passe, pour rien

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passe, pour rien

Message par Quocustodiat le Sam 14 Jan 2012 - 12:10

bonjour,

je laisse une petite pierre au sol pour laisser cette petit place avec une encore plus petite trace.
J'ai lu un peu, puis me suis inscrit, puis souffert, souffre encore, je vais abandonner toute activités ici, même passives. Ailleurs aussi.
Ce n'est pas supportable, j'y croyais réconfort et similitudes trouver, du mieux pour pouvoir se trouver. Il n'en est rien, j'ai, alors que mes doigts tremblants usent les touches effacées de mon pc, mon cœur est serré, je me sent encore moins viable qu'avant. Désolé pour le détail scabreux, mais j'ai même dû quitter l'écran pour aller soulager mon corps qui lui a eu besoin de tout balancer, tellement il a les tripes essorées. Je ne peux pas m'adapter pour coller aux fils, je ne peux pas m'adapter pour coller aux demandes des autres, ni matérielles, ni de vie, ni d'intellect, et dire adapter est une belle hypocrisie, il faudrait mieux dire se changer ( qui nous aime pour nous-même ? Personne. ), je ne peux pas, je ne sais pas faire. Et cela ne mène qu'a un endroit, soi-même. J'y resterai donc, seul, avec moi, je sais qu'il n'y aurait que l'aide d'un psy-truc pour me sauver, je vais à minima sauver les autres de moi, enfin bref, quand la boite a déjà 12 œufs le treizième ne peut pas passer, c'est un constat.
Alors une petite pensée pour tous ceux qui lisent en étant morts de peur, tout ceux qui ne sont adaptés au format/règles/injonctions de comportement/culture/savoir dire " comme il faut"/etc..
le dire me fait aller un peu moins pire, je tremble encore de me sentir si différent de vous aussi, si transparent... ça repart, je dois arrêter.

le meilleur à vous tous.

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Re: passe, pour rien

Message par Mégalopin le Jeu 19 Jan 2012 - 6:23

Bonjour SH, bienvenue sur le forum Wink

Prends ton temps, lis tranquillement, et au détour d'un sujet, l'envie te viendra peut-être de réagir, et d'écrire un peu plus.





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Re: passe, pour rien

Message par Quocustodiat le Jeu 19 Jan 2012 - 21:53

Bonsoir Mégalopin,

merci pour ces paroles tranquilles, calmant le stress certain qui m'est tombé dessus quand j'ai vu une notification de réponse. J'apprécie fond et forme.

Coté fond donc... tout sauf clair en moi... mais quand même... prendre le temps, ne pas s'accrocher à tout ce qui passe mais essayer ( au mieux... ou mieux ) de le vivre, pour le mieux laisser passer, est ce que je vais tenter de faire ; lire, voir, y penser, digérer, me poser des questions de rayures doutées, avérées ou pas ( le zèbre, au point d'eau ou les prédateurs en veulent à la santé des plus fragiles, le zèbre donc qui n'a pas vu son reflet rayé dans l'eau aura toujours un doute... ). ... Mais entre le laisser-passer et la passivité la distance est mince...

Tranquillement, oui Smile

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Re: passe, pour rien

Message par Mégalopin le Jeu 19 Jan 2012 - 22:35

Oi SH,

J'ai bien aimé ton histoire du 13ème oeuf qui rentre pas dans la boîte Very Happy

Passe donc un peu de temps parmi nous, ce forum et les rencontres entres zèbres ont un côté "thérapeutique"; la clarté se fera au fil des semaines


Spoiler:
Puis-te questionner sur le choix de ton pseudo? Je suis impatient du moment où tu auras envie de le troquer contre un autre, du genre DontworryBehappy Wink

Bon, ménage tes poussées d'adrénaline, d'autres zèbres vont passer par ce fil te dire bonjour cheers





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Re: passe, pour rien

Message par Invité le Jeu 19 Jan 2012 - 22:44

Parait que si le zèbre a des rayures c'est pour se protéger. Ils se réunissent en troupeau, les méchants n'y voient plus rien avec toutes ces rayures, ça fait un trop gros animal, alors ils peuvent plus te bouffer.
Glisse-toi quelques jours au milieu Wink

Bienvenue

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Re: passe, pour rien

Message par 'Sengabl le Ven 20 Jan 2012 - 0:38

Bienvenue...

