Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 3 Mar 2012 - 22:41

La journée s'annonce bonne. Il est 14H15, nous sommes Samedi, un jour sans obligation scolaire, mais je suis levé, habillé, j'ai mangé, je m'apprête à sortir et faire quelque chose de ma journée. Cela ne semble rien, mais c'est tout de même une petite victoire. Les pensées continuent à défiler à toute vitesse dans ma tête, des soucis, un petit sentiment de réjouissance. Je sais qu'il est ephémère, qu'il peut être brisé par une petite défaite et me plonger dans une profonde détresse. Je m'apprête à faire des choses cette après-midi, mais il faut que je me vide un peu les pensées avant. Faire le tri, ordonner. Le chaos des pensées est toujours là.
Je m'agace parfois un peu de la façon dont j'écris, un brin mélodramatique, surfaite il me semble sur certains aspects. Le perfectionnisme ne me quitte pas.

Des pensées commençent à naitre et s'éteignent avant qu'elles ne prennent forme, elle occupent un peu d'espace dans mon esprit mais je n'arrive pas à les formuler.

Aujourd'hui, j'ai remporté quelques petites victoires : automatiquement, j'ai rebouché mon dentifrice, ranger mon huile d'olive après l'avoir utilisée. Tout ça sont des faits futiles mais ce sont des petites victoires, des choses que je ne fais pas omnibulé par des pensées parasites. J'ai fait une petite erreur, j'ai écrit "forumuluer" à la place de formuler, ce hasard m'amuse par sa pertinence.
Je réfléchis à la nature de ce qu'être Zèbre. J'aime bien ce terme dans le cadre du forum, cela instaure à mon avis un cadre bon enfant, je l'apprécierais moins dans la bouche d'un thérapeute. Finallement, Surdoué est peut être un bon mot, "sur" comme trop. Je ne suis pas un zèbre-soleil, je ne brille pas particulièrement, je ne suis pas un génie dans le sens que je réussis plus que d'autre. J'ai seulement une culture un peu plus large, mais surtout différente. Je ne sais pas pourquoi cette image me vient maintenant, celle de moi enfant assis lisant un livre "il était une fois l'homme". Qu'est qu'être zèbre ? Un handicap, ou une simple différence. Je ne pense pas que ce soit tellement un atout. Dans notre société scientiste mais aussi rentabiliste, l'intelligence c'est ceux qui permet de réusir, comme disait Azenor "Gloire, amour, beauté". Mais ce n'est pas ça, est ce qu'être zèbre implique forcément d'être "intelligent". Les chrétiens séparaient le corps et l'esprit sous la forme de l'âme. Est-ce qu'être zèbre n'est pas avoir une âme plus grande ? Je ne sais pas ce que j'écris, j'ai peur de la prétention, de dire des conneries. Mon chiffre de Q.I m'a permis de donner une première réponse à ce que j'étais, mais il y a quelque chose de prétentieux. Un chiffre de Q.I n'implique pas une différence forcément quantitative mais surtout qualitative. Quand je me pose la question de "qu'est ce qu'être zèbre", je me demande surtout "qu'est ce que je suis". Je me répète, mais contrairement à d'autres ici, je ne suis pas un zèbre brillant, je suis même un peu cabot. J'ai été brillant, mais le non-besoin de travailler, la non compréhension a fait que je suis maintenant un cabotin. J'aime bien ce terme "cabot", ça ne désigne pas un mauvais chien, mais en général un chien qui a une trogne qui lui est propre, qui marche cahun-cahas mais au fond attachant.

La plupart des gens ont des objectifs de type "gloire, amour et beauté", pas forcément "le plus de gloire, le plus d'amour et le plus de beauté", mais ils veulent être reconnus, avoir des gens qui les aiment et ne pas être trop moche. J'ai un physique banal, et ce n'est pas ça qui me dérange. J'ai l'impression de par ma nature, ma personnalité que je ne peux pas me conformer à ces objectifs. Quand je dis que je ne peux pas me conformer, ce n'est pas dans l'idée de devenir une rock star ou une volonté, mais j'ai l'impression que je m'y casserais à tenter de remplir ces objectifs comme la plupart des gens en veulent. Je disserte des objectifs car je n'ai pas de direction dans ma vie, je n'ai pas de fil directeur, je tente de m'en trouver un. Mais vers quoi ? Ce ne sera pas un mot mais un sentiment.
Être différent, dans notre société, c'est devenu un dogme, changer tout, tout le temps, se différencier d'une façon uniforme. La différence est un but, mais lorsqu'elle est vraiment différente, elle est rejetée. Je ne parle pas de moi, je suis nevrosé et une part de ce rejet provient de cette incapacité à communiquer. Me sentir, me définir comme différent m'effraie. Je suis différent ? C'est bien une question. Affirmer que je suis différent me parait être une prétention, un boboïsme. Cela peut être une facilité pour se justifier. La différence, je ne souhaite pas vivre différemment mais je souhaite vivre ma vie malgré mes différences.
La communication, parler, comprendre les gens me semblent toujours un mystère. Je ne sais pas comment agir, je suis toujours tendu par les gens. Il faut, un début de phrase que j'utilise de façon récurrente, il faudrait que j'arrête cela d'ailleurs. Il faut donc que j'arrête d'intellectualiser. Etre moi spontanément. J'ai en tête ces mots en anglais"Spontaneous Simplicity", je pourrais le traduire par simplicité spontanée, mais quelque chose dans la sonorité fait que le terme me plait d'avantage en anglais. La simplicité non étriquée, la simplicité non simpliste mais vraiment simple comme le bruit d'un battement de coeur, poubam-poubam. Si simple, si régulier mais si complexe à la fois.

Mes images, mes formulations, mes métaphores me semblent maladroites, je m'en veut un peu de ne pas sortir du Vian ou du Balzac.
Perfectionnisme, quand tu nous tiens.

Il est 14H54, je vais y aller.
____________________________________________________________________________

J'ai fait des choses dont j'avais besoin (expo-courses). Je suis rentré chez moi. Il devait être 18H. J'ai mangé, je suis allé sur internet. Je ne trouvais pas le moyen de perdre mon temps sur internet, j'ai fini par le retrouver. J'ai regardé les vidéos du joueur du grenier, j'ai passé le temps, mais elles ne m'amusaient pas. Elles ne sont pas drôles, c'est juste un type qui s'énerve sur des jeux vidéos. J'ai voulu perdre mon temps, j'ai trouvé le moyen. Je quitte internet, je mange. Pas d'espace mentale libre. Se désaccoutumer d'internet, travailler. Je suis fatigué, fatigué de chercher des réponses. Je veux juste vivre. Je crois que je suis passé en long, en large sur mes névroses, sur ce que je ressentais. Ce soir mon appartement est sale, j'en aurais honte, je devrais le laver, je ne l'ai pas fait. Mon sol est sale, ma table est sale. Les endroits où nous vivons, nous les façonnons à notre image. Triste image que je me renvoie, des portraits pendent piteusements à mes murs. Le mobilier est hétéroclite, sans logique, le linge traine, le sol est très sale, négligence oblige,tout est sale. C'est impressionnant la vitesse à laquelle je salit ce studio. Je fais tout n'importe où, je mange n'importe où. Je suis fatigué, pas vraiment déçu de ma journée car je suis sorti. Je raconte ma vie, mais je tente de m'améliorer, simplement. Aller sur l'ordinateur, est-ce toujours une necessité, une angoisse, ou bien seulement une mauvaise habitude. Je ne sais pas. Ces petites victoires fragiles, je ne les remporte pas tout le temps. La saleté de mon apprt me révolte au fond, j'ai toujours un maigre sentiment d'indignation. "C'est dans cette crasse que je vis". Je clique sur ma fenêtre internet, je la réduis. J'enchaîne les actions répetitives.
Le temps du repos, de l'action. Je suis fatigué mais il y a quelque chose que je voudrais exprimer sur la solitude que je n'arrive pas à dire. J'ai mal à la tête, un mal léger, voir même plus une expression qu'un véritable mal à la tête, mais la situation me parait si complexe. Ma tête lourde. Je suis en train de me plaindre là.Je regarde ma table, elle est en bordel, je voudrais me lever. Mais une vague impression, un manque d'envie m'en empêche. J'intellectualise trop, je le sais.

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Message par Invité le Sam 3 Mar 2012 - 23:10

C'est avec plaisir que je te lis tous les jours.

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Message par Loup le Sam 3 Mar 2012 - 23:30

De même, ça fait plusieurs fois que je viens jeter un oeil ici, le temps de lire.
Je me retrouve dans tes doutes, dans ton souci de rangement, dans ton intellectualisation des choses, et la manière de les poser.
J'aime écrire, et force est de constater, j'écris un peu les mêmes choses, je suis en découverte de moi-même, j'explore mes névroses, je m'ancre en moi-même pour y faire un peu de ménage.

Pour l'écriture, il est difficile d'être satisfait de soi-même quand on est exigeant, ça ne sera jamais suffisamment bon, mais on peut quand même apprécier un moment, en cherchant bien.
Le style viendra avec la pratique, et tu es en bonne voie. Wink
Je reviendrais faire un tour.
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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 4 Mar 2012 - 19:33

Merci pour vos encouragements !

Je déambule dans mon studio, j'essuie la table, j'ai un peu d'inquiétude au fond du ventre. Si je devrais décrire l'endroit, ce ne serait pas l'estomac mais plutôt le début des intestins. J'ai un peu mal au fond du cerveau. Mal comme une crampe au muscle après un effort physique, pas vraiment une douleur, une sorte de contraction. Je sens mes épaules légèrements tendus. Je regarde les choses où je devrais agir, j'ai du mal à me faire à l'idée d'agir. Toujours cette petite contraction au ventre. Les bruits des voitures dehors occulte le bruit de ma musique. Toujours cette petite hésitation qui reste au fond du ventre.

Je viens de passer du temps sur internet, de façon fructueuse bien qu'imprévue. Je suis retourné à mes tâches, je mange (trop gras). Je tente de vaquer à mes tâches. Les idées continuent à virevolter dans ma tête. J'aimerais bien un jour envoyer un article sur un journal comme Rue89 pour parler de la douance, qu'est ce que c'est, chasser des idées reçues, les modèles préconçus, créer un peu le débat. Je le ferais plus tard, je pense qu'il n'ait pas le moment. Je réflechissais aux formulations. Peu à peu, une idée me rentre dans la tête. Vit à ton rythme, le rythme que tu sens. Ne vit pas au rythme du chiffre de ton Q.I, mais vit au rythme que tu ressens naturellement, et pour le coup ce rythme sera peut être plus long que celui d'autres personnes. Je me répète, je ne suis pas un génie. Cette idée s'installe peu à peu dans ma tête, je ne suis pas un génie même si je suis peut être un zèbre, je peux vivre à mon rythme, plus lent, et je pourrais même peut être être heureux comme ça. Qui sait ?

Je tente de me réapproprier le temps et sa longueur. Je me souviens, ou je crois me souvenir que quand j'étais petit, chaque journée était une aventure. Maintenant chaque journée passe si vite. Mais le temps est comme un gateau au citron, toute sa saveur se savoue en le mangeant lentement. Je ne prend l'exemple du gateau au citron que parce que j'en ai envie. Je me réapproprie le temps, j'en ai l'impression. On n'agit pas à la même vitesse que l'on pense. C'est peut être l'une des raisons qui font que j'ai du mal à agir, je voudrais agir à la vitesse à laquelle je pense, mais non. Il faut du temps pour agir. Apprendre à agir, à me mettre en action, à savourer la lenteur du temps, et donc la lenteur des actions.

Les pensées virevoltent encore, je les sens prêtes à naitre, mais elles ne le font pas. Je les vois comme des arcs de matière qui jaillisse. Elle ne font qu'un petit bond. J'écoute Aguas Da Amazonia de Philip glass. Cette musique me raconte quelque chose sur le fait de prendre son temps, j'ai l'impression. C'est la musique minimaliste en général, chaque chose prend du temps à se mettre en place, se répète, chaque moment à sa phase. J'ai toujours un pod sur les épaules et dans le ventre. C'est dimanche soir, les choses se mettent en place, j'ai passé mon WE à penser. Je suis toujours déçu de ne rien avoir fait. Je sais que demain sera dur, dur retour à la réalité des actions contraintes.
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Message par Scarabée le Dim 4 Mar 2012 - 22:29

Moi aussi je trouve que tu écris bien, on a l'impression de vivre les choses avec toi.
Et puis au fur et à mesure des jours qui passent j'ai l'impression que tu souffres un peu moins, même si ta pensée est toujours en mode "cheval au galop après avoir été piqué par un frelon".
Je sais que ça ne console pas trop sur le moment, mais tu te sentiras mieux dans 10 ans, j'étais dans le même état à ton âge.
Bonne fin de dimanche !
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 0:28

Merci Scarabée. A la fois, ça m'encourage car je sais maintenant qu'une issue est possible seulement 10 ans, c'est long.

C'est indéniable, ma pensée est plus calme. Je respire plus. Sur le plan de l'action cependant, toujours loin d'être terrible et je ne peux observer de progrès si conséquents que cela. Mais je suis comme même sorti Samedi, ce qui est inhabituel.
Demain, c'est Lundi. Une journée toujours dure, avec un coup de blues à la fin de la journée.
Je me répète, mais je ne suis pas un zèbre brillant. J'échouerais cette année, j'en emprunte la voie en tout cas. J'aurais pensé qu'en Mars, j'aurais fait les progrès conséquents me permettant de me lancer dans une dynamique de travail. J'ai vu trop gros, et je n'y arrive pas.
Aujourd'hui fut moins réussis qu'hier. Je m'étais couché tard, je me suis reveillé tard, j'ai mis des heures à manger, j'ai passé mon temps sur internet. Mes journées libres s'organisent de la sorte : je me lève, je passe du temps sur internet, deux ou trois heures, je tente d'agir, je n'y arrive pas. Je repasse deux ou trois heures sur internet. Ne pas réussir à agir, faire des allers retours dans mon appart fait que je recherche à ce qu'un ensemble d'informations internet capte mon attention. Mon studio, parfois je regarde une chose, ce qui produit un enchainement de pensées. Le problème n'est pas tant cet enchainement de pensées, mais l'emballement de cette enchainement de pensées, qui j'en ai l'impression est une forme de maniaquerie, d'obesession. En bref, c'est une déviance plus qu'un comportement naturel.
Je pense à quelques petites choses. Ce mois-ci, j'aurais envoyé mon loyer avant le 15 ! C'est rare, je laisse trainer ce genres de choses. Encore faut il que je trouve mon chéquier. Mes pensées sont une fuite.
Je tenais quelque chose avec cette notion de prendre le temps, de prendre conscience de sa lenteur et par conséquent de la lenteur des actions. C'était une pensée-sentiment. La pensée, on peut la reformuler, la répéter, pour le sentiment, il faut une humeur. Je ne suis pas capable en cet instant de reformuler cette pensée humeur.
Toutes ces pensées qui me passent par la tête. Certaines devrait être écrites, mais je ne m'en souviens plus. Ce stress. Je n'en peux plus.
Faire le ménage. Une pièce, c'est complexe, toutes ces pensées qui me perturbent m'empêchent de m'organiser, de décomposer une difficulté bloc par bloc. Ainsi ranger, laver mon studio m'a toujours paru impossible, car le temps de repos des pensées était trop court et parce que je n'arrivais pas à m'organiser, à ne pas trouver la tâche trop immense, trop complexe.
J'aimerais me réapproprier le temps mais aussi l'espace. J'ai une façon de me mouvoir qui n'est pas naturel.

J'ai vraiment peur du Lundi. Que dis je nous sommes Lundi, il est 00H22. Je devrais aller dormir. Je finis d'écrire avant. Plus que du Lundi, j'ai peur du Lundi soir. Je n'ai pas eu d'humeurs suicidaires ces derniers temps, mais les presques deux seules fois étaient des Lundi soir. J'en garde une rougeur près de l'articulation du coude droit, et des zébrures le long du bras droit, près de la veine mais pas près de la zone du poignée.

J'ai commencé à écrire comme ça un Lundi soir, je crois aussi. Quand c'était trop lourd.
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Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 0:35

Tous ces tourments, tourmentent et mentent.

Bonne nuit.

