Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 23 Fév 2012 - 16:49

Bonjour,

j'éprouve le besoin de parler régulièrement, de faire le vide de toutes mes impressions, quand je ne peux pas de l'écrire. Mais j'ai besoin pour écrire de l'adresser à quelqu'un. J'écrirais donc dans ce sujet, comme je l'ai déjà commencé, mes humeurs à chaque fois que le besoin s'en présentera. J'espère que cela ne vous dérange pas.

Suite à un nouvel échec, me voilà replongé dans internet. Internet tue les pensées, les émotions, c'est probablement pour cela que je me plonge dedans.
C'est un échec sentimental, je me sens fautif, je me sens bizarre, anormal, non aimable. Je me sens faux avec les gens. J'ai l'impression de ne pas
arriver à communiquer normalement. Je n'arrive pas à m'affranchir de la peur d'être moi. J'ai peut être peur d'être moi. Je suis en vacances, je devrais travailler. Mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive tout simplement pas. J'ai une vague idée de ce que je devrais faire mais cela me dégoûte. Je n'en ai pas le courage. J'ai besoin d'écrire, donc je vous écris. Je le sens, passer tout ce temps sur internet me permet de tuer mes émotions, je tente de les con-
-tenir. Qu'elles sont elle ? Je ne sais pas. Une partie de colère mais je ne lui en veux pas. Beaucoup de tristesse. Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive
pas à aller en face de ces sentiments de les assumer. J'ai peur d'avancer dans la vie. Toute tâche constructive m'effraie. Je suis aller voir dix milles
sites internets. Mes allées sur internet se résume à rue89-lemonde.fr-forum politique-rue89-lemonde.fr-forum politique-lemonde.fr-sciencesetavenir.fr-
lemonde.fr. Il y a des massacres en Syrie, j'en ressens une vague colère, je n'y peux rien. Deux journalistes sont mort, j'ai vu la nouvelle une dizaine
de fois. Je sais que je vais retourner sur lemonde.fr, j'y verrais le même article en tête de page : deux journalistes tués. Qu'est ce qui m'empêche d'
avancer dans la vie. Je ne sais pas. Je ne trouve pas. Je me suis plongé dans une profonde introspection, j'y ai trouvé des réponses, j'y ai fais des
progrès. Mais ce n'est pas assez rapide. Il va être 16H, je me suis levé à 11H, je m'étais couché à 1H. J'avais passé la soirée à regarder des vidéos
des anciens guignols de l'info notamment avec les vieilles marionnettes de Miterrand. Je l'avais déjà fait l'avant-veille. Je savais ce que j'allais
regarder. Je ne me cultive pas, je détruis. Je détruis, je continue à détruire toute espoir pour que ma vie se construise. Je regarde plusieurs fois
dans la journées les anciennes plaies que je me suis faites il y a un mois. Que vont elles devenir ? Vont elle rester sous formes de cicatrices. Je n'
arrive pas à agir, avancer. Je laisse tout en plan, je n'ai plus d'intérêt pour le monde. Je me suis coupé du monde, je suis un fantôme. Ma seule préoc-
-cupation, mon échec. Mon échec à agir. Je voudrais savoir agir. Je devrais lâcher prise, je tente de lâcher prise, mais je n'y arrive pas. Je ne fais
que raffermir ma prise sur mon mental. Mon rendez vous chez le psy est dans une semaine, c'est long. D'ici là, j'ai besoin d'écrire. Je voudrais fuire le
monde, je voudrais mourir. Je ne suis pas capable de me tuer, je ne le veux pas, mais je me laisserais bien mourir. Je suis glouton, quand ce n'est pas
internet, c'est la nourriture. Cela pourrait être l'alcool, heureusement, je n'achète pas d'alcool, et je ne laisse donc pas trainer d'alcool chez moi.
Je pourrais boire, me droguer, me détruire. Je sais bien que là ne saurait pas la solution, mais je me sens attiré par ces solutions. J'ai l'impression
que j'y trouverais un repos de quelques millisecondes. Je voudrais me laisser mourir en m'enfonçant au plus profond d'une forêt, d'une gigantesque étendue naturelle. Sûrement que l'on s'inquiéterai de moi, quelque part, j'y prend du plaisir.Là-bas, je me laisserais mourir de faim, lentement. Des bestioles iront sûrement me manger une fois que je serais mort. J'ai bien peur de n'avoir jamais la volonté de mettre à exécution mon plan. Je n'ai jamais eu volonté d'agir, je n'ai jamais eu la volonté non plus pour mettre fin à mes jours. L'inertie, voilà le mouvement qui me caractérise. Comment puis je faire pour me sortir de mon oeuf, je ne sais pas. J'aurais peur de mes émotions, je n'arrive pas à retrouver contact. Il est 16H, j'aurais du sortir de chez moi, j'aurais du me doucher, j'aurais du aller emprunter des bouquins, j'aurais peut être du courir. Je n'en ai pas l'envie. Je n'ai plus d'envie. Je voudrais m'éteindre maintenant. Je ne veux pas me suicider, mais j'aimerais tout de même mourir. Je feins une joie de vivre car c'est mon objectif, mais au plus profond de moi, je ne me trouve plus la force me battre. Je n'ai pas la force de continuer à travailler pour mon école, j'ai des rêves, mais ils ne me font pas envie. Je n' ai envie de rien, j'ai perdue toute envie. Je me rend compte que je tente d'étouffer quelque chose, avec cette frénésie internetique. Mes sentiments, ils se sont déjà reveillé. Je me suis souvenu d'une profonde tristesse, c'était il y a un mois. Je me suis entaillé le bras près de l'articulation, pas très près des veines. J'avais pris alors un couteau de cuisine, mais cela ne l'a pas entaillé profondément. J'ai recommencé, recommencé, je me suis retrouvé avec une belle marque rouge. Les couteaux de cuisine, avec leurs dents, ne coupe pas bien la peau. Je n'arrivais pas à mettre la force. La semaine suivante, j'ai recommencé, plus bas, avec un cutter. Je me suis légèrement entaillé la peau, le sang a un peu coulé, je ne me suis pas entiallé au niveau du poignet. C'était une immense vague de tristesse qui m'envahissait. Je ne savais pas comment la gérer. Cette tristesse, je l'ai exprimée avec ce cutter, en me faisant mal.
C'était de petites entailles, je ne suis pas arrivé à mettre beaucoup de force dans ce geste. Pourtant, j'arrive sans difficulté à coupé du poulet avec mon
couteau de cuisine, je devrais donc être capable de me couper le bras avec un cutter.
J'ai peur, je le répète, dés que j'écris spontanément, cette phrase revient : j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur. Je l'écris sans conviction, automatiquement,
un peu comme une ponctuation. J'ai peur. Je ne sais pas pourquoi j'écris ça : j'ai peur. J'ai peur. Il n'y a que lorsque j'écris cela que je suis sans arrière pensée. Uniquement quand j'écris cela. Je n'ai presque pas d'arrières pensées. Elles existent comme même cependant.
Je suis fatigué, je n'ai plus envie de me battre. Je voudrais bien me trouver dans un lieu, où j'aurais le droit d'être fatigué. Où j'aurais le droit de
rentrer dans une introspection, où je pourrais parler avec les gens de ce que je ressens. J'imagine une sorte de monastère, calme. Je suis calme, c'est bien ça qui me caractérise. Plus que calme, mou. Tant d'inertie devant l'action m'agaçe. Je perd mes journées. J'écris, j'écris dans l'espori de chasser mes démons, je me répète dix milles fois. Je voudrais que ça sorte de moi. Je ne compte pas supporter éternellement ma vie comme ça, je ne la supporte pas ! J'ai fais des efforts lorsque j'avais une opportunité sentimentale, mais maintenant, je me réfugie au plus profond de mes angoisses. Je renforce cette image que j'avais de moi : je suis trop nevrosé, narcissique, fou pour être aimé. Je suis fou. Je ne comprend pas comment je fais pour être malheureux, ma raison me dit que je devrais être heureux, mais je suis malheureux. J'en ai marre de cette vie, de ce cauchemare. Je voudrais vivre simplement, je voudrais vivre spontanément, mais je m'enferme. Je m'enferme dans internet, je tue mes pensées. J'écris frénétiquement, je voudrais que ça sorte. Je voudrais aller en hôpital psychiatrique, je voudrais passer des jours à prendre à bras le corps, je voudrais des jours au calme. Je voudrais que ma douleur, mon mal soit reconnu. Mais pas de reconnaissance pour les inertes. Je suis inerte, je me laisse pousser par les vagues, si les vagues me mènent au travail, je travail un peu, sans conviction, si les vagues me poussent vers une expérience sentimentale, je me laisse pousser. J'intellectualise tout, le monde me semble froid. Je voudrais qu'on m'aide. Je ne trouve pas d'aide. Je n'ai pas le temps de me faire aider. Je voudrais abandonner, je n'ai pas le droit d'abandonner, je n'ai pas le droit de me reposer. Je n'ai pas le droit, les écoles, elles créent leur rythme. Ainsi en Juillet, l'on doit être prêt, qu'importe que vous ne soyez pas prêt, vous devez l'être impérativement. Je vois cette écheance se rapprochait, je sais que je vais m'écraser. Pas de pitié pour les inertes émotionnels, vous ne pleurez pas, vous ne vous entaillez pas suffisament, personne vous aidera. Je veux de l'aide, pas de l'aide de ma famille, car je suis désolé, Papa, Maman, mais mon mal, c'est de vous que je l'hérite. Je ne vous en rend pas responsable, nous sommes tous un mélange de souffrance et de joie, mais voilà, le mélange de souffrances que j'ai hérité de vous, je ne le supporte pas.
Je voudrais que quelqu'un m'aide, je voudrais avoir un ange gardien. Je ne vois plus d'espoir, je voudrais me suicider, je n'en ai même pas l'énergie. Ah, ça, je ferais du mal à des gens, mais je n'ai même plus l'energie du remord. Ma seule énergie, c'est écrire, écrire, écrire, en espérant que mes démons sortent. Je dois continuer. Je suis inerte, je ne coule pas si facilement.
Je ne veux pas retourner dans le vrai monde. Je veux continuer à écrire, je ne supporte plus cet état de fait, je veux le bien-être maintenant. Je sais que je n'y arriverais pas, alors le suicide me semble être une solution. C'est la solution du désespoir, du sans énergie. Je n'ai pas l'énergie de simplement vivre.
Alors autant rejoindre les êtres qui n'ont pas de véritable énergie : les morts. J'ai envie de crier, j'ai envie que l'on m'aide. Mais je suis seul. Je suis seul
car je n'arrive pas à communiquer. Je pourrais être accompagné, je serais seul, je n'ai plus l'énergie de comprendre, de me faire comprendre. Ce n'est pas de la fatigue pyysique, c'est l'absence totale d'envie et de sentiments. Enfin, ces derniers ne sont pas totalement absents, je sais qu'ils existent, il prennent parfois vaguement corps, ils ont une existente intellectuelle. Ils sont des sentiments fantômes. Il y a quelque part une forme de tristesse dans ce que j'écris, mais je la ressens si peu. Quand je dis que je veux mourir, je n'en ressens pas l'envie. Mes envies existent, mais je les répriment, je les empêche d'exister.
Le cutter m'attire, je voudrais l'utilser, me couper les veines. Mais je sais que j'en n'aurais sûrement pas le courage. Mes précédentes coupures n'ont toujours pas cicactrisés, et j'en garderais peut être des stygmates. Je veux rentrer en hôpital psychiatrique, mais je sais qu'en France, ils peuvent être affreux, et ils ne voudront pas de moi. Je n'ai plus l'énergie de ne pas avoir d'énergie. Etre sans énergie, c'est épuisant, insupportable.
J'écris, j'écris, c'est un moment de repos. De moindre mal. Je réveille des choses négatives, mais j'ai une vague impression d'agir.
Pourquoi ce refus d'agir, je ne sais pas. Je ne trouve pas, je n'ai plus l'énergie de trouver.
_______________________________________________________________________________________________
Edit :

J'ai gâché ma journé. Il va bientôt faire nuit, je ne pourrais plus rien faire, j'ai besoin de lumière. Alors
autant continuer l'introspeciton, autant continuer à fouiller autant de moi. Je l'ai déjà dit, ce qui bloque,
c'est que je n'arrive pas à agir. Un blocage presque physique, je suis plus que déterminé à le briser. Je veux
le briser. Quel est il ? Je suis bloqué dans mon entier j'ai l'impression. Je marche, je raisonne, je ne pense
pas, je raisonne. J'écris frénetiquement. Je ne finis pas mes gestes, je ne rebouche pas la confiture une fois
utilisée. Le monde réel me fait peur, agir me fait peur. Je connais les raisons de cette peur, mais je n'arrive
pas à la vaincre. J'ai perdu tout sentiments. J'ai besoin de beaucoup de musique pour palier ça. L'émotion musi-
-cale est la seule que j'arrive à connaitre. Peur d'agir et peur de ressentir sont liées, je l'ai écrit cent fois.
J'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas comment vaincre cette peur, cette hésitation de vivre. Il nait peut-
être de cela ce manque d'énergie, ce vide quasi-absolu. La peur, le manque d'envie. Pourquoi la vie me répulse t
elle. Je ne sais pas. J'ai l'impression qu'elle ne m'a apporté que du malheur. Je ne crois pas en ma capacité à
apporter du bonheur. Quand j'écris ces lignes, la tristesse vient. Mais j'écoute de la musique en même temps pour
aider cela. Je ne crois pas en lavie. Je ne crois pas en la spontanéité. J'admire les gens joyeux, qui ne reculent
pas devant l'échec. J'admire les gens joyeux, ils se fixent des objectifs réalistes. Je voudrais sauver le monde,
mais j'en suis incapable. Je voudrais être un grand artiste, mais je sais que je n'en suis pas capable, et que c'
est un but dérisoire. C'est triste chez moi. Mon chez moi me ressemble, triste, impersonnel. Des livres, des
informations partout, mais il y a t il quelque part quelque chose sur lequel on peut s'attâcher ? Non. C'est un lieu
de vie froid, glaciale. Je ne m'y sens pas bien car je l'ai fabriqué à mon image. Mon chez moi de l'année dernière
n'était pas tellement mieux, juste plus bordélique. Je hais mon chez moi, sans vie. Je n'ai même pas envie d'y
rentrer. Je voudrais qu'on me réponde, je voudrais que l'on fasse attention à moi. Je devrais d'avantage faire
attention aux preuves d'affection que l'on me porte. Je regarde maintenant Facebook, je voudrais regarder si il
y a des gens à qui je pourrais parler, mais je n'ai pas envie de leur parler. Je voudrais juste me sentir aimé,
entouré.
Ce soir, je ne dévierais pas, je ne m'arrêterais pas avant d'avoir trouvé une réponse. JE VEUX UNE REPONSE.
Je déteste d'habitude écrire en majuscule. La vie, l'émotionnalité, comment ai je pu faire pour vous perdre de
vue. Les gens m'énervent, quand je tente de leur parler de mes problèmes, pour eux, il suffit de faire, mais com-
-ment voulez vous faire pour faire quand vous n'avez plus une once d'énergie. Je ressens beaucoup de colère, de
rage. La colère est encore quelque chose que j'arrive à exprimer, l'exespération de mon état. Je m'agace beaucoup.
Est ce que j'arrive à m'aimer ? J'en doute. Il faudrait que je m'aime. Je ne m'aime pas, je ne m'attache pas.
Doit on s'aimer pour savoir aimer les gens avec sincérités ? Peut-être, je n'ai pas la réponse. Pourquoi je ne
m'aime pas ? Je ne sais pas. Enfin si, je sais. J'ai été peu aimé. Phrase de Calimero, je sais. Par ma famille,
si. Mais je n'ai pas connu beaucoup de preuves d'affections. Ma bizarrerie m'éloigne des autres.
J'ai été dans une classe de 30 zèbres, cela ne m'a pas empêché de me sentir seul.
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Message par Invité le Jeu 23 Fév 2012 - 17:32

J'ai peut être peur d'être moi.
Oui, je confirme. ^^
Tu es très beau dans ton style de poulpe atterri sur la Terre, avec ta sensibilité, tes humeurs si humaines, si normales, si belles à entendre lorsqu'elles crient qu'elles veulent autre chose, qu'elles veulent exister. I love you
Attention, ce n'est pas apprécier la douleur que cela engendre, c'est apprécier la valeur humaine que cela sous-tend derrière, la valeur émotionnelle et la valeur de Coeur. Bisous

Et ce qui est encore plus beau, c'est de voir en arrière-plan ce que tu peux devenir, ce que tu seras ensuite. Car non, tu ne resteras pas ainsi avec ce qui te fait mal, tu vas te fortifier, et ce qui te faisait mal deviendra ta Force.

Mes envies existent, mais je les répriment, je les empêche d'exister.
Je confirme aussi. ^^
Si tu les connais, c'est déjà énorme, mais cela ne suffit pas. Mets-les en pratique, déjà dans ta propre vie pour commencer. Pour tes loisirs, pour ton style de vie, ou pour autre chose.


J'écris, j'écris, c'est un moment de repos.
C'est très juste. Wink
Ecris, écris, écris... Invente des personnages à qui tu fais vivre une vie, invente un moment d'une histoire d'un roman, ou bien écris au hasard, en piochant des noms de personnages, ou d'animaux aussi, et l'histoire viendra toute seule.
Et garde-les ensuite pour les relire un jour, plus tard. Ce sera la deuxième étape du processus.
Tu peux même leur faire carrément vivre directement ce que tu n'oses pas encore. Là c'est royal. ^^

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Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 0:33

Merci beaucoup Kara pour toutes tes réponses dans les trois sujets où je me suis dispersé.

