Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 23 Fév 2012 - 16:49

Bonjour,

j'éprouve le besoin de parler régulièrement, de faire le vide de toutes mes impressions, quand je ne peux pas de l'écrire. Mais j'ai besoin pour écrire de l'adresser à quelqu'un. J'écrirais donc dans ce sujet, comme je l'ai déjà commencé, mes humeurs à chaque fois que le besoin s'en présentera. J'espère que cela ne vous dérange pas.

Suite à un nouvel échec, me voilà replongé dans internet. Internet tue les pensées, les émotions, c'est probablement pour cela que je me plonge dedans.
C'est un échec sentimental, je me sens fautif, je me sens bizarre, anormal, non aimable. Je me sens faux avec les gens. J'ai l'impression de ne pas
arriver à communiquer normalement. Je n'arrive pas à m'affranchir de la peur d'être moi. J'ai peut être peur d'être moi. Je suis en vacances, je devrais travailler. Mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive tout simplement pas. J'ai une vague idée de ce que je devrais faire mais cela me dégoûte. Je n'en ai pas le courage. J'ai besoin d'écrire, donc je vous écris. Je le sens, passer tout ce temps sur internet me permet de tuer mes émotions, je tente de les con-
-tenir. Qu'elles sont elle ? Je ne sais pas. Une partie de colère mais je ne lui en veux pas. Beaucoup de tristesse. Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive
pas à aller en face de ces sentiments de les assumer. J'ai peur d'avancer dans la vie. Toute tâche constructive m'effraie. Je suis aller voir dix milles
sites internets. Mes allées sur internet se résume à rue89-lemonde.fr-forum politique-rue89-lemonde.fr-forum politique-lemonde.fr-sciencesetavenir.fr-
lemonde.fr. Il y a des massacres en Syrie, j'en ressens une vague colère, je n'y peux rien. Deux journalistes sont mort, j'ai vu la nouvelle une dizaine
de fois. Je sais que je vais retourner sur lemonde.fr, j'y verrais le même article en tête de page : deux journalistes tués. Qu'est ce qui m'empêche d'
avancer dans la vie. Je ne sais pas. Je ne trouve pas. Je me suis plongé dans une profonde introspection, j'y ai trouvé des réponses, j'y ai fais des
progrès. Mais ce n'est pas assez rapide. Il va être 16H, je me suis levé à 11H, je m'étais couché à 1H. J'avais passé la soirée à regarder des vidéos
des anciens guignols de l'info notamment avec les vieilles marionnettes de Miterrand. Je l'avais déjà fait l'avant-veille. Je savais ce que j'allais
regarder. Je ne me cultive pas, je détruis. Je détruis, je continue à détruire toute espoir pour que ma vie se construise. Je regarde plusieurs fois
dans la journées les anciennes plaies que je me suis faites il y a un mois. Que vont elles devenir ? Vont elle rester sous formes de cicatrices. Je n'
arrive pas à agir, avancer. Je laisse tout en plan, je n'ai plus d'intérêt pour le monde. Je me suis coupé du monde, je suis un fantôme. Ma seule préoc-
-cupation, mon échec. Mon échec à agir. Je voudrais savoir agir. Je devrais lâcher prise, je tente de lâcher prise, mais je n'y arrive pas. Je ne fais
que raffermir ma prise sur mon mental. Mon rendez vous chez le psy est dans une semaine, c'est long. D'ici là, j'ai besoin d'écrire. Je voudrais fuire le
monde, je voudrais mourir. Je ne suis pas capable de me tuer, je ne le veux pas, mais je me laisserais bien mourir. Je suis glouton, quand ce n'est pas
internet, c'est la nourriture. Cela pourrait être l'alcool, heureusement, je n'achète pas d'alcool, et je ne laisse donc pas trainer d'alcool chez moi.
Je pourrais boire, me droguer, me détruire. Je sais bien que là ne saurait pas la solution, mais je me sens attiré par ces solutions. J'ai l'impression
que j'y trouverais un repos de quelques millisecondes. Je voudrais me laisser mourir en m'enfonçant au plus profond d'une forêt, d'une gigantesque étendue naturelle. Sûrement que l'on s'inquiéterai de moi, quelque part, j'y prend du plaisir.Là-bas, je me laisserais mourir de faim, lentement. Des bestioles iront sûrement me manger une fois que je serais mort. J'ai bien peur de n'avoir jamais la volonté de mettre à exécution mon plan. Je n'ai jamais eu volonté d'agir, je n'ai jamais eu la volonté non plus pour mettre fin à mes jours. L'inertie, voilà le mouvement qui me caractérise. Comment puis je faire pour me sortir de mon oeuf, je ne sais pas. J'aurais peur de mes émotions, je n'arrive pas à retrouver contact. Il est 16H, j'aurais du sortir de chez moi, j'aurais du me doucher, j'aurais du aller emprunter des bouquins, j'aurais peut être du courir. Je n'en ai pas l'envie. Je n'ai plus d'envie. Je voudrais m'éteindre maintenant. Je ne veux pas me suicider, mais j'aimerais tout de même mourir. Je feins une joie de vivre car c'est mon objectif, mais au plus profond de moi, je ne me trouve plus la force me battre. Je n'ai pas la force de continuer à travailler pour mon école, j'ai des rêves, mais ils ne me font pas envie. Je n' ai envie de rien, j'ai perdue toute envie. Je me rend compte que je tente d'étouffer quelque chose, avec cette frénésie internetique. Mes sentiments, ils se sont déjà reveillé. Je me suis souvenu d'une profonde tristesse, c'était il y a un mois. Je me suis entaillé le bras près de l'articulation, pas très près des veines. J'avais pris alors un couteau de cuisine, mais cela ne l'a pas entaillé profondément. J'ai recommencé, recommencé, je me suis retrouvé avec une belle marque rouge. Les couteaux de cuisine, avec leurs dents, ne coupe pas bien la peau. Je n'arrivais pas à mettre la force. La semaine suivante, j'ai recommencé, plus bas, avec un cutter. Je me suis légèrement entaillé la peau, le sang a un peu coulé, je ne me suis pas entiallé au niveau du poignet. C'était une immense vague de tristesse qui m'envahissait. Je ne savais pas comment la gérer. Cette tristesse, je l'ai exprimée avec ce cutter, en me faisant mal.
C'était de petites entailles, je ne suis pas arrivé à mettre beaucoup de force dans ce geste. Pourtant, j'arrive sans difficulté à coupé du poulet avec mon
couteau de cuisine, je devrais donc être capable de me couper le bras avec un cutter.
J'ai peur, je le répète, dés que j'écris spontanément, cette phrase revient : j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur. Je l'écris sans conviction, automatiquement,
un peu comme une ponctuation. J'ai peur. Je ne sais pas pourquoi j'écris ça : j'ai peur. J'ai peur. Il n'y a que lorsque j'écris cela que je suis sans arrière pensée. Uniquement quand j'écris cela. Je n'ai presque pas d'arrières pensées. Elles existent comme même cependant.
Je suis fatigué, je n'ai plus envie de me battre. Je voudrais bien me trouver dans un lieu, où j'aurais le droit d'être fatigué. Où j'aurais le droit de
rentrer dans une introspection, où je pourrais parler avec les gens de ce que je ressens. J'imagine une sorte de monastère, calme. Je suis calme, c'est bien ça qui me caractérise. Plus que calme, mou. Tant d'inertie devant l'action m'agaçe. Je perd mes journées. J'écris, j'écris dans l'espori de chasser mes démons, je me répète dix milles fois. Je voudrais que ça sorte de moi. Je ne compte pas supporter éternellement ma vie comme ça, je ne la supporte pas ! J'ai fais des efforts lorsque j'avais une opportunité sentimentale, mais maintenant, je me réfugie au plus profond de mes angoisses. Je renforce cette image que j'avais de moi : je suis trop nevrosé, narcissique, fou pour être aimé. Je suis fou. Je ne comprend pas comment je fais pour être malheureux, ma raison me dit que je devrais être heureux, mais je suis malheureux. J'en ai marre de cette vie, de ce cauchemare. Je voudrais vivre simplement, je voudrais vivre spontanément, mais je m'enferme. Je m'enferme dans internet, je tue mes pensées. J'écris frénétiquement, je voudrais que ça sorte. Je voudrais aller en hôpital psychiatrique, je voudrais passer des jours à prendre à bras le corps, je voudrais des jours au calme. Je voudrais que ma douleur, mon mal soit reconnu. Mais pas de reconnaissance pour les inertes. Je suis inerte, je me laisse pousser par les vagues, si les vagues me mènent au travail, je travail un peu, sans conviction, si les vagues me poussent vers une expérience sentimentale, je me laisse pousser. J'intellectualise tout, le monde me semble froid. Je voudrais qu'on m'aide. Je ne trouve pas d'aide. Je n'ai pas le temps de me faire aider. Je voudrais abandonner, je n'ai pas le droit d'abandonner, je n'ai pas le droit de me reposer. Je n'ai pas le droit, les écoles, elles créent leur rythme. Ainsi en Juillet, l'on doit être prêt, qu'importe que vous ne soyez pas prêt, vous devez l'être impérativement. Je vois cette écheance se rapprochait, je sais que je vais m'écraser. Pas de pitié pour les inertes émotionnels, vous ne pleurez pas, vous ne vous entaillez pas suffisament, personne vous aidera. Je veux de l'aide, pas de l'aide de ma famille, car je suis désolé, Papa, Maman, mais mon mal, c'est de vous que je l'hérite. Je ne vous en rend pas responsable, nous sommes tous un mélange de souffrance et de joie, mais voilà, le mélange de souffrances que j'ai hérité de vous, je ne le supporte pas.
Je voudrais que quelqu'un m'aide, je voudrais avoir un ange gardien. Je ne vois plus d'espoir, je voudrais me suicider, je n'en ai même pas l'énergie. Ah, ça, je ferais du mal à des gens, mais je n'ai même plus l'energie du remord. Ma seule énergie, c'est écrire, écrire, écrire, en espérant que mes démons sortent. Je dois continuer. Je suis inerte, je ne coule pas si facilement.
Je ne veux pas retourner dans le vrai monde. Je veux continuer à écrire, je ne supporte plus cet état de fait, je veux le bien-être maintenant. Je sais que je n'y arriverais pas, alors le suicide me semble être une solution. C'est la solution du désespoir, du sans énergie. Je n'ai pas l'énergie de simplement vivre.
Alors autant rejoindre les êtres qui n'ont pas de véritable énergie : les morts. J'ai envie de crier, j'ai envie que l'on m'aide. Mais je suis seul. Je suis seul
car je n'arrive pas à communiquer. Je pourrais être accompagné, je serais seul, je n'ai plus l'énergie de comprendre, de me faire comprendre. Ce n'est pas de la fatigue pyysique, c'est l'absence totale d'envie et de sentiments. Enfin, ces derniers ne sont pas totalement absents, je sais qu'ils existent, il prennent parfois vaguement corps, ils ont une existente intellectuelle. Ils sont des sentiments fantômes. Il y a quelque part une forme de tristesse dans ce que j'écris, mais je la ressens si peu. Quand je dis que je veux mourir, je n'en ressens pas l'envie. Mes envies existent, mais je les répriment, je les empêche d'exister.
Le cutter m'attire, je voudrais l'utilser, me couper les veines. Mais je sais que j'en n'aurais sûrement pas le courage. Mes précédentes coupures n'ont toujours pas cicactrisés, et j'en garderais peut être des stygmates. Je veux rentrer en hôpital psychiatrique, mais je sais qu'en France, ils peuvent être affreux, et ils ne voudront pas de moi. Je n'ai plus l'énergie de ne pas avoir d'énergie. Etre sans énergie, c'est épuisant, insupportable.
J'écris, j'écris, c'est un moment de repos. De moindre mal. Je réveille des choses négatives, mais j'ai une vague impression d'agir.
Pourquoi ce refus d'agir, je ne sais pas. Je ne trouve pas, je n'ai plus l'énergie de trouver.
_______________________________________________________________________________________________
Edit :

