Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Sam 3 Mar 2012 - 23:10

C'est avec plaisir que je te lis tous les jours.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Loup le Sam 3 Mar 2012 - 23:30

De même, ça fait plusieurs fois que je viens jeter un oeil ici, le temps de lire.
Je me retrouve dans tes doutes, dans ton souci de rangement, dans ton intellectualisation des choses, et la manière de les poser.
J'aime écrire, et force est de constater, j'écris un peu les mêmes choses, je suis en découverte de moi-même, j'explore mes névroses, je m'ancre en moi-même pour y faire un peu de ménage.

Pour l'écriture, il est difficile d'être satisfait de soi-même quand on est exigeant, ça ne sera jamais suffisamment bon, mais on peut quand même apprécier un moment, en cherchant bien.
Le style viendra avec la pratique, et tu es en bonne voie. Wink
Je reviendrais faire un tour.

Loup
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 4 Mar 2012 - 19:33

Merci pour vos encouragements !

Je déambule dans mon studio, j'essuie la table, j'ai un peu d'inquiétude au fond du ventre. Si je devrais décrire l'endroit, ce ne serait pas l'estomac mais plutôt le début des intestins. J'ai un peu mal au fond du cerveau. Mal comme une crampe au muscle après un effort physique, pas vraiment une douleur, une sorte de contraction. Je sens mes épaules légèrements tendus. Je regarde les choses où je devrais agir, j'ai du mal à me faire à l'idée d'agir. Toujours cette petite contraction au ventre. Les bruits des voitures dehors occulte le bruit de ma musique. Toujours cette petite hésitation qui reste au fond du ventre.

Je viens de passer du temps sur internet, de façon fructueuse bien qu'imprévue. Je suis retourné à mes tâches, je mange (trop gras). Je tente de vaquer à mes tâches. Les idées continuent à virevolter dans ma tête. J'aimerais bien un jour envoyer un article sur un journal comme Rue89 pour parler de la douance, qu'est ce que c'est, chasser des idées reçues, les modèles préconçus, créer un peu le débat. Je le ferais plus tard, je pense qu'il n'ait pas le moment. Je réflechissais aux formulations. Peu à peu, une idée me rentre dans la tête. Vit à ton rythme, le rythme que tu sens. Ne vit pas au rythme du chiffre de ton Q.I, mais vit au rythme que tu ressens naturellement, et pour le coup ce rythme sera peut être plus long que celui d'autres personnes. Je me répète, je ne suis pas un génie. Cette idée s'installe peu à peu dans ma tête, je ne suis pas un génie même si je suis peut être un zèbre, je peux vivre à mon rythme, plus lent, et je pourrais même peut être être heureux comme ça. Qui sait ?

Je tente de me réapproprier le temps et sa longueur. Je me souviens, ou je crois me souvenir que quand j'étais petit, chaque journée était une aventure. Maintenant chaque journée passe si vite. Mais le temps est comme un gateau au citron, toute sa saveur se savoue en le mangeant lentement. Je ne prend l'exemple du gateau au citron que parce que j'en ai envie. Je me réapproprie le temps, j'en ai l'impression. On n'agit pas à la même vitesse que l'on pense. C'est peut être l'une des raisons qui font que j'ai du mal à agir, je voudrais agir à la vitesse à laquelle je pense, mais non. Il faut du temps pour agir. Apprendre à agir, à me mettre en action, à savourer la lenteur du temps, et donc la lenteur des actions.

Les pensées virevoltent encore, je les sens prêtes à naitre, mais elles ne le font pas. Je les vois comme des arcs de matière qui jaillisse. Elle ne font qu'un petit bond. J'écoute Aguas Da Amazonia de Philip glass. Cette musique me raconte quelque chose sur le fait de prendre son temps, j'ai l'impression. C'est la musique minimaliste en général, chaque chose prend du temps à se mettre en place, se répète, chaque moment à sa phase. J'ai toujours un pod sur les épaules et dans le ventre. C'est dimanche soir, les choses se mettent en place, j'ai passé mon WE à penser. Je suis toujours déçu de ne rien avoir fait. Je sais que demain sera dur, dur retour à la réalité des actions contraintes.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Scarabée le Dim 4 Mar 2012 - 22:29

Moi aussi je trouve que tu écris bien, on a l'impression de vivre les choses avec toi.
Et puis au fur et à mesure des jours qui passent j'ai l'impression que tu souffres un peu moins, même si ta pensée est toujours en mode "cheval au galop après avoir été piqué par un frelon".
Je sais que ça ne console pas trop sur le moment, mais tu te sentiras mieux dans 10 ans, j'étais dans le même état à ton âge.
Bonne fin de dimanche !

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 0:28

Merci Scarabée. A la fois, ça m'encourage car je sais maintenant qu'une issue est possible seulement 10 ans, c'est long.

C'est indéniable, ma pensée est plus calme. Je respire plus. Sur le plan de l'action cependant, toujours loin d'être terrible et je ne peux observer de progrès si conséquents que cela. Mais je suis comme même sorti Samedi, ce qui est inhabituel.
Demain, c'est Lundi. Une journée toujours dure, avec un coup de blues à la fin de la journée.
Je me répète, mais je ne suis pas un zèbre brillant. J'échouerais cette année, j'en emprunte la voie en tout cas. J'aurais pensé qu'en Mars, j'aurais fait les progrès conséquents me permettant de me lancer dans une dynamique de travail. J'ai vu trop gros, et je n'y arrive pas.
Aujourd'hui fut moins réussis qu'hier. Je m'étais couché tard, je me suis reveillé tard, j'ai mis des heures à manger, j'ai passé mon temps sur internet. Mes journées libres s'organisent de la sorte : je me lève, je passe du temps sur internet, deux ou trois heures, je tente d'agir, je n'y arrive pas. Je repasse deux ou trois heures sur internet. Ne pas réussir à agir, faire des allers retours dans mon appart fait que je recherche à ce qu'un ensemble d'informations internet capte mon attention. Mon studio, parfois je regarde une chose, ce qui produit un enchainement de pensées. Le problème n'est pas tant cet enchainement de pensées, mais l'emballement de cette enchainement de pensées, qui j'en ai l'impression est une forme de maniaquerie, d'obesession. En bref, c'est une déviance plus qu'un comportement naturel.
Je pense à quelques petites choses. Ce mois-ci, j'aurais envoyé mon loyer avant le 15 ! C'est rare, je laisse trainer ce genres de choses. Encore faut il que je trouve mon chéquier. Mes pensées sont une fuite.
Je tenais quelque chose avec cette notion de prendre le temps, de prendre conscience de sa lenteur et par conséquent de la lenteur des actions. C'était une pensée-sentiment. La pensée, on peut la reformuler, la répéter, pour le sentiment, il faut une humeur. Je ne suis pas capable en cet instant de reformuler cette pensée humeur.
Toutes ces pensées qui me passent par la tête. Certaines devrait être écrites, mais je ne m'en souviens plus. Ce stress. Je n'en peux plus.
Faire le ménage. Une pièce, c'est complexe, toutes ces pensées qui me perturbent m'empêchent de m'organiser, de décomposer une difficulté bloc par bloc. Ainsi ranger, laver mon studio m'a toujours paru impossible, car le temps de repos des pensées était trop court et parce que je n'arrivais pas à m'organiser, à ne pas trouver la tâche trop immense, trop complexe.
J'aimerais me réapproprier le temps mais aussi l'espace. J'ai une façon de me mouvoir qui n'est pas naturel.

J'ai vraiment peur du Lundi. Que dis je nous sommes Lundi, il est 00H22. Je devrais aller dormir. Je finis d'écrire avant. Plus que du Lundi, j'ai peur du Lundi soir. Je n'ai pas eu d'humeurs suicidaires ces derniers temps, mais les presques deux seules fois étaient des Lundi soir. J'en garde une rougeur près de l'articulation du coude droit, et des zébrures le long du bras droit, près de la veine mais pas près de la zone du poignée.

J'ai commencé à écrire comme ça un Lundi soir, je crois aussi. Quand c'était trop lourd.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 0:35

Tous ces tourments, tourmentent et mentent.

Bonne nuit.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Scarabée le Lun 5 Mar 2012 - 10:29

