FAUX SELF ET ZEBRITUDE

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Invité le Jeu 1 Juin 2017 - 16:00

Si !
Faut pas faire les fonds de placard : Circé ne va pas être content de voir un titre en majuscule. Et c'est pas bien si Circé n'est pas content.

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Elebora le Jeu 1 Juin 2017 - 22:09

Passée par hasard, et lu tous les posts
- le concept de "faux-self" décrit ici me semble correspondre à ce flou un peu anxiogène chahutant mon image de moi actuellement: ça peut être lié à la confrontation du "faux-self" et du "vrai soi" en pleine guerre de territoire Perplexe
- une idée très intéressante que je testerai au calme : la représentation de son soi"idéal" et le tri entre ce que l'on veut vraiment pour soi et ce que l'on veut pour les autres/pour correspondre au projet d'un autre
- une phrase "la douleur est le signe que nos ailes repoussent" poétique et pour un bel objectif au bout : devenir ou redevenir soi.
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Invité le Jeu 1 Juin 2017 - 23:06

blablateries vaines.
Va plutôt à la messe, le vin y est meilleur. Dent pétée

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Elebora le Ven 2 Juin 2017 - 8:31

Trop acide !
Mais un pèlerinage oenologique ne fait jamais de mal drunken
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par MoojiKa le Ven 2 Juin 2017 - 13:26

Elebora a écrit:Trop acide !
Mais un pèlerinage oenologique ne fait jamais de mal drunken
Bravo et merci pour avoir si élégamment rebondi sur l'outrage du bien-nommé misanthrope ! Impec !

Elebora a écrit:Passée par hasard, et lu tous les posts
- le concept de "faux-self" décrit ici me semble correspondre à ce flou un peu anxiogène chahutant mon image de moi actuellement: ça peut être lié à la confrontation du "faux-self" et du "vrai soi" en pleine guerre de territoire Perplexe
- une idée très intéressante que je testerai au calme : la représentation de son soi"idéal" et le tri entre ce que l'on veut vraiment pour soi et ce que l'on veut pour les autres/pour correspondre au projet d'un autre
- une phrase "la douleur est le signe que nos ailes repoussent" poétique et pour un bel objectif au bout : devenir ou redevenir soi.
En fait de "blablateries vaines", ce sont des paroles bien balancées et bien pensées que je découvre là, qui rejoignent ma sensibilité tant sur la forme (le style, beau) que sur le fond. Toute la genèse de mon profil procède de ce "faux-self", que j'instrumentalise à dessein d'en faire l'appui d'un dialogisme interne convoquant la pluralité de mes identités, de mes masques. Mon avatar et mon pseudo participent ainsi de ce moi "idéal", qui cherche à réparer (tikkoun olam) l'autre, fébrile et défaillant.

Sur la douleur : un poète latin préconisait : "Il faut savoir accueillir ta douleur, car tu apprendras d'elle." Celui qui refuse la souffrance qu'implique l'écartèlement identitaire, prérequis à l'assomption de son "vrai-self", se réfugie dans l'ineptie et l'écueil du conformisme.
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Elebora le Ven 2 Juin 2017 - 19:51

Merci pour tes mots (tous tes mots) et la découverte du concept tikkoun (que je ne connaissais pas mais dont j'aime beaucoup l'idée et les multiples implications possibles) . Une quête des morceaux perdus ou dissimulés que je partage Smile.
Cette impression de dialogue avec sa dualité est curieuse et je ne sais pas encore sur quoi elle débouchera. Affaire à suivre...
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par cracocrac le Ven 2 Juin 2017 - 23:44

Attendez, vous confondez faux-self, conformisme et politesse... On vous le rend bien non ?
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Elebora le Lun 5 Juin 2017 - 22:36

Je pense que ces trois notions sont liées mais pas identiques
comment dire
avant tu m'aurais parlé de ces 3 notions j'aurais visualisé un noeud compact monochrome
aujourd'hui je visualise le noeud mais constitué de 3 brins de couleurs différentes.