J'ai encore un pavé :

J'écris car c'est devenu un besoin irrepressible, je ne souhaite pas pour l'instant écrire des histoires, mais coucher tout mes sentiments,
toutes mes frustrations, mes motifs d'agacement. Ma rage, mon desespoir, ma peur de la vieillesse. J'écris spontanément, sans souci de cadre,
voilà pourquoi je n'écris pas dans plusieurs sujets, pour l'instant, j'ai besoin de déverserouvrir les vannes, me lâcher par écrit, sans
réfléchir à "est-ce dans le cadre". J'ai peur de passer pour quelqu'un qui n'écoute pas, mais j'ai tellement besoin d'écrire, de m'exprimer,
de dire sans cadre ou règle, de dire, de parler jusqu'à trouver mes sentiments tant enfoui. J'écris des pages, des blocs. Quelque part, c'est
positif. Je n'ai jamais mené un projet aussi loin que ces blocs d'écritures. J'écris par ordinateur, car je tape bien plus vite que j'écris.
Il y a quelques mois, j'écrivais à la main, puis je remettais ces lettres à mon psy, les cachant chez moi en attendant de les lui remettre.
Mais il n'y a que deux choses qui me permettent d'écrire aussi vite que je pense : taper sur un clavier ou parler (une écriture orale).
Il est 19h et maintenant, je déborde d'énergie, mes épaules bougent, je danse à moitié, mais je n'arrive pour autant pas à avancer. Car cette
fois ce n'est qu'une rage de bouger, mon corps qui se réveille de sa léthargie, l'esprit tente de suivre mais il ne produit qu'une bouillie
rageuse de pensée. Il tente de suivre mais il n'arrive pas. Ecrire, ecrire, continuer à écrire. Pourquoi je ne m'aime pas. Il est dur lorsqu'
on a envie de rien d'avoir envie de s'aimer. Je ne trouve pas de motif de m'aimer, j'ai peur d'être narcissique. Je voudrais faire la paix
avec moi même sans verser dans un narcissime odieux.
Plus tard peut être écrirai je des histoires, mais pour l'instant, je dois coucher le torrent des réflexions, il arrive, il est sans forme
mais il faut qu'il sorte. Je me sens quelque part proche d'une solution, d'un équilibre de vie dans lequel je pourrais m'épanouir. J'ai
peur de me tromper et d'espérer trop.
Pourquoi je ne m'aime pas, je le sais. Comment apprendre à s'aimer ? Cela semble si difficile, si irréalisable. Dois je apprendre à m'
aimer ou à aimer ma vie ? Je me lève toujours très tard, je passe tant de temps à ressasser des pensées, à les mâcher jusqu'à avoir une
sorte de bouillon infecte de pensée. Je me lève avec une impression désagréable en tête, je me lève, je ne suis pas frais.
Je suis en colère contre moi même, célibataire endurci,seul, avec peu de relations profondes d'amitiés. Je sais bien que je suis
responsable de cette situation. J'ai peur de mes sentiments, je recherche le contact, mais j'en ai profondément peur. J'ai peur de décevoir,
j'ai peur de m'impliquer, j'ai peur d'échouer. Je le répète, mais cela ne sort pas de moi. J'en ai marre. J'écris à toute vitesse dans l'
espoir que cela sorte. Je suis en colère, et peut être que je n'ai jamais su me pardonner, je n'ai jamais su me donner le temps.
Merde ! J'ai fait partie des 1 ou 2 % les plus intelligents de la population française, et je me sens aujourd'hui comme une pauvre merde.
Je suis fatigué.
Sans amour de soi, peut on mettre de l'amour à la tâche. Sans envie, sans motivation, sans volonté de vivre, peut on agir.
Je ne sais pas ce qui me terrifie.
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Message par Waka le Ven 24 Fév 2012 - 15:49

Bon ca fait beaucoup. Je lirais une autre fois.

Bienvenue en attendant !!
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Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 15:54

Merci !
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Message par Invité le Ven 24 Fév 2012 - 19:44

j'ai peur de m'impliquer, j'ai peur d'échouer. Je le répète, mais cela ne sort pas de moi. J'en ai marre. J'écris à toute vitesse dans l'
espoir que cela sorte.

On en est tous un peu là un jour ou l'autre, rassure-toi tu n'es pas seul.
Le début, j'aurais pu l'écrire tout autant que toi. Wink


Sans histoires, on peut aussi écrire. Garde trace, c'est important. Car après, en relisant plus tard, tu trouveras tes réponses qui ne seront pas venues entretemps. Ou autre chose aussi.


Merde ! J'ai fait partie des 1 ou 2 % les plus intelligents de la population française, et je me sens aujourd'hui comme une pauvre merde.
Bien envoyé. ^^
Le ressentiment que tu as, de quoi vient-il ? Du reflet que les autres te renvoient. Pas de ce que tu es toi, vraiment. S'ils sont moins intelligents, comment veux-tu qu'ils puissent justement comprendre ? On n'y peut rien, c'est comme ça.
Et puis, nous aussi on a du mal à comprendre les autres malgré notre empathie, on ne comprend pas comment et pourquoi ils font des choses qui nouss emblent (à nous) insensées et idiotes... Rolling Eyes

Alors, laisse tomber l'impression que tu as. Oublie-la.
Tu ES quelqu'un d'exceptionnel.
Tu ES un sensible intuitif.
Tu ES un magnifique être doué de plusieurs talents. Ils sont là. Ils parlent même pendant que tu écris, croyant que ce que tu dis là ne vaut pas grand-chose j'imagine... Or tu te trompes: ce que tu écris là, c'est toi, c'est ta pensée, c'est ta magie. Et la lire, est le cadeau actuel que tu offres.

Les artistes donnent des mots, des images. Tous n'ont pas besoin d'être lus, d'être vus. Cette part artistique les nourrit, et peut parfois nourrir aussi ceux qui passent devant, car il y en a toujours qui se reconnaîtront, ou à qui cela "parlera"...

Alors maintenant, laisse cette image déplaisante, de croire toutes ces pensées nocives, qui n'est pas tienne.
Tout te fait "croire" que tu es une merde ? Alors souris, et reste tel que tu es: le plus beau Poulpe Terrestre. Et sois-le entièrement, même (et surtout) si on te disait que c'était n'importe quoi, ou de la merde. Car c'est bien le contraire. Bisous

Et lorsque tu en auras assez de ramper au sol avec tes tentacules... ^^ (humour)
Eh bien saute un coup en l'air: les autres marchent sur le sol, et pour toi c'est difficile ? Alors c'est qu'il faut arrêter le sol. Crée-toi une bulle d'eau pour flotter dedans, invente la lévitation Poulpique, trouve la brèche dans laquelle tu te sens enfin à l'aise, surtout si "ça ne se fait pas comme ça"... Ange

Very Happy

Allez, hop, envol de Poulpe !!! sunny sunny sunny

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Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 23:03

Merci beaucoup Kara, je te répondrais demain ! Le texte que j'ai écrit ici n'a donc pas de rapport à ta réponse que tu m'a posté ce soir. Encore merci !

Ce soir, je n'ai pas tant de choses que ça à dire. Je ne pense que je ponderais un pavé. Le rythme des pensées s'est
tari. Mais bon, j'ai passé beaucoup (trop) de temps sur internet aujourd'hui. Mon esprit n'était pas libre de vagabon-
der. J'ai l'impression d'avoir reglé bien des problèmes, d'accéder à une certaine délivrance. Mais je me souviens que
j'ai déjà eu ce genres d'impressions dans le passé, et entre temps je me suis mutilé. Je ne sais pas si j'en garderais
des cicatrices. J'ai toujours besoin de musique, d'informations. Mais ce soir, cette collecte me semble plus raison-
-nable, moins frénétique. Je garde cette tendance à vouloir trop anticiper, je n'arrive pas à accepter que je ne peux
pas être parfait. Je n'accepte pas mes défauts. J'ai besoin constamment de me préparer, d'imaginer des conversations
avec des gens, imaginant ainsi ce que je pourrais leur répondre. Mais imaginant aussi ce qu'ils peuvent dire mais qu'
ils ne diront jamais, je me prend la tête pour rien. C'est un mode de pensée naturel.
Je tente de trouver au fond de moi, je ne veux pas retomber dans un mode de vie dépressif, je veux arriver à tra-
-vailler, j'en ai besoin pour réussir mon année. Il faut que j'arrête de me soucier des regards des gens, il faut
que j'arrête de prendre le moindre reproche comme une insulte. Plus qu'une insulte, le moindre commentaire négatif,
pas forcément une insulte, je le vis comme une profonde blessure. Il m'est arriver d'avoir des gros coups de blues
suite seulement à un reproche de quelqu'un que profondément je n'aimais pas. J'ai déjà eu un gros coup de blues en
ayant simplement vu à quel point des gens de ma promos étaient fort. Bon, j'arrête, là, pour une fois, je vais me
coucher avant une heure du mat.
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Message par Invité le Ven 24 Fév 2012 - 23:07

Belle nuit je te souhaite ... atoidenfercequetuvoudras :-)

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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 25 Fév 2012 - 18:46

Merci beaucoup à vous deux. En fait Kara, je n'ai pas autre chose à te répondre sinon Merci pour tes conseils.

Je n'arrive toujours pas à travailler. J'entend par travaille toute tâche constructive. Je me met à la tâche, mais une
hésitation arrive. Je n'y arrive pas. C'est une hésitation, une angoisse, une peur.
Je ne sais pas ce qui m'empêche de finir de faire ma vaissaille, ce qui m'empêche de nettoyer ma table. Une frousse
terrible, j'en connais l'origine, mais je n'arrive pas à la vaincre. Toute cette appréhension. J'ai l'impression d'avoir
peur de faire les actes les plus élementaires. Qu'est ce qui peut me faire peur en essuyant une table ? Merde. Je ne
risque pas d'échouer. Les seules raisons d'échouer serait d'avoir parkinson plus je ne sais combien d'autres maladies.
Mais j'ai peur, j'ai vraiment peur de chacun des actes de la vie. J'ai peur de décevoir les gens, j'ai peur d'agir.
Je ne trouve plus mes mots, j'ai passé trop de temps sur internet. Je ne peux suivre les rythmes scolaires, mais si
l'on ne me sort pas de ma crasse caverne. Je ne fais pas gaffe dans mes gestes, dans le quotidien j'ai perdu tout
intérêt pour les choses. J'ai beau nettoyé mon appartemment régulièrement, il devient crade en trois secondes. Il
faut dire, je renverse tout à tout va sans faire gaffe.
Je veux vaincre cette peur aujourd'hui.
Etre organisé, être parfait, cela m'obsède tellement. C'est un cercle vicieux, mes obsessions me mène à me désorga-
-niser à vivre comme une pauvre larve minable, elles renforcent mes peurs responsable de mes maux. C'est quasiment une
exixologie.
http://cereales.lapin.org/index.php?number=2308strips
Je dois apprendre à aimer la vie, à apprendre à m'aimer malgré mes imperfections. Ça n'existe pas un livre le bonheur
pour les nuls (oui ça existe, c'est plaidoyer pour le bonheur de Matthieu ricard mais larve que je suis, je ne suis pas
allé l'acheter).

________________________________________________ Edit 19H34 25/02/12

Mon angoisse est d'ordre spirituelle. Quand j'avais cinq six ans, j'ai commencé à pleurer mes grand-pères morts avant ma naissance. Aujourd'hui encore quand j'écris ces lignes, je ressens une légère tristesse, une légère tension des épaules. Combien de temps ai je passé à pleurer mes grand-pères ? Combien de temps ai je passé à pleurer sur ces gens que je ne connaitrai pas. J'ai déjà grondé mon chien étant petit, puis je l'ai pris dans mes bras et ai pleuré car je savais qu'il allait mourir. Il est mort 10 ans plus tard le bestiaux. La mort m'a toujours terrifié, une angoisse existentielle incroyable. Je ne crois pas, je ne crois ni en Bouddha, ni en Dieu. Je pense que malgré tout j'ai une vision cosmique des choses, une pensée philosophique. Une façon de voir peu élaborée, maladroite, mais je me la suis construite comme même. J'ai toujours recherché la transcendance, dans chaque acte je cherche la transcendance, je cherche la transcendance dans l'art, dans la science, dans la politique. Cette transcendance me terrifie tellement qu'elle me paralyse lorsque je désire agir. Je suis tellement obsédé par cette transcendance, ce besoin d'avoir une maitrise, raison sur tout, que je me néglige, je ne m'accepte pas simple humain, zèbre peut être mais je reste un simple humain. Alors cette angoisse existentielle, je tente de la noyer dans l'ordinateur, dans la lecture frénétique. Je voudrais devenir transcendant maintenant. Je me suis mainte fois fantasmé en étant né autrement, en souffreteux dramatique trop dark que l'on pourrait plaindre, en mort héroïque, en femme qui porte la vie, cela m'est passé. Mais je continue parfois à rêver, et si j'étais né mieux. Notre époque méprise le spirituel et valorise la consommation (oui je suis un bobo), ma rédemption je la trouve sous la consommation la plus brut, la plus ignoble. Mais elle ne me suffit pas et j'ai besoin de vivre simplement. Avoir conscience que je respire et l'âme calme.
Je ne supporte pas l'aide, je ne supporte pas d'utiliser une béquille, je ne supporte pas de ne pas réussir du premier coup, je recherche la transcendance, je ne supporte pas l'imperfection. Est ce que je saurai accepter que je suis humain, je ne sais pas. Je me suis toujours demandé ce que je serais devenu si j'étais né à une autre époque. Très probablement ermite ou moine, une larve de vie spirituelle. J'ai toujours trouvé la notion de dieu magnifique, l'absolue, mais profondément je n'y crois pas. J'ai toujours trouvé la dynamique du karma du Bouddhisme magnifique, mais je n'y crois pas. J'ai besoin de me débarasser de cette pression de la transcendance qui m'étouffe. Je veux être libre. Cette recherche du perfectionnisme m'emprisonne spirituellement, émotionnellement. Je rêverai de savoir pleurais. Je suis un homme, on m'a appris à ne pas pleurer, et je ne sais plus pleurer. Au fond, j'en ressens une rage profonde. Je ne peux le dire qu'ici, tout autre personne trouverai ça insensé, mais je suis profondément triste de ne plus savoir pleuré. J'aurais eu besoin de pleuré tellement de fois, de ressentir cette douleur, cette tristesse, mais cette partie de moi m'a été enlevée par des préjugés sociaux débiles.

____________________________________________________________________Edit 00H52 26/02/12

L'angoisse de se dépasser. Elle est si présente. Je veux me transcender, c'est en partie pour ça que je me suis dirigé vers l'art. Entre l'art et la religion, il n'y a qu'un pas. Il suffit de lire la biographie de Vincent Van Gogh pour s'en convaincre. Elle vient sûrement d'ici ma peur de faire. Je n'aime pas ce monde. Trop bassement matériel, trop moche. Je voudrais vivre dans le monde des poètes, des artistes et des scientifiques, 1 + 1 = 2 est bien plus beau que deux merdes, la vie organique qui se passe dans ces merdes est bien plus belle que ces merdes elle même. Je ne me sens vraiment pas à l'aise avec ce monde. D'un côté, je me confine à des endroits moches, larve que je suis, je git dans mon studio, pourtant j'aimerais aller dans des endroits bien plus beau comme des forêts.
J'aime comprendre l'origine de mes angoisses, il y a en partie la responsabilité de mes parents, mon père notamment, mais je déteste l'accuser, il l'a déjà extrêmement "bonifier" les souffrances que ses parents lui ont transmis, et il m'a aimé, il l'a montré d'une façon peut évidente, mais il y avait derrière un véritable souci pour moi, mais il y a aussi ce cauchemar, la mort de mes grand-pères, la pire angoisse de ma vie. Je pense que je n'ai jamais pu faire face correctement à cette angoisse. Je l'ai refoulé au possible. Mais maintenant, comment affronter la mort ? Ce sujet sur lequel tout humain ne sait quoi dire, penser ou répondre avec certitude.
A la fois internet dans mon combat quotidien m'aide et me dessert. Il me dessert car il me permet de fuir les problèmes, pourquoi se concentrer quand on peut consulter cinquantes articles à la suite ? Déphaser son cerveau de la réalité, à la fois il me sert car vous êtes là.
Je me répète, mais j'aimerais parfois pouvoir pleurer librement, pleurer pour expurger mes angoisses, pleurer pour relâcher la pression, mais les codes sociaux sont ce qu'ils sont. Un homme est fort, un homme est triste, il ne pleure pas, il est solide comme un roc. Ce souci de transcendance est notamment masculin, mais je l'ai poussé à l'extrême. Le cerveau. J'étais doué pour retenir des choses. Petit, je me démarquais par ma culture hors-norme, et à force de me larver devant internet, bien que je n'en retire que peu de choses, j'en retire des chose. Tandis que je me sens nul en tout, ma culture m'a toujours permis de briller. Désorganisé, brouillon, cela revenait et cela revient souvent dans mes bulletins, mais de bonne volonté et très cultivé revient aussi. Alors que j'étais assez peu félicité, ma culture revenait. Dans mon souci de transcendance, de dépasser le mortel commun, j'ai voulu pousser aussi loin cet atout. Trop, jusqu'à l'obsession. Cette obsession de la connaissance, quelque part je n'arrive pas vraiment à le remettre en cause, mais je me demande si mon rapport n'y est pas malsain. Perfectionnisme, quand tu nous tiens.
Accepte ce monde et apprend à t'aimer, voilà mon nouveau mot d'ordre en attendant d'en avoir un autre. Faible physiquement, mais plus intelligent sans pour autant avoir de meilleures notes, j'en suis venu à détester ce qui se rapporte avec le corps et le réel et fini par vivre dans une obsession intellectualiste malsaine. Chez moi est à l'image de ce que je suis. Je laisse tomber les choses, je laisse la saleté s'installer, il faut vraiment que je m'auto-mette un coup de pied dans le cul pour remettre de l'ordre, et ça me prend du temps. Se réfugier dans l'internet est tellement plus facile. Mais lorsque je n'avais pas internet, je trouvais d'autres moyens : dictionnaire, relire toujours et encore les mêmes livres. Lorsque je n'avais rien de tout ça, dormir, somnoler. Il va être dur de me débarrasser de mon angoisse relationnelle, car sur un fond elle est raisonnée : effectivement, je suis un hurluberlu. Je connais le rejet, je suis vraiment vraiment pas doué avec les fille. Avec les garçons non plus, mais ça a moins d'importance.
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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 26 Fév 2012 - 12:11

La pression, la transcendance. Je dois encore écrire des lignes et des lignes. Ce n'est pas une lubie, mais bien une obligation, c'est la seule solution pour échapper à ces cauchemars. Je recherche la transcendance, je recherche la perfection. Cette quête d'absolue m'obsède. J'en viens à me négliger moi. Pourquoi je n'arrive pas à m'aimer ? Pourquoi je n'arrive pas à avoir confiance en moi. Pourquoi ? Comment faire ? La confiance en soi. Comment lâcher prise, comme se relâcher de toute prise, comme se débarasser de ses vieux démons qui m'obsèdent depuis si longtemps. Comment ?
Quelle attitude j'adopte devant la mort, je ne saurais trop le dire. Elle me parait si lointaine. Elle ne me terrifie plus. Je la regrette, je l'accepte comme réalité metaphysique et la croit nécessaire pour que le monde puisse avancer. Je regrette qu'elle soit là pour m'imposer des limites. Je ne pourrais pas connaitre tout. Déjà mes journées de 24 h m'oppressent terriblement. J'ai du mal à accepter la notion de temps. Ma recherche d'absolue est telle que je ne peux tolérer toute imperfection ou chose futile. J'aimerais rencontrer mon moi profond et me réconcilier avec lui, reprendre contact avec moi cet inconnu.
Quelle angoisse ! Elle est là, elle m'accompagne constamment.
Pourquoi ne pas agir. En quoi ces rites quotidiens m'effraient. Je dois apprendre à m'aimer. Ce que n'est que la millionième fois que je le dis. Je dois
apprendre à m'aimer, à avoir confiance en moi. Mais je n'y arrive pas. S'aimer. Cela semble si facile pourtant.

