Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis

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Message par Invité le Ven 14 Juin 2013 - 15:54

hi hi moi aussi j'ai rigoolé

mais j'ai du tlavail mènetenant, enfin, t'as compris... 

zoubis

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Message par 'Sengabl le Lun 8 Juil 2013 - 23:27

Un marque ta page, coup d'coeur, envie de voir en live (et raté solidays pfff), tout ça tout ça.


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Message par 'Sengabl le Jeu 18 Juil 2013 - 4:43

Mon drame le plus récurent, je crois, c'est de comprendre ces gens qui n'ont pas la moindre idée de ce que je pense ou de ce que je ressens vraiment.
De l'étendue de ma détresse.
Le drame, c'est de les aimer. De les voir, de les espérer. De vouloir les voir grandir et être heureux. Et de, parfois, penser que je peux m'oublier au milieu de ça.
De penser bêtement que leur bonheur fera le mien.

Je bois rarement trop.
Cela me mène immanquablement aux larmes, à cette lourdeur que tout le monde ignore (ma faute, je suis bonne comédienne).
Je ne me drogue pas.
Je n'ose imaginer ce qui ressortirait de ça. De la noirceur, des horreurs, des cris, des monstres.

Et parfois, croyant voir en l'autre un ami (c'est arrivé), je me lâche.
Parfois, le doute étant permis (un ami, un ennemi ?), je préviens, je donne à l'autre une forme de devoir, celui de "me protéger" si toutefois le contrôle de moi n'existait plus.

Je suis fondamentalement excessive. Une border line qui se contient (oui, à 40 ans donc), que les autres ignorent.
J'ai les besoins d'une enfants, les caprices d'une petite fille, la force d'un homme.
Je les contiens pour avoir l'air d'être une femme.
Pour donner l'air d'être forte.
Ça marche.
Souvent ça marche.

Des gens pensent être mes amis, ils n'ont pas idée de ce que je renferme. Des forces qui s'opposent, des efforts à faire.
En fait, les gens me disent "on est amis". Alors que c'est seulement moi qui suis leur amie. Et que la réciproque n'arrive pas ou n'est juste pas vraie.
Depuis quelques jours la pression aidant, j'avais ce vœu d'isolement. De départ.

Elle s'est transformée ce soir en autre chose.
Une volonté de disparaître dans un truc plus simple.
Une mort extatique.

Alors, après deux ans de bonne conduite, j'ai appelé J.
Le code.
Un sms sans texte.
Deux appels (une sonnerie) au milieu de la nuit.
La machine est enclenchée.
Ça fait peur, ça rassure, ça fait bien et mal.

Ça fait comme à chaque fois. J'ai repris des forces, j'ai envie de tas de choses. Ça va mieux.
J'y retourne. Il n'y a plus qu'à attendre.

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Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Jeu 18 Juil 2013 - 9:21

May the tiger be with you!

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Message par Betapi le Jeu 18 Juil 2013 - 9:59

ça nous arrive à tous craquer quand on boit (un peu) trop, les angoisses remontent et tout le tralala qui va avec.
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Message par 'Sengabl le Jeu 18 Juil 2013 - 11:37

Ce qui est bien avec J., c'est qu'il est "facile". Nous sommes "faciles".

Les échanges.

Sa réponse à mes appels de la nuit, un sms à 7h30 du matin (c'est nouveau les sms, il n'écrivait pas avant, il écrit maintenant, plein de fautes, presque en phonétique - pour la forme je transcris en sans faute) :

"Bonjour, j'ai vu que tu m'avais appelé à 3h. J'espère que tu vas bien."

Moi, quelques heures plus tard :

"Ca va. Je voulais te parler, mais c'est pas une bonne idée en fait."

Lui, en suivant :
"Je t'appelle à 14h"

Evidemment... "c'est pas une bonne idée de te parler" réponse "ok je t'appelle".
Voilà.
C'est comme ça que ça marche avec J.
Le plan est impeccable depuis 25 ans.

La suite probable c'est qu'il va me dire "tu veux qu'on aille manger ensemble ?".
Je vais dire oui, bien sûr, après une demie seconde à penser "fais pas ça".
Je vais vivre l'angoisse d'un millième premier rendez-vous. Le bonheur aussi.
On va dîner, se regarder, finir par se toucher.
Les peaux vont se reconnaître, les lèvres se toucher, se mêler, se battre, céder.
Ce sera magique.
On va s'envoyer en l'air toute la nuit. Torride.
Il va me dire qu'il m'aime, qu'il n'a toujours aimé que moi. Que je le sais. Que C. n'a jamais compté.
Je vais lui dire qu'il m'a manqué, lui murmurer je t'aime dans un souffle.

Et dans moins de 15 jours, je vais commencer à régresser. Sans savoir comment ou pourquoi. Et sans pouvoir (vouloir) rien y faire.

Aux autres sms du matin :
Je vous aime, zêtes vraiment des gens bons (là devrait être un smiley)

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Message par fleur_bleue le Jeu 18 Juil 2013 - 12:15

Long hug 
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Message par Invité le Jeu 18 Juil 2013 - 14:46



Danse, danse, sinon nous sommes perdues.

I love you 

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Message par 'Sengabl le Jeu 18 Juil 2013 - 23:11

Je commence par dire merci.

Et puis le reste.

Comme prévu, l'appel de J. fut de l'ordre de l'habituelle magie.
Comme prévu, on se voit samedi.
Comme prévu, je lui ai manqué.
C'était bon de l'entendre rire.
L'après coup de fil fut le même que d'habitude... Dans un magasin, sourire au lèvres, légèreté, à deux doigts de danser.
Et puis, ce qui est bien avec J., c'est qu'il ne va pas tergiverser.
C'est qu'il vit.
D'ailleurs... Il a 48 ans et a fait une grosse alerte cardiaque ("j'ai des problèmes de cœur" me dit-il en riant) en début d'année (souffle coupé en entendant ça quand même... ça m'irait pas qu'il meurt aussi).
Du coup, peut-être va-t-il être encore plus vivant.
En tous les cas, considérant la morosité ambiante ("Descends de ta croix, on a besoin du bois" Wink ), c'est certain qu'un peu de vie, de vraie, de réalité va me faire le plus grand bien.
Et pour le prix à payer, on verra plus tard.
Pourquoi chercher ailleurs, finalement, à payer un prix tout aussi exorbitant, sans garantie, alors que j'avais ça sous la main tout le temps en fait ?

Voilà.

Ça, c'est fait.
Mon amoureux est de retour.

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Message par 'Sengabl le Ven 19 Juil 2013 - 9:56

Ça marche.

C'est dingue comme ce shoot là marche.

Je suis un peu circonspecte (ça va durer encore 2 jours la circonspection avant que le discours ne change totalement), mais je ne peux m'empêcher de rebondir intérieurement.

Les vieilles habitudes, les choses que l'on aime de cette relation se remettent toujours en place en un clin d’œil. Il n'y a pas vraiment de question à se poser avec J.
Il appelle tous les matins avant que je ne parte bosser. Il s'amuse du fait que je sois encore au lit quand il a déjà bossé deux heures.

Donc, aujourd'hui, premier matin de reprise de contact, il n'a pas failli.

Il continue de me donner des nouvelles de tous les gens qui nous connaissons, il me parle de ce qu'il a fait dans la maison. Sa maison dans laquelle nous avons passé beaucoup de temps, fait beaucoup de choses, construit des tas d'améliorations. Ensemble. "Je te prendrai des photos pour que tu voies".
Il me donne son emploi du temps de la journée, me dit quand il sera avec C. et pourquoi ("elle" dit-il, "l'autre" aussi). Précise qu'il enverra quelques messages et qu'il appellera dès qu'il pourra.
Je n'ai rien demandé.
Rien n'a été dit.
J'ai juste appelé.
Et j'ai dit hier que son rire m'avait manqué. C'est tout.

Comme par hasard, après que je lui ai dit hier que je serai en vacances le 9, qu'il m'ait dit qu'il partait au Portugal le 12 soit en avion s'il pouvait faire envoyer sa moto au préalable soit en voiture en remorquant la moto, ce matin, sa décision était devenue : ah, finalement je ne vais pas faire envoyer la moto, je pars en voiture. Je m'inquiète de la distance, pour ses problèmes de cœur, tout ça... Il me dit "ah, mais j'irai doucement. Peut-être que je ferai un détour et que je passerai une nuit ou deux à l'hôtel".

J'ai éclaté de rire. Il a demandé pourquoi. Je n'ai pas répondu.
Mais hier soir, j'expliquais à une copine que c'était ça qui allait se passer. Que les emplois du temps aller se goupiller pour être ensemble.
Surtout qu'il a commencé par dire "C. fait la gueule parce que je pars tout seul. Elle a dit que si je partais tout seul elle ferait ses valises".
Bon, comme toujours, il dit qu'il voudrait qu'elle parte. Mais ça, c'est faux. Il n'y a que lui qui ne le sait pas.

Je crois qu'avec J. plus qu'avec n'importe qui, être une Z est au cœur du problème. Parce que chez lui, je sais tout, je vois tout, j'entends tout, je comprends tout.
S'il cherche la bagarre, je le sens, s'il a une idée en tête, je la devine... Alors, évidemment, quand il est menteur, ça me rend folle. Quand il joue les innocents, ça me rend folle.
C'est tout doucement ce qui va arriver.
A moins que...
J'avais déjà en tête hier soir que "ah, cette fois ça sera sûrement différent". Parce qu'il ne boit plus du tout, à cause de son cœur.
Mais bon... son alcoolémie a-t-elle vraiment été à l'origine du problème ? On peut avoir un doute raisonnable.


Rappeler José, c'est toujours un peu reprendre les choses où on les avait laissées finalement.

J'ai toujours dit que les moments où j'étais avec lui, c'était les moments où je mettais ma vie entre parenthèses. A force, il va peut-être falloir que je me pose la question inverse. Ok, ce sont peut-être les hormones qui parlent.
Mais finalement, on m'a tellement, ces derniers mois, vanté les vertus "de l'AAAAAmour". Du "seul vrai AAAAAAmour"... De "LA personne de ma vie".
Difficile de ne pas sombrer dans la même pensée très très bien construite. Cette pensée là est si simple et si rassurante.

Après deux conversations, et sans même l'avoir vu, voilà.
J. a déjà fait tout ce qu'il fallait faire -rien- pour m'avoir "wrapped around his finger".

Et oui, je suis au-delà de consentante.
C'est dramatique l'effet de cette drogue.

De toute façon, j'ai envie de lui. Tout mon corps, orteils compris a envie de lui.

Mais, après, ça sera pire.
Parce que s'il y a bien une chose que ni J. ni moi ne sommes, c'est patients, calmes, raisonnables.
L'association entre nous crée un truc atomique.
Il m'a dit hier "on ne peut pas se voir le soir sinon pfff". Parce que C. est "encore là" (sous entendu "elle va partir"). Mais "tu sais, comme toujours, elle dort en haut, je dors en bas".

Raisonnables...
J. et moi c'est faire l'amour 5 fois par jour dans les pics de désir. Au moins 2 dans les moments difficiles... Qui pourrait imaginer qu'il va supporter le fait de faire l'amour à la sauvette une fois par semaine au mieux ? Que je vais le supporter...
On parle de drogue hein. Plus j'en prends plus je veux en prendre.

Demain, la conversation au resto ça sera ça.
Il va me dire "il faut qu'on soit raisonnables".
Mais attention hein. Pour l'instant, personne n'a dit que nous allions être ensemble.
Avec J. rien ne se dit. Les choses existent, c'est tout.

