser croire que le jugement et les sentiments sont de la meme nature. Je parle d'humilité vis-à-vis des jugements, consistant essentiellement en la conscience de leurs limites en termes d'utilité ou de leur fiabilité.
Exprimer ce qu'on ressent n'est pas orgueilleux, je vois pas trop quoi dire de plus.

La difficulté de se juger, et de se poser des questions se concernant est effectivement variable d'une personne à l'autre mais globalement élevée.
Ici, il est question de ce qui est facile: savoir comment on doit commencer.
Comme souvent, ce que je propose, c'est pas grand-chose.

Baghee a écrit: Mais peut-être aussi pour certains intégrer avant tout qu'ils sont ''quelque chose'', et ''quelque chose'' de beau/bon/bien, parce qu'ils ont été traités en moins que rien. Ensuite seulement considérer la vacuité d'un sentiment de supériorité ou de puissance.
J'ai dit "rien", j'aurais du dire "très très peu". Ce que tu dis me fait penser à une discussion sur ce forum au sujet des complexes de supériorité et infériorité. Ce qui revient régulièrement est que les gens ont une assez mauvaise estime d'eux-memes pour qu'on vienne leur dire qu'ils ne sont presque rien (ce qui n'est pas ce que je veux dire, hein?). Mieux vaut voir le verre à moitié plein parfois.

Baghee a écrit: Je pense qu'il est bien plus fondamental de réaliser ce travail sur soi, de guérison des blessures et de réconciliation avec ses sentiments et ses émotions, dans l'acceptation de ce que ''je suis'', tel que ''je suis'', avec une juste humilité (sur moi-même), pour répondre à ces questions, que de se reposer sur des philosophies fussent-elles subtiles et pertinentes.
Oui, ce dont j'ai parlé n'est pas le point de départ, (ni d'arrivée). On peut très bien se passer de philosophie; je préfère ne pas m'en passer.


Pour ce qui est du "Qu'est-ce que je suis pour toi?", je dirais que ce n'est pas un passage obligatoire. Il y a émotion et symbole, l'un n'engendre pas l'autre. Tout en restant central, ça dépend de si le "toi" peut etre un "moi".

D'un point de vue global, je suis beaucoup d'accord Smile

paela
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