Le bruit de l'eau dans les gouttes

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Saphodane le Mer 3 Oct 2012 - 21:57

Vachte. Ils ont osé ?... ô_O En tout cas, ton texte est ébouriffant ! Merci pour ce partage !

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Mer 3 Oct 2012 - 22:25

Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo !
Impec !
+1 avec saphodane

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Nanana le Mer 3 Oct 2012 - 22:57

Joli ^^.
(Du coup j'en profite pour balancer une de mes chansons les moins jetables)


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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Jeu 4 Oct 2012 - 7:54

Jeudi prochain à Bercy !!! Sois cool ! Trance

PS: J'ai encore une place en rab au prix d'achat (MP).


Dernière édition par siddhartha le Jeu 4 Oct 2012 - 8:23, édité 2 fois

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Jeu 4 Oct 2012 - 8:17

Jolie lettre, en effet ! Impec !

Et pour Bercy : quelle chance... Yahoo ! (je radotte, oui. La faute à l'âge sans doute, déjà...).


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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Nanana le Jeu 4 Oct 2012 - 8:48

siddhartha a écrit:Jeudi prochain à Bercy !!! Sois cool ! Trance

PS: J'ai encore une place en rab au prix d'achat (MP).

OMG si je m'écoutais drunken

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Jeu 4 Oct 2012 - 19:43

Plif. Plouf.

Plif.

Plouf.
Plif...
Plif.

Les yeux regardent la flaque. Suspendus, en apesanteur, frêles. Personne n'est mort, mais ça pourrait. On aurait quelque chose de similaire qui flotterait là, dans l'air presque pâteux qui enfle jusqu'à l'épiderme. Une goutte, puis une autre. Le balais incessant s'arrêterait presque. On ne sait pas. On erre. On nage. On ploie. Des fois que la lumière darde. Des fois que la lumière darde. Pourquoi.

Une incandescence s'étale dans l'air, dans cette masse visqueuse qui à terme s'éteindra. La naissance vient toujours d'une belle mort. Brûler en soi tous les restes incandescents, et s'arrêter comme pour rompre un mouvement. Un chatouilli gracieux emporte alors le tumulte pour aller voir là-bas comme y flotte l'air. Toujours mieux ou plus vite, dans une orgie abstraite, la belle hécatombe du geste d'après s’éteint toute seule quand lui vient la soif. Elle porte alors en elle toutes les belles bassesses, celles qui ne se sont pas rompues à la saveur des jours, et qui lentement viendront donner cet éclat de soleil à la peau qui scintille. J'aime tout cela. Et parfois le reste aussi.

Quand j'étais petit, j'ai toujours cru qu'il me fallait grandir pour voir plus loin, qu'il était temps d'y faire mes preuves. Je désespérais alors de voir renaître constamment mes mêmes travers, mes embuches les plus crasses, et même les sillons les plus fourbes. J'avais les yeux tressés et les paupières appesanties. Il me fallait bien cela pour supporter le jour, cette épreuve de surface qui vient couvrir le bruit de l'âme quand la tête vous gargouille. Les esprits ne sont rien à côté des contradictions. C'en avait même le goût des contines, des chants premiers et des erreurs de jugement. Un vrai poids.

La plus petite épine peut venir chatouiller jusqu'à ce que la blessure devienne plus importante que la simple trace de passage. Ainsi est-elle partie. Ainsi déjà vous tremblez. L'épine est sortie faire un tour, et vous n'avez plus que l'épreuve de sa trace, son mouvement incarné. Elle a creusé en vous son sillon. Dans ce chemin fertile s'est déposé déjà tout un monde de possible que vous ne voyez pas alors que vous luttez. La douleur est plus forte que le mal, et le bien n'a rien à faire non plus dans des moments comme cela. Chercher à s'enfuir de soi-même. Ô oui que c'est commode ! Mais la blessure est là, indélébile, prête à s'étendre et suppurer au moindre pas. La douleur qui sourde n'est pas là pour être belle. Elle vous rappelle à vous même et l'expérience n'a de cesse que de vous y ramener. C'est une rose qui pourrait y pousser. Sans trace de venin.