Si je reprends la métaphore de l'esprit qui galope comme un cheval furieux : il n'y a pas trente-six solutions, soit tu fouette ta monture jusqu'au sang et tu tires comme un dingue sur les rênes pour l'obliger à ralentir, soit tu essaye de la guider progressivement jusqu'à un endroit où il y a de l'herbe verte, de l'eau fraiche et autres choses tentantes.
Comme l'écrivait Camus (désolée si la référence n'est pas exacte), la seule question philosophique importante est "la vie vaut-elle la peine d'être vécue". Comment pourrait-elle valoir la peine si elle est dénuée de plaisirs ?
Ça parait très basique, très "coaching", mais faire au moins une fois une liste des choses qui te font vraiment plaisir est indispensable. Et si tu bloques sur la vaisselle ou le loyer, fais au moins à la place quelque chose qui te plais. Quand ton psychiatre te dis que tu intellectualise trop, il te dis que tu penses trop. Ce n'est absolument pas possible de s'empêcher de penser. La seule chose qu'on puisse faire c'est de penser à des choses qui provoquent moins de souffrance, en trichant un peu, en apportant une "carotte" à la pensée.
En ce qui concerne l'apragmatisme, si tu bloques sur le chèque du loyer par exemple, le plus simple est de le faire en plusieurs fois, et "sans y penser". C'est à dire que tu commence par sortir le chéquier. Quelques temps plus tard, tu prépare enveloppe. Et ainsi de suite, ce n'est pas grave si plusieurs jours séparent chaque étape, de toute façon tu n'oublieras pas l'échéance (on n'oublie jamais l'échéance). Et à chaque étape, ce n'est pas grave si tu n'es pas totalement concentré, tu as le droit de penser à autre chose en même temps. Enfin, en tout cas ça marche assez bien pour moi comme ça. Pas trop d'inquiétude, en général l'apragmatisme ne s'applique qu'à soi, dès qu'on vit avec quelqu'un on fait les choses beaucoup plus facilement parce qu’on les fait pour quelqu'un d'autre.
Vis à vis des blessures que tu t'inflige aux bras, la aussi je peux essayer de te rassurer, moi aussi je faisais pareil, et j'y ai beaucoup réfléchi : pour moi il ne j’agissais pas de volonté suicidaire, ni de masochisme, ni "d'intolérance à la frustration" comme je l'ai cru longtemps. Le but était de se "freiner". La souffrance physique apporte une sorte de distraction qui calme le brouhaha intérieur, elle donne l'impression que l'on se contrôle un peu soi-même puisqu'on est au moins capable de se faire du mal, et elle permet de donner une sorte de réalité extérieure aux tourments intérieurs : puisque je suis capable de m'infliger cela, c'est que je souffre VRAIMENT, ce n'est pas un fantasme. Le fait qu'on se blesse en général aux bras (si on veut éviter que ça se voit) ou aux mains est également symptomatique : notre problème est l'action. On abime la partie du corps qui nous sert à agir, celle qui nous déçoit le plus.
Tout ça permet d'être sûr qu'on se déteste vraiment, et qu'on a aucune, mais alors aucune, bienveillance à son égard.
Le gros problème de cette habitude est qu'elle provoque au long terme un très, très fort sentiment de honte. Il est indispensable pour un être humain d'être persuadé qu'il fera en général ce qui est le mieux pour lui, qu'il est capable de s'occuper de lui même. Les blessures auto-infligées vont à l'encontre de cette certitude fondamentale.
Mais ne t'en fais pas, ça passera spontanément dès que ton estime de toi sera un peu meilleure. Après tout, si je me rappelle bien le début de tes messages, tu sors d'une rupture sentimentale, rien de tel pour attiser la haine de soi. Twisted Evil
Bon, et puis c'est vrai qu'on est lundi, mais il fait beau. sunny

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par L✭uphilan le Lun 5 Mar 2012 - 19:55

Oh Poulpi... plus je te lis et plus je tombe en toi comme dans un abîme.
Je n'ai toujours pas lu le début de ton journal... Mais je suis tes posts depuis que je l'ai pris en cours.

Tu as l'air d'avancer, malgré tout :-)

J'avais écrit une vraie réponse, mais je constate que je ne suis pas encore prête à la poster... ça parlerait trop de moi.

Je me contenterai de dire que, pour ces zébrures que tu évoques, je pense que c'est important que tu comprennes leur origine. L'auto-mutilation, puisqu'il faut bien y mettre un mot, dont me semble parler Scarabée, et les envies suicidaires sont deux choses très différentes même si elles peuvent se mêler.

Sache en tout cas, cher Poulpe rayé, qu'en ce lundi soir, je pense fort à toi :-)

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 22:38

@Azenor Merci !

@Scarabée Ce n'était pas vraiment une rupture, plutôt une relation qui n'a pas éclot, Je ne trouves plus vraiment de chose qui me plait. J'ai un peu perdu le goût des choses, mais pour calmer le cheval, le meilleur moyen reste d'écrire, d'exprimer les choses négatives, leur donner des mots plutôt que de tourner en rond. Chez moi les pensées suicidaires se mélangent avec ce désir d'exister. En effet, lorsque je me suis blessé, je n'ai pas apprecié la douleur, mais ça a effectivement calmer le rythme infernal des pensées.

@Louphilan Merci beaucoup, et n'hésite pas à poster ta réponse quand tu seras prête !

Le lundi est toujours une journée fatiguante. Cette fois je n'ai pas réussi à me lever assez tôt, j'ai raté ma matinée de cours. J'ai enormément de mal à me lever, manque de motivation ? Aller en cours génère tout de même une certaine anxiété. Je ne suis donc pas si motivé que ça pour me lever.
Je suis tout le temps fatigué, matin, après-midi.
Les pensées continuent tout de même de défiler à toute vitesse dans ma tête. J'ai besoin d'aller sur l'ordinateur pour les calmer. Malgré tout mes pensées sont etonnamment calmes pour un Lundi soir. Je ne suis même pas triste, stressé mais pas triste.
J'ai toujours du mal à formuler mes pensées, à parler. Aujourd'hui, je ne connaissais pas le programme de la journée, important pourtant. J'ai beaucoup de mal à suivre les conversations, mon attention n'étant là que 50% du temps, je rate des points clé de la conversation. Ma pensée en arborescence Zebrique ne dois pas m'aider, mais suis-je vraiment un "Zèbre". Je ne sais pas, et cela de moins en moins d'importance à mon coeur. J'ai trouvé ici des gens avec qui je pouvais discuter de ces préoccupations qui me tenait à coeur. J'aimerais vraiment en parler avec les gens dans la vrai vie, mais les gens se braquent, se "moquent" de mon mal être. Cela ne leur vient pas en tête, ce n'est pas acceptable. Mais je ressens tout de même un profond mal être.
Je suis épuisé. J'ai fais des cauchemares cette nuit. J'ai mal dormi. Les journées de cours sont épuisantes, garder mon attention. Régulièrement, les énoncés me désemparent par ce qui me semble être trop simple, j'ai l'impression que l'on me donne trop de temps, que je n'ai pas compris quelque chose, que cela ne peut pas être aussi simple. Pourtant, c'est aussi simple, mais cela demande du temps.
Sans tomber dans l'indifférence, j'ai l'impression de mieux gérer les critiques. Avant les critiques me plongaient dans un profond état mélancolique, aujourd'hui, je les prend moins mal.
Ce soir, j'agis un peu. Je suis vraiment très faitugé, je ne vais pas tarder à aller dormir malgré tout le bordel. Petite victoire : j'ai fait ma vaisselle. J'ai désacumulé un peu de désordre, ça reste sale chez moi. Je me rend compte qu'autant être capable de ranger, je dois être capable de ne pas mettre de bordel, d'être soigneux, de ne pas mettre des miettes partout, de ramasser les miettes que je fais tomber pour ne pas marcher dessus et disséminer la poussière.
Cette organisation qui me fait défaut. J'ai toujours beaucoup de mal à travailler.
Dans trois mois, je ne reverrais plus ceux de ma classe. C'est assez angoissant, malgré certaines tensions qui montent, ceux de ma classe étaient assez solidaires et dans cette dynamique de groupe, j'ai réussis à m'intégrer un peu malgré toute cette difficulté que j'ai à communiquer. Peut être, voir sûrement, je devrais redoubler. C'est triste, mais je n'arrive pas à bosser le soir, je ne bosse pas efficacement en cours. Je ne peux faire face à la quantité de travaille imposer tout simplement. Si je redouble, je déménagerais, rester dans le même appart me déprimerais, mais redoublement ou non, que je change de ville ou non, il va falloir que je sache me tisser des liens, que je sorte, que je me créer mon groupe. Je ne sais pas le faire. Comment faire, aller dans un bar ? Je passerais tout mon temps seul avec mon verre.
J'hésite, je fais le même circuit, lemonde.fr, non en 30 secondes, le sujet de tête sur le boucher Hallal n'a pas changé. Johann Strauss n'a pas changé de tête non plus sur Youtube.

Je crois que je vais faire quelque chose d'intelligent, si je suis fatigué, je vais dormir

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par 214782 le Lun 5 Mar 2012 - 22:59

ouais dors un peu Poulpe, je peux pas trop parler là mais sache que je te lis.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mar 6 Mar 2012 - 0:04

Bonsoir Poulpe,

Le changement est palpable dans tes écrits. Tu es là et en devenir.

Je n'ai pas le courage de t'écrire longuement, mais j'aime beaucoup de lire.
En ce moment, je décroche complètement de la culpabilité, comme si c'était cela qui me reliait aux autres. Je fais ce que je veux et ne peux plus me forcer à rien.
Et je m'en fous... Objectivement, je devrais faire des choses et poser des actes, notamment dans mon travail, mais je n'en ai tout simplement pas envie. Je me repositionne, A MA PLACE. Que personne ne peux occuper, juger ou estimer.


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mar 6 Mar 2012 - 23:24

C'est le matin. Je n'ai pas réussi à dormir avant une heure et demi. J'ai raté mon bus, donc en attendant de partir pour le suivant, j'écris. Je suis un peu fatigué. C'est le matin, mais les pensées s'agitent encore dans ma tête. Je dois lutter contre la tentation d'aller me recoucher. Je n'ai pas fait de cauchemares cette fois. Le peu de sommeil que j'ai eu était d'une assez bonne qualité.
Je dois avouer qu'en parcourant le forum, il me vient une inquiétude. Je vois des Zèbres qui ont réussi à dépasser leur difficultés, mais j'ai l'impression que certains vivent malgré leur état. Y en a t il pas qui arrivent à arriver à vivre cela en tant que force ? Ce qu'est cet état dans l'imaginaire collectif au départ. Je ne parle pas de se conformer aux stéréotypes du génie qui lorsqu'on nous a dit que l'on était au dessus de la norme, a du mettre la pression à bien d'entre nous.
Je cherche des choses à dire dans ma mémoire embrumée du matin, je cherche ce vide de pensée si savoureux qui arrive après l'écriture.