Le premier effet du bonbon n'est pas toujours cool ici, souvent douloureux, surprenant, effrayant aussi...
Mais parmi la multitude des rayures, tu en trouveras bien, à un moment, quelques unes qui ressemblent un peu plus aux tiennes...

Personne ne te demande de t'adapter ou de te changer... Il y a à apprendre de chacun. Nous aimerons probablement apprendre de toi ! Smile

Allez, reste un peu ! bounce

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Re: passe, pour rien

Message par Quocustodiat le Ven 20 Jan 2012 - 22:20

Rasséréné, je reste un peu. Quelques jours, au moins... et les rencontres, si l'esprit est le même qu'avec vos réponses respectueuses et pleine de compréhension, je peux l'envisager, il y en a une qui se fait dans ma ville...

Je reste un peu, et les zèbres juste à coté je regarde, un sabot à la fois. Tiens j'aurais un sabot ?! o_O

Very Happy

Spoiler:
Voulant utiliser " Resilient Evil " comme pseudo, l'humeur virant au noir sombre, j'ai finalement pris le style du jeux vidéo Resident Evil ; il n'y a que danger, au mieux la survie dans une insécurité permanente, au pire la mort dans d'atroces souffrances, le tout dans un endroit de cauchemar où chaque porte révèle une abomination de plus...

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Re: passe, pour rien

Message par Quocustodiat le Ven 9 Mar 2012 - 21:06

Envie de passer là, de voir.
Et je me relis sur le dernier post. Pas une bonne idée, s'il advenait même que j'en puisse avoir, la douzième dimension... Il y a bien eu une rencontre, j'y suis allé, stressé, de façon finalement malhonnête puisque en accompagnant une personne et sans déclarer mon mini post ici... pas honnête, " mal " dans mon tableau à deux colonnes. Je l'ai payé par un coup de panique et une fuite qui me conforte dans l'idée que " différent " c'est un état constant et pas relatif, c'est pas juste la couleur de la chemise, c'est absolu et définitif. Bref, un troupeau se fait d'individus qui se connaissent, sinon ça prend ou pas, enfin plutôt pas pour le seul qui fuit. Et qui fuit est seul.
Mais bon, l'humeur là hormis cette relecture malheureuse, c'est le " pour le moment c'est pas possible ". Connaissances exclusives, lato sensu et inversement, pas de méthodes pour communiquer, ça foire toujours. Avec tout le monde, impossible de discuter sans qu'il y ait, concrètement ou pas, vu que je l'imagine ça existe en moi donc tout court, avec tout le monde, quand je sais je balance brut de pomme, cassant, du coup c'est rejeté, avec tout le monde, quand j'hésite, ça ne passe pas, avec tout le monde, je bafouille de plus en plus, je rate mes mots, je me coupe, avec tout le monde, je me meurs de lumière chancelantes dedans, tout est mort sauf ce qui fait mal, donc les seules choses que j'attrape dans les mots font mal, rien d'autre.
Mais ça c'est moi ;
je suis vivant puisque j'ai mal,
je devrait cesser de vivre puisque je fait du mal.
A tout le monde. Et même si c'est bien involontaire ça ne change en rien la réalité des douleurs ou non-joies prodiguées.
Le professionnel du " ça ", " moi " et autres concepts endo-épitrocycliques arrive à pointer un acte, une situation et de dire " mais si vous regardez l'autre, vous pensez que ça lui a fait quoi ? "
Du mal, quoi d'autre, je l'avait même pas vu, aveuglé par ma propre blessure, du sang plein les yeux. Certes il devrait, un jour, dans un an, dans dix, jamais, y avoir un progrès qui me ferait bien agir. Youpi, la joie est en moi... la joie ?... ah non rien, c'est un mouvement d'eaux chaudes, ça n'arrive plus donc, rien, un espoir imbécile.
Promesse de travail, promesse de douleurs, espoir de moins mal. C'est peu pour vendre du travail sur soi, de l'impératif " falloir changer ", discours commercial limite même si ce pro pointe une peur d'être seul si non conforme... mieux pour ne plus avoir peur d'être seul est de l'être, seul, plus d'angoisse du coup. Connerie vs conneries.
Admettons ( incroyable d'optimisme, les hypothèses positives !! ) admettons donc que un de ces jours ou plutôt une de ces nuits ( c'est mieux je trouve ), en attendant, comment protège-t-on ceux avec qui il y a un lien ou ceux qu'il faut préserver à minima socialement de nos incapacité à faire bien ? Comment leur éviter les coups de mots ou d'attitudes inadaptés ? S'effacer un peu ? Mais comment se trouver si dès le début c'est du sacrifice... plonger pour faire surface, je sais pas faire ça moi. Surtout que la surface semble gelée... Propos confus, embrouillés, comme dedans. Et vous n'avez rien compris, c'est bien le problème, c'est toujours le problème, de plus en plus. Au moins sur le Net même si je bafouille ça ne se voit pas.