J'ai gâché ma journé. Il va bientôt faire nuit, je ne pourrais plus rien faire, j'ai besoin de lumière. Alors
autant continuer l'introspeciton, autant continuer à fouiller autant de moi. Je l'ai déjà dit, ce qui bloque,
c'est que je n'arrive pas à agir. Un blocage presque physique, je suis plus que déterminé à le briser. Je veux
le briser. Quel est il ? Je suis bloqué dans mon entier j'ai l'impression. Je marche, je raisonne, je ne pense
pas, je raisonne. J'écris frénetiquement. Je ne finis pas mes gestes, je ne rebouche pas la confiture une fois
utilisée. Le monde réel me fait peur, agir me fait peur. Je connais les raisons de cette peur, mais je n'arrive
pas à la vaincre. J'ai perdu tout sentiments. J'ai besoin de beaucoup de musique pour palier ça. L'émotion musi-
-cale est la seule que j'arrive à connaitre. Peur d'agir et peur de ressentir sont liées, je l'ai écrit cent fois.
J'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas comment vaincre cette peur, cette hésitation de vivre. Il nait peut-
être de cela ce manque d'énergie, ce vide quasi-absolu. La peur, le manque d'envie. Pourquoi la vie me répulse t
elle. Je ne sais pas. J'ai l'impression qu'elle ne m'a apporté que du malheur. Je ne crois pas en ma capacité à
apporter du bonheur. Quand j'écris ces lignes, la tristesse vient. Mais j'écoute de la musique en même temps pour
aider cela. Je ne crois pas en lavie. Je ne crois pas en la spontanéité. J'admire les gens joyeux, qui ne reculent
pas devant l'échec. J'admire les gens joyeux, ils se fixent des objectifs réalistes. Je voudrais sauver le monde,
mais j'en suis incapable. Je voudrais être un grand artiste, mais je sais que je n'en suis pas capable, et que c'
est un but dérisoire. C'est triste chez moi. Mon chez moi me ressemble, triste, impersonnel. Des livres, des
informations partout, mais il y a t il quelque part quelque chose sur lequel on peut s'attâcher ? Non. C'est un lieu
de vie froid, glaciale. Je ne m'y sens pas bien car je l'ai fabriqué à mon image. Mon chez moi de l'année dernière
n'était pas tellement mieux, juste plus bordélique. Je hais mon chez moi, sans vie. Je n'ai même pas envie d'y
rentrer. Je voudrais qu'on me réponde, je voudrais que l'on fasse attention à moi. Je devrais d'avantage faire
attention aux preuves d'affection que l'on me porte. Je regarde maintenant Facebook, je voudrais regarder si il
y a des gens à qui je pourrais parler, mais je n'ai pas envie de leur parler. Je voudrais juste me sentir aimé,
entouré.
Ce soir, je ne dévierais pas, je ne m'arrêterais pas avant d'avoir trouvé une réponse. JE VEUX UNE REPONSE.
Je déteste d'habitude écrire en majuscule. La vie, l'émotionnalité, comment ai je pu faire pour vous perdre de
vue. Les gens m'énervent, quand je tente de leur parler de mes problèmes, pour eux, il suffit de faire, mais com-
-ment voulez vous faire pour faire quand vous n'avez plus une once d'énergie. Je ressens beaucoup de colère, de
rage. La colère est encore quelque chose que j'arrive à exprimer, l'exespération de mon état. Je m'agace beaucoup.
Est ce que j'arrive à m'aimer ? J'en doute. Il faudrait que je m'aime. Je ne m'aime pas, je ne m'attache pas.
Doit on s'aimer pour savoir aimer les gens avec sincérités ? Peut-être, je n'ai pas la réponse. Pourquoi je ne
m'aime pas ? Je ne sais pas. Enfin si, je sais. J'ai été peu aimé. Phrase de Calimero, je sais. Par ma famille,
si. Mais je n'ai pas connu beaucoup de preuves d'affections. Ma bizarrerie m'éloigne des autres.
J'ai été dans une classe de 30 zèbres, cela ne m'a pas empêché de me sentir seul.

Son altesse le Poulpe
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Jeu 23 Fév 2012 - 17:32

J'ai peut être peur d'être moi.
Oui, je confirme. ^^
Tu es très beau dans ton style de poulpe atterri sur la Terre, avec ta sensibilité, tes humeurs si humaines, si normales, si belles à entendre lorsqu'elles crient qu'elles veulent autre chose, qu'elles veulent exister. I love you
Attention, ce n'est pas apprécier la douleur que cela engendre, c'est apprécier la valeur humaine que cela sous-tend derrière, la valeur émotionnelle et la valeur de Coeur. Bisous

Et ce qui est encore plus beau, c'est de voir en arrière-plan ce que tu peux devenir, ce que tu seras ensuite. Car non, tu ne resteras pas ainsi avec ce qui te fait mal, tu vas te fortifier, et ce qui te faisait mal deviendra ta Force.

Mes envies existent, mais je les répriment, je les empêche d'exister.
Je confirme aussi. ^^
Si tu les connais, c'est déjà énorme, mais cela ne suffit pas. Mets-les en pratique, déjà dans ta propre vie pour commencer. Pour tes loisirs, pour ton style de vie, ou pour autre chose.


J'écris, j'écris, c'est un moment de repos.
C'est très juste. Wink
Ecris, écris, écris... Invente des personnages à qui tu fais vivre une vie, invente un moment d'une histoire d'un roman, ou bien écris au hasard, en piochant des noms de personnages, ou d'animaux aussi, et l'histoire viendra toute seule.
Et garde-les ensuite pour les relire un jour, plus tard. Ce sera la deuxième étape du processus.
Tu peux même leur faire carrément vivre directement ce que tu n'oses pas encore. Là c'est royal. ^^

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 0:33

Merci beaucoup Kara pour toutes tes réponses dans les trois sujets où je me suis dispersé.