C'est le soir. Une journée de cours vient de passer. Globalement ça allait. Je suis rentré chez moi à 19H, il est 20H19. 1H20 pour manger tout ça, c'est correct au final. J'aurais voulu me mettre à écrire directement, mais il fallait que les choses se mettent en place. C'est globalement moins agité dans ma tête, les pensées défilent moins vite. Elles restent là, me faisant mal à la tête. Les demandes s'accumulent, je n'arriverais pas à y répondre. Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser. Je parle souvent à la première personne, j'ai du mal à écouter. Je suis tendu, je voudrais écouter, mais cette tension. Je ne saurais pas trouver les mots pour l'instant. Je ne sais pas donner ni recevoir. L'inquiétude. Je n'arrive à écouter que lorsque mes pensées se calment un peu, trop de choses bouillonnent dans cette stupide cervelle, je n'arrive pas à écouter les autres. A les entendre oui, mais je dois évacuer.
Je voudrais crier mon malheur, je voudrais avoir le droit d'être malheureux. Je voudrais vivre ces banalités de l'humeur, ces banalités peut être maintes fois ressassés par certaines littératures décrié, mais je décris ce que je vis intérieurement. Je n'arrive pas à écouter, il faut expulser tout ce malheur. Socrate a t-il inventé la philosophie ou la psychologie. Faire accoucher les âmes, les débarasser de ces malheurs inutiles. Je recherche la pureté d'esprit, la clarté d'esprit, le vide et le tout à la fois. Je recherche la perfection, je veux le trait parfait.

J'ai les pensées embrouillées, je tente d'y mettre de l'ordre. Un peu en vain, j'en ai marre d'échouer. Je ne sais plus par quel bout prendre ma vie. Je vais mieux néanmoins. Ces instants de vide mentale, j'en profite. Le sentiment de solitude reste. Je voudrais être éclatant, charismatique. Je ne me sens pas à l'aise dans mon corps, dans mon esprit. Je voudrais être éclatant. Je voudrais être à l'aise, je voudrais être débarassé de mes chaines.

Vous les Zèbres, je voudrais vous appeller mes frères, je voudrais avoir votre force. Je voudrais avoir votre grandeur. Mais j'oublie que les Zèbres ne sont que des équidés, et ce qui est valable pour les Zèbres l'est pour les équidés, il n'y a que les rayures de différentes. C'est tout. Une différence à la fois si importante et si subtile et insignifiante. Je ne saisi même pas si je suis un zèbre.

Ce soir, j'écris mes doutes, mes folies des grandeurs.

Je voudrais me purifier de toutes ces impuretés morales, je voudrais renaître. Mais il faut accepter le temps, j'ai besoin de temps. Je suis perfectionniste, je le resterais. Autant, parler, écrire m'ont débarassé de biens des soucis, mais pas de ce soucis d'aller vers le mieux bien que je reste une larve. Je cherche, j'écris, je suis tenter de me répéter. Toujours ce même stress devant les gens, devant le travail. Cet embroglio de pensées.
Je passe tout de même moins de temps devant l'ordinateur. Je mange toujours compulsivement. Mais j'ai l'impression d'être arrivé à d'avantages de mesure ce soir. Je le prendrais comme une petite victoire. J'ai la rage au ventre, un peu de colère à cause d'une contrariété. Je me sens tendu avec les gens. Vraiment tendu, physiquement. Je suis énervé. Je n'arrive pas à avancer. Enfin, je ne sais pas. J'ai peur d'écrire des banalités, mais si je pense des banalités, pourquoi ne pas écrire des banalités.

Je me suis éloigné du sujet. Je viens de passer du temps sur un forum politique. Je voudrais fouiller toute ces merde, arriver à prendre confiance en moi. Ce soir, j'ai la rage au ventre, envie de tout, maintenant et tout de suite, de réussir maintenant. En attendant, il est 21H52 et je n'ai rien fait depuis 1H20 mis à part être sur l'ordinateur.

j'ai fouillé en moi, j'ai pratiqué l'introspection comme peu de personnes, il faut que je vive maintenant, que j'entreprenne et que j'agisse.

Je me suis levé, je suis revenu sur l'ordinateur illico. Ne serait ce que l'écran lumineux m'aide à vaincre les pensées disruptrices. Je dois changer de mode de pensée, ça ne va pas être facile. Une inquiétude, une maniaquerie, je ne sais plus ce que c'est. Définitivement, je dois l'accepter, je suis faible, vulnérable et fort à la fois. Je suis un mélange, je suis humain. J'ai le droit d'échouer, j'ai le droit de réussir. Je ne sais plus comment prendre les choses. Je sais que ce que m'a dit mon psychiatre est vrai : celui qui intellectualise trop, c'est celui qui veut trop maitriser, qui veut tout maitriser. Je veux maitriser le hasard, je veux maitriser les relations humaines. Je n'y arriverais pas. Je dois accepter ma faiblesse mais je n'y arrive pas. Je sais que je suis faible, mais c'est un fait innaceptable, intolérable. Je veux tout maitriser maintenant, mais j'ai besoin de temps pour seulement réussir les choses. J'écris, je progresse, mais c'est tout de même insupportable. Il est 22H07, déjà 15 minutes.

Mon esprit bouillonne. J'ai vraiment du mal. Je retourne sans cesse frénetiquement à mon ordineurs. J'écris quelques phrases, nerveusement. Oui, là je suis nerveux. Il est 22H10. Je ne sais pas comment générer cette nervosité, cette énervement. Je ne dois pas le maitriser, mais comment faire, je ne veux pas être nerveux, je veux agir. Je dois le laisser s'exprimer. Est ce que j'arrive à accepter cette colère. J'arrive à être énervé, pas en colère. Enfin, je ne sais pas vraiment, les sentiments ne sont pas un domaine dans lequel on peut donner de mots exacts. Je suis tout de même nerveux. J'écris. Je ne sais plus quoi écrire. Le parcours mental avant le parcours physique. J'écris comme je me déplacerai si je suis énervé. Par petites phases rapides ponctuées de "pauses". Je ne sais pas comment gérer cet énervement, je ne sais pas le relâcher, j'ai l'impression de le contenir, il revient en boucle. Comme ce que je suis en train d'écrire. L'énervement, l'énervement. Je me répète ce mot. J'écrit rapidement comme même. C'est rare pour une journée. Mais je ne sais comment gérer ce sentiment qui me prend les épaules, le cous. Beaucoup de tensions s'y matérialisent de façon musculaire.

Je ne sais pas gérer cet énervement. Que faire : se mettre en colère ? Ignorer. S'en foutre pourrait être une bonne solution.

Il est 23H15, j'ai perdu mon temps à zoner devant des vidéos de coluches puis j'ai fait ma vaisselle en écoutant Desproges. C'est déjà ça. Je suis un peu déçu. J'ai tout de même perdu mon temps. Je n'arrive pas à gérer cet énervement, à aller plus loin que la vaisselle. Je n'arrive pas à avancer.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Lone Wolf le Mar 6 Mar 2012 - 23:55

Je n'arrive pas à avancer ->
Tu commencerais ton texte par cette phrase, ok.
Mais en tant que conclusion, c'est léger... Relis toi, tu verras que tu n'as peut-être rien fait, mais que ça demande des efforts sur cette planète...

Voilà, message du p'tit loup qui aime bien te lire Smile

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mer 7 Mar 2012 - 0:22

@El Greco : Oui, tu as raison. Merci pour tes encouragements.