La politesse fait partie (pour moi) d'un mode d'interaction sociale obligatoire : lié à l'éducation reçue ou à une conviction personnelle aucune idée mais en tout cas je préfère les échanges polis aux échanges agressifs et égoïstes. Donc oui j'adore qu'on me rende la politesse Wink !
Le conformisme : ayant cherché désespérément à ressembler aux autres je me suis pliée de bonne volonté au conformisme voulu dans les échanges que j'ai eu (ça peut aller par exemple de la soirée foot-bières à la soirée mondaine Wink, je présente un profil assez caméléon quand il faut)
Le faux self : à quel point ai-je développé mon faux self aux dépends du vrai moi ? Aucune idée , c'est une question en cours. Tout ce que je sais c'est que le caméléon pleure à l'intérieur et s'asphyxie alors qu'il présente une image bien conforme qui plait socialement...

Il s'agit juste de réflexion personnelle, le faux self reste ici un concept à discuter et non une affirmation bétonnée Smile
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Kadjagoogoo le Mar 6 Juin 2017 - 16:25

cracocrac a écrit:Attendez, vous confondez faux-self, conformisme et politesse... On vous le rend bien non ?
Excellente observation !  Impec !  Par contre, si ta remarque est pertinente – amalgame probable entre faux-self et respect plus ou moins obséquieux de la bienséance, plus ou moins servile des codes sociaux – tu surestimes apparemment la contrepartie critique que cet écueil pourrait valoir aux victimes de la malencontreuse confusion. Autrement dit – plus clairement : le commun des mortels n’attend que cela : une adhésion massive aux usages en vogue, un conformisme « poli » qui gonflera la doxa, renforcera les codes sociaux et entérinera le snobisme clanique excluant les indésirables (farouches vrai-selfs, irréductibles libre-penseurs et autres machines déréglées, terribles monstres d’unicité – « Pauvres créatures qui n’avez pas le courage de devenir uniques, de devenir des monstres. »).
En définitive, plus nous serons poli et conformiste, plus la société actuelle sera encline à notre intégration ; elle a besoin de notre confusion entre faux-self et sujétion à l’ordre public ; elle l’encourage, même. Donc, est-ce qu’  « on nous le rend bien ? » Sans doute, oui : plus nous sommes soumis et conformes à la vox populi, plus nous sommes récompensés par l’intégration et la validation sociales. L’assomption de notre vrai-self nous condamnera à la marge plus sûrement que la lèpre à la disgrâce.

En observant, sur cette agora, l’activité assidue et transie autour de la quête identitaire, ce forum m’apparaît comme un moratoire sur cette dernière, une suspension du développement social de ses membres les plus actifs et charismatiques, une quarantaine interrompant la logique de camouflage du faux-self pour affermir les velléités d’affirmation du vrai-self qui démange, s’agite et déborde ; la marmite surchauffe. On vient ici s’échauffer l’esprit, légitimer ses droits à une existence plus authentique, attiser le feu pour permettre un bouillonnement qui tremblera jusqu’à la surface. L’expansion ne cherchera plus à se faire dans l’horizontalité sociale mais, plus ambitieusement et justement, dans la verticalité individuelle. Une plongée vertigineuse à l’intérieur de soi plutôt qu’une mascarade prolongée au pays des Masques ; une dangereuse et voluptueuse conquête de soi plutôt qu’une vile cosmétique du nombre ; un intense dialogue intime dénué d’auto-complaisance plutôt que cette hygiène du bavardage social dissimulant mal notre peur de la solitude et de la vérité.
L’accession au vrai-self n’est certes pas une sinécure, mais elle promet d’être la véritable cure, pour en finir avec le cinéma (illusoire « ciné-cure ») et autres facilités, trompeuses et pernicieuses, de la fiction sociétale, cette hallucination collective organisée.
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par MoojiKa le Mar 6 Juin 2017 - 18:10