J'ai encore un pavé :

J'écris car c'est devenu un besoin irrepressible, je ne souhaite pas pour l'instant écrire des histoires, mais coucher tout mes sentiments,
toutes mes frustrations, mes motifs d'agacement. Ma rage, mon desespoir, ma peur de la vieillesse. J'écris spontanément, sans souci de cadre,
voilà pourquoi je n'écris pas dans plusieurs sujets, pour l'instant, j'ai besoin de déverserouvrir les vannes, me lâcher par écrit, sans
réfléchir à "est-ce dans le cadre". J'ai peur de passer pour quelqu'un qui n'écoute pas, mais j'ai tellement besoin d'écrire, de m'exprimer,
de dire sans cadre ou règle, de dire, de parler jusqu'à trouver mes sentiments tant enfoui. J'écris des pages, des blocs. Quelque part, c'est
positif. Je n'ai jamais mené un projet aussi loin que ces blocs d'écritures. J'écris par ordinateur, car je tape bien plus vite que j'écris.
Il y a quelques mois, j'écrivais à la main, puis je remettais ces lettres à mon psy, les cachant chez moi en attendant de les lui remettre.
Mais il n'y a que deux choses qui me permettent d'écrire aussi vite que je pense : taper sur un clavier ou parler (une écriture orale).
Il est 19h et maintenant, je déborde d'énergie, mes épaules bougent, je danse à moitié, mais je n'arrive pour autant pas à avancer. Car cette
fois ce n'est qu'une rage de bouger, mon corps qui se réveille de sa léthargie, l'esprit tente de suivre mais il ne produit qu'une bouillie
rageuse de pensée. Il tente de suivre mais il n'arrive pas. Ecrire, ecrire, continuer à écrire. Pourquoi je ne m'aime pas. Il est dur lorsqu'
on a envie de rien d'avoir envie de s'aimer. Je ne trouve pas de motif de m'aimer, j'ai peur d'être narcissique. Je voudrais faire la paix
avec moi même sans verser dans un narcissime odieux.
Plus tard peut être écrirai je des histoires, mais pour l'instant, je dois coucher le torrent des réflexions, il arrive, il est sans forme
mais il faut qu'il sorte. Je me sens quelque part proche d'une solution, d'un équilibre de vie dans lequel je pourrais m'épanouir. J'ai
peur de me tromper et d'espérer trop.
Pourquoi je ne m'aime pas, je le sais. Comment apprendre à s'aimer ? Cela semble si difficile, si irréalisable. Dois je apprendre à m'
aimer ou à aimer ma vie ? Je me lève toujours très tard, je passe tant de temps à ressasser des pensées, à les mâcher jusqu'à avoir une
sorte de bouillon infecte de pensée. Je me lève avec une impression désagréable en tête, je me lève, je ne suis pas frais.
Je suis en colère contre moi même, célibataire endurci,seul, avec peu de relations profondes d'amitiés. Je sais bien que je suis
responsable de cette situation. J'ai peur de mes sentiments, je recherche le contact, mais j'en ai profondément peur. J'ai peur de décevoir,
j'ai peur de m'impliquer, j'ai peur d'échouer. Je le répète, mais cela ne sort pas de moi. J'en ai marre. J'écris à toute vitesse dans l'
espoir que cela sorte. Je suis en colère, et peut être que je n'ai jamais su me pardonner, je n'ai jamais su me donner le temps.
Merde ! J'ai fait partie des 1 ou 2 % les plus intelligents de la population française, et je me sens aujourd'hui comme une pauvre merde.
Je suis fatigué.
Sans amour de soi, peut on mettre de l'amour à la tâche. Sans envie, sans motivation, sans volonté de vivre, peut on agir.
Je ne sais pas ce qui me terrifie.

Son altesse le Poulpe
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Waka le Ven 24 Fév 2012 - 15:49

Bon ca fait beaucoup. Je lirais une autre fois.

Bienvenue en attendant !!

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 15:54

Merci !

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Ven 24 Fév 2012 - 19:44

j'ai peur de m'impliquer, j'ai peur d'échouer. Je le répète, mais cela ne sort pas de moi. J'en ai marre. J'écris à toute vitesse dans l'
espoir que cela sorte.

On en est tous un peu là un jour ou l'autre, rassure-toi tu n'es pas seul.
Le début, j'aurais pu l'écrire tout autant que toi. Wink


Sans histoires, on peut aussi écrire. Garde trace, c'est important. Car après, en relisant plus tard, tu trouveras tes réponses qui ne seront pas venues entretemps. Ou autre chose aussi.


Merde ! J'ai fait partie des 1 ou 2 % les plus intelligents de la population française, et je me sens aujourd'hui comme une pauvre merde.
Bien envoyé. ^^
Le ressentiment que tu as, de quoi vient-il ? Du reflet que les autres te renvoient. Pas de ce que tu es toi, vraiment. S'ils sont moins intelligents, comment veux-tu qu'ils puissent justement comprendre ? On n'y peut rien, c'est comme ça.
Et puis, nous aussi on a du mal à comprendre les autres malgré notre empathie, on ne comprend pas comment et pourquoi ils font des choses qui nouss emblent (à nous) insensées et idiotes... Rolling Eyes

Alors, laisse tomber l'impression que tu as. Oublie-la.
Tu ES quelqu'un d'exceptionnel.
Tu ES un sensible intuitif.
Tu ES un magnifique être doué de plusieurs talents. Ils sont là. Ils parlent même pendant que tu écris, croyant que ce que tu dis là ne vaut pas grand-chose j'imagine... Or tu te trompes: ce que tu écris là, c'est toi, c'est ta pensée, c'est ta magie. Et la lire, est le cadeau actuel que tu offres.

Les artistes donnent des mots, des images. Tous n'ont pas besoin d'être lus, d'être vus. Cette part artistique les nourrit, et peut parfois nourrir aussi ceux qui passent devant, car il y en a toujours qui se reconnaîtront, ou à qui cela "parlera"...

Alors maintenant, laisse cette image déplaisante, de croire toutes ces pensées nocives, qui n'est pas tienne.
Tout te fait "croire" que tu es une merde ? Alors souris, et reste tel que tu es: le plus beau Poulpe Terrestre. Et sois-le entièrement, même (et surtout) si on te disait que c'était n'importe quoi, ou de la merde. Car c'est bien le contraire. Bisous

Et lorsque tu en auras assez de ramper au sol avec tes tentacules... ^^ (humour)
Eh bien saute un coup en l'air: les autres marchent sur le sol, et pour toi c'est difficile ? Alors c'est qu'il faut arrêter le sol. Crée-toi une bulle d'eau pour flotter dedans, invente la lévitation Poulpique, trouve la brèche dans laquelle tu te sens enfin à l'aise, surtout si "ça ne se fait pas comme ça"... Ange

Very Happy

Allez, hop, envol de Poulpe !!! sunny sunny sunny

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Ven 24 Fév 2012 - 23:03

Merci beaucoup Kara, je te répondrais demain ! Le texte que j'ai écrit ici n'a donc pas de rapport à ta réponse que tu m'a posté ce soir. Encore merci !

Ce soir, je n'ai pas tant de choses que ça à dire. Je ne pense que je ponderais un pavé. Le rythme des pensées s'est
tari. Mais bon, j'ai passé beaucoup (trop) de temps sur internet aujourd'hui. Mon esprit n'était pas libre de vagabon-
der. J'ai l'impression d'avoir reglé bien des problèmes, d'accéder à une certaine délivrance. Mais je me souviens que
j'ai déjà eu ce genres d'impressions dans le passé, et entre temps je me suis mutilé. Je ne sais pas si j'en garderais
des cicatrices. J'ai toujours besoin de musique, d'informations. Mais ce soir, cette collecte me semble plus raison-
-nable, moins frénétique. Je garde cette tendance à vouloir trop anticiper, je n'arrive pas à accepter que je ne peux
pas être parfait. Je n'accepte pas mes défauts. J'ai besoin constamment de me préparer, d'imaginer des conversations
avec des gens, imaginant ainsi ce que je pourrais leur répondre. Mais imaginant aussi ce qu'ils peuvent dire mais qu'
ils ne diront jamais, je me prend la tête pour rien. C'est un mode de pensée naturel.
Je tente de trouver au fond de moi, je ne veux pas retomber dans un mode de vie dépressif, je veux arriver à tra-
-vailler, j'en ai besoin pour réussir mon année. Il faut que j'arrête de me soucier des regards des gens, il faut
que j'arrête de prendre le moindre reproche comme une insulte. Plus qu'une insulte, le moindre commentaire négatif,
pas forcément une insulte, je le vis comme une profonde blessure. Il m'est arriver d'avoir des gros coups de blues
suite seulement à un reproche de quelqu'un que profondément je n'aimais pas. J'ai déjà eu un gros coup de blues en
ayant simplement vu à quel point des gens de ma promos étaient fort. Bon, j'arrête, là, pour une fois, je vais me
coucher avant une heure du mat.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Ven 24 Fév 2012 - 23:07

Belle nuit je te souhaite ... atoidenfercequetuvoudras :-)

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Sam 25 Fév 2012 - 18:46

Merci beaucoup à vous deux. En fait Kara, je n'ai pas autre chose à te répondre sinon Merci pour tes conseils.

Je n'arrive toujours pas à travailler. J'entend par travaille toute tâche constructive. Je me met à la tâche, mais une
hésitation arrive. Je n'y arrive pas. C'est une hésitation, une angoisse, une peur.
Je ne sais pas ce qui m'empêche de finir de faire ma vaissaille, ce qui m'empêche de nettoyer ma table. Une frousse
terrible, j'en connais l'origine, mais je n'arrive pas à la vaincre. Toute cette appréhension. J'ai l'impression d'avoir
peur de faire les actes les plus élementaires. Qu'est ce qui peut me faire peur en essuyant une table ? Merde. Je ne
risque pas d'échouer. Les seules raisons d'échouer serait d'avoir parkinson plus je ne sais combien d'autres maladies.
Mais j'ai peur, j'ai vraiment peur de chacun des actes de la vie. J'ai peur de décevoir les gens, j'ai peur d'agir.
Je ne trouve plus mes mots, j'ai passé trop de temps sur internet. Je ne peux suivre les rythmes scolaires, mais si
l'on ne me sort pas de ma crasse caverne. Je ne fais pas gaffe dans mes gestes, dans le quotidien j'ai perdu tout
intérêt pour les choses. J'ai beau nettoyé mon appartemment régulièrement, il devient crade en trois secondes. Il
faut dire, je renverse tout à tout va sans faire gaffe.
Je veux vaincre cette peur aujourd'hui.
Etre organisé, être parfait, cela m'obsède tellement. C'est un cercle vicieux, mes obsessions me mène à me désorga-
-niser à vivre comme une pauvre larve minable, elles renforcent mes peurs responsable de mes maux. C'est quasiment une
exixologie.
http://cereales.lapin.org/index.php?number=2308strips
Je dois apprendre à aimer la vie, à apprendre à m'aimer malgré mes imperfections. Ça n'existe pas un livre le bonheur
pour les nuls (oui ça existe, c'est plaidoyer pour le bonheur de Matthieu ricard mais larve que je suis, je ne suis pas
allé l'acheter).