La gloire à ceux qui pleurent, on se répand en jérémiade. Solide et le cœur tendre, on en ferait des hommes beaux. Mais là n'est pas l'enveloppe. Mais là n'est pas la couture. Une œuvre gracieuse s'épancherait volontiers si vous saviez au moins qu'on ne fait pas de mousse avec du chardon. Un bel incendie vous a gagné à la faveur d'une écorchure, et cette incision, ridicule et majeure, vous verra bien un jour briller d'un éclat sombre et joyeux, pour peu que vous le vouliez. Il est des chemins à piétiner que l'on ne s'est pas même vu prendre, mais où l'on risque fort mieux de se trouver.

Alors le regard vide, et plein de nostalgie de ce que je n'ai pas perdu, l'air s'est arrêté. Interloqué comme une bille qui résonne à l'oreille d'un enfant, la partie était finie et c'était le temps qui se figeait. Pas même un souvenir ne se glisse alors entre moi et la flaque. Pas même une rencontre ne donne quoi que ce soit à y voir. Le reflet est inerte, et la fraicheur m'étreint. Je n'ai pas froid. Il ne pleut pas. Mes lèvres entrouvertes y découvrent même un air de musique. Mais aucune note n'en sort. La peur s'évanouit comme un charme qui laisse ses empreintes quand il brule. L'air n'embaume même pas le jour neuf. Je n'ai pas encore la joie pour tout cela.

Je sais juste qu'il y a quelque chose qui pourri dans mon crâne. Une de ces illusions perdues qui s'efface en toussant. discrètement. J'aime tout cela. Le calme rejoint la fatigue pour laisser le doute sur les causes. Et le composte des idées du jour vient lentement remuer la douce et tendre énergie qui grouille sous mon front. Fertile. Je n'ai pas encore aéré tout cela. Je n'ai pas déjà parcouru les sillons. Il est de ces jours qu'il faut laisser pour demain. Il est de ces peurs qu'il faut choyer pour de bon.

Une belle nuit à vous et aux vôtres.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Jeu 4 Oct 2012 - 21:10



Impec !

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Mar 16 Oct 2012 - 17:43

La socialisation.

S'il y a bien un truc qui me chiffonne, c'est bien la socialisation. Dans tous les sens. Du terme, du bien, de l'être, du mal... de moi.
Il y a un an, je rentrais d'un voyage qui m'avais fait un bien fou : j'avais parcouru de grandes étendues par moi-même, seul en vélo avec ma guitare, à la rencontre du monde et de belles personnes que l'on ne trouve que dans des moments pareils. Puis, comme un mobile qui se balance et se choque par le mouvement alternatif de ses billes, je revenais dans la danse de mon être, et je décidais de poursuivre, avec toutes les renonciations rêveuses inhérentes. Il faut aboutir ce qu'on entreprend. Progressivement, je décidais donc même d'assumer mon statut social. Trivialement, stupidement, socialement, moutonnement, stigmatisé-de-bien-pensance-ment, connement, je faisais des choix sans importance et pourtant m'ancrant si bien dans une certaine position. En septembre, j'étais prêt à ne plus avoir de téléphone portable et souhaitais voyager au petit bonheur. Fin octobre, j'achetais un smartphone "pour pouvoir me rassurer en accédant à mes mails" et je renouvelais mon vieux PC portable par un macbook air au prix d'un rein bon marché. J'ai toujours été tiraillé entre ces réalités philosophiques et politiques de conceptions idéales, et ces aspirations à un positionnement assumant une forme d'existence permettant même de penser la réalité de mes interactions sociales. J'ai donc entrepris ma maturité, à bras le corps (défendant).

Et voilà que maintenant, un an après ces non-évènements, je me retrouve pleinement confronté à des choix m'ordonnant de me positionner, non pas pour toujours, non pas pour jamais, mais pour aujourd'hui, dans une perspective d'un demain. Je crois que c'est (aussi) ce qu'on appelle (parfois) grandir. Ou mûrir. Ou assumer. Ou se conformer. Ou s'assumer. Ou se méprendre. Ou s'apprendre. Question de... point de vue. Et d'illusions choisies... à leur manière. La mienne, pour une fois, et pour les autres fois, à suivre. Il s'agit donc, pour moi, de proposer des choses, de les analyser puisque là est mon rôle d'universitaire. Mais je ne peux plus me cacher derrière mes belles idées valeureusement étendues derrière des conceptions programmatiques empruntes de soleil. Je perçois à quel point la bien-pensance, dans laquelle mes braves idées ont le courage de s'argumenter, n'a de perspective que celle de l'absolu, du vide et du trop plein, de l'ailleurs et du pour toujours, du jamais aussi. Non, ce n'est pas renier bêtement ses beaux idéaux pour mûrir et s'intégrer solennellement dans les bataillons de la chienlit. Mais aujourd'hui je sens la chienlit dans ma bienséance même au sein de laquelle je me noie de trop d'évidence non élaborées.

