Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

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Ah ah ah ah ah ah ah... :)

Message par 'Sengabl le Ven 29 Aoû 2014 - 9:54

Mon pote nico poste ça ce matin... et j'éclate de rire.

Au delà du simple fait de surkiffer les meufs, la chanson se prête à l'humeur de ces jours-ci.



J a appelé ce matin pour m'expliquer que j'aurais vraiment du le rappeler hier, puisqu'il aurait pu venir.
Rhalalalala, j'ai le chic pour rater les choses... "pffff".

Du coup, il m'a donné l'autorisation de l'appeler demain, il est libre toute la journée ET même la soirée ! Trop génial non ?!
Je suis cynique, je sais.
On le serait à moins.

Je devrais écrire le matin au réveil, quand le reste de la nuit n'a pas encore disparu, quand le contact du drap éveille encore les sens.
Là je serais capable d'expliquer ce que cette relation provoque en moi. Que je pensais ce matin que finalement, on était dans une relation masochiste où le soumis n'est pas forcément celui qu'on croit, n'est pas toujours le même. Où le jeu de pouvoir change sans cesse.

Toujours compliqué pour moi de savoir "pourquoi".
Pourquoi répond-il encore quand je l'appelle. Qu'est ce que je provoque chez lui ? Qui suis-je dans son univers ?
Le mystère perdure, les voiles ne se lèvent pas.
L'attrait des corps peut-il être si fort ?
Ce qu'il représente pour moi, je le sais. L'indomptable. Celui que je n'ai jamais soumis.
Je n'imagine pas être ça.
Et je n'imagine pas qu'il puisse, sur un simple appel et trois sms risquer de nouveau de bouleverser sa vie pour venir me faire l'amour, comme ça, parce que j'en aurais eu besoin dans un moment de tristesse...

A suivre.
Les questions affluent.

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Et pourtant !

Message par 'Sengabl le Sam 30 Aoû 2014 - 20:26

"Il faudra bien que je retrouve ma raison...
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi"





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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Mimic le Mer 17 Sep 2014 - 10:43

Et du coup il passa par là

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Jeu 18 Sep 2014 - 1:19

Ma définition de délicieuse.
On en mangerait.


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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Dim 21 Sep 2014 - 10:55

Pas vraiment envie de partir, je traîne.
Devant l'écran, en tee-shirt et petite culotte, les pieds moitié posés sur le bureau.

J sait que sa meuf part mardi pour un mois, on dirait qu'il commence à se sentir plus libre de parler d'amour.
On se voit mardi soir, l'hôtel est réservé, on le sent soulagé et content.
Il est à Deauville, chez son frère : partie de pêche entre hommes. Si l'histoire avait été différente, j'aurais sûrement pu le rejoindre.

C'est l'automne, je me demande si la sensation de solitude va prendre corps. J'ai réalisé hier soir, par hasard, que ma vie manquait un peu d'amour.
La dernière fois que j'ai eu une relation amoureuse "aboutie" avec un homme dont j'étais tombée amoureuse, c'était il y a presque trois ans. Courte relation, mais jolie. Des quais de gare et des regards qui continuent de pénétrer.
Trois ans, c'est long non ?
Je me demande si je ne suis pas fermée ? Si je laisse aux autres une chance de m'approcher, si, comme me disait Mani il y a longtemps, je n'ai pas fermé suffisamment de portes pour que l'épreuve de les franchir soit devenue trop complexe pour les gens simples.

Je me sens abandonnée par les amis, un peu. De nouveau la sensation de ne pouvoir compter sur personne ou pas vraiment.
La sensation est un poil injuste puisque c'est moi qui suis loin. Mais quand même. Il va falloir s'en faire de nouveaux ici, compliqué.
Y'a bien cette psy qui m'adore et m'envoie du monde. J'aime sa vivacité aussi. Mais je vois son fils en consult', les intérêts se téléscopent, on le sait.
Le boulot, c'est à la fois trop et pas assez. Ça s'équilibre bizarrement.

Je suis un peu fatiguée des connards agressifs.
Surtout ici à vrai dire.
Je prends régulièrement le large parce que les petits roquets malheureux et vindicatifs m'ennuient. Ces gens qui existent plus par écran interposé, plus qu'il n'existaient avant, plus qu'ils n'existent dans leur quotidien.
On avait mille fois eu cette discussion avec Bloonichou, à l'époque d'irc, de Là-bas. Quand on a été des rock stars et qu'on en est revenus. Quand on adorait nous lire, quand on était, à nous deux, pourvoyeurs de plus de lecteurs que toute la liste réunie. Mille lecteurs de chaque mots, les amours, les critiques. Cette prétention illusoire, cette existence pixelisée... Il y a des chemins qu'il faut avoir parcouru pour les comprendre.
Ce que je vois aujourd'hui m'amuse parfois, me désespère à d'autres. Mais essentiellement, ça me fatigue.
Et l'obligation de me taire pour mille (souvent mauvaises) raisons tend à me frustrer. J'ai des envie de fuite, encore.
A moins que je ne commence à faire de la politique... ça pourrait m'amuser ? Je ne suis pas si sûre.