________________________________________________ Edit 19H34 25/02/12

Mon angoisse est d'ordre spirituelle. Quand j'avais cinq six ans, j'ai commencé à pleurer mes grand-pères morts avant ma naissance. Aujourd'hui encore quand j'écris ces lignes, je ressens une légère tristesse, une légère tension des épaules. Combien de temps ai je passé à pleurer mes grand-pères ? Combien de temps ai je passé à pleurer sur ces gens que je ne connaitrai pas. J'ai déjà grondé mon chien étant petit, puis je l'ai pris dans mes bras et ai pleuré car je savais qu'il allait mourir. Il est mort 10 ans plus tard le bestiaux. La mort m'a toujours terrifié, une angoisse existentielle incroyable. Je ne crois pas, je ne crois ni en Bouddha, ni en Dieu. Je pense que malgré tout j'ai une vision cosmique des choses, une pensée philosophique. Une façon de voir peu élaborée, maladroite, mais je me la suis construite comme même. J'ai toujours recherché la transcendance, dans chaque acte je cherche la transcendance, je cherche la transcendance dans l'art, dans la science, dans la politique. Cette transcendance me terrifie tellement qu'elle me paralyse lorsque je désire agir. Je suis tellement obsédé par cette transcendance, ce besoin d'avoir une maitrise, raison sur tout, que je me néglige, je ne m'accepte pas simple humain, zèbre peut être mais je reste un simple humain. Alors cette angoisse existentielle, je tente de la noyer dans l'ordinateur, dans la lecture frénétique. Je voudrais devenir transcendant maintenant. Je me suis mainte fois fantasmé en étant né autrement, en souffreteux dramatique trop dark que l'on pourrait plaindre, en mort héroïque, en femme qui porte la vie, cela m'est passé. Mais je continue parfois à rêver, et si j'étais né mieux. Notre époque méprise le spirituel et valorise la consommation (oui je suis un bobo), ma rédemption je la trouve sous la consommation la plus brut, la plus ignoble. Mais elle ne me suffit pas et j'ai besoin de vivre simplement. Avoir conscience que je respire et l'âme calme.
Je ne supporte pas l'aide, je ne supporte pas d'utiliser une béquille, je ne supporte pas de ne pas réussir du premier coup, je recherche la transcendance, je ne supporte pas l'imperfection. Est ce que je saurai accepter que je suis humain, je ne sais pas. Je me suis toujours demandé ce que je serais devenu si j'étais né à une autre époque. Très probablement ermite ou moine, une larve de vie spirituelle. J'ai toujours trouvé la notion de dieu magnifique, l'absolue, mais profondément je n'y crois pas. J'ai toujours trouvé la dynamique du karma du Bouddhisme magnifique, mais je n'y crois pas. J'ai besoin de me débarasser de cette pression de la transcendance qui m'étouffe. Je veux être libre. Cette recherche du perfectionnisme m'emprisonne spirituellement, émotionnellement. Je rêverai de savoir pleurais. Je suis un homme, on m'a appris à ne pas pleurer, et je ne sais plus pleurer. Au fond, j'en ressens une rage profonde. Je ne peux le dire qu'ici, tout autre personne trouverai ça insensé, mais je suis profondément triste de ne plus savoir pleuré. J'aurais eu besoin de pleuré tellement de fois, de ressentir cette douleur, cette tristesse, mais cette partie de moi m'a été enlevée par des préjugés sociaux débiles.

____________________________________________________________________Edit 00H52 26/02/12

L'angoisse de se dépasser. Elle est si présente. Je veux me transcender, c'est en partie pour ça que je me suis dirigé vers l'art. Entre l'art et la religion, il n'y a qu'un pas. Il suffit de lire la biographie de Vincent Van Gogh pour s'en convaincre. Elle vient sûrement d'ici ma peur de faire. Je n'aime pas ce monde. Trop bassement matériel, trop moche. Je voudrais vivre dans le monde des poètes, des artistes et des scientifiques, 1 + 1 = 2 est bien plus beau que deux merdes, la vie organique qui se passe dans ces merdes est bien plus belle que ces merdes elle même. Je ne me sens vraiment pas à l'aise avec ce monde. D'un côté, je me confine à des endroits moches, larve que je suis, je git dans mon studio, pourtant j'aimerais aller dans des endroits bien plus beau comme des forêts.
J'aime comprendre l'origine de mes angoisses, il y a en partie la responsabilité de mes parents, mon père notamment, mais je déteste l'accuser, il l'a déjà extrêmement "bonifier" les souffrances que ses parents lui ont transmis, et il m'a aimé, il l'a montré d'une façon peut évidente, mais il y avait derrière un véritable souci pour moi, mais il y a aussi ce cauchemar, la mort de mes grand-pères, la pire angoisse de ma vie. Je pense que je n'ai jamais pu faire face correctement à cette angoisse. Je l'ai refoulé au possible. Mais maintenant, comment affronter la mort ? Ce sujet sur lequel tout humain ne sait quoi dire, penser ou répondre avec certitude.
A la fois internet dans mon combat quotidien m'aide et me dessert. Il me dessert car il me permet de fuir les problèmes, pourquoi se concentrer quand on peut consulter cinquantes articles à la suite ? Déphaser son cerveau de la réalité, à la fois il me sert car vous êtes là.
Je me répète, mais j'aimerais parfois pouvoir pleurer librement, pleurer pour expurger mes angoisses, pleurer pour relâcher la pression, mais les codes sociaux sont ce qu'ils sont. Un homme est fort, un homme est triste, il ne pleure pas, il est solide comme un roc. Ce souci de transcendance est notamment masculin, mais je l'ai poussé à l'extrême. Le cerveau. J'étais doué pour retenir des choses. Petit, je me démarquais par ma culture hors-norme, et à force de me larver devant internet, bien que je n'en retire que peu de choses, j'en retire des chose. Tandis que je me sens nul en tout, ma culture m'a toujours permis de briller. Désorganisé, brouillon, cela revenait et cela revient souvent dans mes bulletins, mais de bonne volonté et très cultivé revient aussi. Alors que j'étais assez peu félicité, ma culture revenait. Dans mon souci de transcendance, de dépasser le mortel commun, j'ai voulu pousser aussi loin cet atout. Trop, jusqu'à l'obsession. Cette obsession de la connaissance, quelque part je n'arrive pas vraiment à le remettre en cause, mais je me demande si mon rapport n'y est pas malsain. Perfectionnisme, quand tu nous tiens.
Accepte ce monde et apprend à t'aimer, voilà mon nouveau mot d'ordre en attendant d'en avoir un autre. Faible physiquement, mais plus intelligent sans pour autant avoir de meilleures notes, j'en suis venu à détester ce qui se rapporte avec le corps et le réel et fini par vivre dans une obsession intellectualiste malsaine. Chez moi est à l'image de ce que je suis. Je laisse tomber les choses, je laisse la saleté s'installer, il faut vraiment que je m'auto-mette un coup de pied dans le cul pour remettre de l'ordre, et ça me prend du temps. Se réfugier dans l'internet est tellement plus facile. Mais lorsque je n'avais pas internet, je trouvais d'autres moyens : dictionnaire, relire toujours et encore les mêmes livres. Lorsque je n'avais rien de tout ça, dormir, somnoler. Il va être dur de me débarrasser de mon angoisse relationnelle, car sur un fond elle est raisonnée : effectivement, je suis un hurluberlu. Je connais le rejet, je suis vraiment vraiment pas doué avec les fille. Avec les garçons non plus, mais ça a moins d'importance.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 26 Fév 2012 - 12:11

La pression, la transcendance. Je dois encore écrire des lignes et des lignes. Ce n'est pas une lubie, mais bien une obligation, c'est la seule solution pour échapper à ces cauchemars. Je recherche la transcendance, je recherche la perfection. Cette quête d'absolue m'obsède. J'en viens à me négliger moi. Pourquoi je n'arrive pas à m'aimer ? Pourquoi je n'arrive pas à avoir confiance en moi. Pourquoi ? Comment faire ? La confiance en soi. Comment lâcher prise, comme se relâcher de toute prise, comme se débarasser de ses vieux démons qui m'obsèdent depuis si longtemps. Comment ?
Quelle attitude j'adopte devant la mort, je ne saurais trop le dire. Elle me parait si lointaine. Elle ne me terrifie plus. Je la regrette, je l'accepte comme réalité metaphysique et la croit nécessaire pour que le monde puisse avancer. Je regrette qu'elle soit là pour m'imposer des limites. Je ne pourrais pas connaitre tout. Déjà mes journées de 24 h m'oppressent terriblement. J'ai du mal à accepter la notion de temps. Ma recherche d'absolue est telle que je ne peux tolérer toute imperfection ou chose futile. J'aimerais rencontrer mon moi profond et me réconcilier avec lui, reprendre contact avec moi cet inconnu.
Quelle angoisse ! Elle est là, elle m'accompagne constamment.
Pourquoi ne pas agir. En quoi ces rites quotidiens m'effraient. Je dois apprendre à m'aimer. Ce que n'est que la millionième fois que je le dis. Je dois
apprendre à m'aimer, à avoir confiance en moi. Mais je n'y arrive pas. S'aimer. Cela semble si facile pourtant.

