Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 11 Mar 2012 - 23:55

@Azenor. Merci !

@Pelure. Je serais un peu frileux à qualifier mon âme de grande. J'ai une âme, cela me suffit. Merci pour votre attention, et pour vos conseils. Je ne sais pas si cependant si je devrais remettre en doute la qualité des gens autour de moi, ils ne sont peut être pas zèbre, mais ils restent équidés et pour beaucoup de forts intéressants équidés. Sinon, je ne fais pas mon ménage, c'est bien ça qui me perturbe. C'est sale chez moi, désordonné, je ne me sens pas chez moi. J'ai du mal à me sentir chez moi chez moi. Quitte à me répéter, mais pour le coup ce n'est pas grave, Merci pour votre attention et vos conseils. Ces échanges me surprennent un peu car j'ai le réflexe de la tortue, de rentrer tout membres dedans et ne laisser apparaitre que ma coquille, je ne sais pas comment y répondre, donc je prend un peu de temps, mais, le plus important, ça me fait plaisir.

@Kara. Merci pour ta réponse. Je n'aurais rien à ajouter à ce que tu dis, même si je prend un peu de distance maintenant avec les artistes célèbres, qui furent longtemps mes modèles, ce que je voulais devenir. Je prend un peu de distance avec ces génies, qui avaient peut être plus de potentiel que moi, je ne le sais pas et quelque part je pense que je m'en fous avec raison, je préfère suivre mon chemin plus discret et plus modeste.

Quelques petits changements, je continue à larver mon temps sur le net, mais je me bouge un peu plus entre deux moment, je ne suis plus une larve, mais je suis encore bien éloigné de la somptueuse élégance du papillon-poulpe. Disons que je suis une chenille. Je passe encore trop de temps sur l'ordinateur, bien trop.

Les pensées restent tumultueuses, je pense moins aux autres, plus à des conneries. Toujours cette volonté d'avoir la connaissance parfaite. Mon esprit s'embraye parfois sur des pensées tourne un peu en rond, il y a là-dedans la recherche de la perfection, de l'omniscience et de la pureté. En quelque sorte un manque de modestie. Je ne sais pas si cela est vraiment les causes et les conséquences de ce qui se trame dans mon esprit, mais peut être n'est-ce pas une chose souhaitable de vouloir expliquer d'une façon un peu maniaque chacun des aspects de ma personnalité. Non pas que le travail sur soi est méprisable, bien au contraire, il est dans mon cas vital, mais peut être faut il que je l'accepte plus calmement, plus sereinement. Je ne sais quoi faire, ni quoi dire. Je me répète, mais il est peut être temps de parler de choses plus optimiste. J'ai cherché, j'ai trouvé ce qui me dérangeait, je l'ai exprimé. Peut être que certaines souffrances viendront me perturber plus tard, peut être qu'il en reste, je les exprimerais au moment venu.

Je tente de trouver le positif, ce qui me motive, et non pas le négatif.

Le flux de pensée continue, je repense un peu aux choses sociales malgré tout. Ils continuent mais néanmoins je progresse. Il est 17H, ma vaisselle est faite, j'ai un peu balayé, je suis en train de ranger, c'est un progrès incontestable.

Je tente de lire des choses, mais je n'ai pas l'attention à ça. Il est peut être un peu tôt pour faire le point sur la journée. Il est 18H47.

Il est 20H27. Peut être est il enfin le temps de faire le moement sur la journée. Je suis une chenille maintenant peut être mais je me tort sur mon dos afin de tomber sur mes pattes. J'ai toujours assez peu agi. Le stress devrait agir, mais il ne le fait pas. Je n'arrive pas à travailler. J'ai perdu toujours pas mal de temps sur le net. Malgré cela il y a quelques améliorations substantiels. J'ai fait la vaissaille, j'ai commencé à balayer, fait un tout petit peu de rangement. Il n'est pas encore l'heure de se coucher, je peux donc faire encore quelques micro-actes qui ont leur importance.

Toujours ce stress.

J'oubliais, j'ai descendu mon sac de recyclage. Tant de micro-actes qui ont l'air risible, ce sont des micro-avancements, mais j'avance tout de même un peu même si c'est avec une lenteur excessive. J'ai passé plus de temps à tourner en rond, à commencer des micro-geste même si j'ai beaucoup végété sur mon ordinateur. Je suis fatigué. Qu'est ce qui a pu provoquer mon intérêt cette fois : Pierre Desproges, les "perles noires", l'informatique quantique, un blog B.D. Je ne me souviens de pas grand chose, je lis en diagonale. Lire, vraiment lire avec attention est assez complexe. Je suis obligé d'y revenir à plusieur fois. Même à cette écriture. Je venais de me plonger dans un livret de cuisine, aucune recette ne m'intéresse, trop longue.

J'aimerais de nouveau lire, j'ai lu tout les bouquins chez moi, je suis trop larvesque le samedi. Je pourrais lire Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Cela devient difficile d'écrire. J'ai moins de chose à dire, j'intellectualise moins et il faut que je trouve de nouvelles choses, négatives ou positives sans discernement. Je suis pris par la tentation de fuir dans internet. J'y succombe. L'angoisse, l'angoisse de ne pas changer. J'ai un peu mal à la tête. Mais je suis pris dans une situation où j'ai envie de me plonger dans une spirale de non-pensée internet. Alors je préfère écrire, même si c'est plus dur.

C'est vache la pensée, au moment où je souhaite penser à ce que je pourrais écrire, il me vient comme seule pensée "je ne pense à rien", mais il y a comme même cette sensation d'angoisse au fond du ventre. Je me sens presque incrédule du monde qui m'entoure. Et ce qui m'entoure, ce qui n'est qu'à un ou deux mètres me parait à une distance énorme. Seul mon écran d'ordinateur me semble être à proximité. Je m'apprêtais à ouvrir internet, pourquoi ? Je n'y ai rien à faire, tandis que j'ai tant de choses à faire dans la réalité mais toujours ce sentiment d'angoisse. J'aimerais vraiment laver ce studio, de fond en comble, le débarasser de sa poussière, mais mon bazar me terrorise. Je viens de rouvrir la page internet, seul le moment d'apparition de l'information a compté. Je suis devenu addicte à ces micro-moments de non pensée. Encore une fois, et pourtant je ne regarde pas. C'est même au flash lumineux que je suis devenu addict. L'écran lumineux, la pupille dilaté, je me sens mieux juste avec ces conditions réunis. Quelque chose de profond, de tendu veut s'exprimer, peut être un ultime cri de rage ou de peur. Je ne sais pas vraiment.

Que voudrai-je faire. Je voudrais devenir un artiste, ou pas forcément. Je me dis si je ne suis pas artiste, au sens de quelqu'un qui créer des micro-fragments de beauté, pourquoi ne pas devenir plutôt boulanger ? Je ne sais pas ce qui me plait dans l'idée de boulanger. J'ai pourtant exclu en parti le blé de mon alimentation, sauf justement le pain. La possibilité d'être indépendant si l'on est propriétaire de sa propre échoppe, le fait de fabriquer. J'ai toujours aimer la pate, non pas les pâtes alimentaire, mais la pate, ce truc à pétrir. Ma mère m'a dit plusieurs fois que petit j'aimais beaucoup pétrir, toucher les choses, les malaxer. Et le pain nourrit. C'est un métier qui m'a l'air d'être loin d'être con. C'est les raisons qui font que c'est mon second choix après être artiste. Malgré que ma cuisine ne soit pas très bonne, assez grasse, j'ai l'impression d'être assez exigeant au niveau du goût.

Je voudrais voyager. Je n'ai pas un très bon passif avec les gens, donc je voudrais voyager en pleine nature. Je sais que ça serait possible, là où je suis il y a des bus qui permettent d'aller en forêt. Respirer l'air de la forêt avec ses odeurs. Marcher sur les caillous, dans la terre, regarder. Je pourrais y aller, mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Manque de temps, mais aussi ce manque de volonté. J'en ai marre d'internet, je ne fais qu'y lire des demi-informations. Je voudrais faire un peu de sport, de la musculation, pas de la gonflette, juste avoir de nouveau un corps opérationnel. Je voudrais ressentir.