Je ne comprend pas comment cette énervement a pu me paralyser à un tel point. Mon esprit était, je ne saurais en décrire l'état avec précision, en train de "gigoter", aucune pensée tout à fait formuler en sortait. Pourtant, j'ai beaucoup écrit de quasiment d'une seule traite. Mon estime de moi dépend de l'estime que m'accorde les autres. Le moindre petit compliment qui arrive là où je l'attend me fera monter aux cieux, la moindre critique me déscendra, un défaut là où je me sentirais imposteur me descendra. Le sentiment d'imposture, je le ressens souvent. Les rares fois où j'ai réussi, je me sens imposteur. Mais j'ai un côté imposteur, lorsque je travaille parfois en groupe, j'ai tendance à prendre spontanément la parole, à expliquer, presque faire d'un projet le mien alors qu'il ne l'est pas, je n'ai rien foutu. J'ai des tendances malhonnête. Pour ma défense, votre honneur, elle sont dûe à mon tempéramment névrosé. Les gens me stressent, me tendent. J'ai besoin d'attention. Paradoxalement, si je n'apprécie pas de travailler en groupe, je travaille bien mieux à côté des gens. Les pensées pertubratrices font leur oeuvre, mais je travaille tout de même mieux. Au contraire, seul, dans mon studio, je n'arrive pas du tout à travailler. Je fonctionne à l'estime des gens, je me répète, je le sais. J'ai besoin constamment d'attention, sans attention, je me sens mal. J'ai besoin d'attention, quitte à me répéter, agir de façon maniaque, j'ai besoin d'attention. J'ai besoin de communiquer avec les gens, j'ai besoin des gens, j'ai besoin des gens qui me poussent. J'ai besoin que l'on me rassure, que l'on me dise, c'est bien, c'est mal. Malgré tout, je commence à travailler que sous l'effet d'un stress. La situation idéale est si je sais que j'ai l'attention, qu'il n'y a pas de punition possible. Je suis toujours très actif à l'oral en cours. Pas de punition, presque que des récompenses dans le sens où l'on ne blâme pas celui qui participe à l'oral. Je ne pense pas à des récompenses comme des cadeux, quand je parle de récompense/punition, je pense surtout à un comment agréable/désagréable.
Je sais pourquoi j'ai tant besoin d'attention, j'ai déjà plongé en moi-même, dans mon histoire, et je n'ai pas besoin de le faire plus ici. Je le fais de mon côté.
J'ai besoin d'attention. J'en ai trop besoin, j'en ai besoin de façon maladive.
Je ne pourrais pourtant compter que sur moi même, je me sais seul, et je sais que c'est ma nature. Il n'y a pas de "pauvre petit Calimero" derrière ça, mais je me connais. Je ne sais pas si je serais à jamais seul, mais je ne peux pas compter sur le contact social pour me construire. Sans vouloir atteindre un état d'illumination, je dois apprendre à me suffire à moi même. Ce sera dur, mais c'est le seul moyen de me construire une vie possiblement équilibré.
Je recherche la perfection, une nouvelle fois, dans cette quête psychologique, je cherche un absolu. Je voudrais être un ascète. Je ne serais pas un sportif certes, je dois devenir alors un ascète. Je pense régulièrement à maigrir, mais je n'y arrive pas. Il faut que j'arrive à diminuer les quantité ingérée, à me contenter de peu.
La perfection morale. Je ne peux pas compter sur la perfection sociale, je ne peux pas compter sur la perfection de la connaissance, je ne peux pas compter sur la perfection de l'action, alors je cherche la perfection de l'ascèse qui semble plus simple car c'est la perfection du moins "se débarasser du superflu".
Je sais que ce que je dis est vain. Cette quête de l'ascétisme est toute aussi malsaine que cette quête de la perfection sociale, de la perfection de la connaissance ou de la perfection de l'action. Je ne dis pas que l'ascétisme est malsain, mais j'envisage cela d'une façon monomaniaque. J'en fais dépendre mon bonheur. Je devrais être capable de vivre en étant tout simplement. Je recherche la perfection car je recherche l'attention, la perfection me semble seul moyen d'atteindre l'attention, mais plus que l'attention, je recherche l'estime. Rechercher l'estime en tant que telle est une perversion, c'est du narcissime.
J'ai réussi à décoder tout le mécanisme de ma perversion monomanique, je sais pourquoi je suis une larve mais je n'arrive pas à débloquer la situation. Il faudra du temps, je n'arrive toujours pas à l'accepter. Je voudrais que les souffrances s'arrêtent maintenant. Je suis encore un peu énervé, je vais continuer à écrire, jusqu'à que cela s'épuise.
Je me sens monomaniaque, une seule pensée vers la perfection. J'ai besoin des autres. Je ne sais pas si c'est malsain ou non de vouloir se passer totalement des autres. Je ne pense pas. Je dis je, je dis je, je deviens omnibulé par ma quête de perfection. Cette quête de perfection et mon égo finissent par importerplus que tout.
J'ai beau l'écrire, arrêter de faire dépendre les choses de l'attention et de l'estime des autres, je n'y arrive pas. Est-ce-possible. Il me semble oui, mais il faut savoir ce que l'on veut dans la vie. Qui l'on est, ce que l'on veut être. Pas forcément avoir les mots, mais le savoir, même si ce n'est qu'une idée vague. Mais cette idée vague je ne l'ai pas.
Je tape vraiment nerveusement sur l'écran, j'écris avec enervement, ça ne me ressemble pas. D'habitude mes gestes sont plus doux voir moux. Redeviens-je dynamique ? Je ne le sais pas. Il est 00H14, nous sommes mercredi, je vais de nouveau dormir moins de 7H. Je ne vois plus l'utilité de me coucher tôt, de dormir, de me lever, tout cela me parait vain. Je tente d'écrire, d'écrire, d'écrie mais toute cette pression au bout des doigts ne me quitte pas. Je sais que si je me couche maintenant, je n'arriveriat pas à dormir. J'écris, j'écris. Je répète le mot écrire pour trouver de nouvelles idées.
Je ne saurais décrire exactement cette attente, mais j'y verrais la même attitude qu'un enfant envers son parent. Qui attendrai que "dieu" donne son jugement. J'aurais voulu que l'on me dise plus quand j'étais petit que les choses soient bien. Mais je n'en veux pas à mes parents, ça ne me vient pas à l'idée, ils n'ont pas commis de faute, ils m'ont bien élevé, fait de leur mieux, il y a une coquille imprévisible qui s'est glissé voilà tout, "un bogue".
Cet énervement, j'aimerais qu'il se dissipe. Il faudrait que je dorme plus de 6H, 7H voir 8H par nuit. Mais je n'y arrive pas. J'ai tellement de boulot prochainement à rendre. Il faudrait aussi que je vous relise. J'ai du mal à écouter, j'ai du mal à tendre l'oreille, j'ai tendance par je ne sais quelle angoisse à dire je. Tendre l'oreille, écouter m'angoisse, recevoir, en accepter la responsabilité me tend, donc je dis je pour avoir l'attention, mais aussi pour refuser cette responsabilité que je suis tendu. Marre de cette tension.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Lone Wolf le Mer 7 Mar 2012 - 0:34

Si tu as plus de problèmes que moi, je suis prêt à partager tes peines.

Saches que tu n'es pas seul dans ce cas, et que le seul moyen de ne plus se sentir imposteur, c'est l'ignorance. Ignorance de quoi me diras tu. Et bien, ignorance de la voix interne qui te dit que ton travail est copié, volé.
Imposteur va. Tu ne fais que voler le travail des autres, et tu le ressors en morceaux. Ça fait ton produit fini, avec la valeur ajoutée.
Oh une valeur ajoutée. Ce produit est le tien, tu as utilisé les outils à ta disposition. Tu n'invented rien, tu réutilises.
C'est ce qu'on appelle un être intelligent. Capable d'apprendre.

Je suis quasi-certains que tu es un bon auto-didacte, et tu réutilises tes leçons ... Assez bien d'ailleurs.

Par ailleurs, qui ne cherche pas la perfection ? À part moi, qui en ai marre de chercher.
La perfection ne se trouve pas dans le monde réel. Tout le monde ne partage pas les mêmes idées (et idéaux) et il ne faut pas perfectionner que par rapport à son ego.


Aussi, n'écris pas jusqu'à l'épuisement.
Tiens un journal régulier. Organises tes idées.
Tu réponds assez vite je trouve. Tu écris bien.
Ce que tu dis, tu l'as copié ? On dirait que oui, vu que c'est bien ... (second degré.)

Voila, bonne nuit le Poulpe Smile

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 0:54

@poulpe,

J'ai tout lu.

Il est difficile de se débarrasser de l'énervement. C'est une pulsion aussi. Nous ne pouvons tout étouffer. Ces agacements sont pénibles, ils nous rendent imparfaits. Et échappent à notre contrôle. Je pense qu'ils sont une tentative de maîtriser ce qui nous échappe. Mais cela échoue, perturbent les autres, et nous culpabilise.
En même temps à part en vacances dans un endroit sympa, en bonne compagnie, je crois qu'il est difficile de ne pas s'agacer... il y a des petits trucs qui nous dérangent... sauf que les petits trucs sont en fait énormes, mais ils se ratatinent pour passer inaperçu. Ce qui agace c'est aussi de percevoir l'étendu de ce qui ne fonctionne pas... Percevoir le système.
Aujourd'hui je me suis énervée, pour faire agir et contrôler. Cela a dérangé, et ce n'est pas positif, il est difficile de ne s'occuper que de ses affaires. Me concentrer, ne pas anticiper.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 1:10


Salut Poulpe !

Comme d'autres ici je lis tous les jours l'évolution de ton journal. Je me reconnais dans beaucoup de choses, c'est un peu me lire, et d'ailleurs ce soir j'ai trouvé ça "Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser", qui m'a fait penser à ça :


Engagement

Je sens mon cœur fatigué,
Las et hébété,
Troublé par ma multiplicité.

Je sens mon âme dispersée,
Empreinte d’humanité,
Rouée de coups répétés.

Car je suis un fil tendu
Entre beauté et humanité,
Où mon esprit erre, perdu.

Mais la Pensée survient,
Et, tranquille,
Me guide sur son chemin.

Bientôt agile,
Un matin je m’en irai,
Sur de larges sentiers,
Cœur, âme et esprit engagés.

Un poème que j'ai écrit il y a plusieurs années car j'étais perdue moi aussi dans des idéaux de perfection, de Beauté et de Vérité avec un grand B et un grand V. Je me sentais incapable de trouver un but à ma vie si je n'avais pas des réponses existentielles.
Je sais que des pensées t'en as plein, mais la "Pensée" avec un grand P du poème c'est justement cette idée de fil directeur dans la vie, le truc qui fait que t'es content de te lever le matin. Bon je l'ai pas encore trouvée, mais ça s'approche, je peux la cerner maintenant.....Alors tiens bon , même si ça prend du temps, mais je suis étonnée de tes progrès, il y a une réelle évolution depuis le début du topic ! Bon courage pour demain ! cheers

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 8 Mar 2012 - 0:29

@El Greco, Azenor et Jehol. Merci encore pour vos encouragements, je ne sais pas quoi vous répondre, mais j'ai relu plusieurs fois vos réponses, c'est vraiment rare que je relise quelque chose. Je tente de bien faire mienne vos réponses. Encore Merci !

Cet énervement, c'était plus un agaçement. C'était un énervement incontrôlé, une frénésie, une colère qui ne pousse même pas à agir même bêtement. Mes idées sont relativement clair, d'un côté, je n'ai pas eu de contrariété maintenant. Je tente comme même de faire un peu d'ordre dans ma tête. Je ne pense pas que je repondrais de pavé. Je viens de perdre une heure sur l'ordinateur à chercher des informations sur des choses qui ne m'intéressent pas, histoire de mettre le cerveau sur "off".