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Message par Scarabée le Lun 5 Mar 2012 - 10:29

Si je reprends la métaphore de l'esprit qui galope comme un cheval furieux : il n'y a pas trente-six solutions, soit tu fouette ta monture jusqu'au sang et tu tires comme un dingue sur les rênes pour l'obliger à ralentir, soit tu essaye de la guider progressivement jusqu'à un endroit où il y a de l'herbe verte, de l'eau fraiche et autres choses tentantes.
Comme l'écrivait Camus (désolée si la référence n'est pas exacte), la seule question philosophique importante est "la vie vaut-elle la peine d'être vécue". Comment pourrait-elle valoir la peine si elle est dénuée de plaisirs ?
Ça parait très basique, très "coaching", mais faire au moins une fois une liste des choses qui te font vraiment plaisir est indispensable. Et si tu bloques sur la vaisselle ou le loyer, fais au moins à la place quelque chose qui te plais. Quand ton psychiatre te dis que tu intellectualise trop, il te dis que tu penses trop. Ce n'est absolument pas possible de s'empêcher de penser. La seule chose qu'on puisse faire c'est de penser à des choses qui provoquent moins de souffrance, en trichant un peu, en apportant une "carotte" à la pensée.
En ce qui concerne l'apragmatisme, si tu bloques sur le chèque du loyer par exemple, le plus simple est de le faire en plusieurs fois, et "sans y penser". C'est à dire que tu commence par sortir le chéquier. Quelques temps plus tard, tu prépare enveloppe. Et ainsi de suite, ce n'est pas grave si plusieurs jours séparent chaque étape, de toute façon tu n'oublieras pas l'échéance (on n'oublie jamais l'échéance). Et à chaque étape, ce n'est pas grave si tu n'es pas totalement concentré, tu as le droit de penser à autre chose en même temps. Enfin, en tout cas ça marche assez bien pour moi comme ça. Pas trop d'inquiétude, en général l'apragmatisme ne s'applique qu'à soi, dès qu'on vit avec quelqu'un on fait les choses beaucoup plus facilement parce qu’on les fait pour quelqu'un d'autre.
Vis à vis des blessures que tu t'inflige aux bras, la aussi je peux essayer de te rassurer, moi aussi je faisais pareil, et j'y ai beaucoup réfléchi : pour moi il ne j’agissais pas de volonté suicidaire, ni de masochisme, ni "d'intolérance à la frustration" comme je l'ai cru longtemps. Le but était de se "freiner". La souffrance physique apporte une sorte de distraction qui calme le brouhaha intérieur, elle donne l'impression que l'on se contrôle un peu soi-même puisqu'on est au moins capable de se faire du mal, et elle permet de donner une sorte de réalité extérieure aux tourments intérieurs : puisque je suis capable de m'infliger cela, c'est que je souffre VRAIMENT, ce n'est pas un fantasme. Le fait qu'on se blesse en général aux bras (si on veut éviter que ça se voit) ou aux mains est également symptomatique : notre problème est l'action. On abime la partie du corps qui nous sert à agir, celle qui nous déçoit le plus.
Tout ça permet d'être sûr qu'on se déteste vraiment, et qu'on a aucune, mais alors aucune, bienveillance à son égard.
Le gros problème de cette habitude est qu'elle provoque au long terme un très, très fort sentiment de honte. Il est indispensable pour un être humain d'être persuadé qu'il fera en général ce qui est le mieux pour lui, qu'il est capable de s'occuper de lui même. Les blessures auto-infligées vont à l'encontre de cette certitude fondamentale.
Mais ne t'en fais pas, ça passera spontanément dès que ton estime de toi sera un peu meilleure. Après tout, si je me rappelle bien le début de tes messages, tu sors d'une rupture sentimentale, rien de tel pour attiser la haine de soi. Twisted Evil
Bon, et puis c'est vrai qu'on est lundi, mais il fait beau. sunny
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Message par L✭uphilan le Lun 5 Mar 2012 - 19:55

Oh Poulpi... plus je te lis et plus je tombe en toi comme dans un abîme.
Je n'ai toujours pas lu le début de ton journal... Mais je suis tes posts depuis que je l'ai pris en cours.

Tu as l'air d'avancer, malgré tout :-)

J'avais écrit une vraie réponse, mais je constate que je ne suis pas encore prête à la poster... ça parlerait trop de moi.

Je me contenterai de dire que, pour ces zébrures que tu évoques, je pense que c'est important que tu comprennes leur origine. L'auto-mutilation, puisqu'il faut bien y mettre un mot, dont me semble parler Scarabée, et les envies suicidaires sont deux choses très différentes même si elles peuvent se mêler.

Sache en tout cas, cher Poulpe rayé, qu'en ce lundi soir, je pense fort à toi :-)
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 22:38

@Azenor Merci !

@Scarabée Ce n'était pas vraiment une rupture, plutôt une relation qui n'a pas éclot, Je ne trouves plus vraiment de chose qui me plait. J'ai un peu perdu le goût des choses, mais pour calmer le cheval, le meilleur moyen reste d'écrire, d'exprimer les choses négatives, leur donner des mots plutôt que de tourner en rond. Chez moi les pensées suicidaires se mélangent avec ce désir d'exister. En effet, lorsque je me suis blessé, je n'ai pas apprecié la douleur, mais ça a effectivement calmer le rythme infernal des pensées.

@Louphilan Merci beaucoup, et n'hésite pas à poster ta réponse quand tu seras prête !

Le lundi est toujours une journée fatiguante. Cette fois je n'ai pas réussi à me lever assez tôt, j'ai raté ma matinée de cours. J'ai enormément de mal à me lever, manque de motivation ? Aller en cours génère tout de même une certaine anxiété. Je ne suis donc pas si motivé que ça pour me lever.
Je suis tout le temps fatigué, matin, après-midi.
Les pensées continuent tout de même de défiler à toute vitesse dans ma tête. J'ai besoin d'aller sur l'ordinateur pour les calmer. Malgré tout mes pensées sont etonnamment calmes pour un Lundi soir. Je ne suis même pas triste, stressé mais pas triste.
J'ai toujours du mal à formuler mes pensées, à parler. Aujourd'hui, je ne connaissais pas le programme de la journée, important pourtant. J'ai beaucoup de mal à suivre les conversations, mon attention n'étant là que 50% du temps, je rate des points clé de la conversation. Ma pensée en arborescence Zebrique ne dois pas m'aider, mais suis-je vraiment un "Zèbre". Je ne sais pas, et cela de moins en moins d'importance à mon coeur. J'ai trouvé ici des gens avec qui je pouvais discuter de ces préoccupations qui me tenait à coeur. J'aimerais vraiment en parler avec les gens dans la vrai vie, mais les gens se braquent, se "moquent" de mon mal être. Cela ne leur vient pas en tête, ce n'est pas acceptable. Mais je ressens tout de même un profond mal être.
Je suis épuisé. J'ai fais des cauchemares cette nuit. J'ai mal dormi. Les journées de cours sont épuisantes, garder mon attention. Régulièrement, les énoncés me désemparent par ce qui me semble être trop simple, j'ai l'impression que l'on me donne trop de temps, que je n'ai pas compris quelque chose, que cela ne peut pas être aussi simple. Pourtant, c'est aussi simple, mais cela demande du temps.
Sans tomber dans l'indifférence, j'ai l'impression de mieux gérer les critiques. Avant les critiques me plongaient dans un profond état mélancolique, aujourd'hui, je les prend moins mal.
Ce soir, j'agis un peu. Je suis vraiment très faitugé, je ne vais pas tarder à aller dormir malgré tout le bordel. Petite victoire : j'ai fait ma vaisselle. J'ai désacumulé un peu de désordre, ça reste sale chez moi. Je me rend compte qu'autant être capable de ranger, je dois être capable de ne pas mettre de bordel, d'être soigneux, de ne pas mettre des miettes partout, de ramasser les miettes que je fais tomber pour ne pas marcher dessus et disséminer la poussière.
Cette organisation qui me fait défaut. J'ai toujours beaucoup de mal à travailler.
Dans trois mois, je ne reverrais plus ceux de ma classe. C'est assez angoissant, malgré certaines tensions qui montent, ceux de ma classe étaient assez solidaires et dans cette dynamique de groupe, j'ai réussis à m'intégrer un peu malgré toute cette difficulté que j'ai à communiquer. Peut être, voir sûrement, je devrais redoubler. C'est triste, mais je n'arrive pas à bosser le soir, je ne bosse pas efficacement en cours. Je ne peux faire face à la quantité de travaille imposer tout simplement. Si je redouble, je déménagerais, rester dans le même appart me déprimerais, mais redoublement ou non, que je change de ville ou non, il va falloir que je sache me tisser des liens, que je sorte, que je me créer mon groupe. Je ne sais pas le faire. Comment faire, aller dans un bar ? Je passerais tout mon temps seul avec mon verre.
J'hésite, je fais le même circuit, lemonde.fr, non en 30 secondes, le sujet de tête sur le boucher Hallal n'a pas changé. Johann Strauss n'a pas changé de tête non plus sur Youtube.

Je crois que je vais faire quelque chose d'intelligent, si je suis fatigué, je vais dormir
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Message par 214782 le Lun 5 Mar 2012 - 22:59

ouais dors un peu Poulpe, je peux pas trop parler là mais sache que je te lis.
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Message par Invité le Mar 6 Mar 2012 - 0:04

Bonsoir Poulpe,

Le changement est palpable dans tes écrits. Tu es là et en devenir.

Je n'ai pas le courage de t'écrire longuement, mais j'aime beaucoup de lire.
En ce moment, je décroche complètement de la culpabilité, comme si c'était cela qui me reliait aux autres. Je fais ce que je veux et ne peux plus me forcer à rien.
Et je m'en fous... Objectivement, je devrais faire des choses et poser des actes, notamment dans mon travail, mais je n'en ai tout simplement pas envie. Je me repositionne, A MA PLACE. Que personne ne peux occuper, juger ou estimer.


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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 6 Mar 2012 - 23:24

C'est le matin. Je n'ai pas réussi à dormir avant une heure et demi. J'ai raté mon bus, donc en attendant de partir pour le suivant, j'écris. Je suis un peu fatigué. C'est le matin, mais les pensées s'agitent encore dans ma tête. Je dois lutter contre la tentation d'aller me recoucher. Je n'ai pas fait de cauchemares cette fois. Le peu de sommeil que j'ai eu était d'une assez bonne qualité.
Je dois avouer qu'en parcourant le forum, il me vient une inquiétude. Je vois des Zèbres qui ont réussi à dépasser leur difficultés, mais j'ai l'impression que certains vivent malgré leur état. Y en a t il pas qui arrivent à arriver à vivre cela en tant que force ? Ce qu'est cet état dans l'imaginaire collectif au départ. Je ne parle pas de se conformer aux stéréotypes du génie qui lorsqu'on nous a dit que l'on était au dessus de la norme, a du mettre la pression à bien d'entre nous.
Je cherche des choses à dire dans ma mémoire embrumée du matin, je cherche ce vide de pensée si savoureux qui arrive après l'écriture.

C'est le soir. Une journée de cours vient de passer. Globalement ça allait. Je suis rentré chez moi à 19H, il est 20H19. 1H20 pour manger tout ça, c'est correct au final. J'aurais voulu me mettre à écrire directement, mais il fallait que les choses se mettent en place. C'est globalement moins agité dans ma tête, les pensées défilent moins vite. Elles restent là, me faisant mal à la tête. Les demandes s'accumulent, je n'arriverais pas à y répondre. Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser. Je parle souvent à la première personne, j'ai du mal à écouter. Je suis tendu, je voudrais écouter, mais cette tension. Je ne saurais pas trouver les mots pour l'instant. Je ne sais pas donner ni recevoir. L'inquiétude. Je n'arrive à écouter que lorsque mes pensées se calment un peu, trop de choses bouillonnent dans cette stupide cervelle, je n'arrive pas à écouter les autres. A les entendre oui, mais je dois évacuer.
Je voudrais crier mon malheur, je voudrais avoir le droit d'être malheureux. Je voudrais vivre ces banalités de l'humeur, ces banalités peut être maintes fois ressassés par certaines littératures décrié, mais je décris ce que je vis intérieurement. Je n'arrive pas à écouter, il faut expulser tout ce malheur. Socrate a t-il inventé la philosophie ou la psychologie. Faire accoucher les âmes, les débarasser de ces malheurs inutiles. Je recherche la pureté d'esprit, la clarté d'esprit, le vide et le tout à la fois. Je recherche la perfection, je veux le trait parfait.

J'ai les pensées embrouillées, je tente d'y mettre de l'ordre. Un peu en vain, j'en ai marre d'échouer. Je ne sais plus par quel bout prendre ma vie. Je vais mieux néanmoins. Ces instants de vide mentale, j'en profite. Le sentiment de solitude reste. Je voudrais être éclatant, charismatique. Je ne me sens pas à l'aise dans mon corps, dans mon esprit. Je voudrais être éclatant. Je voudrais être à l'aise, je voudrais être débarassé de mes chaines.

Vous les Zèbres, je voudrais vous appeller mes frères, je voudrais avoir votre force. Je voudrais avoir votre grandeur. Mais j'oublie que les Zèbres ne sont que des équidés, et ce qui est valable pour les Zèbres l'est pour les équidés, il n'y a que les rayures de différentes. C'est tout. Une différence à la fois si importante et si subtile et insignifiante. Je ne saisi même pas si je suis un zèbre.

Ce soir, j'écris mes doutes, mes folies des grandeurs.

Je voudrais me purifier de toutes ces impuretés morales, je voudrais renaître. Mais il faut accepter le temps, j'ai besoin de temps. Je suis perfectionniste, je le resterais. Autant, parler, écrire m'ont débarassé de biens des soucis, mais pas de ce soucis d'aller vers le mieux bien que je reste une larve. Je cherche, j'écris, je suis tenter de me répéter. Toujours ce même stress devant les gens, devant le travail. Cet embroglio de pensées.
Je passe tout de même moins de temps devant l'ordinateur. Je mange toujours compulsivement. Mais j'ai l'impression d'être arrivé à d'avantages de mesure ce soir. Je le prendrais comme une petite victoire. J'ai la rage au ventre, un peu de colère à cause d'une contrariété. Je me sens tendu avec les gens. Vraiment tendu, physiquement. Je suis énervé. Je n'arrive pas à avancer. Enfin, je ne sais pas. J'ai peur d'écrire des banalités, mais si je pense des banalités, pourquoi ne pas écrire des banalités.

Je me suis éloigné du sujet. Je viens de passer du temps sur un forum politique. Je voudrais fouiller toute ces merde, arriver à prendre confiance en moi. Ce soir, j'ai la rage au ventre, envie de tout, maintenant et tout de suite, de réussir maintenant. En attendant, il est 21H52 et je n'ai rien fait depuis 1H20 mis à part être sur l'ordinateur.

j'ai fouillé en moi, j'ai pratiqué l'introspection comme peu de personnes, il faut que je vive maintenant, que j'entreprenne et que j'agisse.

Je me suis levé, je suis revenu sur l'ordinateur illico. Ne serait ce que l'écran lumineux m'aide à vaincre les pensées disruptrices. Je dois changer de mode de pensée, ça ne va pas être facile. Une inquiétude, une maniaquerie, je ne sais plus ce que c'est. Définitivement, je dois l'accepter, je suis faible, vulnérable et fort à la fois. Je suis un mélange, je suis humain. J'ai le droit d'échouer, j'ai le droit de réussir. Je ne sais plus comment prendre les choses. Je sais que ce que m'a dit mon psychiatre est vrai : celui qui intellectualise trop, c'est celui qui veut trop maitriser, qui veut tout maitriser. Je veux maitriser le hasard, je veux maitriser les relations humaines. Je n'y arriverais pas. Je dois accepter ma faiblesse mais je n'y arrive pas. Je sais que je suis faible, mais c'est un fait innaceptable, intolérable. Je veux tout maitriser maintenant, mais j'ai besoin de temps pour seulement réussir les choses. J'écris, je progresse, mais c'est tout de même insupportable. Il est 22H07, déjà 15 minutes.