___________________________________________________Edit 12H56 26/02/2012

Apprendre à s'aimer. Je tente de le faire. Il faut que j'accepte mes défauts, il faut que j'accepte aussi le fait d'avoir besoin de temps, que les tâches sont parfois longues avant d'arriver à la récompense. Que même pour les tâches les plus élémentaires, on a parfois de plusieurs heures même si elles sont la succession de tâches simple. Laver, nettoyer, essuyer, tout cela prend tant de temps. Je dois accepter. Tout prend du temps. Et face à cette angoisse de la mort imminente, face à la peur du néant, je dois accepter la futilité, je dois accepter quelque part la futilité de ma vie. Je suis un zèbre, mais je sais que je ne suis pas le plus "zèbre", mes rayures ne sont pas si incroyables que ça, elles sont une particularité mais il en existe beaucoup de personnes comme moi. Trop peu pour en rencontrer régulièrement, mais assez pour savoir que je ne suis pas si unique. Que je ne suis pas forcément appelé à un destin exceptionnel. J'ai le droit à une vie normale. Pas celle des gens incroyables faites de souffrances et de gloires, mais quelque part j'aspire à une vie normale, et accepter ce fait.
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Message par rv le Dim 26 Fév 2012 - 16:40

Ok PaR,
je t'ai lu
et je me suis vu 15 ans en arrière.
L'expérience apporte des réponses.
Wink
rv
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Message par Sethdetable le Dim 26 Fév 2012 - 19:23

Mêmes questions : pourquoi ne suis-je pas moi ? Ah, oui, je le veux plus que tout au monde, mais surtout, je ne le veux pas : j'ai peur d'être moi.
Et j'ai peur que les autres aient peur que je sois moi.

D'autres l'ont fort bien écrit :

"L'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

— Charles Baudelaire"

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher...
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Message par Invité le Dim 26 Fév 2012 - 22:07

@ poulpe à rayures,

J'ai tout aimé et tout compris...
Mes vieilles douleurs à moi se sont rappelées...
Mal tout comme ça j'ai eu par le passé...

Mais, sincèrement merci pour avoir écrit "J'ai été parmi les 1 à 2% des personnes les plus intelligentes" ... ça m'a permis de comprendre que 98 à 99 % des gens sont moins intelligent que moi... Ca me donne un peu le vertige vu comme cela!!! Et pourtant comme cela je comprends mieux. Merci Merci Merci


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Message par Invité le Dim 26 Fév 2012 - 22:49

...donc si il y a 65 000 000 de français ... 2% cela fait 63 700 000 français en dessous de l'intelligence d'un surdoué... et 1% 64 350 000 ... de personnes en France qui n'ont pas le même fonctionnement intellectuel et affectif... On comprend le malaise... bounce Ca secoue un peu d'être en haut de la pyramide... ou de regardez la courbe de Gauss, non pas de face, mais au bout, en ayant tout le monde derrière nous... ou devant car il vaut mieux veiller sur tout ce monde là... Ange

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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 26 Fév 2012 - 23:39

Merci à vous tous tout d'abord de m'avoir lu !

Ce qui me fait bien plaisir pour Azenor et RV, c'est de voir que vous parlez de vos souffrances au passé. Je doute un peu d'arriver à surmonter mes difficultés. Aujourd'hui je suis fier de moi. J'ai fais la vaisselle juste après avoir mangé, je n'ai pas laissé de saleté traîner. Des victoires minimes et j'ignore si je les renouvellerais demain, mais des petites victoires tout de même.
En ce qui concerne l'intelligence, je garde toujours une grande méfiance envers ce concept. L'intelligence est plus complexe que la représentation que l'on peut s'en faire. J'ai l'impression qu'on peut être très intelligent sans nécessairement pouvoir faire des choses extraordinaires. L'intelligence dans notre société est synonyme de rendement, ce qui n'est pas forcément ça. L'intelligence dans notre société a tendance à être réduite à une simple performance, à faire des choses extraordinaires. De plus, on a tendance à réduire l'intelligence au QI, hors le QI n'est que le reflet de l'intelligence logico mathématique, pas forcément l'intelligence elle même. De mon intelligence, je n'en présente comme caractéristique qu'une grande culture. Je ne me suis pas reconnu dans ses portraits de Zèbre qui faisaient des choses extraordinaire, je suis zèbre simplement différent. Enfin, j'étudie l'art. Quand on voit la création de chacun qui ne peut être pas plus personnel, on se rend bien compte que chacun a un vécu qui est propre, et que même si l'on est zèbre, on ne regroupe pas tout les chemins des gens normaux, on a un chemin plus long, mais aussi différent. Je sais aussi que bien que je suis zèbre, des gens, qui passent sûrement sur ce forum présentent peut être une intelligence plus développé au point que leur différence entre eux et moi et semblable entre celle un zèbre et un non zèbre. Quelque part, c'est triste, car ces zèbres seront encore plus seuls que ne le sont déjà les zèbres normaux, et sûrement plus malheureux. Cela me force aussi à une certaine humilité. Je savais déjà que j'étais un peu plus intelligent, pas autant que les tests ne l'ont montré. Au début, ce chiffre m'a obsédé. C'était mon seul repère, je ne savais rien, j'étais perdu, mais j'étais ce chiffre. Ce chiffre me mettait au dessus de la plupart des gens, mais aussi il m'assener comme vérité que je ne suis pas au sommet de la pyramide. Tant mieux au final, je peux envisager d'avoir une vie commune, pas comme celle des gens normaux, mais je ne me sens pas obligé d'être un sauveur, d'apporter une réponse aux gens.

J'ai l'impression que les blocs que j'ai écris m'ont déjà délivré de beaucoup de choses. Je ne sais pas combien de temps dura cette délivrance. Je me suis parfois senti délivré quelques instants, et alors les souffrances reviennent. Toute cette introspection me force à aller toujours plus profondément, à déterrer de nouvelles souffrances que j'ai refoulé mais qu'il faut maintenant combattre. Je suis au fond d'un trou, j'ai faim, j'ai soif, si je creuse au fond de ce trou, je peux y trouver un peu à boire, à manger, mais j'espère surtout trouver l'échelle qui me permettra d'en sortir.
Je garde devant la tâche une hésitation. Elle me semble insurmontable. Je dois accepter qu'il me faut du temps. Et je dois accepter de ne pas être dieu. Je suis peut être zèbre, mais je dois accepter que je puisse éprouver des difficultés là où d'autres n'en n'ont pas éprouvé. Bien qu'ils ne soient pas zèbres. La difficulté me fait peur car c'est le risque d'échoué. Je vois les grandes tâches comme des conglomérats de difficultés. Je préfère fuir les difficultés que les affronter. J'ai tellement peur d'échouer que je préfère bâcler. Si j'échoue quelque chose, je le prend profondément pour moi. Profondément au point qu'échouer à faire quelque chose revient pour moi à échouer ma vie.

_____________________________________________________________________________00H19 27/02/2012

J'ai toujours peur. Rationnaliser tout, c'est une tentative de rationnaliser ce qui est le plus difficilement rationnalisable dans la vie : la mort. Face à la mort, on se sent petit, qu'importe nos certitudes, elle marche droit devant nous, et nous détruira trop tôt pour les malchanceux, au moment venu pour les chanceux. J'ai besoin de tout rationnaliser, j'ai besoin de me répéter dans les même phrases dans ma tête tout le temps, j'ai besoin tandis qu'un débat est passé de me prendre la tête à trouver des arguments, ce n'est plus réfléchir, c'est me prendre la tête, c'est vouloir rejouer un débat. J'ai besoin de convaincre les gens qui sont mes modèles, j'ai besoin d'imaginer les arguments que j'utiliserais face au gens qui m'écrase par leur grande confiance, leur réussite, ce n'est pas leur faute. Convaincre, rationnaliser. Je peux échouer, je peux me retrouver en difficulté, je peux avoir besoin de temps. J'ai besoin de me répéter ça, car si je le sais, je n'en ai pas encore conscience. J'adore ma famille, ils me sont si précieux, malgré tout quelque part ils m'écrasaient. Je suis le plus petit, mais ils m'écrasaient, car j'étais le plus faible, et je devais quelque part prendre moins de place. J'en prenais beaucoup dans l'attention de mes parents, peut être trop et pas assez pour mes frères et soeurs, mais je les admire et les admirait tellement que tout cela m'écrasait. J'étais si différent d'eux, non pas qu'il y ait une question de Zebritude là dedans, mais de par l'âge, le caractère, les choix. J'ai besoin d'apprendre à m'aimer. A me faire confiance. Je voudrais tuer mes peurs, ma peur de moi. J'écrivais que j'étais seul, c'est faux, des gens s'inquiètent pour moi, mais j'ai du mal à les comprendre, j'ai du mal à comprendre, j'ai du mal à avoir cette empathie naturelle. J'ai l'impression de l'avoir perdu, je ne sais pas si c'est vrai ou faux. J'ai incroyablement peur de la souffrance, du reproche, de la douleur physique. Cela m'a sauvé, c'est pour ça que je n'ai que des cicatrices sur mon bras, et depuis le temps que je me suis fait ces blessures, j'en ai peur, je les porterais à vie. J'ai peur de la douleur, j'ai peur de la mort. Je me souvient de moi recroquevillé pleurant mes grand-pères. Un professeur me demandait pourquoi je pleurais, moi qui répondait sans trop croire à la possibilité d'être cru de ce mensonge "j'ai une poussière dans l'oeil". Déjà, refoule tes douleurs, et tais-toi.
Que pourrai je dire à cet enfant, que pourrai je lui dire si je devais m'assoir à côté de lui et l'aider à combattre ses peurs. Je ne sais pas. L'obsession de la mort me faisait douter en la vie elle même, en sa valeur.


Dernière édition par Poulpe à rayures le Lun 27 Fév 2012 - 0:20, édité 1 fois
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Message par Invité le Lun 27 Fév 2012 - 0:08

@poulpe à rayures

petite précision : les mêmes douleurs, certes, mais sans les petites coupures... j'ai toujours préféré la carte bleue Smile

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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 27 Fév 2012 - 0:21

Smile

P.S : j'ai édité mon message d'en haut pour rajouter un pavé.
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 27 Fév 2012 - 20:46

Je suis fatigué, fatigué de vivre. La fin de la journée. Les journées sont épuisantes pour moi autant d'un point de vue physique que psychique. Mais pas de pitié pour les faibles. Cela ne se voit pas que je suis faible, mais quand j'ai tenté de le montré, j'en ai pris plein la gueule. Là, tout de suite, j'en ai marre de vivre. J'ai l'image de mes veines coupées en tête et mon sang couler dans le lavabo. Etrangement, je n'ai pas envie de me suicider. Mais j'en ai comme même marre.
Aujourd'hui, nous avons entamé un travail en groupe. Je suis mauvais là dedans. Je communique mal, même avec les autres zèbres. Je n'ai jamais eu l'occasion de savoir vraiment communiquer. J'ai toujours l'impression d'être né dans un pays où le langage est simple. Pas simple dans le sens orthographe et tout le tralàlà, ce serait hypocrite au vu du nombre de fautes que je fais, mais simple car il manque du vocabulaire. Il manque des mots pour nommer des émotions, des concepts, il manque des mots qui devraient remplacer des phrases entières.
La crise d'angoisse. C'est ça qui m'arrive, une crise de panique. Une crise de panique contrebalancée par une peur panique de l'échec. Peur panique du travail contre peur panique de l'échec, pour l'instant, c'est la dernière qui gagne. Les deux sont liées et sont nées en même temps. Une crise d'angoisse, je balançais des idées autant que je pouvais, je tenter de maitrisais, je ne maitrisais rien. Une crise d'angoisse. Je tentais de montrer que je maitrisais le sujet. Je paniquais. Je n'arrivais pas à travailler, je n'arrivais pas à me lancer dans le sujet. L'idée que je m'en suis faite était si idéale que commençais à la réaliser serait la détruire. La panique, je me répète, mais c'était ça. Je l'ai compris, la panique. Les idées fusaient de partout, je créais quelque chose d'idéal, mais je paniquais, les épaules tendues, la paroles hésitantes, je devais poser des questions. Je pose tout le temps des questions. Je m'inquiète trop. Je suis épuisé. Cette nouvelle demande à généré chez moi une grande angoisse. Une angoisse immense.
Cette angoisse, elle venait du plus profond de mes tripes.
Petit, j'agissais, je fabriquais mes trucs. Mais j'ai rapidement arrêté.
Je ne saurais quoi écrire d'autre sur cette angoisse. Elle est encore présente. Elle est là, je la sens, je voudrais qu'elle me quitte, mais elle reste là, dans les épaules. Elle est présente dans les épaules, dans la tête. J'en ai marre. Une tension épouvantable. Je crois que le pire c'est dans la tête. Une peur d'agir, une peur du sujet. Lorsque je veux faire quelque chose, je m'en créais une représentation mentale idéalisée. Lorsque vient la pratique, la différence est tellement cruelle. J'ai l'idée de la beauté, mais je suis si gauche, c'est insupportable. L'idéal devrait à mes yeux être instantané. Je passe mon temps à rêver de situations idéales, d'un moi idéal, de réalisations . La réalité est tellement plus cruelle.
Le souci de transcendance, répéter ça ne me fait plus rien. Cela ne me fait plus avancer.
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Message par NauT île le Lun 27 Fév 2012 - 23:23

les larmes me sont montés en te lisant je me retrouve dans beaucoup de choses juste une envie Long hug
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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 28 Fév 2012 - 22:39

@ Naut Île Long hug

Je suis crevé. Rien d'anormal, juste ma journée de cours.
Cela s'est relativement bien passé. Toujours les pensées perturbantes qui viennent et reviennent. Le stress, la peur. Elle s'est attenuée par rapport à hier. On me demandait quelque chose de moins nouveau aussi. Des sujets plus habituels, la pression était moins grande. Je recherche, je recherche à l'intérieur de moi. Je me force quelque part ce soir à écrire. Je tente d'en prendre l'habitude pour quelque temps. Afin de me débarasser de mes névroses. Je n'ai pas envie de prendre le temps. Je suis incapable de dire du bien de ce que je fais complètement incapable, ou presque. J'ai l'impression de me sentir trop fier lorsque j'en éprouve une quelconque satisfaction. J'aurais besoin que quelqu'un me fasse un compliment pour pouvoir être vraiment satisfait de moi. Ainsi, je fais dépendre mon jugement de moi des autres personnes. A l'inverse, si je ne suis pas satisfait de moi, et que l'on me complimente, ça me fait plaisir, mais quelque part, je me sens mal à l'aise. Je rêve encore de mourir, c'est une volonté qui revient trop souvent. Je rêve d'une mort grandiose, contrairement à ma vie. Perfectionniste jusqu'à ses désirs morbides.
Je privilégie largement l'idée à la réalisation. Je ne sais pas pourquoi. A force de me démarquer par mes idées, ai-je dévalorisé l'action. Je n'en sais rien.
Je ne m'aime pas beaucoup, j'hésite, pourtant je me suis battu, je me suis battu même si j'ai beaucoup échoué. Cela fait combien de temps que sans relâche, je tente de devenir plus travailleur, plus organisé.
La pensée me dit ce que je devrais être, l'action définit ce que je suis. Je pense que je peux dire que ces trois dernières années, je me suis battu, je suis aller voir des psys, j'ai entamé un travail d'introspection, j'ai deterré des souvenirs qui m'ont fait mal, j'ai chuter bas, mais je me suis relevé. Je ne devrais peut pas être aussi dur envers moi même. Mais malgré tout, j'ai un peu honte de m'envoyer des fleurs. De me dire que je n'ai pas tour rater.
J'ai des raisons de relever la tête, d'arrêter de douter. J'ai des ressources. Ce que je fais n'est pas parfait, mais je fais, je dois tenter. C'est mieux que rien faire. Je suis fatigué, j'ai l'impression d'écrire sans trop grande conviction, mais je trouve comme même des idées.
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Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 1 Mar 2012 - 23:12

Je me prend la tête. Je me prend la tête pour rien. Je suis sorti du psy. J'ai eu une acalmie de la tempête de pensée qui me hante d'habitude. Cette acalmie a du durer une demi heure. Une affiche a reveillé la tempête, oui une simple affiche : Maryline (Monroe)-Biopic-Biopsie-Autopsie. J'ai fait trois pas pour toutes ces pensées. Il faut que je courre, que j'écoute de la musique. Que je me vide la tête. Ma fatigue vient en partie de là. J'aime écrire. J'ai l'impression que le rythme de mes pensées ont décrues mais c'est le seul moment où l'action et la pensée sont raccord. J'écoute Meredith Monk. Cette femme est un oiseau. Je ferme les yeux, je dodeline de la tête, je tente de m'évader dans la musique. De m'échapper.
Mon psy m'a dit que j'intellectualisais trop, c'est vrai. Il m'a dit que je devrais tenter d'être plus spontané. Mais je tente d'être plus spontané en intellectualisant. Je me demande comment je serais si l''on me parlait dans la rue juste après une séance de psy. Dans la demi-heure qui vient, je serais peut être plus spontané. Je prend tu temps pour parler chez le psy, mes phrases sont hâchées, hésitantes, je tente de les trouver. Exprimer quelque chose permet de se délivrer, écrire est quelque chose mais parler permet de faire sortir plus de choses.
Ecrire chaque soir tant à devenir une discipline. L'ordinateur, mon outil de dépendance, devient pendant quelque temps un outil de délivrance. Je n'ai pas une écriture manuscrite assez rapide pour exprimer les choses. Ecrire, je comprend pourquoi Van Gogh envoya tant de lettres à son frère. J'espère ne pas avoir le même destin que lui.
Retrospectivement, j'ai l'impression lorsque j'ai commencé toute cette introspection d'avoir commencé un long voyage. Est ce que je devrais arrêter ce voyage ? Je n'en ai pas l'impression, je saurais quand je l'aurais terminé.
Trop de perfectionnisme. La question ne se pose plus sur le perfectionnisme mais pourquoi je suis perfectionniste ? Non pas pour quels raisons je suis devenu perfectionniste mais qu'est ce qui me pousse à désirer jusqu'à l'absurde un perfectionnisme intellectuel. Pourquoi cela se retrouve t il chez d'autres zèbres ? A cette dernière question, je ne pourrais pas y répondre, car je ne suis pas psychologue.
Quel sentiment. Je pense que mon estime est faussé. J'attend pour pouvoir m'estimer l'estime des autres, bien sûr pour personne c'est nécessaire, mais l'indifférence devrait être supportable. J'ai besoin constamment d'avoir des réactions, des encouragements.
Je sais que je devrais avoir autre chose à dire car je m'apprête à aller sur la page de Lemonde.fr pour regarder les nouvelles. Je les ai déjà regardée trois fois aujourd'hui, mais je ne me souviens pas qu'elles sont elle ?
J'ai associé réussite et affection. La réussite est pour moi le moyen d'avoir de l'affection. Réussite = Admiration = Affection. Mais je recherche l'absolu. Je ressens le besoin de perfectio, je ressens le besoin de me mettre au delà du lot. Voilà pourquoi je n'aime pas que l'on parle des Zèbres en tant que plus intelligent, cela me pourrit la vie ce genre de pensée. Puis je être libre en tant que Zèbre d'être médiocre ? De ne pas atteindre l'excellence, de mettre du temps à apprendre. J'ai une vaste culture, une bonne capacité d'analyse, mais je ne suis pas destiné à être une bête de travail ou de réussite scolaire. Je me sens seul, mais je n'aspire plus à la célébrité, à la gloire ou ce genre de choses, je veux juste trouver mon troupeau.
Mes modèles sont des hommes et des femmes connus. La conscience que nous sommes des milliards et qu'il n'y a que quelques centaines de personnes dont l'humanité retiendra le nom m'angoisse.
Si j'ai plus un temps en tenant un rôle, je vais tenter de tenir ce rôle même si il est en inadéquation avec mon humeur du moment. Je crois que la volonté de me retrouver en ermite, eloigné de tout m'est toujours venu, échapper à la pression du travail est associée à s'échapper de la société, du monde des gens. Je me rêve en ermite dans la forêt, eloigné de toute vie humaine, nu, barbu, les cheveux long, bête sauvage qui ne ferait que contempler la forêt verte autour de lui. J'idéalise le monde sylvestre.
Je ne me bat plus pour la célébrité, je ne me bat plus pour obtenir vainement l'amour des gens. Pourquoi pourrai je me battre maintenant que j'ai perdu mes illusions passées.
Je m'identifie parfois au roseau de la fable de la Fontaine, face à la tempête, je plie, je ne pousse pas très haut, je courbe certes la tête dans le sens du vent, mais ne je ne romps pas. Je me fais parfois peur, et j'ai peur de rompre.
Je ne sais pas comment arrêter ce déluge de pensée incessants, perturbants. Je prend une heure à m'exprimer sans relâche pour arriver à avoir une demi-heure de relatif calme, mais le moindre détail va de nouveau engranger un nouveau déluge de pensées incessantes. Des détails bêtes, mais ce qui me fait embrayer est ma trop grande dépendance envers l'estime des autres. Je ne sais pas si cette trop grande dépendance est une névrose ou simplement humaine. Je remarques comme même des choses qui reviennent, comme la volonté de convaincre par les idées des gens qui se rapprochent de la figure paternelle. Ou des personnes dont l'estime me semble être des points clés.
Je errer, je tourne en rond, je ne trouve pas. Ai je du mal à communiquer avec les gens puisque je vais trop loin ? Plutôt que d'aller au but direct, je réfléchis aux conséquences lointaines, de même avec mon travail.