Aie, je me suis encore plongé dans l'internet ce soir. Ce n'est pas bien, pourquoi je fais ça. Les pensées disruptrices ralentissent. J'ai comme même perdu mon temps Slate.fr-Lemonde.fr-Rue89.fr-Slate.fr-Sciencesetavenir.fr-Jenesaispaspourquoi : fr.wikipedia.org/wiki/Sultanat_D_Oman/fr.wikipedia/pleindetrucssurlaregeliontaoïsmebouddhismeSoufismechristianisme-fr.wikipedia.org/wiki/Jenaifaiquesurvolerlesinformationsjenairienappris-fr.wikipedia.org/wiki/jaiperdumontemps. Le mystère religieux m'a toujours passioné. Mais voilà aujourd'hui, enfin ce soir, j'aurais aimé faire des choses. Sans parler de travailler. Je partais d'une bonne intention, mais je n'ai pas réussis à la construire. Travailler, faire lorsque je suis seul génère toujours chez moi une grande angoisse.
Je viens de reperdre du temps sur Facebook. Je n'arrive pas à régler les problèmes. L'accumulation de chaques tâches simple me paralyse, je ne sais pas pourquoi. La simplicité me déconcerte.
J'écris, je recherche. Ma cervelle est reposée, j'envisage les choses calmement. Mais, je ne trouve pas la clef. Les échéances approchent à grand pas, je n'y arrive pas. J'ai passé tant de temps sur cet ordinateur, je ne sais plus quoi faire sans. Qu'est ce que je veux faire ?
Comment gérer le temps, le temps libre, le temps de travail.
Je ne vais plus en cours à l'heure, je n'arrive plus à me réveiller à l'heure.

Pourquoi suis je tant dépendant des autres gens pour me construire sentimentalement, pourquoi n'arriverai je donc pas à travailler, à accepter l'immensité de la tâche, le quotidien. Pourquoi le quotidien m'angoisse t il tant ? Les petites tâches. Je regarde autour de moi, mon regard est perdu, je ne regarde pas les choses. Chez moi m'angoisse. J'écris beaucoup de choses négatives, j'écris le tout négatifs, car je ressens enormément de négatifs, mais c'est le seul moyen d'expulser les choses.

Si je devais dire ce qu'était mon esprit il y a quelque temps, c'était :
PATATIPATATATAPATATATIPATATATATAPALATIPATATA_PALAPTAPATITPAPATAPATAPAPTAIPATAPETAPTAPTIAPTIAPTPAITAPITAPAPA_PATATITPATATATATAPIPAPATAPATATITA

Maintenant c'est :
patatipatata_______patata____patati__________patatapatata__________patatititi___________patatata

J'ai le droit aussi à du
patatipatatatapatatipatatapatatipatatapatatipatatapatatitipatata

Le manque de confiance, le besoin, la goinfrerie d'attention des autres, ne pas arriver à travailler, être mal à l'aise dans son corps, son espace tout celà est lié. J'ai beaucoup de mal à l'exprimer, je voudrais l'expulser d'un coup, mais comme un accouchement dure des mois, exprimer ce genre de mal être prends du temps. Cela va faire un ans et demi que je suis une psychothérapie. Cela va faire 7 mois que j'écris, 2 semaines que j'écris sur ZC. Je sens des progrès, mes pensées ralentissent, je ressens le besoin d'écrire. Il faut du temps our arriver à mettre à maturation ses pensées négatives. Il est 23H44.

Je devrais aller dormir bientôt, mais je vais tenter de mettre un peu d'ordre dans ma tête, revenir un peu en arrière :

Je manque de confiance en moi, c'est pour cela que j'ai mené à une intellectualisation excessive allié à un perfectionnisme théorique poussé à l'extrême, je cherche toujours l'affection ou à défaut l'attention des gens. Il en sort une attitude bien souvent peu adaptée, maladroite, une difficultée à s'exprimer. J'ai peur du concret. Lorsque je dis que je devrais me suffire à moi même, c'est vrai. Cependant, je ne dois pas envisager cela comme une rupture avec les gens, ni comme un abandon, je dois avant tout me reconcilier avec moi même.

Les poussées se poussent dans le cortex frontal, je crois que c'est comme ça que l'on appelle la partie avant du cerveau, partie responsable de la logique.

Je manque de confiance en moi, je dois vaincre une vieille angoisse, un besoin de reconnaissance et d'attention, qui m'auto-détruit.

Pour prendre confiance en moi et ne plus craindre les autres, dois je arrête d'avoir peur de moi ou dois je arrêter d'avoir peur des autres ? Dois je apprendre à souffrir et à cicatriser ?

Je tente de marcher dans la direction de reprendre possession de mon espace et de mon temps. C'est à dire, je ne dois pas, je dois arrêter de me fixer sans cesse des obligations, des lois, j'assume la contradiction de la phrase. Je souhaite marcher dans la direction de laisser couler les pressions, de les ressentirs, mais d'arrêter de les capter, d'arrêter d'avoir cette tension dans les épaules. Lorsque mes épaules se tend, d'arriver à les relâcher. Je parle sans cesse de mes épaules, mais je ressens vraiment la pression dans cette partie de ce corps, je ressens vraiment cette tension dans cette partie du corps. Un prochain week end où je vais devoir gérer mon temps. Je n'ai pas plus de temps, je dois m'inscrire dans des écoles, je ne peux pas oublier.

La musique ne créer pas les émotions, elle les révèle, elle révèle ma colère, ma tristesse principalement mais au fond de chacune de ces musiques il y a un peu d'espoir. Je me réapproprie peu à peu l'espace domestique de mon studio, je me réappoprie la cuisine, mais je n'arrive toujours pas à me réapopprier le bureau, ni le sol, qui reste sale, juste un coup de balai a tendance à diminuer cette saleté, mais ça reste si sale.

Toutes ces pensées se bousculent dans ma tête, je n'arrive pas à travailler, car tout reste confus, chaque idée arrive mais aucune ne prend le dessus, pas d'idée organisatrice, je suis bon pour les envoyer dans tout les sens, mais pas pour leur donner un ordre.

J'inspire, je fais des grands mouvements de mains, je sens le mouvement cérébral, je pourrais sortir quelque chose. Je me demande si ce n'est pas simplement l'envie de vivre qui enfermé dans ces carcans ne se bat pas.

J'arrête d'écrire, les pensées continuent à tourner dans ma tête. Je suis à la base un dessineux, quand je parle et que je souhaite expliquer quelque chose, ce sont souvent des métaphores qui me viennent. Mais écrire me permet d'allier la pensée et l'action, c'est si unique. Je met beaucoup de temps avant de me mettre à l'écriture. Il est 00H12, cela fait 12 minutes empiétées sur le temps de sommeil surlequel je ne devrais pas empiéter. Mais, les pensées se mettent suffisamment en place maintenant pour que je les écrive, les expulse même si parfois elles reviennent en rond.

Cette peur, c'est un sentiment de manque, un sentiment de manque d'attention et d'affection. Voilà, je l'ai écrit. Le manque d'attention/d'affection. Je n'ai pas été malheureux pour autant dans mon enfance. J'ai eu une vie qui m'aurait rendu obligatoirement heureux sur bien des plans, mais voilà, il y a des grains de sables. Le manque d'attention, j'aime bien comme cela sonne. C'est une jolie expression. Je suis arrivé à sortir les mots qu'il fallait sortir ce soir. Et maintenant, j'ai toujours besoin d'écrire, ce besoin continue. Maintenant que j'ai sorti cette expression, l'angoisse continue, je tape les mots frénétiquement, mais je sais que les pensées reviendront juste ensuite.

Le manque d'affection, cette idée ouvre la porte à d'autres. Je dépend affectivement des autres, j'ai une dépendance affective. Ces mots résonnent juste dans mon esprit, j'ai l'impression d'écrire des choses. Mon esprit est un peu usé, fatigué, engourdi, effrayé du futur, effrayé du futur car il n'arrive pas à travailler. Je passe mon temps sur l'ordinateur, je passe mon temps à intellectualiser, m'inventer des problèmes, des moyens d'intellectualiser quand je n'ai pas d'ordinateur, il va falloir que je réapprivoise mon temps. Cela va prendre trop de temps. Tant pis. Je dépend affectivement, c'est mon ressort, la motivation de mes actes profondément. Même le désir d'ermite, arriver à une relation qui me semble saine avec les gens. C'est une dépendance qui me conduit à une frénésie d'attention. Les mots sonnes juste. Un autre sentiment me vient en tête, pas un sentiment, une sensation, quelque chose sur lequel je n'arrive pas à mettre des mots, ce n'est pas le même endroit qui est sollicité, cette sensation, on dirait plus une boule.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Lone Wolf le Jeu 8 Mar 2012 - 0:32

Bonne nuit Long hug

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par pelure le Jeu 8 Mar 2012 - 2:36

Bonsoir ...ou bonjour
Voilà que les 28 ans qui nous séparent se raccourcissent dans le simple espace d’un regard par-dessus l’épaule du temps…28 ans plus tard je pense avec les mêmes incertitudes, les mêmes angoisses que j’ai déjà visitées sous tellement d’angles différents…la dépendance affective est aussi incompréhensible que de refuser d’arrêter de respirer tout simplement…autant vitale qu’assassine ; déjà tant décortiquée et pourtant jamais vraiment saisie ; 28 ans plus tard, avec « mari » et enfants, je suis le même enfant qui ne sait pas. J’ai commencé à angoisser à 20 ans, ou en tout cas c’est à cet âge que la « liberté qu’est l’angoisse » s’est mise à ma portée ; j’ai renoncé aux oripeaux étriqués qu’on m’imposait (même si j’ai fini mes études) et le chemin plein d’embûches qu’est le mien s’est mis en place. Je ne marche pas, je n’avance pas… je me perds, plus ou moins douloureusement, dans les espaces des jours et des nuits ; je ne cherche pas, je ne trouve pas… parfois des « respir= émotions-sensations-pensées-mots » s’offrent à moi et je les accueille avec grâce. Moi aussi je devrais dormir, demain sera rude mais vos mots sont si vrais qu’il m’a fallu laisser une trace de ce respir. Vous m’avez fait penser à ceci : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)
Stig DAGERMAN (1923-1954) . J’ajouterais la même chose pour le « besoin de consoler », je ne saurais comment vous consoler, mais le désir de le faire est là ; peut-être le fait de savoir que vous n’êtes pas seul dans cette galère pourra vous rasséréner un instant.
Je vous offre ceci, petit écrit qui m’est venu en mémoire en vous lisant :
“J’ai besoin du duvet noir de la nuit, de son silence dit, de son écorce amnésique tendue sur mes épaules pour adoucir l’air qui écorche mes poumons.
Ecrire c’est extirper ,des limbes entre l’âme et la langue, la matière à se vivre. Il y a « cri » dans « écrire », la lame cramoisie du langage disséqué qui marche sur mon ventre à tripes.”


