Une lumière qui ne s'éteint jamais...

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Message par Sebastian Knight le Mar 10 Sep 2019 - 15:32

Bonjour à tous !

Je ne sais trop comment commencer cette présentation si ce n'est par indiquer ce qui m'a guidé vers le site : il y a environ deux ans et demi, j'ai été diagnostiqué HPI par un neuropsychologue que je vois encore régulièrement aujourd'hui et qui a mentionné ce site dernièrement comme un potentiel portail pour de nouvelles rencontres et des discussions plus approfondies.

Aujourd'hui âgé d'une vingtaine d'années, j'ai traversé une lourde phase de dépression et de dépréciation de soi à la sortie du collège qui m'a tenue à l'écart de toute vie sociale pendant près de trois ans. Avec le soutien et l'appui de mes proches, et un peu de volonté, je suis parvenu à retrouver une vie à peu près « normale » (je me garde bien ici de reprendre à mon compte la notion artificielle de « normalité » mais elle illustre plutôt bien mon propos) et des relations sociales souvent trop limitées et peu satisfaisantes à mon goût, mais me permettant occasionnellement d'échapper à la solitude quand celle-ci se fait trop envahissante.

Que vous apprennent ces quelques éléments factuels sur mon être profond ? Pas grand-chose, me direz-vous. Je préfère évidemment me définir par mes « passions », qui ont été un appui inestimable dans ma phase dépressive : actuellement étudiant en lettres, la littérature reste mon domaine de prédilection et j'aimerais axer mon futur métier autour d'elle, dans la recherche et l'enseignement. Mais je ressens également un très vif intérêt pour la musique et le cinéma, qui forment en quelque sorte une « sainte trinité » avec la littérature (j'ai tendance à sacraliser mon rapport à mes œuvres favorites). Les autres formes d'expression artistique m'intéressent aussi, mais je les prendrais généralement moins à cœur. Dans un domaine très différent, je m'intéresse également à la politique, en particulier les questions de diplomatie et de relations internationales.

Avec des occupations si consistantes, j'ai un temps pensé que je me suffisais à moi-même, mais l'immense solitude que je ressentais a fini par prendre le dessus. Et aujourd'hui, tous mes efforts tendent à rencontrer des personnes avec qui je pourrais partager cette vie intellectuelle si riche, mais avant tout pouvoir donner et recevoir de l'amour (mes - rares - relations sentimentales ayant été assez désastreuses). J'aime à m'inscrire dans une sorte de quête, un peu utopique il est vrai, celle d'une « lumière qui ne s'éteint jamais » pour paraphraser la chanson des Smiths There is a Light That Never Goes Out, d'une main qui se tendrait dans le noir pour me tirer hors des ténèbres dans lesquels je sombre encore bien trop souvent.

En espérant ne pas avoir été trop gauche dans cette présentation, et au plaisir d'échanger avec vous sur tous les sujets suscités, et sur d'autres.

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Message par Invité le Mar 10 Sep 2019 - 15:50

Ah, bah, je me demandais si c'était par rapport à la chanson de Benjamin Biolay (Qu'est-ce que ça peut faire).

Bienvenue-t'à toi, humble voyageur.

Ça existe l'art, sans les ténèbres en soi, sans la morsure du chaos, crois-tu ?

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Message par Pango le Mar 10 Sep 2019 - 16:15

Bienvenue Sébastien,

Foutu collège ! Assomme
Quelles sources/médias utilises-tu pour les sujets de politiques mentionnés ?

En espérant ne pas avoir été trop gauche dans cette présentation
Tu as été plutôt a-droit... Smile

Bonne lecture et au plaisir de te lire sur le forum...
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Message par izo le Mar 10 Sep 2019 - 16:19

Ah Sebastian je rêvais de te rencontrer, imagine ma déconvenue lorsque je me suis aperçue que celui que je veillais n'était pas toi. J’ai parcouru toutes tes œuvres dont mon préféré reste l’albinos en noir qui mentionne déjà les chagrins enfantins dont tu fais part. Il ne m’étonne pas que le raffinement intellectuel te soit comme une peau seconde. Il me plaît de te savoir par conséquent ici, là où se cultive tout comme tu le fais le sentiment de la différence. Tu sauras trouver ici une large gamme. Crois tu qu’Ivan et sa sœur auront le courage que tu as eu de s'inscrire ici. Imagine le tableau avec ces troublions l’allure que prendrait cet espace là. Va savoir. Dans cette attente installe-toi bien les visites vont débuter.
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Message par Sebastian Knight le Mer 11 Sep 2019 - 11:21

Merci à tous pour votre accueil.

