Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

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Message par Doinel le Sam 27 Oct 2012 - 19:25

Je dirais plutôt qu'après un accouchement, on se demande comment une femme peut accueillir le serpent fertilisateur. Ah, le plaisir nous rend maso

C'est un peu plus compliqué que cela, les hommes peuvent être un peu plus complexes Very Happy

Il y a le problème d'être aux côtés d'une mère, et pas seulement une amante. Peut on faire l'amour à une mère?

J'ai déjà vu ce phénomène décrit et je l'ai moi même vécu. Pas au point d'avoir un blocage insurmontable, mais de constater un obstacle au désir. Un obstacle difficile à expliquer à cette mère/amante, difficile à comprendre sur le coup. Je ne voyais plus cette femme de la même manière et je ne me sentais pas le droit de faire l'amour avec elle. Cela a passé très vite heureusement.
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Invité le Sam 27 Oct 2012 - 20:43

Pieyre a écrit:
Il y a des gens qui sont capables d'avoir deux idées opposées en tête et à qui cela ne pose pas de problème, et d'autres qui en sont quelque peu sidérés, non ?
Il y a aussi des chercheurs qui prennent prétexte de quelques cas pour inventer des fables de portée générale. Pourquoi pas ? La recherche ne peut fonctionner qu'en admettant tout et n'importe quoi.
Le plus incompréhensible, c'est qu'autant de gens suivent comme des moutons ce que de vagues autorités assènent. Tant que sur nous ne pèse pas une injonction personnelle, individualisée, menaçante, pourquoi être ainsi pris de panique ?

Franchement, je donne un exemple de réaction d'homme (artiste, ce qui peut expliquer cela) pour répondre à ta question. Ce n'est pas généralisable et je ne le prétends pas.

Le comportement moutonnier est un phénomène bien connu. Le plus doux des hommes peut devenir un loup pris dans une collectivité, comme si cette collectivité le portait. S'en détacher est lourd, demande une exigence importante. Se mettre à dos la "société" n'est pas simple. Du moins je le suppose. Nous sommes des animaux grégaires et se battre contre la collectivité revient à être seul, à subir une solitude infernale. Chacun a ou non le courage de se battre pour ses valeurs et sa pensée. Et surtout, chacun a les moyens ou non de se faire ses opinions personnelles. Quand on n'a pas l'outillage suffisant (intellectuel, moral, oeil critique), les vérités communément acceptées ne peuvent être contestées. Le mot "outillage" n'est pas pejoratif...

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par sentio_49 le Sam 27 Oct 2012 - 22:11

Faman Bougozonie a écrit: Là où en revanche je reste sceptique, philosophiquement sceptique, c'est au sujet de l'amour-fusion, ou autre intitulé. Je suis parfaitement ton parcours, mais je ne suis pas convaincu.

Je définis ce qu'est pour moi l'amour-fusion : c'est un partenaire qui serait capable de m'aimer pour ce que je suis, mes idées, mes évolutions, mes révolutions, mon envie de faire changer le monde (oui, oui, je sais c'est très prétentieux mais j'assume ma proactivité Smile ), sans jamais vouloir me faire rentrer dans un moule, qui me respecte suffisamment pour ne pas avoir envie que je devienne un "truc" qui lui conviendrait mieux mais qui ne serait plus moi. Mais qui en même temps, serait partie prenante de mes projets, même si je concède que j'en ai un nombre incroyablement effrayant, tous autant "utopiques" les uns que les autres, mais que ma naïveté fait que j'y crois encore...même si je sais aussi, qu'en continuant à avancer comme la tortue que je suis, vers les 80 balais, peut-être me dirai-je que j'ai loupé un truc dans le schmilblick. - Je m'égare encore Faman Laughing -. Mais, quand je dis partie prenante, c'est juste d'intérêt...parce que sauf si c'est vraiment révolutionnaire, je ne prends que rarement les conseils que l'on me donne. Quitte à me brûler, autant que je sois à l'origine de l'action. Et en miroir, j'offre à mon partenaire le même engagement, le même soutien moral à ses propres évolutions, révolutions, envie de faire changer le monde. Sans rien imposer : juste échanger, confronter ses points de vue, apporter un autre regard, enrichir nos visions du monde respectives, et pourquoi pas si besoin, changer ses paradigmes.
Ensuite vient la partie "kinesthésique"...et pour ceux pour lesquels le tactile est difficile, je suis une plaie c'est vrai.
Mais comment faire: aller contre-nature pour mieux garder ou aller dans sa nature pour mieux se respecter ?

Faman Bougozonie a écrit:Ceci dit, nous nous connaissions, on pourrait dire que parfois nous jouiions à nous fâcher, à nous engueuler (scuse Embarassed ), voire à nous faire la gu..... Le sourire venait vite guérir tout ça . Nous étions trop heureux de nous être rencontrés....

J'ai lu je ne sais où, que les couples qui avaient des conflits réguliers, étaient les plus "solides". Quand je vois mon incapacité à gérer émotionnellement les affrontements, les disputes - j'ai l'impression de littéralement me liquéfier -, je me dis que je suis mal barrée ! Shocked

Faman Bougozonie a écrit:Et relis ton mail, lorsque tu dis "je m'égare", je pense que c'est p-ê là un des domaines où tu ne t'égares PAS DU TOUT DU TOUT, les différences de référentiels sont à la base des plus stupides et plus cruels malentendus.

J'ai fait de la PNL, et j'ai adoré cet "outil" pour cette capacité de recul que la compréhension de cette notion de référentiel et de croyance propre à chacun, permet.

Faman Bougozonie a écrit:J'espère que d'autres se joindront à nous.
C'est plus que le cas ! Laughing

Doinel a écrit:Je pense que sentio ne parle pas de fusion dans le sens pathologique du terme.
En effet, ou alors je n'en ai strictement aucune conscience ?