Le stress, l'angoisse est toujours là. Toujours cette sensation de ne pas appartenir à ce monde. Ce n'est pas vis à vis des gens, mais à force de tout intellectualiser, j'ai du mal à ressentir mon existence vis à vis de ce monde physique. Les pensées sont encore là, elles "poussent". Elles veulent sortir. Je ne veux pas m'arrêter de penser, très loin de là. Mais je veux m'arrêter de penser compulsivement, ça me fatigue.

Mais MERDE, j'en ai marre d'avoir des flux de pensées stériles sur la famille SMITH de American Dad, sur le film le Parrain dont je n'ai vu que le film mais ensuite j'ai rassemblé tout aussi compulsivement des informations sur les autres films. Ces pensées compulsives, cet usage compulsif du net, cette boulimie compulsive m'use. Je voudrais construire. Arrêter de lire en diagonale cinquantes articles par jour, mais me poser une demi-heure plutôt pour lire un livre approfondissant le sujet. Je suis fatigué mais je déborde pourtant d'une nervosité. Je voudrais savoir agir. Je passe sur Facebook, sur forumhobbie1 , forumhobbie2, forumhobibe3, BlogsBD.Fr désesperant le net est grand mais jen trouve rien. Ce grand kiff de la pensée arrêtée. Ce grand kiff qui commence lorsque je pose ma rétine sur un écran lumineux, je reste fasciné là telle une mouche à merde devant un étron.

Ça sort peu à peu. Pas trop tôt. Quoique, il n'est que 22H20, d'habitude je n'arrive à faire le point que vers 23H30, 00H15. J'ai un peu débarassé mon bureau. J'ai retrouvé le cutter avec lequel je me suis tallaidé. Il m'a mis mal à l'aise, j'ai besoin d'en parler. J'ai sorti la lame, j'ai juste orienté le tranchant vers mon bras, sans même la volonté de vouloir m'entailler. Mais c'était juste la fascination pour cet outil, une fascination malsaine. Je l'ai ressorti, j'ai posé le tranchant sur ma peau sans même appuyer, j'ai posé le plat du métal, j'ai ressenti le froid. J'ai reposé le tranchant sur chaque cicatrice, et sur le poignet. Juste posé. Je ne veux pas me trancher, je ne veux pas me suicider. L'image de mon bras sanguinolant me vient. Je me suis tranché, cela n'a pourtant pas saigné, un tout petit peu tout de même. C'est juste de la fascination malsaine. Je me souviens de l'hésitation, puis de la rage, je n'ai gardé que 9 minuscules cicatrices, large d'un poussif centimètre, se prolongeant par une ligne rouge pour certaine. Très discrète, quoique cela dépent de la luminosité. Je me souviens de la colère, de la rage, de la douleur, enfin ressentir. Alors que tout s'inhibe dans un flux de pensées constant, la douleur arrivait, elle calmait les pensées. La colère est toujours là, la rage, après une journée à tourner en rond malgré les progrès. Ce n'est pas assez. Je veux juste vivre simplement, me réveiller, agir, travailler de façon nécessaire, laver. C'est juste ne pas réussir ces petits gestes qui n'empêchent me font progresser. Je range la lame du cutter, juste un moment de fascination malsaine. Les pensées arrivent, même pas les pensées, c'est juste le flux mental. Une forme de rage, de colère envers moi qui n'arrive pas à agir simplement. Je voudrais qu'il se calme, qu'il se transforme en une énergie du mouvement, qu'il se transforme en quelque chose de directif plutôt que de progressif.

Mon ventre se gonfle, le petit bébé de l'angoisse y remue. Demain sera une plus belle journée. L'angoisse perdure malgré tout. Je suis allé au plus profond de moi, j'y ai chassé le mal, mais je n'ai pas réussi à installer le bien. Me voilà qui parle comme dans la Bible maintenant. Qu'est ce que je pourrai installer comme bien. Je sais ce que je veux voyager, aller un peu en forêt, dans un parc ou n'importe quoi, là où il y a des choses qui vit. Cette angoisse, cette colère, elle est là dans le coin avant, à ma gauche du cerveau. Si c'est vraiment ici que là tout de suite je peux y localiser quelque chose. Je veux changer. J'écris les yeux fermés, je tente d'excorciser ce sentiment insupportable. Je dois travailler, je n'y arrive pas, je le dois pour ma réussite scolaire, c'est insupportable de ne pas y arriver.

RAGE. J'avais envie d'écrire ce mot, comme ça en majuscule. Ce n'est pas vraiment de la rage, mais cela s'y apparente, une forme de soulèvement intérieur, inépuisable. Quand on me parle de rage, je pense à un instinct coincé dans notre cerveau reptilien, qui existe donc chez tout être possédant un cerveau, aussi primitif soit il, cette manifestation de vie, cette envie de vivre incontrôlable malgré tout. Pourquoi je vis toujours et je ne me suis pas tué.

Je voudrais m'expliquer, me justifier, sur beaucoups de points. Cette angoisse me tord. Je voudrais me faire pardonner de mes fautes, d'avoir une légitimité. De légitimer ma souffrance. J'ai du mal à l'écrire, ce mot souffrance. Cela me parait prétentieux d'écrire que l'on souffre, non ? Surtout qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous faire relataviser par rapport à l'enfant des biddonvilles. Mais cette chose qui me hante. J'utilise le mot hanter, mais ce le mauvais, car il est trop "mystique", qui persiste dans ma cervelle. Je voudrais que l'on me pardonne, je m'inquiète pour ma légitimité. Il est bien ce mot. J'ai besoin d'expliquer pour, rah merde les mots n'existent pas, donner une justification à mon attitude. Je trouve que l'on manque de mot de vocabulaire, de sonorités de vocabulaire pour exprimer tout un panel de choses. Ah, j'aimerais qu'il existe une humanité intelligente, pas forcément à la façon des zèbres, mais qui dispose d'une écriture, d'un vocabulaire, d'une grammaire plus complexe qui permettrait d'exprimer tout un ensemble de choses inexprimable en tant que tel.

Je voudrais apprendre à me mouvoir, à danser ou à grimper dans les arbes. Je voudrais marcher pieds nus dans une forêt. Je voudrais apprendre à me battre et affronter l'adversité. Je voudrais apprendre à faire du théatre, apprendre à être quelqu'un d'autre et à être plus à l'aise quand je suis moi-même. Toujours ce "truc" qui pousse. Ni sentiment, ni sensation, ni pensée, chose bizarre qui arrive à ma cervelle, mon encéphale. J'aime bien ce mot encéphale, il est beau, plus que cerveau ou cervelle. Comment pourrai je décrire cette chose. Disons que c'est plus une sensation, une sensation intellectuelle, elle pousse. J'ai l'impression qu'elle est rouge. Rouge je ne sais pas pourquoi. C'est la couleur de la révolution. Une poussée de changement, d'exaspération. Fait quelque chose d'autre de ta vie, Mec. Arrête d'être assis sur ce sofa. Je regrette vraiment le manque de vocabulaire du Français. Trop pauvre en sonorités, en vocabulaire. Je rêve d'une nouvelle humanité, plus belle, plus pacifiste, plus raffiné. Si beauté et paix sont reliés, le dernier critère est malheureusement indépendant, le comte de Sade était un être à la cruauté raffiné. "Rah", c'est aussi une bonne sonorité pour caractérisé cette pousée. "Ramamatsa". C'est une idée de ce que je ressens. Ah si je devais écrire, j'inventerais mes propre mot, je n'aime pas ceux là. Oh, certains sont très biens, très beaux, mais j'en ai marre de chercher mes mots. Chaque mot, même synonyme, je les associe à un sens pour sa sonorité. Ah, la pauvreté du vocabulaire m'énerve. Des milliers de sons, d'intonations, de combinaisons possible et si peu utilisées. Pourtant, j'ai du mal à prononcer les mots, je m'embrouille dans cet embroglio de mots, je m'embrouille souvent en écrivant aussi.