Hier, une copine me disait "ah mais c'est que pour une nuit les ex".
J. ? pour une nuit ? Penser à passer une seule nuit avec J. c'est comme se dire "je ne vais manger qu'une cacahuète à l'apéro".

Déjà, plus aucune autre pensée que "lui" n'existe.
Finalement, peut-être que le psy n'avait pas insisté sur les bons mots.
Il m'a dit, lors de notre rupture il y a deux ans : "vous êtes affectivement dépendante à un manipulateur pervers narcissique". C'était la première fois, bien avant le croquemitaine de ZC, que le "pn" entrait dans ma vie.

Mais peut-être, en fait, que mon plus gros problème, c'est pas le fait qu'il soit PN.
C'est le fait que je sois addict.

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Message par Betapi le Ven 19 Juil 2013 - 10:17

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Message par 'Sengabl le Ven 19 Juil 2013 - 13:21

Bon, je le note ici, par souci d'honnêteté.

Depuis hier après midi, je suis nauséeuse.
Ce matin, un pied hors du lit, vomissements.

Une des choses qui avait été flagrante quand j'ai arrêté de voir J. ça avait été la fin de l'état nauséeux constant.

Bon, pour être honnête... La nuit avant l'état nauséeux, j'avais trop picolé et dormi 3 heures.
Hier soir, j'ai uppé ma dose de champix.

Donc, il peut y avoir des raisons autres.
Ne dramatisons pas. Soyons simplement vigilants.

Je suis pressée d'être à demain. J'ai jamais aimé l'attendre.

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Message par 'Sengabl le Sam 20 Juil 2013 - 10:18

Pour l'arrêt du tabac, je reçois des mails de tabac info service.
Bon, c'est Xavier qui me les envoie, des mails tout à fait personnels, la preuve, y'a mon prénom dedans !

Et ce matin Xavier m'envoie un truc qui dit "ah faire un peu de sport c'est bien" + le discours classique pour "et si vous n'êtes pas sportif"...

et ça dit :
Bref à vous de trouver votre manière de bouger et de l’intégrer dans votre stratégie d’arrêt.
Retrouver des sensations corporelles, reprendre contact avec son corps… le rêve, non ?


Ben voilà.
Ça, c'est drôle !


Dernière édition par Sengabl le Dim 21 Juil 2013 - 11:24, édité 1 fois

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Message par 'Sengabl le Sam 20 Juil 2013 - 16:41

Cinq heures plus tard.

Voilà, tout est exactement comme d'habitude.

J. est arrivé à la maison, il s'est assis sur le fauteuil, je me suis assise pas loin, en moins d'une minute il tenait ma main.
Pas de manière hésitante comme on le ferait la première fois. Non. Juste comme on l'a toujours fait.

Il y a toujours ce truc qui me fascine un peu avec lui, on ne peut quasiment pas se parler sans se toucher. Il faut, systématiquement, que nos corps entrent en contact d'une manière ou d'une autre.
Un pied, une main, une épaule, peu importe.

Moins de deux minutes après, vue ma posture et le fait que j'étais pieds nus, mon pied était dans son autre main (oui ça paraît étrange, mais j'étais sur mon fauteuil de bureau, un peu en hauteur, les pieds posés sur l'accoudoir de son fauteuil).
Pendant la demie-heure où l'on a discuté, les corps n'ont fait que se rapprocher.
Ce qui me fait halluciner c'est qu'avec un autre, cela pourrait créer une tension, une impulsion, une gène ou je ne sais quoi.
Avec J, non. C'est plus comme "un fond". Comme on peut avoir un fond sonore, nous, on a un fond tactile.
Les mains se caressent toutes seules sans que le conscient n'ait rien à voir là-dedans. Sans que, ni l'un ni l'autre nous ne pensions au moment suivant, à la sexualité qui va en découler.

Et puis, à un moment, les corps apparaissent dans le conscient. Et le fond tactile devient sensualité. Les mots disparaissent, les peaux se rejoignent et les corps réclament leur dû.

Je me rappelle encore la première fois que je l'ai volontairement touché.
Nous étions en voiture, il conduisait (oui j'avais 17 ans, pas le permis). Peu importe mes raisons d'alors (ça, j'ai oublié), mais j'ai passé mon bras sur le haut de son siège et j'ai posé ma main sur sa nuque.
Encore aujourd'hui, la paume de ma main est faite pour l'arrière de son crâne.
Ses hanches pour mes cuisses, ses lèvres pour mon ventre.

Du coup, ça donne un truc hallucinant quand j'y pense.
Comme je dis toujours, en matière de sexualité féminine, "les bons frottements, aux bons endroits, ça marche".
Comme je l'expliquais y'a quelques temps, je me suis envoyée en l'air avec quelques Z, des amants forts doués.
J. n'est pas comme ça. Mais il a pour lui un truc de fou, c'est que tous les frottements marchent, partout. Les bons frottements comme les "mauvais", les bons endroits comme les "mauvais".

Comme toujours, nos corps se sont reconnus instantanément. Aucun heurt. Toutes les courbes s'emboitent systématiquement, à tous les moments.
Je pourrais passer des jours et des heures à y penser, je ne trouverai à ça aucune explication rationnelle. Je ne peux qu'en faire le constat perpétuel et m'en étonner encore et encore.

"Mon cœur" ça sonne nouveau dans sa bouche. L'éternel "Ma chérie". "Mon amour", bien sûr.
"Je t'aime et je t'appelle demain matin ou ce soir si je peux".

Voilà.

Comme il dit "voilà, on va recommencer nos conneries".
Mais il me dit ça alors que nous sommes couchés, entre deux jouissances et avec le sourire que je préfère au monde, le sien.

C. est de nouveau sa nana (bon, je lui dis qu'elle a toujours été sa femme, même quand elle était hors du décor). Ça veut dire que nous serons amants.
Pourquoi pas. Voyons ce qu'il en sortira.
D'ailleurs, il s'est absenté 6 heures et au bout de 3 il avait 6 messages pour dire qu'elle voulait mettre fin à ses jours.
C'est ça le truc. Quand tu es la femme de J., tu passes tout ton temps à vouloir te foutre la gueule en l'air pour que la torture s'arrête et avec l’infime espoir que ça puisse l’intéresser un peu.
Elle fait ça depuis presque 30 ans...
Peut-être que c'est mieux d'être seulement sa maîtresse, d'être "l'autre pute de rouquine" comme m'a toujours appelée C.
Mais faut pas déconner. Elle l'a eue rien qu'à elle pendant cinq ans, puis dix ans, puis deux, puis un an, puis deux ans... Et elle n'a jamais été heureuse. Pourtant, elle ne peut pas envisager que ce soit de sa faute à lui. Non, même quand je disparais du paysage, c'est de ma faute à moi. Le seul problème de leur couple, c'est moi.

Elle ne va pas tarder à m'appeler. Quelques jours/semaines au plus.
Peut-être que cette fois je devrais lui proposer un deal du genre "écoute, garde le à temps plein, je me l'octroie quelques heures par semaine et quelques jours par-ci par là dans l'année, c'est ce qui semble lui convenir".
Mais je pense qu'elle continuera à s'accrocher à son idée d'amour, unique, imperturbable, possible...

Ça doit se sentir, je n'ai aucune empathie pour C.

Bref.
Là, il m'a appelée pour me dire que c'était le bordel chez lui et pour me faire à demi-mot passer le message de "tu n'appelles pas, je t’appellerai demain", brodé de beaucoup de "mon cœur" "mon amour" "ma chérie".

Un J. "marié" (il ne l'est pas en réalité) quoi.

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Message par 'Sengabl le Dim 21 Juil 2013 - 10:58

Hier soir, il a "fallu" que j'explique à quelques amis le "pourquoi" de mon retour avec J.
Ça n'est pas simple.
Et puis, se mêle à tout ça le concept du PN.
Et en expliquant un peu le "mais en quoi c'est un PN ?" je me suis rappelée que j'avais répondu un très grand nombre de fois oui au fameux "questionnaire".

Non pas que le PN soit mon sujet préféré, j'ai plutôt tendance à zapper quand on vient m'en parler.
Parce que quand même, ici, "on voit des PN partout" ("Le PN, le croquemitaine du Z !" (c) Tof)
Et quand on me demande "en quoi il est PN ?" j'ai de nouveau du mal à m'expliquer pourquoi... Et j'aurais tendance à "l'oublier".

Alors, reprenons... Chaque fois que je réponds "OUI" c'est que je n'ai aucune hésitation. Si j'hésite, j'écris "hésitation, oui ou non".
C'est parti.

01. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
OUI

02. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
OUI

03. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
OUI

04. Il répond très souvent de façon floue
OUI

05. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
OUI

06. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
OUI

07. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
OUI

08. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
OUI

09. Il fait faire ses messages par autrui
NON

10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
Hésitation - OUI

11. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
OUI

12. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
Hésitation... OUI

13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
OUI

14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
OUI

15. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
OUI

16. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
OUI

17. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
OUI

18. Il ment
OUI

19. Il prêche le faux pour savoir le vrai
NON

20. Il est égocentrique
OUI

21. Il peut être jaloux
OUI

22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
OUI

23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
OUI

24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
OUI

25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
OUI

26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous
OUI

27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
OUI

28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
Hésitation... (sur le "parfaitement") - OUI

29. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas faites de notre propre gré
OUI

30. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là. »
OUI


Voilà. C'est moins de 3 minutes pour répondre à ce questionnaire hésitations comprises.
Y'a au moins 75 % des oui qui me font sourire tellement on dirait que la phrase est écrite pour le décrire lui (tiens je vais leur coller de la couleur, pour voir).

La complexité, peut-être, avec le PN et le fait qu'on pense parfois avoir affaire à un PN, c'est qu'on oublie qu'il faut vraiment TOUTES (enfin, je crois que c'est une vingtaine pour le diag') ces caractéristiques, pas deux ou trois, pas "oh peut-être".
Chaque fois que j'ai répondu oui sans hésitation, c'est que dans le millième de seconde (ou encore moins ?) me vient une image de "ça".

Alors, oui, pourquoi retourner vers un PN ?

Et bien, je ne sais pas si c'est la même chose pour les autres mais, chez J. tout ça n'apparaît que "plus tard" dans la relation. Quand on est très proche de lui.
Au départ, J. est un mec adorable. Avec moi terriblement.
Et il a ce truc dans le regard quand on est ensemble, "le bonheur". Que j'imagine avoir aussi.
Savoir en regardant juste l'autre que tu le rends heureux. Sentir qu'il te rend heureuse.
Aimer son rire, sa peau, son corps, son souffle. Sa force, son esprit pratique, son courage.

Pourquoi ne pas partir là, maintenant ?
J'y pense hein.
Mais, le vide affectif a probablement quelque chose à voir dans tout ça.
Se sentir aimée, voulue, désirée... Telle qu'on est.
Ça faisait un moment que ça ne m'était pas arrivé. C'est pourtant pas faute d'avoir "essayé" ('fin je veux dire, j'ai réellement ouvert les portes de l'affection, le retour ne s'est pas pointé).

Et puis je me dis, j'aurais pu aller vers A., l'ex de "y'a douze ans" qui continue de me poursuivre de ses assiduités. Là, c'est sûr, je suis vénérée. Adorée. Portée aux nues.

Mais... C'est pas ça non plus dont j'ai envie.
Non.
Ce dont j'ai envie c'est de ce qui se passe avec J., de cette forme de réciprocité. De cette entente, de ce partage. De cette complicité.