Voilà, passez une bonne nuit et bon courage pour la suite


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Sam 10 Mar 2012 - 23:35

@El Greco Merci !

@Pelure Merci beaucoup !

Désolé, j'ai mis un peu de temps à répondre, j'espère que demain sera aussi un plus beau jour pour vous.

Les pensées ralentissent un peu. Parfois au calme des pensées se succède un énervement. En agissant, la petite voie continue à m'insupporter. Stop, j'en ai marre du flux des pensées. Je suis. Je voudrais me redéfinir, recréer un minimum d'égo, mais ne serait-ce pas de la prétention. Les gens me tendent. L'énervement se cristallise. Il s'agit d'un véritable énervement, contre les choses. Lorsque le flux de pensée s'arrête, c'est l'énervement qui vient.
Suis je arrivé au fin. Ai je fini mon introspection ? Je doutes, j'écrit, j'enlève.
Ma cervelle est étonamment calme lorsque j'écris. Cependant, sitôt je retourne à une autre activité, le petit manège reprend. Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même. Les gens me déstabilise, je ne sais quoi leur dire, je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête. Pourquoi les gens m'intimident tant ? J'ai peur de leur déplaire. Je devrais être capable de déplaire aux gens, de ne pas me sentir "obligé" vis à vis d'eux, d'ignorer une situation. Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort.
Comment pourrai-je décrire plus en détail ce lien de dépendance, de profonde inquiétude, cette peur du rejet et de l'échec que j'entretiens avec les gens. La peur du tort, la peur de l'échec, voilà ce que c'est. La peur de l'action, c'est la peur de l'échec.

L'écriture du matin. J'écris ce matin, pour tenter de me débrasser maintenant de ce qui me perturbe, qui m'empêche d'agir plutôt que de passer ma journée sur l'ordinateur avant de me décider à écrire. Mes pensées pertubatrices viennent moins vite, elles s'enchainent moins de façon infernale. Je crois qu'il m'ai arrivé hier d'avoir un fil de pensée sans que celui ne "dégénère". Apres que j'eu parlé avec quelqu'un, oui j'eu fait un peu soutenu, mais je crois que c'est la forme syntaxique la plus approprié à ce que je veux dire, mais je suis très mauvais en grammaire-orthographe, donc après que j'eu parlé avec quelqu'un, j'ai remarqué que le fils d'idée continue. La discussion s'était bien passé, mais malgré tout, après la discussion le fils de pensée continuait. Voulais-je "plus" de conversation ? Est-ce le reflet de mon caractère angoissé, cette demande toujours croissante d'attention continue. Quelque part mentalement, mon fil de pensée restait en mode "conversation".

La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

Je me suis levé à 10H, il est 14H26, quatre heures sont passées sans que je ne fasse rien. Le rythme des pensées a diminué, mais je reste larvesque. Cependant, une petite mue se profile à l'horizon. Je tourne un peu en rond. Agir un samedi vers 14H22, j'ai fais mieux, mais la plupart du temps je faisais pire. Je vide ma machine à laver, je range un peu les choses. Des petits actes anodins qui ont tout de même leur importance. Lorsque je suis sur l'ordinateur, je ressens un fort besoin d'obtenir ce moment sans pensées. Lorsque je bois de l'alcool, il y a un moment de basculement entre lucidité et simple ivresse où je ressens pendant quelques secondes ce non défilement de pensées. Alors je continue à boire, et c'est ma nature mélancolique qui ressort.

Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

Ah, travailler. Agir.

Je viens de lire un post différenciant les différents types de psychotérapie sur le forum. Je n'ai pas lu si attentivement que ça, mais un élément a néanmoins retenu mon attention, c'est le fait de planter aussi des fleurs au lieu de ne faire qu'enlever les mauvais herbes. J'ai enlevé les mauvaise herbes, mais il est vraiment temps que j'aille voir au fond de moi ce qu'il y a de positif. Je remarque que lorsque je tente d'expliquer les choses, il me vient avec une étonnante facilité des images, des histoires, pourtant spontanément j'ai du mal à réinventer des histoires. Sauf si l'on me fixe une contrainte. Mes pensées fusent, mais il faut qu'une force extérieur viennent poser un cadre pour que cela ressemble à quelque chose.

Je recherche une certaine forme de pureté alimentaire, peu de viande, majoritairement des légumes et des fruits, j'évite au maximum le lait et le blé, malgré cela, j'ai des phases boulimique où j'avale une tablette de chocolat blanc ou de pralinoise en une journée. Je m'améliore, si avant je les avalais en très peu de temps (une heure voir deux), je prend maintenant quatre ou cinq heures. Je tente de manger des légumes de saisons, d'exclure le sucre de mon alimentation. J'ai un peu maigris, mais j'ai tendance à trop manger (le stress toussa), et je voudrais arriver à réduire la taille de mon estomac en mangeant moins et ainsi maigrir de façon durable sans changer mon alimentation.

J'aimerais aussi laver mon appartement. J'ai du mal à le ranger, notamment parceque je passe enormément de temps sur l'ordinateur à divaguer. Ce n'est pas une grosse porcherie, mais il est comme même très sale.

Je voudrais faire du sport, courir, nager, quelques exercices pour prendre un brin de muscle entre cette peau, cette graisse et ces os. Je n'ai pas envie de faire de la gonflette, juste être plus fonctionnel. Je voudrais apprendre à chanter, mais aussi faire du piano et du marimba. Je voudrais surtout continuer à dessiner, arriver à me trouver d'avantage de thèmes, de me trouver une thématique artistique. Je voudrais danser, déjà savoir me déplacer, je ne maitrise pas mon corps, je me mouve de façon bizarre, non coordonnées, je suis malhabile et très mauvait en sport. Je voudrais aussi passer du temps à marcher en forêt où je pourrais dessiner. Lire aussi, ce que je ne fais plus. Aller de nouveau dans les bibliothèques, prendre du temps pour lire, sortir, rencontrer des gens, trouver quelqu'un.

Courir, faire deux ou trois exercices, trouver une chorale ou je ne sais quoi pour apprendre à chanter, c'est possible, sortir pour aller parfois à la bibliothèque, au cinéma, au théatre, c'est possible.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Sam 10 Mar 2012 - 23:46

Je ne sais pas quoi te dire... Je te lis et c'est tout... Je n'ai pas envie de m'égarer dans des propos...
Tu as une si belle écriture...

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par pelure le Dim 11 Mar 2012 - 1:43

Bonsoir
Vous dites "Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même." Nous sommes tous des "animaux sociaux" , cela est donc inévitable et votre peur du regard des autres est la peur panique de ne plus être aimé; or, à partir du moment où on comprend quelle est la vraie condition humaine, on comprend aussi qu'on n'existe que par rapport aux autres et votre grande âme bien sensible a déjà vu tout ça...ainsi que son corollaire :"si on ne m'aime pas, je n'existe pas". Rassurez-vous, on est tous dans le même bateau!
Vous dites " je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête" et "Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort" et ça c'est le schéma classique de la pensée en arborescence des zèbres; comment "dire (ou écrire)" qqe chose alors qu'on sait qu'on n'aura, par les mots, qu'une approximation de la pensée, et en plus 36 en même temps, parfois contradictoires, etc...mais là aussi, vous finirez par croiser des gens qui comprendront tout ceci et là un vrai échange pourra se mettre en place.
Vous trouvez que vous n'êtes pas assez actif , alors que vous faites votre ménage, vos machines, vous pensez à votre alimentation, vous lisez (même si ce n'est que sur un écran)...c'est déjà pas mal, non? Vu la quantité d'énergie que vous dépensez à gérer vos pensées et vos angoisses, c'est franchement pas mal de faire tout ce que vous faites, j'en suis persuadée.
Piano, dessin, et autres activités : n'y a-t-il pas une école d'arts décoratifs ou autre université populaire par chez vous qui dispense des cours du soir? Je pense, quant à moi, qu' épanouir votre fibre artistique est une des voies royales pour s'en sortir (pour moi ça marche, même si la route est bien longue). Et puis, surtout, continuez d'écrire, pour votre salut et l'émotion que vous offrez aux autres et pour laquelle on ne peut que vous remercier.
Allez, demain les oiseaux vous aideront! Allez rencontrer le printemps, il vous le rendra sûrement !... sunny


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Dim 11 Mar 2012 - 13:01

Poulpe à rayures a écrit:La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

(...)
Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

C'est la peur de l'inconnu. ^^
Comme chacun de nous est unique, différent... Comme l'on ne sait pas à quoi nous ressemblerons au final... Ou que nous ne "voyons" pas forcément un autre qui peut nous servir de modèle de référence, car nous sommes vraiment tous différents même si des blocs partiels se correspondent entre nous tous...

Bêtement, Monet, ou Picasso, Léonard, Michel-Ange, Raphaël, étaient tellement différents... Ils y sont pourtant allés, à explorer là où ils voulaient aller. A se construire, à "devenir" leur différence. Même Léonard et Michel-Ange, ou Raphaël, qui se ressemblaient sur certains points et se sont croisés à Rome notamment, étaient complètement différents les uns des autres.

Deviens ce que tu es, ce que tu veux devenir, va dans les directions qui t'aspirent, te comblent... Comment "ce qui n'existe pas encore" pourrait-il plaire ou ne pas plaire ? La question est autre. Si tu te plais toi, si tu es ce que tu aimes, alors tu auras atteint ton objectif. Et alors tu pourras plaire si tu cherches encore ce chemin, à ce moment-là.
flower

Pareil avec Jules Verne. ^^
S'il avait "voulu plaire", il se serait contenté de copier ce qui plaisait à son époque, et basta. Laughing

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 11 Mar 2012 - 23:55

@Azenor. Merci !