Je n'ai pas changé mon mode de vie pour faire en sorte d'appliquer à la lettre les conséquences pratiques des idées que je vénère. Je n'ai pas poussé au-delà du simple sourire arrogant l'analyse critique des situations sociales et politiques qui me débectent. Je ne fais rien que de me rassurer à ma manière en le faisant au mieux, avec le sourire au possible, et en m'efforçant de le faire selon mes principes de justesse. Et c'est bien cela qui m'asphyxie et me désespère au plus haut point. Et comment en attendre autre chose ? Mon idéalisme aussi mérite bien de passer à la moulinette de mon radicalisme. Alors voilà, il est temps pour moi de faire face à cette incarnation rude qui se trouve dans le vent et les feuilles et leur danse et tout ça.

Comment rendre possible ce qui ne l'est pas dans les pas de ce que l'on pense être, ou plutôt dans la manière que l'on pense s'être ? Bien flou tout ça. La société que je perçois n'est rien d'autre que le problème que je pose mal en le voyant tel que je me trouve incapable d'agir. Et la rage m'emporte avec son énergie vitale. Et la rage m'emporte. Sans trop savoir. C'est qu'il n'est pas question de savoir. Et je cherche... Et je cherche...

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Nanana le Mar 16 Oct 2012 - 19:42

Ce que tu décris me fait penser à 2 théories qui pourront peut-être t'aider :

la théorie des idéologies éthiques de forsyth qui croise relativisme et idéalisme pour déterminer le type de jugements éthiques sur lesquels reposent les actes des individus (classés en 4 modèles : situationnisme, absolutisme, subjectivisme et exceptionnisme)

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/54/81/24/PDF/46-PRAT_HAURET_.pdf
(pages 3-9)

L'éthique minimale de Ruwen Ogien qui repose sur trois principes :
1.La neutralité à l’égard des conceptions substantielles du bien.
2.Le principe négatif d’éviter de causer des dommages à autrui.
3.Le principe positif qui nous demande d’accorder la même valeur aux voix ou aux intérêts de chacun.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_minimale

Bon c'est peut-être à côté de la plaque mais au pire ça ne te parlera juste pas Wink
Bises.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Mar 16 Oct 2012 - 20:03

siddhartha a écrit:Comment rendre possible ce qui ne l'est pas dans les pas de ce que l'on pense être, ou plutôt dans la manière que l'on pense s'être ? Bien flou tout ça. La société que je perçois n'est rien d'autre que le problème que je pose mal en le voyant tel que je me trouve incapable d'agir. Et la rage m'emporte avec son énergie vitale. Et la rage m'emporte. Sans trop savoir. C'est qu'il n'est pas question de savoir. Et je cherche... Et je cherche...

Un principe en physique, pour t'aider à trouver l'ajustement.
Arrow Plus on s'éloigne de son propre centre de gravité, et plus il devient difficile de "forcer" et d'agir.
exemple: je veux porter un objet lourd, mieux vaut le faire près de mon centre, près de mon corps, et surtout pas à bout de bras. Car à bout de bras (loin de mon centre), je n'y arriverai pas ou bien je me casserai l'échine.

C'est pareil ici pour ce qui est cité.
Incapable d'agir, oui, si l'on est éloigné de son centre. Si l'on est éloigné de soi. Ou bien tu rompras si tu insistes trop. Reviens à ton centre, reviens "vers toi", physiquement, localement, ou bien déplace-toi là où tu souhaites agir sinon. Et ainsi, tu n'es plus "à bout de bras". Donc tu agis avec force. Et sans rompre.



Inversement...

Pour agir là où c'est fort, agis loin du centre de gravité de cette chose. Car là, tu seras là où tu peux agir dessus.
Ainsi, pour ouvrir une lourde porte, essaye de pousser directement vers son pivot, id est vers les gonds. Tu auras bien du mal. Very Happy
Recommence maintenant en poussant loin des gonds (loin du centre de la porte donc), c'est-à-dire là où se trouve la poignée (^^), et hop, tu parviendras à l'ouvrir.