Ah, le soir, où toutes les pensées se mettent en place, où la confusion de la journée fait place à la clarté du bilan. J'écoute Meredith Monk, il n'y a pas de doute, cette femme doit être un rouge-gorge déguisé en humain, la variation de ses tonalités m'impressionne, on dirait une maitrise complète de sa voix. Le mot "Rammstein". Je roule le "R". "RRRRRammstein". Ah, certes, Rrramstein, ce n'est pas forcément le groupe qui fait la meilleur musique de tout les temps, mais il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce Rammstein qu'il assène dans le titre éponyme. Rah. Pensées. Je vais finir par arrêter d'écrire des phrases cohérentes mais plutôt des suites de sons en fonction de ce qu'ils m'inspirent.

Qu'est ce que je hais internet, mais qu'est ce que je l'aime. Grâce à lui je peux parler de mes doutes, de mes souffrances, de mes joies, de tout ce que je réprime, de tout ce que je n'arrrive pas à exprimer en temps normal.

L'écriture c'est chouette, n'empêche, j'ai hâte de voir mon psy, parler, ça me permet d'avancer plus vite, les sonorités, parler joyeusement, parler tristement tout cela permet d'évacuer aussi. Joindre la parole à l'émotion. J'ai vraiment besoin d'exprimer les choses, alors tout ce que je veux dire se contient en moi, déborde parfois, ça dérange. Ecrire, ça me permet d'exprimer plein de choses, et lors de ces demi-heures par semaine où je peux parler, d'être plus clair, de dire plus de choses. Ce sont des demi-heures, mais n'est-ce pas des heures. J'en sais rien, je regarde pas l'heure. J'aurais envie de rire. Mais c'est difficile de rirécrire. Je rêve d'un langage plus beau, plus complexe que l'écriture. Nous écrivons en ligne. Un peu comme en informatique, ou il n'y a que deux possibilités : 0,1,0,1, les bits. En écriture nous n'avons que deux possibilité, rester à la ligne, ou aller à la ligne. Il y a un truc qui s'appelle les bits quantiques, je n'ai pas vraiment compris comme ça fonctionner, mais apparemment cela multiplierai les possibilités. Pourquoi pas une écriture plus qu'en une dimension celle de la ligne, irait en deux dimensions.

C'est marrant, une fois débloqué, j'écris des blocs et des blocs. Bloc et débloque. Ecrire, exprimer. Une sorte de peur est partie mais j'ai toujours besoin d'exprimer, d'exprimer, d'exprimer avant d'arriver à me mettre à travailler. De concrétiser, de créer, de vivre et de rire. Pas le rire nerveux partant du haut de la cage thoracique mais celui qui se trouve juste en dessous. J'ai cette image, juste en dessous de l'endroit où s'arrête la cage thoracique, mon rire devrait se trouver là, non pas dans les épaules. Rire d'un vrai rire et non d'un rire nerveux. Je n'en peux plus d'attendre ces séances chez le psy où je devrais mettre au claire ma pensée, alors je chuchote un peu. Pas trop fort, car mon voisin pourrait entendre et me prendre fou. "Rah, rah, rah, cette sincérité qui me manque". Pourquoi "rah, rah, rah", quelque part, cette agacement, cette rage.

Trakaka. Il faut que j'aille dormir.

Vraiment, je ne fais pas ça par lubie, je prononce ces sonorités car elles ont un sens pour moi.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Scarabée le Lun 12 Mar 2012 - 10:01

Tu sais, tout ce que tu écris, là, non seulement c'est toi mais c'est également une véritable œuvre d'art. C'est très difficile "d'écrire" la pensée, surtout quand elle est aussi bouillonnante, et toi tu y arrive avec brio. Si j'avais envie d'expliquer à quelqu'un comment c'est à l'intérieur d'une tête de zèbre, ce sont tes écrits que j'aurais envie de montrer. Ça me rappelle ce que j'avais dans la tête à 20 ans, même si à l'époque j'aurais été bien incapable de l'exprimer ainsi.
Encore bravo.
Continue ! Nous sommes plusieurs à te lire avec attention. cheers
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 12 Mar 2012 - 23:52

@Scarabée Merci pour tes compliments et encouragements.

Les pensées continuent malgré tout de s'agiter dans ma tête. Stop, un peu de calme.

Il est 23H07, je suis rentré chez moi à 20H09, j'ai mangé un saucisson, une demi-baguette et une plaquette de chocolat blanc. J'ai passé mon temps à chercher je ne sais plus quoi et j'ai regardé trois épisodes d'American Dad. Le stress, l'angoisse ne me quittent toujours pas. J'étais sensé travaillé, préparer au minima mes affaires pour demain. Mais je n'ai rien fait de tout cela. Pourquoi. Pourquoi je ressens tellement le besoin d'échapper à mes pensées. J'en ai marre de penser. Je veux danser, chanter, dessiner mais à la place de tout cela je reste comme une pauvre larve. J'écris, j'écris, mais agir devient tellement pressent. Pouvoir agir. Je désire tellement agir mais je n'y arrive pas. La volonté d'agir sans y arriver, pour beaucoup de personnes cela parait impossible. J'aurais du appeler mes parents aussi. Et mon ancienne orthoptise pour faire un check-up.

Le gras salé du saucisson me laisse un désagréable arrière goût.

Il est 23H12, mes pensées se calme. Il aura fallu perdre 2 ou 3 heures perdues pour qu'elles se calment. J'ai l'impression que ma cervelle est usée, que je force dessus. Je me sens perdu dans ces moments. Angoisse d'agir, angoisse de faire des choses. Je me souviens, j'étais petit, je construisais des chateaux forts, j'étais impressionné par celui de mon père quand il était petit qui tronait en haut d'un placard avec lequel je jouais parfois, un vrai acheté, la peinture imitait magnifiquement la pierre, il était terriblement réaliste. Ces figures étaient de types aussi réalistes, des jouets aussi beaux, je ne sais pas si l'on en fait encore. Déjà, je recommencais sans cesse, j'ai quelques petites cicatrices à la main, je me coupais avec les ciseaux, le cutter. Ces cicatrices là, je les aime bien, c'est la vie.

Je me souviens de l'ennui, les jeux vidéos sont apparus dans ma vie. Civilization 2. Super jeu. Puis Pharaon, puis Age of Empire et pleins d'autres. La fascination d'alors. Je ne sais pas si l'ennui est apparu avant ou après les jeux vidéos, mais les jeux vidéos l'ont renforcé, je ne savais plus alors comment m'occuper. Toute mon âme pensait jeux vidéos, j'attendais avec impatience ma prochaine dose. La rétine s'agrandit, l'endorphine agit. Toxico depuis que je suis petit. Je veux me battre, étrangler ce serpent honteux. Je passe mon temps à angoisser, l'angoisse, lapeur, elle est là et j'ai toujours grandit avec. Alors pour s'en séparer comment faire ?

J'ai commencé à m'inquiéter lorsque les jeux vidéos ont imprégné ma cervelle au point d'en penser jeux vidéos. Je recherche la pureté alimentaire, physique, mentale la plus fine, celle du diamant.

Il est 23H22, la colère monte contre moi même. IDIOT. Qu'est ce que tu as foutu. Pourquoi tu as encore passé trois heures sur ce foutu ordinateur. Tu en as marres. Alors pourquoi tu le fais, c'est absurde, tu voudrais faire tellements de choses, mais non, tu restes là fasciné par cette lumière. J'ai déjà passé du temps à contempler juste à regarder l'écran lumineux, le plaisir de ma pupille irrigué par la lumière des ordinateurs.

Je serais prêt à aller sur Facebook, lemonde.fr, Slate.fr ou n'importe quelle autre site informatif pour avoir ces flashs informatifs. Ne plus penser, cela marche par flashs d'informations, ils arrêtent la pensée, ils la sature. Je me fais souffrir moi même à cause de cet ordianteur. Je voudrais agir, je le veux au plus profnd de moi mais je n'y arrive pas.