SoleilSombre a écrit:Ensuite, si certaines fragilités existent, tu peux faire peur car tu touches la corde sensible.
Te lire a éveillé un débat intérieur digne de ce nom SoleilSombre...je n'en donne que l'extrême fin : probablement qu'avec ma manie de dézinguer les croyances que j'entends à coup de "qui précisément a dit ça ?", de "c'est qui "on" ?", de "et si tu pouvais voir les choses sous un autre angle, ce serait quoi exactement ?", etc. etc. je ne les fais pas fuir, ils doivent juste se dire que je suis "chiante" ! Laughing
C'est probablement vrai, mais j'en reviens à la même question ci-dessus : aller contre-nature pour mieux garder ou aller dans sa nature pour mieux se respecter ?

Faman Bougozonie a écrit:cf la peur catastrophique du corps dévoilé des femmes qu'ont les fondamentalistes religieux, musulmans entre autres.
Partons du principe que l'homme est un être de besoin, et que c'est la satisfaction - ou l'insatisfaction - du besoin qui crée l'émotion. Ex. j'ai le besoin de me sentir en sécurité et un sombre idiot me coupe la route brusquement, je vais ressentir une colère noire contre cet abrutit. Cet abrutit a sa femme allongée sur la banquette arrière, dont l'imminence de l'accouchement crée le besoin chez cet homme - soudain je ressens davantage de compassion tongue - de sécurité aussi (pour sa famille), raison pour laquelle il roule comme un abrutit et probablement que dans sa propre panique, il ne m'a même pas vu.
Là : mais où est donc le rapport avec les fondamentalistes religieux !
Supposons que les fondamentalistes religieux aient la croyance que leur foi est la seule vraie - d'ailleurs, "supposons" est mal employé ! -, ils ont le besoin de tout mettre en oeuvre pour :
1 ne pas se laisser contaminer par d'autres croyances qui mettraient leur besoin d'appartenance en danger,
2 ne pas prendre le risque de se laisser submerger par leurs pulsions bien humaines, ces dernières pouvant leur faire prendre le risque de nuancer la croyance de départ, et comme cette croyance dans la foi, est souvent une croyance identitaire, faire disparaitre la croyance, sous-entend disparaitre tout court.
3 éclairer le reste du monde, quelque soit le moyen utilisé pour ce faire : c'est une façon de répondre au besoin de s'accomplir.

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Message par Invité le Sam 27 Oct 2012 - 22:18

sentio_ergosum a écrit:
C'est probablement vrai, mais j'en reviens à la même question ci-dessus : aller contre-nature pour mieux garder ou aller dans sa nature pour mieux se respecter ?

Après des échecs, je choisis la deuxième option. La nature reprendra toujours ses droits. J'ai conscience que mon mariage a été un échec car j'ai choisi cette deuxième option mais je ne pouvais pas faire autrement. Je crois que c'est un choix personnel. On aura beau en débattre, tu feras ton choix. Et cela suppose qu'on soit en capacité à choisir dans le contexte d'une relation amoureuse.

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Message par Pieyre le Sam 27 Oct 2012 - 22:36

SoleilSombre a écrit:Le comportement moutonnier est un phénomène bien connu. Le plus doux des hommes peut devenir un loup pris dans une collectivité, comme si cette collectivité le portait. S'en détacher est lourd, demande une exigence importante. Se mettre à dos la "société" n'est pas simple. Du moins je le suppose. Nous sommes des animaux grégaires et se battre contre la collectivité revient à être seul, à subir une solitude infernale. Chacun a ou non le courage de se battre pour ses valeurs et sa pensée. Et surtout, chacun a les moyens ou non de se faire ses opinions personnelles. Quand on n'a pas l'outillage suffisant (intellectuel, moral, oeil critique), les vérités communément acceptées ne peuvent être contestées. Le mot "outillage" n'est pas pejoratif...
Ce que je conteste, le plus souvent, ce n'est pas tellement le contenu des conceptions des autres. On peut penser en effet qu'il est constitué de réseaux de formes croisées et entrecroisées d'une façon telle qu'on y perdrait son temps. Chez des proches, j'ai essayé parfois d'en montrer les points d'investissement et d'y mettre en question les points de confiance, mais en vain.

Pourtant, quand certaines conceptions me sont opposées, et parfois de façon insistante, comme s'il s'agissait pour moi de me soumettre (ce que j'ai fait sans doute aussi), je peux au moins m'en prendre à la forme générale qu'elles ont, quand j'y vois un défaut évident.

Tu vois, dans ce que tu me réponds, tu utilises quantité de termes qui dénotent la lourdeur et l'ampleur, comme si dans le travail sur soi l'effet devait être proportionnel à la cause. Mais je ne vois pas pourquoi il devrait exister une telle loi en psychologie, pas plus qu'en sociologie ou en économie d'ailleurs.
Parfois, pour évoluer de façon importante, il suffit d'une décision qui sera suivie de par son mouvement propre de multiples conséquences. Et parfois il est du plus grand bénéfice pour nous de ne pas chercher à savoir ce qui ne ferait que nous embrouiller, et ne s'attacher qu'à la forme générale de ce qu'on nous propose.
Ainsi, je n'ai pas tellement de courage, mais la solitude ne me fait pas peur. C'est tout bête.

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Invité le Sam 27 Oct 2012 - 22:45

Tu n'es peut-être pas construit sur le moule de tout le monde. T'es-tu interrogé sur ta position par rapport aux autres?
Dans la psychologie, il ne faut pas oublier que la matière est un "esprit" vivant. J'insiste sur la lourdeur après avoir observé ce que ressentent les gens sur le fait de déroger à la normalité. La "normalité" des personnes (au-delà des différences culturelles) est de se faire accepter par ses pairs et de vivre dans un foyer. L'homme aspire à cela. Tu as beau ne pas comprendre, il faut accepter le moteur "général" des gens (je ne dis pas que tout le monde soit calé sur ce moule).

