Nos poèmes

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Mon premier post (ouhh c'est excitant!)

Message par I le Lun 7 Aoû 2017 - 10:19

Chers poètes,
Comme vous, il m'arrive aussi d'écrire, mais a plume est bien trop intime et sa main trop timide pour oser dévoiler ce qu'il en résulte.
Je viens là pour vous lire, et c'est un tel bonheur que je souhaitais prendre l'espace d'un message pour vous dire merci.
MERCI, pour tout ce que vous partagez (et pour avoir les couilles de le faire ^^).
Vous êtes tous absolument merveilleux, tellement riches, tellement beaux. J'ajoute une pointe de tendresse en plus pour l'auteur de ce poème ci :


FunkyKyu a écrit:Avant de "découvrir" ZC... Smile

Sommes-nous si peu nombreux à voir que ces barreaux
Sont assez espacés pour nous laisser sortir;
Et plus ils se resserrent, enceignant nos ego
Plus ample, plus aiguë, plus solide est notre ire.

Combien parmi ceux-là ont choisi d'espérer
Se voir considérables, replets et corpulents,
Dans un trait conciliant, une lueur courbée,
Comment croient-ils tenir constamment cantonnés ?

Combien, désabusés, mais, malgré tout, butés
Ont voulu s'oublier dans une sombre ivresse
Pour mieux fabriquer un nouvel univers.

Combien, et où sont-ils, ceux qui ont su trouver,
Par esprit, par instinct, ces uniques richesses :
Le moyen et la force de passer à
travers

I love you


Namaste.

I
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Re: Nos poèmes

Message par Marion.Henderson le Jeu 10 Aoû 2017 - 0:13

De quoi vivre ?

Derrière les mots et les non-dits,
Derrière l’écran blanchi d’argile,
Derrière le silence et l’oubli,
Reste-t-il encore de quoi vivre ?

Quelques euros et un sourire,
Un peu de lumière, de quoi vivre,
Et des journées pareilles aux autres
S’étirant sans fin sous le givre.

La petite fille à l’hôpital,
« Troisième chambre, c’est sur la droite… »
Le lit à barreaux, sa prison,
Lui donne-t-on seulement de quoi vivre ?

Les placebo, le Lexomil,
Et le Prozac, anxiolytiques,
Les cache-misère du désespoir
Quand on n'a même plus de quoi vivre.

Chaque lendemain qui chante en nous.
Le temps s’abat comme une clepsydre.
La mort délivrance ou au bout
Efface ou reprend de quoi vivre.



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Re: Nos poèmes

Message par Abaris le Mer 23 Aoû 2017 - 12:50



Comblez-nous, pauvres poètes,
Soufflez vos parfums bleus,
Vos rayons de comètes
Et de vent ses cheveux,

Épuisez tout le ciel
De murmures de pluie,
De pénombre où se luit
Toutpareil,

Contez-nous, coeurs affables,
Coeurs mordus, lamentables,
Vos amours et vos ruines,

Qu’à jamais rime
En vain – sur vos cœurs en abîme
Le violet sombre et las des langueurs libertines.

O cithares
Sous les cieux,
Trahissez ces mots rares
Et précieux

–  Je t’aimais –

Enflammez
De détails
Ces morceaux de miroirs
Qu’ils entaillent

– C’est trop tard –

Abaris
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Re: Nos poèmes

Message par Invité le Mar 1 Mai 2018 - 18:31

c’est pas vraiment un poème mais bon j’aime bien écrire
ça détent
c’est une sorte de médiation

sentir l’air contre soi
écouter le vent, les oiseaux
le langage de Dieu
qu’on a pas besoin d’apprendre
juste embrasser et admirer
le présent qui nous est offert

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Re: Nos poèmes

Message par Joel le Mer 16 Mai 2018 - 13:34

Medisance
                                             
Vicieuse, perverse, manipulatrice,
Tu te nourris sans sacrifice,
Du manque de confiance en soi,
Qui en chacun de nous, un jour s'echoit.

Tu redors le blason des malheureux,
En offrant de controler les peureux.
Puissance particulierement destructrice,
La jalousie est ton compagnon de malice.

En combat perpetuel contre l'indifference,
Tu procures un sentiment d'impuissance.
Ton emprise est analogue de la consideration,
Que l'on te porte par inattention.

Cependant regie par les lois naturelles,
Le courage achevra ton existence sempiternelle.
Alors, un nouveau jour naitra,
Et c'est celui de la liberte, qui apparaitra!

Desoler pour l'absence d'accent, j'ecris sur un clavier qwerty et je n'ai pas pris la peine de me renseigner pour les obtenir....