Je suis en train de confondre post de présentation et blog d'épanchement des boues de fond de bocal. Vite la télé pour commencer à m'éteindre, déjà assez de ce jour...

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Re: passe, pour rien

Message par Invité le Ven 9 Mar 2012 - 22:09

Oui, tu as raison, pour comprendre dans le bon sens, pour être sûre de ne pas mettre un mot, une sensation, un sentiment au mauvais endroit au mauvais moment, il me faudrait être toi mais ... ce n'est pas le cas, je ne suis pas dans ta tête (je ne te souhaite d'ailleurs pas d'être dans la mienne non plus ;-) mais tes paroles éveillent des échos profonds ... au fond de mon petit moi-même. Je suis une spécialiste des messages-bouteille à la mer que je suis seule à comprendre puisque j'envoie le résultat d'une cogitation intense ... sans en donner les tenants et aboutissants ... et que je sais pertinemment que même si je donnais les tenants et aboutissants ... ils n'en seraient pas plus compréhensibles :-)
Oui, je suis d'accord avec sengabl ... le bonbon n'est pas toujours doux et sucré, il peut avoir des poussées très amères ... oui, je ne sais pas si ça va te servir (souvent je me dit qu'en répondant chez quelqu'un, je me parle très égoïstement à moi-même !) mais oui, tous les jours, j'ai envie de partir, de tout foutre en l'air, je me dis "qu'est-ce que je perds mon temps à zoner devant mon écran ?", oui, moi, quand j'écris et que je n'ai aucune réaction, j'ai l'impression d'être transparente, de cesser d'exister, je maudis l'entièreté des membres de ce forum de ne pas être aux petits pieds de ma moindre intervention ! ... tu vois, à peine modeste la fifille !
Je sais, moi aussi j'ai trouvé ça bateau, quand on m'a dit que l'important n'était pas de changer, mais d'apprendre à vivre comme je suis, apprendre petit à petit à "m'aimer" (bouh, quel vilain mot kssss kssss kssss ;-) mais petit à petit, ça fait du chemin (zut, je croyais que c'était les trains qui cheminaient devant les vaches ... que font donc les bateaux ??? ils bassinent ? ndlr ;-) ... quand à tes boues ... dépose-les, tu n'oblige personne flingue sur la tempe à te lire et si je te réponds (sans doute totalement à côté de la plaque), c'est parce que je t'ai lu (attention, j'ai dit "lu", pas "compris" ;-) et que ça a soulevé en moi une envie de te répondre ! ... des rayures qui te ressemblent ... oui, des rayures exactement comme les tiennes ... non, sans doute pas (et encore, je peux me tromper :-)
je te souhaite un jour de sentir que tu es vivant autrement qu'en souffrant, du fond des tripes, vraiment je te le souhaite :-)