Je ne vous cache pas, que depuis toujours, ces lois simples ont servi à empêcher "aussi" les bonnes volontés d'agir. Ou d'être efficaces.
Sachez les reconnaître, lorsqu'on vous pousse à agir loin de votre centre. Car c'est alors pour vous empêcher de réussir.
Idem lorsqu'on vous fait rester le nez sur le centre d'une chose, en vous demandant de réussir à y faire bouger.




Résumé:
Like a Star @ heaven près de votre propre centre, près de votre propre être, vous êtes forts. Loin de lui, vous ne pouvez pas, ou vous rompez.

Like a Star @ heaven près du centre d'une chose, c'est difficile de pousser, sauf combine à connaître. Mais si vous agissez loin de son centre, alors vous faites basculer. Et hop.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Sam 3 Nov 2012 - 3:22

@NAT : Oui, tout à fait, cela correspond pas mal. Même si ce cadre d'analyse reste un cadre et non une voie tracée pour faire avec. Mais il s'agissait bien de cela en effet.
@Kara : C'est gentil de ta part, mais je n'accroche vraiment pas avec les élans spirituels de tes messages.


Je reviens de concert. Une claque dans la gueule. Une belle claque dans la gueule !
Godspeed you ! Black emperor.
Génialissime !!! Rien que ça. Benh oui que diable, un peu de grandiloquence là où ça le mérite !

La vie est vraiment faite pour la musique. Après avoir passé tout le début du concert à ressasser mes questions existentielles du moment, j'ai finis par me laisser porter dans la main du bruit au fil du flot de l'âme du ça. Et c'était beau, et c'était tourneboulant de viens par là mon petit que je te ressorte des sentiments enfouis à la surface détrempée pour mieux les laisser vagabonder jusqu'aux lèvres à sourire. Et puis cette danse avec un bras gauche. Un effleurement que seule la promiscuité d'un concert évite de faire échouer les fantasmes dans l'inconvenant et le manque de respect. Une belle rencontre sans se connaître. Et ça m'a fait du bien. Je crois que certains trouvent le réconfort dans les rencontres sexuelles d'un soir. En ce qui me concerne j'aurai voyagé pour un simple effleurement. Rien de plus. Le cliché appelait à l'ouverture des mains et au regard penché. La vie n'est pas cette caricature. Je me serai porté là avec moi-même pour le meilleur, et je n'ai d'aspiration maintenant que de poursuivre ce regard. Je n'ai pas vraiment arrêté du concert de m'interroger sur ce que je faisais de ma vie, confrontant mes ressentis si puissants et mon amour pour la production musicale au fatras du poids des jours, qui m'enveloppe. Voyager, produire, découvrir, être, vivre...

Ahlala... J'ai cette culpabilité et cette peur, encore présente, à livrer tout cela à vous et à ma pauvre conscience. Mais ce soir, c'était beau. Et j'aime désespérément la vie quand elle offre cela.

À écouter avec un système son digne de ce nom et l'oubli des voisins, surtout à partir de 20min.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Lun 12 Nov 2012 - 19:14

Oui, la vie quand elle offre ça ... à toi aussi merci des mots et du partage ...

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Jeu 15 Nov 2012 - 0:00

Je reviens ici en mode recherche de repères et d'apaisement, une sorte de boule furieuse m'a traversée de la furie joyeuse à la tremblote de peur et de contre cou. Problèmes d'ajustements et de trop plein émotionnel. Je ne sais pas comment accueillir tout cela, j'ai surtout peur, et c'est bien plus puissant que toutes les ambiguïtés émotionnelles que j'ai pu éprouver jusque là.

J'ai comme l'impression de m'être libéré de quelque chose et de secouer les barreaux de la cage de rage, alors que je suis déjà dehors. Comme si la secousse qui me traverse n'avait plus de vibration que la seule résonance de mon corps qui finit par en souffrir de peur que ce ne puisse se suffire.

J'ai rencontré une bien belle personne, avec qui j'ai pu me détendre et m'ouvrir à une façon d'être moi-même en toute liberté, et ce dans un lieu nouveau pour moi et que j'apprécie, dans une autre ville. Et là, l'euphorie des deux premiers jours de retour m'a donné une telle énergie que j'en aurai construit d'autres possibles fous. Notamment, j'ai ressenti à quel point je pouvais me sentir séducteur, bien au-delà de quoi que ce soit que je n'ai pu jamais pensé être moi. Alors que là, justement, quelque chose a la possibilité d'exister, à quelques centaines de kilomètres de chez moi. Mais j'ai bien vécu une belle extase le temps d'un long week end, prolongé pour l'occasion et aux belles ramification à venir dans le temps.