_________________________________________________________________________________________________________

Je ne sais pas si j'ai fini mon introspection. Peut être dura t-elle toute ma vie, j'ai besoin maintenant peut être de passer à l'action tout en gardant des moments d'introspection, trouver un nouvel équilibre.

__________________________________________________________________________________________________________

Mon objectif est d'arriver à travailler d'avantage. Aujourd'hui j'ai eu un gros coup de blues. Cela m'arrive régulièrement, des gros coup de blues très violents, ou je pense à me suicider, de diverses façons. Ces coups de blues m'inquiètent car ils n'ont pas de raions précises, seulement des petits échecs. J'ai déjà eu ce genre de coup de blues car je m'étais retrouvé face aux travaux de gens plus jeunes que moi bien plus avancés sur le plan artistique, j'ai déjà eu ce genre de choses juste après un simple contrôle echoué. Mes études me pèsent, je n'ai toujours pas de grande capacité de travail, les demandes de rendus se démultiplient, je suis à bout de souffle. Je rentre chez moi et je passe mon temps sur un ordinateur, je ne pourrais pas rendre ce qu'on me demande. Je vais échouer, j'ai l'impression d'aller à l'abbatoir. Je croyais que j'avais accepté ce fait, mais c'est psychologiquement comme même difficile. 3 ans d'études pour rien. Pas exactement pour rien, j'aurais appris bien des choses mais je n'aurais pas le diplôme. Ce n'est pas un problème de ne pas avoir les notions, c'est juste le manque de temps pour pouvoir les appliquer. 3 ans de ma vie qui quelque part ne garderont pas la trace d'un diplôme. Pourquoi je fais ça ? Je ne sais pas. Ma vie se résume à mon travail, mes seuls objectifs sont d'avoir mes diplômes. Je ne veux pas être éternellement dépendant de mes parents, tout ça, mais je comprend à quel point cela est malsain. Mon désespoir est grand car ma vie se résume aux diplômes, au travail, à la progression psychologique. L'ambiance dans ma classe me pèse, j'ai l'impression de ne pas arriver à "renaître" dans mon attitude envers les gens de ma classe. Tout devient plus clair dans ma tête, malgré tout je n'arrive toujours pas à communiquer avec les gens. Les gens de ma classe, sympa, ils me proposent de venir aux soirées, ils m'apprécient au fond, mais je me sens comme même comme un étranger vis à vis d'eux. Je ne les comprend pas, je ne pense pas qu'ils me comprennent, j'aimerais bien montrer un visage plus humain, moins nevrosé, nerveux, enchainant les propos stupides. Je pense néanmoins que c'est ma nature d'être seul. Quel objectif puis je avoir dans la vie si c'est ni la perfection intellectuelle, ni de me réaliser aux travers des amis et petites amies, ni au travers des diplômes, quels objectifs pourrai je avoir ? Je n'ai pas de certitudes, je ne sais rien. Je ne sais pas de quelle façon je gagnerais ma vie, je n'y connais rien à l'amour.
Pourquoi je me bat ? Il est facile de se battre pour quelqu'un d'autre mais se battre pour soi, en quoi est ce motivant ? Je n'ai pas de religion, je n'ai pas d'amour, je n'ai pas de buts concrétisables. Lorsque je rentre chez moi, je regarde en direction des montagnes. Je sais qu'elles sont trops petites, qu'il y a trop de villages pour que je puisse m'y perdre. Je n'ai pas envie d'y emmener mon matériel, je ne pense pas à prévoir une fois rentré chez moi.
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Message par Invité le Jeu 1 Mar 2012 - 23:37

Bonsoir Poulpe,

Tu as de très belles rayures ce soir.

Ce qui m'a permis de me détacher en partie de certaines obsessions, c'est de détacher physiquement mon regard...moins regarder si tu veux... cela m'a demandé un effort au début, mais aujourd'hui je ne suis plus happée en permanence par les affiches, personnes que je croise, devantures de magasins, circulation... Il faut juste supporter l'idée de croiser quelqu'un que l'on connait, sans le voir et qu'il puisse nous le reprocher (selon nous)...Il a fallu aussi que je m'habitue à l'idée d'être plus bête, car ne pas être en réflexion intellectuelle permanente était synonyme pour moi de bêtise, de normalité... gérer le vide en somme.

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Message par Son altesse le Poulpe le Ven 2 Mar 2012 - 19:50

Merci pour le compliment, pour le coup, c'est l'écriture de deux jours et merci pour les conseils, je tenterais de les appliquer.

Aujourd'hui fut une bonne journée. Sans trop de soucis, d'incompréhensions. Je ne pense pas que cela va durer longtemps. Cependant, passer une bonne journée exerce sur moi une grande pression. En effet, à partir du moment où j'ai pu constater cette amélioration, je vais être stressé par cette amélioration. Je souhaite la conserver. Être parmi les gens est pour moi un véritable défi, toute amélioration ou détoriation des rapports humains engendre un terrible stress. Je devrais peut être accepter de ne pas être "bien" tout les jours.
Malheureusement, je serais et je resterais un étranger. Ce n'est pas une volonté, c'est un constat. En terme de goût, d'intérêts, je serais toujours en dehors de la sphère des gens "normaux". Je ne sais pas si j'ai raison d'écrire ça, si c'est une fatalité, si j'aurais toujours cette distance.
Mes pensées défilent moins vite, elle me perturbent moins, je travaille mieux bien que les exigences soit supérieures et je n'y arrive pas tellement mieux. Je travaille lentement toujours, quelques manques de concentration me font faire des erreurs et ralongent considérablement mon travail.
Je suis toujours perturbé par milles questionnements. J'écris, j'hésite, je tente de trouver des réponses. Je suis trop perfectionniste, je veux trop maitriser. Je dois accepter l'imperfection, le temps de l"action.
Quand j'étais adolescent, je me souviens de cette terrible pression qui me prenait dans le cou, elle a disparue. Au Stress, s'est substitué l'angoisse.

Mais aujourd'hui, mon esprit est calme, je sais que Lundi j'irais sûrement mal, mais je profite de ce moment et tente de trouver plus de sérénité.
_________________________________________________________________________________________

Les pensées reviennent, elles s'acharnent. Ne pas être parfait, ne pas maitriser. Je sais que je suis vulnérable, mais je ne l'accepte pas.

Vivre sans se soucier de la façon dont le futur se passera exactement.
J'aurais voulu parler sincèrement de ce qui m'arrive aux gens de ma classe. De cette recherche de la sérénité de l'esprit, mais

malheureusement, ils s'en foutent un peu. Ils pensent à la vie, simplement à elle, ils ont raisons, mais ils n'ont pas envie que mes soucis

les envahissent, ils pensent à autre chose. Ce besoin de parler sincèrement existe, mais il est omnibulé par ma volonté de perfectionnisme.
Je suis omnibulé par l'idée de me justifier, de m'excuser de mes défauts, de les expliquer, de me confier.
Je sens que j'ai tellement de choses à dire, mais je n'arrive pas à les exprimer. Je suis et je serais étranger, sans penser au fait d'être zèbre, je suis différent, je le sait, différent implique d'être étranger, on peut être un étranger intégré mais l'on restera un étrangé.
Je pense donc je suis, je devrais être puissance 10, mais Descartes a tort.
L'emerveillement et au delà, la surprise, l'attention qui s'éveille grâce à un signe, et qui s'en détache sans mal comme le soleil nous éclaire et nous chauffe parfois fugacement, tout cela me manque. Je ne tente pas d'être un poète de comptoir, je tente juste d'exprimer ce que je veux dire.
J'écoute Arvo Part, sa musique est majestueuse, triste, calme comme j'ai l'impression d'être au fond de moi.
A propos de majesté, je n'agis absolument comme telle, le stress, la peur de déplaire me fait me replier sur moi ou agir comme un guignol. Je n'ai vécu quasiment aucune douleur sentimentale car je fuyais et ne recherchais pas tout amour. Je le voulais au fond de moi, j'en rêvais, mais je reste et je restais dans ma coquille. L'un fut douloureux, l'impression d'être revetu d'un costume de guignol, d'être ridicule et peu estimable, de ne pas être moi, et de n'avoir montré que ce costume, de ne pas avoir été capable de montrer autre chose. Je pense que de la beauté existe en moi, il y a de la prétention à dire ça, je le sais, le fait de ne pas avoir su montré cette beauté à la place de ce costume de guignol fut tellement douloureux.
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Message par Invité le Ven 2 Mar 2012 - 23:07

Amour, gloire et beauté...

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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 3 Mar 2012 - 22:41

La journée s'annonce bonne. Il est 14H15, nous sommes Samedi, un jour sans obligation scolaire, mais je suis levé, habillé, j'ai mangé, je m'apprête à sortir et faire quelque chose de ma journée. Cela ne semble rien, mais c'est tout de même une petite victoire. Les pensées continuent à défiler à toute vitesse dans ma tête, des soucis, un petit sentiment de réjouissance. Je sais qu'il est ephémère, qu'il peut être brisé par une petite défaite et me plonger dans une profonde détresse. Je m'apprête à faire des choses cette après-midi, mais il faut que je me vide un peu les pensées avant. Faire le tri, ordonner. Le chaos des pensées est toujours là.
Je m'agace parfois un peu de la façon dont j'écris, un brin mélodramatique, surfaite il me semble sur certains aspects. Le perfectionnisme ne me quitte pas.

Des pensées commençent à naitre et s'éteignent avant qu'elles ne prennent forme, elle occupent un peu d'espace dans mon esprit mais je n'arrive pas à les formuler.

Aujourd'hui, j'ai remporté quelques petites victoires : automatiquement, j'ai rebouché mon dentifrice, ranger mon huile d'olive après l'avoir utilisée. Tout ça sont des faits futiles mais ce sont des petites victoires, des choses que je ne fais pas omnibulé par des pensées parasites. J'ai fait une petite erreur, j'ai écrit "forumuluer" à la place de formuler, ce hasard m'amuse par sa pertinence.
Je réfléchis à la nature de ce qu'être Zèbre. J'aime bien ce terme dans le cadre du forum, cela instaure à mon avis un cadre bon enfant, je l'apprécierais moins dans la bouche d'un thérapeute. Finallement, Surdoué est peut être un bon mot, "sur" comme trop. Je ne suis pas un zèbre-soleil, je ne brille pas particulièrement, je ne suis pas un génie dans le sens que je réussis plus que d'autre. J'ai seulement une culture un peu plus large, mais surtout différente. Je ne sais pas pourquoi cette image me vient maintenant, celle de moi enfant assis lisant un livre "il était une fois l'homme". Qu'est qu'être zèbre ? Un handicap, ou une simple différence. Je ne pense pas que ce soit tellement un atout. Dans notre société scientiste mais aussi rentabiliste, l'intelligence c'est ceux qui permet de réusir, comme disait Azenor "Gloire, amour, beauté". Mais ce n'est pas ça, est ce qu'être zèbre implique forcément d'être "intelligent". Les chrétiens séparaient le corps et l'esprit sous la forme de l'âme. Est-ce qu'être zèbre n'est pas avoir une âme plus grande ? Je ne sais pas ce que j'écris, j'ai peur de la prétention, de dire des conneries. Mon chiffre de Q.I m'a permis de donner une première réponse à ce que j'étais, mais il y a quelque chose de prétentieux. Un chiffre de Q.I n'implique pas une différence forcément quantitative mais surtout qualitative. Quand je me pose la question de "qu'est ce qu'être zèbre", je me demande surtout "qu'est ce que je suis". Je me répète, mais contrairement à d'autres ici, je ne suis pas un zèbre brillant, je suis même un peu cabot. J'ai été brillant, mais le non-besoin de travailler, la non compréhension a fait que je suis maintenant un cabotin. J'aime bien ce terme "cabot", ça ne désigne pas un mauvais chien, mais en général un chien qui a une trogne qui lui est propre, qui marche cahun-cahas mais au fond attachant.

La plupart des gens ont des objectifs de type "gloire, amour et beauté", pas forcément "le plus de gloire, le plus d'amour et le plus de beauté", mais ils veulent être reconnus, avoir des gens qui les aiment et ne pas être trop moche. J'ai un physique banal, et ce n'est pas ça qui me dérange. J'ai l'impression de par ma nature, ma personnalité que je ne peux pas me conformer à ces objectifs. Quand je dis que je ne peux pas me conformer, ce n'est pas dans l'idée de devenir une rock star ou une volonté, mais j'ai l'impression que je m'y casserais à tenter de remplir ces objectifs comme la plupart des gens en veulent. Je disserte des objectifs car je n'ai pas de direction dans ma vie, je n'ai pas de fil directeur, je tente de m'en trouver un. Mais vers quoi ? Ce ne sera pas un mot mais un sentiment.
Être différent, dans notre société, c'est devenu un dogme, changer tout, tout le temps, se différencier d'une façon uniforme. La différence est un but, mais lorsqu'elle est vraiment différente, elle est rejetée. Je ne parle pas de moi, je suis nevrosé et une part de ce rejet provient de cette incapacité à communiquer. Me sentir, me définir comme différent m'effraie. Je suis différent ? C'est bien une question. Affirmer que je suis différent me parait être une prétention, un boboïsme. Cela peut être une facilité pour se justifier. La différence, je ne souhaite pas vivre différemment mais je souhaite vivre ma vie malgré mes différences.
La communication, parler, comprendre les gens me semblent toujours un mystère. Je ne sais pas comment agir, je suis toujours tendu par les gens. Il faut, un début de phrase que j'utilise de façon récurrente, il faudrait que j'arrête cela d'ailleurs. Il faut donc que j'arrête d'intellectualiser. Etre moi spontanément. J'ai en tête ces mots en anglais"Spontaneous Simplicity", je pourrais le traduire par simplicité spontanée, mais quelque chose dans la sonorité fait que le terme me plait d'avantage en anglais. La simplicité non étriquée, la simplicité non simpliste mais vraiment simple comme le bruit d'un battement de coeur, poubam-poubam. Si simple, si régulier mais si complexe à la fois.

Mes images, mes formulations, mes métaphores me semblent maladroites, je m'en veut un peu de ne pas sortir du Vian ou du Balzac.
Perfectionnisme, quand tu nous tiens.

Il est 14H54, je vais y aller.
____________________________________________________________________________

J'ai fait des choses dont j'avais besoin (expo-courses). Je suis rentré chez moi. Il devait être 18H. J'ai mangé, je suis allé sur internet. Je ne trouvais pas le moyen de perdre mon temps sur internet, j'ai fini par le retrouver. J'ai regardé les vidéos du joueur du grenier, j'ai passé le temps, mais elles ne m'amusaient pas. Elles ne sont pas drôles, c'est juste un type qui s'énerve sur des jeux vidéos. J'ai voulu perdre mon temps, j'ai trouvé le moyen. Je quitte internet, je mange. Pas d'espace mentale libre. Se désaccoutumer d'internet, travailler. Je suis fatigué, fatigué de chercher des réponses. Je veux juste vivre. Je crois que je suis passé en long, en large sur mes névroses, sur ce que je ressentais. Ce soir mon appartement est sale, j'en aurais honte, je devrais le laver, je ne l'ai pas fait. Mon sol est sale, ma table est sale. Les endroits où nous vivons, nous les façonnons à notre image. Triste image que je me renvoie, des portraits pendent piteusements à mes murs. Le mobilier est hétéroclite, sans logique, le linge traine, le sol est très sale, négligence oblige,tout est sale. C'est impressionnant la vitesse à laquelle je salit ce studio. Je fais tout n'importe où, je mange n'importe où. Je suis fatigué, pas vraiment déçu de ma journée car je suis sorti. Je raconte ma vie, mais je tente de m'améliorer, simplement. Aller sur l'ordinateur, est-ce toujours une necessité, une angoisse, ou bien seulement une mauvaise habitude. Je ne sais pas. Ces petites victoires fragiles, je ne les remporte pas tout le temps. La saleté de mon apprt me révolte au fond, j'ai toujours un maigre sentiment d'indignation. "C'est dans cette crasse que je vis". Je clique sur ma fenêtre internet, je la réduis. J'enchaîne les actions répetitives.
Le temps du repos, de l'action. Je suis fatigué mais il y a quelque chose que je voudrais exprimer sur la solitude que je n'arrive pas à dire. J'ai mal à la tête, un mal léger, voir même plus une expression qu'un véritable mal à la tête, mais la situation me parait si complexe. Ma tête lourde. Je suis en train de me plaindre là.Je regarde ma table, elle est en bordel, je voudrais me lever. Mais une vague impression, un manque d'envie m'en empêche. J'intellectualise trop, je le sais.
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Message par Invité le Sam 3 Mar 2012 - 23:10

C'est avec plaisir que je te lis tous les jours.

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Message par Loup le Sam 3 Mar 2012 - 23:30

De même, ça fait plusieurs fois que je viens jeter un oeil ici, le temps de lire.
Je me retrouve dans tes doutes, dans ton souci de rangement, dans ton intellectualisation des choses, et la manière de les poser.
J'aime écrire, et force est de constater, j'écris un peu les mêmes choses, je suis en découverte de moi-même, j'explore mes névroses, je m'ancre en moi-même pour y faire un peu de ménage.

Pour l'écriture, il est difficile d'être satisfait de soi-même quand on est exigeant, ça ne sera jamais suffisamment bon, mais on peut quand même apprécier un moment, en cherchant bien.
Le style viendra avec la pratique, et tu es en bonne voie. Wink
Je reviendrais faire un tour.
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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 4 Mar 2012 - 19:33

Merci pour vos encouragements !

Je déambule dans mon studio, j'essuie la table, j'ai un peu d'inquiétude au fond du ventre. Si je devrais décrire l'endroit, ce ne serait pas l'estomac mais plutôt le début des intestins. J'ai un peu mal au fond du cerveau. Mal comme une crampe au muscle après un effort physique, pas vraiment une douleur, une sorte de contraction. Je sens mes épaules légèrements tendus. Je regarde les choses où je devrais agir, j'ai du mal à me faire à l'idée d'agir. Toujours cette petite contraction au ventre. Les bruits des voitures dehors occulte le bruit de ma musique. Toujours cette petite hésitation qui reste au fond du ventre.