C. s'est remis à me manquer. Vraiment fort. Par bribes d'abord et de manière quasi discontinue depuis quelques semaines.
Je cherchais une photo cette semaine, "le penseur" que j'ai en version sepia quelque part.
Je fais une recherche "image" sur mon DD pour trouver le répertoire et je tombe sur un échange de mails...

Il y a un an.
Un an que je ne l'ai pas vu.
Et il y a un an, j'écrivais ça joint à sa photo, prise devant une salle de concert où nous étions allés :

"Elle est vraiment belle cette photo.
Merci pour ton mail d'hier. Merci de ne plus être silencieux, de ne pas m'abandonner dans ces pensées.
Je me sens perdue.

Je me dis des centaines de choses, je cherche des solutions pour atténuer la douleur.
Ce matin je déambulais dans l'idée du baiser. Dans l'idée qu'il faudrait que je t'embrasse et que ça me déçoive...

Je suis perdue entre l'envie violente, brûlante de te voir et la raison qui répète en fond sonore que non... qu'il ne faut plus. Que cette proximité me brise peu à peu.
Mais les tripes ne cèdent pas si facilement...

Notre amitié est-elle si importante pour moi alors ? Suis-je sincère ? Ou est-ce juste pour moi un erzatz acceptable de cet amour que tu ne peux me donner ? Comment être certaine que je ne te mens pas ?

Et ça n'est pas tant que j'ai envie de te voir... C'est que mon "être" ne comprend pas ton absence...

Plutôt que "viens" je suis toujours tentée de dire "sois là".

Et l'idée de devoir te quitter pour mon propre bien m'est insupportable... J'y pense et en une demie seconde mon cœur s'ouvre en deux et mon corps libère des torrents de larmes.

Tu me manques. J'aimerais savoir pleurer dans tes bras. "




Il y a toujours des moments où c'est vrai ce "mon être ne comprend pas ton absence".
Ici, en Bretagne, celui qui manque près de moi, c'est lui.

A ça il répondait :

Spoiler:
Aujourd'hui est un jour sans. Peut être un de ces jours qui vient de temps
en temps me délester de mes peines, peut être le début d'une période plus
difficile. Je ne sais pas.

Le fait de devoir travailler, absolument, de n'en avoir ni l'envie ni la
force, au final ne rien pouvoir faire d'autre que dormir ou au moins
essayer, laisser passer le temps, n'aide pas les choses.

C'est un de ces jours où je n'ai envie de parler à personne, où je n'ai
envie de rien, sinon de partir d'une manière ou d'une autre. Je t'écris
juste ces quelques mots pour ne pas te laisser dans ce silence qui m'est si
habituel.

C.

Puis moi :

"Je ne sais plus si c'est toi qui m'as parlé de high fidelity...
J'avais demandé à [xxx] de me le télécharger, il me l'a envoyé par un dl free. Je le charge.
J'ai acheté des gants rouges. Des noirs aussi.
Je ne sais pas d'où me vient cette envie de rouge. Pendant des années je n'en ai jamais porté. Je me suis fait les ongles en rouge aussi... "Rouge pute" comme dit [xxx]. J'aime l'idée, elle me fait rire. Et puis tu dis "rouge pute" à une fille, on sait tout de suite de quoi il s'agit

Et puis on n'a pas eu le caveau donc. Régine, la patronne, a fait sa deuxième alerte cardiaque de l'année. Ça me rend triste.

Et puis Y. qui s'est marié il y a quinze jours est venu me parler aujourd'hui sur Facebook... Ça arrive de temps à autre qu'il me parle. Mais là, ça a duré toute la journée presque.
On a failli se voir ce soir.
Il m'a dit des choses très émouvantes. Ça parlait beaucoup d'amour.
Demain je vais appeler le job à la Réunion. Le type n'a pas répondu à mon mail encore. Je crois qu'il faut vraiment que je m'en aille.

Je voudrais que tu sois là. Pour pouvoir te parler et pour que tu ailles moins mal.
J'ai dîné à [x un restaurant x], rue d'Ivry. Et tu m'as manqué toute la journée.