Elder a écrit:Ça existe l'art, sans les ténèbres en soi, sans la morsure du chaos, crois-tu ?
Les œuvres qui me fascinent plus sont indéniablement celles qui proposent une plongée radicale dans les tréfonds de l'esprit humain (pour en citer une, un peu au hasard, dans chacun de mes trois médias de prédilection : Absalom, Absalom ! ; Mulholland Drive ; Carrie and Lowell), peut-être parce que j'y trouve un écho indirect à mes propres tourments. Mais je ne dédaigne pas pour autant l'humanité chaleureuse et l'optimisme lucide d'un Dickens. Donc oui, bien sûr. Je l'espère, du moins.

Pango a écrit:Quelles sources/médias utilises-tu pour les sujets de politiques mentionnés ?
Fidèle du Monde diplomatique, mais je m'abreuve à toutes les sources (en évitant, bien sûr, les lieux nauséabonds) en essayant de conserver circonspection et recul critique. Et toi ?

izo a écrit:Ah Sebastian je rêvais de te rencontrer, imagine ma déconvenue lorsque je me suis aperçue que celui que je veillais n'était pas toi.
Quelle déception pour moi aussi ! Du moins, sur le moment. Puisque l'extraordinaire puissance de la volonté du narrateur (et du lecteur) qui le poussait à croire que cette forme allongée dans le noir était bel et bien Sebastian, ont donné à cet instant une vérité certes illusoire, mais extrêmement précieuse.

izo a écrit:J’ai parcouru toutes tes œuvres dont mon préféré reste l’albinos en noir qui mentionne déjà les chagrins enfantins dont tu fais part.
Mon préféré restera L'Asphodèle douteux. Le testament, le chef d'oeuvre. Jamais je n'aurais cru être autant ému par un roman conçu et pensé pour n'être que l'infime partie d'un autre, et n'existant qu'à l'état de fragments. Et pourtant, peu de passages m'ont autant marqué que celui-ci :
Maintenant qu'il était trop tard, que les magasins de la vie étaient fermés, il regrettait de n'avoir pas acheté un certain livre dont il avait toujours eu envie ; de ne pas avoir été victime d'un tremblement de terre, d'un incendie, d'un accident de train ; de ne pas avoir vu Tatsienlou au Tibet ni entendu les pies bleues jaser dans les saules de Chine, ; de ne pas avoir parlé à cette écolière aux yeux effrontés, faisant l'école buissonnière, qu'il avait un jour rencontrée dans une clairière déserte ; de ne pas avoir ri à la pauvre petite plaisanterie d'une femme laide et timide, quand personne dans la pièce n'avait ri ; d'avoir manqué des trains, des allusions et des occasions ; de ne pas avoir tendu le sou qu'il avait dans sa poche à ce vieux violoniste des rues qui jouait pour lui tout seul en tremblotant un certain jour balayé de vent, en une certaine ville, il ne savait plus laquelle.
Prise de conscience brusque des défaillances de notre mémoire, lâche, trop humaine, de choix dont l'influence nous paraît insignifiante sur le moment mais qui entraînent bien plus tard de douloureux regrets.
Et le compte-rendu d'Ivan est bien plus qu'un compte-rendu, il donne une épaisseur et un relief extraordinaires à ce roman à jamais inaccessible de ce côte-ci du miroir, en le situant dans un absolu, une perfection à laquelle l'oeuvre achevée n'aurait sans doute pas pu prétendre.

P.S. : Je précise, pour ceux qui trouveront à juste titre cet échange bien cryptique, qu'il s'agit du roman de Vladimir Nabokov La Vraie Vie de Sebastian Knight de Vladimir Nabokov, auquel mon pseudonyme fait référence.
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Message par Pango le Jeu 12 Sep 2019 - 22:19

La politique est l'un des (trop nombreux) domaines dont j'aimerais ne serait-ce qu'approcher. Malgré le manque de temps, j'essaye de trouver une porte d'entrée ainsi que les bonnes clés.
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