Je viens de passer du temps sur internet, de façon fructueuse bien qu'imprévue. Je suis retourné à mes tâches, je mange (trop gras). Je tente de vaquer à mes tâches. Les idées continuent à virevolter dans ma tête. J'aimerais bien un jour envoyer un article sur un journal comme Rue89 pour parler de la douance, qu'est ce que c'est, chasser des idées reçues, les modèles préconçus, créer un peu le débat. Je le ferais plus tard, je pense qu'il n'ait pas le moment. Je réflechissais aux formulations. Peu à peu, une idée me rentre dans la tête. Vit à ton rythme, le rythme que tu sens. Ne vit pas au rythme du chiffre de ton Q.I, mais vit au rythme que tu ressens naturellement, et pour le coup ce rythme sera peut être plus long que celui d'autres personnes. Je me répète, je ne suis pas un génie. Cette idée s'installe peu à peu dans ma tête, je ne suis pas un génie même si je suis peut être un zèbre, je peux vivre à mon rythme, plus lent, et je pourrais même peut être être heureux comme ça. Qui sait ?

Je tente de me réapproprier le temps et sa longueur. Je me souviens, ou je crois me souvenir que quand j'étais petit, chaque journée était une aventure. Maintenant chaque journée passe si vite. Mais le temps est comme un gateau au citron, toute sa saveur se savoue en le mangeant lentement. Je ne prend l'exemple du gateau au citron que parce que j'en ai envie. Je me réapproprie le temps, j'en ai l'impression. On n'agit pas à la même vitesse que l'on pense. C'est peut être l'une des raisons qui font que j'ai du mal à agir, je voudrais agir à la vitesse à laquelle je pense, mais non. Il faut du temps pour agir. Apprendre à agir, à me mettre en action, à savourer la lenteur du temps, et donc la lenteur des actions.

Les pensées virevoltent encore, je les sens prêtes à naitre, mais elles ne le font pas. Je les vois comme des arcs de matière qui jaillisse. Elle ne font qu'un petit bond. J'écoute Aguas Da Amazonia de Philip glass. Cette musique me raconte quelque chose sur le fait de prendre son temps, j'ai l'impression. C'est la musique minimaliste en général, chaque chose prend du temps à se mettre en place, se répète, chaque moment à sa phase. J'ai toujours un pod sur les épaules et dans le ventre. C'est dimanche soir, les choses se mettent en place, j'ai passé mon WE à penser. Je suis toujours déçu de ne rien avoir fait. Je sais que demain sera dur, dur retour à la réalité des actions contraintes.
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Message par Scarabée le Dim 4 Mar 2012 - 22:29

Moi aussi je trouve que tu écris bien, on a l'impression de vivre les choses avec toi.
Et puis au fur et à mesure des jours qui passent j'ai l'impression que tu souffres un peu moins, même si ta pensée est toujours en mode "cheval au galop après avoir été piqué par un frelon".
Je sais que ça ne console pas trop sur le moment, mais tu te sentiras mieux dans 10 ans, j'étais dans le même état à ton âge.
Bonne fin de dimanche !
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 0:28

Merci Scarabée. A la fois, ça m'encourage car je sais maintenant qu'une issue est possible seulement 10 ans, c'est long.

C'est indéniable, ma pensée est plus calme. Je respire plus. Sur le plan de l'action cependant, toujours loin d'être terrible et je ne peux observer de progrès si conséquents que cela. Mais je suis comme même sorti Samedi, ce qui est inhabituel.
Demain, c'est Lundi. Une journée toujours dure, avec un coup de blues à la fin de la journée.
Je me répète, mais je ne suis pas un zèbre brillant. J'échouerais cette année, j'en emprunte la voie en tout cas. J'aurais pensé qu'en Mars, j'aurais fait les progrès conséquents me permettant de me lancer dans une dynamique de travail. J'ai vu trop gros, et je n'y arrive pas.
Aujourd'hui fut moins réussis qu'hier. Je m'étais couché tard, je me suis reveillé tard, j'ai mis des heures à manger, j'ai passé mon temps sur internet. Mes journées libres s'organisent de la sorte : je me lève, je passe du temps sur internet, deux ou trois heures, je tente d'agir, je n'y arrive pas. Je repasse deux ou trois heures sur internet. Ne pas réussir à agir, faire des allers retours dans mon appart fait que je recherche à ce qu'un ensemble d'informations internet capte mon attention. Mon studio, parfois je regarde une chose, ce qui produit un enchainement de pensées. Le problème n'est pas tant cet enchainement de pensées, mais l'emballement de cette enchainement de pensées, qui j'en ai l'impression est une forme de maniaquerie, d'obesession. En bref, c'est une déviance plus qu'un comportement naturel.
Je pense à quelques petites choses. Ce mois-ci, j'aurais envoyé mon loyer avant le 15 ! C'est rare, je laisse trainer ce genres de choses. Encore faut il que je trouve mon chéquier. Mes pensées sont une fuite.
Je tenais quelque chose avec cette notion de prendre le temps, de prendre conscience de sa lenteur et par conséquent de la lenteur des actions. C'était une pensée-sentiment. La pensée, on peut la reformuler, la répéter, pour le sentiment, il faut une humeur. Je ne suis pas capable en cet instant de reformuler cette pensée humeur.
Toutes ces pensées qui me passent par la tête. Certaines devrait être écrites, mais je ne m'en souviens plus. Ce stress. Je n'en peux plus.
Faire le ménage. Une pièce, c'est complexe, toutes ces pensées qui me perturbent m'empêchent de m'organiser, de décomposer une difficulté bloc par bloc. Ainsi ranger, laver mon studio m'a toujours paru impossible, car le temps de repos des pensées était trop court et parce que je n'arrivais pas à m'organiser, à ne pas trouver la tâche trop immense, trop complexe.
J'aimerais me réapproprier le temps mais aussi l'espace. J'ai une façon de me mouvoir qui n'est pas naturel.

J'ai vraiment peur du Lundi. Que dis je nous sommes Lundi, il est 00H22. Je devrais aller dormir. Je finis d'écrire avant. Plus que du Lundi, j'ai peur du Lundi soir. Je n'ai pas eu d'humeurs suicidaires ces derniers temps, mais les presques deux seules fois étaient des Lundi soir. J'en garde une rougeur près de l'articulation du coude droit, et des zébrures le long du bras droit, près de la veine mais pas près de la zone du poignée.

J'ai commencé à écrire comme ça un Lundi soir, je crois aussi. Quand c'était trop lourd.
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Message par Invité le Lun 5 Mar 2012 - 0:35

Tous ces tourments, tourmentent et mentent.

Bonne nuit.

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Message par Scarabée le Lun 5 Mar 2012 - 10:29

Si je reprends la métaphore de l'esprit qui galope comme un cheval furieux : il n'y a pas trente-six solutions, soit tu fouette ta monture jusqu'au sang et tu tires comme un dingue sur les rênes pour l'obliger à ralentir, soit tu essaye de la guider progressivement jusqu'à un endroit où il y a de l'herbe verte, de l'eau fraiche et autres choses tentantes.
Comme l'écrivait Camus (désolée si la référence n'est pas exacte), la seule question philosophique importante est "la vie vaut-elle la peine d'être vécue". Comment pourrait-elle valoir la peine si elle est dénuée de plaisirs ?
Ça parait très basique, très "coaching", mais faire au moins une fois une liste des choses qui te font vraiment plaisir est indispensable. Et si tu bloques sur la vaisselle ou le loyer, fais au moins à la place quelque chose qui te plais. Quand ton psychiatre te dis que tu intellectualise trop, il te dis que tu penses trop. Ce n'est absolument pas possible de s'empêcher de penser. La seule chose qu'on puisse faire c'est de penser à des choses qui provoquent moins de souffrance, en trichant un peu, en apportant une "carotte" à la pensée.
En ce qui concerne l'apragmatisme, si tu bloques sur le chèque du loyer par exemple, le plus simple est de le faire en plusieurs fois, et "sans y penser". C'est à dire que tu commence par sortir le chéquier. Quelques temps plus tard, tu prépare enveloppe. Et ainsi de suite, ce n'est pas grave si plusieurs jours séparent chaque étape, de toute façon tu n'oublieras pas l'échéance (on n'oublie jamais l'échéance). Et à chaque étape, ce n'est pas grave si tu n'es pas totalement concentré, tu as le droit de penser à autre chose en même temps. Enfin, en tout cas ça marche assez bien pour moi comme ça. Pas trop d'inquiétude, en général l'apragmatisme ne s'applique qu'à soi, dès qu'on vit avec quelqu'un on fait les choses beaucoup plus facilement parce qu’on les fait pour quelqu'un d'autre.
Vis à vis des blessures que tu t'inflige aux bras, la aussi je peux essayer de te rassurer, moi aussi je faisais pareil, et j'y ai beaucoup réfléchi : pour moi il ne j’agissais pas de volonté suicidaire, ni de masochisme, ni "d'intolérance à la frustration" comme je l'ai cru longtemps. Le but était de se "freiner". La souffrance physique apporte une sorte de distraction qui calme le brouhaha intérieur, elle donne l'impression que l'on se contrôle un peu soi-même puisqu'on est au moins capable de se faire du mal, et elle permet de donner une sorte de réalité extérieure aux tourments intérieurs : puisque je suis capable de m'infliger cela, c'est que je souffre VRAIMENT, ce n'est pas un fantasme. Le fait qu'on se blesse en général aux bras (si on veut éviter que ça se voit) ou aux mains est également symptomatique : notre problème est l'action. On abime la partie du corps qui nous sert à agir, celle qui nous déçoit le plus.
Tout ça permet d'être sûr qu'on se déteste vraiment, et qu'on a aucune, mais alors aucune, bienveillance à son égard.
Le gros problème de cette habitude est qu'elle provoque au long terme un très, très fort sentiment de honte. Il est indispensable pour un être humain d'être persuadé qu'il fera en général ce qui est le mieux pour lui, qu'il est capable de s'occuper de lui même. Les blessures auto-infligées vont à l'encontre de cette certitude fondamentale.
Mais ne t'en fais pas, ça passera spontanément dès que ton estime de toi sera un peu meilleure. Après tout, si je me rappelle bien le début de tes messages, tu sors d'une rupture sentimentale, rien de tel pour attiser la haine de soi. Twisted Evil
Bon, et puis c'est vrai qu'on est lundi, mais il fait beau. sunny
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Message par L✭uphilan le Lun 5 Mar 2012 - 19:55

Oh Poulpi... plus je te lis et plus je tombe en toi comme dans un abîme.
Je n'ai toujours pas lu le début de ton journal... Mais je suis tes posts depuis que je l'ai pris en cours.

Tu as l'air d'avancer, malgré tout :-)

J'avais écrit une vraie réponse, mais je constate que je ne suis pas encore prête à la poster... ça parlerait trop de moi.

Je me contenterai de dire que, pour ces zébrures que tu évoques, je pense que c'est important que tu comprennes leur origine. L'auto-mutilation, puisqu'il faut bien y mettre un mot, dont me semble parler Scarabée, et les envies suicidaires sont deux choses très différentes même si elles peuvent se mêler.

Sache en tout cas, cher Poulpe rayé, qu'en ce lundi soir, je pense fort à toi :-)
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Message par Son altesse le Poulpe le Lun 5 Mar 2012 - 22:38

@Azenor Merci !

@Scarabée Ce n'était pas vraiment une rupture, plutôt une relation qui n'a pas éclot, Je ne trouves plus vraiment de chose qui me plait. J'ai un peu perdu le goût des choses, mais pour calmer le cheval, le meilleur moyen reste d'écrire, d'exprimer les choses négatives, leur donner des mots plutôt que de tourner en rond. Chez moi les pensées suicidaires se mélangent avec ce désir d'exister. En effet, lorsque je me suis blessé, je n'ai pas apprecié la douleur, mais ça a effectivement calmer le rythme infernal des pensées.

@Louphilan Merci beaucoup, et n'hésite pas à poster ta réponse quand tu seras prête !

Le lundi est toujours une journée fatiguante. Cette fois je n'ai pas réussi à me lever assez tôt, j'ai raté ma matinée de cours. J'ai enormément de mal à me lever, manque de motivation ? Aller en cours génère tout de même une certaine anxiété. Je ne suis donc pas si motivé que ça pour me lever.
Je suis tout le temps fatigué, matin, après-midi.
Les pensées continuent tout de même de défiler à toute vitesse dans ma tête. J'ai besoin d'aller sur l'ordinateur pour les calmer. Malgré tout mes pensées sont etonnamment calmes pour un Lundi soir. Je ne suis même pas triste, stressé mais pas triste.
J'ai toujours du mal à formuler mes pensées, à parler. Aujourd'hui, je ne connaissais pas le programme de la journée, important pourtant. J'ai beaucoup de mal à suivre les conversations, mon attention n'étant là que 50% du temps, je rate des points clé de la conversation. Ma pensée en arborescence Zebrique ne dois pas m'aider, mais suis-je vraiment un "Zèbre". Je ne sais pas, et cela de moins en moins d'importance à mon coeur. J'ai trouvé ici des gens avec qui je pouvais discuter de ces préoccupations qui me tenait à coeur. J'aimerais vraiment en parler avec les gens dans la vrai vie, mais les gens se braquent, se "moquent" de mon mal être. Cela ne leur vient pas en tête, ce n'est pas acceptable. Mais je ressens tout de même un profond mal être.
Je suis épuisé. J'ai fais des cauchemares cette nuit. J'ai mal dormi. Les journées de cours sont épuisantes, garder mon attention. Régulièrement, les énoncés me désemparent par ce qui me semble être trop simple, j'ai l'impression que l'on me donne trop de temps, que je n'ai pas compris quelque chose, que cela ne peut pas être aussi simple. Pourtant, c'est aussi simple, mais cela demande du temps.
Sans tomber dans l'indifférence, j'ai l'impression de mieux gérer les critiques. Avant les critiques me plongaient dans un profond état mélancolique, aujourd'hui, je les prend moins mal.
Ce soir, j'agis un peu. Je suis vraiment très faitugé, je ne vais pas tarder à aller dormir malgré tout le bordel. Petite victoire : j'ai fait ma vaisselle. J'ai désacumulé un peu de désordre, ça reste sale chez moi. Je me rend compte qu'autant être capable de ranger, je dois être capable de ne pas mettre de bordel, d'être soigneux, de ne pas mettre des miettes partout, de ramasser les miettes que je fais tomber pour ne pas marcher dessus et disséminer la poussière.
Cette organisation qui me fait défaut. J'ai toujours beaucoup de mal à travailler.
Dans trois mois, je ne reverrais plus ceux de ma classe. C'est assez angoissant, malgré certaines tensions qui montent, ceux de ma classe étaient assez solidaires et dans cette dynamique de groupe, j'ai réussis à m'intégrer un peu malgré toute cette difficulté que j'ai à communiquer. Peut être, voir sûrement, je devrais redoubler. C'est triste, mais je n'arrive pas à bosser le soir, je ne bosse pas efficacement en cours. Je ne peux faire face à la quantité de travaille imposer tout simplement. Si je redouble, je déménagerais, rester dans le même appart me déprimerais, mais redoublement ou non, que je change de ville ou non, il va falloir que je sache me tisser des liens, que je sorte, que je me créer mon groupe. Je ne sais pas le faire. Comment faire, aller dans un bar ? Je passerais tout mon temps seul avec mon verre.
J'hésite, je fais le même circuit, lemonde.fr, non en 30 secondes, le sujet de tête sur le boucher Hallal n'a pas changé. Johann Strauss n'a pas changé de tête non plus sur Youtube.

Je crois que je vais faire quelque chose d'intelligent, si je suis fatigué, je vais dormir
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Message par 214782 le Lun 5 Mar 2012 - 22:59

ouais dors un peu Poulpe, je peux pas trop parler là mais sache que je te lis.
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Message par Invité le Mar 6 Mar 2012 - 0:04

Bonsoir Poulpe,

Le changement est palpable dans tes écrits. Tu es là et en devenir.

Je n'ai pas le courage de t'écrire longuement, mais j'aime beaucoup de lire.
En ce moment, je décroche complètement de la culpabilité, comme si c'était cela qui me reliait aux autres. Je fais ce que je veux et ne peux plus me forcer à rien.
Et je m'en fous... Objectivement, je devrais faire des choses et poser des actes, notamment dans mon travail, mais je n'en ai tout simplement pas envie. Je me repositionne, A MA PLACE. Que personne ne peux occuper, juger ou estimer.


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Message par Son altesse le Poulpe le Mar 6 Mar 2012 - 23:24

C'est le matin. Je n'ai pas réussi à dormir avant une heure et demi. J'ai raté mon bus, donc en attendant de partir pour le suivant, j'écris. Je suis un peu fatigué. C'est le matin, mais les pensées s'agitent encore dans ma tête. Je dois lutter contre la tentation d'aller me recoucher. Je n'ai pas fait de cauchemares cette fois. Le peu de sommeil que j'ai eu était d'une assez bonne qualité.
Je dois avouer qu'en parcourant le forum, il me vient une inquiétude. Je vois des Zèbres qui ont réussi à dépasser leur difficultés, mais j'ai l'impression que certains vivent malgré leur état. Y en a t il pas qui arrivent à arriver à vivre cela en tant que force ? Ce qu'est cet état dans l'imaginaire collectif au départ. Je ne parle pas de se conformer aux stéréotypes du génie qui lorsqu'on nous a dit que l'on était au dessus de la norme, a du mettre la pression à bien d'entre nous.
Je cherche des choses à dire dans ma mémoire embrumée du matin, je cherche ce vide de pensée si savoureux qui arrive après l'écriture.

C'est le soir. Une journée de cours vient de passer. Globalement ça allait. Je suis rentré chez moi à 19H, il est 20H19. 1H20 pour manger tout ça, c'est correct au final. J'aurais voulu me mettre à écrire directement, mais il fallait que les choses se mettent en place. C'est globalement moins agité dans ma tête, les pensées défilent moins vite. Elles restent là, me faisant mal à la tête. Les demandes s'accumulent, je n'arriverais pas à y répondre. Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser. Je parle souvent à la première personne, j'ai du mal à écouter. Je suis tendu, je voudrais écouter, mais cette tension. Je ne saurais pas trouver les mots pour l'instant. Je ne sais pas donner ni recevoir. L'inquiétude. Je n'arrive à écouter que lorsque mes pensées se calment un peu, trop de choses bouillonnent dans cette stupide cervelle, je n'arrive pas à écouter les autres. A les entendre oui, mais je dois évacuer.
Je voudrais crier mon malheur, je voudrais avoir le droit d'être malheureux. Je voudrais vivre ces banalités de l'humeur, ces banalités peut être maintes fois ressassés par certaines littératures décrié, mais je décris ce que je vis intérieurement. Je n'arrive pas à écouter, il faut expulser tout ce malheur. Socrate a t-il inventé la philosophie ou la psychologie. Faire accoucher les âmes, les débarasser de ces malheurs inutiles. Je recherche la pureté d'esprit, la clarté d'esprit, le vide et le tout à la fois. Je recherche la perfection, je veux le trait parfait.