Je veux prononcer des mots, ça déborde de ma cervelle toutes ces choses à exprimer. L'espérance, je l'ai déjà vu sur le visage d'une fille. Elle a un sourire si beau, c'est un sourire d'optimisme. Je joue les poètes à deux balles, mais c'est dans ce sourire que quelque chose m'avait alors troublé.

La colère. Maintenant, à 23H31, c'est ce sentiment qui m'envahit, une colère contre moi même, ces pensées qui ne peuvent être claire. MERDE. Oui, j'écris des choses en majuscule aujourd'hui. Je n'ai plus envie d'inventer des mots ce soirs.

Je les diviserais en deux catégories : fantasmes et cycles pervers. Le fantasme consiste à me réver ou à réver la réalité d'une manière globale d'une façon à ce qu'elle me convienne, quand j'étais petit, je me suis rêvé en tellements de formes "mieux", notamment des martyrs, des mutilés, mais malgré tout des gens extraordinaires que l'on respectait. Le cycle pervers, c'est re réfléchir une situation, sous tout les angles. Le fantasme s'agit d'un cycle pervers particulier, de quelle façon je pourrais être mieux, vivable. Je me définissais alors que comme un être extraordinaire pour avoir une vie acceptable. Ce qui me manque quelque part, c'est le mépris. C'est triste, mais j'ai pu tellement mépriser pour compenser ma différence de culture, de vocabulaire, qu'au moment où toutes mes névroses m'ont isolé et endus médiocres, la réalité n'en fut que plus triste.

Toutes ces pensées en empêchent d'autres d'éclore, celle nécessaire à comprendre, envisager son travail.

Je me suis rêver mourrir aussi. Souffrir pour expier mes fautes, le sacrifice comme ultime admiration. L'humain a toujours été admiratrice des martyrs, je me suis rêvé en martyr. Quelles pensées viennent, je ne sais pas. Elles sont là, prêtes à éclore et de nouveau à m'emmerder.

J'ai passé ma journée à angoisser sur des problèmes de relation, puis je rentre chez moi et passe mon temps à angoisser sur ce problème d'ordinateur. D'angoisses en angoisses, cela reste des angoisses. J'ai l'impression chaque soir que mon esprit se calme mais il repart au galop aussitôt. Je ressens à peine le besoin de cliquer, décliquer sur la fenêtre Mozilla Firefox maintenant que j'ai eu ma dose. Point positif ? Il est 23H47, toujours l'heure du bilan, car l'heure du coucher s'approche et j'ai fait n'importe quoi. L'exaspération, je suis exaspéré. Je voudrais être capable de passer des journées sans internet. Vous savez ce qui m'insupporte avec Internet. La non permanance des choses. Toutes choses est superficielles, la lecture est bien plus fatiguante sur le net que dans un livre. Et je perds mon temps là dedans !

23H49. 10 minutes pour se coucher à une heure décente. 6H de sommeil, ça devrait être un minimum, 7H serait mieux. Surtout que je suis un gros dormeur à la base. Je m'écroulais sur mon bureau de fatigue aujourd'hui. Mes affaires ne sont pas prêtes et je n'ai pas encore réussi à "expier".
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 0:18

@ poulpe,

Je ne sais pas comment le formuler, mais une seule question de toi, et ce serait parfait...
Prends ton temps, et quand tu sera prêt...

bisous...


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mar 13 Mar 2012 - 0:46

@Azenor, je n'ai pas tout à fait compris. Tu veux que je te poses une question ?

Merci de me lire !

J'ai toujours l'esprit en ébullition, alors je continue à écrire, à vouloir faire passer ces foutues pensées. A rechercher cet instant de calme dont j'ai besoin. Je ne sors pas, je n'écris pas. Penser, penser, penser. Je ne fais que ça, je suis une machine à penser, une machine à penser à soi, à soi vis à vis des autres. Je tape les yeux fermpés, afin de faire d'avantage attention à ce qui se passe au sein de cette tête. L'angoisse, l'angoisse de tout. Je sais qui me l'a transmise. Aucune qui me l'a transmise. L'angoisse de tout mais comment faire pour être moins angoissé. L'on associe cela souvent à un trait de caractère, j'espère que ce n'est pas une qualité intrasèque à ma nature. Si je veux avoir d'avantage confiance en moi, je dois avoir confiance en moi.

L'angoisse empoisonne tout, l'angoisse empoisonne le plaisir. Depuis quand n'ai je pas pris du plaisir à faire quelque chose, depuis quand n'ai je pas réussir à me satisfaire des choses. Reconnaissons le, grâce à ce travail d'écriture, il y a du progrès.

J'angoisse d'angoisser, d'angoisser j'angoisse.

J'angoisse de tout, comment casser ce cercle vicieux de la peur et en établir un plus vertueux de confiance en soi. Comment arrêter d'avoir peur. Je voudrais avancer. Il est 00H41. Je ne dormirais que cinq heures cette nuit, à quoi ça sert de s'acharner à réfléchir à ce problème. Qu'est ce qui m'emmène dans cette peur récurente, je ne sais pas. J'en viens à ce que l'on m'a souvent dit : ait plus confiance en toi, arrête d'avoir peur (de tes sentiments), mais cette peur des sentiments, ce manque de confiance en soi, ce n'est qu'une conséquence pas une cause ! Quelle cause à cette peur. A cette peur de tout, à cette surintellectualisation peureuse, la peur du grand monde.

Je m'inquiète trop. Laisse cette peur partir.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 0:57

@ Poulpe,

Voilà, c'est fait.
Je voulais dire que si tu posais une question, tu t'ouvrais à nous et aux autres. Mais cela a un côté inquiétant, cela ouvre une porte sur soi-même, un accès à ses émotions, et cela peut fragiliser.


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mar 13 Mar 2012 - 22:54

Ah, je ne sauras pas quelle question poser. D'habitude, l'on me reproche de poser trop de question, ma manière de m'inquiéter de tout,

06H58. Dès le matin les pensées s'agitent à cent à l'heure, elles tournent en rond. Elles me mettent K.O, me laissent dans un état léthargique mi sommeil mi

conscience où elles peuvent profiler et m'importuner.

21H29. Je suis rentré à 20H05, j'ai regardé les infos. J'ai regardé un épisode de vingt minutes d'une série. Mauvais point, je suis revenu sur un site sur lequel je suis allé. Il est 21H29, et j'ai déjà commencé à écrire, faire le compte rendu de cette journée. Bon point. J'ai l'esprit clair même si la journée ne s'est pas super bien passé. Mardi de merde. Je suis tenté d'aller sur un site internet, je ne sais pas quoi faire. Agir me paralyse toujours autant. Je veux bien agir, mais il y a toujours ce blocage. Je préfère rester alors sur l'ordinateur. Mes pensées étant plus claires, je peux commencer maintenant à écrire. A fouiller dans cette cervelle fatiguée.

Pourquoi je n'arrive toujours pas à agir ? Mystère. Je ne sais pas ce qui me bloque. Je me suis collé ce rôle de personnage intelligent qui ne me va pas. Car j'oublie toujours que l'intelligence est multiple et que l'on ne peut être doué en tout. On peut même rater. Impression renforcée par mon perfectionnisme exacerbé et

le fait que je côtoie des gens (très) doués. Je confond intelligence et gens intelligent tel on le conçoit dans les films, un personnage omnipotent, omniscient. Or l'intelligence, c'est apprendre plus vite, non pas tout savoir. Or, à force d'avoir cette image de personne intelligente, j'ai du mal à ne pas savoir, à ne pas faire les choses parfaitement du premier coups, je n'arrive pas à me dire qu'il faut peut être que j'apprenne et que je ne sais pas encore tout. A force d'avoir cette image de personne intelligente, je prend très mal de me tromper plus que les autres. D'autant plus que je me trompe souvent plus que les autres. Alors je me sens stupide en contradiction avec cette image, ce modèle que je me suis copié, celle de la personne intelligente.