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Re: passe, pour rien

Message par Invité le Sam 10 Mar 2012 - 1:26

@ Quocustodiat

Je ne vais pas me lancer dans une démonstration écrite du bienfait de ce forum. Je ne sais pas si je fais bien, mais je crois que si je ne le faisais pas, je m'en voudrais. Il y a une phrase de Mère Térésa, qui a vouée sa vie aux chiffonniers du Caire et qui disait à peu près : "ce que nous faisons c'est une goutte d'eau dans l'océan, mais si nous ne le faisions pas, cette goutte d'eau manquerait à l'océan". Alors sans me prendre pour un candidat à la béatification chrétienne, je vais te donner mon témoignage. J'ai vécu une grosse crise, violente, brutale et soudaine, qui m'a forcé à appeler à l'aide. Je me suis épanché sans aucune pudeur et en moins de 12 heures j'ai reçu plus de 20 messages de soutien, y compris de gens que je ne connaissais même pas sur le forum. 24 heures plus tard et grâce à eux, cela va mieux, mon chemin d'évolution a repris son cours, timidement et hésitant, mais il a repris et c'est là l'essentiel. Parmi ces amis surgis de nulle part et en quelques minutes voire quelques heures, deux ont déjà publié sur ton fil. Fort (?) de cette expérience (bien que le mot ne soit pas adapté), je me permets de t'inciter à la patience et à la bienveillance d'abord avec toi-même.
Si tu veux le parcourir, c'est là : http://www.zebrascrossing.net/t4977-bonjour-et-merci-d-exister?highlight=merci+d+exister à partir du dernier post de la page.
Je te souhaite d'accéder peu à peu à une forme de sérénité.

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Re: passe, pour rien

Message par lynka le Dim 1 Avr 2012 - 18:29

Quocustodia,
On peut être apprécié pour ce que l'on est... encore faut-il se laisser approcher, connaître, explorer, éloigner, rapprocher, toucher, sentir... et faire la même démarche vis-à-vis des autres.

La timidité et le sentiment d'imposture gênent la périlleuse entreprise qu'est le lien social, certes, mais petit pas par petit pas, en faisant la connaissance d'une personne (je crois que tu en connais déjà une), puis deux, même en commençant virtuellement, eh bien on peut créer notre chemin, notre petite place au sein de la vie, des autres, que ce soit un strapontin que l'on n'utilise que de temps en temps au début, ou le canapé que l'on partage avec des gens en toute confiance une fois la glace brisée, les carapaces atténuées, les explorations entamées.

C'est normal d'avoir peur, de se sentir différent, pas à sa place, et ça n'est pas grave. Les deuxièmes chances ça existe. La première fois tu es resté un certain temps, tu es parti, tu peux revenir.
En expliquant les choses, les gens comprennent, c'est aussi simple que ça.
Et s'il faut reculer d'un pas pour ensuite en faire deux en avant, pourquoi pas?

Tu parles de n'avoir pas été honnête en cachant le fait que tu avais écrit un post ici... ça non plus ça n'est pas grave. Se cacher, par peur, en montrant juste le bout de son nez, voir ce qui se passe, se recroqueviller quand quelque chose nous déstabilise, ressortir quand quelque chose ou quelqu'un nous a rassuré, c'est humain, quels que soient les sentiments ou peurs qui t'ont poussé à garder ça pour toi, c'est humain, et ça n'est pas grave, crois-tu que ça ait nui à quelqu'un? Moi je ne crois pas.