Mon esprit bouillonne. J'ai vraiment du mal. Je retourne sans cesse frénetiquement à mon ordineurs. J'écris quelques phrases, nerveusement. Oui, là je suis nerveux. Il est 22H10. Je ne sais pas comment générer cette nervosité, cette énervement. Je ne dois pas le maitriser, mais comment faire, je ne veux pas être nerveux, je veux agir. Je dois le laisser s'exprimer. Est ce que j'arrive à accepter cette colère. J'arrive à être énervé, pas en colère. Enfin, je ne sais pas vraiment, les sentiments ne sont pas un domaine dans lequel on peut donner de mots exacts. Je suis tout de même nerveux. J'écris. Je ne sais plus quoi écrire. Le parcours mental avant le parcours physique. J'écris comme je me déplacerai si je suis énervé. Par petites phases rapides ponctuées de "pauses". Je ne sais pas comment gérer cet énervement, je ne sais pas le relâcher, j'ai l'impression de le contenir, il revient en boucle. Comme ce que je suis en train d'écrire. L'énervement, l'énervement. Je me répète ce mot. J'écrit rapidement comme même. C'est rare pour une journée. Mais je ne sais comment gérer ce sentiment qui me prend les épaules, le cous. Beaucoup de tensions s'y matérialisent de façon musculaire.

Je ne sais pas gérer cet énervement. Que faire : se mettre en colère ? Ignorer. S'en foutre pourrait être une bonne solution.

Il est 23H15, j'ai perdu mon temps à zoner devant des vidéos de coluches puis j'ai fait ma vaisselle en écoutant Desproges. C'est déjà ça. Je suis un peu déçu. J'ai tout de même perdu mon temps. Je n'arrive pas à gérer cet énervement, à aller plus loin que la vaisselle. Je n'arrive pas à avancer.
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Message par Lone Wolf le Mar 6 Mar 2012 - 23:55

Je n'arrive pas à avancer ->
Tu commencerais ton texte par cette phrase, ok.
Mais en tant que conclusion, c'est léger... Relis toi, tu verras que tu n'as peut-être rien fait, mais que ça demande des efforts sur cette planète...

Voilà, message du p'tit loup qui aime bien te lire Smile
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Message par Son altesse le Poulpe le Mer 7 Mar 2012 - 0:22

@El Greco : Oui, tu as raison. Merci pour tes encouragements.

Je ne comprend pas comment cette énervement a pu me paralyser à un tel point. Mon esprit était, je ne saurais en décrire l'état avec précision, en train de "gigoter", aucune pensée tout à fait formuler en sortait. Pourtant, j'ai beaucoup écrit de quasiment d'une seule traite. Mon estime de moi dépend de l'estime que m'accorde les autres. Le moindre petit compliment qui arrive là où je l'attend me fera monter aux cieux, la moindre critique me déscendra, un défaut là où je me sentirais imposteur me descendra. Le sentiment d'imposture, je le ressens souvent. Les rares fois où j'ai réussi, je me sens imposteur. Mais j'ai un côté imposteur, lorsque je travaille parfois en groupe, j'ai tendance à prendre spontanément la parole, à expliquer, presque faire d'un projet le mien alors qu'il ne l'est pas, je n'ai rien foutu. J'ai des tendances malhonnête. Pour ma défense, votre honneur, elle sont dûe à mon tempéramment névrosé. Les gens me stressent, me tendent. J'ai besoin d'attention. Paradoxalement, si je n'apprécie pas de travailler en groupe, je travaille bien mieux à côté des gens. Les pensées pertubratrices font leur oeuvre, mais je travaille tout de même mieux. Au contraire, seul, dans mon studio, je n'arrive pas du tout à travailler. Je fonctionne à l'estime des gens, je me répète, je le sais. J'ai besoin constamment d'attention, sans attention, je me sens mal. J'ai besoin d'attention, quitte à me répéter, agir de façon maniaque, j'ai besoin d'attention. J'ai besoin de communiquer avec les gens, j'ai besoin des gens, j'ai besoin des gens qui me poussent. J'ai besoin que l'on me rassure, que l'on me dise, c'est bien, c'est mal. Malgré tout, je commence à travailler que sous l'effet d'un stress. La situation idéale est si je sais que j'ai l'attention, qu'il n'y a pas de punition possible. Je suis toujours très actif à l'oral en cours. Pas de punition, presque que des récompenses dans le sens où l'on ne blâme pas celui qui participe à l'oral. Je ne pense pas à des récompenses comme des cadeux, quand je parle de récompense/punition, je pense surtout à un comment agréable/désagréable.
Je sais pourquoi j'ai tant besoin d'attention, j'ai déjà plongé en moi-même, dans mon histoire, et je n'ai pas besoin de le faire plus ici. Je le fais de mon côté.
J'ai besoin d'attention. J'en ai trop besoin, j'en ai besoin de façon maladive.
Je ne pourrais pourtant compter que sur moi même, je me sais seul, et je sais que c'est ma nature. Il n'y a pas de "pauvre petit Calimero" derrière ça, mais je me connais. Je ne sais pas si je serais à jamais seul, mais je ne peux pas compter sur le contact social pour me construire. Sans vouloir atteindre un état d'illumination, je dois apprendre à me suffire à moi même. Ce sera dur, mais c'est le seul moyen de me construire une vie possiblement équilibré.
Je recherche la perfection, une nouvelle fois, dans cette quête psychologique, je cherche un absolu. Je voudrais être un ascète. Je ne serais pas un sportif certes, je dois devenir alors un ascète. Je pense régulièrement à maigrir, mais je n'y arrive pas. Il faut que j'arrive à diminuer les quantité ingérée, à me contenter de peu.
La perfection morale. Je ne peux pas compter sur la perfection sociale, je ne peux pas compter sur la perfection de la connaissance, je ne peux pas compter sur la perfection de l'action, alors je cherche la perfection de l'ascèse qui semble plus simple car c'est la perfection du moins "se débarasser du superflu".
Je sais que ce que je dis est vain. Cette quête de l'ascétisme est toute aussi malsaine que cette quête de la perfection sociale, de la perfection de la connaissance ou de la perfection de l'action. Je ne dis pas que l'ascétisme est malsain, mais j'envisage cela d'une façon monomaniaque. J'en fais dépendre mon bonheur. Je devrais être capable de vivre en étant tout simplement. Je recherche la perfection car je recherche l'attention, la perfection me semble seul moyen d'atteindre l'attention, mais plus que l'attention, je recherche l'estime. Rechercher l'estime en tant que telle est une perversion, c'est du narcissime.
J'ai réussi à décoder tout le mécanisme de ma perversion monomanique, je sais pourquoi je suis une larve mais je n'arrive pas à débloquer la situation. Il faudra du temps, je n'arrive toujours pas à l'accepter. Je voudrais que les souffrances s'arrêtent maintenant. Je suis encore un peu énervé, je vais continuer à écrire, jusqu'à que cela s'épuise.
Je me sens monomaniaque, une seule pensée vers la perfection. J'ai besoin des autres. Je ne sais pas si c'est malsain ou non de vouloir se passer totalement des autres. Je ne pense pas. Je dis je, je dis je, je deviens omnibulé par ma quête de perfection. Cette quête de perfection et mon égo finissent par importerplus que tout.
J'ai beau l'écrire, arrêter de faire dépendre les choses de l'attention et de l'estime des autres, je n'y arrive pas. Est-ce-possible. Il me semble oui, mais il faut savoir ce que l'on veut dans la vie. Qui l'on est, ce que l'on veut être. Pas forcément avoir les mots, mais le savoir, même si ce n'est qu'une idée vague. Mais cette idée vague je ne l'ai pas.
Je tape vraiment nerveusement sur l'écran, j'écris avec enervement, ça ne me ressemble pas. D'habitude mes gestes sont plus doux voir moux. Redeviens-je dynamique ? Je ne le sais pas. Il est 00H14, nous sommes mercredi, je vais de nouveau dormir moins de 7H. Je ne vois plus l'utilité de me coucher tôt, de dormir, de me lever, tout cela me parait vain. Je tente d'écrire, d'écrire, d'écrie mais toute cette pression au bout des doigts ne me quitte pas. Je sais que si je me couche maintenant, je n'arriveriat pas à dormir. J'écris, j'écris. Je répète le mot écrire pour trouver de nouvelles idées.
Je ne saurais décrire exactement cette attente, mais j'y verrais la même attitude qu'un enfant envers son parent. Qui attendrai que "dieu" donne son jugement. J'aurais voulu que l'on me dise plus quand j'étais petit que les choses soient bien. Mais je n'en veux pas à mes parents, ça ne me vient pas à l'idée, ils n'ont pas commis de faute, ils m'ont bien élevé, fait de leur mieux, il y a une coquille imprévisible qui s'est glissé voilà tout, "un bogue".
Cet énervement, j'aimerais qu'il se dissipe. Il faudrait que je dorme plus de 6H, 7H voir 8H par nuit. Mais je n'y arrive pas. J'ai tellement de boulot prochainement à rendre. Il faudrait aussi que je vous relise. J'ai du mal à écouter, j'ai du mal à tendre l'oreille, j'ai tendance par je ne sais quelle angoisse à dire je. Tendre l'oreille, écouter m'angoisse, recevoir, en accepter la responsabilité me tend, donc je dis je pour avoir l'attention, mais aussi pour refuser cette responsabilité que je suis tendu. Marre de cette tension.
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Message par Lone Wolf le Mer 7 Mar 2012 - 0:34

Si tu as plus de problèmes que moi, je suis prêt à partager tes peines.

Saches que tu n'es pas seul dans ce cas, et que le seul moyen de ne plus se sentir imposteur, c'est l'ignorance. Ignorance de quoi me diras tu. Et bien, ignorance de la voix interne qui te dit que ton travail est copié, volé.
Imposteur va. Tu ne fais que voler le travail des autres, et tu le ressors en morceaux. Ça fait ton produit fini, avec la valeur ajoutée.
Oh une valeur ajoutée. Ce produit est le tien, tu as utilisé les outils à ta disposition. Tu n'invented rien, tu réutilises.
C'est ce qu'on appelle un être intelligent. Capable d'apprendre.

Je suis quasi-certains que tu es un bon auto-didacte, et tu réutilises tes leçons ... Assez bien d'ailleurs.

Par ailleurs, qui ne cherche pas la perfection ? À part moi, qui en ai marre de chercher.
La perfection ne se trouve pas dans le monde réel. Tout le monde ne partage pas les mêmes idées (et idéaux) et il ne faut pas perfectionner que par rapport à son ego.


Aussi, n'écris pas jusqu'à l'épuisement.
Tiens un journal régulier. Organises tes idées.
Tu réponds assez vite je trouve. Tu écris bien.
Ce que tu dis, tu l'as copié ? On dirait que oui, vu que c'est bien ... (second degré.)

Voila, bonne nuit le Poulpe Smile
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Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 0:54

@poulpe,

J'ai tout lu.

Il est difficile de se débarrasser de l'énervement. C'est une pulsion aussi. Nous ne pouvons tout étouffer. Ces agacements sont pénibles, ils nous rendent imparfaits. Et échappent à notre contrôle. Je pense qu'ils sont une tentative de maîtriser ce qui nous échappe. Mais cela échoue, perturbent les autres, et nous culpabilise.
En même temps à part en vacances dans un endroit sympa, en bonne compagnie, je crois qu'il est difficile de ne pas s'agacer... il y a des petits trucs qui nous dérangent... sauf que les petits trucs sont en fait énormes, mais ils se ratatinent pour passer inaperçu. Ce qui agace c'est aussi de percevoir l'étendu de ce qui ne fonctionne pas... Percevoir le système.
Aujourd'hui je me suis énervée, pour faire agir et contrôler. Cela a dérangé, et ce n'est pas positif, il est difficile de ne s'occuper que de ses affaires. Me concentrer, ne pas anticiper.

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Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 1:10


Salut Poulpe !

Comme d'autres ici je lis tous les jours l'évolution de ton journal. Je me reconnais dans beaucoup de choses, c'est un peu me lire, et d'ailleurs ce soir j'ai trouvé ça "Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser", qui m'a fait penser à ça :


Engagement

Je sens mon cœur fatigué,
Las et hébété,
Troublé par ma multiplicité.

Je sens mon âme dispersée,
Empreinte d’humanité,
Rouée de coups répétés.

Car je suis un fil tendu
Entre beauté et humanité,
Où mon esprit erre, perdu.

Mais la Pensée survient,
Et, tranquille,
Me guide sur son chemin.

Bientôt agile,
Un matin je m’en irai,
Sur de larges sentiers,
Cœur, âme et esprit engagés.

Un poème que j'ai écrit il y a plusieurs années car j'étais perdue moi aussi dans des idéaux de perfection, de Beauté et de Vérité avec un grand B et un grand V. Je me sentais incapable de trouver un but à ma vie si je n'avais pas des réponses existentielles.
Je sais que des pensées t'en as plein, mais la "Pensée" avec un grand P du poème c'est justement cette idée de fil directeur dans la vie, le truc qui fait que t'es content de te lever le matin. Bon je l'ai pas encore trouvée, mais ça s'approche, je peux la cerner maintenant.....Alors tiens bon , même si ça prend du temps, mais je suis étonnée de tes progrès, il y a une réelle évolution depuis le début du topic ! Bon courage pour demain ! cheers

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Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 8 Mar 2012 - 0:29

@El Greco, Azenor et Jehol. Merci encore pour vos encouragements, je ne sais pas quoi vous répondre, mais j'ai relu plusieurs fois vos réponses, c'est vraiment rare que je relise quelque chose. Je tente de bien faire mienne vos réponses. Encore Merci !

Cet énervement, c'était plus un agaçement. C'était un énervement incontrôlé, une frénésie, une colère qui ne pousse même pas à agir même bêtement. Mes idées sont relativement clair, d'un côté, je n'ai pas eu de contrariété maintenant. Je tente comme même de faire un peu d'ordre dans ma tête. Je ne pense pas que je repondrais de pavé. Je viens de perdre une heure sur l'ordinateur à chercher des informations sur des choses qui ne m'intéressent pas, histoire de mettre le cerveau sur "off".

Aie, je me suis encore plongé dans l'internet ce soir. Ce n'est pas bien, pourquoi je fais ça. Les pensées disruptrices ralentissent. J'ai comme même perdu mon temps Slate.fr-Lemonde.fr-Rue89.fr-Slate.fr-Sciencesetavenir.fr-Jenesaispaspourquoi : fr.wikipedia.org/wiki/Sultanat_D_Oman/fr.wikipedia/pleindetrucssurlaregeliontaoïsmebouddhismeSoufismechristianisme-fr.wikipedia.org/wiki/Jenaifaiquesurvolerlesinformationsjenairienappris-fr.wikipedia.org/wiki/jaiperdumontemps. Le mystère religieux m'a toujours passioné. Mais voilà aujourd'hui, enfin ce soir, j'aurais aimé faire des choses. Sans parler de travailler. Je partais d'une bonne intention, mais je n'ai pas réussis à la construire. Travailler, faire lorsque je suis seul génère toujours chez moi une grande angoisse.
Je viens de reperdre du temps sur Facebook. Je n'arrive pas à régler les problèmes. L'accumulation de chaques tâches simple me paralyse, je ne sais pas pourquoi. La simplicité me déconcerte.
J'écris, je recherche. Ma cervelle est reposée, j'envisage les choses calmement. Mais, je ne trouve pas la clef. Les échéances approchent à grand pas, je n'y arrive pas. J'ai passé tant de temps sur cet ordinateur, je ne sais plus quoi faire sans. Qu'est ce que je veux faire ?
Comment gérer le temps, le temps libre, le temps de travail.
Je ne vais plus en cours à l'heure, je n'arrive plus à me réveiller à l'heure.

Pourquoi suis je tant dépendant des autres gens pour me construire sentimentalement, pourquoi n'arriverai je donc pas à travailler, à accepter l'immensité de la tâche, le quotidien. Pourquoi le quotidien m'angoisse t il tant ? Les petites tâches. Je regarde autour de moi, mon regard est perdu, je ne regarde pas les choses. Chez moi m'angoisse. J'écris beaucoup de choses négatives, j'écris le tout négatifs, car je ressens enormément de négatifs, mais c'est le seul moyen d'expulser les choses.