Merci pour les mots. C'est vrai, c'est mieux que le silence dans lequel on échafaude les peurs. Et puis tant qu'on se parle, tout n'est pas perdu non ?

Je suis dans un état étrange. Je crois que j'ai remonté les barrières. Bon, pour toi, pas trop. Je n'ai toujours pas compris pourquoi avec toi tout est si différent et parfois si similaire.
Je ne vais pas "mal". Mais je ne vais pas bien non plus. Un de ces jours où s'applique à merveille mon "pas si pire".
Tu dois dormir puisque tu dois être à Paris demain.
Je voudrais que tu sois là. Pour veiller sur toi, sur ton sommeil.

Et je me rends compte que je n'ai pas dit ça souvent. Moins souvent que je t'aime probablement. "Je voudrais que tu sois là".
Quelle jolie demande, non ?

Je t'embrasse.
Autant que faire se peut. "



Un an.
Parfois, j'ai peur qu'il soit mort. Souvent à vrai dire. Souvent je me dis qu'il ne peut pas ne pas me répondre... Alors je me dis qu'il est mort... Et je suis terrorisée.

Quand j'ai rencontré C. je pense qu'il m'a fallu 3mn pour le trouver "intéressant", pour le trouver "comme moi", pour savoir quels points communs nous avions et que ces points là étaient ceux qui me plaisaient systématiquement le plus.
Avant même que l'on échange réellement des mots, je savais qu'il était "potentiellement amoureusement "possible"" = qu'il pourrait beaucoup me plaire.
Parce qu'il était à l'endroit où il était et à l'heure où il était (un combo déraisonnable, exactement de ceux qui me ressemblent), je l'ai trouvé intéressant.
Et à notre premier rendez-vous, moins d'une semaine plus tard (que j'ai provoqué), je suis tombée amoureuse. Et nous sommes devenus amis.
Très amis.
Et à mon âge, je recommence à me questionner sur l'amour, sa définition, ses caractéristiques, ses symptômes.
Il fait vriller mes définitions.
Un an et il est toujours là.

Nous sommes devenus amis.
Et je me suis enfoncée dans l'oubli de ce que je voulais vraiment.
Comme d'hab, j'ai oublié...



Spoiler:
J'ai oublié de commencer ce texte par une belle introduction
J'ai oublié de vous préparer avant d'entrer en action
J'ai oublié de vous prévenir que je m'aperçois que dans ma vie
J'ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J'ai oublié d'être sage, j'ai oublié d'être prudent
J'ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m'a dit qu'on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j'ai oublié de faire attention a moi une nuit d'été
J'ai oublié ce que c'est de courir derrière un ballon
J'ai oublié d'être fort comme Achille et son talon
J'ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu'ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c'est pas moi le fils parfait
J'ai oublié de prendre des risques dans l'ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j'ai le souffle court
J'ai traversé les années plus vite qu'on passe un péage
J'ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages

J'ai oublié d'écrire un texte sur la force de l'amitié
Qui met l'amour à  l'amende dont la faiblesse me fait pitié
Y'a pas beaucoup de meufs qui m'ont vraiment fait me retourner
J'ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J'ai oublié d'imaginer de quoi seront faites les années prochaines

Et quand on me parle de l'avenir, j'ai tendance à  changer de chaîne
J'ai oublié de payer mon amende pour m'être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j'ai 30% de majoration
J'ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n'est pas saturée
J'ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J'ai oublié d'avoir du style et c'est comme ça depuis la crèche
J'ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s'en est presque inquiétant
Je sais pas si c'est normal mais c'est vrai que pour être franc
La dernière fois que j'ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j'ai oublié d'arrêter de parler de moi
J'ai oublié de m'oublier comme un premier samedi du mois
J'ai l'impression de me mettre à  poil depuis bientôt un quart d'heure
Sur ce coup là  j'ai oublié de garder pas mal de pudeur
J'ai oublié de croire en l'existence d'un être supérieur
J'aime pas les jeux de hasard j'ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m'empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J'ai la pêche et à  cette façade, faut pas forcément te fier
J'ai pas oublié d'être un con fier qu'a du mal à  se confier
J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine

A ce putain de texte, j'ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d'un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c'est la fin...
... . A vrai dire pas tout à  fait car pour l'instant j'ai encore faim
J'ai oublié d'écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J'ai oublié de croire à  ce que j'écris machinalement
Mais finalement c'est peut-être mieux car se rappeler c'est subir
J'ai oublié de penser qu'il était préférable de se souvenir
J'ai oublié mon flow, j'ai oublié mon stylo
J'ai oublié mon micro et j'ai oublié tous les mots
J'ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m'arrêter d'un coup sec.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Dim 21 Sep 2014 - 11:35

La crise de rire...