@Kadjagoogoo : Intéressant, même si je voudrais nuancer (par une touche féminine et optimiste !) cette préconisation au repli intérieur pour échapper à la compromission sociale (inexorable, tu crois ?). Car nous nous construisons également grâce au autres, à leur contact, dans la confrontation avec l’altérité. Alors certes, le conformisme est l’ennemi, le piège dans lequel il s’agit de ne surtout pas (plus) tomber. Mais je conçois mal la radicalité d’un propos prônant le schisme avec la société, la rupture drastique par crainte de la corruption identitaire. Je peux comprendre la notion de moratoire que tu évoques là, condition pour la quête identitaire, qui résonne dans ma mémoire avec le précepte du poète Rilke qui disait à son disciple : « Tout apprentissage est un temps de clôture. » Et il s’agit en effet d’apprendre à devenir soi, lorsqu’on prétend se dépouiller de son (ses) faux-self(s) pour connecter enfin son vrai-self. Et donc, pour se faire, de se retrancher suffisamment de l’agitation sociale, autant que faire se peut, en tout cas – car il faut bien continuer à faire bouillir la marmite (pas celle qui surchauffe, comme tu dis, mais celle qui nourrit !) et faire face aux obligations sociales élémentaires. Alors d’accord pour rompre avec certaines pratiques pesantes, comme ces sorties entre amis et discussions de collègues qui nous valent plus de frustration que de plaisirs, parce qu’on ne parvient jamais à apparaître derrière ce faux-self qui s’impose à nous et entre nous – car les autres ont évidemment le leur, qui parle à leur place (leur vrai-self n’a pas de parole sociale), si je peux dire. Mais croire que l’on peut saisir sa véritable essence en se coupant totalement de la société est aussi présomptueux et dangereux que d’adhérer sans réserve aux lois du conformisme et du caméléonisme, au confort affectif illusoire que ceux-ci promettent, en diluant la hantise de la solitude – celle que promet hélas, comme tu le dis, la découverte et acceptation de son vrai-self.
D’ailleurs, dans cet effroi face à la possibilité d’abandonner le faux-self pour le vrai-self, ce n’est pas tant la solitude – qui est un potentiel bienfait, non-subie – que nous redoutons, mais la désolation, état dans lequel nous sommes accablés par l’atroce sensation d’être abandonné par tous, ostracisé par le groupe, ce désarroi, cette détresse. La philosophe allemande Hannah Arendt a analysé et théorisé cette distinction entre solitude et désolation, dans son essai de 1972, Les origines du totalitarisme : « Dans la solitude je suis, en d’autres termes, « parmi moi-même », en compagnie de moi-même, et donc deux-en-un, tandis que dans la désolation je suis en vérité un seul, abandonné de tous les autres ». […] La solitude peut devenir désolation. Cela se produit lorsque, tout à moi-même, mon propre moi m’abandonne ». […] « Ce qui rend la désolation si intolérable c’est la perte du moi, qui, s’il peut prendre réalité dans la solitude, ne peut toutefois être confirmé dans son identité que par la présence confiante et digne de foi de mes égaux. Dans cette situation, l’homme perd la foi qu’il a en lui-même comme partenaire de ses pensées et cette élémentaire confiance dans le monde, nécessaire à toute expérience. Le moi et le monde, la faculté de penser et d’éprouver sont perdus en même temps ». 

Ne le prends pas mal, mais on sent comme un idéalisme blessé, derrière ton propos draconien, si sévère…  Peut-être que tu pourrais, toi aussi, bénéficier, comme Elebora, de la découverte du concept kabbalistique dont je me suis fait un pseudo, et qui valoriser la notion de réparation, le renoncement à « la nostalgie d’un corps plein ou d’une pureté perdue, […] d’un vase d’avant la brisure ou d’un vase dont on hallucinerait qu’il n’a jamais été brisé. » Tu parlais justement d’hallucination : nous avons la responsabilité de celles qui guident notre existence.

A propos des affres du caméléonisme, qui nous vaut sans doute plus de turpitudes (sentiment d’indignité à l’égard de soi-même, de laideur morale et d’insatisfaction face à la duplicité – faisceau qui mène absolument à l’auto-dénigrement) :
Elebora a écrit:à quel point ai-je développé mon faux self aux dépends du vrai moi ? Aucune idée , c'est une question en cours. Tout ce que je sais c'est que le caméléon pleure à l'intérieur et s'asphyxie alors qu'il présente une image bien conforme qui plait socialement...
C’est dans cette vérité-là qu’il te faut saisir la limite du système prudemment mis en place. Je m’explique : si tu parviens ici à identifier que ce caméléonisme à l’œuvre dans tes interactions sociales te coûte davantage humainement qu’il ne te convient, voici venu « temps du moment opportun » (kairos) pour amorcer un changement. Pure folie que de perdre délibérément en intégrité morale pour gagner en intégration sociale.