J'ai les pensées embrouillées, je tente d'y mettre de l'ordre. Un peu en vain, j'en ai marre d'échouer. Je ne sais plus par quel bout prendre ma vie. Je vais mieux néanmoins. Ces instants de vide mentale, j'en profite. Le sentiment de solitude reste. Je voudrais être éclatant, charismatique. Je ne me sens pas à l'aise dans mon corps, dans mon esprit. Je voudrais être éclatant. Je voudrais être à l'aise, je voudrais être débarassé de mes chaines.

Vous les Zèbres, je voudrais vous appeller mes frères, je voudrais avoir votre force. Je voudrais avoir votre grandeur. Mais j'oublie que les Zèbres ne sont que des équidés, et ce qui est valable pour les Zèbres l'est pour les équidés, il n'y a que les rayures de différentes. C'est tout. Une différence à la fois si importante et si subtile et insignifiante. Je ne saisi même pas si je suis un zèbre.

Ce soir, j'écris mes doutes, mes folies des grandeurs.

Je voudrais me purifier de toutes ces impuretés morales, je voudrais renaître. Mais il faut accepter le temps, j'ai besoin de temps. Je suis perfectionniste, je le resterais. Autant, parler, écrire m'ont débarassé de biens des soucis, mais pas de ce soucis d'aller vers le mieux bien que je reste une larve. Je cherche, j'écris, je suis tenter de me répéter. Toujours ce même stress devant les gens, devant le travail. Cet embroglio de pensées.
Je passe tout de même moins de temps devant l'ordinateur. Je mange toujours compulsivement. Mais j'ai l'impression d'être arrivé à d'avantages de mesure ce soir. Je le prendrais comme une petite victoire. J'ai la rage au ventre, un peu de colère à cause d'une contrariété. Je me sens tendu avec les gens. Vraiment tendu, physiquement. Je suis énervé. Je n'arrive pas à avancer. Enfin, je ne sais pas. J'ai peur d'écrire des banalités, mais si je pense des banalités, pourquoi ne pas écrire des banalités.

Je me suis éloigné du sujet. Je viens de passer du temps sur un forum politique. Je voudrais fouiller toute ces merde, arriver à prendre confiance en moi. Ce soir, j'ai la rage au ventre, envie de tout, maintenant et tout de suite, de réussir maintenant. En attendant, il est 21H52 et je n'ai rien fait depuis 1H20 mis à part être sur l'ordinateur.

j'ai fouillé en moi, j'ai pratiqué l'introspection comme peu de personnes, il faut que je vive maintenant, que j'entreprenne et que j'agisse.

Je me suis levé, je suis revenu sur l'ordinateur illico. Ne serait ce que l'écran lumineux m'aide à vaincre les pensées disruptrices. Je dois changer de mode de pensée, ça ne va pas être facile. Une inquiétude, une maniaquerie, je ne sais plus ce que c'est. Définitivement, je dois l'accepter, je suis faible, vulnérable et fort à la fois. Je suis un mélange, je suis humain. J'ai le droit d'échouer, j'ai le droit de réussir. Je ne sais plus comment prendre les choses. Je sais que ce que m'a dit mon psychiatre est vrai : celui qui intellectualise trop, c'est celui qui veut trop maitriser, qui veut tout maitriser. Je veux maitriser le hasard, je veux maitriser les relations humaines. Je n'y arriverais pas. Je dois accepter ma faiblesse mais je n'y arrive pas. Je sais que je suis faible, mais c'est un fait innaceptable, intolérable. Je veux tout maitriser maintenant, mais j'ai besoin de temps pour seulement réussir les choses. J'écris, je progresse, mais c'est tout de même insupportable. Il est 22H07, déjà 15 minutes.

Mon esprit bouillonne. J'ai vraiment du mal. Je retourne sans cesse frénetiquement à mon ordineurs. J'écris quelques phrases, nerveusement. Oui, là je suis nerveux. Il est 22H10. Je ne sais pas comment générer cette nervosité, cette énervement. Je ne dois pas le maitriser, mais comment faire, je ne veux pas être nerveux, je veux agir. Je dois le laisser s'exprimer. Est ce que j'arrive à accepter cette colère. J'arrive à être énervé, pas en colère. Enfin, je ne sais pas vraiment, les sentiments ne sont pas un domaine dans lequel on peut donner de mots exacts. Je suis tout de même nerveux. J'écris. Je ne sais plus quoi écrire. Le parcours mental avant le parcours physique. J'écris comme je me déplacerai si je suis énervé. Par petites phases rapides ponctuées de "pauses". Je ne sais pas comment gérer cet énervement, je ne sais pas le relâcher, j'ai l'impression de le contenir, il revient en boucle. Comme ce que je suis en train d'écrire. L'énervement, l'énervement. Je me répète ce mot. J'écrit rapidement comme même. C'est rare pour une journée. Mais je ne sais comment gérer ce sentiment qui me prend les épaules, le cous. Beaucoup de tensions s'y matérialisent de façon musculaire.

Je ne sais pas gérer cet énervement. Que faire : se mettre en colère ? Ignorer. S'en foutre pourrait être une bonne solution.

Il est 23H15, j'ai perdu mon temps à zoner devant des vidéos de coluches puis j'ai fait ma vaisselle en écoutant Desproges. C'est déjà ça. Je suis un peu déçu. J'ai tout de même perdu mon temps. Je n'arrive pas à gérer cet énervement, à aller plus loin que la vaisselle. Je n'arrive pas à avancer.
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Message par Lone Wolf le Mar 6 Mar 2012 - 23:55

Je n'arrive pas à avancer ->
Tu commencerais ton texte par cette phrase, ok.
Mais en tant que conclusion, c'est léger... Relis toi, tu verras que tu n'as peut-être rien fait, mais que ça demande des efforts sur cette planète...

Voilà, message du p'tit loup qui aime bien te lire Smile
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Message par Son altesse le Poulpe le Mer 7 Mar 2012 - 0:22

@El Greco : Oui, tu as raison. Merci pour tes encouragements.

Je ne comprend pas comment cette énervement a pu me paralyser à un tel point. Mon esprit était, je ne saurais en décrire l'état avec précision, en train de "gigoter", aucune pensée tout à fait formuler en sortait. Pourtant, j'ai beaucoup écrit de quasiment d'une seule traite. Mon estime de moi dépend de l'estime que m'accorde les autres. Le moindre petit compliment qui arrive là où je l'attend me fera monter aux cieux, la moindre critique me déscendra, un défaut là où je me sentirais imposteur me descendra. Le sentiment d'imposture, je le ressens souvent. Les rares fois où j'ai réussi, je me sens imposteur. Mais j'ai un côté imposteur, lorsque je travaille parfois en groupe, j'ai tendance à prendre spontanément la parole, à expliquer, presque faire d'un projet le mien alors qu'il ne l'est pas, je n'ai rien foutu. J'ai des tendances malhonnête. Pour ma défense, votre honneur, elle sont dûe à mon tempéramment névrosé. Les gens me stressent, me tendent. J'ai besoin d'attention. Paradoxalement, si je n'apprécie pas de travailler en groupe, je travaille bien mieux à côté des gens. Les pensées pertubratrices font leur oeuvre, mais je travaille tout de même mieux. Au contraire, seul, dans mon studio, je n'arrive pas du tout à travailler. Je fonctionne à l'estime des gens, je me répète, je le sais. J'ai besoin constamment d'attention, sans attention, je me sens mal. J'ai besoin d'attention, quitte à me répéter, agir de façon maniaque, j'ai besoin d'attention. J'ai besoin de communiquer avec les gens, j'ai besoin des gens, j'ai besoin des gens qui me poussent. J'ai besoin que l'on me rassure, que l'on me dise, c'est bien, c'est mal. Malgré tout, je commence à travailler que sous l'effet d'un stress. La situation idéale est si je sais que j'ai l'attention, qu'il n'y a pas de punition possible. Je suis toujours très actif à l'oral en cours. Pas de punition, presque que des récompenses dans le sens où l'on ne blâme pas celui qui participe à l'oral. Je ne pense pas à des récompenses comme des cadeux, quand je parle de récompense/punition, je pense surtout à un comment agréable/désagréable.
Je sais pourquoi j'ai tant besoin d'attention, j'ai déjà plongé en moi-même, dans mon histoire, et je n'ai pas besoin de le faire plus ici. Je le fais de mon côté.
J'ai besoin d'attention. J'en ai trop besoin, j'en ai besoin de façon maladive.
Je ne pourrais pourtant compter que sur moi même, je me sais seul, et je sais que c'est ma nature. Il n'y a pas de "pauvre petit Calimero" derrière ça, mais je me connais. Je ne sais pas si je serais à jamais seul, mais je ne peux pas compter sur le contact social pour me construire. Sans vouloir atteindre un état d'illumination, je dois apprendre à me suffire à moi même. Ce sera dur, mais c'est le seul moyen de me construire une vie possiblement équilibré.
Je recherche la perfection, une nouvelle fois, dans cette quête psychologique, je cherche un absolu. Je voudrais être un ascète. Je ne serais pas un sportif certes, je dois devenir alors un ascète. Je pense régulièrement à maigrir, mais je n'y arrive pas. Il faut que j'arrive à diminuer les quantité ingérée, à me contenter de peu.
La perfection morale. Je ne peux pas compter sur la perfection sociale, je ne peux pas compter sur la perfection de la connaissance, je ne peux pas compter sur la perfection de l'action, alors je cherche la perfection de l'ascèse qui semble plus simple car c'est la perfection du moins "se débarasser du superflu".
Je sais que ce que je dis est vain. Cette quête de l'ascétisme est toute aussi malsaine que cette quête de la perfection sociale, de la perfection de la connaissance ou de la perfection de l'action. Je ne dis pas que l'ascétisme est malsain, mais j'envisage cela d'une façon monomaniaque. J'en fais dépendre mon bonheur. Je devrais être capable de vivre en étant tout simplement. Je recherche la perfection car je recherche l'attention, la perfection me semble seul moyen d'atteindre l'attention, mais plus que l'attention, je recherche l'estime. Rechercher l'estime en tant que telle est une perversion, c'est du narcissime.
J'ai réussi à décoder tout le mécanisme de ma perversion monomanique, je sais pourquoi je suis une larve mais je n'arrive pas à débloquer la situation. Il faudra du temps, je n'arrive toujours pas à l'accepter. Je voudrais que les souffrances s'arrêtent maintenant. Je suis encore un peu énervé, je vais continuer à écrire, jusqu'à que cela s'épuise.
Je me sens monomaniaque, une seule pensée vers la perfection. J'ai besoin des autres. Je ne sais pas si c'est malsain ou non de vouloir se passer totalement des autres. Je ne pense pas. Je dis je, je dis je, je deviens omnibulé par ma quête de perfection. Cette quête de perfection et mon égo finissent par importerplus que tout.
J'ai beau l'écrire, arrêter de faire dépendre les choses de l'attention et de l'estime des autres, je n'y arrive pas. Est-ce-possible. Il me semble oui, mais il faut savoir ce que l'on veut dans la vie. Qui l'on est, ce que l'on veut être. Pas forcément avoir les mots, mais le savoir, même si ce n'est qu'une idée vague. Mais cette idée vague je ne l'ai pas.
Je tape vraiment nerveusement sur l'écran, j'écris avec enervement, ça ne me ressemble pas. D'habitude mes gestes sont plus doux voir moux. Redeviens-je dynamique ? Je ne le sais pas. Il est 00H14, nous sommes mercredi, je vais de nouveau dormir moins de 7H. Je ne vois plus l'utilité de me coucher tôt, de dormir, de me lever, tout cela me parait vain. Je tente d'écrire, d'écrire, d'écrie mais toute cette pression au bout des doigts ne me quitte pas. Je sais que si je me couche maintenant, je n'arriveriat pas à dormir. J'écris, j'écris. Je répète le mot écrire pour trouver de nouvelles idées.
Je ne saurais décrire exactement cette attente, mais j'y verrais la même attitude qu'un enfant envers son parent. Qui attendrai que "dieu" donne son jugement. J'aurais voulu que l'on me dise plus quand j'étais petit que les choses soient bien. Mais je n'en veux pas à mes parents, ça ne me vient pas à l'idée, ils n'ont pas commis de faute, ils m'ont bien élevé, fait de leur mieux, il y a une coquille imprévisible qui s'est glissé voilà tout, "un bogue".
Cet énervement, j'aimerais qu'il se dissipe. Il faudrait que je dorme plus de 6H, 7H voir 8H par nuit. Mais je n'y arrive pas. J'ai tellement de boulot prochainement à rendre. Il faudrait aussi que je vous relise. J'ai du mal à écouter, j'ai du mal à tendre l'oreille, j'ai tendance par je ne sais quelle angoisse à dire je. Tendre l'oreille, écouter m'angoisse, recevoir, en accepter la responsabilité me tend, donc je dis je pour avoir l'attention, mais aussi pour refuser cette responsabilité que je suis tendu. Marre de cette tension.
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Message par Lone Wolf le Mer 7 Mar 2012 - 0:34

Si tu as plus de problèmes que moi, je suis prêt à partager tes peines.

Saches que tu n'es pas seul dans ce cas, et que le seul moyen de ne plus se sentir imposteur, c'est l'ignorance. Ignorance de quoi me diras tu. Et bien, ignorance de la voix interne qui te dit que ton travail est copié, volé.
Imposteur va. Tu ne fais que voler le travail des autres, et tu le ressors en morceaux. Ça fait ton produit fini, avec la valeur ajoutée.
Oh une valeur ajoutée. Ce produit est le tien, tu as utilisé les outils à ta disposition. Tu n'invented rien, tu réutilises.
C'est ce qu'on appelle un être intelligent. Capable d'apprendre.

Je suis quasi-certains que tu es un bon auto-didacte, et tu réutilises tes leçons ... Assez bien d'ailleurs.

Par ailleurs, qui ne cherche pas la perfection ? À part moi, qui en ai marre de chercher.
La perfection ne se trouve pas dans le monde réel. Tout le monde ne partage pas les mêmes idées (et idéaux) et il ne faut pas perfectionner que par rapport à son ego.


Aussi, n'écris pas jusqu'à l'épuisement.
Tiens un journal régulier. Organises tes idées.
Tu réponds assez vite je trouve. Tu écris bien.
Ce que tu dis, tu l'as copié ? On dirait que oui, vu que c'est bien ... (second degré.)

Voila, bonne nuit le Poulpe Smile
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Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 0:54

@poulpe,

J'ai tout lu.

Il est difficile de se débarrasser de l'énervement. C'est une pulsion aussi. Nous ne pouvons tout étouffer. Ces agacements sont pénibles, ils nous rendent imparfaits. Et échappent à notre contrôle. Je pense qu'ils sont une tentative de maîtriser ce qui nous échappe. Mais cela échoue, perturbent les autres, et nous culpabilise.
En même temps à part en vacances dans un endroit sympa, en bonne compagnie, je crois qu'il est difficile de ne pas s'agacer... il y a des petits trucs qui nous dérangent... sauf que les petits trucs sont en fait énormes, mais ils se ratatinent pour passer inaperçu. Ce qui agace c'est aussi de percevoir l'étendu de ce qui ne fonctionne pas... Percevoir le système.
Aujourd'hui je me suis énervée, pour faire agir et contrôler. Cela a dérangé, et ce n'est pas positif, il est difficile de ne s'occuper que de ses affaires. Me concentrer, ne pas anticiper.

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Message par Invité le Mer 7 Mar 2012 - 1:10


Salut Poulpe !

Comme d'autres ici je lis tous les jours l'évolution de ton journal. Je me reconnais dans beaucoup de choses, c'est un peu me lire, et d'ailleurs ce soir j'ai trouvé ça "Je suis face à un fil tendu dans le vide et je sais que je n'ai pas assez d'équilibre pour le traverser", qui m'a fait penser à ça :


Engagement

Je sens mon cœur fatigué,
Las et hébété,
Troublé par ma multiplicité.

Je sens mon âme dispersée,
Empreinte d’humanité,
Rouée de coups répétés.

Car je suis un fil tendu
Entre beauté et humanité,
Où mon esprit erre, perdu.

Mais la Pensée survient,
Et, tranquille,
Me guide sur son chemin.

Bientôt agile,
Un matin je m’en irai,
Sur de larges sentiers,
Cœur, âme et esprit engagés.

Un poème que j'ai écrit il y a plusieurs années car j'étais perdue moi aussi dans des idéaux de perfection, de Beauté et de Vérité avec un grand B et un grand V. Je me sentais incapable de trouver un but à ma vie si je n'avais pas des réponses existentielles.
Je sais que des pensées t'en as plein, mais la "Pensée" avec un grand P du poème c'est justement cette idée de fil directeur dans la vie, le truc qui fait que t'es content de te lever le matin. Bon je l'ai pas encore trouvée, mais ça s'approche, je peux la cerner maintenant.....Alors tiens bon , même si ça prend du temps, mais je suis étonnée de tes progrès, il y a une réelle évolution depuis le début du topic ! Bon courage pour demain ! cheers

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Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 8 Mar 2012 - 0:29

@El Greco, Azenor et Jehol. Merci encore pour vos encouragements, je ne sais pas quoi vous répondre, mais j'ai relu plusieurs fois vos réponses, c'est vraiment rare que je relise quelque chose. Je tente de bien faire mienne vos réponses. Encore Merci !

Cet énervement, c'était plus un agaçement. C'était un énervement incontrôlé, une frénésie, une colère qui ne pousse même pas à agir même bêtement. Mes idées sont relativement clair, d'un côté, je n'ai pas eu de contrariété maintenant. Je tente comme même de faire un peu d'ordre dans ma tête. Je ne pense pas que je repondrais de pavé. Je viens de perdre une heure sur l'ordinateur à chercher des informations sur des choses qui ne m'intéressent pas, histoire de mettre le cerveau sur "off".

Aie, je me suis encore plongé dans l'internet ce soir. Ce n'est pas bien, pourquoi je fais ça. Les pensées disruptrices ralentissent. J'ai comme même perdu mon temps Slate.fr-Lemonde.fr-Rue89.fr-Slate.fr-Sciencesetavenir.fr-Jenesaispaspourquoi : fr.wikipedia.org/wiki/Sultanat_D_Oman/fr.wikipedia/pleindetrucssurlaregeliontaoïsmebouddhismeSoufismechristianisme-fr.wikipedia.org/wiki/Jenaifaiquesurvolerlesinformationsjenairienappris-fr.wikipedia.org/wiki/jaiperdumontemps. Le mystère religieux m'a toujours passioné. Mais voilà aujourd'hui, enfin ce soir, j'aurais aimé faire des choses. Sans parler de travailler. Je partais d'une bonne intention, mais je n'ai pas réussis à la construire. Travailler, faire lorsque je suis seul génère toujours chez moi une grande angoisse.
Je viens de reperdre du temps sur Facebook. Je n'arrive pas à régler les problèmes. L'accumulation de chaques tâches simple me paralyse, je ne sais pas pourquoi. La simplicité me déconcerte.
J'écris, je recherche. Ma cervelle est reposée, j'envisage les choses calmement. Mais, je ne trouve pas la clef. Les échéances approchent à grand pas, je n'y arrive pas. J'ai passé tant de temps sur cet ordinateur, je ne sais plus quoi faire sans. Qu'est ce que je veux faire ?
Comment gérer le temps, le temps libre, le temps de travail.
Je ne vais plus en cours à l'heure, je n'arrive plus à me réveiller à l'heure.