Je refais un MBTI... et pour la première fois je suis ISFP...

Dont une des professions possibles est "psy". Serais-je devenue qui je veux être ?
Sachant qu'à la base, je serais plutôt une INTJ... "Mouarf" ce test hein. J'm'en lasse pas.

http://www.dividendes.ch/isfp-lartiste/

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Jeu 30 Oct 2014 - 12:10



Quand j'avais 9 ans, je pensais que ça c'était la plus belle chanson d'amour de tous les temps...
Si si...
Non, j'ai pas honte. Mais qu'est ce que j'en veux à ma mère.... Smile

(spécial dédicace musique pourrie pour Fa... Smile)

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Sam 1 Nov 2014 - 1:16

Je suis infidèle et inconstante.

J'ai quarante trois ans et je me sens plus seule que jamais.
La solitude, ça se définit simplement.
C'est quand tu es à une soirée où il n'y a que des couples. Où chaque mec te jette un oeil curieux et chaque meuf un regard pas si confiant. Tu es un danger alors même que tu es en danger.

Il y a des choix que j'aurais du faire plus tôt, peut-être.
Mais voilà, Yann est mort.
C'est la seule excuse que je me trouve dans ce bordel foireux. J'aurais du être dans ce move, dans ce "j'ai 45 piges, mes gosses sont grands et je peux me saouler la gueule en soirée et danser sur des vieux tubes de ma jeunesse".
Je ne peux pas moi. Parce que je suis toute seule.

Infidèle et inconstante parce qu'à 18 heures, au cinoche devant le dernier Woody qui commençait, c'est à Christophe que j'envoyais un message alors qu'à 23 heures, déjà un peu ivre et encore à la Cantoche pour sa der des der, c'est avec Vincent que je flirtais.

Les deux mecs idéaux sur le papier.
Et j'ai beau les tourner dans tous les sens, plus je les observe et plus je sais qu'ils sont ce qu'il aurait été aujourd'hui.
(et paf, un torrent de larmes à contrôler, la gorge qui serre, j'aurais pas du les boire les deux shooters).

Une pensée fugace pour Zenji qui dit que si je m'applique je peux écrire de bien belles choses.
Mais ça fait quelques mois que les émotions sont tellement fortes que les contenir est la seule solution.
Faire comme si.
"pretend" comme ils disent outre Atlantique
I do pretend.
Spoiler:
Oh-oh, yes I'm the great pretender
Pretending that I'm doing well
My need is such I pretend too much
I'm lonely but no one can tell
Ecrire, c'est pas forcément une bonne idée.
'fin... J'peux pas. Je ne peux toujours pas me permettre la destruction.
Les mecs ont toujours pu écrire parce qu'il y avait quelqu'un pour tenir la baraque à côté. Je crois que je ne pourrai jamais. Je n'aurai jamais le droit de vraiment sombrer dans les noirceurs qui sont les miennes, il y aura toujours quelqu'un sur qui veiller et personne pour vraiment veiller sur moi... Alors je ne pourrai jamais.
Tu ne peux pas partir dans la tempête si tu n'as aucun phare vers lequel revenir.

C'est quand même relou ce constat de ressemblance, ces deux mecs qui me plaisent (et ils m'adorent, ne nous trompons pas, intellectuellement, vraiment, je suis au top, je serais la plus merveilleuse amie du monde ! - fuck off men)...
J'avais du bien le choisir le gars pour que 19 ans plus tard, les mecs qui me plaisent aient des caractéristiques si semblables aux siennes... à moins que la causalité soit inversée. Va savoir.

Quand je suis rentrée, le ciel étoilé m'a ramenée à cette soirée avec Stéphane, dans les champs à m'entendre raconter les étoiles et l'ISS qui passait toutes les X minutes.
Émotionnellement, je suis vraiment une traînée.

Émotionnellement, j'ai besoin d'un compagnon, d'un partenaire, d'un complice.
D'un amoureux.
Besoin besoin.
Ça va mal finir. Le besoin c'est de la peur, la peur est mauvaise conseillère.
Et puis je crois que cette fois, j'ai bien rompu avec J. Je ne peux même pas me consoler avec l'éternité de sa présence maléfique.
Nothing.
Noone.
Table rase... C'est pourtant moi qui ai voulu il me semble. A moins que je n'ai fait semblant de prendre une décision en sachant que l’événement s'approchait.

Winter is coming. And i'm begining to be very afraid.

(ça va pas durer, je suis hypra raisonnable)

Je devrais avoir confiance.