Si je devais dire ce qu'était mon esprit il y a quelque temps, c'était :
PATATIPATATATAPATATATIPATATATATAPALATIPATATA_PALAPTAPATITPAPATAPATAPAPTAIPATAPETAPTAPTIAPTIAPTPAITAPITAPAPA_PATATITPATATATATAPIPAPATAPATATITA

Maintenant c'est :
patatipatata_______patata____patati__________patatapatata__________patatititi___________patatata

J'ai le droit aussi à du
patatipatatatapatatipatatapatatipatatapatatipatatapatatitipatata

Le manque de confiance, le besoin, la goinfrerie d'attention des autres, ne pas arriver à travailler, être mal à l'aise dans son corps, son espace tout celà est lié. J'ai beaucoup de mal à l'exprimer, je voudrais l'expulser d'un coup, mais comme un accouchement dure des mois, exprimer ce genre de mal être prends du temps. Cela va faire un ans et demi que je suis une psychothérapie. Cela va faire 7 mois que j'écris, 2 semaines que j'écris sur ZC. Je sens des progrès, mes pensées ralentissent, je ressens le besoin d'écrire. Il faut du temps our arriver à mettre à maturation ses pensées négatives. Il est 23H44.

Je devrais aller dormir bientôt, mais je vais tenter de mettre un peu d'ordre dans ma tête, revenir un peu en arrière :

Je manque de confiance en moi, c'est pour cela que j'ai mené à une intellectualisation excessive allié à un perfectionnisme théorique poussé à l'extrême, je cherche toujours l'affection ou à défaut l'attention des gens. Il en sort une attitude bien souvent peu adaptée, maladroite, une difficultée à s'exprimer. J'ai peur du concret. Lorsque je dis que je devrais me suffire à moi même, c'est vrai. Cependant, je ne dois pas envisager cela comme une rupture avec les gens, ni comme un abandon, je dois avant tout me reconcilier avec moi même.

Les poussées se poussent dans le cortex frontal, je crois que c'est comme ça que l'on appelle la partie avant du cerveau, partie responsable de la logique.

Je manque de confiance en moi, je dois vaincre une vieille angoisse, un besoin de reconnaissance et d'attention, qui m'auto-détruit.

Pour prendre confiance en moi et ne plus craindre les autres, dois je arrête d'avoir peur de moi ou dois je arrêter d'avoir peur des autres ? Dois je apprendre à souffrir et à cicatriser ?

Je tente de marcher dans la direction de reprendre possession de mon espace et de mon temps. C'est à dire, je ne dois pas, je dois arrêter de me fixer sans cesse des obligations, des lois, j'assume la contradiction de la phrase. Je souhaite marcher dans la direction de laisser couler les pressions, de les ressentirs, mais d'arrêter de les capter, d'arrêter d'avoir cette tension dans les épaules. Lorsque mes épaules se tend, d'arriver à les relâcher. Je parle sans cesse de mes épaules, mais je ressens vraiment la pression dans cette partie de ce corps, je ressens vraiment cette tension dans cette partie du corps. Un prochain week end où je vais devoir gérer mon temps. Je n'ai pas plus de temps, je dois m'inscrire dans des écoles, je ne peux pas oublier.

La musique ne créer pas les émotions, elle les révèle, elle révèle ma colère, ma tristesse principalement mais au fond de chacune de ces musiques il y a un peu d'espoir. Je me réapproprie peu à peu l'espace domestique de mon studio, je me réappoprie la cuisine, mais je n'arrive toujours pas à me réapopprier le bureau, ni le sol, qui reste sale, juste un coup de balai a tendance à diminuer cette saleté, mais ça reste si sale.

Toutes ces pensées se bousculent dans ma tête, je n'arrive pas à travailler, car tout reste confus, chaque idée arrive mais aucune ne prend le dessus, pas d'idée organisatrice, je suis bon pour les envoyer dans tout les sens, mais pas pour leur donner un ordre.

J'inspire, je fais des grands mouvements de mains, je sens le mouvement cérébral, je pourrais sortir quelque chose. Je me demande si ce n'est pas simplement l'envie de vivre qui enfermé dans ces carcans ne se bat pas.

J'arrête d'écrire, les pensées continuent à tourner dans ma tête. Je suis à la base un dessineux, quand je parle et que je souhaite expliquer quelque chose, ce sont souvent des métaphores qui me viennent. Mais écrire me permet d'allier la pensée et l'action, c'est si unique. Je met beaucoup de temps avant de me mettre à l'écriture. Il est 00H12, cela fait 12 minutes empiétées sur le temps de sommeil surlequel je ne devrais pas empiéter. Mais, les pensées se mettent suffisamment en place maintenant pour que je les écrive, les expulse même si parfois elles reviennent en rond.

Cette peur, c'est un sentiment de manque, un sentiment de manque d'attention et d'affection. Voilà, je l'ai écrit. Le manque d'attention/d'affection. Je n'ai pas été malheureux pour autant dans mon enfance. J'ai eu une vie qui m'aurait rendu obligatoirement heureux sur bien des plans, mais voilà, il y a des grains de sables. Le manque d'attention, j'aime bien comme cela sonne. C'est une jolie expression. Je suis arrivé à sortir les mots qu'il fallait sortir ce soir. Et maintenant, j'ai toujours besoin d'écrire, ce besoin continue. Maintenant que j'ai sorti cette expression, l'angoisse continue, je tape les mots frénétiquement, mais je sais que les pensées reviendront juste ensuite.

Le manque d'affection, cette idée ouvre la porte à d'autres. Je dépend affectivement des autres, j'ai une dépendance affective. Ces mots résonnent juste dans mon esprit, j'ai l'impression d'écrire des choses. Mon esprit est un peu usé, fatigué, engourdi, effrayé du futur, effrayé du futur car il n'arrive pas à travailler. Je passe mon temps sur l'ordinateur, je passe mon temps à intellectualiser, m'inventer des problèmes, des moyens d'intellectualiser quand je n'ai pas d'ordinateur, il va falloir que je réapprivoise mon temps. Cela va prendre trop de temps. Tant pis. Je dépend affectivement, c'est mon ressort, la motivation de mes actes profondément. Même le désir d'ermite, arriver à une relation qui me semble saine avec les gens. C'est une dépendance qui me conduit à une frénésie d'attention. Les mots sonnes juste. Un autre sentiment me vient en tête, pas un sentiment, une sensation, quelque chose sur lequel je n'arrive pas à mettre des mots, ce n'est pas le même endroit qui est sollicité, cette sensation, on dirait plus une boule.
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Message par Lone Wolf le Jeu 8 Mar 2012 - 0:32

Bonne nuit Long hug
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Message par pelure le Jeu 8 Mar 2012 - 2:36

Bonsoir ...ou bonjour
Voilà que les 28 ans qui nous séparent se raccourcissent dans le simple espace d’un regard par-dessus l’épaule du temps…28 ans plus tard je pense avec les mêmes incertitudes, les mêmes angoisses que j’ai déjà visitées sous tellement d’angles différents…la dépendance affective est aussi incompréhensible que de refuser d’arrêter de respirer tout simplement…autant vitale qu’assassine ; déjà tant décortiquée et pourtant jamais vraiment saisie ; 28 ans plus tard, avec « mari » et enfants, je suis le même enfant qui ne sait pas. J’ai commencé à angoisser à 20 ans, ou en tout cas c’est à cet âge que la « liberté qu’est l’angoisse » s’est mise à ma portée ; j’ai renoncé aux oripeaux étriqués qu’on m’imposait (même si j’ai fini mes études) et le chemin plein d’embûches qu’est le mien s’est mis en place. Je ne marche pas, je n’avance pas… je me perds, plus ou moins douloureusement, dans les espaces des jours et des nuits ; je ne cherche pas, je ne trouve pas… parfois des « respir= émotions-sensations-pensées-mots » s’offrent à moi et je les accueille avec grâce. Moi aussi je devrais dormir, demain sera rude mais vos mots sont si vrais qu’il m’a fallu laisser une trace de ce respir. Vous m’avez fait penser à ceci : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)
Stig DAGERMAN (1923-1954) . J’ajouterais la même chose pour le « besoin de consoler », je ne saurais comment vous consoler, mais le désir de le faire est là ; peut-être le fait de savoir que vous n’êtes pas seul dans cette galère pourra vous rasséréner un instant.
Je vous offre ceci, petit écrit qui m’est venu en mémoire en vous lisant :
“J’ai besoin du duvet noir de la nuit, de son silence dit, de son écorce amnésique tendue sur mes épaules pour adoucir l’air qui écorche mes poumons.
Ecrire c’est extirper ,des limbes entre l’âme et la langue, la matière à se vivre. Il y a « cri » dans « écrire », la lame cramoisie du langage disséqué qui marche sur mon ventre à tripes.”


Voilà, passez une bonne nuit et bon courage pour la suite


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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 10 Mar 2012 - 23:35

@El Greco Merci !

@Pelure Merci beaucoup !

Désolé, j'ai mis un peu de temps à répondre, j'espère que demain sera aussi un plus beau jour pour vous.

Les pensées ralentissent un peu. Parfois au calme des pensées se succède un énervement. En agissant, la petite voie continue à m'insupporter. Stop, j'en ai marre du flux des pensées. Je suis. Je voudrais me redéfinir, recréer un minimum d'égo, mais ne serait-ce pas de la prétention. Les gens me tendent. L'énervement se cristallise. Il s'agit d'un véritable énervement, contre les choses. Lorsque le flux de pensée s'arrête, c'est l'énervement qui vient.
Suis je arrivé au fin. Ai je fini mon introspection ? Je doutes, j'écrit, j'enlève.
Ma cervelle est étonamment calme lorsque j'écris. Cependant, sitôt je retourne à une autre activité, le petit manège reprend. Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même. Les gens me déstabilise, je ne sais quoi leur dire, je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête. Pourquoi les gens m'intimident tant ? J'ai peur de leur déplaire. Je devrais être capable de déplaire aux gens, de ne pas me sentir "obligé" vis à vis d'eux, d'ignorer une situation. Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort.
Comment pourrai-je décrire plus en détail ce lien de dépendance, de profonde inquiétude, cette peur du rejet et de l'échec que j'entretiens avec les gens. La peur du tort, la peur de l'échec, voilà ce que c'est. La peur de l'action, c'est la peur de l'échec.

L'écriture du matin. J'écris ce matin, pour tenter de me débrasser maintenant de ce qui me perturbe, qui m'empêche d'agir plutôt que de passer ma journée sur l'ordinateur avant de me décider à écrire. Mes pensées pertubatrices viennent moins vite, elles s'enchainent moins de façon infernale. Je crois qu'il m'ai arrivé hier d'avoir un fil de pensée sans que celui ne "dégénère". Apres que j'eu parlé avec quelqu'un, oui j'eu fait un peu soutenu, mais je crois que c'est la forme syntaxique la plus approprié à ce que je veux dire, mais je suis très mauvais en grammaire-orthographe, donc après que j'eu parlé avec quelqu'un, j'ai remarqué que le fils d'idée continue. La discussion s'était bien passé, mais malgré tout, après la discussion le fils de pensée continuait. Voulais-je "plus" de conversation ? Est-ce le reflet de mon caractère angoissé, cette demande toujours croissante d'attention continue. Quelque part mentalement, mon fil de pensée restait en mode "conversation".

La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

Je me suis levé à 10H, il est 14H26, quatre heures sont passées sans que je ne fasse rien. Le rythme des pensées a diminué, mais je reste larvesque. Cependant, une petite mue se profile à l'horizon. Je tourne un peu en rond. Agir un samedi vers 14H22, j'ai fais mieux, mais la plupart du temps je faisais pire. Je vide ma machine à laver, je range un peu les choses. Des petits actes anodins qui ont tout de même leur importance. Lorsque je suis sur l'ordinateur, je ressens un fort besoin d'obtenir ce moment sans pensées. Lorsque je bois de l'alcool, il y a un moment de basculement entre lucidité et simple ivresse où je ressens pendant quelques secondes ce non défilement de pensées. Alors je continue à boire, et c'est ma nature mélancolique qui ressort.

Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

Ah, travailler. Agir.

Je viens de lire un post différenciant les différents types de psychotérapie sur le forum. Je n'ai pas lu si attentivement que ça, mais un élément a néanmoins retenu mon attention, c'est le fait de planter aussi des fleurs au lieu de ne faire qu'enlever les mauvais herbes. J'ai enlevé les mauvaise herbes, mais il est vraiment temps que j'aille voir au fond de moi ce qu'il y a de positif. Je remarque que lorsque je tente d'expliquer les choses, il me vient avec une étonnante facilité des images, des histoires, pourtant spontanément j'ai du mal à réinventer des histoires. Sauf si l'on me fixe une contrainte. Mes pensées fusent, mais il faut qu'une force extérieur viennent poser un cadre pour que cela ressemble à quelque chose.

Je recherche une certaine forme de pureté alimentaire, peu de viande, majoritairement des légumes et des fruits, j'évite au maximum le lait et le blé, malgré cela, j'ai des phases boulimique où j'avale une tablette de chocolat blanc ou de pralinoise en une journée. Je m'améliore, si avant je les avalais en très peu de temps (une heure voir deux), je prend maintenant quatre ou cinq heures. Je tente de manger des légumes de saisons, d'exclure le sucre de mon alimentation. J'ai un peu maigris, mais j'ai tendance à trop manger (le stress toussa), et je voudrais arriver à réduire la taille de mon estomac en mangeant moins et ainsi maigrir de façon durable sans changer mon alimentation.

J'aimerais aussi laver mon appartement. J'ai du mal à le ranger, notamment parceque je passe enormément de temps sur l'ordinateur à divaguer. Ce n'est pas une grosse porcherie, mais il est comme même très sale.

Je voudrais faire du sport, courir, nager, quelques exercices pour prendre un brin de muscle entre cette peau, cette graisse et ces os. Je n'ai pas envie de faire de la gonflette, juste être plus fonctionnel. Je voudrais apprendre à chanter, mais aussi faire du piano et du marimba. Je voudrais surtout continuer à dessiner, arriver à me trouver d'avantage de thèmes, de me trouver une thématique artistique. Je voudrais danser, déjà savoir me déplacer, je ne maitrise pas mon corps, je me mouve de façon bizarre, non coordonnées, je suis malhabile et très mauvait en sport. Je voudrais aussi passer du temps à marcher en forêt où je pourrais dessiner. Lire aussi, ce que je ne fais plus. Aller de nouveau dans les bibliothèques, prendre du temps pour lire, sortir, rencontrer des gens, trouver quelqu'un.

Courir, faire deux ou trois exercices, trouver une chorale ou je ne sais quoi pour apprendre à chanter, c'est possible, sortir pour aller parfois à la bibliothèque, au cinéma, au théatre, c'est possible.
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Message par Invité le Sam 10 Mar 2012 - 23:46

Je ne sais pas quoi te dire... Je te lis et c'est tout... Je n'ai pas envie de m'égarer dans des propos...
Tu as une si belle écriture...

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Message par pelure le Dim 11 Mar 2012 - 1:43

Bonsoir
Vous dites "Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même." Nous sommes tous des "animaux sociaux" , cela est donc inévitable et votre peur du regard des autres est la peur panique de ne plus être aimé; or, à partir du moment où on comprend quelle est la vraie condition humaine, on comprend aussi qu'on n'existe que par rapport aux autres et votre grande âme bien sensible a déjà vu tout ça...ainsi que son corollaire :"si on ne m'aime pas, je n'existe pas". Rassurez-vous, on est tous dans le même bateau!
Vous dites " je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête" et "Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort" et ça c'est le schéma classique de la pensée en arborescence des zèbres; comment "dire (ou écrire)" qqe chose alors qu'on sait qu'on n'aura, par les mots, qu'une approximation de la pensée, et en plus 36 en même temps, parfois contradictoires, etc...mais là aussi, vous finirez par croiser des gens qui comprendront tout ceci et là un vrai échange pourra se mettre en place.
Vous trouvez que vous n'êtes pas assez actif , alors que vous faites votre ménage, vos machines, vous pensez à votre alimentation, vous lisez (même si ce n'est que sur un écran)...c'est déjà pas mal, non? Vu la quantité d'énergie que vous dépensez à gérer vos pensées et vos angoisses, c'est franchement pas mal de faire tout ce que vous faites, j'en suis persuadée.
Piano, dessin, et autres activités : n'y a-t-il pas une école d'arts décoratifs ou autre université populaire par chez vous qui dispense des cours du soir? Je pense, quant à moi, qu' épanouir votre fibre artistique est une des voies royales pour s'en sortir (pour moi ça marche, même si la route est bien longue). Et puis, surtout, continuez d'écrire, pour votre salut et l'émotion que vous offrez aux autres et pour laquelle on ne peut que vous remercier.
Allez, demain les oiseaux vous aideront! Allez rencontrer le printemps, il vous le rendra sûrement !... sunny


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Message par Invité le Dim 11 Mar 2012 - 13:01

Poulpe à rayures a écrit:La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

(...)
Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

C'est la peur de l'inconnu. ^^
Comme chacun de nous est unique, différent... Comme l'on ne sait pas à quoi nous ressemblerons au final... Ou que nous ne "voyons" pas forcément un autre qui peut nous servir de modèle de référence, car nous sommes vraiment tous différents même si des blocs partiels se correspondent entre nous tous...