Après, qu'est ce qui pourrait être différent cette fois ?
Vraiment, la première réponse qui me vient c'est "rien".
Et puis, je dois me "rassurer" (mais je ne suis pas convaincue que c'est ce que je fais... j'sais pas, j'observe pour l'instant) en me disant que, maintenant que je sais qu'il est un PN, que je sais que je suis potentiellement dépendante, je vais peut-être être plus prudente.
Partir plus tôt. Savoir me protéger mieux.
Ça ne veut pas dire que je ne souffrirai pas.
Mais, dans une autre histoire, je souffrirais aussi.
Parce que J. n'est pas "l'homme de ma vie" en fait. Je ne me visualise pas vraiment en train de finir mes jours avec lui. J'aurais pu, s'il n'avait pas été ce PN. Il a des qualités que j'aime.
Mais non, ça n'est pas ça que j'attends de cette histoire il me semble.

Je pense que j'en attends ce que j'attends de toutes mes histoires. Pas forcément un avenir, mais essentiellement un présent.

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Message par Saphodane le Lun 22 Juil 2013 - 13:35

Tant que le ratio bien/mal que tu ressens contient plus de bien que de mal, ma foi... Et comme tu dis, espérons que cette fois, tu sentes venir la bascule vers le ratio inverse, et que tu te protèges avant.
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Message par wanig le Lun 22 Juil 2013 - 13:52

Ce que tu décris Sengabl me fait penser à une ancienne toxico (alcoolique ou autre, peu importe), qui est « clean » depuis plusieurs années, et qui ressent subitement le besoin de se faire un fix, de se servir un verre parce que en ce moment c'est difficile, et ça m'aidera un peu.

Il ne faut pas s'y tromper : l'ancienne toxico sait qu'elle peut replonger dedans, et d'ailleurs qu'elle va replonger. Cette drogue, elle est super toxique. La meuf, elle est accro. Au moment même où elle pense à ce fix, elle sait que ça lui fera du mal.

Prends-toi ton fix, et ensuite jette tout le matos à la poubelle.

Il a zéro empathie. Il ne peut pas changer. Tu ne peux rien y faire.
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Message par Invité le Lun 22 Juil 2013 - 15:42

wanig a écrit:Prends-toi ton fix, et ensuite jette tout le matos à la poubelle.

Voilà. On ne saurait mieux dire.

Et puis "on" est là, hein : des potes, des saucisses, des prunes, et hop ! Bublegum 






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Message par 'Sengabl le Lun 22 Juil 2013 - 18:42

Je crois que j'ai tout doucement refermé la porte.

Je ne crie pas victoire parce que les choses, avec J., ne sont jamais gagnées.

Donc, depuis hier matin, qu'est-il arrivé.

Et bien, rien.
Justement, rien.
Heureusement, rien.

Alors la machine s'est mise en route. La machine "manque".
Jeudi, la tabacologue m'a expliqué qu'une drogue était d'autant plus puissante qu'elle mettait peu de temps à atteindre "ses" récepteurs ("à monter au cerveau").
Le tabac, c'est 7 secondes. Je ne sais plus quelle autre drogue ("dure") elle m'a citée en exemple (genre coke ou héro) : 14 secondes.

Avec un autre homme que J., il faut, au moins, quelques jours/semaines pour ressentir un vrai bien-être reconnu.
Lui, c'est instantané. Immédiat.
Drogue puissante donc.

Et voilà comment s'est déroulée ma journée d'hier (on a du mal à y croire il me semble tellement ça paraît hallucinant).
(j'emprunte un mail envoyé ce matin...)

Hier matin, j'ai eu mon appel à 9h30... "normal".

C. ne s'est pas suicidée à cause de "moi" mais apparemment parce qu'elle "se sent seule" "est toujours toute seule". Ce à quoi, apparemment, il a répondu "tu n'as qu'à travailler".

Il m'a raconté qu'en fait il avait appelé une de leurs voisine/copine pour qu'elle aille voir si C. allait bien pendant qu'il était en chemin pour rentrer (il a en gros une heure de route depuis chez moi).
Nathalie (la meuf donc) l'a rappelé pour lui dire que "ça allait" (le surdosage de doliprane ne devait pas être trop fort).
Du coup il est rentré (autour de 17 heures j'imagine), elle était dans la chambre du haut, il n'est pas monté la voir, a dormi en bas et il ne l'a vue que le lendemain matin.
C'est pas nouveau que c'est une enflure incapable de comprendre la détresse des autres.

Bref, on s'en fout de C.

Du coup il me dit qu'il va bricoler un truc chez lui (il m'appelait de son atelier qui est à la sortie du village où il a sa maison), qu'il me rappellera peut-être le soir, qu'il vaut mieux que j'évite d'envoyer des messages avant le début d'après midi parce qu'il va mettre son téléphone en charge.

J'avais dormi 4h et qq.

J'ai envoyé un premier message vers 13h45 pour demander comment avançait son bricolage.

Puis... j'ai passé le reste de la journée à seulement attendre.
A l'attendre.
Et je me suis détestée.
A un moment, ce que je ne fais jamais, je suis allée m'allonger dans mon lit pour dormir un peu... Histoire que le temps passe plus vite.
Et je me suis revue prostrée dans cette chambre des journées entières, des nuits entières, le lit jonché de mouchoirs, de clopes, de cendriers...
J'ai pas aimé ça.
Je crois que j'ai eu peur.

Du coup vers 17h, toujours aucune nouvelle, même pas une réponse à un des 3 sms que j'avais envoyé, je me suis dit que j'allais le blacklister dans mon tél.
'fin...
j'étais en train de constater mon état de dépendance qui était revenu.

Là, j'ai eu Mon ami-chou au tél (il est bien tombé) et on en a longuement discuté, genre gros débrieff d'une heure et demie où je disais que c'était bon, que c'était pas ça que je voulais...
J'étais plutôt bien résolue à attendre le coup de fil de J pour lui dire "écoute, ça va pas le faire".

Mais changement de programme, pendant que j'étais au téléphone avec l'ami-chou, il a envoyé un sms, en réponse à mon premier sms de l'après midi.
Et il me dit "ça avance bien, je t'aime".

"pouf" je suis un peu retombée comme un soufflé.

Un peu comme si on essaye de se passer de coke et que là, on te file un peu de LSD "en attendant". Tout de suite ça va mieux et c'est reparti comme en 40. Le monde est merveilleux.
J'attendais quand même son appel du soir.
Qui n'est pas venu.
J'ai envoyé un sms vers 22h30.
Téléphone coupé.
Ça m'a saoulée.

J'ai renvoyé un sms pour dire que j’appellerai plus tard dans la soirée/nuit (sous entendu "coupe ton téléphone je vais faire sonner") pour lui laisser un message parce que je voulais lui parler. A minuit passé j'ai appelé, le téléphone a sonné, j'ai pas voulu insister, j'ai raccroché sans laisser de message.
Je l'ai blacklisté en me disant que s'il appelait ce matin alors que je dormais encore, comme ça, je n'entendrai pas (on se protège comme on peut).

Ce matin, apparemment aucun appel de lui (avec la black list on ne voit pas, mais en tous les cas y'avait pas de message)

J'ai appelé en arrivant au boulot à 9h30 (après avoir eu une boule dans tout le corps du réveil à ce moment là) pour tenter de l'avoir et de dire de vive voix que ça n'allait pas le faire.
J'ai appelé une fois, sonnerie, pas de réponse.
J'ai pas laissé de message.
J'ai rappelé dans la foulée pour laisser un message (il n'a pas répondu non plus) dans lequel entre beaucoup de "euuuuuuuuuuuuuuh" et de "hmmmmmmmmmmmmmmmm" j'ai réussi à dire que, comme j'avais dit jeudi, en fait, c'était pas une bonne idée.
Que je m'attendais à ce qu'il appelle hier et ce matin et qu'il ne l'avait pas fait et que c'était un problème, déjà. Et que donc ça ne le faisait pas.

J'ai pas su dire "rappelle moi". Je crois que j'ai dit "je te rappellerai plus tard". Mais je ne suis même pas sûre.

Du coup j'ai rappelé à 10h30 et relaissé un message un peu du même genre mais un peu moins "euuuuuuuh" et "hmmmmmm". Un peu plus "j'aurais bien aimé qu'on en discute calmement et t'expliquer ce qui se passe pour moi".

35 mn plus tard, 11h05, j'ai renvoyé un sms disant "Tu boudes on dirait. C'est dommage. Je voulais que tu comprennes ce qui se passe pour moi. Mais tout le problème est là, tu ne peux et ne veux pas comprendre et ça, ça ne changera jamais. On ne pourrait jamais être heureux ensemble".

Il a rappelé.
A 11h28.
J'étais retournée au bureau. J'ai vu le téléphone sonner, sa photo s'afficher (ah oui, samedi je l'ai pris en photo pour avoir sa trombine quand il appelle...).
Panique. Y'a pas d'autre mot.
J'ai pas répondu.
Il a laissé un message que je n'ai écouté que vers 16h15.

Je le retranscris ici parce que pour moi, il est tout à fait typique de J., de sa PN attitude.

"Oui, c'est moi.
Si je ne t'ai pas appelée, c'est parce que je ne peux pas, parce que je suis resté à la maison, la douleur de mon pied a empirée.
Je n'ai pas bougé. Elle est là avec moi. C'est pas évident, je ne peux pas appeler.
Je t'ai appelée hier matin, je t'appelle dès que je peux.
Si tu ne comprends pas, comme tu dis, il vaut mieux en rester là.
Je fais de mon mieux, je ne peux pas faire de miracle, tu connais la situation, je fais de mon mieux.
Mais tu as raison, peut-être que c'est mieux, restons-en là.
Bon, bisous, à tout à l'heure."


Voilà.
Je ne sais pas ce que vous lisez là-dedans, mais moi, j'y lis toute mon histoire avec lui.
"Je ne peux pas, plains moi, j'ai mal/des emmerdes/des besoins. C'est vraiment important, je ne fais pas exprès. Par contre, on dirait que tu fais exprès de me demander des choses que je ne peux pas te donner. C'est ta faute, tu ne comprends pas. C'est toi qui décides, pas moi, ne nous voyons plus. Parce que moi je suis gentil, je t'appelle dès que je peux, je n'ai rien à me reprocher. Tu connais la situation, moi, je n'y peux rien."

Et bizarrement, en entendant ce message j'ai souri.
Et je n'ai pas ressenti de peine. Mais autre chose que, depuis deux heures je cherche à nommer... Je dirais "compassion".
Comme si je l'avais, enfin, finalement compris. Et pardonné.
Tu es un PN, c'est une pathologie, tu n'y peux rien.

Instantanément, comme le manque d'hier la réponse s'est imposée.
J'ai rappelé.
Et laissé un message assez long qui expliquait que justement, c'était bien le problème qu'il ne puisse pas... et puis en substance : "Je t'aime, ça ne fait aucun doute ; probablement que je t'aimerai pour le reste de ma vie, mais peu importe. Je sais aussi que tu es sincère. Mais je mérite mieux que ça. Je mérite mieux qu'un mec qui ne peut pas m'appeler, ou qui, quand il pourra le faire, peut-être un jour, ne voudra plus de moi ou me trompera. Comme tu dis, restons-en là."