Pourquoi suis je tant dépendant des autres gens pour me construire sentimentalement, pourquoi n'arriverai je donc pas à travailler, à accepter l'immensité de la tâche, le quotidien. Pourquoi le quotidien m'angoisse t il tant ? Les petites tâches. Je regarde autour de moi, mon regard est perdu, je ne regarde pas les choses. Chez moi m'angoisse. J'écris beaucoup de choses négatives, j'écris le tout négatifs, car je ressens enormément de négatifs, mais c'est le seul moyen d'expulser les choses.

Si je devais dire ce qu'était mon esprit il y a quelque temps, c'était :
PATATIPATATATAPATATATIPATATATATAPALATIPATATA_PALAPTAPATITPAPATAPATAPAPTAIPATAPETAPTAPTIAPTIAPTPAITAPITAPAPA_PATATITPATATATATAPIPAPATAPATATITA

Maintenant c'est :
patatipatata_______patata____patati__________patatapatata__________patatititi___________patatata

J'ai le droit aussi à du
patatipatatatapatatipatatapatatipatatapatatipatatapatatitipatata

Le manque de confiance, le besoin, la goinfrerie d'attention des autres, ne pas arriver à travailler, être mal à l'aise dans son corps, son espace tout celà est lié. J'ai beaucoup de mal à l'exprimer, je voudrais l'expulser d'un coup, mais comme un accouchement dure des mois, exprimer ce genre de mal être prends du temps. Cela va faire un ans et demi que je suis une psychothérapie. Cela va faire 7 mois que j'écris, 2 semaines que j'écris sur ZC. Je sens des progrès, mes pensées ralentissent, je ressens le besoin d'écrire. Il faut du temps our arriver à mettre à maturation ses pensées négatives. Il est 23H44.

Je devrais aller dormir bientôt, mais je vais tenter de mettre un peu d'ordre dans ma tête, revenir un peu en arrière :

Je manque de confiance en moi, c'est pour cela que j'ai mené à une intellectualisation excessive allié à un perfectionnisme théorique poussé à l'extrême, je cherche toujours l'affection ou à défaut l'attention des gens. Il en sort une attitude bien souvent peu adaptée, maladroite, une difficultée à s'exprimer. J'ai peur du concret. Lorsque je dis que je devrais me suffire à moi même, c'est vrai. Cependant, je ne dois pas envisager cela comme une rupture avec les gens, ni comme un abandon, je dois avant tout me reconcilier avec moi même.

Les poussées se poussent dans le cortex frontal, je crois que c'est comme ça que l'on appelle la partie avant du cerveau, partie responsable de la logique.

Je manque de confiance en moi, je dois vaincre une vieille angoisse, un besoin de reconnaissance et d'attention, qui m'auto-détruit.

Pour prendre confiance en moi et ne plus craindre les autres, dois je arrête d'avoir peur de moi ou dois je arrêter d'avoir peur des autres ? Dois je apprendre à souffrir et à cicatriser ?

Je tente de marcher dans la direction de reprendre possession de mon espace et de mon temps. C'est à dire, je ne dois pas, je dois arrêter de me fixer sans cesse des obligations, des lois, j'assume la contradiction de la phrase. Je souhaite marcher dans la direction de laisser couler les pressions, de les ressentirs, mais d'arrêter de les capter, d'arrêter d'avoir cette tension dans les épaules. Lorsque mes épaules se tend, d'arriver à les relâcher. Je parle sans cesse de mes épaules, mais je ressens vraiment la pression dans cette partie de ce corps, je ressens vraiment cette tension dans cette partie du corps. Un prochain week end où je vais devoir gérer mon temps. Je n'ai pas plus de temps, je dois m'inscrire dans des écoles, je ne peux pas oublier.

La musique ne créer pas les émotions, elle les révèle, elle révèle ma colère, ma tristesse principalement mais au fond de chacune de ces musiques il y a un peu d'espoir. Je me réapproprie peu à peu l'espace domestique de mon studio, je me réappoprie la cuisine, mais je n'arrive toujours pas à me réapopprier le bureau, ni le sol, qui reste sale, juste un coup de balai a tendance à diminuer cette saleté, mais ça reste si sale.

Toutes ces pensées se bousculent dans ma tête, je n'arrive pas à travailler, car tout reste confus, chaque idée arrive mais aucune ne prend le dessus, pas d'idée organisatrice, je suis bon pour les envoyer dans tout les sens, mais pas pour leur donner un ordre.

J'inspire, je fais des grands mouvements de mains, je sens le mouvement cérébral, je pourrais sortir quelque chose. Je me demande si ce n'est pas simplement l'envie de vivre qui enfermé dans ces carcans ne se bat pas.

J'arrête d'écrire, les pensées continuent à tourner dans ma tête. Je suis à la base un dessineux, quand je parle et que je souhaite expliquer quelque chose, ce sont souvent des métaphores qui me viennent. Mais écrire me permet d'allier la pensée et l'action, c'est si unique. Je met beaucoup de temps avant de me mettre à l'écriture. Il est 00H12, cela fait 12 minutes empiétées sur le temps de sommeil surlequel je ne devrais pas empiéter. Mais, les pensées se mettent suffisamment en place maintenant pour que je les écrive, les expulse même si parfois elles reviennent en rond.

Cette peur, c'est un sentiment de manque, un sentiment de manque d'attention et d'affection. Voilà, je l'ai écrit. Le manque d'attention/d'affection. Je n'ai pas été malheureux pour autant dans mon enfance. J'ai eu une vie qui m'aurait rendu obligatoirement heureux sur bien des plans, mais voilà, il y a des grains de sables. Le manque d'attention, j'aime bien comme cela sonne. C'est une jolie expression. Je suis arrivé à sortir les mots qu'il fallait sortir ce soir. Et maintenant, j'ai toujours besoin d'écrire, ce besoin continue. Maintenant que j'ai sorti cette expression, l'angoisse continue, je tape les mots frénétiquement, mais je sais que les pensées reviendront juste ensuite.

Le manque d'affection, cette idée ouvre la porte à d'autres. Je dépend affectivement des autres, j'ai une dépendance affective. Ces mots résonnent juste dans mon esprit, j'ai l'impression d'écrire des choses. Mon esprit est un peu usé, fatigué, engourdi, effrayé du futur, effrayé du futur car il n'arrive pas à travailler. Je passe mon temps sur l'ordinateur, je passe mon temps à intellectualiser, m'inventer des problèmes, des moyens d'intellectualiser quand je n'ai pas d'ordinateur, il va falloir que je réapprivoise mon temps. Cela va prendre trop de temps. Tant pis. Je dépend affectivement, c'est mon ressort, la motivation de mes actes profondément. Même le désir d'ermite, arriver à une relation qui me semble saine avec les gens. C'est une dépendance qui me conduit à une frénésie d'attention. Les mots sonnes juste. Un autre sentiment me vient en tête, pas un sentiment, une sensation, quelque chose sur lequel je n'arrive pas à mettre des mots, ce n'est pas le même endroit qui est sollicité, cette sensation, on dirait plus une boule.
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Message par Lone Wolf le Jeu 8 Mar 2012 - 0:32

Bonne nuit Long hug
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Message par pelure le Jeu 8 Mar 2012 - 2:36

Bonsoir ...ou bonjour
Voilà que les 28 ans qui nous séparent se raccourcissent dans le simple espace d’un regard par-dessus l’épaule du temps…28 ans plus tard je pense avec les mêmes incertitudes, les mêmes angoisses que j’ai déjà visitées sous tellement d’angles différents…la dépendance affective est aussi incompréhensible que de refuser d’arrêter de respirer tout simplement…autant vitale qu’assassine ; déjà tant décortiquée et pourtant jamais vraiment saisie ; 28 ans plus tard, avec « mari » et enfants, je suis le même enfant qui ne sait pas. J’ai commencé à angoisser à 20 ans, ou en tout cas c’est à cet âge que la « liberté qu’est l’angoisse » s’est mise à ma portée ; j’ai renoncé aux oripeaux étriqués qu’on m’imposait (même si j’ai fini mes études) et le chemin plein d’embûches qu’est le mien s’est mis en place. Je ne marche pas, je n’avance pas… je me perds, plus ou moins douloureusement, dans les espaces des jours et des nuits ; je ne cherche pas, je ne trouve pas… parfois des « respir= émotions-sensations-pensées-mots » s’offrent à moi et je les accueille avec grâce. Moi aussi je devrais dormir, demain sera rude mais vos mots sont si vrais qu’il m’a fallu laisser une trace de ce respir. Vous m’avez fait penser à ceci : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)
Stig DAGERMAN (1923-1954) . J’ajouterais la même chose pour le « besoin de consoler », je ne saurais comment vous consoler, mais le désir de le faire est là ; peut-être le fait de savoir que vous n’êtes pas seul dans cette galère pourra vous rasséréner un instant.
Je vous offre ceci, petit écrit qui m’est venu en mémoire en vous lisant :
“J’ai besoin du duvet noir de la nuit, de son silence dit, de son écorce amnésique tendue sur mes épaules pour adoucir l’air qui écorche mes poumons.
Ecrire c’est extirper ,des limbes entre l’âme et la langue, la matière à se vivre. Il y a « cri » dans « écrire », la lame cramoisie du langage disséqué qui marche sur mon ventre à tripes.”


Voilà, passez une bonne nuit et bon courage pour la suite


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Message par Son altesse le Poulpe le Sam 10 Mar 2012 - 23:35

@El Greco Merci !

@Pelure Merci beaucoup !

Désolé, j'ai mis un peu de temps à répondre, j'espère que demain sera aussi un plus beau jour pour vous.

Les pensées ralentissent un peu. Parfois au calme des pensées se succède un énervement. En agissant, la petite voie continue à m'insupporter. Stop, j'en ai marre du flux des pensées. Je suis. Je voudrais me redéfinir, recréer un minimum d'égo, mais ne serait-ce pas de la prétention. Les gens me tendent. L'énervement se cristallise. Il s'agit d'un véritable énervement, contre les choses. Lorsque le flux de pensée s'arrête, c'est l'énervement qui vient.
Suis je arrivé au fin. Ai je fini mon introspection ? Je doutes, j'écrit, j'enlève.
Ma cervelle est étonamment calme lorsque j'écris. Cependant, sitôt je retourne à une autre activité, le petit manège reprend. Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même. Les gens me déstabilise, je ne sais quoi leur dire, je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête. Pourquoi les gens m'intimident tant ? J'ai peur de leur déplaire. Je devrais être capable de déplaire aux gens, de ne pas me sentir "obligé" vis à vis d'eux, d'ignorer une situation. Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort.
Comment pourrai-je décrire plus en détail ce lien de dépendance, de profonde inquiétude, cette peur du rejet et de l'échec que j'entretiens avec les gens. La peur du tort, la peur de l'échec, voilà ce que c'est. La peur de l'action, c'est la peur de l'échec.

L'écriture du matin. J'écris ce matin, pour tenter de me débrasser maintenant de ce qui me perturbe, qui m'empêche d'agir plutôt que de passer ma journée sur l'ordinateur avant de me décider à écrire. Mes pensées pertubatrices viennent moins vite, elles s'enchainent moins de façon infernale. Je crois qu'il m'ai arrivé hier d'avoir un fil de pensée sans que celui ne "dégénère". Apres que j'eu parlé avec quelqu'un, oui j'eu fait un peu soutenu, mais je crois que c'est la forme syntaxique la plus approprié à ce que je veux dire, mais je suis très mauvais en grammaire-orthographe, donc après que j'eu parlé avec quelqu'un, j'ai remarqué que le fils d'idée continue. La discussion s'était bien passé, mais malgré tout, après la discussion le fils de pensée continuait. Voulais-je "plus" de conversation ? Est-ce le reflet de mon caractère angoissé, cette demande toujours croissante d'attention continue. Quelque part mentalement, mon fil de pensée restait en mode "conversation".

La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

Je me suis levé à 10H, il est 14H26, quatre heures sont passées sans que je ne fasse rien. Le rythme des pensées a diminué, mais je reste larvesque. Cependant, une petite mue se profile à l'horizon. Je tourne un peu en rond. Agir un samedi vers 14H22, j'ai fais mieux, mais la plupart du temps je faisais pire. Je vide ma machine à laver, je range un peu les choses. Des petits actes anodins qui ont tout de même leur importance. Lorsque je suis sur l'ordinateur, je ressens un fort besoin d'obtenir ce moment sans pensées. Lorsque je bois de l'alcool, il y a un moment de basculement entre lucidité et simple ivresse où je ressens pendant quelques secondes ce non défilement de pensées. Alors je continue à boire, et c'est ma nature mélancolique qui ressort.

Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

Ah, travailler. Agir.

Je viens de lire un post différenciant les différents types de psychotérapie sur le forum. Je n'ai pas lu si attentivement que ça, mais un élément a néanmoins retenu mon attention, c'est le fait de planter aussi des fleurs au lieu de ne faire qu'enlever les mauvais herbes. J'ai enlevé les mauvaise herbes, mais il est vraiment temps que j'aille voir au fond de moi ce qu'il y a de positif. Je remarque que lorsque je tente d'expliquer les choses, il me vient avec une étonnante facilité des images, des histoires, pourtant spontanément j'ai du mal à réinventer des histoires. Sauf si l'on me fixe une contrainte. Mes pensées fusent, mais il faut qu'une force extérieur viennent poser un cadre pour que cela ressemble à quelque chose.

Je recherche une certaine forme de pureté alimentaire, peu de viande, majoritairement des légumes et des fruits, j'évite au maximum le lait et le blé, malgré cela, j'ai des phases boulimique où j'avale une tablette de chocolat blanc ou de pralinoise en une journée. Je m'améliore, si avant je les avalais en très peu de temps (une heure voir deux), je prend maintenant quatre ou cinq heures. Je tente de manger des légumes de saisons, d'exclure le sucre de mon alimentation. J'ai un peu maigris, mais j'ai tendance à trop manger (le stress toussa), et je voudrais arriver à réduire la taille de mon estomac en mangeant moins et ainsi maigrir de façon durable sans changer mon alimentation.

J'aimerais aussi laver mon appartement. J'ai du mal à le ranger, notamment parceque je passe enormément de temps sur l'ordinateur à divaguer. Ce n'est pas une grosse porcherie, mais il est comme même très sale.

Je voudrais faire du sport, courir, nager, quelques exercices pour prendre un brin de muscle entre cette peau, cette graisse et ces os. Je n'ai pas envie de faire de la gonflette, juste être plus fonctionnel. Je voudrais apprendre à chanter, mais aussi faire du piano et du marimba. Je voudrais surtout continuer à dessiner, arriver à me trouver d'avantage de thèmes, de me trouver une thématique artistique. Je voudrais danser, déjà savoir me déplacer, je ne maitrise pas mon corps, je me mouve de façon bizarre, non coordonnées, je suis malhabile et très mauvait en sport. Je voudrais aussi passer du temps à marcher en forêt où je pourrais dessiner. Lire aussi, ce que je ne fais plus. Aller de nouveau dans les bibliothèques, prendre du temps pour lire, sortir, rencontrer des gens, trouver quelqu'un.

Courir, faire deux ou trois exercices, trouver une chorale ou je ne sais quoi pour apprendre à chanter, c'est possible, sortir pour aller parfois à la bibliothèque, au cinéma, au théatre, c'est possible.
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Message par Invité le Sam 10 Mar 2012 - 23:46

Je ne sais pas quoi te dire... Je te lis et c'est tout... Je n'ai pas envie de m'égarer dans des propos...
Tu as une si belle écriture...

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Message par pelure le Dim 11 Mar 2012 - 1:43

Bonsoir
Vous dites "Je suis dépendant affectivement des autres, je pense sans cesses aux autres et singulièrement, je n'en deviens capable que de parler de moi même." Nous sommes tous des "animaux sociaux" , cela est donc inévitable et votre peur du regard des autres est la peur panique de ne plus être aimé; or, à partir du moment où on comprend quelle est la vraie condition humaine, on comprend aussi qu'on n'existe que par rapport aux autres et votre grande âme bien sensible a déjà vu tout ça...ainsi que son corollaire :"si on ne m'aime pas, je n'existe pas". Rassurez-vous, on est tous dans le même bateau!
Vous dites " je ne sais pas dire ce qui me passe par la tête" et "Lorsque je parle, ma cervelle est en ébulition, mais rien n'en sort" et ça c'est le schéma classique de la pensée en arborescence des zèbres; comment "dire (ou écrire)" qqe chose alors qu'on sait qu'on n'aura, par les mots, qu'une approximation de la pensée, et en plus 36 en même temps, parfois contradictoires, etc...mais là aussi, vous finirez par croiser des gens qui comprendront tout ceci et là un vrai échange pourra se mettre en place.
Vous trouvez que vous n'êtes pas assez actif , alors que vous faites votre ménage, vos machines, vous pensez à votre alimentation, vous lisez (même si ce n'est que sur un écran)...c'est déjà pas mal, non? Vu la quantité d'énergie que vous dépensez à gérer vos pensées et vos angoisses, c'est franchement pas mal de faire tout ce que vous faites, j'en suis persuadée.
Piano, dessin, et autres activités : n'y a-t-il pas une école d'arts décoratifs ou autre université populaire par chez vous qui dispense des cours du soir? Je pense, quant à moi, qu' épanouir votre fibre artistique est une des voies royales pour s'en sortir (pour moi ça marche, même si la route est bien longue). Et puis, surtout, continuez d'écrire, pour votre salut et l'émotion que vous offrez aux autres et pour laquelle on ne peut que vous remercier.
Allez, demain les oiseaux vous aideront! Allez rencontrer le printemps, il vous le rendra sûrement !... sunny


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Message par Invité le Dim 11 Mar 2012 - 13:01

Poulpe à rayures a écrit:La peur de l'échec, la peur du rejet. Est ce qu'il n'y a pas aussi la peur de la destruction ? La peur de ne plus exister. L'angoisse reste toujours là, celle de ne pas plaire, de n pas y arriver.

(...)
Les pensées continuent à s'enchainer. Toujours cette inquiétude, cette peur de ne pas plaire.

C'est la peur de l'inconnu. ^^
Comme chacun de nous est unique, différent... Comme l'on ne sait pas à quoi nous ressemblerons au final... Ou que nous ne "voyons" pas forcément un autre qui peut nous servir de modèle de référence, car nous sommes vraiment tous différents même si des blocs partiels se correspondent entre nous tous...

Bêtement, Monet, ou Picasso, Léonard, Michel-Ange, Raphaël, étaient tellement différents... Ils y sont pourtant allés, à explorer là où ils voulaient aller. A se construire, à "devenir" leur différence. Même Léonard et Michel-Ange, ou Raphaël, qui se ressemblaient sur certains points et se sont croisés à Rome notamment, étaient complètement différents les uns des autres.

Deviens ce que tu es, ce que tu veux devenir, va dans les directions qui t'aspirent, te comblent... Comment "ce qui n'existe pas encore" pourrait-il plaire ou ne pas plaire ? La question est autre. Si tu te plais toi, si tu es ce que tu aimes, alors tu auras atteint ton objectif. Et alors tu pourras plaire si tu cherches encore ce chemin, à ce moment-là.
flower

Pareil avec Jules Verne. ^^
S'il avait "voulu plaire", il se serait contenté de copier ce qui plaisait à son époque, et basta. Laughing

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Message par Son altesse le Poulpe le Dim 11 Mar 2012 - 23:55

@Azenor. Merci !