Il serait bon d'arrêter cet échange qui n'a rien à faire sur cette discussion.

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Pieyre le Sam 27 Oct 2012 - 22:52

Pour moi le manque n'est pas terrible. Ce n'est donc pas tout à fait le sujet, certes.

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Merlin le Dim 28 Oct 2012 - 12:27

Tu as écrit sentio ergosum : " Je définis ce qu'est pour moi l'amour-fusion : c'est un partenaire qui serait capable de m'aimer pour ce que je suis, mes idées, mes évolutions, mes révolutions, mon envie de faire changer le monde (oui, oui, je sais c'est très prétentieux mais j'assume ma proactivité Smile ), sans jamais vouloir me faire rentrer dans un moule, qui me respecte suffisamment pour ne pas avoir envie que je devienne un "truc" qui lui conviendrait mieux mais qui ne serait plus moi. Mais qui en même temps, serait partie prenante de mes projets, même si je concède que j'en ai un nombre incroyablement effrayant, tous autant "utopiques" les uns que les autres, mais que ma naïveté fait que j'y crois encore...même si je sais aussi, qu'en continuant à avancer comme la tortue que je suis, vers les 80 balais, peut-être me dirai-je que j'ai loupé un truc dans le schmilblick. - Je m'égare encore Faman Laughing -. Mais, quand je dis partie prenante, c'est juste d'intérêt...parce que sauf si c'est vraiment révolutionnaire, je ne prends que rarement les conseils que l'on me donne. Quitte à me brûler, autant que je sois à l'origine de l'action. Et en miroir, j'offre à mon partenaire le même engagement, le même soutien moral à ses propres évolutions, révolutions, envie de faire changer le monde. Sans rien imposer : juste échanger, confronter ses points de vue, apporter un autre regard, enrichir nos visions du monde respectives, et pourquoi pas si besoin, changer ses paradigmes.
Ensuite vient la partie "kinesthésique"...et pour ceux pour lesquels le tactile est difficile, je suis une plaie c'est vrai.
Mais comment faire: aller contre-nature pour mieux garder ou aller dans sa nature pour mieux se respecter ?"

Le bonheur de l'amour ne réside-t-il pas dans l'inconditionnel de l'être en l'absolue nécessité de sa raison d'être... ? Lorsque je lis et relis tes mots sentio ergosum, j'y perçois naissant de l'inné et dans tes expériences vécues tellement de soif d'inconditionnel, de reconnaissance et de partage avec cet autre désiré, si complémentaire. L'amour inconditionnel, la noblesse de l'amour, porteur d'un intense sentiment de liberté, de reconnaissance et de respect fait grandir deux êtres, vivant en cela une pleine existence, répondant si heureusement à leurs quêtes. Cet amour, Agapé dans l'équilibre et la grandeur des êtres peut permettre de satisfaire, de construire et de côtoyer le bonheur. J'ai pu observer une fois un couple vivant le bonheur dans sa quintessence. D'une bienveillance absolue par des apports qui changent la vie de tant d'autres personnes de façon si désintéressée.

Ta définition de l'amour-fusion montre à quel point être et devenir, t'élever avec un autre, grandir avec lui ne peut se passer de la liberté, du respect, de la reconnaissance et de ta raison d'être. Je trouve que c'est particulièrement raisonnable! Tant de personnes se compromettent en ne prenant pas soin de parler du projet de vie, des fondements de leurs vies et de leurs histoires personnelles et essaient grâce aux sentiments d'assembler ce qui pourrait être, devenir... font tant de compromis. Je n'ai pas l'impression que ce soit ta façon d'aborder une relation et que tu ne concèdes rien en cela. Et je trouve cela absolument raisonnable.

Dans le même temps, je trouve que ta définition de l'amour-fusion porte en elle une alliance parfaite et raisonnable mais parce que les deux êtres se trouvent à part entière ensemble dans une relation absolument complémentaire. Là ou l'inconditionnel peut rejoindre la fusion. Le complémentaire plein d'équilibre, fusionnant dans les valeurs essentielles de l'amour inconditionnel. L'un pouvant dire à l'autre de façon authentique et sincère, empreint de sentiments : "Je ne mets aucune condition à notre amour et en cela je te reconnais pleinement dans ton existence, tes valeurs, tes quêtes, tes rêves, ta personnalité, tes différences et ton histoire personnelle, acceptant tes défauts et appréciant tes qualités." Le mot "partenaire" ne définit-il pas tellement tout cela... Complémentaire, essentiel, pour gagner ensemble dans la vie.

Depuis tout petit, nous changeons le monde, à chaque instant, de façon si différente dans le vécu et les actes d'une personne à l'autre. Notre désir permanent lui confère son état d'impermanence. La société ne nous pousse pas à le produire de par des actes altruiste, méritocratie et esprit de compétition partout présents, responsables et provoquant le conditionnement aliénant. Renoncer serait comme abandonner une part de nous même qui ternirait le miroir et nous renvoyant sans cesse à l'incohérence de ce monde à l'envers, le nourrissant et nous culpabilisant tant alors. Renoncer me semble de toute façon sans objet, la raison d'être, la légende personnelle demeurant essentielle, depuis toujours. Y renoncer ne peut qu'être partielle et cela revient sans cesse, plein d'espoir et de raison.

Ce couple vivant la quintessence du bonheur avait su mettre de l'équilibre dans leur vie puis se tourner vers les autres. Ils étaient devenus dépendant de ces autres, de cette continuité, de l'altruisme. Parce qu'ils avaient ressenties que c'est la véritable nature humaine, ce qu'il y a de plus naturel et vertueux.