Et puis Cathy arrive lundi. Mon soleil réunionnais.
Peut-être qu'elle est là mon énergie.
Ma bribe.

Demain soir soirée à la Cantoche.
Genre "soirée". Mille ans que je ne suis pas allée à une soirée comme ça, musique, alcool, danser, chanter...
Let's see.

Franck et Caro ferment pour toujours. C'est triste pour moi, je me sentais chez moi là-bas, comme dans une famille.
Ils ont vendu et se barrent faire des crêpes en Floride. J'adore l'idée, pour eux, la mouvance, l'élégance du truc, j'adore.
Une micro habitude qui disparaît.
J'aime pas les vents qui tournent et les choses qui changent. C'est mon côté autiste anxieuse.
Si j'étais vraiment sociable, ça serait plus facile.
Mais plus j'avance et moins ça marche. Et puis toute seule, c'est compliqué.
Personne ne sait que je suis timide. Sauf moi.
Je vois le mur entre moi et les autres.
Je l'ai vu ce soir encore. Je ne sais plus faire.

Let's see.

Il faudrait se coucher et pleurer.
Ou faire l'amour. Mais non. En fait non. Vibrer, ça devient difficile.
Je suis méfiante.

Je crois que je suis abîmée.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Mégalopin le Sam 1 Nov 2014 - 19:30



J'aurais pu écrire une partie de ces lignes

Bienvenue au club clown

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Gasta le Ven 7 Nov 2014 - 14:09

Je viens de lire Sengabl...
Ecrit plein de sensibilité et de sincérité, c'est très touchant.
Bisous

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Waka le Ven 7 Nov 2014 - 14:35

Hey, coucou en passant. Smack.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Zenji le Mer 12 Nov 2014 - 12:20

Life is a bitch.

Mais je confirme, je t'aime.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Mer 12 Nov 2014 - 12:36

I love you

Merci, vous êtes des anges.

(et moi je suis en plein délire 80's, Cathy a rempli son rôle de soleil, life is beautiful :p)

image du jour:

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Jeu 27 Nov 2014 - 10:00


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Sympathie

Message par gattopardo le Jeu 27 Nov 2014 - 17:37

Pardon! Je prends le salmigondis en marche.

1. Que deviennent tes enfants (22 et 20 ? si pas indiscret).

2. Je me permets parce que j'ai une amie virtuelle un peu plus jeune que toi, qui a aussi deux garçons, plus jeunes, qui est en instance de divorce (c'est long, il y a une maison au milieu) d'un homme qui ne la méritait pas. Qui me fait l'honneur de ses confidences et qui me dit qu'elle est en manque, d'homme, d'affection, d'amour. Qu'elle est prête à tomber dans les bras du premier mec un peu gentil.
J'ai fait le rapprochement, peut-être abusif?

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Jeu 27 Nov 2014 - 23:17

Heureusement, j'ai guéri de cette idée que les hommes devaient me mériter ou que l'amour était peut-être une question de valeur de l'un ou de l'autre.

Me sentir parfois très seule ne fait pas de moi quelqu'un "en manque" je pense. Ou juste de cette manière très ponctuelle qui provoque les écrits un peu douloureux. Les autres n'ayant pas vraiment de raison de naître.

J'ai depuis longtemps cette théorie sur "le premier mec un peu gentil" dans les post-divorce je l'appelle "la théorie du premier jesus christ qui passe" (la référence à la dame de haute savoie n'est pas fortuite).

Donc oui, le rapprochement est sûrement un peu abusif.
Mon dernier "divorce" (ou ce qui s'en rapproche le plus) va bientôt fêter ses 19 ans... je pense que le premier mec qui devait passer est déjà passé. Et trépassé. C'est con, il n'avait pas encore 33 ans et ça fout un peu en l'air ma théorie vu sous cet angle.

Je suis navrée, je suis d'humeur badine et cynique. Un peu en mode veuve joyeuse.
Bon mais du coup, c'est moi qui ai eu la maison !

Ton amie virtuelle s'en remettra, elle a l'air bien entourée.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Mar 30 Déc 2014 - 1:39

I've looked at life that way...




Bientôt l'an 2002 aura 13 ans et l'an 2000 en aura quinze...

Je continue de regarder Love actually. C'est comme ça.
Et de t'aimer, dans un coin, juste comme ça.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Mar 30 Déc 2014 - 11:39

C'est toujours juste après Noël que ça commence le blues.