___________________________________________________Edit 12H56 26/02/2012

Apprendre à s'aimer. Je tente de le faire. Il faut que j'accepte mes défauts, il faut que j'accepte aussi le fait d'avoir besoin de temps, que les tâches sont parfois longues avant d'arriver à la récompense. Que même pour les tâches les plus élémentaires, on a parfois de plusieurs heures même si elles sont la succession de tâches simple. Laver, nettoyer, essuyer, tout cela prend tant de temps. Je dois accepter. Tout prend du temps. Et face à cette angoisse de la mort imminente, face à la peur du néant, je dois accepter la futilité, je dois accepter quelque part la futilité de ma vie. Je suis un zèbre, mais je sais que je ne suis pas le plus "zèbre", mes rayures ne sont pas si incroyables que ça, elles sont une particularité mais il en existe beaucoup de personnes comme moi. Trop peu pour en rencontrer régulièrement, mais assez pour savoir que je ne suis pas si unique. Que je ne suis pas forcément appelé à un destin exceptionnel. J'ai le droit à une vie normale. Pas celle des gens incroyables faites de souffrances et de gloires, mais quelque part j'aspire à une vie normale, et accepter ce fait.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par rv le Dim 26 Fév 2012 - 16:40

Ok PaR,
je t'ai lu
et je me suis vu 15 ans en arrière.
L'expérience apporte des réponses.
Wink

rv
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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Sethdetable le Dim 26 Fév 2012 - 19:23

Mêmes questions : pourquoi ne suis-je pas moi ? Ah, oui, je le veux plus que tout au monde, mais surtout, je ne le veux pas : j'ai peur d'être moi.
Et j'ai peur que les autres aient peur que je sois moi.

D'autres l'ont fort bien écrit :

"L'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

— Charles Baudelaire"

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher...

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Dim 26 Fév 2012 - 22:07

@ poulpe à rayures,

J'ai tout aimé et tout compris...
Mes vieilles douleurs à moi se sont rappelées...
Mal tout comme ça j'ai eu par le passé...

Mais, sincèrement merci pour avoir écrit "J'ai été parmi les 1 à 2% des personnes les plus intelligentes" ... ça m'a permis de comprendre que 98 à 99 % des gens sont moins intelligent que moi... Ca me donne un peu le vertige vu comme cela!!! Et pourtant comme cela je comprends mieux. Merci Merci Merci


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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Dim 26 Fév 2012 - 22:49

...donc si il y a 65 000 000 de français ... 2% cela fait 63 700 000 français en dessous de l'intelligence d'un surdoué... et 1% 64 350 000 ... de personnes en France qui n'ont pas le même fonctionnement intellectuel et affectif... On comprend le malaise... bounce Ca secoue un peu d'être en haut de la pyramide... ou de regardez la courbe de Gauss, non pas de face, mais au bout, en ayant tout le monde derrière nous... ou devant car il vaut mieux veiller sur tout ce monde là... Ange

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Dim 26 Fév 2012 - 23:39

Merci à vous tous tout d'abord de m'avoir lu !

Ce qui me fait bien plaisir pour Azenor et RV, c'est de voir que vous parlez de vos souffrances au passé. Je doute un peu d'arriver à surmonter mes difficultés. Aujourd'hui je suis fier de moi. J'ai fais la vaisselle juste après avoir mangé, je n'ai pas laissé de saleté traîner. Des victoires minimes et j'ignore si je les renouvellerais demain, mais des petites victoires tout de même.
En ce qui concerne l'intelligence, je garde toujours une grande méfiance envers ce concept. L'intelligence est plus complexe que la représentation que l'on peut s'en faire. J'ai l'impression qu'on peut être très intelligent sans nécessairement pouvoir faire des choses extraordinaires. L'intelligence dans notre société est synonyme de rendement, ce qui n'est pas forcément ça. L'intelligence dans notre société a tendance à être réduite à une simple performance, à faire des choses extraordinaires. De plus, on a tendance à réduire l'intelligence au QI, hors le QI n'est que le reflet de l'intelligence logico mathématique, pas forcément l'intelligence elle même. De mon intelligence, je n'en présente comme caractéristique qu'une grande culture. Je ne me suis pas reconnu dans ses portraits de Zèbre qui faisaient des choses extraordinaire, je suis zèbre simplement différent. Enfin, j'étudie l'art. Quand on voit la création de chacun qui ne peut être pas plus personnel, on se rend bien compte que chacun a un vécu qui est propre, et que même si l'on est zèbre, on ne regroupe pas tout les chemins des gens normaux, on a un chemin plus long, mais aussi différent. Je sais aussi que bien que je suis zèbre, des gens, qui passent sûrement sur ce forum présentent peut être une intelligence plus développé au point que leur différence entre eux et moi et semblable entre celle un zèbre et un non zèbre. Quelque part, c'est triste, car ces zèbres seront encore plus seuls que ne le sont déjà les zèbres normaux, et sûrement plus malheureux. Cela me force aussi à une certaine humilité. Je savais déjà que j'étais un peu plus intelligent, pas autant que les tests ne l'ont montré. Au début, ce chiffre m'a obsédé. C'était mon seul repère, je ne savais rien, j'étais perdu, mais j'étais ce chiffre. Ce chiffre me mettait au dessus de la plupart des gens, mais aussi il m'assener comme vérité que je ne suis pas au sommet de la pyramide. Tant mieux au final, je peux envisager d'avoir une vie commune, pas comme celle des gens normaux, mais je ne me sens pas obligé d'être un sauveur, d'apporter une réponse aux gens.

J'ai l'impression que les blocs que j'ai écris m'ont déjà délivré de beaucoup de choses. Je ne sais pas combien de temps dura cette délivrance. Je me suis parfois senti délivré quelques instants, et alors les souffrances reviennent. Toute cette introspection me force à aller toujours plus profondément, à déterrer de nouvelles souffrances que j'ai refoulé mais qu'il faut maintenant combattre. Je suis au fond d'un trou, j'ai faim, j'ai soif, si je creuse au fond de ce trou, je peux y trouver un peu à boire, à manger, mais j'espère surtout trouver l'échelle qui me permettra d'en sortir.
Je garde devant la tâche une hésitation. Elle me semble insurmontable. Je dois accepter qu'il me faut du temps. Et je dois accepter de ne pas être dieu. Je suis peut être zèbre, mais je dois accepter que je puisse éprouver des difficultés là où d'autres n'en n'ont pas éprouvé. Bien qu'ils ne soient pas zèbres. La difficulté me fait peur car c'est le risque d'échoué. Je vois les grandes tâches comme des conglomérats de difficultés. Je préfère fuir les difficultés que les affronter. J'ai tellement peur d'échouer que je préfère bâcler. Si j'échoue quelque chose, je le prend profondément pour moi. Profondément au point qu'échouer à faire quelque chose revient pour moi à échouer ma vie.

_____________________________________________________________________________00H19 27/02/2012

J'ai toujours peur. Rationnaliser tout, c'est une tentative de rationnaliser ce qui est le plus difficilement rationnalisable dans la vie : la mort. Face à la mort, on se sent petit, qu'importe nos certitudes, elle marche droit devant nous, et nous détruira trop tôt pour les malchanceux, au moment venu pour les chanceux. J'ai besoin de tout rationnaliser, j'ai besoin de me répéter dans les même phrases dans ma tête tout le temps, j'ai besoin tandis qu'un débat est passé de me prendre la tête à trouver des arguments, ce n'est plus réfléchir, c'est me prendre la tête, c'est vouloir rejouer un débat. J'ai besoin de convaincre les gens qui sont mes modèles, j'ai besoin d'imaginer les arguments que j'utiliserais face au gens qui m'écrase par leur grande confiance, leur réussite, ce n'est pas leur faute. Convaincre, rationnaliser. Je peux échouer, je peux me retrouver en difficulté, je peux avoir besoin de temps. J'ai besoin de me répéter ça, car si je le sais, je n'en ai pas encore conscience. J'adore ma famille, ils me sont si précieux, malgré tout quelque part ils m'écrasaient. Je suis le plus petit, mais ils m'écrasaient, car j'étais le plus faible, et je devais quelque part prendre moins de place. J'en prenais beaucoup dans l'attention de mes parents, peut être trop et pas assez pour mes frères et soeurs, mais je les admire et les admirait tellement que tout cela m'écrasait. J'étais si différent d'eux, non pas qu'il y ait une question de Zebritude là dedans, mais de par l'âge, le caractère, les choix. J'ai besoin d'apprendre à m'aimer. A me faire confiance. Je voudrais tuer mes peurs, ma peur de moi. J'écrivais que j'étais seul, c'est faux, des gens s'inquiètent pour moi, mais j'ai du mal à les comprendre, j'ai du mal à comprendre, j'ai du mal à avoir cette empathie naturelle. J'ai l'impression de l'avoir perdu, je ne sais pas si c'est vrai ou faux. J'ai incroyablement peur de la souffrance, du reproche, de la douleur physique. Cela m'a sauvé, c'est pour ça que je n'ai que des cicatrices sur mon bras, et depuis le temps que je me suis fait ces blessures, j'en ai peur, je les porterais à vie. J'ai peur de la douleur, j'ai peur de la mort. Je me souvient de moi recroquevillé pleurant mes grand-pères. Un professeur me demandait pourquoi je pleurais, moi qui répondait sans trop croire à la possibilité d'être cru de ce mensonge "j'ai une poussière dans l'oeil". Déjà, refoule tes douleurs, et tais-toi.
Que pourrai je dire à cet enfant, que pourrai je lui dire si je devais m'assoir à côté de lui et l'aider à combattre ses peurs. Je ne sais pas. L'obsession de la mort me faisait douter en la vie elle même, en sa valeur.