A travers ce poeme, j'espere partager avec vous une partie de mon ame...
Et je tenais a vous dire que meme si je ne vous connais pas: je vous aime...

Joel
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Re: Nos poèmes

Message par Enaid le Ven 18 Mai 2018 - 22:39

Le repos du manège



Sur la place de Saintes, en bord de charente , il y a un manège . C'est un manège qui penche sur l'eau , les enfants à son bord tourne la tête vers le fleuve . Les parents fatigués de voir leur enfants tourner s'assoient sur des bancs , à la terrasse d'un café . Le manège n'ouvre que l'été et c'est fatiguant au mois d'août de voir son enfant tourner et se balancer des heures entières . Car un ticket ça ne suffit pas , cela ne suffit jamais . On ne va pas assez loin avec un ticket, il en faut plusieurs pour que le navire de bois tangue assez vite et assez longtemps pour que l'on entende enfin les vagues . Les enfants ont déjà des absences d'adultes, il suffit de s'étourdir longtemps pour oublier jusqu'à son existence. La musique aide aussi, les aventures sont dansantes et les petites filles se trémoussent un peu sur leurs chevaux écaillés.
Le couple se regarde, se caresse la main . Heureux dans une attente qui les rapproche, ils ne sont pas pressés , c'est agréable d'aimer son enfant en silence en le regardant nous oublier . Dans quelques minutes , elle se rappelera à eux avec de grands signes de la main et la phrase attendue « Encore un tour , encore un tour papa « . On demande à papa , elle a raison . La maman trouve que quatre c'est déjà bien assez mais le père n'a pas envie de rentrer . Il est un peu contemplatif le père et voir sa petite fille tourner sur son cheval ça l'apaise . C'est une cheval qui n'ira jamais nulle part, pas de prince charmant pour le conduire , pas de peurs ni de chutes , juste un voyage sur place qui fait tourner sa robe .
18h sonne , la chaleur commence à fatiguer les corps assis , il faut penser au diner . A l'histoire du coucher, il faut partir vers la maison . Le couple prend son enfant à bras le corps et pour ne pas cesser le voyage ils la soulève de terre tous les trois pas .
La rentrée a fermé le manège , sans ses enfants le manège est couvert d'une grande toile , comme la nuit d'un oiseau en cage , il plonge dans le sommeil et l'immobilité . Il sera réveillé par les beaux jours et sa danse sage saluera le vieux fleuve.
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Re: Nos poèmes

Message par JeannieC. le Sam 19 Mai 2018 - 17:02

C'est un manège qui penche sur l'eau

cette image I love you

La chute aussi avec cette dernière phrase nous sort du rêve et des souvenirs mais laisse un genre de langage mystique. L'homme et le fleuve ~

Abaris a écrit:Comblez-nous, pauvres poètes,
Soufflez vos parfums bleus,
Vos rayons de comètes
Et de vent ses cheveux,

Épuisez tout le ciel
De murmures de pluie,
De pénombre où se luit
Toutpareil,

Contez-nous, coeurs affables,
Coeurs mordus, lamentables,
Vos amours et vos ruines,

Qu’à jamais rime
En vain – sur vos cœurs en abîme
Le violet sombre et las des langueurs libertines.

O cithares
Sous les cieux,
Trahissez ces mots rares
Et précieux

– Je t’aimais –

Enflammez
De détails
Ces morceaux de miroirs
Qu’ils entaillent

C'est très beau !
Je ne saurai dire pourquoi, ton texte me fait penser au poème "Le feu sacré" d'Andrée Chédid. Sans doute cette forme verticale et fragmentée, la lumière et les éclats qu'il y a dans ce texte.
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Re: Nos poèmes

Message par Pieyre le Sam 19 Mai 2018 - 17:24

En effet, le voilà, celui qui nous trahit,
En tous temps, en tous lieux, malgré les divers masques
Que l'on prend, faux naïf, pour différer l'ennui
D'être pris pour quelqu'un. Il s'accroche à nos basques !

On se croit libre au point d'éluder la personne,
En changeant le costume... hélas ! de pas en pas,
Tout se défait sur nous et, mot à mot, résonne
Sa cadence obligée à peine un peu plus bas.

Mais plus proche que l'ombre il nous ceint nuit et jour,
Informant nos idées, nos travaux, nos contours
Des lueurs qu'en notre âme un soleil noir parsème.

Alors, reconnaissons qu'en lui tout est servi.
Il nous livre en entier et de cœur et d'esprit,
Et nous voici enfin : le style est l'homme même.

Il est reconnu, une réponse postée sur le forum public de Mensa en décembre 2011

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