Spoiler:


J'avais écrit un truc très long.
Très chouette.
ca aurait plus à Zenji.
Et puis le site à buggué...
J va arriver.
Pas le temps. Plus envie.
ça disait que je vous aime.
Ca parlait de Y qui revenait dans la cour
ca parlait de J de l'histoire foutue, du renoncement
ça parlait de C, de S qu'il 'aime.
ça parlait de mourir maintenant et de pouvoir dire merci d'avoir aimé ma vie.
ça parlait des choix limités, des jeunes agaçant des vieux lassants, de moi qui ne conviens pas.
De l'enfant de douze ans. De la famille pas construite. De mes enfants sacrifiés sur l'autel de ta mort.

On verra si je réécris.

ça disait que j'avais inventé un rêve où tu n'étais pas mort et où tu revenais. Parce que tu m'aimes.
ça disait je t'aime. ça disait que l'amour ça ne s'arrête jamais. ça disait que les cons pensent que ça dure six mois ou trois ans mais qu'on ne peut pas effacer les sentiments qui sont nés, les êtres qui les ont provoqués.

ça disait que t'avais même pas vu Love Actually...
 
Et ça disait

"Norah Jones chante...
My poor heart It's been so dark Since you've been gone [...]
I'm just sitting here waiting for you to come on home and turn me on"


Et ça disait je t'aime.





Fuck l'informatique.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par fleur_bleue le Mar 30 Déc 2014 - 12:03

C'est un beau rêve...
Long hug

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Mer 31 Déc 2014 - 12:50

Gasta a écrit:VOEUX 2015  Long hug

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968... et les miens pour l'année 2015 !


Je les emprunte parce qu'ils sont beaux.



Je t'aime, mais je te quitte.
J'ai passé la journée d'hier avec J et la nuit aussi.

Et puis il est parti, pressé, évidemment. Tant de choses dans sa vie sont plus importantes qu'être avec moi.
Nous avons perdu. C'est ce qui tourne un peu en boucle dans un coin de tête.
Nous avons eu notre chance, elle a été gâchée, nous avons perdu.
J'ai perdu.

Je me suis rendue compte hier qu'être avec lui me rendait heureuse. De manière simple.
Le voir manger me rend heureuse, le voir bougonner me rend heureuse. Cette bribe de bonheur insaisissable.
Je le connais par cœur.
Sa moindre réaction, le moindre de ses regards.
Son souffle, ses gestes.
Je t'aime, mais je te quitte.


Et puis j'ai dit ce que je voulais. A voix haute.
J'ai décrit l'avenir que je nous souhaitais. Pas de réaction. Ni négative, ni positive.
Pourtant, comme d'habitude, le plan est parfait. Tenant compte des besoins de l'un, des capacités de l'autre, des envies, des possibles, des situations actuelles...
Mais notre chance a été gâchée. Et J nous a mis dans une situation dans laquelle je ne peux plus exister.
Être avec lui hier m'a rendue heureuse, vraiment.
Pas ce bonheur qui t'inonde et te rend fou. Non, ce truc infime qui fait que voir l'autre te donne juste envie de sourire doucement. Cette micro sensation qui te murmure que quand il n'est pas là, c'est moins bien.
Alors je me suis accordé le droit de penser que je l'aimais vraiment.
Et il n'a pas réagi à la notion d'avenir.
Je t'aime, mais je te quitte.

Je pensais à C. qui m'aurait moquée. Je me suis tellement battue pour lui dire que ça, ça n'était pas aimer, que je ne voulais plus appeler ça comme ça. Que J, S, ça n'était pas de l'amour.
Et puis ce matin, il m'a fait l'amour doucement. Comme une caresse, comme un souffle.
Hier c'était sexe, jouissance, presque performance. Ce matin, c'était douceur, sucre, caresse. Les peaux qui se frôlent pas les corps qui s'attaquent. Tout est possible avec J, rien n'est jamais vulgaire, il ne sait pas faire.
L'âge le fait gagner en perversité, l'amour l'immunise contre le sordide. On gagne des points.
Je t'aime, mais je te quitte.

Il s'est emprisonné dans son système. Et je n'appartiens plus à ce monde.
Et puis, je crois que je ne veux pas.
Je l'aime lui, quand il est avec moi. Quand il se grandit à mon contact et que je me renforce au sien. Je n'aime pas son univers tel qu'il existe.
Je lui ai dit hier, encore une fois... Cette sensation que nous avions à 20 ans. Si nous avions été ensemble nous serions les rois du monde.
Il serait grand fort, pas malade.
Son insuffisance cardiaque m'inquiète je crois.
49 ans. C'est son anniversaire aujourd'hui, j'ai failli oublier. J'ai couru pour l'embrasser quand il partait... "Au fait... Bon anniversaire mon coeur... j'avais oublié". Il a souri doucement "oui, j'ai vu...". Et il m'a embrassée comme l'amoureux qu'il est parfois.