Dernière édition par Poulpe à rayures le Lun 27 Fév 2012 - 0:20, édité 1 fois

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Lun 27 Fév 2012 - 0:08

@poulpe à rayures

petite précision : les mêmes douleurs, certes, mais sans les petites coupures... j'ai toujours préféré la carte bleue Smile

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 27 Fév 2012 - 0:21

Smile

P.S : j'ai édité mon message d'en haut pour rajouter un pavé.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Lun 27 Fév 2012 - 20:46

Je suis fatigué, fatigué de vivre. La fin de la journée. Les journées sont épuisantes pour moi autant d'un point de vue physique que psychique. Mais pas de pitié pour les faibles. Cela ne se voit pas que je suis faible, mais quand j'ai tenté de le montré, j'en ai pris plein la gueule. Là, tout de suite, j'en ai marre de vivre. J'ai l'image de mes veines coupées en tête et mon sang couler dans le lavabo. Etrangement, je n'ai pas envie de me suicider. Mais j'en ai comme même marre.
Aujourd'hui, nous avons entamé un travail en groupe. Je suis mauvais là dedans. Je communique mal, même avec les autres zèbres. Je n'ai jamais eu l'occasion de savoir vraiment communiquer. J'ai toujours l'impression d'être né dans un pays où le langage est simple. Pas simple dans le sens orthographe et tout le tralàlà, ce serait hypocrite au vu du nombre de fautes que je fais, mais simple car il manque du vocabulaire. Il manque des mots pour nommer des émotions, des concepts, il manque des mots qui devraient remplacer des phrases entières.
La crise d'angoisse. C'est ça qui m'arrive, une crise de panique. Une crise de panique contrebalancée par une peur panique de l'échec. Peur panique du travail contre peur panique de l'échec, pour l'instant, c'est la dernière qui gagne. Les deux sont liées et sont nées en même temps. Une crise d'angoisse, je balançais des idées autant que je pouvais, je tenter de maitrisais, je ne maitrisais rien. Une crise d'angoisse. Je tentais de montrer que je maitrisais le sujet. Je paniquais. Je n'arrivais pas à travailler, je n'arrivais pas à me lancer dans le sujet. L'idée que je m'en suis faite était si idéale que commençais à la réaliser serait la détruire. La panique, je me répète, mais c'était ça. Je l'ai compris, la panique. Les idées fusaient de partout, je créais quelque chose d'idéal, mais je paniquais, les épaules tendues, la paroles hésitantes, je devais poser des questions. Je pose tout le temps des questions. Je m'inquiète trop. Je suis épuisé. Cette nouvelle demande à généré chez moi une grande angoisse. Une angoisse immense.
Cette angoisse, elle venait du plus profond de mes tripes.
Petit, j'agissais, je fabriquais mes trucs. Mais j'ai rapidement arrêté.
Je ne saurais quoi écrire d'autre sur cette angoisse. Elle est encore présente. Elle est là, je la sens, je voudrais qu'elle me quitte, mais elle reste là, dans les épaules. Elle est présente dans les épaules, dans la tête. J'en ai marre. Une tension épouvantable. Je crois que le pire c'est dans la tête. Une peur d'agir, une peur du sujet. Lorsque je veux faire quelque chose, je m'en créais une représentation mentale idéalisée. Lorsque vient la pratique, la différence est tellement cruelle. J'ai l'idée de la beauté, mais je suis si gauche, c'est insupportable. L'idéal devrait à mes yeux être instantané. Je passe mon temps à rêver de situations idéales, d'un moi idéal, de réalisations . La réalité est tellement plus cruelle.
Le souci de transcendance, répéter ça ne me fait plus rien. Cela ne me fait plus avancer.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par NauT île le Lun 27 Fév 2012 - 23:23

les larmes me sont montés en te lisant je me retrouve dans beaucoup de choses juste une envie Long hug

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Mar 28 Fév 2012 - 22:39

@ Naut Île Long hug

Je suis crevé. Rien d'anormal, juste ma journée de cours.
Cela s'est relativement bien passé. Toujours les pensées perturbantes qui viennent et reviennent. Le stress, la peur. Elle s'est attenuée par rapport à hier. On me demandait quelque chose de moins nouveau aussi. Des sujets plus habituels, la pression était moins grande. Je recherche, je recherche à l'intérieur de moi. Je me force quelque part ce soir à écrire. Je tente d'en prendre l'habitude pour quelque temps. Afin de me débarasser de mes névroses. Je n'ai pas envie de prendre le temps. Je suis incapable de dire du bien de ce que je fais complètement incapable, ou presque. J'ai l'impression de me sentir trop fier lorsque j'en éprouve une quelconque satisfaction. J'aurais besoin que quelqu'un me fasse un compliment pour pouvoir être vraiment satisfait de moi. Ainsi, je fais dépendre mon jugement de moi des autres personnes. A l'inverse, si je ne suis pas satisfait de moi, et que l'on me complimente, ça me fait plaisir, mais quelque part, je me sens mal à l'aise. Je rêve encore de mourir, c'est une volonté qui revient trop souvent. Je rêve d'une mort grandiose, contrairement à ma vie. Perfectionniste jusqu'à ses désirs morbides.
Je privilégie largement l'idée à la réalisation. Je ne sais pas pourquoi. A force de me démarquer par mes idées, ai-je dévalorisé l'action. Je n'en sais rien.
Je ne m'aime pas beaucoup, j'hésite, pourtant je me suis battu, je me suis battu même si j'ai beaucoup échoué. Cela fait combien de temps que sans relâche, je tente de devenir plus travailleur, plus organisé.
La pensée me dit ce que je devrais être, l'action définit ce que je suis. Je pense que je peux dire que ces trois dernières années, je me suis battu, je suis aller voir des psys, j'ai entamé un travail d'introspection, j'ai deterré des souvenirs qui m'ont fait mal, j'ai chuter bas, mais je me suis relevé. Je ne devrais peut pas être aussi dur envers moi même. Mais malgré tout, j'ai un peu honte de m'envoyer des fleurs. De me dire que je n'ai pas tour rater.
J'ai des raisons de relever la tête, d'arrêter de douter. J'ai des ressources. Ce que je fais n'est pas parfait, mais je fais, je dois tenter. C'est mieux que rien faire. Je suis fatigué, j'ai l'impression d'écrire sans trop grande conviction, mais je trouve comme même des idées.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Jeu 1 Mar 2012 - 23:12

Je me prend la tête. Je me prend la tête pour rien. Je suis sorti du psy. J'ai eu une acalmie de la tempête de pensée qui me hante d'habitude. Cette acalmie a du durer une demi heure. Une affiche a reveillé la tempête, oui une simple affiche : Maryline (Monroe)-Biopic-Biopsie-Autopsie. J'ai fait trois pas pour toutes ces pensées. Il faut que je courre, que j'écoute de la musique. Que je me vide la tête. Ma fatigue vient en partie de là. J'aime écrire. J'ai l'impression que le rythme de mes pensées ont décrues mais c'est le seul moment où l'action et la pensée sont raccord. J'écoute Meredith Monk. Cette femme est un oiseau. Je ferme les yeux, je dodeline de la tête, je tente de m'évader dans la musique. De m'échapper.
Mon psy m'a dit que j'intellectualisais trop, c'est vrai. Il m'a dit que je devrais tenter d'être plus spontané. Mais je tente d'être plus spontané en intellectualisant. Je me demande comment je serais si l''on me parlait dans la rue juste après une séance de psy. Dans la demi-heure qui vient, je serais peut être plus spontané. Je prend tu temps pour parler chez le psy, mes phrases sont hâchées, hésitantes, je tente de les trouver. Exprimer quelque chose permet de se délivrer, écrire est quelque chose mais parler permet de faire sortir plus de choses.
Ecrire chaque soir tant à devenir une discipline. L'ordinateur, mon outil de dépendance, devient pendant quelque temps un outil de délivrance. Je n'ai pas une écriture manuscrite assez rapide pour exprimer les choses. Ecrire, je comprend pourquoi Van Gogh envoya tant de lettres à son frère. J'espère ne pas avoir le même destin que lui.
Retrospectivement, j'ai l'impression lorsque j'ai commencé toute cette introspection d'avoir commencé un long voyage. Est ce que je devrais arrêter ce voyage ? Je n'en ai pas l'impression, je saurais quand je l'aurais terminé.
Trop de perfectionnisme. La question ne se pose plus sur le perfectionnisme mais pourquoi je suis perfectionniste ? Non pas pour quels raisons je suis devenu perfectionniste mais qu'est ce qui me pousse à désirer jusqu'à l'absurde un perfectionnisme intellectuel. Pourquoi cela se retrouve t il chez d'autres zèbres ? A cette dernière question, je ne pourrais pas y répondre, car je ne suis pas psychologue.
Quel sentiment. Je pense que mon estime est faussé. J'attend pour pouvoir m'estimer l'estime des autres, bien sûr pour personne c'est nécessaire, mais l'indifférence devrait être supportable. J'ai besoin constamment d'avoir des réactions, des encouragements.
Je sais que je devrais avoir autre chose à dire car je m'apprête à aller sur la page de Lemonde.fr pour regarder les nouvelles. Je les ai déjà regardée trois fois aujourd'hui, mais je ne me souviens pas qu'elles sont elle ?
J'ai associé réussite et affection. La réussite est pour moi le moyen d'avoir de l'affection. Réussite = Admiration = Affection. Mais je recherche l'absolu. Je ressens le besoin de perfectio, je ressens le besoin de me mettre au delà du lot. Voilà pourquoi je n'aime pas que l'on parle des Zèbres en tant que plus intelligent, cela me pourrit la vie ce genre de pensée. Puis je être libre en tant que Zèbre d'être médiocre ? De ne pas atteindre l'excellence, de mettre du temps à apprendre. J'ai une vaste culture, une bonne capacité d'analyse, mais je ne suis pas destiné à être une bête de travail ou de réussite scolaire. Je me sens seul, mais je n'aspire plus à la célébrité, à la gloire ou ce genre de choses, je veux juste trouver mon troupeau.
Mes modèles sont des hommes et des femmes connus. La conscience que nous sommes des milliards et qu'il n'y a que quelques centaines de personnes dont l'humanité retiendra le nom m'angoisse.
Si j'ai plus un temps en tenant un rôle, je vais tenter de tenir ce rôle même si il est en inadéquation avec mon humeur du moment. Je crois que la volonté de me retrouver en ermite, eloigné de tout m'est toujours venu, échapper à la pression du travail est associée à s'échapper de la société, du monde des gens. Je me rêve en ermite dans la forêt, eloigné de toute vie humaine, nu, barbu, les cheveux long, bête sauvage qui ne ferait que contempler la forêt verte autour de lui. J'idéalise le monde sylvestre.
Je ne me bat plus pour la célébrité, je ne me bat plus pour obtenir vainement l'amour des gens. Pourquoi pourrai je me battre maintenant que j'ai perdu mes illusions passées.
Je m'identifie parfois au roseau de la fable de la Fontaine, face à la tempête, je plie, je ne pousse pas très haut, je courbe certes la tête dans le sens du vent, mais ne je ne romps pas. Je me fais parfois peur, et j'ai peur de rompre.
Je ne sais pas comment arrêter ce déluge de pensée incessants, perturbants. Je prend une heure à m'exprimer sans relâche pour arriver à avoir une demi-heure de relatif calme, mais le moindre détail va de nouveau engranger un nouveau déluge de pensées incessantes. Des détails bêtes, mais ce qui me fait embrayer est ma trop grande dépendance envers l'estime des autres. Je ne sais pas si cette trop grande dépendance est une névrose ou simplement humaine. Je remarques comme même des choses qui reviennent, comme la volonté de convaincre par les idées des gens qui se rapprochent de la figure paternelle. Ou des personnes dont l'estime me semble être des points clés.
Je errer, je tourne en rond, je ne trouve pas. Ai je du mal à communiquer avec les gens puisque je vais trop loin ? Plutôt que d'aller au but direct, je réfléchis aux conséquences lointaines, de même avec mon travail.