@Pelure. Je serais un peu frileux à qualifier mon âme de grande. J'ai une âme, cela me suffit. Merci pour votre attention, et pour vos conseils. Je ne sais pas si cependant si je devrais remettre en doute la qualité des gens autour de moi, ils ne sont peut être pas zèbre, mais ils restent équidés et pour beaucoup de forts intéressants équidés. Sinon, je ne fais pas mon ménage, c'est bien ça qui me perturbe. C'est sale chez moi, désordonné, je ne me sens pas chez moi. J'ai du mal à me sentir chez moi chez moi. Quitte à me répéter, mais pour le coup ce n'est pas grave, Merci pour votre attention et vos conseils. Ces échanges me surprennent un peu car j'ai le réflexe de la tortue, de rentrer tout membres dedans et ne laisser apparaitre que ma coquille, je ne sais pas comment y répondre, donc je prend un peu de temps, mais, le plus important, ça me fait plaisir.

@Kara. Merci pour ta réponse. Je n'aurais rien à ajouter à ce que tu dis, même si je prend un peu de distance maintenant avec les artistes célèbres, qui furent longtemps mes modèles, ce que je voulais devenir. Je prend un peu de distance avec ces génies, qui avaient peut être plus de potentiel que moi, je ne le sais pas et quelque part je pense que je m'en fous avec raison, je préfère suivre mon chemin plus discret et plus modeste.

Quelques petits changements, je continue à larver mon temps sur le net, mais je me bouge un peu plus entre deux moment, je ne suis plus une larve, mais je suis encore bien éloigné de la somptueuse élégance du papillon-poulpe. Disons que je suis une chenille. Je passe encore trop de temps sur l'ordinateur, bien trop.

Les pensées restent tumultueuses, je pense moins aux autres, plus à des conneries. Toujours cette volonté d'avoir la connaissance parfaite. Mon esprit s'embraye parfois sur des pensées tourne un peu en rond, il y a là-dedans la recherche de la perfection, de l'omniscience et de la pureté. En quelque sorte un manque de modestie. Je ne sais pas si cela est vraiment les causes et les conséquences de ce qui se trame dans mon esprit, mais peut être n'est-ce pas une chose souhaitable de vouloir expliquer d'une façon un peu maniaque chacun des aspects de ma personnalité. Non pas que le travail sur soi est méprisable, bien au contraire, il est dans mon cas vital, mais peut être faut il que je l'accepte plus calmement, plus sereinement. Je ne sais quoi faire, ni quoi dire. Je me répète, mais il est peut être temps de parler de choses plus optimiste. J'ai cherché, j'ai trouvé ce qui me dérangeait, je l'ai exprimé. Peut être que certaines souffrances viendront me perturber plus tard, peut être qu'il en reste, je les exprimerais au moment venu.

Je tente de trouver le positif, ce qui me motive, et non pas le négatif.

Le flux de pensée continue, je repense un peu aux choses sociales malgré tout. Ils continuent mais néanmoins je progresse. Il est 17H, ma vaisselle est faite, j'ai un peu balayé, je suis en train de ranger, c'est un progrès incontestable.

Je tente de lire des choses, mais je n'ai pas l'attention à ça. Il est peut être un peu tôt pour faire le point sur la journée. Il est 18H47.

Il est 20H27. Peut être est il enfin le temps de faire le moement sur la journée. Je suis une chenille maintenant peut être mais je me tort sur mon dos afin de tomber sur mes pattes. J'ai toujours assez peu agi. Le stress devrait agir, mais il ne le fait pas. Je n'arrive pas à travailler. J'ai perdu toujours pas mal de temps sur le net. Malgré cela il y a quelques améliorations substantiels. J'ai fait la vaissaille, j'ai commencé à balayer, fait un tout petit peu de rangement. Il n'est pas encore l'heure de se coucher, je peux donc faire encore quelques micro-actes qui ont leur importance.

Toujours ce stress.

J'oubliais, j'ai descendu mon sac de recyclage. Tant de micro-actes qui ont l'air risible, ce sont des micro-avancements, mais j'avance tout de même un peu même si c'est avec une lenteur excessive. J'ai passé plus de temps à tourner en rond, à commencer des micro-geste même si j'ai beaucoup végété sur mon ordinateur. Je suis fatigué. Qu'est ce qui a pu provoquer mon intérêt cette fois : Pierre Desproges, les "perles noires", l'informatique quantique, un blog B.D. Je ne me souviens de pas grand chose, je lis en diagonale. Lire, vraiment lire avec attention est assez complexe. Je suis obligé d'y revenir à plusieur fois. Même à cette écriture. Je venais de me plonger dans un livret de cuisine, aucune recette ne m'intéresse, trop longue.

J'aimerais de nouveau lire, j'ai lu tout les bouquins chez moi, je suis trop larvesque le samedi. Je pourrais lire Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Cela devient difficile d'écrire. J'ai moins de chose à dire, j'intellectualise moins et il faut que je trouve de nouvelles choses, négatives ou positives sans discernement. Je suis pris par la tentation de fuir dans internet. J'y succombe. L'angoisse, l'angoisse de ne pas changer. J'ai un peu mal à la tête. Mais je suis pris dans une situation où j'ai envie de me plonger dans une spirale de non-pensée internet. Alors je préfère écrire, même si c'est plus dur.

C'est vache la pensée, au moment où je souhaite penser à ce que je pourrais écrire, il me vient comme seule pensée "je ne pense à rien", mais il y a comme même cette sensation d'angoisse au fond du ventre. Je me sens presque incrédule du monde qui m'entoure. Et ce qui m'entoure, ce qui n'est qu'à un ou deux mètres me parait à une distance énorme. Seul mon écran d'ordinateur me semble être à proximité. Je m'apprêtais à ouvrir internet, pourquoi ? Je n'y ai rien à faire, tandis que j'ai tant de choses à faire dans la réalité mais toujours ce sentiment d'angoisse. J'aimerais vraiment laver ce studio, de fond en comble, le débarasser de sa poussière, mais mon bazar me terrorise. Je viens de rouvrir la page internet, seul le moment d'apparition de l'information a compté. Je suis devenu addicte à ces micro-moments de non pensée. Encore une fois, et pourtant je ne regarde pas. C'est même au flash lumineux que je suis devenu addict. L'écran lumineux, la pupille dilaté, je me sens mieux juste avec ces conditions réunis. Quelque chose de profond, de tendu veut s'exprimer, peut être un ultime cri de rage ou de peur. Je ne sais pas vraiment.

Que voudrai-je faire. Je voudrais devenir un artiste, ou pas forcément. Je me dis si je ne suis pas artiste, au sens de quelqu'un qui créer des micro-fragments de beauté, pourquoi ne pas devenir plutôt boulanger ? Je ne sais pas ce qui me plait dans l'idée de boulanger. J'ai pourtant exclu en parti le blé de mon alimentation, sauf justement le pain. La possibilité d'être indépendant si l'on est propriétaire de sa propre échoppe, le fait de fabriquer. J'ai toujours aimer la pate, non pas les pâtes alimentaire, mais la pate, ce truc à pétrir. Ma mère m'a dit plusieurs fois que petit j'aimais beaucoup pétrir, toucher les choses, les malaxer. Et le pain nourrit. C'est un métier qui m'a l'air d'être loin d'être con. C'est les raisons qui font que c'est mon second choix après être artiste. Malgré que ma cuisine ne soit pas très bonne, assez grasse, j'ai l'impression d'être assez exigeant au niveau du goût.

Je voudrais voyager. Je n'ai pas un très bon passif avec les gens, donc je voudrais voyager en pleine nature. Je sais que ça serait possible, là où je suis il y a des bus qui permettent d'aller en forêt. Respirer l'air de la forêt avec ses odeurs. Marcher sur les caillous, dans la terre, regarder. Je pourrais y aller, mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Manque de temps, mais aussi ce manque de volonté. J'en ai marre d'internet, je ne fais qu'y lire des demi-informations. Je voudrais faire un peu de sport, de la musculation, pas de la gonflette, juste avoir de nouveau un corps opérationnel. Je voudrais ressentir.

Le stress, l'angoisse est toujours là. Toujours cette sensation de ne pas appartenir à ce monde. Ce n'est pas vis à vis des gens, mais à force de tout intellectualiser, j'ai du mal à ressentir mon existence vis à vis de ce monde physique. Les pensées sont encore là, elles "poussent". Elles veulent sortir. Je ne veux pas m'arrêter de penser, très loin de là. Mais je veux m'arrêter de penser compulsivement, ça me fatigue.

Mais MERDE, j'en ai marre d'avoir des flux de pensées stériles sur la famille SMITH de American Dad, sur le film le Parrain dont je n'ai vu que le film mais ensuite j'ai rassemblé tout aussi compulsivement des informations sur les autres films. Ces pensées compulsives, cet usage compulsif du net, cette boulimie compulsive m'use. Je voudrais construire. Arrêter de lire en diagonale cinquantes articles par jour, mais me poser une demi-heure plutôt pour lire un livre approfondissant le sujet. Je suis fatigué mais je déborde pourtant d'une nervosité. Je voudrais savoir agir. Je passe sur Facebook, sur forumhobbie1 , forumhobbie2, forumhobibe3, BlogsBD.Fr désesperant le net est grand mais jen trouve rien. Ce grand kiff de la pensée arrêtée. Ce grand kiff qui commence lorsque je pose ma rétine sur un écran lumineux, je reste fasciné là telle une mouche à merde devant un étron.