Elebora a écrit:Je pense que ces trois notions sont liées mais pas identiques
comment dire
avant tu m'aurais parlé de ces 3 notions j'aurais visualisé un noeud compact monochrome
aujourd'hui je visualise le noeud mais constitué de 3 brins de couleurs différentes.
J’aime beaucoup cette image du nœud coloré que tu emploies là ! Tu m’invites à repenser cette notion du nœud gordien qu’est notre conscience, inextricablement emmêlée, certes, mais avec, tout de même, la possibilité d’essayer dans suivre la (les) logique(s) d’enroulement, grâce à cette dimension chromatique des fils que tu visualises là. Une visualisation aussi intuitive que méthodique, j’imagine, et qui pourrait te permettre d’examiner formellement la généalogie de cette pluralité identitaire que l’on abrite tous, plus ou moins, en nous, et que l’on se figure dans cette dichotomie entre faux-self (souvent pluriels et majoritaires) et vrai-self (plus essentiel, unique et profondément enfoui).

Elebora a écrit:La politesse fait partie (pour moi) d'un mode d'interaction sociale obligatoire : lié à l'éducation reçue ou à une conviction personnelle aucune idée mais en tout cas je préfère les échanges polis aux échanges agressifs et égoïstes. Donc oui j'adore qu'on me rende la politesse Wink !
Je suis comme toi très attachée à la politesse, au respect des usages ; et je peux être blessée par le plus dérisoire des manquements à ceux-ci. (Je songe là à Flaubert, qui avouait : « Je suis doué d’une sensibilité absurde : ce qui érafle les autres me déchire. ») C’est une excellente chose en soi ; une certaine idée de la dignité et de la civilisation, même. Le tout est de veiller à ce que cela ne se retourne pas contre nous, dans ce monde régit par un instinct renversé. Je veux dire : d’une part, nous sommes alors menacé, en étant trop obnubilé par la politesse, par le conformisme, comme le faisait remarquer Cracocrac, qui est une autre forme et opération de la faiblesse ; d’autre part, nous pouvons, comme l’a observé Kadjagoogoo, sombré dans un respect obséquieux de la bienséance. Restons vigilants, notamment dans nos rapports au sein de la sphère professionnelle, qui s’articule autour de ce dévoiement des conventions, pour s’appuyer sur la déférence que le subalterne complexé va malheureusement développer à l’égard de sa hiérarchie. Nous trouvons là un des pires symptômes du faux-self, l’un des stigmates de ce redoutable caméléonisme qui rend caricatural et factice tout ce qu’il entreprend avec son esprit d’usurpation.

Désolée, je me suis étalée, emportée par mon enthousiasme à évoquer ce sujet qui me tient particulièrement à cœur ! Embarassed
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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Invité le Mar 6 Juin 2017 - 18:58

Oui, tu t'étalas !
T'as pas eu mal ?

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Nathator le Mer 20 Sep 2017 - 7:45

[quote="Zébul"]Merci pour tout ces témoignages qui font se sentir moins seul. Le faux-self, ça me connait. j'ai l'impression de m'être tellement effacé pendant dix ans que j'en suis devenu transparent. Quasi muet à l’extérieur alors que dedans ça bouillonne. Perçu par mes proches comme dur et égoïste alors que je me savais être tout le contraire. Puis j'ai fini par me persuader que j'étais égoïste. Je me rappelle dans mon enfance/adolescence, c'était le pire reproche qui pouvait m'être fait, je fondais en larme. Lorsque on m'a fait ce reproche il y a quelques mois, je n'ai même pas bronché. Je me suis totalement coupé de mes émotions. J'avais l'impression d'être devenu un psychopathe incapable d'aimer ou de ressentir de la compassion car j'avais complètement bloqué ces sentiments pour ne pas souffrir.
Puis un jour, sans vraiment savoir pourquoi, il y a le choc. De découvrir que j'étais devenu transparent. Que le seul au monde à savoir qui j'étais au fond, c'était moi et qu'à ce moment là, je ne savais même plus qui j'étais, qui je voulais être. De "tout seul dans ma bulle", je suis passé au néant. Je ne sais plus rien, rien n'existe, rien n'est vrai, ni moi, ni les autres, ce monde n'est peut-être que le fruit de mon imagination, et des pensées plus noires les une que les autres.
Et puis un psy a posé ce diagnostic de surdouance, m'a fait passé les tests. Depuis, je sens que ça change, je commence à me rouvrir. A redevenir lentement ce que je suis vraiment. Et ça fait du bien.