Je pense depuis quelques années que la relation vécue dans le kinesthésique porte en cela la transmission d'une énergie d'amour, les mains vectrices de cette énergie en soi que l'on transmet à cet autre, prolongeant le coeur, permettant le voyage et le vécu d'émotions intenses et alors partagées faisant naître la magie de l'amour. Peut-être y-a-t-il davantage de femmes vivant cela, le toucher si tabou dans notre occidentale, étant peut-être vécu comme une faiblesse et une atteinte à la virilité et ne répondant pas à ce que la société inculque, véhiculant le saisir, le prendre, la possession comme naturelle et devenant alors comme rassurante, comme force. Il n'y pas de notion d'appartenance dans le kinesthésique, je pense même que c'est tout le contraire, un don d'amour authentique. Savoir s'abandonner dans le kinesthésique, je pense est à la portée de toute personne, parce que c'est humain cette énergie d'amour... Une personne aura bien sûr plus de facilité à s'y aventurer si elle a eu la chance de l'expérimenter un jour, aucun mot ne saurait remplacer véritablement l'expérience nécessaire. La faire découvrir peut-être merveilleux. Parfois deux personnes découvrent spontanément ensemble cet univers kinesthésique.

J'ai une propension à penser que c'est la reconnaissance de son autre ou des autres, des besoins, d'existence, d'amour que nous pouvons tellement grandir ensemble. Les être humains ensemble, se reliant plus à un tout commun, dans l'interdépendance de notre écosystème, berceau de nos vies. Rien ne saurait faire plus grandir que l'amour Agapé parce qu'il est la plus grande arme contre le destructif et ce que nous avons de plus commun en terme d'humanité. La bonté humaine n'est pas quelque chose qui s'est perdue. Lorsque nous venons au monde, elle est profondément inscrite en l'être et le demeure. Ce qui s'est passé lorsque de grandes catastrophes humaines lors de la Soah, de Katrina, de Fukushima tel que le raconte Jacques Lecomte dans son dernier livre "La bonté humaine. Altruisme, Empathie, Générosité." le prouve. La bonté humaine est un acte véritablement gagnant-gagnant et en cela ne peut recevoir de critiques négatives fondées.

Les peurs ont une forte tendance à être utilisé en catalyseur par le pouvoir, facilitant la séparation des personnes et l'assise des pouvoirs alors exercés. Qui n'a jamais entendu que la première prérogative du pouvoir politique/exécutif était de diviser pour mieux régner ?...

L'amour s'armant du langage, du courage et de la bonté humaine d'un seul être peut permettre un changement d'autres personnes désirant répondre à ce qu'ils désirent véritablement, leurs quêtes devenant alors possibles et les poussant à y croire vraiment, faisant naître l'utopie. L'utopie devenant contagieuse, se transmettant comme une bonne maladie terrassant le mal, le faisant reculer. L'acte politique lui confère ce pouvoir. L'art est probablement la façon la plus naturelle d'agir alors politiquement pour une personne.

« La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour.  »
de Martin Luther King

Les peurs maintiennent aussi les êtres en équilibre. Les peurs ont quelque chose de rassurant. Passer, dans la contrainte, du point de douleur au point de bascule, dépasser une peur qui empêchait tant d'évoluer et d'avancer demeure une porte des plus plus importantes pour renaître à la vie. Un avant et un après lorsqu'une peur demeurait un blocage, une grande blessure.

L'intrication de la physique quantique, de l'infiniment petit et d'un tout relié peut se projeter en chaque personne, en chaque être lors d'une consistance véritable et authentiquement le reliant dans ce qui fait que l'humain semble avoir des points communs formulés dans sa raison d'être et ses quêtes, ses rêves, sa propension à aimer, sa bonté. Seuls les chemins diffèrent du fait de notre environnement originel et répondant de façon différente nous ont naturellement éloignés les uns des autres en organisant la société, et toutes ces choses que l'on trouve anormales alors que perçu comme conforme par la grande majorité des personnes. Jamais rien n'aurait pu être autrement et cela fait partie intégrante de l'évolution de notre espèce.

Je ne vois pas d'autre possibilité pour parvenir à une évolution humaine que celle portée grâce à l'être d'amour inconditionnel résonnant en tout à chacun, en ce tout, capable d'un acte altruiste en la bonté humaine et mettant en miroir le monde dans ces incohérences les plus importantes pour les personnes. Il y a en cela une opportunité que la situation deviennent déjà moins pire. La seule façon à mon sens de pouvoir permettre au plus grand nombre de choisir entre l'amour ou les peurs. Ces peurs qui nous font renoncer, trop souvent.

Extrait d'un documentaire : " Lorsqu'on comprend que l'intégrité de nos existences personnelles dépend complètement de l'intégrité de tout le reste dans le monde, nous avons vraiment compris le sens de l'amour inconditionnel, car l'amour est une extension du fait de voir toutes choses en vous, et de vous voir en toutes choses sans condition, car, en réalité, nous sommes toutes les choses à la fois."

Je pense que l'amour inconditionnel, dans l'acceptation nécessaire, des pensées de l'autre, de ses choix, de sa liberté, constitue les conditions de l'existence permettant d'élever le respect, de grandir ensemble de par des actes altruistes nés dans la bon humaine tout du moins déjà pour les deux personnes. L'enrichissement mutuel né dans les cercles vertueux de créativité, donnant sens à la vie.

Les utopies se mettent à exister dans des actes politiques. Lorsque plusieurs personnes en conviennent, elles deviennent réalité. La folle utopie a parfois laisser place au génie et les contemporains ont su alors reconnaître à quel point des hommes et des femmes avaient eu raison de croire en un possible.