Bêtement, Monet, ou Picasso, Léonard, Michel-Ange, Raphaël, étaient tellement différents... Ils y sont pourtant allés, à explorer là où ils voulaient aller. A se construire, à "devenir" leur différence. Même Léonard et Michel-Ange, ou Raphaël, qui se ressemblaient sur certains points et se sont croisés à Rome notamment, étaient complètement différents les uns des autres.

Deviens ce que tu es, ce que tu veux devenir, va dans les directions qui t'aspirent, te comblent... Comment "ce qui n'existe pas encore" pourrait-il plaire ou ne pas plaire ? La question est autre. Si tu te plais toi, si tu es ce que tu aimes, alors tu auras atteint ton objectif. Et alors tu pourras plaire si tu cherches encore ce chemin, à ce moment-là.
flower

Pareil avec Jules Verne. ^^
S'il avait "voulu plaire", il se serait contenté de copier ce qui plaisait à son époque, et basta. Laughing

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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 11 Mar 2012 - 23:55

@Azenor. Merci !

@Pelure. Je serais un peu frileux à qualifier mon âme de grande. J'ai une âme, cela me suffit. Merci pour votre attention, et pour vos conseils. Je ne sais pas si cependant si je devrais remettre en doute la qualité des gens autour de moi, ils ne sont peut être pas zèbre, mais ils restent équidés et pour beaucoup de forts intéressants équidés. Sinon, je ne fais pas mon ménage, c'est bien ça qui me perturbe. C'est sale chez moi, désordonné, je ne me sens pas chez moi. J'ai du mal à me sentir chez moi chez moi. Quitte à me répéter, mais pour le coup ce n'est pas grave, Merci pour votre attention et vos conseils. Ces échanges me surprennent un peu car j'ai le réflexe de la tortue, de rentrer tout membres dedans et ne laisser apparaitre que ma coquille, je ne sais pas comment y répondre, donc je prend un peu de temps, mais, le plus important, ça me fait plaisir.

@Kara. Merci pour ta réponse. Je n'aurais rien à ajouter à ce que tu dis, même si je prend un peu de distance maintenant avec les artistes célèbres, qui furent longtemps mes modèles, ce que je voulais devenir. Je prend un peu de distance avec ces génies, qui avaient peut être plus de potentiel que moi, je ne le sais pas et quelque part je pense que je m'en fous avec raison, je préfère suivre mon chemin plus discret et plus modeste.

Quelques petits changements, je continue à larver mon temps sur le net, mais je me bouge un peu plus entre deux moment, je ne suis plus une larve, mais je suis encore bien éloigné de la somptueuse élégance du papillon-poulpe. Disons que je suis une chenille. Je passe encore trop de temps sur l'ordinateur, bien trop.

Les pensées restent tumultueuses, je pense moins aux autres, plus à des conneries. Toujours cette volonté d'avoir la connaissance parfaite. Mon esprit s'embraye parfois sur des pensées tourne un peu en rond, il y a là-dedans la recherche de la perfection, de l'omniscience et de la pureté. En quelque sorte un manque de modestie. Je ne sais pas si cela est vraiment les causes et les conséquences de ce qui se trame dans mon esprit, mais peut être n'est-ce pas une chose souhaitable de vouloir expliquer d'une façon un peu maniaque chacun des aspects de ma personnalité. Non pas que le travail sur soi est méprisable, bien au contraire, il est dans mon cas vital, mais peut être faut il que je l'accepte plus calmement, plus sereinement. Je ne sais quoi faire, ni quoi dire. Je me répète, mais il est peut être temps de parler de choses plus optimiste. J'ai cherché, j'ai trouvé ce qui me dérangeait, je l'ai exprimé. Peut être que certaines souffrances viendront me perturber plus tard, peut être qu'il en reste, je les exprimerais au moment venu.

Je tente de trouver le positif, ce qui me motive, et non pas le négatif.

Le flux de pensée continue, je repense un peu aux choses sociales malgré tout. Ils continuent mais néanmoins je progresse. Il est 17H, ma vaisselle est faite, j'ai un peu balayé, je suis en train de ranger, c'est un progrès incontestable.

Je tente de lire des choses, mais je n'ai pas l'attention à ça. Il est peut être un peu tôt pour faire le point sur la journée. Il est 18H47.

Il est 20H27. Peut être est il enfin le temps de faire le moement sur la journée. Je suis une chenille maintenant peut être mais je me tort sur mon dos afin de tomber sur mes pattes. J'ai toujours assez peu agi. Le stress devrait agir, mais il ne le fait pas. Je n'arrive pas à travailler. J'ai perdu toujours pas mal de temps sur le net. Malgré cela il y a quelques améliorations substantiels. J'ai fait la vaissaille, j'ai commencé à balayer, fait un tout petit peu de rangement. Il n'est pas encore l'heure de se coucher, je peux donc faire encore quelques micro-actes qui ont leur importance.

Toujours ce stress.

J'oubliais, j'ai descendu mon sac de recyclage. Tant de micro-actes qui ont l'air risible, ce sont des micro-avancements, mais j'avance tout de même un peu même si c'est avec une lenteur excessive. J'ai passé plus de temps à tourner en rond, à commencer des micro-geste même si j'ai beaucoup végété sur mon ordinateur. Je suis fatigué. Qu'est ce qui a pu provoquer mon intérêt cette fois : Pierre Desproges, les "perles noires", l'informatique quantique, un blog B.D. Je ne me souviens de pas grand chose, je lis en diagonale. Lire, vraiment lire avec attention est assez complexe. Je suis obligé d'y revenir à plusieur fois. Même à cette écriture. Je venais de me plonger dans un livret de cuisine, aucune recette ne m'intéresse, trop longue.

J'aimerais de nouveau lire, j'ai lu tout les bouquins chez moi, je suis trop larvesque le samedi. Je pourrais lire Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Cela devient difficile d'écrire. J'ai moins de chose à dire, j'intellectualise moins et il faut que je trouve de nouvelles choses, négatives ou positives sans discernement. Je suis pris par la tentation de fuir dans internet. J'y succombe. L'angoisse, l'angoisse de ne pas changer. J'ai un peu mal à la tête. Mais je suis pris dans une situation où j'ai envie de me plonger dans une spirale de non-pensée internet. Alors je préfère écrire, même si c'est plus dur.

C'est vache la pensée, au moment où je souhaite penser à ce que je pourrais écrire, il me vient comme seule pensée "je ne pense à rien", mais il y a comme même cette sensation d'angoisse au fond du ventre. Je me sens presque incrédule du monde qui m'entoure. Et ce qui m'entoure, ce qui n'est qu'à un ou deux mètres me parait à une distance énorme. Seul mon écran d'ordinateur me semble être à proximité. Je m'apprêtais à ouvrir internet, pourquoi ? Je n'y ai rien à faire, tandis que j'ai tant de choses à faire dans la réalité mais toujours ce sentiment d'angoisse. J'aimerais vraiment laver ce studio, de fond en comble, le débarasser de sa poussière, mais mon bazar me terrorise. Je viens de rouvrir la page internet, seul le moment d'apparition de l'information a compté. Je suis devenu addicte à ces micro-moments de non pensée. Encore une fois, et pourtant je ne regarde pas. C'est même au flash lumineux que je suis devenu addict. L'écran lumineux, la pupille dilaté, je me sens mieux juste avec ces conditions réunis. Quelque chose de profond, de tendu veut s'exprimer, peut être un ultime cri de rage ou de peur. Je ne sais pas vraiment.

Que voudrai-je faire. Je voudrais devenir un artiste, ou pas forcément. Je me dis si je ne suis pas artiste, au sens de quelqu'un qui créer des micro-fragments de beauté, pourquoi ne pas devenir plutôt boulanger ? Je ne sais pas ce qui me plait dans l'idée de boulanger. J'ai pourtant exclu en parti le blé de mon alimentation, sauf justement le pain. La possibilité d'être indépendant si l'on est propriétaire de sa propre échoppe, le fait de fabriquer. J'ai toujours aimer la pate, non pas les pâtes alimentaire, mais la pate, ce truc à pétrir. Ma mère m'a dit plusieurs fois que petit j'aimais beaucoup pétrir, toucher les choses, les malaxer. Et le pain nourrit. C'est un métier qui m'a l'air d'être loin d'être con. C'est les raisons qui font que c'est mon second choix après être artiste. Malgré que ma cuisine ne soit pas très bonne, assez grasse, j'ai l'impression d'être assez exigeant au niveau du goût.

Je voudrais voyager. Je n'ai pas un très bon passif avec les gens, donc je voudrais voyager en pleine nature. Je sais que ça serait possible, là où je suis il y a des bus qui permettent d'aller en forêt. Respirer l'air de la forêt avec ses odeurs. Marcher sur les caillous, dans la terre, regarder. Je pourrais y aller, mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Manque de temps, mais aussi ce manque de volonté. J'en ai marre d'internet, je ne fais qu'y lire des demi-informations. Je voudrais faire un peu de sport, de la musculation, pas de la gonflette, juste avoir de nouveau un corps opérationnel. Je voudrais ressentir.

Le stress, l'angoisse est toujours là. Toujours cette sensation de ne pas appartenir à ce monde. Ce n'est pas vis à vis des gens, mais à force de tout intellectualiser, j'ai du mal à ressentir mon existence vis à vis de ce monde physique. Les pensées sont encore là, elles "poussent". Elles veulent sortir. Je ne veux pas m'arrêter de penser, très loin de là. Mais je veux m'arrêter de penser compulsivement, ça me fatigue.

Mais MERDE, j'en ai marre d'avoir des flux de pensées stériles sur la famille SMITH de American Dad, sur le film le Parrain dont je n'ai vu que le film mais ensuite j'ai rassemblé tout aussi compulsivement des informations sur les autres films. Ces pensées compulsives, cet usage compulsif du net, cette boulimie compulsive m'use. Je voudrais construire. Arrêter de lire en diagonale cinquantes articles par jour, mais me poser une demi-heure plutôt pour lire un livre approfondissant le sujet. Je suis fatigué mais je déborde pourtant d'une nervosité. Je voudrais savoir agir. Je passe sur Facebook, sur forumhobbie1 , forumhobbie2, forumhobibe3, BlogsBD.Fr désesperant le net est grand mais jen trouve rien. Ce grand kiff de la pensée arrêtée. Ce grand kiff qui commence lorsque je pose ma rétine sur un écran lumineux, je reste fasciné là telle une mouche à merde devant un étron.

Ça sort peu à peu. Pas trop tôt. Quoique, il n'est que 22H20, d'habitude je n'arrive à faire le point que vers 23H30, 00H15. J'ai un peu débarassé mon bureau. J'ai retrouvé le cutter avec lequel je me suis tallaidé. Il m'a mis mal à l'aise, j'ai besoin d'en parler. J'ai sorti la lame, j'ai juste orienté le tranchant vers mon bras, sans même la volonté de vouloir m'entailler. Mais c'était juste la fascination pour cet outil, une fascination malsaine. Je l'ai ressorti, j'ai posé le tranchant sur ma peau sans même appuyer, j'ai posé le plat du métal, j'ai ressenti le froid. J'ai reposé le tranchant sur chaque cicatrice, et sur le poignet. Juste posé. Je ne veux pas me trancher, je ne veux pas me suicider. L'image de mon bras sanguinolant me vient. Je me suis tranché, cela n'a pourtant pas saigné, un tout petit peu tout de même. C'est juste de la fascination malsaine. Je me souviens de l'hésitation, puis de la rage, je n'ai gardé que 9 minuscules cicatrices, large d'un poussif centimètre, se prolongeant par une ligne rouge pour certaine. Très discrète, quoique cela dépent de la luminosité. Je me souviens de la colère, de la rage, de la douleur, enfin ressentir. Alors que tout s'inhibe dans un flux de pensées constant, la douleur arrivait, elle calmait les pensées. La colère est toujours là, la rage, après une journée à tourner en rond malgré les progrès. Ce n'est pas assez. Je veux juste vivre simplement, me réveiller, agir, travailler de façon nécessaire, laver. C'est juste ne pas réussir ces petits gestes qui n'empêchent me font progresser. Je range la lame du cutter, juste un moment de fascination malsaine. Les pensées arrivent, même pas les pensées, c'est juste le flux mental. Une forme de rage, de colère envers moi qui n'arrive pas à agir simplement. Je voudrais qu'il se calme, qu'il se transforme en une énergie du mouvement, qu'il se transforme en quelque chose de directif plutôt que de progressif.

Mon ventre se gonfle, le petit bébé de l'angoisse y remue. Demain sera une plus belle journée. L'angoisse perdure malgré tout. Je suis allé au plus profond de moi, j'y ai chassé le mal, mais je n'ai pas réussi à installer le bien. Me voilà qui parle comme dans la Bible maintenant. Qu'est ce que je pourrai installer comme bien. Je sais ce que je veux voyager, aller un peu en forêt, dans un parc ou n'importe quoi, là où il y a des choses qui vit. Cette angoisse, cette colère, elle est là dans le coin avant, à ma gauche du cerveau. Si c'est vraiment ici que là tout de suite je peux y localiser quelque chose. Je veux changer. J'écris les yeux fermés, je tente d'excorciser ce sentiment insupportable. Je dois travailler, je n'y arrive pas, je le dois pour ma réussite scolaire, c'est insupportable de ne pas y arriver.

RAGE. J'avais envie d'écrire ce mot, comme ça en majuscule. Ce n'est pas vraiment de la rage, mais cela s'y apparente, une forme de soulèvement intérieur, inépuisable. Quand on me parle de rage, je pense à un instinct coincé dans notre cerveau reptilien, qui existe donc chez tout être possédant un cerveau, aussi primitif soit il, cette manifestation de vie, cette envie de vivre incontrôlable malgré tout. Pourquoi je vis toujours et je ne me suis pas tué.

Je voudrais m'expliquer, me justifier, sur beaucoups de points. Cette angoisse me tord. Je voudrais me faire pardonner de mes fautes, d'avoir une légitimité. De légitimer ma souffrance. J'ai du mal à l'écrire, ce mot souffrance. Cela me parait prétentieux d'écrire que l'on souffre, non ? Surtout qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous faire relataviser par rapport à l'enfant des biddonvilles. Mais cette chose qui me hante. J'utilise le mot hanter, mais ce le mauvais, car il est trop "mystique", qui persiste dans ma cervelle. Je voudrais que l'on me pardonne, je m'inquiète pour ma légitimité. Il est bien ce mot. J'ai besoin d'expliquer pour, rah merde les mots n'existent pas, donner une justification à mon attitude. Je trouve que l'on manque de mot de vocabulaire, de sonorités de vocabulaire pour exprimer tout un panel de choses. Ah, j'aimerais qu'il existe une humanité intelligente, pas forcément à la façon des zèbres, mais qui dispose d'une écriture, d'un vocabulaire, d'une grammaire plus complexe qui permettrait d'exprimer tout un ensemble de choses inexprimable en tant que tel.