Courage, je suis sûre qu'il y a des personnes bienveillantes qui se feront une joie de t'accueillir sans a priori ou jugement, et feront leur possible pour te mettre à l'aise parmi eux aux rencontres, que ce soit petit à petit ou dès les premiers instants.
On n'est jamais seul à être mal à l'aise ou timide, peut-être que dans la rencontre que tu as faite (ou celles que tu feras) il y aura d'autres personnes ayant les mêmes peurs, les mêmes craintes, on est tous dans le même bateau quand il s'agit des rencontres, peur du jugement, questionnement sur l'intégration dans le groupe, etc... mais malgré tout, je pense que chacun peut trouver sa place s'il se donne la peine.

Bon courage et n'abandonne pas au premier essai Wink

P.S.: bienvenue sur le forum Razz

P.P.S.: ça serait dommage que tu partes si vite, donne-toi du temps, tu n'as rien à perdre. Même si tu ne viens pas ici régulièrement, ça ne coûte rien de laisser le site à disposition sous le coude (je ne dis pas ça pour faire de la pub, je pense sincèrement que tu pourrais échanger sur pas mal de sujets ici, ne serait-ce que sur le sentiment d'imposture par exemple). Smile

P.P.P.S.: en me relisant j'ai l'impression que je me prends pour la vieille du village qui entame toutes ses phrases par "tu sais mon enfant..." Laughing


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Re: passe, pour rien

Message par Clausule le Dim 1 Avr 2012 - 22:43

ours a écrit:je me permets de t'inciter à la patience et à la bienveillance d'abord avec toi-même.

+1

« La patience est la clé de la délivrance. »
de Naguib Mahfouz

Et St François de Sales dit également : « On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même. »


Courage Wink


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Re: passe, pour rien

Message par Quocustodiat le Mar 3 Avr 2012 - 21:43

Merci pour vos paroles apaisantes, elles sont rares, précieuses mêmes pour qui saura les utiliser.
Hélas je les crois gâchées, à quoi bon s'acharner, fuyez.
Il n'y a rien à apprendre de moi, je ne sais rien, ne sais rien faire, à part être le berceau ignoble d'un monstre d'humeurs sombres et de pensers superbement grandes, si on regarde vers l'abîme. Je n'ai rien à apporter, je n'aime rien, il n'y a rien en moi, je ne sais pas lire, je ne me souvient de rien, je n'ai pas de passé, pas de culture, pas d'envie, même pas de chiffre en sortant des tests. Je n'existe pas comme individu, je ne suis que douleurs incarnées. Je n'ai qu'un monstre dedans. Dans ma survie de prisonnier salarié j'ai ce jour trop long remis en images les trois trucs psy ; un monstre lourd, énorme, large et aux gros yeux tient dans ses crocs sans le tuer, hélas, un corps qui n'ose bouger sous peine de sentir l'étreinte mal assurée se resserrer, un témoin terrorisé de la scène : mon surmoi, mon ça condamné et moi impuissant et mort de peur. Vain, tout est vain, rien n'a de sens, pure peine.
Chaque jour que l'enfer fait n'est que contraintes, des demandes, des demandes, des ordres, des attentes, des injonctions. Personne ne m'entend hurler. Prendre un couteau et s'arracher de longues bandes de peau à ne plus avoir de larmes, frapper un mur à ne plus avoir d'os dans le poing, être ce truc là.
Non jamais je ne retournerais dans cette rencontre, les maux s'additionnent hélas pour augmenter le pôle négatif de l'aimant, les masques de sauvegardes font peurs. Déjà la toute première de rencontre est une malédiction pour la personne rencontrée, je ne sais que faire quand on me tend la main, je ne sais dire aucun mot gentil, je pense finalement ne pas l'être, je génère de la douleur là où il y avait un sourire. Sauvez-là. Fuyez-moi, abattez-moi. Oui, une bouteille à la mer, c'est bien le triste forfait originel, j'en ai jeté une, et le noir de l'encre se répand, l'onde se fait huileuse et destructrice, la lumière ne passe plus, tout est vain, faire c'est défaire, regarder c'est détruire, éclairer c'est plonger dans l'obscurité pour toujours. Plus je vois plus je perd la vue et plus j'y pense moi je comprend, ne reste plus que ce grondement sourd et grand saigneur en moi.
De la patience avec moi même ? De la bienveillance ? Aux fous ! J'ai le dedans de plomb, toxique et lourd, je ne peux me mouvoir, je m'intoxique. Quand je repousse d'un " dégage " mon fils qui voulait un câlin... aucune patience, aucune bienveillance, aucune pitié pour la noire flamme qui me consume et brûle ceux qui s'approchent. Fuyez ! Je ne suis pas la victime, j'en fait. Désincarné, quasi métallique et froid je ne suis qu'une arme, il ne restera de l'infamie de mon être que des cicatrices.
Survire toutes ces années sans pouvoir mourir, la peine est déjà bien lourde, j'aspire à la terre.
Et je ne la mérite peut-être même pas. Qu'un accident de la route m'emporte, qu'on me poignarde, qu'une maladie grave et fulgurante m'achève, je n'ai pas les couilles ni même de " force de volonté du dedans " ( c'est ça le concept " envie " ? ) plus rien qui pourrait m'aider à y aller, au moins ma lâcheté serait défaite grâce à un geste de pitié du destin. Crachez-moi dessus, pissez-moi dessus, mais achevez-moi.