J'en suis intimement convaincu de la possibilité née de la transmission de l'amour inconditionnel et la bonté humaine grâce à une oeuvre d'art. Mais je pense que la soif d'absolu est vu et perçu par beaucoup de personnes comme une illusion, un fantasme, une perte, une peur, une inconnue. J'ai personnellement beaucoup remarqué cette peur de l'absolu. Je n'ai pas peur de dépasser les limites de ma pensée et je n'ai pas envie d'être conforme pour rassurer. Je ne vais pas renier ce que je suis, quelqu'un qui rêve d'un monde meilleur et fait en sorte d'apporter sa pierre. Une personne me demandant de mettre cela de coté ne peut qu'être dans une forme de négation de ma personne et considérer que je ne suis donc personne mais que je peux être selon l'image façonnée sous son regard. Je ne saurais être complice de cela. La raison m'y pousse.

Jacques Lecomte, Docteur en Psychologie, a écrit dans son livre paru en mars 2012 et issue de la recherche scientifique : " La bonté est difficile à définir car elle comporte plusieurs facettes : l'une est cognitive : un regard bienveillant porté sur autrui ; l'autre est émotionnelle : l'empathie ; la dernière est comportementale : l'acte altruiste. Et poursuit : « Pour que l'on puisse parler de bonté, il faut donc que la personne manifeste une cohérence entre ses pensées, ses émotions et ses actes. Ce qui me conduit à proposer la définition suivante : la bonté est une aptitude générale de l'individu, reposant sur une considération positive d'autrui et sur une propension à l'empathie, et s'exprimant sous forme d'actes altruistes.»

Nous n'avons que deux possibilités. Celle de risquer de perdre ne sachant, ne voulant ou ne pouvant jamais choisir avec raison entre l'amour ou les peurs, ou celle d'être de plus en plus nombreux d'oser dépasser nos peurs, nous libérer de nos chaînes, de mourir vivant - pas physiquement mais d'un point de vue sociétal - pour faire renaître l'humanité et évoluer ensemble, comprenant alors la nécessaire évolution humaine, que nous devions en passer par là auparavant. La décroissance pouvant être probablement une façon de respecter les ressources, décroissance qui sera peut-être issue d'une nécessité par contrainte et non par choix, ce qui semble plus probable.

Qui a parlé d'utopies ? Very Happy

Et ce qui manque, ce ne sont pas les utopies, ce sont les actes politiques, ceux des personnes n'osant pas créer, porter, user de leur art. Toutes ces portes demeurent alors fermés pour tant d'autres. Elles sont pourtant lumineuses et tant de personnes voudraient les voir ouvertes. Enfin ouvertes. Pour commencer à être et avoir ce sentiment naturel d'existence.

Le plus grand des pouvoirs sera toujours la langage. Celui en usant avec force et amour détient l'arme de construction massive. D'illustres personnages l'ont prouvé et ont pu changer la destinée humaine.

Je n'ai rien trouvé quant au langage que le "mystère du ministère" décrit par le sociologue Pierre Bourdieu dans son ouvrage "Ce que parler veut dire". Il est possible de trouver assez facilement ce dont il s'agit précisément sur internet.

Les personnes rejettent souvent les utopies mais rien ne saurait être vraiment plus important que les utopies alors que le monde tourne si mal.

Seule une personne à mon sens n'ayant pas encore vécue l'âge adulte peut parler avec pureté de la bonté humaine et inviter vers un meilleur tant désiré, être regardé avec légitimité. Comment cela pourrait-il être jugé ? Un acte politique altruiste par bonté, une empathie profonde... Je ne pense pas qu'il n'y ait qu'une seule personne, cependant elles sont si rares ces personnes capables de telles oeuvres et porteuses de cette volonté. Elles représentent si bien l'humanité dans ce tout dont nous faisons tous et tant parti. Nous sommes habitant d'un petit monde mais leur rêve est suffisamment immense pour bousculer et réveiller les consciences.

Rien ne sera jamais parfait mais un meilleur est possible, plus cohérent, avec un plus d'harmonie et d'équilibre. Diminuer la misère, les injustices devenant possible parce que l'art dans le regard d'autrui peut prendre sens, toute personne pouvant s'y retrouver, s'identifier dans les valeurs et les aspirations d'une personne dessinant alors les contours d'un meilleur possible. Le chemin de l'amour peut y mener dans la reconnaissance des autres êtres faisant partis intégrantes d'un monde plus libre, plus conscient, plus raisonnable.

L'amour inconditionnel n'est pas vraiment fréquent, les personnes ont trop peur de perdre alors qu'il y a tant à gagner, ensemble.

L'amour peut permettre un dépassement des peurs. Les peurs sont pour le moment vecteur de destruction et d'éloignement tout en équilibrant les personnes, les rassurant. Les peurs ont pris tellement trop de place n'en laissant bientôt plus aux êtres, dans ce monde déchaîné et où l'on s'enchaîne dans la déraison, les illusions et la possession.

Je ne suis pas pour autant pessimiste. Je pense que beaucoup de personnes ont pris conscience de tout cela et agissent partout même si ce n'est pas aussi visible au journal de 20 h... Peut-être y aura-t-il beaucoup de perte et de troubles avant que le monde devienne meilleur... Comme lorsqu'une personne fait son apprentissage de la vie et de l'amour pouvant mener et permettre de vivre l'amour inconditionnel et ne pas, ne plus faire vivre à l'autre des contraintes inutiles. Afin de faire grandir l'amour et de grandir ensemble.