J, ce serait renoncer.
Hier il voit une boite de lait de coco... "Tu as de drôles de goûts maintenant" me dit-il. Comme si mes goûts n'avaient jamais été ceux-là. Mais en fait, J fait partie de ces gens qui imposent subtilement leurs goûts aux autres.
Être avec J, ça serait renoncer à mes amis. Ils ne s'aimeront pas.
Renoncer aux voyages. Renoncer à  la découverte.
A moins que je ne puisse exister "près de lui". A moins que nous ne puissions vivre côte à côte...
Mais pourquoi ? A quoi cela servirait-il ?
Et pourtant je l'aime... Je l'ai senti. Encore.
Je t'aime, mais je te quitte...

J est libre. Carole est partie.
Pourtant, hier il s'éloignait de moi pour lui parler. Elle va revenir. Elle ne peut pas vivre sans lui, il ne peut pas vivre seul.
J défie toute logique.
Il jure qu'il n'a pas rappelé parce qu'il a su qu'elle partait...
Et pourtant.
Pendant deux mois elle n'était plus là. Pas un appel. Sage le J. Sage.
Elle est rentrée. Elle a annoncé son intention de partir. Une semaine après, il retrouvait "notre" téléphone.
Ce que son fils pense est important. Ce qu'on pense de lui est plus important que nous.
Je lui ai dit que ça ne m'arrangeait pas qu'elle soit partie. Tant qu'elle est là, les questions ne se posent pas.
Je lui ai dit : "Longtemps, j'ai cru que j'étais la femme de ta vie. Mais ça n'a jamais été vrai. Elle a toujours été la femme de ta vie."
Ils sont éternels et je n'existe pas.
Je t'aime, mais je te quitte.


Il fait des promesses qui ne me conviennent pas. Ses demis-mots habituels qui ne me satisfont pas. "La prochaine fois que tu viens, on va réparer ton abri à bois".
Il dit ne pouvoir être avec Carole parce qu'elle est partie à l'autre bout de la France. Mais nous sommes désormais dans la même situation. Et je lui ai dit "je ne viendrai pas". Je lui ai proposé de me rejoindre, je lui ai expliqué quelles seraient ses options.
Je lui ai prédit qu'il ne pourrait pas rester seul. Vivre seul. Je lui ai dit que dans moins de 3 mois il aurait une nana. Une autre. Pas moi... Il dit que non. Je lui dis que je lui donne ma bénédiction. "Tu fais ce que tu veux". Ca pique un peu. Mais c'est vrai. C'est vrai aussi parce que je veux faire ce que je veux... S'il ne vient pas, je ne veux pas l'attendre.
Il ne viendra pas, il n'est pas indépendant. Ses potes vont lui trouver une nana... la frangine de celui-ci, la cousine de celui-là. Il sera son oncle avec sa troisième femme... Il lui fera un autre gosse parce que c'est ce que les femmes veulent.
Et moi... je serai l'éternelle maîtresse... "Tu sais bien que nous c'est différent" me dit-il...

Moi... J'ai des plans à 5 ans. Guidés par la peur un peu... guidés par la sécurité.
Comment on fait pour aimer encore ? (relire les voeux de Brel et de Gasta)...
Comment on fait pour croire encore... Je crois que je continue de faire vraiment le vide.
Et depuis ce matin, c'est ce qui tourne en boucle dans ma tête : je t'aime, mais je te quitte.
Ce que je voudrais dire.
Ce que je devrais dire.

Je ne voulais plus l'aimer. Plus jamais.
Mais c'est sûr. Cette image de lui hier soir au resto se plante devant moi.
C'est mort... Je vais avoir mal.
Cette rupture là, ce deuil là : "La vie que nous pourrions avoir". Aïe. Je me trompe, je me leurre. Je me fais croire des choses qui ne sont pas vraies. Nous n'aurions jamais cette vie parfaite. Il n'est pas, n'a jamais été l'homme de ces 18 heures passées.
Pour lui, je n'existe pas.
Quand on sait la personnalité que j'ai, c'est un comble non ? Pour lui, je n'existe pas...

Vivement que je reparte. Vivement que je sois loin. Vivement que je travaille...
Il ne viendra pas. Je sais qu'il ne viendra pas...
Arrête d'espérer idiote. C'est encore plus vain que de croire au Père Noël.

Je t'aime, mais je te quitte.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Anne Onyme le Jeu 1 Jan 2015 - 3:57

Magnifique.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Jeu 1 Jan 2015 - 13:25

J'ai rompu il me semble.