Et je me suis sentie mieux.
Et sans la moindre colère. Presque sereine. Limite transformée.
'fin, c'est dur à expliquer. Je ne me glorifie pas, je ne pense pas me leurrer, je ne dis pas que c'est gagné. Mais j'ai juste eu cette sensation que j'avais oubliée depuis très longtemps, comme si, vraiment, très ancrée, s'était installée l'idée que je méritais vraiment mieux que ça. Que, ce que je voulais comme vie, ce qui me faisait envie, ça n'était certainement pas une vie avec J. et qu'il me suffisait de vouloir autre chose et de travailler à l'obtenir.

J'ai immédiatement informé l'ami-chou.

Ensuite, je suis restée un peu statique (j'étais dans la fameuse chambre quand j'ai écouté le message et rappelé) sur mon lit, pensées un peu dans le vague. A savourer cette sorte de sérénité, de non colère.
J'ai pensé aux voyages que je ferai peut-être un jour. Que je ne pourrais pas faire en étant sa compagne.
J'ai pensé à la maison que j'achèterai peut-être un jour. Qu'il était possible de l'acheter seule ou avec quelqu'un d'autre.
J'ai pensé à mon départ pour je ne sais où. Qu'il me serait impossible de partir si j'étais dans sa prison.
Aux vins que je ne goûterai jamais, aux plats qu'il ne voudrait pas essayer.

Je l'ai re- black listé depuis cet après midi.
Je ne veux plus voir s'il appelle. Je n'ai plus besoin d'attendre ça.
Et pourtant, je ne suis pas en colère. Et pas tellement apeurée, même si je sais que le risque de vaciller existe. S'il se mettait, comme il l'a fait une fois, à m'appeler tous les jours pendant une semaine ou 50 fois dans la même journée, je ne suis jamais sûre que je pourrai résister à cette tentation de me sentir voulue/hypothétiquement aimée à ce point. Mais même si j'ai le "risque" en tête, je n'ai pas peur. Il sera toujours temps d'avoir peur le moment venu. Je ne me sens pas "menacée" comme j'ai pu le sentir auparavant.

Dans la foulée, j'ai renvoyé un sms. Sans trop savoir pourquoi.
"Tu sais, cette fois, c'est un adieu. Prends soin de toi, je n'aimerais pas que tu meures".

Et puis, après ça, je n'ai toujours pas fumé la 3ème cigarette que je m'accordais.
J'ai fait 12 mn de vélo d'appart. Ce qui est énorme considérant que ce vélo me regarde dormir depuis probablement deux ans.
Et puis j'ai pris un bain frais.

Il semblerait que prendre soin de moi soit (enfin) devenu une démarche plus "naturelle".

Je vous reparlerai de ce qu'a dit la tabacologue.

Parce que, comme l'ami-chou, elle ne se rend pas compte du bien que m'a fait son non jugement, son humanité et la clairvoyance de son discours.

Je vais probablement continuer à parler de J, le temps que ça se tasse.
Il se pourrait qu'il rappelle d'ici quelques semaines. Il l'a déjà fait.
Ce qui serait pire, ça serait non pas de "m'attendre" à ce qu'il appelle, mais "d'attendre" qu'il appelle.
Peut-être que mon cerveau va continuer à m'envoyer quelques pensées "dominées par la dépendance". Mais comme je disais, c'est pas si tant dur de lutter contre ça. Faut faire comprendre à son cerveau qui est-ce qui commande et que les pensées ne peuvent être autorisées et validées que par le Chef - *moi/je*.

Bon, ptet que là, je vais fumer ma 3ème clope.

Vous savez que je vous aime hein ?



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Message par Mégalopin le Lun 22 Juil 2013 - 19:28

Je traîne parfois à Jussieu, le soir

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Message par 'Sengabl le Mar 23 Juil 2013 - 8:20

(Raph Smile)


Un peu dur ce matin.
Très envie de fumer (d'ailleurs j'ai fumé ma première clope dans les 45 premières minutes, alors qu'hier je n'ai fumé que 5 cigarettes), très envie d'entendre J., malgré tout.
Je ne sais pas quelles pensées envoyait le cerveau.

Et puis je me suis réveillée en panique à 6h du matin, mon fils "dont on m'avait dit qu'il devait rentrer hier soir" n'était pas rentré et n'avait pas répondu à mes messages.
Il faut probablement être une maman confiante mais un peu barrée pour qu'en quelques dixièmes de seconde on l'imagine baignant dans son sang, agressé on ne sait où par on ne sait qui.
J'ai réussi à l'avoir au téléphone. La première pensée c'est "ah, t'es pas mort".

J'ai constaté une chose "étrange"/"amusante" hier quand je trempais dans mon bain d'eau fraiche.
Je me rappelle "assez mal" de ce que je dis à José.
Pourtant, je suis le genre de fille qu'on pourrait classer dans une sorte de rubrique genre "précise des mots".
Globalement, je sais ce que je dis, presque à la virgule près (oui, je dis les virgules Smile).

Et avec lui, les souvenirs de conversations restent assez flous. Les conversations (quand il y en a) sont pourtant assez courtes.
Il faudra que je relise ce que l'on dit de la mémoire ces temps-ci. Peut-être la neuroscience va-t-elle m'apporter quelques infos sur "pourquoi je fixe pas".

Du coup, sans trop savoir pourquoi, j'ai refait 8mn de vélo ce matin... il n'était même pas 7h.
Bon, ça paraît bidon aux grands sportifs, c'est sûr.
Mais pour moi, rien que la démarche est "énorme". Alors que ça ne me coûte rien là.

Peut-être que je devrais retourner voir le psy.
Elle est quand même un peu space cette dépendance affective. Et un peu "nouvelle".
'fin. "Post-Yann" on va dire.
Mais bon, retourner voir le psy, ça veut dire (r)entamer une autre démarche. Entre l'arrêt de la clope et une sorte de volonté à moyen terme d'autre chose, ça fait déjà assez de trucs en route qui font des noeuds au cerval.

J'avais envie de pleurer ce matin.
C'était après avoir eu fiston2.
Comme un truc qui craque. Ces images de barrage ou "la goutte d'eau qui fait déborder le vase". En l'occurrence, là, ça serait plutôt un vase qui "explose" (pas trop violemment) sous l'effet de la goutte d'eau supplémentaire.
J'avais envie de pleurer et j'ai pleuré, donc.

Je continue de réfléchir à cette histoire de PNitude.
Et j'essaye de regarder un peu de quelle nature sont les pensées qui arrivent.
Je crois que ce matin, au milieu de l'envie de J., il y avait une notion d'injustice.
Comme une envie de le faire payer. Un peu de colère peut-être ?
C'était un peu étrange après avoir eu, hier, cette sensation si intense de "mais dans le fond je m'en tape de ce mec".
Peut-être que c'est le "dans le fond" qui cloche. Peut-être qu'en surface, j'ai besoin d'autre chose. Comme je disais, "de présent". 'fin "besoin". Allons, disons que c'est la dépendance qui m'envoie la notion de besoin.
Une envie de le faire payer donc.
Je crois qu'à tous les moments critiques de notre relation est arrivée cette notion. C'est d'ailleurs là-dessus qu'il a toujours fallu lâcher prise pour "s'en sortir".
La sensation d'injustice, la transformation en "wonderjusticewoman" qui est si commune aux Z.
Ce doit être une sorte de démarche inconsciente qui fait penser "je suis forte, je peux faire régner la justice et démasquer le coupable".
La vérité, c'est que le coupable autant ses proches s'en contrebalancent de la justice. Chacun prend son truc et se barre. Point. Et toi t'es là, miss Justice, comme une conne inutile dans ton déguisement ridicule.
Vouloir faire changer un PN, c'est un peu comme vouloir instaurer la paix dans le monde. Un vœu pieu, certes, mais irréalisable.
Et avec J., c'est peut-être ça qui a toujours été douloureux, revivre cet éternel constat d'impuissance.

Je crois que le souci, ce qui pose plus de problème entre Z et PN qu'entre NP et PN (c'est mignon ces lettres mélangées), c'est que le décalage est beaucoup plus grand.
Comment dire.
Je reflechissais et je me disais qu'en fait, une petite partie de moi voudrait qu'il souffre. Qu'il souffre du fait que je dise "c'est fini". Qu'il souffre *autant que moi* d'une rupture. Parce que c'est une émotion trop forte et que, comme toutes les émotions fortes, elle est plus légère quand elle est partagée (je pensais au pourquoi des enterrements, des mariages, tout ça).
Mais c'est beaucoup trop disproportionné. Il n'y a aucune chance pour qu'il souffre autant que moi.
Je suis une hypersensible, une hyperémotive ; il est à deux doigts de la psychopathie.
Rien de l'atteint vraiment.
La mort de son oncle (son 2ème père), le terrible accident de son père...

J. a perdu sa mère alors qu'il avait 12 ou 13 ans.
Ils sont 6 frères et sœurs. Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés en France, dans une banlieue pas encore triste au 10ème étage d'un HLM, quittant le bord de mer et la liberté d'errer dans un petit village.
Ce sont des gens qui, au début/milieu des années 70 ont connu la faim.
Leur père était en France, il travaillait et n'envoyait presque pas d'argent à sa famille (il s'est amélioré avec l'âge, mais pour ce que j'en sais, c'était un fieffé connard à l'époque le papa), à sa femme qui s'occupait seule de 6 enfants.
Elle est morte avant 40 ans, je ne sais plus si c'est 37 ou 39 ans.
Il ne parle jamais de sa mère.
Les soirs où il a l'alcool triste, il se focalise sur son père, sur le fait qu'il l'a viré (une sombre histoire à mi-chemin entre fugue et expulsion) de la maison alors qu'il avait 14 ans.
Il ne parle jamais non plus de ces quelques semaines (?) où il était tout seul, terrifié à l'idée de rentrer chez lui. Cette période où ses frères et sœurs lui apportaient des fringues, à manger et le peu d'argent qu'ils pouvaient trouver.
'fin.
C'est un type à qui il est arrivé des trucs.
C'est peut-être comme ça qu'on devient PN, qu'on se mure dans une pensée auto-centrée. Pour survivre peut-être.

On dirait que je régresse un poil.
J'ai envoyé deux messages.
Le piège était là, devant moi, et je suis tombée dedans.
Il faut que j'arrête de me réjouir.

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Message par 'Sengabl le Sam 27 Juil 2013 - 13:07

Il y a des questionnements qui taraudent comme ça...
Genre...

Si j'ai vraiment envie d'être heureuse (comme je me plais à le croire et à me le répéter), comment se fait-il que mes actions me mènent régulièrement à des épisodes dépressifs tout à fait prévisibles ?

Je vais probablement vous faire grâce de tous les raisonnements ayant amenés cette question.
Mais le point de départ c'est qu'il semble évident que la dépression se terrait juste là dans le coin et qu'elle tente de reprendre le devant de la scène.

Well. Le champix est un facteur aggravant, l'arrêt du tabac aussi.
Mais quelle idée j'ai eu de ramener J. dans ce jeu à ce moment précis ?

J'aurais tendance à me dire que j'ai tendance au comportement auto-destructeur... pourtant, en y regardant de près, je trouve beaucoup de contre-indices.

'fin bon.
Depuis quelques jours je n'écris pas. Et je me disais que c'était ptet pas une bonne idée.
Que tant pis, quitte à paraître un peu pitoyable, il valait sûrement mieux parler que se taire. Sinon c'est la folie qui guette.
Sinon on s'enferme dans son dédale de pensées et on n'en sort plus jamais.

Mais les pensées négatives sont là. Je les connais bien.
"Je vais aller m'allonger. Et dormir. Et le temps va passer. Et quand je me lèverai ça ira mieux".
Je me sens me recroqueviller. Je sens la petite fille qui se met en boule dans un coin.