Nos vies sont des oeuvres d'art et les oeuvres d'art peuvent être des actes politiques forts pour mettre à la connaissance du plus grand nombre, la possibilité d'un meilleur dans ce que la vie peut permettre d'inconditionnel et toutes les choses profondément inscrites dans l'être humain, sa bonté, son altruisme, son empathie, sa générosité. Découvrir l'ouvrage de Jacques Lecomte permet de mesurer cette opportunité et de dépasser les idées reçues. Les deux émissions de France Inter donne un aperçu http://www.franceinter.fr/personne-jacques-lecomte

Renier ta vraie nature serait être tant d'abandon de ta raison d'être, de ta légende personnelle sentio ergosum... La question qui semble être déposée là... C'est "Dois-je attendre, la personne aussi proche de toute cette réalité qui me fait défaut ?" En te lisant ce matin, tu m'as non seulement renvoyé tout l'essentiel d'une relation pleine et entière et puis cette question si importante du partage d'une certaine réalité... Probablement qu'il y a tout ce qui est figé et ce qui peut être créé. Je ne crois pas par exemple qu'un homme puisse véritablement être étranger au kinesthésique dés lors que l'amour inconditionnel, cet amour-fusion que tu décris si bien trouvent son essentiel dans les échanges, le partage.

Merci d'avoir oser t'exprimer dans "ce terrible manque, dites moi si vous le ressentez aussi". Cela m'a inspiré bien que je pense avoir parlé de tant d'autres choses aussi.
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par L'Elphe le Dim 28 Oct 2012 - 13:17

Oui, voilà , l'idée du jumeau... c'est troublant , c'est exactement cela. Une sorte de quête existentielle de l'alter ego sans qui on ressent un manque terrible .

N'est ce pas aussi en effet une projection de soi-même mais qui renvoie plus le vide qu'autre chose... Comme une difficulté à s'accepter, à s'aimer , comme si on était aussi sans cesse à distance de soi. Je le pense moi aussi
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Merlin le Dim 28 Oct 2012 - 14:12



A force de n'être point comblé(e) et heureux(se), on finit par douter de soi et peut-être confondre le vide et l'absence...


Dernière édition par -Philippe- le Dim 28 Oct 2012 - 14:14, édité 1 fois (Raison : correction d'une coquille)
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Ultracocotte le Dim 28 Oct 2012 - 16:58

Ouilleouille, j'aurais voulu intervenir sur ce fil, mais poster après JJ Goldman, pas évident... Ninja

Le vide, oui, ce manque, comme un trou noir qui fige tout, qui rend tout insupportable et nous change en tout petit lombric souffreteux. Je croyais que c'était fini, que je l'avais plus. Je me suis plantée. Mais je l'ai un peu mieux identifié.

Il vient, et il est féroce, quand 1) peu d'activités prévues (et pas envie), 2) période de fatigue+stress, 3) interactions nombreuses en mode "suradapté", 4) périodes où les amis sont déprimés/occupés à autre chose, 5) pas assez de sport. Bref, quand les proches, triés sur le volet, sont pas dispos (et parfois, quand ils le sont, c'est encore pire : ils comprennent pas) et qu'on n'arrive plus à s'occuper correctement de soi-même du fait de l'épuisement, alors le trou de la maman ou du jumeau ou du personenem'aime s'ouvre et montre ses petites canines pointues.

Et quand les premiers frimas arrivent, j'vous en parle même pas... Mon Dieu !

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Entomo-lolo le Dim 28 Oct 2012 - 18:05

Salut ! Me revoilà !

J'ai lu toute vos réponses, vos concepts, il y en a tellement que je ne sais par lequel commencer, par lequel finir, du coup, ce sera aucun...

Ces derniers jours sont mes journées "vides", je ne me sens pas très bien, en manque d'affection mais je ne veux pas m'appuyer sur quelqu'un, ce n'est bon pour personne...

Manque d'affection oui, envie d'aimer, de donner de l'amour aussi...

Et au niveau couple, je ne demande pas grand chose, j'ai juste envie de quelqu'un que je puisse aimer, qu'elle puisse m'aimer aussi, avec qui je m'entends bien, avec qui le courant passe bien, envie de nous voir en parallèle évoluer dans la vie, avancer dans nos projets, je ne parle pas forcément de projets communs, pourquoi la comprendre, qu'elle me comprenne, qu'il y ait du respect mutuel...

Je n'ai plus envie de me changer, je veux juste être moi même, mais je ne veux plus faire d'immenses efforts pour qu'à chaque effort accomplit on m'en demande un autre, et encore un autre...

Après je ne dis pas que je suis contre les efforts non plus, mais il faut que ça reste raisonnable.

Pour au final n'arriver à rien.

Par contre je ne sais pas si je saurais vivre vraiment avec quelqu'un, soit voir cette personne les weekend, soit vivre dans une maison où il y a les espaces communs, les espaces personnels...

Juste parce que de temps en temps, on a envie de tranquillité, ou on ne sent pas bien et on a pas envie de l'imposer à l'autre...

A une petite période, j'étais fermé à l'amour, un peu replié, je me disais peut être aussi "jamais je ne trouverais" j'ai connu des personnes, auxquelles je ne me suis pas attaché, d'autres auxquelles je me suis attaché et sont parties, mais je ne suis pas resté fermé à l'amour, j'ai commencé à aimer plusieurs fois, ça n'a pas été plus loin, ça fait mal sur le coup et le vide est encore plus grand, pendant un petit moment, mais les sensations, le goût de la vie, tout est tellement beau quand on est amoureux que non, je préfère y être, quitte à en être triste par moments que de passer à côté d'autant de bonheur...

Surtout que rester seul, se protéger de l'amour, ça ne protège pas des moments de tristesse, alors pour être triste, autant y être pour une bonne raison et surtout ne pas avoir raté tout ces moments de joie, de plaisir...