Je ne parle pas, je quipropote. De quipropoter : ne pas parler mais enchainer les quipropos. C'est fatiguant, épuisant, blessant.

Je ne sais plus quoi écrire ce soir. Je voudrais toujours me plonger dans le net. Je n'arrive pas à répondre à cette grande peur. Tant de pensées dégénèrent tel un vilain cancer. Elles se multiplient frénétiquement et tuent les nouvelles pensées à venir. C'est un cancer de la pensée. Heureusement, il ne fait que me désesperer, me plier en deux, mais il ne me tue pas. Youpi.

Les pensées tournent en rond, je n'arrive pas à casser ce cercle vicieux.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 23:24

@poulpe,

Après des années de quipropos, j'ai le sentiment d'être en phase depuis quelques jours seulement...

Quatre semaines de Forum, sont venues clore ce que je n'avais jamais réussi à symboliser. Je fais plein de bêtises au quotidien, mais je me repositionne sans trop m'inquiéter. C'est ce que je suis qui est important, plutôt que ce que je fais. J'accepte de participer à un travail vraiment imparfait, pour être en phase avec les autres, avec le groupe, qui ne peut produire que quelque chose d'imparfait... du moins c'est que je crois... être en phase avec les autres est très important. Je dis imparfait, mais il vaut mieux produire quelque chose d'imparfait plutôt que d'attendre un idéal inaccessible...

Je n'ai aucune idée de la manière dont tout cela à opéré en moi, mais cela se fait naturellement, presque sans effort...

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mer 14 Mar 2012 - 22:35

Je vis dans un autre monde ,le monde de la perfection. Ce monde ne peut exister que par la pensée, alors quand la pensée s'épuise peu à peu vient l'angoisse. L'ordinateur est précieux car il me permet de vivre dans un monde virtuel. Le flux de pensée s'épuise, je n'arrive toujours pas à travailler pourtant.
Les pensées restent mais en arrière-fond. Je me complaisais dans un monde d'abstraction mental. Je m'y complais toujours.

Je ne trouve rien d'autre à dire ce soir.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mer 14 Mar 2012 - 23:22

@poulpe

L'angoisse me terrassait, au sens physique du terme.

Les premières années de fac j'allais à la moitié des cours, tellement j'étais envahie par elle et désertée par le désir. J'aurais voulu l'arracher de mon corps... mais elle était impalpable, incernable... je l'aurais arrachée... et j'avais l'impression d'être la seule comme ça... les autres bougeaient, sortaient, parlaient, riaient... et moi j'étais envahie par ça, dans mon corps, dans mon ventre.

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Message par Envol le Jeu 15 Mar 2012 - 1:55

J'ai vu ton journal il y a qq temps, j'ai parcouru, en diagonale, la belle graphie du début : il écrit, il écrit merveilleusement. C'est ce que tu as dit et décrit d'internet tueur de pensées qui a retenu mon attention, avec tout le mouvement qu'il y a dans ton écriture. J'ai pensé, il joue, c'est ça, il joue, va, vient, tourne se traîne (Barbara).
Mais ce jour-là, j'avais mal joué de mon côté, je ne pouvais pas me concentrer. Je me suis alors mise 'en éveil' sur ton journal.
Et je suis revenue... c'est tellement étonnant de t'entendre décrire les maux de l'adolescente que j'étais, tellement précisément, c'est une rencontre, une beauté. Jeune je voulais devenir écrivain, et à te lire, je me suis souvenue combien j'avais écrit, de lettres, de textes, et à te lire, je me comprends tellement mieux : tu crées un pont entre moi et moi, c'est magique.
Magique aussi parce que je suis artiste professionnelle, que j'inclue de plus en plus d'écrits dans mes installations, expositions et dispositifs, et que de te lire m'enseigne beaucoup sur mon propre rapport à l'écriture. La danse des épaules devant l'écran, c'est une transe que j'aime infiniment. Tu le sais, écrire et être lu n'est pas rien faire, et au regard de ton évolution, tu es déjà sous les effets miraculeux de cette alchimie.
J'ai aimé toute les formes d'intelligences qui t'ont répondues, tellement créatives, diverses, fortes : 'faire vivre à des personnages ce que l'on ose pas encore faire' - ou le jeu sans pression de la fiction, un cadeau, 'les ailes de géants qui empêchent de marcher' - ou réapprendre à regarder la grandeur, 'en ce moment je décroche de la culpabilité' - ou l'autre regard sur la désintox (!), ou encore 'tu n'as peut-être rien fait mais ça demande des efforts sur cette planète' - tellement vrai, magnifique !
Te dire que j'ai moi aussi réclamé un lieu pour pouvoir être fatiguée, et ai réussi à me faire admettre en HP à 18 ans(oui, je l'ai réclamé corps et âme, penser comme nous sommes deux à l'avoir fait, c'est... fou !!!!!) C'était après une TS, dans un service pour anorexiques et dépressifs adolescents : je te le déconseille fortement, j'ai cru que j'allais vraiment crever là-bas... et te dire aussi que 'passer l'éponge' n'est toujours pas une expression anodine pour moi !
Simplement, saches que le flot ne se tarit pas parce que l'on souffre moins : ne t'identifie pas à la souffrance, tu pourras écrire toute ta vie si tu le souhaites et participer ainsi à tordre le coup à tous ces poncifs insupportables sur le romantisme de l'artiste qui souffre, et qui souffre pour créer. On peut souffrir que l'on soit artiste ou pas, et créer dans le bonheur autant que dans le malheur.
J'ai 35 ans, j'ai déjà énormément créé, dans divers domaine, j'assume mon oeuvre, et j'ai l'impression que ce n'est que le début. La différence ? J'assume de plus en plus mes zébrures, du moins celles que je suis capable de voir, et j'essaie d'aller doucement à la découverte des autres rayures.
Et puis, en clin d'oeil, une façon très efficace pour moi de passer radicalement de l'autre côté du miroir et d'en mettre un sérieux coup au narcissisme : être devenue... maman !!!
Au plaisir, de te lire !

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 15 Mar 2012 - 22:37

Merci pour tes encouragements et ce dont tu témoigne, Emilie.
Je relis toujours plusieurs fois vos commentaires, car j'ai pris l'habitude de lire en diagonale, et il me faut plusieurs lectures pour tout "digérer". Je ne trouve pas toujours beaucoup de choses à répondre, mais ce n'est pas pour autant que je n'écoute pas. J'ai un peu écris ce soir, mais Windows aidant, tout cela est parti. Ce n'est pas très grave. Ce qui m'inquiétait est parti pour un petit moment.
_____________________________________________________________________________23H16

L'introspection, de toutes les intellectualisations excessives dont je suis capable, celle-ci est la plus saine. Le mieux serait d'arrêter de se prendre la tête pour rien mais ce n'est pas le cas.

Avec beaucoup de méfiance, je constate que j'ai fais des progrès. Avec beaucoup de méfiances, car j'ai bien conscience que tout cela n'est peut être du qu'à une phase "up".

Malgré tout, les pensées perverses m'envahissent. Perverses car il s'agit de pensées qui ne sont pas constructives, je leur reconnais un caractère compulsif. Pour échapper à cet appart crade, cette réalité que je ne saurais souffrir, je me réfugie derrière un mur de pensée. Par les pensées, j'échappe à ce travail qui me semble colossal, ces difficultés que j'ai peur de ne pas savoir affronter. Cet étrangeté sociale.

Il est 23H13, j'ai besoin de dormir ou de travaillais, je ne sais pas, je ne vais pas m'attarder alors plus à écrire. L'écriture des pensées prend un cap, peut être que cela s'arrêtera quelque temps en se ralentissant.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par nid_d'abeille le Ven 16 Mar 2012 - 0:55

Dans ton action d'écrire...
et puis à des gens humains !
il y a plus qu'intellectualisation........

il y a écoute des émotions et sentiments.
il y a créativité,
relation,
expression de ce qui bout en toi et qui veut viiiiiiiiiiiiiivre.
Non ? ?
Tu ne trouves pas ? Smile
tu construis des bouts. . .