Ce qui est étrange, c'est que de repenser à certaines scènes avec J., ça me fait pleurer.
Je dérive sur cette histoire de petite fille en boule et ça me rappelle qu'une fois (enfin, plusieurs fois, mais celle-ci est la plus marquante), je ne sais plus comment ou pourquoi on en était arrivés là (probablement la 1000ème fois où J. devait venir et a eu, au dernier moment, la meilleure excuse du monde pour ne pas venir "ah mais j'ai croisé machin, on a bu l'apéro, là j'ai trop bu pour conduire", par exemple), mais après des heures et des heures de "négociation", il avait fini par arriver.
J'étais recroquevillée sous mon bureau. Depuis plusieurs heures il me semble.
Probablement terrorisée. Probablement au summum de l'angoisse.
D'abord je crois qu'il a été dépité. Mais très vite, il m'a presque hurlé dessus. Je ne pouvais plus bouger, plus parler.
Ces états là, on pourrait croire que ce sont ceux qui vous rapprochent de l'envie de mourir. Je me dis parfois que c'est plutôt le contraire. Ces passages "impressionnants", je pense que ce sont plutôt des défenses contre cette envie de mourir.
Ces moments où l'on oublie son corps parce que toute l'énergie est utilisée à lutter contre l'envie de mourir.
C'est presque "si je bouge, je meurs". Alors tu ne bouges plus. Et tu attends que la guerre se calme.
Que la bataille se termine, en espérant que les gentils gagnent. Mais tu ne bouges plus.
C'est là aussi que tu te rends compte que, même parler, c'est un mouvement.

"Je ne vois pas ce que je fais là si tu ne parles pas".
C'est ce qu'il avait dit avant de partir.


Je suis déjà fatiguée de tous les efforts qu'il faut faire pour que les choses changent. Et la ritournelle "tout ça ne sert à rien, tout ça ne changera rien" reprend une place qu'elle n'avait peut-être jamais quittée.
Il est très probable que je l'avais juste "mutée" (mioutée, from the english to mioute !)

J'ai beau répondre 28 fois au questionnaire du PN, j'ai du mal à croire que le plus patho des deux, dans l'histoire, ce ne soit pas moi.
Le psy m'aurait dit ce jour là "vous êtes complètement barrée ma pauv' fille", je l'aurais sûrement beaucoup plus cru. Et j'aurais sûrement trouvé ça beaucoup plus légitime.
Peut-être que c'est parce que j'aime pas beaucoup être victime et que je préfère être responsable de ce qui m'arrive ?
Peut-être que c'est là le summum de la perversion du narcissique ?
A mon avis, la frontière est terriblement mince.

Bon, après, ptet pour prêcher en faveur du discours du psy, faut que je raconte le coup de fil de ce matin ?
J'appelle J, qui n'avait pas encore donné de signe de vie (ce qu'il est "censé" - d'après lui - faire tous les matins). Au bout d'environ 20 secondes, je fonds en larmes au téléphone.
Bien sûr je m'en excuse. Même si je lui avais dit hier déjà que j'avais pas spécialement le moral.
"tu vas faire quoi après ?" me dit-il.
"Je sais pas, j'ai pas envie de faire grand chose. Faudrait que je bricole mais je n'arrive pas à m'y mettre."
On s'imagine là que la personne qui vous aime (qui vous le dit) va prendre quelques minutes pour vous écouter ou tenter de vous consoler.
Avec J. ça tourne comme ça :
"Ah, moi aussi depuis ce matin je suis essoufflé, ça va pas." (je rappelle qu'on lui a récemment diagnostiqué une insuffisance cardiaque... l'essoufflement c'est le signe 1 que "ça va pas").
Moi : "..."
"Bon en plus je bosse avec Luc là, on est chez son pote"
Moi, toujours entre deux sanglots discrets : "bah, fais attention alors chéri, tu es censé te reposer tout de même".
Lui : "oui mais tu sais bien, je ne peux pas, c'est la galère, etc."
Moi : "..."
Lui : "bon ma chérie, ne te laisse pas aller bouge !"
Moi : "oui, ben je fais pas exprès figure toi, je préfèrerais nettement que ça aille hein... mais bon, j'ai pas le moral, c'est comme ça..."
Lui : "là je vais poser le portail avec le pote de Luc, je vais l'aider mais je force pas. Tu devrais faire quelque chose quand même".
Moi : "Oui, ben je vais..."
Lui : "Bon, bisous"
Et il avait raccroché avant que j'ai pu finir ma phrase.


Alors tout le monde a beau me dire qu'il faut que j'arrête de dire que je suis pathétique, mais plus je réfléchis à ça et plus c'est le mot qui prédomine.
Et en fait, je sais pas si ça joue vraiment en faveur de son narcissisme (bon, oui, ok) ou si ça donne des points à mon addiction de merde ou à ma bordelinitude constamment limitrophe.

Bref.
J'vais m'coucher.

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Message par 'Sengabl le Sam 27 Juil 2013 - 18:24

Il y a deux ans, le psy m'avait dit "il faut ouvrir des portes, n'importe quelle porte".
Ça sonnait comme une bonne idée.
J'avais atterri ici.
Depuis cet après-midi, je me demande où je vais bien pouvoir aller après.
Les possibilités sont assez minces.
Et puis y'a deux ou trois trucs à régler avant.

Mais par moments, j'en ai ma claque de faire semblant.

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Message par 'Sengabl le Lun 29 Juil 2013 - 11:33

Je vais pouvoir avoir une sorte de slogan du genre "le lundi c'est fini".

On est lundi et j'ai fait hier mes autres tentatives de mettre fin à cette histoire.

J'ai souvent essayé d'être pragmatique pour mettre fin à cette histoire. Et de tenir compte du fait que je suis addict.
C'est compliqué en fait de savoir que dans cette histoire, on a fini par tout accepter. Tout ce que l'on considère comme inhumain, incorrect, irrespectueux, on a fini par accepter que l'autre vous l'inflige.
Je l'avais écrit une fois, j'ai été complice (je suis complice) du mal qu'il me fait.
Dans une stratégie quelconque, il faut savoir en tenir compte.
Oui, parce que c'est bien joli de dire "il faut arrêter", moi, j'aurais plutôt besoin qu'on me dise comment faire. Et surtout comment tenir "après".
Mais ça, personne n'a jamais eu l'air de comprendre que c'était le plus difficile.

Tu te fais un fix, tu regrettes, tu jettes le matos. Ok.
Qu'est ce qui t'empêche de retourner acheter du matos 3 jours après ? Rien.
Dans le cas de J comme matos, j'en suis, il y a déjà longtemps, arrivée à la conclusion qu'il fallait que ce soit lui qui refuse, puisque j'en étais objectivement incapable.
Le message de la semaine dernière n'a pas suffit.
Il a rappelé.
Et la semaine s'est déroulée "normalement".

Mais voilà, le hic, avec J. c'est qu'il joue à un jeu dont il est le seul à fixer les règles.
Ok me direz vous, pas de souci, on apprend la règle et on joue ensemble.
Oui, mais non. Parce que la règle de ce jeu c'est que la règle change et qu'on ne vous en informe pas. Ou alors seulement avec des "indices", des choses incertaines qui font que vous devez à la fois jouer, deviner la nouvelle règle et vous demander si vous avez raison de faire ce que vous faites...
Le jeu qui rend fou -folle en l'occurrence.

Samedi pourri, je n'ai pas bougé.
La moitié de ma journée s'est déroulée sous ma couette.
Je devais sortir, je ne l'ai pas fait.
Je devais bricoler, je ne l'ai pas fait.
Je n'ai rien fait à vrai dire.
J'ai tenté d'appeler J., j'ai envoyé des messages.
Il me l'a jouée genre "oh ma chérie, je suis désolé, je ne pouvais pas répondre".
Puis la carte du silence.

Et puis je me suis rappelée d'un truc dimanche matin.
"Je n'ai rien demandé".
Comment se fait-il que J. me prive de trucs que je ne demande pas ?
De trucs qu'en réalité, je ne veux pas ?
C'est en fait un peu fou.

Comme je disais, finalement, le fait de ne pas juste pouvoir s'envoyer en l'air, ça vient de lui.
Quand il est parti, c'est lui qui s'est cru obligé de me dire "je t'appelle en chemin", puis "je t'appelle demain", etc.
C'est à dire que J. est maître dans l'art de te faire miroiter des choses dont tu ne voulais pas et puis de s'excuser de t'en priver.
Tu ne demandes rien, à demi-mots il te promet tout et finalement, il ne te donne rien et tu te retrouves quand même frustrée.
C'est dingue.

Bon, au fil de toutes ces pensées s'est construit le truc de "il ne faut pas qu'il rappelle" et pire "si j'appelle, il faut qu'il ne réponde plus".
Bref, il faut le mettre en colère.
Comment mettre J. en colère ? bah, il faut le pousser dans ses retranchements, il faut lui mettre la vérité sous les yeux, le sortir du mirage dans lequel il évolue constamment.

Donc, hier matin, je l'ai appelé pour lui dire que j'allais me déplacer pour venir le voir.
Ça, c'est entrer dans son monde, pour lui, c'est une menace.

Sa réaction ne s'est pas faite attendre. Il a coupé son téléphone (sans même me répondre ou m'appeler Smile) pendant 8 heures.
J'avoue avoir été plutôt amusée de l'imaginer se terrer chez lui, de peur de me croiser au bout de la rue.
Oui, c'est un peu sadique.
Et puis les idées ont fait leur chemin.
J'ai effacé les échanges de sms. J'ai effacé la photo de sa "fiche". Je l'ai renommé dans mon répertoire (avec un surnom bien peu flatteur) et je l'ai de nouveau blacklisté.
Bon, ce sont des défenses de petite fille blessée, c'est sûr, mais ce qui est assez flagrant, c'est que quand je le fais, je me sens assez sereine.

Mais j'ai pensé que ça se serait pas assez. Pour qu'il soit vraiment en colère.
Alors j'ai laissé deux messages. 'fin, un message en deux fois.
Le ton était assez moqueur.

Ça commençait par
(ah, c'est une transcription oral -> écrit parce que oui, parmi les habitudes qu'on prend pour ne pas devenir trop dingue quand on est avec un PN, c'est d'enregistrer les conversations, histoire de lui foutre ses mensonges sous la gueule de temps en temps et d'être sûre qu'on est pas complètement dingue).