Je voudrais apprendre à me mouvoir, à danser ou à grimper dans les arbes. Je voudrais marcher pieds nus dans une forêt. Je voudrais apprendre à me battre et affronter l'adversité. Je voudrais apprendre à faire du théatre, apprendre à être quelqu'un d'autre et à être plus à l'aise quand je suis moi-même. Toujours ce "truc" qui pousse. Ni sentiment, ni sensation, ni pensée, chose bizarre qui arrive à ma cervelle, mon encéphale. J'aime bien ce mot encéphale, il est beau, plus que cerveau ou cervelle. Comment pourrai je décrire cette chose. Disons que c'est plus une sensation, une sensation intellectuelle, elle pousse. J'ai l'impression qu'elle est rouge. Rouge je ne sais pas pourquoi. C'est la couleur de la révolution. Une poussée de changement, d'exaspération. Fait quelque chose d'autre de ta vie, Mec. Arrête d'être assis sur ce sofa. Je regrette vraiment le manque de vocabulaire du Français. Trop pauvre en sonorités, en vocabulaire. Je rêve d'une nouvelle humanité, plus belle, plus pacifiste, plus raffiné. Si beauté et paix sont reliés, le dernier critère est malheureusement indépendant, le comte de Sade était un être à la cruauté raffiné. "Rah", c'est aussi une bonne sonorité pour caractérisé cette pousée. "Ramamatsa". C'est une idée de ce que je ressens. Ah si je devais écrire, j'inventerais mes propre mot, je n'aime pas ceux là. Oh, certains sont très biens, très beaux, mais j'en ai marre de chercher mes mots. Chaque mot, même synonyme, je les associe à un sens pour sa sonorité. Ah, la pauvreté du vocabulaire m'énerve. Des milliers de sons, d'intonations, de combinaisons possible et si peu utilisées. Pourtant, j'ai du mal à prononcer les mots, je m'embrouille dans cet embroglio de mots, je m'embrouille souvent en écrivant aussi.

Ah, le soir, où toutes les pensées se mettent en place, où la confusion de la journée fait place à la clarté du bilan. J'écoute Meredith Monk, il n'y a pas de doute, cette femme doit être un rouge-gorge déguisé en humain, la variation de ses tonalités m'impressionne, on dirait une maitrise complète de sa voix. Le mot "Rammstein". Je roule le "R". "RRRRRammstein". Ah, certes, Rrramstein, ce n'est pas forcément le groupe qui fait la meilleur musique de tout les temps, mais il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce Rammstein qu'il assène dans le titre éponyme. Rah. Pensées. Je vais finir par arrêter d'écrire des phrases cohérentes mais plutôt des suites de sons en fonction de ce qu'ils m'inspirent.

Qu'est ce que je hais internet, mais qu'est ce que je l'aime. Grâce à lui je peux parler de mes doutes, de mes souffrances, de mes joies, de tout ce que je réprime, de tout ce que je n'arrrive pas à exprimer en temps normal.

L'écriture c'est chouette, n'empêche, j'ai hâte de voir mon psy, parler, ça me permet d'avancer plus vite, les sonorités, parler joyeusement, parler tristement tout cela permet d'évacuer aussi. Joindre la parole à l'émotion. J'ai vraiment besoin d'exprimer les choses, alors tout ce que je veux dire se contient en moi, déborde parfois, ça dérange. Ecrire, ça me permet d'exprimer plein de choses, et lors de ces demi-heures par semaine où je peux parler, d'être plus clair, de dire plus de choses. Ce sont des demi-heures, mais n'est-ce pas des heures. J'en sais rien, je regarde pas l'heure. J'aurais envie de rire. Mais c'est difficile de rirécrire. Je rêve d'un langage plus beau, plus complexe que l'écriture. Nous écrivons en ligne. Un peu comme en informatique, ou il n'y a que deux possibilités : 0,1,0,1, les bits. En écriture nous n'avons que deux possibilité, rester à la ligne, ou aller à la ligne. Il y a un truc qui s'appelle les bits quantiques, je n'ai pas vraiment compris comme ça fonctionner, mais apparemment cela multiplierai les possibilités. Pourquoi pas une écriture plus qu'en une dimension celle de la ligne, irait en deux dimensions.

C'est marrant, une fois débloqué, j'écris des blocs et des blocs. Bloc et débloque. Ecrire, exprimer. Une sorte de peur est partie mais j'ai toujours besoin d'exprimer, d'exprimer, d'exprimer avant d'arriver à me mettre à travailler. De concrétiser, de créer, de vivre et de rire. Pas le rire nerveux partant du haut de la cage thoracique mais celui qui se trouve juste en dessous. J'ai cette image, juste en dessous de l'endroit où s'arrête la cage thoracique, mon rire devrait se trouver là, non pas dans les épaules. Rire d'un vrai rire et non d'un rire nerveux. Je n'en peux plus d'attendre ces séances chez le psy où je devrais mettre au claire ma pensée, alors je chuchote un peu. Pas trop fort, car mon voisin pourrait entendre et me prendre fou. "Rah, rah, rah, cette sincérité qui me manque". Pourquoi "rah, rah, rah", quelque part, cette agacement, cette rage.

Trakaka. Il faut que j'aille dormir.

Vraiment, je ne fais pas ça par lubie, je prononce ces sonorités car elles ont un sens pour moi.
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Message par Scarabée le Lun 12 Mar 2012 - 10:01

Tu sais, tout ce que tu écris, là, non seulement c'est toi mais c'est également une véritable œuvre d'art. C'est très difficile "d'écrire" la pensée, surtout quand elle est aussi bouillonnante, et toi tu y arrive avec brio. Si j'avais envie d'expliquer à quelqu'un comment c'est à l'intérieur d'une tête de zèbre, ce sont tes écrits que j'aurais envie de montrer. Ça me rappelle ce que j'avais dans la tête à 20 ans, même si à l'époque j'aurais été bien incapable de l'exprimer ainsi.
Encore bravo.
Continue ! Nous sommes plusieurs à te lire avec attention. cheers
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 12 Mar 2012 - 23:52

@Scarabée Merci pour tes compliments et encouragements.

Les pensées continuent malgré tout de s'agiter dans ma tête. Stop, un peu de calme.

Il est 23H07, je suis rentré chez moi à 20H09, j'ai mangé un saucisson, une demi-baguette et une plaquette de chocolat blanc. J'ai passé mon temps à chercher je ne sais plus quoi et j'ai regardé trois épisodes d'American Dad. Le stress, l'angoisse ne me quittent toujours pas. J'étais sensé travaillé, préparer au minima mes affaires pour demain. Mais je n'ai rien fait de tout cela. Pourquoi. Pourquoi je ressens tellement le besoin d'échapper à mes pensées. J'en ai marre de penser. Je veux danser, chanter, dessiner mais à la place de tout cela je reste comme une pauvre larve. J'écris, j'écris, mais agir devient tellement pressent. Pouvoir agir. Je désire tellement agir mais je n'y arrive pas. La volonté d'agir sans y arriver, pour beaucoup de personnes cela parait impossible. J'aurais du appeler mes parents aussi. Et mon ancienne orthoptise pour faire un check-up.

Le gras salé du saucisson me laisse un désagréable arrière goût.

Il est 23H12, mes pensées se calme. Il aura fallu perdre 2 ou 3 heures perdues pour qu'elles se calment. J'ai l'impression que ma cervelle est usée, que je force dessus. Je me sens perdu dans ces moments. Angoisse d'agir, angoisse de faire des choses. Je me souviens, j'étais petit, je construisais des chateaux forts, j'étais impressionné par celui de mon père quand il était petit qui tronait en haut d'un placard avec lequel je jouais parfois, un vrai acheté, la peinture imitait magnifiquement la pierre, il était terriblement réaliste. Ces figures étaient de types aussi réalistes, des jouets aussi beaux, je ne sais pas si l'on en fait encore. Déjà, je recommencais sans cesse, j'ai quelques petites cicatrices à la main, je me coupais avec les ciseaux, le cutter. Ces cicatrices là, je les aime bien, c'est la vie.

Je me souviens de l'ennui, les jeux vidéos sont apparus dans ma vie. Civilization 2. Super jeu. Puis Pharaon, puis Age of Empire et pleins d'autres. La fascination d'alors. Je ne sais pas si l'ennui est apparu avant ou après les jeux vidéos, mais les jeux vidéos l'ont renforcé, je ne savais plus alors comment m'occuper. Toute mon âme pensait jeux vidéos, j'attendais avec impatience ma prochaine dose. La rétine s'agrandit, l'endorphine agit. Toxico depuis que je suis petit. Je veux me battre, étrangler ce serpent honteux. Je passe mon temps à angoisser, l'angoisse, lapeur, elle est là et j'ai toujours grandit avec. Alors pour s'en séparer comment faire ?

J'ai commencé à m'inquiéter lorsque les jeux vidéos ont imprégné ma cervelle au point d'en penser jeux vidéos. Je recherche la pureté alimentaire, physique, mentale la plus fine, celle du diamant.

Il est 23H22, la colère monte contre moi même. IDIOT. Qu'est ce que tu as foutu. Pourquoi tu as encore passé trois heures sur ce foutu ordinateur. Tu en as marres. Alors pourquoi tu le fais, c'est absurde, tu voudrais faire tellements de choses, mais non, tu restes là fasciné par cette lumière. J'ai déjà passé du temps à contempler juste à regarder l'écran lumineux, le plaisir de ma pupille irrigué par la lumière des ordinateurs.

Je serais prêt à aller sur Facebook, lemonde.fr, Slate.fr ou n'importe quelle autre site informatif pour avoir ces flashs informatifs. Ne plus penser, cela marche par flashs d'informations, ils arrêtent la pensée, ils la sature. Je me fais souffrir moi même à cause de cet ordianteur. Je voudrais agir, je le veux au plus profnd de moi mais je n'y arrive pas.

Je veux prononcer des mots, ça déborde de ma cervelle toutes ces choses à exprimer. L'espérance, je l'ai déjà vu sur le visage d'une fille. Elle a un sourire si beau, c'est un sourire d'optimisme. Je joue les poètes à deux balles, mais c'est dans ce sourire que quelque chose m'avait alors troublé.

La colère. Maintenant, à 23H31, c'est ce sentiment qui m'envahit, une colère contre moi même, ces pensées qui ne peuvent être claire. MERDE. Oui, j'écris des choses en majuscule aujourd'hui. Je n'ai plus envie d'inventer des mots ce soirs.

Je les diviserais en deux catégories : fantasmes et cycles pervers. Le fantasme consiste à me réver ou à réver la réalité d'une manière globale d'une façon à ce qu'elle me convienne, quand j'étais petit, je me suis rêvé en tellements de formes "mieux", notamment des martyrs, des mutilés, mais malgré tout des gens extraordinaires que l'on respectait. Le cycle pervers, c'est re réfléchir une situation, sous tout les angles. Le fantasme s'agit d'un cycle pervers particulier, de quelle façon je pourrais être mieux, vivable. Je me définissais alors que comme un être extraordinaire pour avoir une vie acceptable. Ce qui me manque quelque part, c'est le mépris. C'est triste, mais j'ai pu tellement mépriser pour compenser ma différence de culture, de vocabulaire, qu'au moment où toutes mes névroses m'ont isolé et endus médiocres, la réalité n'en fut que plus triste.

Toutes ces pensées en empêchent d'autres d'éclore, celle nécessaire à comprendre, envisager son travail.

Je me suis rêver mourrir aussi. Souffrir pour expier mes fautes, le sacrifice comme ultime admiration. L'humain a toujours été admiratrice des martyrs, je me suis rêvé en martyr. Quelles pensées viennent, je ne sais pas. Elles sont là, prêtes à éclore et de nouveau à m'emmerder.

J'ai passé ma journée à angoisser sur des problèmes de relation, puis je rentre chez moi et passe mon temps à angoisser sur ce problème d'ordinateur. D'angoisses en angoisses, cela reste des angoisses. J'ai l'impression chaque soir que mon esprit se calme mais il repart au galop aussitôt. Je ressens à peine le besoin de cliquer, décliquer sur la fenêtre Mozilla Firefox maintenant que j'ai eu ma dose. Point positif ? Il est 23H47, toujours l'heure du bilan, car l'heure du coucher s'approche et j'ai fait n'importe quoi. L'exaspération, je suis exaspéré. Je voudrais être capable de passer des journées sans internet. Vous savez ce qui m'insupporte avec Internet. La non permanance des choses. Toutes choses est superficielles, la lecture est bien plus fatiguante sur le net que dans un livre. Et je perds mon temps là dedans !

23H49. 10 minutes pour se coucher à une heure décente. 6H de sommeil, ça devrait être un minimum, 7H serait mieux. Surtout que je suis un gros dormeur à la base. Je m'écroulais sur mon bureau de fatigue aujourd'hui. Mes affaires ne sont pas prêtes et je n'ai pas encore réussi à "expier".
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Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 0:18

@ poulpe,

Je ne sais pas comment le formuler, mais une seule question de toi, et ce serait parfait...
Prends ton temps, et quand tu sera prêt...

bisous...


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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 13 Mar 2012 - 0:46

@Azenor, je n'ai pas tout à fait compris. Tu veux que je te poses une question ?

Merci de me lire !

J'ai toujours l'esprit en ébullition, alors je continue à écrire, à vouloir faire passer ces foutues pensées. A rechercher cet instant de calme dont j'ai besoin. Je ne sors pas, je n'écris pas. Penser, penser, penser. Je ne fais que ça, je suis une machine à penser, une machine à penser à soi, à soi vis à vis des autres. Je tape les yeux fermpés, afin de faire d'avantage attention à ce qui se passe au sein de cette tête. L'angoisse, l'angoisse de tout. Je sais qui me l'a transmise. Aucune qui me l'a transmise. L'angoisse de tout mais comment faire pour être moins angoissé. L'on associe cela souvent à un trait de caractère, j'espère que ce n'est pas une qualité intrasèque à ma nature. Si je veux avoir d'avantage confiance en moi, je dois avoir confiance en moi.

L'angoisse empoisonne tout, l'angoisse empoisonne le plaisir. Depuis quand n'ai je pas pris du plaisir à faire quelque chose, depuis quand n'ai je pas réussir à me satisfaire des choses. Reconnaissons le, grâce à ce travail d'écriture, il y a du progrès.

J'angoisse d'angoisser, d'angoisser j'angoisse.

J'angoisse de tout, comment casser ce cercle vicieux de la peur et en établir un plus vertueux de confiance en soi. Comment arrêter d'avoir peur. Je voudrais avancer. Il est 00H41. Je ne dormirais que cinq heures cette nuit, à quoi ça sert de s'acharner à réfléchir à ce problème. Qu'est ce qui m'emmène dans cette peur récurente, je ne sais pas. J'en viens à ce que l'on m'a souvent dit : ait plus confiance en toi, arrête d'avoir peur (de tes sentiments), mais cette peur des sentiments, ce manque de confiance en soi, ce n'est qu'une conséquence pas une cause ! Quelle cause à cette peur. A cette peur de tout, à cette surintellectualisation peureuse, la peur du grand monde.

Je m'inquiète trop. Laisse cette peur partir.
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Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 0:57

@ Poulpe,

Voilà, c'est fait.
Je voulais dire que si tu posais une question, tu t'ouvrais à nous et aux autres. Mais cela a un côté inquiétant, cela ouvre une porte sur soi-même, un accès à ses émotions, et cela peut fragiliser.


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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 13 Mar 2012 - 22:54

Ah, je ne sauras pas quelle question poser. D'habitude, l'on me reproche de poser trop de question, ma manière de m'inquiéter de tout,

06H58. Dès le matin les pensées s'agitent à cent à l'heure, elles tournent en rond. Elles me mettent K.O, me laissent dans un état léthargique mi sommeil mi

conscience où elles peuvent profiler et m'importuner.

21H29. Je suis rentré à 20H05, j'ai regardé les infos. J'ai regardé un épisode de vingt minutes d'une série. Mauvais point, je suis revenu sur un site sur lequel je suis allé. Il est 21H29, et j'ai déjà commencé à écrire, faire le compte rendu de cette journée. Bon point. J'ai l'esprit clair même si la journée ne s'est pas super bien passé. Mardi de merde. Je suis tenté d'aller sur un site internet, je ne sais pas quoi faire. Agir me paralyse toujours autant. Je veux bien agir, mais il y a toujours ce blocage. Je préfère rester alors sur l'ordinateur. Mes pensées étant plus claires, je peux commencer maintenant à écrire. A fouiller dans cette cervelle fatiguée.