...

flower

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Sam 17 Mar 2012 - 23:11

@Carotterose. Oui. C'est plus que le compte rendu des choses négatives, je ne suis pas quelqu'un de très optimiste mais au moins je pense être résilient, une petite part de volonté de vivre reste chez moi quoiqu'il en soit.

Il est 11H04. On est le samedi matin, journée qui est pour moi toujours pleine de défis car je souhaiterais faire tant de choses. Je me suis levé à 9H47 ou dans ces alentours. Je n'avais rien à mangé donc j'ai avalé un vieux reste de purée de pois cassés pour tenir jusqu'à midi.
Les pensées se ralentissent, ma relation avec internet est moins addictive.

Il est 12H49, je viens de perdre une heure et demi à rien foutre sur internet. Les pensées s'entremêlent dans ma tête sans véritable ordre. J'ai un peu de mal à faire de l'ordre là-dedans. Cette réalité là me fait peur. Je ne veux pas jouer le calimero.

Ecrire à propos de la réalité. Je suis au milieu d'un appartement sale. J'ai bien pogressé depuis le temps. Mais il est temps de progresser encore. J'aime renacler mes connaissances dans ma tête, cela m'apporte un bien-être pervers. Sa perversion est qu'il m'apporte plus de mal-être que de bien-être, lorsqu'on renacle on n'agit pas, on n'est pas naturel, l'on ne peut pas être heureux comme cela. J'ai associé la perfection au bien être au lieu d'agir vers la perfection. Cela me perturbe, je soulève le bol, mais en même temps, je pense, je pense en rond, et je ne termine pas l'acte.

Faire la vaisselle et le ménage ont beaucoup d'importance pour moi. La vaisselle premièrement, la vaisselle est importante car je dois la faire quoiqu'il arrive, je mange tout les jours, je "produis" donc de la vaisselle quoiqu'il se passe. Si je vais mal, je la laisse s'accumuler, et je dois la laver un jour ou l'autre car j'ai besoin d'avoir des couverts pour manger et des casserolles pour cuisiner. C'est un passage obligé à l'action, qui est si important pour moi. Le ménage prend une importance aussi, car je n'arrive pas à le faire. Lorsque les moutons se forment au sol, je réagis alors, il prend une importance car c'est un cap dans l'action que je n'arrive pour l'instant pas à franchir, je tourne en rond pour le faire. Il prend une importance car avoir un chez soi agréable aide à se sentir bien chez soi. Le déif est d'autant plus élevé que je suis dans un endroit pollué, poussiereux, où la pollution s'accumulle à vitesse grand V.

Lorsque je fais la vaisselle, je la fais lentement, les pensées traversent mon esprit, me pertubant, perturbant mes gestes. Faire la vaisselle parait simple, mais il nécessite tout de même de l'attention, hors de question de laisser une pâte au fond de cette casserolle ou un bout d'oignon dans le saladier.

Il est 20H29. J'ai un peu de mal à me mettre à écrire ce soir.

J'ai beaucoup de mal avec le silence. J'accepte très bien le silence quand je suis en dehors de chez moi, je commence à bien l'accepter sur mon lieu de travail, mais chez moi, je met toujours de la musique. Même si je ne l'écoute pas. C'est un fond musical constant, d'ailleurs je met toujours les mêmes musiques. De façon répetitive.

Les choses ont un peu changées. Aujourd'hui, je suis partis en ville à 16H, j'ai vu une exposition et je me suis fait coupé les cheveux. D'habitude, je commence à émerger vers 17H d'une journée d'affres internets. Mes pensées ralentissent, et ce qui me semble un "voyage" de l'introspection tourne à sa faim. J'ai brisé il me semble ce qu'il y avait de douloureux en moi, et avec l'aide de mon psy, j'ai réussi à juguler ce flot de pensées incontrôlées.

Il est 21H33, je n'ai rien foutu depuis une heure. J'ai un peu de mal. Je tourne en rond, je me rend compte que j'ai fait des progrès tout de même.

Il est 22H01, je ne trouve rien à dire. Je n'arrive pas à avancer cependant. Je réfléchis, j'anticipe sur des situations. Je pense, je perfectise. Je ne sais plus vraiment, je suis un peu perdu.Je voudrais revenir à la réalité des choses, arrêter de théoriser mes problèmes à l'extrême. J'ai combattu l'intellectualisation par l'intellectualisation et j'ai pu arracher grosso modo les racines du mal, mais il me faut maintenant planter des choses. Revenir à la réalité. Je progresse, je le répète, mais je progresse, je n'arrive toujours pas à travailler, mais je progresse. Je commence à apprécier d'avantage ce chez moi.

Penser de façon excessive est une façon d'échapper à un sress, une angoisse qui malgré l'intellectualisation excessive ne peut s'empêcher de s'exprimer. Une angoisse de ne pas réussir les choses. J'aurais voulu être parfait, mais la perfection est antonyme de choix. La perfection dans tout les domaines. Cet angoisse de perfection, je n'arrive pas encore à l'exprimer de façon plus clair.

Chaque fois que j'agis, ma pensée s'éveil "en suis-je capable", ma pensée arborescente entrevoit des conséquences lointaines, futures sans conséquence direct sur l'acte comme les qualités développer pour chaque geste.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 18 Mar 2012 - 22:24

Nous sommes Dimanche, il est 14H30.

Je viens de passer mon temps à zoner sur internet. La lumière du jour est agréable, plus que la lumière d'ordinateur. Pourtant, je viens de gâcher ma matiné, pour rien. La réalité me semble desesperment triste. Le rêve de la grandeur, de la toute puissance me trouble. Je ne trouve pas les mots, je les recherche. J'ai bien l'impression de me trouver devant un véritable mystère.

Je mange, je pense, je vais sur internet. Le temps est pourtant beau, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.

Je viens de gacher mon après-midi, la cause internet ou plutôt l'inquiétude derrière. La recherche compulsive d'information dans la peur de décevoir un ami.

Il est 21H02, j'ai entrepris de nettoyer mon studio. Il y a un réel progrès, je n'aurais jamais réussi à être aussi productif en un week-end. Malgré tout les pensées m'envahissent encore et encore, la peur de décevoir au ventre. J'ai beau l'écrire, le répéter cette peur de décevoir, je n'arrive pas à m'en débarasser. Quelle tension peut bien faire

Il est 21H42, malgré tout un grand sentiment de frustration persiste et la peur reste. La peur je ne saurais pas retourner ce mot sous tout les angles, toutes les coutures pour m'en débasser. J'ai vraiment bien avancé. Mais là, je bloque, je ne fais rien.

Je me culpabilise beaucoup en me disant "et si". Je lis des choses sur ce forum, cela met des mots sur certaines de mes peurs, cela me renvoit à des attitudes que j'ai et me permet de comprendre de quoi elle revèlent. Mais je culpabilise : et si personne ne m'avait dit ça ? Et si je n'avais pas eu accès à internet ? Que j'avais vécu vers 1900, je n'aurais pas réussi à me débarasser de ces peurs, de ces angoisses. Et si je n'étais pas venu sur Zebra Crossing, je n'aurais pas pu lire des choses qui m'auraient permis de progresser. J'accorde beaucoup d'attention au processus, plus qu'au résultat, et si le processus n'est pas parfait, je me bloque, je n'arrive pas à l'entamer. Les idées fusent, et m'empêchent de réfléchir tête sereine, alors je fais de la merde et je culpabilise.

Et pourtant si l'on accumule les "si", je n'aurais pas su m'habiller et je serais mort de froid, si j'accumule les si, je ne saurais parler car personne ne m'aurait montré comment parler. J'ai du mal à accepter cette dimension faible de moi même. Nous avons besoin des autres. J'ai envie de dire "NON", je veux vivre en ermite dans la forêt, je ne veux connaitre personne. Mon inertie m'en empêche. Une partie de moi ne veux toujours pas vivre et se laisserais volontier mourir.