_________________________________________________________________________________________________________

Je ne sais pas si j'ai fini mon introspection. Peut être dura t-elle toute ma vie, j'ai besoin maintenant peut être de passer à l'action tout en gardant des moments d'introspection, trouver un nouvel équilibre.

__________________________________________________________________________________________________________

Mon objectif est d'arriver à travailler d'avantage. Aujourd'hui j'ai eu un gros coup de blues. Cela m'arrive régulièrement, des gros coup de blues très violents, ou je pense à me suicider, de diverses façons. Ces coups de blues m'inquiètent car ils n'ont pas de raions précises, seulement des petits échecs. J'ai déjà eu ce genre de coup de blues car je m'étais retrouvé face aux travaux de gens plus jeunes que moi bien plus avancés sur le plan artistique, j'ai déjà eu ce genre de choses juste après un simple contrôle echoué. Mes études me pèsent, je n'ai toujours pas de grande capacité de travail, les demandes de rendus se démultiplient, je suis à bout de souffle. Je rentre chez moi et je passe mon temps sur un ordinateur, je ne pourrais pas rendre ce qu'on me demande. Je vais échouer, j'ai l'impression d'aller à l'abbatoir. Je croyais que j'avais accepté ce fait, mais c'est psychologiquement comme même difficile. 3 ans d'études pour rien. Pas exactement pour rien, j'aurais appris bien des choses mais je n'aurais pas le diplôme. Ce n'est pas un problème de ne pas avoir les notions, c'est juste le manque de temps pour pouvoir les appliquer. 3 ans de ma vie qui quelque part ne garderont pas la trace d'un diplôme. Pourquoi je fais ça ? Je ne sais pas. Ma vie se résume à mon travail, mes seuls objectifs sont d'avoir mes diplômes. Je ne veux pas être éternellement dépendant de mes parents, tout ça, mais je comprend à quel point cela est malsain. Mon désespoir est grand car ma vie se résume aux diplômes, au travail, à la progression psychologique. L'ambiance dans ma classe me pèse, j'ai l'impression de ne pas arriver à "renaître" dans mon attitude envers les gens de ma classe. Tout devient plus clair dans ma tête, malgré tout je n'arrive toujours pas à communiquer avec les gens. Les gens de ma classe, sympa, ils me proposent de venir aux soirées, ils m'apprécient au fond, mais je me sens comme même comme un étranger vis à vis d'eux. Je ne les comprend pas, je ne pense pas qu'ils me comprennent, j'aimerais bien montrer un visage plus humain, moins nevrosé, nerveux, enchainant les propos stupides. Je pense néanmoins que c'est ma nature d'être seul. Quel objectif puis je avoir dans la vie si c'est ni la perfection intellectuelle, ni de me réaliser aux travers des amis et petites amies, ni au travers des diplômes, quels objectifs pourrai je avoir ? Je n'ai pas de certitudes, je ne sais rien. Je ne sais pas de quelle façon je gagnerais ma vie, je n'y connais rien à l'amour.
Pourquoi je me bat ? Il est facile de se battre pour quelqu'un d'autre mais se battre pour soi, en quoi est ce motivant ? Je n'ai pas de religion, je n'ai pas d'amour, je n'ai pas de buts concrétisables. Lorsque je rentre chez moi, je regarde en direction des montagnes. Je sais qu'elles sont trops petites, qu'il y a trop de villages pour que je puisse m'y perdre. Je n'ai pas envie d'y emmener mon matériel, je ne pense pas à prévoir une fois rentré chez moi.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Jeu 1 Mar 2012 - 23:37

Bonsoir Poulpe,

Tu as de très belles rayures ce soir.

Ce qui m'a permis de me détacher en partie de certaines obsessions, c'est de détacher physiquement mon regard...moins regarder si tu veux... cela m'a demandé un effort au début, mais aujourd'hui je ne suis plus happée en permanence par les affiches, personnes que je croise, devantures de magasins, circulation... Il faut juste supporter l'idée de croiser quelqu'un que l'on connait, sans le voir et qu'il puisse nous le reprocher (selon nous)...Il a fallu aussi que je m'habitue à l'idée d'être plus bête, car ne pas être en réflexion intellectuelle permanente était synonyme pour moi de bêtise, de normalité... gérer le vide en somme.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Ven 2 Mar 2012 - 19:50

Merci pour le compliment, pour le coup, c'est l'écriture de deux jours et merci pour les conseils, je tenterais de les appliquer.

Aujourd'hui fut une bonne journée. Sans trop de soucis, d'incompréhensions. Je ne pense pas que cela va durer longtemps. Cependant, passer une bonne journée exerce sur moi une grande pression. En effet, à partir du moment où j'ai pu constater cette amélioration, je vais être stressé par cette amélioration. Je souhaite la conserver. Être parmi les gens est pour moi un véritable défi, toute amélioration ou détoriation des rapports humains engendre un terrible stress. Je devrais peut être accepter de ne pas être "bien" tout les jours.
Malheureusement, je serais et je resterais un étranger. Ce n'est pas une volonté, c'est un constat. En terme de goût, d'intérêts, je serais toujours en dehors de la sphère des gens "normaux". Je ne sais pas si j'ai raison d'écrire ça, si c'est une fatalité, si j'aurais toujours cette distance.
Mes pensées défilent moins vite, elle me perturbent moins, je travaille mieux bien que les exigences soit supérieures et je n'y arrive pas tellement mieux. Je travaille lentement toujours, quelques manques de concentration me font faire des erreurs et ralongent considérablement mon travail.
Je suis toujours perturbé par milles questionnements. J'écris, j'hésite, je tente de trouver des réponses. Je suis trop perfectionniste, je veux trop maitriser. Je dois accepter l'imperfection, le temps de l"action.
Quand j'étais adolescent, je me souviens de cette terrible pression qui me prenait dans le cou, elle a disparue. Au Stress, s'est substitué l'angoisse.

Mais aujourd'hui, mon esprit est calme, je sais que Lundi j'irais sûrement mal, mais je profite de ce moment et tente de trouver plus de sérénité.
_________________________________________________________________________________________

Les pensées reviennent, elles s'acharnent. Ne pas être parfait, ne pas maitriser. Je sais que je suis vulnérable, mais je ne l'accepte pas.