J'ai froid, j'ai mal.
Moins que d'habitude, mais quand même, j'ai froid et j'ai mal.
Je voudrais ne plus jamais le voir, mais quand j'y pense, je me rends compte que je n'y crois pas.
C'est con.
J'ai mal.
Je n'ai pas encore pleuré, mais ça va venir.
Que le temps nécessaire passe vite. Pitié.
Que les pensées s'arrêtent, que la tristesse et le sentiment de vide s'atténuent.
Qu'il n'existe plus.
Pitié, faites qu'il n'existe plus...

J'ai beau faire ma marrante et savoir que c'est ce qu'il faut faire, ce matin, là, tout de suite, je ne suis pas bien fière.
J'oscille entre vouloir qu'il appelle, qu'il cède. Que ce soit une preuve d'amour incommensurable. Aime-moi connard, aime-moi.
Et le dégoût, la peur de la suite.
Évidemment rien n'ira.
Évidemment.
J est foutu. Biaisé, baisé du cerveau.
Trop bu, trop menti. J est foutu.
Plus jamais il n'aimera personne.

Ne m'entraîne pas.
Ne m'entraîne pas.
Je veux aimer encore, je veux croire encore.
Je veux rencontrer l'autre, l'aimer, le découvrir, le chérir.
Ne m'emmène pas dans ta vie de mort, dans ta vie de peur, dans ta vie d'horreur.
Je ne veux pas renoncer, au cinéma, aux livres, aux gens.
Je veux écrire, boire, mourir.
Je veux me grandir à l'autre, pas m'y mesurer.
Je ne veux pas que l'autre m'étalonne par ce qu'il est. Je veux grandir quoi qu'il soit, quoi qu'il en soit ou n'en soit pas.

Va-t'en.
Va-t'en.
Je veux dormir, mourir un peu, renaître un jour où tu ne seras plus là.

Sors de ma vie, de mon corps, sors.
Va mourir. Va mourir ailleurs qu'en moi. Va mourir avec elle, avec eux.

Et que je continue de me bercer de l'illusion que j'ai raison. Que j'aurai raison. Que c'est moi qui suis dans le bon chemin.

J'ai mal.
Sors de moi.
Sors de moi, sors de moi.


Et bientôt, cette histoire arrêtera d'avoir la valeur que je lui accorde en fonction de la douleur que je ressens.
Ça fait moins mal.
Je sais bien. Ça fait de moins en moins mal.
Bientôt...
Bientôt...

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Invité le Jeu 1 Jan 2015 - 13:42

Un jour peut-être, un jour sûrement...

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par Gasta le Jeu 1 Jan 2015 - 13:53

Le temps, du temps, prendre le temps, doutemps, doux temps, acceptemps, combattemps, réconfort temps.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

Message par 'Sengabl le Dim 4 Jan 2015 - 21:53

J'ai toujours eu un faible pour ça...
Et ce soir, elle m'a faite sourire...

Spoiler:

J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du coeur
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
[non pertinent ici]

J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vis manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
[pas mieux]

J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi


-------------------------------------------------------

J est seul. Il ne lâche pas. Je ne peux pas lutter. On est janvier. Je ne peux pas lutter.

L'histoire ressemble à un mix entre Bye bye de ménélik et Stop de Sam Brown.

Et des disputes. Et du foutage de gueule.
Et des reproches. Et c'est moi qui gâche tout. "Tout allait bien, c'est toi qui as un problème, tu gaches tout".
"Je suis honnête moi, pas comme toi". Hallucinant. Hallucinant.

Selon l'observateur amical, "il est repassé en mode PN ? comment ça se fait ? parce que tu avais plus de contrôle ?"

Et moi je suis en mode droguée. Consciente. Pourrie. Faiblarde.
Il va falloir toucher le dégoût. C'eut été trop beau qu'il me laisse la rupture belle... Il ne se laisse pas faire.
Non, vraiment... Cette fois aussi il va falloir aller toucher l’écœurement du bout du doigt.
Et glisser dans la fange.
--------------------------

Points positifs du jour :
J'ai bouclé le courrier bilan de la prise en charge du petit L.V. dont le père m'avait pris la tête.
Pour cause de panne d'eau chaude à la maison de l'ouest, j'ai remis les pieds à la salle de sport. Ouais, pour prendre une douche Smile mais du coup, j'ai sporté une demie-heure. Et je n'ai pas pris les 4 kg que je pensais avoir pris pendant les fêtes et le mois de décembre.
Seulement 1,5. Nice.

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Re: Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

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