J'ai du mal à accepter ma faiblesse, que si l'on me plonge dans une situation, je ne saurais pas forcément agir correctement, non, si j'étais politique je ne saurais faire face à tel politique et pourtant à quel point j'exècre sa politique, son attitude.

Voilà que le discours mental recommence. Je lave mon appartement, à quoi bon ce discours maintenant. La pensée me permet de fuire une réalité. Quelle réalité ? Un appartement sale ? Des notes médiocres ? Une scolarité qui va dans le mur ? Mais dans l'immédiat, pourquoi avoir peur de laver son appartement ? Pourquoi ? C'est absurde, complètement.

Par ailleurs, la peur me paralyse et me fait laver moins efficacement. Mes idées sont moins claires. J'écoute du chopin, le cerveau se contracte. La peur ? Pourquoi la peur de chopin, c'est irrationnel, et pourtant, pourtant je n'ai pas l'habitude d'écouter du chopin. Je regarde mon appartement, il n'y a aucune raison d'avoir peur. Alors pourquoi j'ai peur.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Waka le Dim 18 Mar 2012 - 23:25

cat

(juste pour dire que je me met à suivre ce fil Wink )
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 19 Mar 2012 - 23:55

Je recherche la pureté absolue de l'âme et du corps. En fait, je recherche bien moins la pureté absolue du corps, mais à travers celle du corps, je recherche celle de l'âme. Que l'on ne puisse rien me reprocher. J'ai progressé. Mais ce n'est toujours pas suffisant. Je n'arrive pas à profiter de la vie comme ça. Je suis tendu, tellement tendu. Mon corps est une loque, tout tendu. Mes gestes ne sont pas naturels, mon rire n'est pas naturel. TOut ce stress, cette angoisse, le souffle ne va pas plus loin que la gorge. Mon rire vient de la gorge, ma voix inaudible vient de la gorge. Pas vu ventre.

Je recherche la pureté absolue.

Il m'est venu une angoisse. Si l'univers est infini et qu'il existe de multiples "univers", si le temps est infini, alors à une infinité de temps, ou à une infinité d'espace, il existe exactement la même scène. Hors, ne serait qu'imaginer le nombre de zéro sur lequel se porterait ce "1" pourlequel cela arrive m'a donné la nausée ou le nombre de zéro que comporterait la distance en année lumière qui me sépare d'un tel endroit. Car au contraire de me rassurer, je me suis senti au bord 'un immense gouffre, derrière, je tombe, devant je tombe. Je me rend compte à quel point ces moments de vie que je gâche à somnoler, à ne rien faire sont précieux. Et je les gâche.

Je ne me tolérerais pas le moindre défaut.

Je m'enferme dans la peur, pour preuve je ré-écoute tout le temps la même musique, expression même de la peur. Je m'enferme dans la peur de quoi ? La fuite de la réalité. Sûrement. On a beau me l'avoir dit, je n'y arrive pas. Je me dénis toute qualité. Je tourne en rond, je le sais.

De quoi ai-je peur. J'ai peur de tout, de rien, j'ai peur de moi. L'inquiétude s'est inscrite au plus profond de moi, dans mon corps.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par nacrine le Mar 20 Mar 2012 - 7:17

HELLO ! sunny

Aussi sournoisement les peurs se sont "inscrites" aussi rapidement tu peux les effacer...

Step by step Remember !

Tu peux t'appuyer sur des collègues hein ou tenter seul peu importe....

Ce dernier post montre bien que tu veux les lâcher toutes ces peurs ...mais tu ne sais comment d'y prendre...

Et tu sias bien au fond de toi qu'il n'y a pas d'autre choix que de les semer ...N'est ce pas ?

Aller accroche un sourire à tes lèvres !

C'est parti pour le train fantôme !

Bonne journée Poul PI ^^ Quel pseudo qui respire la vie...

BIzzz Like a Star @ heaven

PS : on en sort toujours indemne.
PZ 2 : as-tu essayé le papier d'arménie ?
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mar 20 Mar 2012 - 22:28

Merci pour tes encouragements Nacrine. Il faut que je trouve du papier d'arménie d'abord, je n'en ai pas sous la main, je n'ai même pas de feu.

Je suis fatigué, je tourne un peu en rond.

Dur, dur d'écrire dans ces conditions. Mais j'en ai besoin. Je ferme les yeux.

J'arrête de bafouiller, un peu, mais à la place, je me met en colère pour un rien. L'une des trois manifestations de la peur : l'agression (c'est fait), la paralysie (le bafouillement, c'est fait), la fuite (le repli sur soi même, c'est fait).

Ce besoin maniaque de plaire, je ne saurais pas tellement le décrire plus. Le besoin de ne pas décevoir, de capter l'attention, de recevoir de lattention. De montrer que l'on a raison, d'acquérir une légitimité auprès des autres. Pourtant au fond, ne devrais je pas m'en foutre. Je recherche dans tout ce que je fais ma légitimité d'exister. Ma légitimité d'être, hors si l'on a probablement besoin des autres pour éventuellement s'épanouir, je ne devrais pas avoir besoin des autres pour trouver une légitimité d'exister. J'existe.

Internet, l'agitation, l'inquiétude fébrile se met en place. J'ai posté un message sur un forum de politique. Ai-je raison ? Je regarde cinq fois le site en un ridicule écart de temps. Je pourrais ne le regarder que le lendemain, je n'y perdrais rien. Mais m'as t-on répondu ?
Puis vite, vite, y a t-il des nouvelles du tueur de Toulouse. Comme beaucoup de personnes, j'ai été touché par cette affaire, mais ai-je besoin de regarder aussi tard le journal pour le savoir. Je le saurais demain, cela ne changerait rien.

M'a t'on répondu ?

Pourtant, j'existe.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par nacrine le Mer 21 Mar 2012 - 1:50

Merci d'exister Like a Star @ heaven



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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Tof le Mer 21 Mar 2012 - 11:12

Hello Poulpi Very Happy

J'aime beaucoup ton journal, que je suis depuis son commencement... Que de sincérité !

Je ne sais pas vraiment quoi dire, il me semble en te lisant que tu fais de grands pas pour toi (et de petits pas pour l'humanité Very Happy ) juste en écrivant tes pensées sur un bout de papier virtuel, et que je n'ai pas grand chose à y apporter...

Tu disais il y a a quelques jours avoir peur mais ne pas savoir de quoi, l'impression que j'ai c'est que tenir ce journal te permet d'identifier petit à petit ces peurs (la peur de déplaire, par exemple) et que c'est le premier pas, et pas le moindre, pour les affronter...

là c'est ma life, je vais pas trop l'étaler sur ton journal, mais:
4-5 mois avant d'arriver sur le forum, j'avais le moral et l'estime de moi-même à zéro, et de nombreuses peurs aussi... J'ai commencé à échanger avec une amie (la mère de mon meilleur ami d'enfance avec qui je m'entend très bien), et à lui écrire mes peurs, ressentis, etc... Elle me répondait, pas forcément pour me donner des conseils, mais plus pour me signifier qu'elle m'écoutait, et on parlait aussi de tout et de rien, de livres, de la pluie et du beau temps...
Mais très souvent, je me lançais pour lui écrire, j'y passais des heures, je reformulais, complétais et ajustais mon mail et cela me permettais d'en faire de même avec ma pensée, d'y mettre de l'ordre, de prendre conscience de pas mal de chose, d'essayer de trouver des solutions, et quand j'avais terminé d'écrire sur un problème particulier (cela pouvait prendre du temps), je ne ressentais plus le besoin de lui envoyer...
Tout ça pour dire que je ne peux que t'encourager à continuer d'écrire ! (tiens, au passage, je vais m'encourager aussi Smile )

Je continuerai à te lire, même si je ne réagirai pas toujours.
Bonne continuation Very Happy



PS : T'arrive-t-il de relire tes premiers posts ? D'y voir des décalages par rapport à maintenant et le chemin déjà parcouru ici ? (je n'attends pas particulièrement de réponse, tu peux te répondre à toi-même Very Happy )

PS 2 : je te l'ai déjà dit sur le chat, je te le redis ici : chercher à s'améliorer, c'est bien. Mais il faut être conscient que la perfection n'existe pas, et que le chemin est plus important que le but (qui en l’occurrence est inatteignable). Accepter ses "défauts" (et souvent, vu sous un autre angle, ils peuvent être des qualités !) comme étant une part de soi...