Couvrir les sons du monde, se faire saigner les oreilles en attendant la mort.
http://www.youtube.com/watch?v=-9eKGDQRy7g
un lourd fardeau, recrurent, qui a façonné mon corps plié en deux, plus capable de voir la couleur du ciel, peine hurlante qui jamais ne cesse, de la puissance sourde et brutale qui gronde, une force magnifique et noire qui monte, des coups de speed destructeurs, envie de brutalité et de tous les tuer, tous, envie d'éradiquer la planète, d'ébranler le sol, d'arrachage de tripes et de sangs pour nourrir le sol hurlant, les feux sombres des entrailles infernales souillés de nos mots faux et sur-joués. Du feu de la douleur, de la beauté insupportable. Que la Terre me prenne, ou qu'elle me laisse tout détruire.
La patience en moi est consumée, pleurer m'est insupportable, je n'ai plus peur, je suis terrorisé, constamment, je n'arrive plus à le contenir.
Fuyez.

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Re: passe, pour rien

Message par Invité le Mer 4 Avr 2012 - 19:43

Et pourtant tu es là pour nous dire de fuir..

Je ne sais pas quoi dire devant tant de douleur, rien qui ne pourrait passer que pour de l'incompréhension. Je tente quand même un petit quelque chose, les mots risquent d'être maladroits car c'est difficile d'exprimer une impression ténue.

Ce qui m'apparaît, c'est que tu es entièrement dans cette douleur, cette tristesse, que chaque instant te ramène à cette perception "monstrueuse". Peut-être pourrais-tu commencer à essayer de penser, ressentir que tu n'es pas cette "noire flamme", ce "plomb toxique", ce mal que tu dis faire autour de toi. Ne pas nier que cela existe, que c'est que tu ressens, mais que peut-être, éventuellement, tu n'es pas ta douleur. Ta présence ici, tes mots, disent le contraire, demandent qu'on te dise le contraire, tout en refusant de croire que c'est possible.

Ici tu peux lire, essayer de répondre, voir ce que ça donne, et corriger tes réponses si besoin. Utilise ZC comme un espace d'expérimentation des autres "toi" que tu n'as pas pu faire vivre jusqu'à présent. C'est un espace de liberté pour être différemment, progressivement. Prends le temps, ne sois pas pressé, ne force rien. Si c'est douloureux, ce n'est pas le signe que c'est impossible, mais que tu mènes une lutte intérieure. Et donc que tu n'es ni insensible, ni froid et métallique et que ça vaut la peine d'insister un peu.

Ici, on n'achève pas les zèbres Like a Star @ heaven



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Re: passe, pour rien

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