Mais maintenant, la peur m'envahit comme une panique étreignant un enfant dans un cauchemar étouffant. Cette énergie se heurte aux parois. Et je me perd à ne plus même me sentir la force d'accueillir cela. Bordel que c'est violent cette intensité émotionnel, quand on relâche. J'ai l'impression de découvrir ce que cela fait d'abandonner un peu son faux-self. Mais pour l'instant c'est d'une intensité terrible. Moi qui croyais pouvoir laisser tout cela bien enfermé dans sa boîte de pandore.

Là que j'ai rencontré quelqu'un qui accueille cette partie de moi, je me retrouve à devoir l'assumer par-delà, et s'en devient d'une intensité effroyable. Vous qui êtes peut-être déjà passé par là, pouvez-vous SVP m'éclairer, me prendre dans vos bras virtuels de celui qui a donné un peu déjà. La moindre chose que je fais m'effleure à vif. Tout ce que j'ai pu écrire avant est de l'ordre de la caresse du soleil au printemps en comparaison à une brulure un après-midi de cagnare estival. Et maintenant tout est d'une vibration émotionnelle engageant au larsen à tout instant. Comme une balle de revolver lancée à pleine vitesse dans un accélérateur à particules. On ne sait plus ce qui est de l'explosion du mouvement lui-même, ni même quel résultat ou observation l'on peut bien être en train de faire.

Merci à vous de m'avoir lu. La vie me donne beaucoup d'un coup et je ne sais que faire de trop plein.
Je vous embrasse.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Mer 17 Avr 2013 - 15:12

Hummmmmmmmmmm

Ce ne serait pas .... ?

Alors :

Spoiler:

BON ANNIVERSAIRE A TOI !

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Saphodane le Mer 17 Avr 2013 - 16:49

Ah ? Bon anniv' ! Very Happy

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Ven 15 Nov 2013 - 19:00

Je pèse mes mots : c'est une sacré épreuve que de faire son voyage avec Alice Miller. Je comprends mieux, peu à peu, à que point il est important de s'être tout d'abord renforcé sur son chemin pour se sentir capable de se lancer soi-même dans pareille odyssée. J'ai bien hâte de me recomposer. Il ne s'agit (enfin) plus de phénomène dépressif, mais de haine ou de tristesse… à vivre.
Creuser avec son propre enfant, et atteindre aussi rapidement des pensées limpides ou autres éléments de souvenirs que d'ordinaire j'aurais verrouillé. Dans des mécanismes réguliers je plongeais mon évidence intime jusque dans mes plus solides émotions, pour ne plus rien y voir. Le refoulement est une action bien sensée.
Il m'aura fallut tant de temps pour en arriver là. Je ne peux que souhaiter à tout un chacun de trouver ses justes émotions de même. Dans mon cas, il reste encore pas mal de choses à creuser, contre tout ce que je m'étais construit jusque là et qui paradoxalement m'avait pourtant, déjà, aidé à constituer l'énergie qui maintenant me donne la force de continuer cette quête de soi.

Le plus dur est de voir sa solitude. Mais ce n'est qu'une pliure du même phénomène pour moi. Vivement les jours heureux. La vie est déjà belle, mais je crois voir enfin poindre en moi l'énergie qui m'a fait développer jusque là tous ces chemins de traverses. J'en ai refusé des choses pour me mettre moi même dans un porte à faux qui maintenant, seulement, semble m'autoriser à rentrer dans la danse. Je suis enfin prêt à toujours me rattraper de la chute avec justesse. Merci à ceux du chemin, et belle vie aux autres. Il y a trop d'étoiles dans le ciel pour oublier d'enfanter celles qui dansent.

J'ai l'impression d'avoir mobilisé ma douance pour seulement survivre. Et c'est déjà beaucoup.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par Invité le Ven 15 Nov 2013 - 20:53

siddhartha a écrit:Je pèse mes mots : .../...J'ai l'impression d'avoir mobilisé ma douance pour seulement survivre. Et c'est déjà beaucoup.
Je ne peux qu'être entièrement de ton avis. Et c'est déjà beaucoup,

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

Message par siddhartha le Lun 18 Nov 2013 - 10:55

Merci Ours, de rappeler à l'énergie.
Belle semaine et tout le reste, à toi.

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Re: Le bruit de l'eau dans les gouttes

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