PS 3 : question subsidiaire liée à la dernière phrase du PS2:
Laquelle de ces deux images préfères-tu ?
PS 4 : ma réponse à la question subsidiaire:
Celle de droite, largement (j'aurais du la mettre à gauche, je le savais !).
J'aime le charme de ces arbres qui vient de leurs "imperfections", de leur liberté... Ceux de gauche ne sont pas moches non plus, mais cela saute aux yeux qu'ils ne sont pas eux-même...
PS 5 : bises.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mer 21 Mar 2012 - 23:57

Salut Tof !

Je t'ai répondu deux fois, mais deux fois des bugs divers ont tout effacé. Je te répondrais demain !
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Ven 23 Mar 2012 - 0:14

Salut Tof !

Merci pour tes compliments !

Réponse au P.S 1 : j'ai commence à le faire une fois mais je n'ai pas continué par manque de temps. J'étais d'avantage troublé par relire ces pensées écrites en écriture automatique et donc la quasi-fidèle expression de ce que sont réellement mes pensées.

Réponse au P.S 2 : Je le savais depuis quelque temps, je commence à le comprendre grâce à vous tous, grâce à des choses vécues ces derniers temps !

Réponse au P.S 3 : Celle de gauche pour des questions de cadrage, de composition de l'image et de couleurs, celle droite parce que je n'aime pas ces jardins aussi étriqués.

Bises.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Wam le Ven 23 Mar 2012 - 1:43

un cthulu a rayures Very Happy salut!

je te présente une représentation du mien, accompagné de ses 7 apotres (le huitieme est en gestation), leurs chroniques ont malheureusement sombré au cours du "grand déménagement perpétuel"



kiss!
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Sam 24 Mar 2012 - 23:18

@Floran : C'est de la peinture sur verre ?

Mes pensées ralentissent. Mais je le sais, il faut que peu à peu j'apprenne à m'apprécier. Je n'apprécie pas le terme "amour de soi", "estime de soi" me va très bien.


Une courte panne informatique m'a permis de confirmer que je n'étais pas réellement dépendant à internet mais que j'utilisais juste comme prétexte ou moyen. Je me m'étais à relire des livres de façon compulsive sans réellement profiter du moment ou somnoler.

Toute cette angoisse, je pourrais éventuellement la transformer en estime de soi, être content du moment vécu.


Reprenons nos bonnes vieilles habitudes. Il est 21H16, et je n'arrive toujours pas à décoller de l'ordinateur, je n'arrive toujhours pas à avoir la pensée tranquille. Il me devient difficile de dire ce qui me perturbe car j'ai bien fouillé dans mon passé. Mais je bloque, je ne progresse pas. Enfin si, mais pas assez vite.

Je voudrais apprendre à me connaitre, à me faire confiance.

Il est 22H31.

Je ne sais pas quoi écrire, malgré tout les hésitations ne tairssent pas et je n'arrive pas à travailler.

Il est 22H56

Décidemment, je n'arrive pas à écrire ce soir. Mais je n'ai pas envie de rester "vaincu" comme ça. Si je n'arrive pas à agir, il faut écrire, trouver une solution. Les difficultées relationnelles, soit, mais c'est juste cet amoncellement de pensée constant qui m'énervent, ce qui m'empêche d'être moi-même.Je veux juste exister, écouter à l'intérieur de moi ce qui pose problème.

Aujourd'hui, j'ai du poser une question en public, j'ai bafouillé, portée deux fois la mains à mon visage dans la même phrase. Le travail sur les sentiments est le plus dur. Ma question n'avait rien de honteuse, mais je bafouillais peur du rejet, peur que l'on juge ma question inopportune. Je cherche du regard de quoi fuir de nouveau, ma boite de dés de jeu de rôle, un bouquin. Je m'étire, j'hésite. Mes épaules sont tendues, je sens la pensée prête à naitre, celle qui veut maitriser. Il faut avoir de la sympathie pour soi-même. Était-ce cela cette fameuse angoisse au ventre, toujours latente, toujours rampente, peut être. C'est une angoisse d'exister, un désir d'exsiter, d'être. Je recherche une légitimité à être.
Je comprend que cette angoisse est à la hauteur d'à quel point je devrais m'accorder de sympathie, me reconnaitre le droit d'exister malgré mes limites, de me laisser agir à ma portée.
Est-ce cela la "zébritude", un trop plein de pensées qui peuvent amener à angoisser autant que l'on pourrait transformer en énergie postive, celle de l'action. J' ai en tête quelqu'un que je côtoie, je n'ai pas plus de sympathie que ça pour cette personne seulement du fait de différence de goûts et d'intérêts, mais cependant il y a quelque chose que j'admire enormément chez cette personne, c'est sa constante bonne humeure. Non pas qu'elle soit tout le temps réellement de bonne humeure, mais sa capacité à ne pas se prendre la tête, à voir les choses du bon côté, à rester simple et à agir. C'est quelqu'un qui agit. Qui n'hésite pas.
Ce trop plein de pensées ne seraient-ils que la symptomisation de mon angoisse ? Souvent, il me vient en tête des pensées où je m'imagine dans une situation de difficultée et je me justifie. Je ne m'imagine pas vraiment car ce sont des pensées courantes, il n'y a pas d'effort. Je ne trouve pas le bon vocabulaire pour décrire ce processus mental qui consiste lorsque l'on pense à se mettre dans une situation. Cela ne ressemble pas aux rêveries de l'imagination.
Quoiqu'il en soit je tente de me justifier. Il serait peut-être temps de faire la paix avec moi même.
L'angoisse est fluctuante, elle a tendance à revenir en force.
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 25 Mar 2012 - 15:57

Apprendre à s'estimer.

Le problème est que jusque là, je ne recherchais nons pas l'estime de soi mais les conséquences de l'estime de soi. C'est à dire, je recherchais la confiance en soi, la capacité à travailler et un plus socialement sans réellement chercher à m'apprécier.

Il faut que je fasse la paix avec moi-même, c'est à dire que je cesse de me pourchasser avec ce besoin tyran d'être parfait. Je me sens nul, coupable de ne pas avoir travaillé aujourd'hui, je me sens nul de ne pas être ami avec tout le monde, de ne pas avoir développer de réelle relation de sympathie là où j'habite auourd'hui. Et pourtant, ce n'est pas du fait de manque de gens avec qui j'aurais pu être ami. Je m'en sens coupable, je m'en veux, je me sens minable.
Je me sens coupable de ne pas réusssir mes études. Jusque là aucun échec, seulement de la médiocrité et un possible échec à venir. Il faut que je cesse de me pourchasser avec ça.

Je m'apprécierais plus tard, lorsque je serais meilleur. Voilà la pensée perverse qui s'est installé chez moi. Cependant, quelque chose tique en moi. Est-ce l'absence de toute auto-critique ? N'est-ce-pas un aveuglement sur sa condition ?

Le terme Amour de soi ne me convient pas, je n'aime pas cette formulation. Sympathie de soi, le terme sympathie me parait trop lié à une relation à deux, cela ne me convient pas. Estime de soi, non plus, le mot estime me semble trop abstrait, distant. Je vais obter pour Bienveillance sur soi-même.

Sais, maitrise et tu seras alors acceptables. Pensées perverses. Communique, démontre et tu seras alors acceptable.

Je suis tout le temps dans une attitude de fuite vis à vis de ce que je dois faire. Le regard fuyant.

Sache, maitrise et tu seras acceptable.

Démontre que tu as raison, soit sans défaut, ne déçois jamais et tu seras acceptable. Transcende et tu seras acceptable, fais les choses d'un coup et tu seras acceptable.

Acquiers, sois plus et tu seras plus. Tout cela est faux.
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