Voilà, je crois que ça ressemble assez à vos témoignages au final, ça ne vous apportera surement pas grand-chose de plus, mais moi, ça me fait du bien de le faire sortir.

@Jackychan :
Oui, le zèbre peut décrocher complètement de lui-même et s'enfuir dans la psychose?
Je n'en ai pas la preuve irréfutable mais j'ai l'expérience de ma mère (très surement zèbre). Elle a vécu 20 ans sous les ordres de mon gourou de père et a fini par sombrer dans la psychose. Elle est devenu bipolaire. Normalement cette pathologie se déclare entre 18 et 24 ans. Celle de ma mère s'est déclarée vers 40 ans, à bout de nerfs.
Mon grand-père (le père de ma mère) a vécu toute sa vie dans un faux-self, et continu. Il est zèbre lui aussi (sur à 99,99%) et intériorise la quasi totalité de ses pensées. Depuis qu'il est tout petit, il voit si les gens sont malades rien qu'en les croisant. Plusieurs fois, il a pensé en voyant quelqu'un dans la rue : "cette personne va mourir bientôt". Ces pensées ce sont à chaque fois concrétiser. Il s'est senti coupable de leurs morts. A peu près à mon âge, il a craqué, a dit à ses proches ce qu'il ressentait, ces morts qu'il avait sur la conscience. Il est passé pour un fou. Il s'est alors emmuré encore plus dans ce faux-self. Dix ans après, il a commencé à avoir des hallucinations, d'immenses colères inexplicables et d'autres symptômes. Il a alors été diagnostiqué schizophrène. Et à l'époque, ça déconnait pas avec les schizophrènes. Camisole de force, électrochocs, médicaments douteux à foison et compagnie. Depuis, il passe ces journées à regarder dehors et parle très peu. Il fait des blagues de temps en temps (toujours très marrantes et subtiles) et parle de certains sujets qui le touche avec souvent les larmes au coins des yeux. Je pense à lui très souvent, je me reconnais en lui, j'ai le sentiment que j'aurais pu être comme lui à une autre époque, pris pour un fou, et peut-être le devenir vraiment. J'ai les larmes aux yeux donc je vais arrêter là. Je suis parti loin, je pensais dire tout ça à la base...[/quote]

Ton témoignage est très important car j'ai moi-même eu la confirmation de ma Psychiatre que certains Bipolaire ou Schizophrénique sont bien des Zèbres à la base


Dernière édition par Nathator le Mer 4 Oct 2017 - 18:33, édité 1 fois

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

Message par Orion4 le Dim 24 Sep 2017 - 20:12

Puis un jour, sans vraiment savoir pourquoi, il y a le choc. De découvrir que j'étais devenu transparent. Que le seul au monde à savoir qui j'étais au fond, c'était moi et qu'à ce moment là, je ne savais même plus qui j'étais, qui je voulais être. De "tout seul dans ma bulle", je suis passé au néant. Je ne sais plus rien, rien n'existe, rien n'est vrai, ni moi, ni les autres, ce monde n'est peut-être que le fruit de mon imagination, et des pensées plus noires les une que les autres. Et puis un psy a posé ce diagnostic de surdouance, m'a fait passé les tests. Depuis, je sens que ça change, je commence à me rouvrir. A redevenir lentement ce que je suis vraiment. Et ça fait du bien. a écrit:

Mais comment ? L'impulsion du test fut suffisante ? Ou bien est-ce un temps d’adaptation, long et complexe ?
Personne ne me connait. J'ai une personnalité pour chaque personne que je côtoie. Je ne me connais plus moi même.
Néanmoins, merci pour l'espoir.

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Re: FAUX SELF ET ZEBRITUDE

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