Je ne suis pas quelqu'un d'acharné dans les relations, je veux que ça dure, je fais tout pour que ça dure, mais si ça ne va plus, si après avoir tout essayé, et en avoir parlé, nous nous rendons compte que nous allons dans le mur, rien n’empêche de revenir à l'amitié, même si sur le coup ce n'est pas agréable, rester en bons termes c'est quand même agréable !

Beaucoup plus que de s'engueuler sans intérêt...

J'ai démarré sur le vide, je suis passé au couple, à l'amour et après avoir envoyé ce message, je vais continuer, seul...
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Entomo-lolo le Dim 28 Oct 2012 - 18:07

Oups, y'a un truc que j'ai mal écris, je me suis bien mélangé, j'ai écris "pourquoi la comprendre" je voulais dire "que je la comprenne" c'était d'ailleurs ce que je pensais, mais parfois je n'écris pas ce que je pense à ce moment là...
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Dim 28 Oct 2012 - 19:40

Smile
Je suis un peu assommé, là.
Tant à lire.

Je suppose que l'exposé enthousiaste de Philippe parle AUSSI de l'Amour en général, celui qui s'applique à l'Autre, quel qu'il soit.
(Puisque tu cites Gandhi, L'agapê, et les "catastrophes...)

En fait, j'ai un peu de mal à me situer dans tout ça.

Je me situe davantage au niveau d'Ultra. Razz
Avec les mots de laquelle j'entre en totale empathie.
Bien que ça n'avance à rien, je sais.

Je n'ai rien contre l'Amour envers les Autres, dans le cadre ou non d'une société et de sa pratique, et bien que mes réflexions philosophiques me conduisent davantage vers la recherche d'une Sagesse (sophia) que de l'Amour en général.
J'ai lu récemment des philosophes qui semblent considérer que la philosophie doit mener au bonheur, et que ce bonheur passait par l'amour.

Hélas, je me sens, dans la pratique, handicapé. Non que j'en sois incapable, non que j'y sois hostile, mais : je me sens en retrait.

Quant à la recherche possible d'un Amour plus personnel, fusionnel ou autre (chacun utilisera ses propres mots),
euh....permettez-moi de vous dire que je mets une croix dessus.
Donc: je ne chercherai pas sadiquement à vous couper vos jolies ailes, volez, envolez-vous!
Mais, en ce qui me concerne, je pense que c'est foutu.
Il me faut trouver d'autres solutions. Et, croyez-moi, ce n'est pas facile, de faire son deuil de...je cherche le mot...de la Vie.

En ce qui concerne, Philippe, ton Lecomte, c'est sans doute une pointure, je l'ai connu, il y a un bout de cela, il écrivait alors dans une revue à laquelle j'étais abonné, et je lui ai écrit qu'après l'avoir lu, je n'avais plus comme solution que le suicide. Il a réagi (avec empathie ? En tout cas, je pense lui avoir fichu la trouille!) en me proposant d'utiliser des méthodes cognitivo-comportementalistes. (je vois qu'il a persisté dans ce chemin!)
Euh : merci bien !!! Pas pour moi.

(je ne m'en expliquerai pas ici, ce serait trop long, et quoiqu'il en soit je ne convaincrai pas un adepte de cette pratique, je ne désire pas non plus couper les ailes de ceusses qui espèrent en elle, à tort ou à raison : la vie est assez dure comme ça!)

Donc, hors philosophie ...
(et je suis de ces Z pénibles qui aiment à se forger la leur propre sans Dieu ni Maître, les références intellectuelles me font ch...
même s'il ne faut pas m'imaginer obtus -ce serait une contre-compréhension de ce que je suis-, mais curieux de toute recherche en tout domaine, et admirateur de quelques belles intelligences, hélas celle de Levi-Strauss -par exemple- n'est pas des plus sautillantes de gaieté Very Happy )
...je ne vois point de salut.

Bon, je sens mon propos bien faible.
J'en suis désolé, je ne peux pas mieux en les circonstances, sauf à commencer la rédaction d'un gros bouquin (je sens que je vais être bien occupé, ces temps prochains, si ça continue ainsi! Wink

PS Ultra, j'ai entendu aujourd'hui que d'ici 2050 ça devait réchauffer de plusieurs degrés dans la région de Paris, l'hiver. Il y a de l'espoir, pour les frimas ! patience ! Wink








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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Invité le Dim 28 Oct 2012 - 21:03

Ce que décrit Philippe me fait penser à certaines théories monistes que j'ai pu rencontrer...Ensuite, l'amour du prochain est bien éloigné du manque actuel qui est un manque concret, d'un être proche de nous.
Tout ceci n'est pas une critique Smile. Le sujet est intéressant mais j'ai l'impression qu'il est bien au-delà du sujet de la discussion actuelle.

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Dim 28 Oct 2012 - 21:48

Smile Tiens donc, des théories monistes ... Smile
Tu peux nous faire un topo là-dessus, Soleil ?
Ca m'intéresse.

Je n'aurais pas dit les choses ainsi, mais c'est aussi mon ressenti.

Et ma conclusion était la même que la tienne, sunny ,
sauf que j'eusse peur de m'avoir tromper, et d'avoir pas bien compris tout,
je marchasse donc quelque peu sur des oeufs.

(J'ai l'impression que nous partageons une certaine sévérité dans la tenue d'un raisonnement, ou du fil d'une discussion... Wink .Et que cette modeste exigence est partagée par d'autres. Mais je m'égarasse.)

Ultra, tu peux continuer, my name is not Goldman, JJ Goldman ! Crying or Very sad




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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Invité le Dim 28 Oct 2012 - 21:51

Un topo un autre jour. Si j'en ressens l'envie.
Se rafraîchir la mémoire sur Spinoza, revoir les religions/éthiques asiatiques, etc...Grosso modo, la dualité matière et esprit n'existe plus, ce qui étend la relation à l'autre au-delà des êtres...C'est un résumé grossier Smile

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Dim 28 Oct 2012 - 22:38

Ah, Spinoza, m....
J'avais pas percuté. Suis-je bêêêête !