"ça doit faire une demie-heure que je me marre que tu aies coupé ton téléphone... il vaut mieux en rire.
Je crois que tu ne t'en rends pas compte, mais je pense qu'on s'est mal compris... Je t'ai regardé me jouer la sérénade depuis dix jours... alors que moi, je ne t'ai rien demandé.
Bon, oui, je t'ai appelé mais un peu comme tu m'appelais quand tu t'engueulais avec C. et que tu venais te faire consoler dans mes jupes. Je sais bien que toi tu as le droit de faire ça mais que si moi je le fais je suis une salope, mais peu importe, j'ai l'habitude.
Donc, je ne t'ai rien demandé, pas demandé de m'appeler 4 fois par jours, de m'appeler tous les jours, tout ça...
Mais c'est toi qui as commencé à reprendre la même manière de faire. Alors que j'ai été convaincue que ça n'allait pas le faire parce que de toute façon, tu ne sais pas le faire. Tu ne sais pas être simplement amoureux, tu ne sais plus m'appeler juste parce que tu en as envie. Tu ne sais plus le faire depuis longtemps.
J'aurais voulu pouvoir t'expliquer que je ne t'avais rien demandé, que c'est toi qui as commencé avec ton histoire (au bout de 5 mn au téléphone avec moi) de vacances en laissant sous-entendre qu'on pourrait se voir à cette occasion... Mais moi je n'ai jamais eu l'intention de passer une seule nuit de vacances avec toi ou avec qui que ce soit, je serais plutôt en mode "vous me cassez tous les couilles" figure toi...
J'ai juste envie d'être toute seule.
Je me suis déplacée pour essayer de discuter avec toi, mais, ça n'a pas été possible. Ça n'est pas comme si c'était nouveau ou comme si je ne m'y attendais pas.
Après que je t'ai dit lundi que nous en resterions là, tu m'as laissé un message avec ta petite voix pseudo triste "oh mais oui alors restons en là, gnagnagna"... comme si ça te faisait de la peine...
Bon mais en fait voilà, on a *juste* couché ensemble... d'ailleurs c'était beaucoup moins bien que d'habitude... J'ai été un peu étonnée, mais apparemment tu fatigues. C'était vraiment bien hein, faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit, c'est toujours bien de faire l'amour avec toi, mais quand même, je t'ai connu plus... "amoureux" on va dire. C'est peut-être ça qui te manque c'est d’être de nouveau amoureux.
Bref, je te le redis, au cas où tu n'aurais pas compris, je ne t'ai rien demandé.
Je n'ai pas l'intention d'attendre quoi que ce soit où qui que ce soit comme tu le laisses sous-entendre avec tes "ma chérie faut attendre, je ne peux pas faire de miracle." D'attendre quoi ? Que C. sorte de ta vie ? C. ne sortira jamais de ta vie hein, tu as l'air d'être le seul à ne pas le savoir, de toute façon, quand elle s'en va, tu la fais revenir ! (là, le ton est très amusé).
Donc je ne vois pas ce que j'ai à attendre de toi.
Même quand je t'ai demandé un éventuel coup de main, une heure on va dire, pour m'aider à enlever mes sièges ou pour couper une planche pour aménager la voiture, même ça, tu n'en as pas été capable. Je me disais, bon, tant qu'à être dans ma vie, autant que tu serves à quelque chose mais non, même comme ça, tu ne sers à rien. Donc bon...
C'est dommage qu'on ait pas pu en discuter, j'aurais sûrement dit ça plus gentiment, parce que là, je suis quand même un peu agacée par ton comportement, parce que tu continues de te comporter comme un con alors que, encore une fois, je ne t'ai rien demandé. C'est juste drôle en fait. Tu fais des pseudos efforts qu'on ne te demande pas, tu ne sais même plus si tu dois m'appeler mon petit cœur ou ma chérie... Ça frôle le grotesque par moment ces mots tendres..."

Deuxième message, en suivant :
"Je finis puisque j'ai toute la messagerie pour moi, tranquille - ça c'est cool -
Donc oui "ma chérie, mon petit cœur"... Le truc c'est que tu m'appelles alors que tu sors de chez moi pour me dire que C. a "voulu mettre fin à ses jours", et en rigolant en plus, c'est un peu dégueulasse quand même.
Mais voilà, moi j'en avais rien à foutre. Tu étais parti, c'était très bien, ça m'allait très bien.
Après tu es parti dans ton petit délire... Mais tu dois oublier qui je suis. Oublier que je ne suis pas ta conne de femme, oublier que... je sais pas, tout ce qui s'est passé...
Le premier coup où tu m'as eue au téléphone, quand même, en 5 mn tu m'as parlé des vacances... Déjà tu te fabriquais ton petit truc dans ta tête sur les vacances...
Mais t'as pas compris. Je t'ai appelé sur un coup de tête, c'est tout.
Mais comme si, finalement, il devait se passer autre chose que du cul entre nous. Alors que tu sais bien qu'il ne s'est jamais passé d'autre que du cul entre nous. 'fin, si, il s'est passé d'autres choses mais quand il s'est passé d'autres choses, tu as tout ruiné en allant coucher avec d'autres. Bon, voilà. Tu sais très bien qu'il ne pourra jamais rien arriver d'autre entre nous que ça. Maintenant tu te fais chier au lit avec C. très bien, mais encore une fois, ne me fais pas de promesses que je ne te demande pas...
"Faut attendre, je t’appellerai, gnagnagna"
Je ne te demande pas de faire ça, de m'appeler, de faire semblant d'être amoureux, de je ne sais pas quoi, c'est fou. Fou que tu fasses semblant avec tout le monde. Fais semblant avec C. si tu veux, si elle en a besoin mais moi je ne t'ai rien demandé !
Du coup, c'est dur à comprendre, t'es là, tu fais des promesses... En plus tu ne les tiens pas... Tu fais des promesses qu'on ne te demande pas et ces promesses que tu fais, tu ne les tiens pas ! C'est quand même hallucinant.
Donc oui, j'avais assez besoin que tu viennes aujourd'hui pour me filer un coup de main... mais je me demmerderai très bien sans toi, j'ai fait des tas de choses sans toi depuis deux ans, heureusement, et sans personne d'ailleurs, parce que contrairement à toi je ne passe pas mon temps à quémander de l'aide à droite et à gauche avec mon air pitoyable. D'ailleurs je me suis demandé si tu sautais aussi N. qui s'occupe gracieusement de la paperasse de ta boite... tu faisais bien comme ça avec moi Smile
Bref, ce qui serait bien ça serait d'arrêter de me faire des promesses, d'arrêter de faire comme si on avait un avenir ensemble parce qu'on en a pas, on en a jamais eu, tu n'as jamais voulu qu'on en ait. C'est pas non plus comme si j'avais vraiment envie d'avoir un avenir avec toi, parce que non, on a pas la même vie, on a pas la même manière de voir les choses, on a jamais aimé les mêmes choses... 'fin moi je me suis un peu adaptée à ton monde mais toi jamais tu ne pourras t'adapter au mien, jamais tu ne pourras aimer mes amis, et d'ailleurs jamais il ne pourront t'aimer non plus. Donc bon... on a juste rien à foutre ensemble, on a jamais rien eu à foutre ensemble, donc, arrête. Arrête avec tes espèces de promesses qui ne servent à rien.. je ne sais même pas pourquoi tu fais ça et où tu ranges ça dans ta tête...
voilà."


Bon.
J'imagine que ça sonne cruel.
Peut-être même un peu dissonant.
Mais c'est presque pas faux, à peine un poil exagéré par rapport à ce que me dit ma raison quand elle peut raisonner sur cette histoire.
Il y a là quelques "attaques" tout à fait volontaires. Des choses que J. n'a jamais pu supporter.
Exemple :"entre nous c'est une histoire de cul".
Je l'ai vu entrer dans des colères dingues là-dessus. Non, nous, "on s'aime". Jamais il n'a supporté que je dise qu'on couchait ensemble "peut-être que toi tu couches avec moi, moi je fais l'amour avec toi".

Et bien entendu, une attaque un peu "facile" sur le sexe... L'atteindre dans sa virilité, évidemment, il est très vexé.

Bon.
Et donc, absolument aucune nouvelle depuis hier soir. On peut penser que cette fois le but est atteint.
J'aimerais mieux ne pas le faire, mais je pense que si je l’appelais, là, il ne répondrait plus.
Je crois que cette fois, je suis vraiment punie. Ah oui, t'es pas sage, t'es punie, c'est un peu la base de son comportement général.

Du coup je m'occupe à des choses tout à fait sans importance.
Je ne parle pas, je n'ai pas très envie d'en parler.
Mais une partie de moi s'oblige à l'écrire.
Hier j'ai failli effacer tous les messages postés ici sur le sujet.
Ça viendra peut-être.
J'attends que la vague dépressive finisse de passer. Déjà je ne pleure plus.

Et puis ce matin, j'ai enfin réussi à décrocher les sièges du kangoo, juste avant de partir au boulot.
C'était cool.

La pensée du moment c'est "y'a plus qu'à attendre qu'il ne rappelle pas".
C'est pas le plus simple à faire quand y'a pas d'échéance fixée dans le temps.
Mais chaque heure est une victoire.
Une victoire un peu douloureuse, mais une victoire quand même.


Dernière édition par Sengabl le Sam 7 Sep 2013 - 12:40, édité 1 fois

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Message par Betapi le Lun 29 Juil 2013 - 16:56



Juste parce qu'on l'a jouée ensembles et que c'était vachement drôle quoique j'ai gravement flippé ma race ce jour là.
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Message par Saphodane le Lun 29 Juil 2013 - 17:00

Bah moi je suis fière de toi. Que tu sois arrivée à faire ça, que tu aies décroché cette victoire.

Et puis, hop, parce que ça me fait quand même un peu penser à toi :



Edit : Bon, mais évidemment pas DU TOUT avec la même fin, hein. -__-'
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Message par 'Sengabl le Lun 29 Juil 2013 - 19:21

Ce qui serait bien, ça serait d'arriver à demain histoire d'avoir aussi comme slogan "le mardi c'est fini".

Je vous lis hein. Mais surtout "je vous sens", et c'est une très bonne chose.
Si je ne veux pas parler, c'est parce que je ne veux pas *en* parler, c'est parce que je veux ranger ça dans une boite (oui, il y a des conseils dont je tiens compte, même quand je ne sais pas immédiatement comment les mettre en pratique).
La boite, elle est dedans, alors ça serait un peu con de faire sortir les mots, les idées, les pensées. C'est juste plus difficile de les mettre dans leur boite après quand elles ont pris l'air.

Écrire, c'est pas pareil. Écrire, c'est intérieur. Surtout quand on n'écrit à personne en particulier.
C'est juste faire un peu tourner les idées dedans.

Je disais chaque heure est une victoire, parce qu'on n'imagine pas tout ce à quoi on peut penser en une heure.

Là, l'idée, c'est d'y penser le moins possible, mais sans combattre. Parce qu'une pensée en entraînant une autre, pouf, on ne sait pas où  on va arriver. Combien de fois je me suis retrouvée à faire 80 bornes pour aller jusque chez lui, dans un état second...  Combien de fois a-t-il rappelé au bout de 24, 48, 72 heures, comme si de rien n'était...

Alors je ne vois rien, je ne lis rien, je n'écoute rien qui pourrait me faire avoir des pensées un peu profondes.
Rien de tel que les brochettes débiloïdes des comédies romantiques et/ou familiales américaines. Si si, c'est garanti, on ne peut rien penser en regardant Hilary Duff dont je connais maintenant la filmographie par cœur. J'ai mis à jour mon Lol que je n'avais pas ouvert depuis de longues semaines. Et je suis à deux doigts de m'attaquer à un Harlequin (c'est con, j'en ai pas, ça aurait été tout à fait parfait, j'ai même peur que Levy soit trop haut level).
C'est sûrement un peu illusoire cette manière de faire. C'est vouloir réparer une fissure avec du dentifrice. Mais bon, pour l'instant j'ai pas de plâtre en stock et en attendant, le dentifrice évitera les courants d'air.

C'est une manière comme une autre de mettre les émotions de côté.
Tout le monde le sait que quand on a le cœur fragile, il faut éviter toutes les émotions fortes. Alors moi, avec mes hyper émotions hein... C'est tolérance 0 avec les émotions pour l'instant.