Pourquoi je n'arrive toujours pas à agir ? Mystère. Je ne sais pas ce qui me bloque. Je me suis collé ce rôle de personnage intelligent qui ne me va pas. Car j'oublie toujours que l'intelligence est multiple et que l'on ne peut être doué en tout. On peut même rater. Impression renforcée par mon perfectionnisme exacerbé et

le fait que je côtoie des gens (très) doués. Je confond intelligence et gens intelligent tel on le conçoit dans les films, un personnage omnipotent, omniscient. Or l'intelligence, c'est apprendre plus vite, non pas tout savoir. Or, à force d'avoir cette image de personne intelligente, j'ai du mal à ne pas savoir, à ne pas faire les choses parfaitement du premier coups, je n'arrive pas à me dire qu'il faut peut être que j'apprenne et que je ne sais pas encore tout. A force d'avoir cette image de personne intelligente, je prend très mal de me tromper plus que les autres. D'autant plus que je me trompe souvent plus que les autres. Alors je me sens stupide en contradiction avec cette image, ce modèle que je me suis copié, celle de la personne intelligente.

Je ne parle pas, je quipropote. De quipropoter : ne pas parler mais enchainer les quipropos. C'est fatiguant, épuisant, blessant.

Je ne sais plus quoi écrire ce soir. Je voudrais toujours me plonger dans le net. Je n'arrive pas à répondre à cette grande peur. Tant de pensées dégénèrent tel un vilain cancer. Elles se multiplient frénétiquement et tuent les nouvelles pensées à venir. C'est un cancer de la pensée. Heureusement, il ne fait que me désesperer, me plier en deux, mais il ne me tue pas. Youpi.

Les pensées tournent en rond, je n'arrive pas à casser ce cercle vicieux.
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Message par Invité le Mar 13 Mar 2012 - 23:24

@poulpe,

Après des années de quipropos, j'ai le sentiment d'être en phase depuis quelques jours seulement...

Quatre semaines de Forum, sont venues clore ce que je n'avais jamais réussi à symboliser. Je fais plein de bêtises au quotidien, mais je me repositionne sans trop m'inquiéter. C'est ce que je suis qui est important, plutôt que ce que je fais. J'accepte de participer à un travail vraiment imparfait, pour être en phase avec les autres, avec le groupe, qui ne peut produire que quelque chose d'imparfait... du moins c'est que je crois... être en phase avec les autres est très important. Je dis imparfait, mais il vaut mieux produire quelque chose d'imparfait plutôt que d'attendre un idéal inaccessible...

Je n'ai aucune idée de la manière dont tout cela à opéré en moi, mais cela se fait naturellement, presque sans effort...

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Message par Son altesse le Poulpe le Mer 14 Mar 2012 - 22:35

Je vis dans un autre monde ,le monde de la perfection. Ce monde ne peut exister que par la pensée, alors quand la pensée s'épuise peu à peu vient l'angoisse. L'ordinateur est précieux car il me permet de vivre dans un monde virtuel. Le flux de pensée s'épuise, je n'arrive toujours pas à travailler pourtant.
Les pensées restent mais en arrière-fond. Je me complaisais dans un monde d'abstraction mental. Je m'y complais toujours.

Je ne trouve rien d'autre à dire ce soir.
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Message par Invité le Mer 14 Mar 2012 - 23:22

@poulpe

L'angoisse me terrassait, au sens physique du terme.

Les premières années de fac j'allais à la moitié des cours, tellement j'étais envahie par elle et désertée par le désir. J'aurais voulu l'arracher de mon corps... mais elle était impalpable, incernable... je l'aurais arrachée... et j'avais l'impression d'être la seule comme ça... les autres bougeaient, sortaient, parlaient, riaient... et moi j'étais envahie par ça, dans mon corps, dans mon ventre.

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Message par Envol le Jeu 15 Mar 2012 - 1:55

J'ai vu ton journal il y a qq temps, j'ai parcouru, en diagonale, la belle graphie du début : il écrit, il écrit merveilleusement. C'est ce que tu as dit et décrit d'internet tueur de pensées qui a retenu mon attention, avec tout le mouvement qu'il y a dans ton écriture. J'ai pensé, il joue, c'est ça, il joue, va, vient, tourne se traîne (Barbara).
Mais ce jour-là, j'avais mal joué de mon côté, je ne pouvais pas me concentrer. Je me suis alors mise 'en éveil' sur ton journal.
Et je suis revenue... c'est tellement étonnant de t'entendre décrire les maux de l'adolescente que j'étais, tellement précisément, c'est une rencontre, une beauté. Jeune je voulais devenir écrivain, et à te lire, je me suis souvenue combien j'avais écrit, de lettres, de textes, et à te lire, je me comprends tellement mieux : tu crées un pont entre moi et moi, c'est magique.
Magique aussi parce que je suis artiste professionnelle, que j'inclue de plus en plus d'écrits dans mes installations, expositions et dispositifs, et que de te lire m'enseigne beaucoup sur mon propre rapport à l'écriture. La danse des épaules devant l'écran, c'est une transe que j'aime infiniment. Tu le sais, écrire et être lu n'est pas rien faire, et au regard de ton évolution, tu es déjà sous les effets miraculeux de cette alchimie.
J'ai aimé toute les formes d'intelligences qui t'ont répondues, tellement créatives, diverses, fortes : 'faire vivre à des personnages ce que l'on ose pas encore faire' - ou le jeu sans pression de la fiction, un cadeau, 'les ailes de géants qui empêchent de marcher' - ou réapprendre à regarder la grandeur, 'en ce moment je décroche de la culpabilité' - ou l'autre regard sur la désintox (!), ou encore 'tu n'as peut-être rien fait mais ça demande des efforts sur cette planète' - tellement vrai, magnifique !
Te dire que j'ai moi aussi réclamé un lieu pour pouvoir être fatiguée, et ai réussi à me faire admettre en HP à 18 ans(oui, je l'ai réclamé corps et âme, penser comme nous sommes deux à l'avoir fait, c'est... fou !!!!!) C'était après une TS, dans un service pour anorexiques et dépressifs adolescents : je te le déconseille fortement, j'ai cru que j'allais vraiment crever là-bas... et te dire aussi que 'passer l'éponge' n'est toujours pas une expression anodine pour moi !
Simplement, saches que le flot ne se tarit pas parce que l'on souffre moins : ne t'identifie pas à la souffrance, tu pourras écrire toute ta vie si tu le souhaites et participer ainsi à tordre le coup à tous ces poncifs insupportables sur le romantisme de l'artiste qui souffre, et qui souffre pour créer. On peut souffrir que l'on soit artiste ou pas, et créer dans le bonheur autant que dans le malheur.
J'ai 35 ans, j'ai déjà énormément créé, dans divers domaine, j'assume mon oeuvre, et j'ai l'impression que ce n'est que le début. La différence ? J'assume de plus en plus mes zébrures, du moins celles que je suis capable de voir, et j'essaie d'aller doucement à la découverte des autres rayures.
Et puis, en clin d'oeil, une façon très efficace pour moi de passer radicalement de l'autre côté du miroir et d'en mettre un sérieux coup au narcissisme : être devenue... maman !!!
Au plaisir, de te lire !

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Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 15 Mar 2012 - 22:37

Merci pour tes encouragements et ce dont tu témoigne, Emilie.
Je relis toujours plusieurs fois vos commentaires, car j'ai pris l'habitude de lire en diagonale, et il me faut plusieurs lectures pour tout "digérer". Je ne trouve pas toujours beaucoup de choses à répondre, mais ce n'est pas pour autant que je n'écoute pas. J'ai un peu écris ce soir, mais Windows aidant, tout cela est parti. Ce n'est pas très grave. Ce qui m'inquiétait est parti pour un petit moment.
_____________________________________________________________________________23H16

L'introspection, de toutes les intellectualisations excessives dont je suis capable, celle-ci est la plus saine. Le mieux serait d'arrêter de se prendre la tête pour rien mais ce n'est pas le cas.

Avec beaucoup de méfiance, je constate que j'ai fais des progrès. Avec beaucoup de méfiances, car j'ai bien conscience que tout cela n'est peut être du qu'à une phase "up".

Malgré tout, les pensées perverses m'envahissent. Perverses car il s'agit de pensées qui ne sont pas constructives, je leur reconnais un caractère compulsif. Pour échapper à cet appart crade, cette réalité que je ne saurais souffrir, je me réfugie derrière un mur de pensée. Par les pensées, j'échappe à ce travail qui me semble colossal, ces difficultés que j'ai peur de ne pas savoir affronter. Cet étrangeté sociale.

Il est 23H13, j'ai besoin de dormir ou de travaillais, je ne sais pas, je ne vais pas m'attarder alors plus à écrire. L'écriture des pensées prend un cap, peut être que cela s'arrêtera quelque temps en se ralentissant.
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Message par nid_d'abeille le Ven 16 Mar 2012 - 0:55

Dans ton action d'écrire...
et puis à des gens humains !
il y a plus qu'intellectualisation........

il y a écoute des émotions et sentiments.
il y a créativité,
relation,
expression de ce qui bout en toi et qui veut viiiiiiiiiiiiiivre.
Non ? ?
Tu ne trouves pas ? Smile
tu construis des bouts. . .

...

flower

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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 17 Mar 2012 - 23:11

@Carotterose. Oui. C'est plus que le compte rendu des choses négatives, je ne suis pas quelqu'un de très optimiste mais au moins je pense être résilient, une petite part de volonté de vivre reste chez moi quoiqu'il en soit.

Il est 11H04. On est le samedi matin, journée qui est pour moi toujours pleine de défis car je souhaiterais faire tant de choses. Je me suis levé à 9H47 ou dans ces alentours. Je n'avais rien à mangé donc j'ai avalé un vieux reste de purée de pois cassés pour tenir jusqu'à midi.
Les pensées se ralentissent, ma relation avec internet est moins addictive.

Il est 12H49, je viens de perdre une heure et demi à rien foutre sur internet. Les pensées s'entremêlent dans ma tête sans véritable ordre. J'ai un peu de mal à faire de l'ordre là-dedans. Cette réalité là me fait peur. Je ne veux pas jouer le calimero.

Ecrire à propos de la réalité. Je suis au milieu d'un appartement sale. J'ai bien pogressé depuis le temps. Mais il est temps de progresser encore. J'aime renacler mes connaissances dans ma tête, cela m'apporte un bien-être pervers. Sa perversion est qu'il m'apporte plus de mal-être que de bien-être, lorsqu'on renacle on n'agit pas, on n'est pas naturel, l'on ne peut pas être heureux comme cela. J'ai associé la perfection au bien être au lieu d'agir vers la perfection. Cela me perturbe, je soulève le bol, mais en même temps, je pense, je pense en rond, et je ne termine pas l'acte.

Faire la vaisselle et le ménage ont beaucoup d'importance pour moi. La vaisselle premièrement, la vaisselle est importante car je dois la faire quoiqu'il arrive, je mange tout les jours, je "produis" donc de la vaisselle quoiqu'il se passe. Si je vais mal, je la laisse s'accumuler, et je dois la laver un jour ou l'autre car j'ai besoin d'avoir des couverts pour manger et des casserolles pour cuisiner. C'est un passage obligé à l'action, qui est si important pour moi. Le ménage prend une importance aussi, car je n'arrive pas à le faire. Lorsque les moutons se forment au sol, je réagis alors, il prend une importance car c'est un cap dans l'action que je n'arrive pour l'instant pas à franchir, je tourne en rond pour le faire. Il prend une importance car avoir un chez soi agréable aide à se sentir bien chez soi. Le déif est d'autant plus élevé que je suis dans un endroit pollué, poussiereux, où la pollution s'accumulle à vitesse grand V.

Lorsque je fais la vaisselle, je la fais lentement, les pensées traversent mon esprit, me pertubant, perturbant mes gestes. Faire la vaisselle parait simple, mais il nécessite tout de même de l'attention, hors de question de laisser une pâte au fond de cette casserolle ou un bout d'oignon dans le saladier.

Il est 20H29. J'ai un peu de mal à me mettre à écrire ce soir.

J'ai beaucoup de mal avec le silence. J'accepte très bien le silence quand je suis en dehors de chez moi, je commence à bien l'accepter sur mon lieu de travail, mais chez moi, je met toujours de la musique. Même si je ne l'écoute pas. C'est un fond musical constant, d'ailleurs je met toujours les mêmes musiques. De façon répetitive.

Les choses ont un peu changées. Aujourd'hui, je suis partis en ville à 16H, j'ai vu une exposition et je me suis fait coupé les cheveux. D'habitude, je commence à émerger vers 17H d'une journée d'affres internets. Mes pensées ralentissent, et ce qui me semble un "voyage" de l'introspection tourne à sa faim. J'ai brisé il me semble ce qu'il y avait de douloureux en moi, et avec l'aide de mon psy, j'ai réussi à juguler ce flot de pensées incontrôlées.

Il est 21H33, je n'ai rien foutu depuis une heure. J'ai un peu de mal. Je tourne en rond, je me rend compte que j'ai fait des progrès tout de même.

Il est 22H01, je ne trouve rien à dire. Je n'arrive pas à avancer cependant. Je réfléchis, j'anticipe sur des situations. Je pense, je perfectise. Je ne sais plus vraiment, je suis un peu perdu.Je voudrais revenir à la réalité des choses, arrêter de théoriser mes problèmes à l'extrême. J'ai combattu l'intellectualisation par l'intellectualisation et j'ai pu arracher grosso modo les racines du mal, mais il me faut maintenant planter des choses. Revenir à la réalité. Je progresse, je le répète, mais je progresse, je n'arrive toujours pas à travailler, mais je progresse. Je commence à apprécier d'avantage ce chez moi.

Penser de façon excessive est une façon d'échapper à un sress, une angoisse qui malgré l'intellectualisation excessive ne peut s'empêcher de s'exprimer. Une angoisse de ne pas réussir les choses. J'aurais voulu être parfait, mais la perfection est antonyme de choix. La perfection dans tout les domaines. Cet angoisse de perfection, je n'arrive pas encore à l'exprimer de façon plus clair.

Chaque fois que j'agis, ma pensée s'éveil "en suis-je capable", ma pensée arborescente entrevoit des conséquences lointaines, futures sans conséquence direct sur l'acte comme les qualités développer pour chaque geste.
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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 18 Mar 2012 - 22:24

Nous sommes Dimanche, il est 14H30.

Je viens de passer mon temps à zoner sur internet. La lumière du jour est agréable, plus que la lumière d'ordinateur. Pourtant, je viens de gâcher ma matiné, pour rien. La réalité me semble desesperment triste. Le rêve de la grandeur, de la toute puissance me trouble. Je ne trouve pas les mots, je les recherche. J'ai bien l'impression de me trouver devant un véritable mystère.

Je mange, je pense, je vais sur internet. Le temps est pourtant beau, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.

Je viens de gacher mon après-midi, la cause internet ou plutôt l'inquiétude derrière. La recherche compulsive d'information dans la peur de décevoir un ami.

Il est 21H02, j'ai entrepris de nettoyer mon studio. Il y a un réel progrès, je n'aurais jamais réussi à être aussi productif en un week-end. Malgré tout les pensées m'envahissent encore et encore, la peur de décevoir au ventre. J'ai beau l'écrire, le répéter cette peur de décevoir, je n'arrive pas à m'en débarasser. Quelle tension peut bien faire

Il est 21H42, malgré tout un grand sentiment de frustration persiste et la peur reste. La peur je ne saurais pas retourner ce mot sous tout les angles, toutes les coutures pour m'en débasser. J'ai vraiment bien avancé. Mais là, je bloque, je ne fais rien.

Je me culpabilise beaucoup en me disant "et si". Je lis des choses sur ce forum, cela met des mots sur certaines de mes peurs, cela me renvoit à des attitudes que j'ai et me permet de comprendre de quoi elle revèlent. Mais je culpabilise : et si personne ne m'avait dit ça ? Et si je n'avais pas eu accès à internet ? Que j'avais vécu vers 1900, je n'aurais pas réussi à me débarasser de ces peurs, de ces angoisses. Et si je n'étais pas venu sur Zebra Crossing, je n'aurais pas pu lire des choses qui m'auraient permis de progresser. J'accorde beaucoup d'attention au processus, plus qu'au résultat, et si le processus n'est pas parfait, je me bloque, je n'arrive pas à l'entamer. Les idées fusent, et m'empêchent de réfléchir tête sereine, alors je fais de la merde et je culpabilise.

Et pourtant si l'on accumule les "si", je n'aurais pas su m'habiller et je serais mort de froid, si j'accumule les si, je ne saurais parler car personne ne m'aurait montré comment parler. J'ai du mal à accepter cette dimension faible de moi même. Nous avons besoin des autres. J'ai envie de dire "NON", je veux vivre en ermite dans la forêt, je ne veux connaitre personne. Mon inertie m'en empêche. Une partie de moi ne veux toujours pas vivre et se laisserais volontier mourir.