Pour les pratiques éthiques asiatiques philosophiques esthétiques
je suis preneur pour quelques bonnes pistes d'étude,
sinon, j'y vais un peu au jugé.
(Confucius ne m'a pas convaincu... Rolling Eyes Very Happy )

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Blini le Mer 31 Oct 2012 - 13:36

Phedre a écrit:
J'ai connu une relation fusionnelle où la limite entre l'autre et toi est floue...un coup à se perdre...à perdre son identité...C'était difficile pour moi d'entendre "il est où bidule ?", bidule et Phèdre" comme si on était indissociables...

Je crois que c'est malsain, surtout si on veut "être aimé pour ce que l'on est vraiment"...Enfin c'est l'impression que ça m'a laissé...

Je suis entièrement d'accord avec Phèdre. J'ai vécu ce type de relation fusionnelle. Mon partenaire était tout: mon meilleur ami, mon amant et.... ma béquille... Or ce genre de relation absolue (qui au final ne me remplissait pas! pour reprendre les mots de Marielle1978) est dangereuse. Car quand on se sépare, on perd tout!
De plus, les identités ont tendance à se mélanger, à n'en former qu'une. C'est à dire que pendant la relation, on cesse d'évoluer en tant que personne à part entière. On évolue en tant que "2 demi personnes qui n'en forment qu'une, et qui ont besoin de l'autre pour tenir". Le problème c'est qu'on cesse de développer notre identité PROPRE telle qu'elle était au moment où la relation a commencé (on en a plus besoin puisque l'autre vient nous combler). Mais du coup, quand on se sépare, il faut souvent reprendre la construction de soi, là ou on l'a laissée.... quelques années auparavant. Et c'est dur. Sans oublié que c'est ultra égoïste car c'est notre propre comblement (et donc bien-être) que l'on recherche dans ce type de relation...

Dans tout les cas, je pense que plus on cherche la relation parfaite fantasmée, plus on se perd. Le mot d'ordre dans un couple c'est d'être heureux. A partir du moment ou ça nous mène à la souffrance (souffrance concrète ou souffrance que l'on s'invente dans notre petite tête), ça ne sert à rien d'être en couple.
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Mer 31 Oct 2012 - 16:45

Totalement sur les ondes de Blini, euh, non, Bini Wink
et de Phèdre.

Je n'ai jamais trop osé m'exprimer à ce sujet.

Je suis heureux de lire que certaines parlent à ma place, de belle manière.

Ceci dit et précisé,
je sais
et, croyez-moi, ce n'est pas mon genre de "savoir"Evil or Very Mad

qu'il existe un autre type de "relation parfaite", mais imparfaite,
j'ai vécu une relation durable de ce type,
difficile à expliquer, il me faudrait composer un pseudo-roman à la mode d'aujourd'hui, style autofiction,
dans laquelle la "fusion" existait,
tant d'un point de vue intellectuel que sensuel,
mais c'était tout sauf niais, c'était aussi violent,
tant d'un point de vue intellectuel que sensuel Laughing

le simple problème fut que des éléments bêtes de la vie bête (en l'occurrence : les enfants de l'un/de l'autre) vinrent à bout d'une cohabitation qui,
si nous avions été intelligents Very Happy , n'eût pas du exister,
et puis les années ont passé, et les mélancolies, et les âpretés (une fille qui s'enfonce dans les drogues dures),

et nous nous aimons toujours, nous le savons,
JE sais aussi que nous ne recoudrons jamais le fil arraché,
reste une intense mélancolie. De part et d'autre.
Parce que nous sommes, l'un et l'autre, au bout du compte,
seuls.

Bref : raté.
Mais c'eût pu.
Et c'était bien c'était doux, c'était violent juste ce qu'il fallait, c'était confiant, je crois que nous mourrons l'un et l'autre loin l'un de l'autre en pensant que nous nous sommes aimés pour de vrai pour de bon.

Nous attendons lojn l'un de l'autre la possibilité d'une autre île.

Cette île peut exister : j'ai consulté les cartes de Colomb et de Vespucci, je n'ai aucun doute : l'Eldorado est par là (à l'ouest!!!)

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Blini le Mer 31 Oct 2012 - 23:05

Je ne suis pas sûre que ce soit le terme adéquat ici mais... Je trouve ça beau. Tu résumes tout à fait le fond de ma pensée: le plus bel amour est peut-être celui qui n'est pas parfait, car il laisse une place pour composer ensemble.
Ce qui est parfait ne sert à rien car il n'a besoin de rien. Et le véritable amour, c'est aussi avouer que l'on a besoin de l'autre.

J'espère que vous trouverez votre Eldorado, quel que soit la forme qu'il prendra!
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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Mer 31 Oct 2012 - 23:19

A l'ouest. jocolor

Merci.
Je suis heureux d'avoir pu (aléatoire) faire progresser/avancer ta pensée.

Je ne trouverai pas mon Eldorado, non. Trop tard.

Mais toi, oui tu le peux.

Je te souhaite un bon parcours.

Faman.

Je te souhaite bien du courage,
parce que je je n'aime pas; les hommes (les mâles).






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Je veux être un homme heureux

Message par Hybris&Pontalis le Dim 11 Nov 2012 - 20:11

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par FB le Dim 11 Nov 2012 - 20:36

Oui, jolie chanson de Z.

Mais ensuite ?

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Re: Ce terrible manque... dites-moi si vous le ressentez aussi

Message par Hybris&Pontalis le Dim 11 Nov 2012 - 21:30

ensuite quoi ?
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