Parce que bon, c'est bien joli de se changer les idées en voyant des gens et tout. Mais dès que tu ne vois plus de gens, la minute où tu te retrouves seule dans la bagnole... bah, c'est là que tu craques. Exactement là. Parce que tu as oublié que tu étais seule et fragile, parce que tu as ouvert les vannes. La solitude momentanée sert juste à être sûre que je peux ouvrir les vannes et les refermer sans prendre de risque. Toute seule comme une grande.

Ami-chou (et autres !), il n'est pas question d'impuissance, il n'est question que d'amitié.
Je sais bien que je n'ai qu'à tendre la main. C'est très bon de le savoir, de savoir que si on a vraiment peur de chuter, quelqu'un peut vous attraper.
Mais c'est aussi important de savoir cheminer un peu toute seule sur ce chemin là. Je ne peux pas vraiment me servir de qui que ce soit comme étai, ce serait prendre le risque de voir le truc s'écrouler très vite.
Et malgré les apparences, à terme, ce sera une très bonne chose d'avoir fait ce chemin là.
Je vis pour cet après, je n'ai aucun doute qu'il viendra. Et plutôt vite je crois.

Et mine de rien, j'en suis à 29 heures.
J'ai à peine augmenté ma dose de cigarettes (au mieux 5/jour cette semaine, hier 9, là j'en suis à 4).
J'ai seulement remis en route le demi-somnifère du soir... C'est long une soirée, même avec Hillary Duff.

Et puis j'ai bien fait d'enregistrer les messages que j'ai laissé...
Un moment de doute, j'écoute, ça va mieux.

Bref, je m'occupe à temps plein à "ne pas aller mal".


Dernière édition par Sengabl le Sam 7 Sep 2013 - 12:32, édité 1 fois

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Message par Super PY est rive le Lun 29 Juil 2013 - 21:09

Oui, c'est important de pouvoir faire son chemin, marcher seul(e).
Comme dit un proverbe chinois : donne un poisson à manger à quelqu'un, il mangera un jour, apprends lui à pêcher, il mangera toujours. Même si ce n'est pas facile d'apprendre, et qu'on tombe parfois.

Courage et prudence sur la route!!!
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Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis - Page 18 Empty Humeur de septembre...

Message par 'Sengabl le Sam 7 Sep 2013 - 22:50

http://www.wat.tv/video/georges-brassens-maxime-leforestier-3wizv_2fgqp_.html

Spoiler:
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

   Georges Brassens


Dernière édition par 'Sengabl le Ven 19 Sep 2014 - 13:03, édité 1 fois (Raison : mise à jour de lien)

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Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis - Page 18 Empty Une révérence à l'irrévérencieux... !

Message par 'Sengabl le Dim 8 Sep 2013 - 0:10

http://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/brassens-ou-l-irreverence

Et merci à l'INA (et à Brad Pitt...) pour cette soirée paisible et pleine de bons mots.

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Message par 'Sengabl le Lun 9 Sep 2013 - 11:24

Pas très envie d'écrire ici, mais probablement encore moins envie d'écrire ailleurs...

Je suis d'humeur inégale.
Mais le trait qui domine c'est que je sens bien que j'en ai marre de faire des efforts. En tous les cas, tout ce qui, jusque là, ne me paraissait pas souvent en être le devient.
Je manque de patience. Avec les gens. Y compris (surtout ?) avec ceux que j'aime. Ça sent le repli, le changement, la fuite.
Ça sent ces moments où je recommence à me dire qu'il n'y a personne qui me ressemble.

L'impression est diffuse depuis quelques jours/semaines...

Mais, comme d'habitude, ce qui a déclenché la pensée claire c'est un petit truc de rien...
En rentrant hier soir, j'ai erré un peu en voiture dans Paris. Je suis passée devant un "bar à huîtres". Ça m'a donné envie. D'huitres, de champagne, de bulle, de rires, de jeu idiots, de pétillements, de joie, de nuits qui ne finissent pas, de soleil qui se lève.
Ça m'a donné envie de Youcef, de Yann, du jeune J., d'Alexandre, de Paul... de mes amours, de mes "passantes" aussi...
Tout ça pour des huîtres.

J'en ai marre des gens sages et fatigués. Des mitigés, des incolores, des lâches, des précautionneux, des froussards.
Marre qu'ils me fassent me sentir anormale, décalée, "trop".
Et si c'était vous les anormaux, les tristes, les morts ? Et si moi je n'étais que vivante ? Si c'était moi qui avais raison de ne pas lutter contre ma peur de mourir (*la* peur soi-disant universelle) en la disséquant, en l'interprétant, en la pensant, mais tout simplement en vivant plus vite, plus fort, plus "maintenant"... ?

Chuis saoulée, j'ai envie de secouer tout l'monde. Et comme c'est politiquement incorrect, bah...

Va falloir changer des trucs. Toute seule. Encore.

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Message par fleur_bleue le Lun 9 Sep 2013 - 12:17

Mais tu as raison, en fait. Il faut être vivant, pas sage et fatigué. (Pas comme moi, quoi.) Et c'est bien de secouer le monde, je suis sûre qu'il y a des gens sages et fatigués qui voudraient bien changer ça, mais qui n'y arrivent pas tout seuls, qui ont besoin d'être secoués.
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Message par Super PY est rive le Mer 11 Sep 2013 - 8:34

Le vrai sage connait aussi sa propre folie, et sait qu'il est parfois plus sage de la laisser parler, voire que se comporter tout le temps comme un "sage" peut être la marque d'une folie plus grande encore.
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Message par fleur_bleue le Sam 18 Jan 2014 - 13:34

Bon anniversaire, Senga!  Pour Toi 
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Message par 'Sengabl le Sam 18 Jan 2014 - 19:23

fleur_bleue a écrit:Bon anniversaire, Senga!  Pour Toi 

Merci !!!!! Smile
Plein de bisous à toi !

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Message par Ardel le Sam 18 Jan 2014 - 21:33

Des bisous aussi, à cette occasion ^^
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Message par 'Sengabl le Dim 9 Fév 2014 - 19:42

*wahou*




et ça partait d'avoir posté cette bien jolie reprise :


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Message par 'Sengabl le Dim 9 Fév 2014 - 20:20

Et puis comme ça, pour rire :

Jour de fête


Le grand jour était arrivé
De partout la fête éclatait
Derrière chaque fenêtre luisaient
Guirlandes, bougies et boules de gomme
Ce soir-là chacun se devait
De s'éclater aux tiroirs-caisses
Des magasins pochettes-surprises
Jour du formidable gâchis -

Paris scintillait de lumières
Mais tout mon être était absent
J'avais croisé un satellite
Bien mal placé sur mon orbite
Qu'est-ce que j'foutais sur les trottoirs
Dans les boutiques endimanchées
A chercher l'objet pseudo-rare
A chercher le dernier cadeau -

J'aurais voulu être ailleurs
Cet ailleurs n'avait pas de lieu
Je n'avais plus ni faim ni soif
J'avais envie de faire l'amour
N'importe où - n'importe comment
Pourvu que ce soit de l'amour
Même de l'amour au ras du sol
Pourvu que passe l'émotion -

Le téléphone n'a pas sonné
Sûrement à cause des PTT
Le champagne n'avait aucun goût
Je veillais pour être debout
Le temps passait à fondre l'âme
Et la pluie frappait les carreaux
Il n'y a rien de plus dérisoire
Qu'un corps chaud dans un lit désert -


Ce soir-là combien de malades
S'évertuèrent à faire l'amour
Dans des draps d'aube macabre
L'haleine empuantie d'alcool
C'était le Grand Jour-Jour de Paix
Au fin fond de mes Amériques
Je rêvais de mon satellite
Bien mal placé sur mon orbite -





Jusqu'à ce que la force de t'aimer me manque

Je voudrais pouvoir t'aimer deux ans trois ans dix ans
T'aimer jusqu'à ce que la force de t'aimer me manque
Que le bonheur de t'aimer s'estompe
Afin que je puisse aimer
Quelqu'un d'autre que toi
Quelqu'autre chose que toi.

Aimer de nouveau, sans cesse
Aimer comme je t'aime en ce moment
Malgré
La frustration de ta présence
Malgré l'absence.
Douloureuse souffrance inutile
Et pourtant combien nécessaire
Vitale à nos esprits de fous.

Quel gâchis que ce tant d'amour versé à d'autres que toi
Mais peut-être... quelle superbe résurrection de la vie.

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Message par 'Sengabl le Ven 28 Fév 2014 - 12:33

Ce matin, au fin fond de la Provence est enterré un souvenir d'enfance.

Et au détour de l'Internet, je tombe sur ça, qui sonne comme mes années d'école...
Un petit goût de bonbon dans la bouche...
Un petit bout de rose.


------------------------------------------------------------------


En sortant de l’école
Nous avons rencontré
Un grand chemin de fer
Qui nous a emmenés
Tout autour de la terre
Dans un wagon doré

Tout autour de la terre
Nous avons rencontré
La mer qui se promenait
Avec tous ses coquillages
Ses îles parfumées
Et puis ses beaux naufrages
Et ses saumons fumés

Au-dessus de la mer
Nous avons rencontré
La lune et les étoiles
Sur un bateau à voile
Partant pour le Japon
Et les trois mousquetaires
Des cinq doigts de la main
Tournant la manivelle
D’un petit sous-marin
Plongeant au fond des mers
Pour chercher des oursins

Revenant sur la terre
Nous avons rencontré
Sur la voie de chemin d’fer
Une maison qui fuyait
Fuyait tout autour de la terre
Fuyait tout autour de la mer
Fuyait devant l’hiver
Qui voulait l'attraper

Et nous sur notre chemin d’fer
On s’est mis à rouler
Rouler derrière l’hiver
Et on l’a écrasé
Et la maison s’est arrêtée
Et le printemps nous a salué

C’était lui le garde barrière
Il nous a bien remerciés
Et toutes les fleurs de toute la terre
Soudain se sont mises à pousser
Pousser à tort et à travers
Sur la voie de chemin d’fer
Qui ne voulait plus avancer
De peur de les abîmer

Alors on est revenu à pied
A pied tout autour de la terre
A pied tout autour de la mer
Tout autour du soleil
De la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture
Et en bateau à voile

Jacques Prévert

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Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Ven 28 Fév 2014 - 15:43

Oh !!! Merci pour cette plongée en enfance !!!

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Message par 'Sengabl le Lun 10 Mar 2014 - 10:41

Saphodane a écrit:Bah moi je suis fière de toi. Que tu sois arrivée à faire ça, que tu aies décroché cette victoire.

Et puis, hop, parce que ça me fait quand même un peu penser à toi :



Edit : Bon, mais évidemment pas DU TOUT avec la même fin, hein. -__-'

Hey mais... Sérieux, j'avais pas regardé la vidéo, elle est... mais royale quoi Smile

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Message par 'Sengabl le Lun 10 Mar 2014 - 11:07

En fait, J me rend bipolaire.

Nan... sérieusement... je vois l'état dans lequel je suis là, ce matin, c'est insupportable de joie débordante.

Je le vois ce soir... une nuit ensemble. C'est comme un cadeau qu'il me fait (oui, oui, on sait, hors contexte, c'est vraiment peanuts Smile).

Dans ces moments là, je me dis que je devrais accepter ces cadeaux là, juste comme ça, un peu d'étincelles saupoudrées sur la vie, si ce cadeau venait de quelqu'un d'autre, je le prendrais comme ça...
Peut-être qu'au final, moi aussi j'échange mon besoin d'affection pour du sexe sans lendemain. Sauf que, bizarrement, je ne suis efficace dans la demande qu'avec J.