Ça sort peu à peu. Pas trop tôt. Quoique, il n'est que 22H20, d'habitude je n'arrive à faire le point que vers 23H30, 00H15. J'ai un peu débarassé mon bureau. J'ai retrouvé le cutter avec lequel je me suis tallaidé. Il m'a mis mal à l'aise, j'ai besoin d'en parler. J'ai sorti la lame, j'ai juste orienté le tranchant vers mon bras, sans même la volonté de vouloir m'entailler. Mais c'était juste la fascination pour cet outil, une fascination malsaine. Je l'ai ressorti, j'ai posé le tranchant sur ma peau sans même appuyer, j'ai posé le plat du métal, j'ai ressenti le froid. J'ai reposé le tranchant sur chaque cicatrice, et sur le poignet. Juste posé. Je ne veux pas me trancher, je ne veux pas me suicider. L'image de mon bras sanguinolant me vient. Je me suis tranché, cela n'a pourtant pas saigné, un tout petit peu tout de même. C'est juste de la fascination malsaine. Je me souviens de l'hésitation, puis de la rage, je n'ai gardé que 9 minuscules cicatrices, large d'un poussif centimètre, se prolongeant par une ligne rouge pour certaine. Très discrète, quoique cela dépent de la luminosité. Je me souviens de la colère, de la rage, de la douleur, enfin ressentir. Alors que tout s'inhibe dans un flux de pensées constant, la douleur arrivait, elle calmait les pensées. La colère est toujours là, la rage, après une journée à tourner en rond malgré les progrès. Ce n'est pas assez. Je veux juste vivre simplement, me réveiller, agir, travailler de façon nécessaire, laver. C'est juste ne pas réussir ces petits gestes qui n'empêchent me font progresser. Je range la lame du cutter, juste un moment de fascination malsaine. Les pensées arrivent, même pas les pensées, c'est juste le flux mental. Une forme de rage, de colère envers moi qui n'arrive pas à agir simplement. Je voudrais qu'il se calme, qu'il se transforme en une énergie du mouvement, qu'il se transforme en quelque chose de directif plutôt que de progressif.

Mon ventre se gonfle, le petit bébé de l'angoisse y remue. Demain sera une plus belle journée. L'angoisse perdure malgré tout. Je suis allé au plus profond de moi, j'y ai chassé le mal, mais je n'ai pas réussi à installer le bien. Me voilà qui parle comme dans la Bible maintenant. Qu'est ce que je pourrai installer comme bien. Je sais ce que je veux voyager, aller un peu en forêt, dans un parc ou n'importe quoi, là où il y a des choses qui vit. Cette angoisse, cette colère, elle est là dans le coin avant, à ma gauche du cerveau. Si c'est vraiment ici que là tout de suite je peux y localiser quelque chose. Je veux changer. J'écris les yeux fermés, je tente d'excorciser ce sentiment insupportable. Je dois travailler, je n'y arrive pas, je le dois pour ma réussite scolaire, c'est insupportable de ne pas y arriver.

RAGE. J'avais envie d'écrire ce mot, comme ça en majuscule. Ce n'est pas vraiment de la rage, mais cela s'y apparente, une forme de soulèvement intérieur, inépuisable. Quand on me parle de rage, je pense à un instinct coincé dans notre cerveau reptilien, qui existe donc chez tout être possédant un cerveau, aussi primitif soit il, cette manifestation de vie, cette envie de vivre incontrôlable malgré tout. Pourquoi je vis toujours et je ne me suis pas tué.

Je voudrais m'expliquer, me justifier, sur beaucoups de points. Cette angoisse me tord. Je voudrais me faire pardonner de mes fautes, d'avoir une légitimité. De légitimer ma souffrance. J'ai du mal à l'écrire, ce mot souffrance. Cela me parait prétentieux d'écrire que l'on souffre, non ? Surtout qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous faire relataviser par rapport à l'enfant des biddonvilles. Mais cette chose qui me hante. J'utilise le mot hanter, mais ce le mauvais, car il est trop "mystique", qui persiste dans ma cervelle. Je voudrais que l'on me pardonne, je m'inquiète pour ma légitimité. Il est bien ce mot. J'ai besoin d'expliquer pour, rah merde les mots n'existent pas, donner une justification à mon attitude. Je trouve que l'on manque de mot de vocabulaire, de sonorités de vocabulaire pour exprimer tout un panel de choses. Ah, j'aimerais qu'il existe une humanité intelligente, pas forcément à la façon des zèbres, mais qui dispose d'une écriture, d'un vocabulaire, d'une grammaire plus complexe qui permettrait d'exprimer tout un ensemble de choses inexprimable en tant que tel.

Je voudrais apprendre à me mouvoir, à danser ou à grimper dans les arbes. Je voudrais marcher pieds nus dans une forêt. Je voudrais apprendre à me battre et affronter l'adversité. Je voudrais apprendre à faire du théatre, apprendre à être quelqu'un d'autre et à être plus à l'aise quand je suis moi-même. Toujours ce "truc" qui pousse. Ni sentiment, ni sensation, ni pensée, chose bizarre qui arrive à ma cervelle, mon encéphale. J'aime bien ce mot encéphale, il est beau, plus que cerveau ou cervelle. Comment pourrai je décrire cette chose. Disons que c'est plus une sensation, une sensation intellectuelle, elle pousse. J'ai l'impression qu'elle est rouge. Rouge je ne sais pas pourquoi. C'est la couleur de la révolution. Une poussée de changement, d'exaspération. Fait quelque chose d'autre de ta vie, Mec. Arrête d'être assis sur ce sofa. Je regrette vraiment le manque de vocabulaire du Français. Trop pauvre en sonorités, en vocabulaire. Je rêve d'une nouvelle humanité, plus belle, plus pacifiste, plus raffiné. Si beauté et paix sont reliés, le dernier critère est malheureusement indépendant, le comte de Sade était un être à la cruauté raffiné. "Rah", c'est aussi une bonne sonorité pour caractérisé cette pousée. "Ramamatsa". C'est une idée de ce que je ressens. Ah si je devais écrire, j'inventerais mes propre mot, je n'aime pas ceux là. Oh, certains sont très biens, très beaux, mais j'en ai marre de chercher mes mots. Chaque mot, même synonyme, je les associe à un sens pour sa sonorité. Ah, la pauvreté du vocabulaire m'énerve. Des milliers de sons, d'intonations, de combinaisons possible et si peu utilisées. Pourtant, j'ai du mal à prononcer les mots, je m'embrouille dans cet embroglio de mots, je m'embrouille souvent en écrivant aussi.

Ah, le soir, où toutes les pensées se mettent en place, où la confusion de la journée fait place à la clarté du bilan. J'écoute Meredith Monk, il n'y a pas de doute, cette femme doit être un rouge-gorge déguisé en humain, la variation de ses tonalités m'impressionne, on dirait une maitrise complète de sa voix. Le mot "Rammstein". Je roule le "R". "RRRRRammstein". Ah, certes, Rrramstein, ce n'est pas forcément le groupe qui fait la meilleur musique de tout les temps, mais il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce Rammstein qu'il assène dans le titre éponyme. Rah. Pensées. Je vais finir par arrêter d'écrire des phrases cohérentes mais plutôt des suites de sons en fonction de ce qu'ils m'inspirent.

Qu'est ce que je hais internet, mais qu'est ce que je l'aime. Grâce à lui je peux parler de mes doutes, de mes souffrances, de mes joies, de tout ce que je réprime, de tout ce que je n'arrrive pas à exprimer en temps normal.

L'écriture c'est chouette, n'empêche, j'ai hâte de voir mon psy, parler, ça me permet d'avancer plus vite, les sonorités, parler joyeusement, parler tristement tout cela permet d'évacuer aussi. Joindre la parole à l'émotion. J'ai vraiment besoin d'exprimer les choses, alors tout ce que je veux dire se contient en moi, déborde parfois, ça dérange. Ecrire, ça me permet d'exprimer plein de choses, et lors de ces demi-heures par semaine où je peux parler, d'être plus clair, de dire plus de choses. Ce sont des demi-heures, mais n'est-ce pas des heures. J'en sais rien, je regarde pas l'heure. J'aurais envie de rire. Mais c'est difficile de rirécrire. Je rêve d'un langage plus beau, plus complexe que l'écriture. Nous écrivons en ligne. Un peu comme en informatique, ou il n'y a que deux possibilités : 0,1,0,1, les bits. En écriture nous n'avons que deux possibilité, rester à la ligne, ou aller à la ligne. Il y a un truc qui s'appelle les bits quantiques, je n'ai pas vraiment compris comme ça fonctionner, mais apparemment cela multiplierai les possibilités. Pourquoi pas une écriture plus qu'en une dimension celle de la ligne, irait en deux dimensions.

C'est marrant, une fois débloqué, j'écris des blocs et des blocs. Bloc et débloque. Ecrire, exprimer. Une sorte de peur est partie mais j'ai toujours besoin d'exprimer, d'exprimer, d'exprimer avant d'arriver à me mettre à travailler. De concrétiser, de créer, de vivre et de rire. Pas le rire nerveux partant du haut de la cage thoracique mais celui qui se trouve juste en dessous. J'ai cette image, juste en dessous de l'endroit où s'arrête la cage thoracique, mon rire devrait se trouver là, non pas dans les épaules. Rire d'un vrai rire et non d'un rire nerveux. Je n'en peux plus d'attendre ces séances chez le psy où je devrais mettre au claire ma pensée, alors je chuchote un peu. Pas trop fort, car mon voisin pourrait entendre et me prendre fou. "Rah, rah, rah, cette sincérité qui me manque". Pourquoi "rah, rah, rah", quelque part, cette agacement, cette rage.

Trakaka. Il faut que j'aille dormir.

Vraiment, je ne fais pas ça par lubie, je prononce ces sonorités car elles ont un sens pour moi.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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