J'ai du mal à accepter ma faiblesse, que si l'on me plonge dans une situation, je ne saurais pas forcément agir correctement, non, si j'étais politique je ne saurais faire face à tel politique et pourtant à quel point j'exècre sa politique, son attitude.

Voilà que le discours mental recommence. Je lave mon appartement, à quoi bon ce discours maintenant. La pensée me permet de fuire une réalité. Quelle réalité ? Un appartement sale ? Des notes médiocres ? Une scolarité qui va dans le mur ? Mais dans l'immédiat, pourquoi avoir peur de laver son appartement ? Pourquoi ? C'est absurde, complètement.

Par ailleurs, la peur me paralyse et me fait laver moins efficacement. Mes idées sont moins claires. J'écoute du chopin, le cerveau se contracte. La peur ? Pourquoi la peur de chopin, c'est irrationnel, et pourtant, pourtant je n'ai pas l'habitude d'écouter du chopin. Je regarde mon appartement, il n'y a aucune raison d'avoir peur. Alors pourquoi j'ai peur.
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Message par Waka le Dim 18 Mar 2012 - 23:25

cat

(juste pour dire que je me met à suivre ce fil Wink )
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 19 Mar 2012 - 23:55

Je recherche la pureté absolue de l'âme et du corps. En fait, je recherche bien moins la pureté absolue du corps, mais à travers celle du corps, je recherche celle de l'âme. Que l'on ne puisse rien me reprocher. J'ai progressé. Mais ce n'est toujours pas suffisant. Je n'arrive pas à profiter de la vie comme ça. Je suis tendu, tellement tendu. Mon corps est une loque, tout tendu. Mes gestes ne sont pas naturels, mon rire n'est pas naturel. TOut ce stress, cette angoisse, le souffle ne va pas plus loin que la gorge. Mon rire vient de la gorge, ma voix inaudible vient de la gorge. Pas vu ventre.

Je recherche la pureté absolue.

Il m'est venu une angoisse. Si l'univers est infini et qu'il existe de multiples "univers", si le temps est infini, alors à une infinité de temps, ou à une infinité d'espace, il existe exactement la même scène. Hors, ne serait qu'imaginer le nombre de zéro sur lequel se porterait ce "1" pourlequel cela arrive m'a donné la nausée ou le nombre de zéro que comporterait la distance en année lumière qui me sépare d'un tel endroit. Car au contraire de me rassurer, je me suis senti au bord 'un immense gouffre, derrière, je tombe, devant je tombe. Je me rend compte à quel point ces moments de vie que je gâche à somnoler, à ne rien faire sont précieux. Et je les gâche.

Je ne me tolérerais pas le moindre défaut.

Je m'enferme dans la peur, pour preuve je ré-écoute tout le temps la même musique, expression même de la peur. Je m'enferme dans la peur de quoi ? La fuite de la réalité. Sûrement. On a beau me l'avoir dit, je n'y arrive pas. Je me dénis toute qualité. Je tourne en rond, je le sais.

De quoi ai-je peur. J'ai peur de tout, de rien, j'ai peur de moi. L'inquiétude s'est inscrite au plus profond de moi, dans mon corps.
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Message par nacrine le Mar 20 Mar 2012 - 7:17

HELLO ! sunny

Aussi sournoisement les peurs se sont "inscrites" aussi rapidement tu peux les effacer...

Step by step Remember !

Tu peux t'appuyer sur des collègues hein ou tenter seul peu importe....

Ce dernier post montre bien que tu veux les lâcher toutes ces peurs ...mais tu ne sais comment d'y prendre...

Et tu sias bien au fond de toi qu'il n'y a pas d'autre choix que de les semer ...N'est ce pas ?

Aller accroche un sourire à tes lèvres !

C'est parti pour le train fantôme !

Bonne journée Poul PI ^^ Quel pseudo qui respire la vie...

BIzzz Like a Star @ heaven

PS : on en sort toujours indemne.
PZ 2 : as-tu essayé le papier d'arménie ?
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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 20 Mar 2012 - 22:28

Merci pour tes encouragements Nacrine. Il faut que je trouve du papier d'arménie d'abord, je n'en ai pas sous la main, je n'ai même pas de feu.

Je suis fatigué, je tourne un peu en rond.

Dur, dur d'écrire dans ces conditions. Mais j'en ai besoin. Je ferme les yeux.

J'arrête de bafouiller, un peu, mais à la place, je me met en colère pour un rien. L'une des trois manifestations de la peur : l'agression (c'est fait), la paralysie (le bafouillement, c'est fait), la fuite (le repli sur soi même, c'est fait).

Ce besoin maniaque de plaire, je ne saurais pas tellement le décrire plus. Le besoin de ne pas décevoir, de capter l'attention, de recevoir de lattention. De montrer que l'on a raison, d'acquérir une légitimité auprès des autres. Pourtant au fond, ne devrais je pas m'en foutre. Je recherche dans tout ce que je fais ma légitimité d'exister. Ma légitimité d'être, hors si l'on a probablement besoin des autres pour éventuellement s'épanouir, je ne devrais pas avoir besoin des autres pour trouver une légitimité d'exister. J'existe.

Internet, l'agitation, l'inquiétude fébrile se met en place. J'ai posté un message sur un forum de politique. Ai-je raison ? Je regarde cinq fois le site en un ridicule écart de temps. Je pourrais ne le regarder que le lendemain, je n'y perdrais rien. Mais m'as t-on répondu ?
Puis vite, vite, y a t-il des nouvelles du tueur de Toulouse. Comme beaucoup de personnes, j'ai été touché par cette affaire, mais ai-je besoin de regarder aussi tard le journal pour le savoir. Je le saurais demain, cela ne changerait rien.

M'a t'on répondu ?

Pourtant, j'existe.
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Message par nacrine le Mer 21 Mar 2012 - 1:50

Merci d'exister Like a Star @ heaven



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Message par Tof le Mer 21 Mar 2012 - 11:12

Hello Poulpi Very Happy

J'aime beaucoup ton journal, que je suis depuis son commencement... Que de sincérité !

Je ne sais pas vraiment quoi dire, il me semble en te lisant que tu fais de grands pas pour toi (et de petits pas pour l'humanité Very Happy ) juste en écrivant tes pensées sur un bout de papier virtuel, et que je n'ai pas grand chose à y apporter...

Tu disais il y a a quelques jours avoir peur mais ne pas savoir de quoi, l'impression que j'ai c'est que tenir ce journal te permet d'identifier petit à petit ces peurs (la peur de déplaire, par exemple) et que c'est le premier pas, et pas le moindre, pour les affronter...

là c'est ma life, je vais pas trop l'étaler sur ton journal, mais:
4-5 mois avant d'arriver sur le forum, j'avais le moral et l'estime de moi-même à zéro, et de nombreuses peurs aussi... J'ai commencé à échanger avec une amie (la mère de mon meilleur ami d'enfance avec qui je m'entend très bien), et à lui écrire mes peurs, ressentis, etc... Elle me répondait, pas forcément pour me donner des conseils, mais plus pour me signifier qu'elle m'écoutait, et on parlait aussi de tout et de rien, de livres, de la pluie et du beau temps...
Mais très souvent, je me lançais pour lui écrire, j'y passais des heures, je reformulais, complétais et ajustais mon mail et cela me permettais d'en faire de même avec ma pensée, d'y mettre de l'ordre, de prendre conscience de pas mal de chose, d'essayer de trouver des solutions, et quand j'avais terminé d'écrire sur un problème particulier (cela pouvait prendre du temps), je ne ressentais plus le besoin de lui envoyer...
Tout ça pour dire que je ne peux que t'encourager à continuer d'écrire ! (tiens, au passage, je vais m'encourager aussi Smile )

Je continuerai à te lire, même si je ne réagirai pas toujours.
Bonne continuation Very Happy



PS : T'arrive-t-il de relire tes premiers posts ? D'y voir des décalages par rapport à maintenant et le chemin déjà parcouru ici ? (je n'attends pas particulièrement de réponse, tu peux te répondre à toi-même Very Happy )

PS 2 : je te l'ai déjà dit sur le chat, je te le redis ici : chercher à s'améliorer, c'est bien. Mais il faut être conscient que la perfection n'existe pas, et que le chemin est plus important que le but (qui en l’occurrence est inatteignable). Accepter ses "défauts" (et souvent, vu sous un autre angle, ils peuvent être des qualités !) comme étant une part de soi...

PS 3 : question subsidiaire liée à la dernière phrase du PS2:
Laquelle de ces deux images préfères-tu ?
Journal des humeurs de Poulpe à rayure - Page 2 If2-1a3fff757 Journal des humeurs de Poulpe à rayure - Page 2 1345573-1776341
PS 4 : ma réponse à la question subsidiaire:
Celle de droite, largement (j'aurais du la mettre à gauche, je le savais !).
J'aime le charme de ces arbres qui vient de leurs "imperfections", de leur liberté... Ceux de gauche ne sont pas moches non plus, mais cela saute aux yeux qu'ils ne sont pas eux-même...
PS 5 : bises.
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Message par Son altesse le Poulpe le Mer 21 Mar 2012 - 23:57

Salut Tof !

Je t'ai répondu deux fois, mais deux fois des bugs divers ont tout effacé. Je te répondrais demain !
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Message par Son altesse le Poulpe le Ven 23 Mar 2012 - 0:14

Salut Tof !

Merci pour tes compliments !

Réponse au P.S 1 : j'ai commence à le faire une fois mais je n'ai pas continué par manque de temps. J'étais d'avantage troublé par relire ces pensées écrites en écriture automatique et donc la quasi-fidèle expression de ce que sont réellement mes pensées.

Réponse au P.S 2 : Je le savais depuis quelque temps, je commence à le comprendre grâce à vous tous, grâce à des choses vécues ces derniers temps !

Réponse au P.S 3 : Celle de gauche pour des questions de cadrage, de composition de l'image et de couleurs, celle droite parce que je n'aime pas ces jardins aussi étriqués.

Bises.
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Message par Wam le Ven 23 Mar 2012 - 1:43

un cthulu a rayures Very Happy salut!

je te présente une représentation du mien, accompagné de ses 7 apotres (le huitieme est en gestation), leurs chroniques ont malheureusement sombré au cours du "grand déménagement perpétuel"

Journal des humeurs de Poulpe à rayure - Page 2 Ktuluu10

kiss!
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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 24 Mar 2012 - 23:18

@Floran : C'est de la peinture sur verre ?

Mes pensées ralentissent. Mais je le sais, il faut que peu à peu j'apprenne à m'apprécier. Je n'apprécie pas le terme "amour de soi", "estime de soi" me va très bien.


Une courte panne informatique m'a permis de confirmer que je n'étais pas réellement dépendant à internet mais que j'utilisais juste comme prétexte ou moyen. Je me m'étais à relire des livres de façon compulsive sans réellement profiter du moment ou somnoler.

Toute cette angoisse, je pourrais éventuellement la transformer en estime de soi, être content du moment vécu.


Reprenons nos bonnes vieilles habitudes. Il est 21H16, et je n'arrive toujours pas à décoller de l'ordinateur, je n'arrive toujhours pas à avoir la pensée tranquille. Il me devient difficile de dire ce qui me perturbe car j'ai bien fouillé dans mon passé. Mais je bloque, je ne progresse pas. Enfin si, mais pas assez vite.

Je voudrais apprendre à me connaitre, à me faire confiance.

Il est 22H31.

Je ne sais pas quoi écrire, malgré tout les hésitations ne tairssent pas et je n'arrive pas à travailler.

Il est 22H56

Décidemment, je n'arrive pas à écrire ce soir. Mais je n'ai pas envie de rester "vaincu" comme ça. Si je n'arrive pas à agir, il faut écrire, trouver une solution. Les difficultées relationnelles, soit, mais c'est juste cet amoncellement de pensée constant qui m'énervent, ce qui m'empêche d'être moi-même.Je veux juste exister, écouter à l'intérieur de moi ce qui pose problème.

Aujourd'hui, j'ai du poser une question en public, j'ai bafouillé, portée deux fois la mains à mon visage dans la même phrase. Le travail sur les sentiments est le plus dur. Ma question n'avait rien de honteuse, mais je bafouillais peur du rejet, peur que l'on juge ma question inopportune. Je cherche du regard de quoi fuir de nouveau, ma boite de dés de jeu de rôle, un bouquin. Je m'étire, j'hésite. Mes épaules sont tendues, je sens la pensée prête à naitre, celle qui veut maitriser. Il faut avoir de la sympathie pour soi-même. Était-ce cela cette fameuse angoisse au ventre, toujours latente, toujours rampente, peut être. C'est une angoisse d'exister, un désir d'exsiter, d'être. Je recherche une légitimité à être.
Je comprend que cette angoisse est à la hauteur d'à quel point je devrais m'accorder de sympathie, me reconnaitre le droit d'exister malgré mes limites, de me laisser agir à ma portée.
Est-ce cela la "zébritude", un trop plein de pensées qui peuvent amener à angoisser autant que l'on pourrait transformer en énergie postive, celle de l'action. J' ai en tête quelqu'un que je côtoie, je n'ai pas plus de sympathie que ça pour cette personne seulement du fait de différence de goûts et d'intérêts, mais cependant il y a quelque chose que j'admire enormément chez cette personne, c'est sa constante bonne humeure. Non pas qu'elle soit tout le temps réellement de bonne humeure, mais sa capacité à ne pas se prendre la tête, à voir les choses du bon côté, à rester simple et à agir. C'est quelqu'un qui agit. Qui n'hésite pas.
Ce trop plein de pensées ne seraient-ils que la symptomisation de mon angoisse ? Souvent, il me vient en tête des pensées où je m'imagine dans une situation de difficultée et je me justifie. Je ne m'imagine pas vraiment car ce sont des pensées courantes, il n'y a pas d'effort. Je ne trouve pas le bon vocabulaire pour décrire ce processus mental qui consiste lorsque l'on pense à se mettre dans une situation. Cela ne ressemble pas aux rêveries de l'imagination.
Quoiqu'il en soit je tente de me justifier. Il serait peut-être temps de faire la paix avec moi même.
L'angoisse est fluctuante, elle a tendance à revenir en force.
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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 25 Mar 2012 - 15:57

Apprendre à s'estimer.

Le problème est que jusque là, je ne recherchais nons pas l'estime de soi mais les conséquences de l'estime de soi. C'est à dire, je recherchais la confiance en soi, la capacité à travailler et un plus socialement sans réellement chercher à m'apprécier.

Il faut que je fasse la paix avec moi-même, c'est à dire que je cesse de me pourchasser avec ce besoin tyran d'être parfait. Je me sens nul, coupable de ne pas avoir travaillé aujourd'hui, je me sens nul de ne pas être ami avec tout le monde, de ne pas avoir développer de réelle relation de sympathie là où j'habite auourd'hui. Et pourtant, ce n'est pas du fait de manque de gens avec qui j'aurais pu être ami. Je m'en sens coupable, je m'en veux, je me sens minable.
Je me sens coupable de ne pas réusssir mes études. Jusque là aucun échec, seulement de la médiocrité et un possible échec à venir. Il faut que je cesse de me pourchasser avec ça.

Je m'apprécierais plus tard, lorsque je serais meilleur. Voilà la pensée perverse qui s'est installé chez moi. Cependant, quelque chose tique en moi. Est-ce l'absence de toute auto-critique ? N'est-ce-pas un aveuglement sur sa condition ?

Le terme Amour de soi ne me convient pas, je n'aime pas cette formulation. Sympathie de soi, le terme sympathie me parait trop lié à une relation à deux, cela ne me convient pas. Estime de soi, non plus, le mot estime me semble trop abstrait, distant. Je vais obter pour Bienveillance sur soi-même.

Sais, maitrise et tu seras alors acceptables. Pensées perverses. Communique, démontre et tu seras alors acceptable.

Je suis tout le temps dans une attitude de fuite vis à vis de ce que je dois faire. Le regard fuyant.

Sache, maitrise et tu seras acceptable.

Démontre que tu as raison, soit sans défaut, ne déçois jamais et tu seras acceptable. Transcende et tu seras acceptable, fais les choses d'un coup et tu seras acceptable.

Acquiers, sois plus et tu seras plus. Tout cela est faux.
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