@Pelure. Je serais un peu frileux à qualifier mon âme de grande. J'ai une âme, cela me suffit. Merci pour votre attention, et pour vos conseils. Je ne sais pas si cependant si je devrais remettre en doute la qualité des gens autour de moi, ils ne sont peut être pas zèbre, mais ils restent équidés et pour beaucoup de forts intéressants équidés. Sinon, je ne fais pas mon ménage, c'est bien ça qui me perturbe. C'est sale chez moi, désordonné, je ne me sens pas chez moi. J'ai du mal à me sentir chez moi chez moi. Quitte à me répéter, mais pour le coup ce n'est pas grave, Merci pour votre attention et vos conseils. Ces échanges me surprennent un peu car j'ai le réflexe de la tortue, de rentrer tout membres dedans et ne laisser apparaitre que ma coquille, je ne sais pas comment y répondre, donc je prend un peu de temps, mais, le plus important, ça me fait plaisir.

@Kara. Merci pour ta réponse. Je n'aurais rien à ajouter à ce que tu dis, même si je prend un peu de distance maintenant avec les artistes célèbres, qui furent longtemps mes modèles, ce que je voulais devenir. Je prend un peu de distance avec ces génies, qui avaient peut être plus de potentiel que moi, je ne le sais pas et quelque part je pense que je m'en fous avec raison, je préfère suivre mon chemin plus discret et plus modeste.

Quelques petits changements, je continue à larver mon temps sur le net, mais je me bouge un peu plus entre deux moment, je ne suis plus une larve, mais je suis encore bien éloigné de la somptueuse élégance du papillon-poulpe. Disons que je suis une chenille. Je passe encore trop de temps sur l'ordinateur, bien trop.

Les pensées restent tumultueuses, je pense moins aux autres, plus à des conneries. Toujours cette volonté d'avoir la connaissance parfaite. Mon esprit s'embraye parfois sur des pensées tourne un peu en rond, il y a là-dedans la recherche de la perfection, de l'omniscience et de la pureté. En quelque sorte un manque de modestie. Je ne sais pas si cela est vraiment les causes et les conséquences de ce qui se trame dans mon esprit, mais peut être n'est-ce pas une chose souhaitable de vouloir expliquer d'une façon un peu maniaque chacun des aspects de ma personnalité. Non pas que le travail sur soi est méprisable, bien au contraire, il est dans mon cas vital, mais peut être faut il que je l'accepte plus calmement, plus sereinement. Je ne sais quoi faire, ni quoi dire. Je me répète, mais il est peut être temps de parler de choses plus optimiste. J'ai cherché, j'ai trouvé ce qui me dérangeait, je l'ai exprimé. Peut être que certaines souffrances viendront me perturber plus tard, peut être qu'il en reste, je les exprimerais au moment venu.

Je tente de trouver le positif, ce qui me motive, et non pas le négatif.

Le flux de pensée continue, je repense un peu aux choses sociales malgré tout. Ils continuent mais néanmoins je progresse. Il est 17H, ma vaisselle est faite, j'ai un peu balayé, je suis en train de ranger, c'est un progrès incontestable.

Je tente de lire des choses, mais je n'ai pas l'attention à ça. Il est peut être un peu tôt pour faire le point sur la journée. Il est 18H47.

Il est 20H27. Peut être est il enfin le temps de faire le moement sur la journée. Je suis une chenille maintenant peut être mais je me tort sur mon dos afin de tomber sur mes pattes. J'ai toujours assez peu agi. Le stress devrait agir, mais il ne le fait pas. Je n'arrive pas à travailler. J'ai perdu toujours pas mal de temps sur le net. Malgré cela il y a quelques améliorations substantiels. J'ai fait la vaissaille, j'ai commencé à balayer, fait un tout petit peu de rangement. Il n'est pas encore l'heure de se coucher, je peux donc faire encore quelques micro-actes qui ont leur importance.

Toujours ce stress.

J'oubliais, j'ai descendu mon sac de recyclage. Tant de micro-actes qui ont l'air risible, ce sont des micro-avancements, mais j'avance tout de même un peu même si c'est avec une lenteur excessive. J'ai passé plus de temps à tourner en rond, à commencer des micro-geste même si j'ai beaucoup végété sur mon ordinateur. Je suis fatigué. Qu'est ce qui a pu provoquer mon intérêt cette fois : Pierre Desproges, les "perles noires", l'informatique quantique, un blog B.D. Je ne me souviens de pas grand chose, je lis en diagonale. Lire, vraiment lire avec attention est assez complexe. Je suis obligé d'y revenir à plusieur fois. Même à cette écriture. Je venais de me plonger dans un livret de cuisine, aucune recette ne m'intéresse, trop longue.

J'aimerais de nouveau lire, j'ai lu tout les bouquins chez moi, je suis trop larvesque le samedi. Je pourrais lire Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Cela devient difficile d'écrire. J'ai moins de chose à dire, j'intellectualise moins et il faut que je trouve de nouvelles choses, négatives ou positives sans discernement. Je suis pris par la tentation de fuir dans internet. J'y succombe. L'angoisse, l'angoisse de ne pas changer. J'ai un peu mal à la tête. Mais je suis pris dans une situation où j'ai envie de me plonger dans une spirale de non-pensée internet. Alors je préfère écrire, même si c'est plus dur.

C'est vache la pensée, au moment où je souhaite penser à ce que je pourrais écrire, il me vient comme seule pensée "je ne pense à rien", mais il y a comme même cette sensation d'angoisse au fond du ventre. Je me sens presque incrédule du monde qui m'entoure. Et ce qui m'entoure, ce qui n'est qu'à un ou deux mètres me parait à une distance énorme. Seul mon écran d'ordinateur me semble être à proximité. Je m'apprêtais à ouvrir internet, pourquoi ? Je n'y ai rien à faire, tandis que j'ai tant de choses à faire dans la réalité mais toujours ce sentiment d'angoisse. J'aimerais vraiment laver ce studio, de fond en comble, le débarasser de sa poussière, mais mon bazar me terrorise. Je viens de rouvrir la page internet, seul le moment d'apparition de l'information a compté. Je suis devenu addicte à ces micro-moments de non pensée. Encore une fois, et pourtant je ne regarde pas. C'est même au flash lumineux que je suis devenu addict. L'écran lumineux, la pupille dilaté, je me sens mieux juste avec ces conditions réunis. Quelque chose de profond, de tendu veut s'exprimer, peut être un ultime cri de rage ou de peur. Je ne sais pas vraiment.

Que voudrai-je faire. Je voudrais devenir un artiste, ou pas forcément. Je me dis si je ne suis pas artiste, au sens de quelqu'un qui créer des micro-fragments de beauté, pourquoi ne pas devenir plutôt boulanger ? Je ne sais pas ce qui me plait dans l'idée de boulanger. J'ai pourtant exclu en parti le blé de mon alimentation, sauf justement le pain. La possibilité d'être indépendant si l'on est propriétaire de sa propre échoppe, le fait de fabriquer. J'ai toujours aimer la pate, non pas les pâtes alimentaire, mais la pate, ce truc à pétrir. Ma mère m'a dit plusieurs fois que petit j'aimais beaucoup pétrir, toucher les choses, les malaxer. Et le pain nourrit. C'est un métier qui m'a l'air d'être loin d'être con. C'est les raisons qui font que c'est mon second choix après être artiste. Malgré que ma cuisine ne soit pas très bonne, assez grasse, j'ai l'impression d'être assez exigeant au niveau du goût.

Je voudrais voyager. Je n'ai pas un très bon passif avec les gens, donc je voudrais voyager en pleine nature. Je sais que ça serait possible, là où je suis il y a des bus qui permettent d'aller en forêt. Respirer l'air de la forêt avec ses odeurs. Marcher sur les caillous, dans la terre, regarder. Je pourrais y aller, mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Manque de temps, mais aussi ce manque de volonté. J'en ai marre d'internet, je ne fais qu'y lire des demi-informations. Je voudrais faire un peu de sport, de la musculation, pas de la gonflette, juste avoir de nouveau un corps opérationnel. Je voudrais ressentir.

Le stress, l'angoisse est toujours là. Toujours cette sensation de ne pas appartenir à ce monde. Ce n'est pas vis à vis des gens, mais à force de tout intellectualiser, j'ai du mal à ressentir mon existence vis à vis de ce monde physique. Les pensées sont encore là, elles "poussent". Elles veulent sortir. Je ne veux pas m'arrêter de penser, très loin de là. Mais je veux m'arrêter de penser compulsivement, ça me fatigue.

Mais MERDE, j'en ai marre d'avoir des flux de pensées stériles sur la famille SMITH de American Dad, sur le film le Parrain dont je n'ai vu que le film mais ensuite j'ai rassemblé tout aussi compulsivement des informations sur les autres films. Ces pensées compulsives, cet usage compulsif du net, cette boulimie compulsive m'use. Je voudrais construire. Arrêter de lire en diagonale cinquantes articles par jour, mais me poser une demi-heure plutôt pour lire un livre approfondissant le sujet. Je suis fatigué mais je déborde pourtant d'une nervosité. Je voudrais savoir agir. Je passe sur Facebook, sur forumhobbie1 , forumhobbie2, forumhobibe3, BlogsBD.Fr désesperant le net est grand mais jen trouve rien. Ce grand kiff de la pensée arrêtée. Ce grand kiff qui commence lorsque je pose ma rétine sur un écran lumineux, je reste fasciné là telle une mouche à merde devant un étron.

Ça sort peu à peu. Pas trop tôt. Quoique, il n'est que 22H20, d'habitude je n'arrive à faire le point que vers 23H30, 00H15. J'ai un peu débarassé mon bureau. J'ai retrouvé le cutter avec lequel je me suis tallaidé. Il m'a mis mal à l'aise, j'ai besoin d'en parler. J'ai sorti la lame, j'ai juste orienté le tranchant vers mon bras, sans même la volonté de vouloir m'entailler. Mais c'était juste la fascination pour cet outil, une fascination malsaine. Je l'ai ressorti, j'ai posé le tranchant sur ma peau sans même appuyer, j'ai posé le plat du métal, j'ai ressenti le froid. J'ai reposé le tranchant sur chaque cicatrice, et sur le poignet. Juste posé. Je ne veux pas me trancher, je ne veux pas me suicider. L'image de mon bras sanguinolant me vient. Je me suis tranché, cela n'a pourtant pas saigné, un tout petit peu tout de même. C'est juste de la fascination malsaine. Je me souviens de l'hésitation, puis de la rage, je n'ai gardé que 9 minuscules cicatrices, large d'un poussif centimètre, se prolongeant par une ligne rouge pour certaine. Très discrète, quoique cela dépent de la luminosité. Je me souviens de la colère, de la rage, de la douleur, enfin ressentir. Alors que tout s'inhibe dans un flux de pensées constant, la douleur arrivait, elle calmait les pensées. La colère est toujours là, la rage, après une journée à tourner en rond malgré les progrès. Ce n'est pas assez. Je veux juste vivre simplement, me réveiller, agir, travailler de façon nécessaire, laver. C'est juste ne pas réussir ces petits gestes qui n'empêchent me font progresser. Je range la lame du cutter, juste un moment de fascination malsaine. Les pensées arrivent, même pas les pensées, c'est juste le flux mental. Une forme de rage, de colère envers moi qui n'arrive pas à agir simplement. Je voudrais qu'il se calme, qu'il se transforme en une énergie du mouvement, qu'il se transforme en quelque chose de directif plutôt que de progressif.

Mon ventre se gonfle, le petit bébé de l'angoisse y remue. Demain sera une plus belle journée. L'angoisse perdure malgré tout. Je suis allé au plus profond de moi, j'y ai chassé le mal, mais je n'ai pas réussi à installer le bien. Me voilà qui parle comme dans la Bible maintenant. Qu'est ce que je pourrai installer comme bien. Je sais ce que je veux voyager, aller un peu en forêt, dans un parc ou n'importe quoi, là où il y a des choses qui vit. Cette angoisse, cette colère, elle est là dans le coin avant, à ma gauche du cerveau. Si c'est vraiment ici que là tout de suite je peux y localiser quelque chose. Je veux changer. J'écris les yeux fermés, je tente d'excorciser ce sentiment insupportable. Je dois travailler, je n'y arrive pas, je le dois pour ma réussite scolaire, c'est insupportable de ne pas y arriver.

RAGE. J'avais envie d'écrire ce mot, comme ça en majuscule. Ce n'est pas vraiment de la rage, mais cela s'y apparente, une forme de soulèvement intérieur, inépuisable. Quand on me parle de rage, je pense à un instinct coincé dans notre cerveau reptilien, qui existe donc chez tout être possédant un cerveau, aussi primitif soit il, cette manifestation de vie, cette envie de vivre incontrôlable malgré tout. Pourquoi je vis toujours et je ne me suis pas tué.

Je voudrais m'expliquer, me justifier, sur beaucoups de points. Cette angoisse me tord. Je voudrais me faire pardonner de mes fautes, d'avoir une légitimité. De légitimer ma souffrance. J'ai du mal à l'écrire, ce mot souffrance. Cela me parait prétentieux d'écrire que l'on souffre, non ? Surtout qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous faire relataviser par rapport à l'enfant des biddonvilles. Mais cette chose qui me hante. J'utilise le mot hanter, mais ce le mauvais, car il est trop "mystique", qui persiste dans ma cervelle. Je voudrais que l'on me pardonne, je m'inquiète pour ma légitimité. Il est bien ce mot. J'ai besoin d'expliquer pour, rah merde les mots n'existent pas, donner une justification à mon attitude. Je trouve que l'on manque de mot de vocabulaire, de sonorités de vocabulaire pour exprimer tout un panel de choses. Ah, j'aimerais qu'il existe une humanité intelligente, pas forcément à la façon des zèbres, mais qui dispose d'une écriture, d'un vocabulaire, d'une grammaire plus complexe qui permettrait d'exprimer tout un ensemble de choses inexprimable en tant que tel.

Je voudrais apprendre à me mouvoir, à danser ou à grimper dans les arbes. Je voudrais marcher pieds nus dans une forêt. Je voudrais apprendre à me battre et affronter l'adversité. Je voudrais apprendre à faire du théatre, apprendre à être quelqu'un d'autre et à être plus à l'aise quand je suis moi-même. Toujours ce "truc" qui pousse. Ni sentiment, ni sensation, ni pensée, chose bizarre qui arrive à ma cervelle, mon encéphale. J'aime bien ce mot encéphale, il est beau, plus que cerveau ou cervelle. Comment pourrai je décrire cette chose. Disons que c'est plus une sensation, une sensation intellectuelle, elle pousse. J'ai l'impression qu'elle est rouge. Rouge je ne sais pas pourquoi. C'est la couleur de la révolution. Une poussée de changement, d'exaspération. Fait quelque chose d'autre de ta vie, Mec. Arrête d'être assis sur ce sofa. Je regrette vraiment le manque de vocabulaire du Français. Trop pauvre en sonorités, en vocabulaire. Je rêve d'une nouvelle humanité, plus belle, plus pacifiste, plus raffiné. Si beauté et paix sont reliés, le dernier critère est malheureusement indépendant, le comte de Sade était un être à la cruauté raffiné. "Rah", c'est aussi une bonne sonorité pour caractérisé cette pousée. "Ramamatsa". C'est une idée de ce que je ressens. Ah si je devais écrire, j'inventerais mes propre mot, je n'aime pas ceux là. Oh, certains sont très biens, très beaux, mais j'en ai marre de chercher mes mots. Chaque mot, même synonyme, je les associe à un sens pour sa sonorité. Ah, la pauvreté du vocabulaire m'énerve. Des milliers de sons, d'intonations, de combinaisons possible et si peu utilisées. Pourtant, j'ai du mal à prononcer les mots, je m'embrouille dans cet embroglio de mots, je m'embrouille souvent en écrivant aussi.

Ah, le soir, où toutes les pensées se mettent en place, où la confusion de la journée fait place à la clarté du bilan. J'écoute Meredith Monk, il n'y a pas de doute, cette femme doit être un rouge-gorge déguisé en humain, la variation de ses tonalités m'impressionne, on dirait une maitrise complète de sa voix. Le mot "Rammstein". Je roule le "R". "RRRRRammstein". Ah, certes, Rrramstein, ce n'est pas forcément le groupe qui fait la meilleur musique de tout les temps, mais il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce Rammstein qu'il assène dans le titre éponyme. Rah. Pensées. Je vais finir par arrêter d'écrire des phrases cohérentes mais plutôt des suites de sons en fonction de ce qu'ils m'inspirent.

Qu'est ce que je hais internet, mais qu'est ce que je l'aime. Grâce à lui je peux parler de mes doutes, de mes souffrances, de mes joies, de tout ce que je réprime, de tout ce que je n'arrrive pas à exprimer en temps normal.

L'écriture c'est chouette, n'empêche, j'ai hâte de voir mon psy, parler, ça me permet d'avancer plus vite, les sonorités, parler joyeusement, parler tristement tout cela permet d'évacuer aussi. Joindre la parole à l'émotion. J'ai vraiment besoin d'exprimer les choses, alors tout ce que je veux dire se contient en moi, déborde parfois, ça dérange. Ecrire, ça me permet d'exprimer plein de choses, et lors de ces demi-heures par semaine où je peux parler, d'être plus clair, de dire plus de choses. Ce sont des demi-heures, mais n'est-ce pas des heures. J'en sais rien, je regarde pas l'heure. J'aurais envie de rire. Mais c'est difficile de rirécrire. Je rêve d'un langage plus beau, plus complexe que l'écriture. Nous écrivons en ligne. Un peu comme en informatique, ou il n'y a que deux possibilités : 0,1,0,1, les bits. En écriture nous n'avons que deux possibilité, rester à la ligne, ou aller à la ligne. Il y a un truc qui s'appelle les bits quantiques, je n'ai pas vraiment compris comme ça fonctionner, mais apparemment cela multiplierai les possibilités. Pourquoi pas une écriture plus qu'en une dimension celle de la ligne, irait en deux dimensions.

C'est marrant, une fois débloqué, j'écris des blocs et des blocs. Bloc et débloque. Ecrire, exprimer. Une sorte de peur est partie mais j'ai toujours besoin d'exprimer, d'exprimer, d'exprimer avant d'arriver à me mettre à travailler. De concrétiser, de créer, de vivre et de rire. Pas le rire nerveux partant du haut de la cage thoracique mais celui qui se trouve juste en dessous. J'ai cette image, juste en dessous de l'endroit où s'arrête la cage thoracique, mon rire devrait se trouver là, non pas dans les épaules. Rire d'un vrai rire et non d'un rire nerveux. Je n'en peux plus d'attendre ces séances chez le psy où je devrais mettre au claire ma pensée, alors je chuchote un peu. Pas trop fort, car mon voisin pourrait entendre et me prendre fou. "Rah, rah, rah, cette sincérité qui me manque". Pourquoi "rah, rah, rah", quelque part, cette agacement, cette rage.

Trakaka. Il faut que j'aille dormir.

Vraiment, je ne fais pas ça par lubie, je prononce ces sonorités car elles ont un sens pour moi.
Son altesse le Poulpe
Son altesse le Poulpe

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