Peut-être, qu'en fait, nous sommes des jumeaux maléfiques et que nous nous contentons de nous vouloir passionnément l'un l'autre par roulement.

L'idée de le voir ce soir me transporte de joie. J'ai un sourire jusqu'aux oreilles et j'ai l'impression que j'irradie de bonheur, qu'il dégouline partout le long de mon corps...
Pourquoi ?
Parce que les moments où on se voit, ceux que l'on vole à la Terre entière, nous avons toujours su en faire des bulles de bonheur, de plaisir, d'extase, de rires... Sans pli, sans anicroche.
Ce qui cloche c'est toujours la projection hors de cette bulle, ce sont nos quotidiens.
Or, pour aimer, pour l'amour, le vrai, la définition doit obligatoirement tenir le coup "en toutes circonstances".
Ces gens qui disent "ah mais quand on est tous les deux, c'est différent" et qui pensent que c'est une justification suffisante ont tort.

J et moi, nous ne sommes pas compatibles.
99.9 % du temps, nous ne sommes pas compatibles et le micro pourcentage restant...
Même si nous sommes dans ces cas là quelque chose de quasiment céleste, des OANI (objets aimants non identifiables), ça ne peut nous qualifier.
S'accrocher à ça, se dire que le véritable amour est là, se dire qu'aimer, c'est ça et rien d'autre, ça serait un suicide au reste du monde.
Ça serait renoncer à 99.9% des autres possibles. Des autres joies, des autres bonheurs.

Hier soir au téléphone, il a réussi à faire le PN, en 4 mn...
"Si tu n'avais pas été imprudente, on pourrait se voir plus souvent"...
Évidemment, ça ne peut être que de ma faute Smile (<- ceci est un vrai sourire, j'apprends à apprécier l'humour engendré par l'attitude du pn...)

Et cette semaine, je serai dépressive.
As usual...
Allez, j'en ai vu d'autres, et maintenant, je maîtrise le schéma.


Mais qu'importe.
Je le vois ce soir, cette nuit, demain matin... Ses yeux, son corps, ses mains. Son sourire. Son désir... Être regardée par lui...
Hors tout, hors temps, hors vous. Une courte, longue, forte, merveilleuse injection d'amour.


De toute façon, je suis en manque.
Et les autres sont décevants.

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Message par 'Sengabl le Ven 28 Mar 2014 - 19:24

Putain Barzotti m'a tout piqué !!!

Bon, je ne peux pas expliquer l'ambivalence que je ressens pour ces chansons... Barzotti, Jeanne Manson...
Mais aujourd'hui, je n'ai pas les moyens d'économiser un éclat de rire, alors quand j'entends Barzotti dans la galerie du centre commercial en sortant de chez le coiffeur, bien décidée à maudire J (pour au moins 5 mn), bah, j'éclate de rire. Devant tout le monde. Et on me prend pour une dingue. As usual.

C'est comme une mèche brune sur une blonde... une lueur d'espoir ! Smile
"Le calme est revenu, la tempête a cessé..."



et sinon y'a "Casse toi connard, mais pas trop en fait", version 1979.
Ouais bon, j'avais huit ans. Spas ma faute.


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Message par 'Sengabl le Ven 4 Avr 2014 - 10:04

Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis - Page 18 Simone-de-beauvoir

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Message par 'Sengabl le Jeu 8 Mai 2014 - 2:45


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Message par 'Sengabl le Dim 1 Juin 2014 - 20:57

Peut-être qu'à un moment, je vais redevenir sérieuse.
Ou recommencer à écrire. Ou juste commencer.

J'ai le chic quand même pour m'amouracher des antithèses de l'imbécile heureux (le surdoué malheureux).

Bref, aucun rapport ("aucun lien, chuis fils unique"). Mais ça c'était hier :

Evidemment, j'ai fait trop long... Un salmigondis - Page 18 Plage_10


tawol (the armorican way of life).


C'est Kermagen mon amour.
Et encore une fois, comme toujours se sentir "à la maison".

Tout est particulier sur ce bout de plage.
Le vent, l'odeur, la manière dont circulent les sons. Tout. Et je réalise que je n'ai jamais retrouvé ça ailleurs, même dans le coin.

J'ai aimé la plage des bleuets, mais ça n'a rien à voir. J'aime les rosaires, mais ça n'a rien à voir.
Alors Yann m'a manqué, fort. Incroyablement fort. Bien plus fort que depuis des années...
Je l'ai revu partout, je l'ai entendu rire. J'ai mesuré, encore une fois, l'injustice de cette vie.


Et puis quand à 5h du mat' un type me dit qu'il a raté sa vie, ça me fâche il me semble. Un peu, beaucoup.
Ce manque de courage, ce manque de volonté de vivre.
Cet apitoiement finalement... Et au lieu d'avoir de la peine pour moi, j'ai de la peine pour lui. Pour ses mensonges, pour ses peurs, pour ses fuites incessantes. Je lève le rideau, l'image qui apparaît sans le flou voilé n'est pas très jolie.

Non. Le joli n'est pas là...


Ça m'ennuie de ne plus arriver à penser que mes histoires sont jolies. Ça me sauvait de bien des travers.

Il va falloir penser autrement, un peu.
Et travailler, beaucoup.
Beaucoup.
Beaucoup.

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Message par 'Sengabl le Dim 1 Juin 2014 - 22:41

C'est pas que j'écris plus en fait... C'est que je ne publie pas.  Mais je noircis des pages tout le temps, dès que je suis seule.

------------------------------

La pensée immobile est impossible.
Tout est en perpétuel mouvement, il faut occuper et occuper encore cet esprit qui déborde, qui débride.
Pas de téléphone... Il faut écrire.

Ici, à la cantoche, c'est la fête des sens.

Du goût, bien sûr, c'est un restaurant ! Des odeurs, voilà, ça marche avec. Ça, c'est pour la cuisine.
L'ouïe, c'est une multitude de points d'accès. Le fond musical, jazziquement correct, quelqu'un qui sonne comme Lisa Ekhdal. Une pensée pour Bloon.
Je me sens bien.
Comme à la maison ? Non, pas tout à fait.
Mieux qu'à la maison, parce qu'il y a du monde.
Moins bien aussi. Parce qu'il y a du monde.

Table 31, je suis la voisine de la table 3. En fait, c'est plus certainement la table 3.1, la deuxième version de la table 3 qui est pourtant vide.

J'aime bien les gens ici.
Le patron, c'est Franck. Le beau gosse. Il serait acteur que ça ne m'étonnerait pas. Il bouge comme un chat. Mon genre.
Beau gosse, tout simplement.
Et sociable avec ça (oui, patron de restau quoi...) et il se marie bientôt apparemment.

Je me mets à me demander où est Marc, lui qui devait venir de si loin. Géographiquement, où est-il à cette heure... Avait-il envisagé de s'arrêter à la maison ?
Il ne le fera pas.

Et Thomas (Tomas !?)...
J'ai de subites envies d'ivresses.

Une fille secoue ses cheveux au-dessus de la table voisine. J'aurais voulu qu'une bougie y soit allumée.

J'ai envie de le connaître. Tomas. Il semble au moins en partie construit. Des failles, bien sûr...
Et ça parle de la fête de la morue, à Pordic ? A Binic ? Je n'imprime pas l'information. Mais c'est dans le coin.

Ah, Franck, Franck... Ces épaules, ces fesses, cette démarche, ce sourire. Il est certain que son physique et sa nature avenante doivent intervenir dans le succès de ce restaurant.

Le cuisinier, enfin, son second (sur deux) me sourit depuis la cuisine.
Il soulève son verre en me regardant pour trinquer à je ne sais quoi... Ces gestes que font les hommes qui flirtent... Une sorte d'hommage qu'ils rendraient à la femme que vous êtes.

Toutes les filles que j'ai croisé aujourd'hui étaient les portraits pétasses de leurs mères.
Y compris la gamine qui doit avoir 7/8 ans et qui est planté en face de moi.
Il va falloir le noter et le faire graver dans le marbre : la queue de cheval sur le côté est le signe le plus ostentatoire qui soit de pétassitude. Des bouffonnes des années 80 à la gamine de 2014, pas de changement.
Je pense "C'est le grand retour". Et Chamfort se met à chanter dans ma tête. Et je pense à Tomas.

La serveuse, c'est Mathilda. Elle est très mignonne.
Un carré plongeant inversé qui lui donne une charme fou, elle serait presque rousse.
De ces filles qui vous donnent envie de les débaucher tellement elles ont l'air d'être sages. Elle est aimable, serviable et jolie. J'aime son genre. Frais.

Franck a disparu.
Christophe, c'est le cuistot.

Je me demande s'il a aussi couché avec elle. Avec Nathalie. Marco, ou Tomas.
"Une de mes amantes" disait-il. Elisa en fut-elle une autre ? Sûrement.
Qui restera-t-il d'immaculé dans ces tourniquets sordides... ?

Je devrais diversifier pour ne pas m'accrocher. Oui, la voilà la solution, diversifier.

Je mange mon dessert, et puis un autre verre de vin. Ça fera trois, on est loin de l'ivresse.
Je paye, Franck est de retour au comptoir. Il parle d'Alexandra Lamy avec ses potes.
Il dit qu'elle est vraiment très belle et très sympa. Et moi j'ajoute "ah oui, comme moi". Il est dépité une demie-seconde et rit à ma blague.

Je sors en faisant attention à mes pieds (hauts talons des bottines, je marche en regardant mes pieds poru être sûre de ne pas trébucher), je longe sans y porter d'intérêt une table où sont assis des gens.

Et puis j'entends "Bonsoir... A bientôt..."
C'est le second de cuisine, en train de fumer dans sa veste blanche, debout près d'une table avec quatre compères.
Je salue à mon tour, poliment.
Je sens son regard s'accentuer. Glisser de mes cheveux à mes seins.
Je file, consciente qu'il me regarde marcher. J'ajoute de la prestance à l'allure, après tout, il peut en avoir pour son argent.

Je monte dans la voiture, je manœuvre et je réalise que je suis obligée de passer devant la terrasse sur laquelle ils sont encore.

Je passe.

Il me fixe. Je le défie du regard.

J'accélère et je dépasse le restaurant.

Le second donc.
Je réalise à cet instant que c'est le seul dont je ne connais pas le nom...

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Message par zebravalia le Mar 3 Juin 2014 - 10:59

j'ai bien fait de passer par là, j'adore ce texte de "la cantine". Merci de partager tes écrits sengabl, ça fait du bien.
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Message par 'Sengabl le Mar 3 Juin 2014 - 12:54

Ce qu'on mange à la cantoche...:
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Faudrait quand même pas croire que j'ai des goûts d'chiottes.

Franck commence à se marrer quand il me voit prendre la bouffe en photo... Smile

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Message par Zenji le Ven 6 Juin 2014 - 11:46

Sengabl a écrit: Il va falloir le noter et le faire graver dans le marbre : la queue de cheval sur le côté est le signe le plus ostentatoire qui soit de pétassitude.

Je le note.

Hum... des phrases coutes, des mots-clé comme des kanji qui donnent à lire une projection émotionnelle des ambiances et états d'âmes. Une invitation à l'arborescence des sens, sans avoir l'air d'y toucher.

Je le note. Aussi.
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Message par 'Sengabl le Ven 6 Juin 2014 - 21:15

Ah que c'est gentil de complimenter ce qui, en fait, est la démonstration de ma fainéantise... Smile
C'est parce que je ne sais pas écrire et que je suis inconstante que je fais du court et cinglant... Smile



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