Vivre sans se soucier de la façon dont le futur se passera exactement.
J'aurais voulu parler sincèrement de ce qui m'arrive aux gens de ma classe. De cette recherche de la sérénité de l'esprit, mais

malheureusement, ils s'en foutent un peu. Ils pensent à la vie, simplement à elle, ils ont raisons, mais ils n'ont pas envie que mes soucis

les envahissent, ils pensent à autre chose. Ce besoin de parler sincèrement existe, mais il est omnibulé par ma volonté de perfectionnisme.
Je suis omnibulé par l'idée de me justifier, de m'excuser de mes défauts, de les expliquer, de me confier.
Je sens que j'ai tellement de choses à dire, mais je n'arrive pas à les exprimer. Je suis et je serais étranger, sans penser au fait d'être zèbre, je suis différent, je le sait, différent implique d'être étranger, on peut être un étranger intégré mais l'on restera un étrangé.
Je pense donc je suis, je devrais être puissance 10, mais Descartes a tort.
L'emerveillement et au delà, la surprise, l'attention qui s'éveille grâce à un signe, et qui s'en détache sans mal comme le soleil nous éclaire et nous chauffe parfois fugacement, tout cela me manque. Je ne tente pas d'être un poète de comptoir, je tente juste d'exprimer ce que je veux dire.
J'écoute Arvo Part, sa musique est majestueuse, triste, calme comme j'ai l'impression d'être au fond de moi.
A propos de majesté, je n'agis absolument comme telle, le stress, la peur de déplaire me fait me replier sur moi ou agir comme un guignol. Je n'ai vécu quasiment aucune douleur sentimentale car je fuyais et ne recherchais pas tout amour. Je le voulais au fond de moi, j'en rêvais, mais je reste et je restais dans ma coquille. L'un fut douloureux, l'impression d'être revetu d'un costume de guignol, d'être ridicule et peu estimable, de ne pas être moi, et de n'avoir montré que ce costume, de ne pas avoir été capable de montrer autre chose. Je pense que de la beauté existe en moi, il y a de la prétention à dire ça, je le sais, le fait de ne pas avoir su montré cette beauté à la place de ce costume de guignol fut tellement douloureux.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Invité le Ven 2 Mar 2012 - 23:07

Amour, gloire et beauté...

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

Message par Son altesse le Poulpe le Sam 3 Mar 2012 - 22:41

La journée s'annonce bonne. Il est 14H15, nous sommes Samedi, un jour sans obligation scolaire, mais je suis levé, habillé, j'ai mangé, je m'apprête à sortir et faire quelque chose de ma journée. Cela ne semble rien, mais c'est tout de même une petite victoire. Les pensées continuent à défiler à toute vitesse dans ma tête, des soucis, un petit sentiment de réjouissance. Je sais qu'il est ephémère, qu'il peut être brisé par une petite défaite et me plonger dans une profonde détresse. Je m'apprête à faire des choses cette après-midi, mais il faut que je me vide un peu les pensées avant. Faire le tri, ordonner. Le chaos des pensées est toujours là.
Je m'agace parfois un peu de la façon dont j'écris, un brin mélodramatique, surfaite il me semble sur certains aspects. Le perfectionnisme ne me quitte pas.

Des pensées commençent à naitre et s'éteignent avant qu'elles ne prennent forme, elle occupent un peu d'espace dans mon esprit mais je n'arrive pas à les formuler.

Aujourd'hui, j'ai remporté quelques petites victoires : automatiquement, j'ai rebouché mon dentifrice, ranger mon huile d'olive après l'avoir utilisée. Tout ça sont des faits futiles mais ce sont des petites victoires, des choses que je ne fais pas omnibulé par des pensées parasites. J'ai fait une petite erreur, j'ai écrit "forumuluer" à la place de formuler, ce hasard m'amuse par sa pertinence.
Je réfléchis à la nature de ce qu'être Zèbre. J'aime bien ce terme dans le cadre du forum, cela instaure à mon avis un cadre bon enfant, je l'apprécierais moins dans la bouche d'un thérapeute. Finallement, Surdoué est peut être un bon mot, "sur" comme trop. Je ne suis pas un zèbre-soleil, je ne brille pas particulièrement, je ne suis pas un génie dans le sens que je réussis plus que d'autre. J'ai seulement une culture un peu plus large, mais surtout différente. Je ne sais pas pourquoi cette image me vient maintenant, celle de moi enfant assis lisant un livre "il était une fois l'homme". Qu'est qu'être zèbre ? Un handicap, ou une simple différence. Je ne pense pas que ce soit tellement un atout. Dans notre société scientiste mais aussi rentabiliste, l'intelligence c'est ceux qui permet de réusir, comme disait Azenor "Gloire, amour, beauté". Mais ce n'est pas ça, est ce qu'être zèbre implique forcément d'être "intelligent". Les chrétiens séparaient le corps et l'esprit sous la forme de l'âme. Est-ce qu'être zèbre n'est pas avoir une âme plus grande ? Je ne sais pas ce que j'écris, j'ai peur de la prétention, de dire des conneries. Mon chiffre de Q.I m'a permis de donner une première réponse à ce que j'étais, mais il y a quelque chose de prétentieux. Un chiffre de Q.I n'implique pas une différence forcément quantitative mais surtout qualitative. Quand je me pose la question de "qu'est ce qu'être zèbre", je me demande surtout "qu'est ce que je suis". Je me répète, mais contrairement à d'autres ici, je ne suis pas un zèbre brillant, je suis même un peu cabot. J'ai été brillant, mais le non-besoin de travailler, la non compréhension a fait que je suis maintenant un cabotin. J'aime bien ce terme "cabot", ça ne désigne pas un mauvais chien, mais en général un chien qui a une trogne qui lui est propre, qui marche cahun-cahas mais au fond attachant.

La plupart des gens ont des objectifs de type "gloire, amour et beauté", pas forcément "le plus de gloire, le plus d'amour et le plus de beauté", mais ils veulent être reconnus, avoir des gens qui les aiment et ne pas être trop moche. J'ai un physique banal, et ce n'est pas ça qui me dérange. J'ai l'impression de par ma nature, ma personnalité que je ne peux pas me conformer à ces objectifs. Quand je dis que je ne peux pas me conformer, ce n'est pas dans l'idée de devenir une rock star ou une volonté, mais j'ai l'impression que je m'y casserais à tenter de remplir ces objectifs comme la plupart des gens en veulent. Je disserte des objectifs car je n'ai pas de direction dans ma vie, je n'ai pas de fil directeur, je tente de m'en trouver un. Mais vers quoi ? Ce ne sera pas un mot mais un sentiment.
Être différent, dans notre société, c'est devenu un dogme, changer tout, tout le temps, se différencier d'une façon uniforme. La différence est un but, mais lorsqu'elle est vraiment différente, elle est rejetée. Je ne parle pas de moi, je suis nevrosé et une part de ce rejet provient de cette incapacité à communiquer. Me sentir, me définir comme différent m'effraie. Je suis différent ? C'est bien une question. Affirmer que je suis différent me parait être une prétention, un boboïsme. Cela peut être une facilité pour se justifier. La différence, je ne souhaite pas vivre différemment mais je souhaite vivre ma vie malgré mes différences.
La communication, parler, comprendre les gens me semblent toujours un mystère. Je ne sais pas comment agir, je suis toujours tendu par les gens. Il faut, un début de phrase que j'utilise de façon récurrente, il faudrait que j'arrête cela d'ailleurs. Il faut donc que j'arrête d'intellectualiser. Etre moi spontanément. J'ai en tête ces mots en anglais"Spontaneous Simplicity", je pourrais le traduire par simplicité spontanée, mais quelque chose dans la sonorité fait que le terme me plait d'avantage en anglais. La simplicité non étriquée, la simplicité non simpliste mais vraiment simple comme le bruit d'un battement de coeur, poubam-poubam. Si simple, si régulier mais si complexe à la fois.

Mes images, mes formulations, mes métaphores me semblent maladroites, je m'en veut un peu de ne pas sortir du Vian ou du Balzac.
Perfectionnisme, quand tu nous tiens.

Il est 14H54, je vais y aller.
____________________________________________________________________________

J'ai fait des choses dont j'avais besoin (expo-courses). Je suis rentré chez moi. Il devait être 18H. J'ai mangé, je suis allé sur internet. Je ne trouvais pas le moyen de perdre mon temps sur internet, j'ai fini par le retrouver. J'ai regardé les vidéos du joueur du grenier, j'ai passé le temps, mais elles ne m'amusaient pas. Elles ne sont pas drôles, c'est juste un type qui s'énerve sur des jeux vidéos. J'ai voulu perdre mon temps, j'ai trouvé le moyen. Je quitte internet, je mange. Pas d'espace mentale libre. Se désaccoutumer d'internet, travailler. Je suis fatigué, fatigué de chercher des réponses. Je veux juste vivre. Je crois que je suis passé en long, en large sur mes névroses, sur ce que je ressentais. Ce soir mon appartement est sale, j'en aurais honte, je devrais le laver, je ne l'ai pas fait. Mon sol est sale, ma table est sale. Les endroits où nous vivons, nous les façonnons à notre image. Triste image que je me renvoie, des portraits pendent piteusements à mes murs. Le mobilier est hétéroclite, sans logique, le linge traine, le sol est très sale, négligence oblige,tout est sale. C'est impressionnant la vitesse à laquelle je salit ce studio. Je fais tout n'importe où, je mange n'importe où. Je suis fatigué, pas vraiment déçu de ma journée car je suis sorti. Je raconte ma vie, mais je tente de m'améliorer, simplement. Aller sur l'ordinateur, est-ce toujours une necessité, une angoisse, ou bien seulement une mauvaise habitude. Je ne sais pas. Ces petites victoires fragiles, je ne les remporte pas tout le temps. La saleté de mon apprt me révolte au fond, j'ai toujours un maigre sentiment d'indignation. "C'est dans cette crasse que je vis". Je clique sur ma fenêtre internet, je la réduis. J'enchaîne les actions répetitives.
Le temps du repos, de l'action. Je suis fatigué mais il y a quelque chose que je voudrais exprimer sur la solitude que je n'arrive pas à dire. J'ai mal à la tête, un mal léger, voir même plus une expression qu'un véritable mal à la tête, mais la situation me parait si complexe. Ma tête lourde. Je suis en train de me plaindre là.Je regarde ma table, elle est en bordel, je voudrais me lever. Mais une vague impression, un manque d'envie m'en empêche. J'intellectualise trop, je le sais.

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Re: Journal des humeurs de Poulpe à rayure

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