Le syndrome de l'imposteur du Zebre et sortir de sa zone de confort

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Message par Cyrillus le Sam 7 Sep 2019 - 14:14

Mesdames et messieurs les Zebres,

J'aurais besoin si ce n'est de de conseils, peut-être de témoignages de la manière dont vous arriver à traiter avec ce type de situations.
Je vais essayer de rendre le récit générique pour que vous puissiez vous reconnaitre dans le sujet et donc réagir.
Si vous avez besoin d'élément plus spécifique pour répondre peut-être que je pourrais y répondre.

Zèbre de tout poil, je voudrais savoir comment est-ce que vous gérer votre syndrome de l'imposteur dans votre travail ?

Détails : Bcp d'entre nous sont plutôt autodidactes pour différentes raisons (rejet de toute forme d'autorité, un rythme et une profondeur d’apprentissage inadapté, apprentissage instinctif, etc). Et un peu comme les personnes qui ont du mal à croire qu'elles sont zèbre, nous avons souvent une forme plus ou moins importante de doute sur ce que nous savons (et surtout une clairvoyance sur ce que nous ne savons pas). Surtout que personnellement je ne me compare pas à mon voisin de bureau mais dans l'absolu ... et forcément je ne me trouve toujours pas très doué. De fait je trouve que nous sommes particulièrement mal équipés pour le monde du travail quand il s'agit de prendre des responsabilités ou pour dire que nous sommes aptes/capables de réaliser quelque chose.
Cela entraine un fort malaise qui dure plus ou moins longtemps lorsque l'on se lance dans quelque chose de nouveau dans le monde du travail souvent ponctué de petite phrase de type : " Non mais tu verras c'est fait pour toi, tu as tout ce qu'il faut pour y arriver". Souvent c'est vrai, souvent nos capacités nous donnent les moyens de s'adapter vite si notre manque de connaissance est handicapant dans un premier temps.
Du coup j'ai un mal fou à objectivement à savoir ce dont je suis capable et donc potentiellement être capable d'évoluer.

Du coup ça m'amène au second point un peu plus personnel :
Ayant depuis peu de temps une volonté d'être plus en phase avec mon côté émotionnel (grâce à ma chérie), je me rends compte que j'ai surtout avancé professionnellement sur un modèle qui est celui de mes parents.
Suite à un brown out émotionnel, voici une nouvelle étape de mon évolution vers moi même : mon travail.
Je remets pas mal en cause mon travail et le fait de ne jamais avoir réussi à me sentir à ma place dans aucun milieu.
Plus cela va, plus je me rends compte que l'on exploite mon bon travail et que le retour sur investissement est loin d'être optimum.
Ajoutons à cela que le fait de travailler pour que des actionnaires touches leurs dividendes ne fait pas bcp écho en moi (je travaille principalement pour les entreprises du CAC40).

Du coup j’envisageais deux "solutions" :
1- Monter ma propre boite (ou être freelance) dans le même secteur d'activité. Au moins le travail que je fais (ou pas) me rapporterais directement à moi et je ne serais pas en train de quémander 2% d'augmentation lors de mon entretien annuel alors que je suis sous payé.
Le souci ici, c'est le syndrome de l'imposteur, et le fait de ne pas être capable. Et je me demandais si quelqu'un avait été dans ce cas et si oui comment cela c'était passé pour lui ?
2- Me lancer vers un projet plus en phase avec mes émotions profondes et ma volonté de faire partie de quelque chose de plus grand, quelque chose qui laisse une emprunte derrière soi. Un peu avec une sorte de mantra en tête : " A quoi ça sert d'être intelligent si c'est pour ne pas faire avancer les choses ", un peu à la Peter Parker : " avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités "
La pour le coup, c'est la zone de confort qui est touchée de plein fouet. L'incertitude. Mais est ce que le confort d'être à l'aise avec soit même est meilleur que le confort "matériel" de la vie que j'ai actuellement.
Pareil, est ce que quelqu'un se reconnait dans ces questions? et qui a déjà fait le grand saut?

Bref vous l'aurez compris c'est le bazar dans ma tête avec tout ça Very Happy
Vos retours sont les bienvenus.

Love!
Cyrillus
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Message par higeekomori le Lun 9 Sep 2019 - 14:07

Bonjour Monsieur Cyrillus Very Happy

Zèbre de tout poil, je voudrais savoir comment est-ce que vous gérer votre syndrome de l'imposteur dans votre travail ?
Désolé d'apporter sitôt un peu plus de doute à ta réflexion, mais peut-être y a-t-il plus qu'un seul syndrome de l'imposteur. Je ne crois pas au côté tout blanc tout noir de la vie. Et sans doute est-il possible d'être imposteur à degrés variables. C'est à dire, se sentir imposteur pleinement pour une tâche et très peu pour une autre. Du moins, c'est ce que j'ai concrètement vécu par mon expérience perso. Wink

Mais bon, pour aller dans le sens de ton topic, partons du postulat d'un syndrome 100% existant pour l'ensemble d'un travail.

Du coup j'ai un mal fou à objectivement à savoir ce dont je suis capable et donc potentiellement être capable d'évoluer.
Une question, es-tu un scanner ou pas? (c'est à dire, souhaitant apprendre quelque chose, puis une fois le savoir acquis, se désintéresser de la chose pour passer à un autre savoir.)

Du coup ça m'amène au second point un peu plus personnel :
Ayant depuis peu de temps une volonté d'être plus en phase avec mon côté émotionnel (grâce à ma chérie), je me rends compte que j'ai surtout avancé professionnellement sur un modèle qui est celui de mes parents.
...parce que c'est très vite en ce sens que la société nous oriente dans la vie, dès la maternelle parfois. Les remises en question ne viennent toujours que d'individus qui, après expérimentations, repositionnent leurs opinions à l'âge adulte. Rarement l'enfance est concernée par cette analyse mentale. Le seul point de basculement possible bien visible reste l'adolescence où, brusquement, le choix d'un style de vie se place délibérement en contrepoint de celui des parents. (Et c'est comme ça par exemple qu'on peut se retrouver, en tant que fils de CRS, à partir militer d'un seul coup sur les Terres de Notre-Dame-Des-Landes, contre l'aéroport. Zut alors! ^^)

Suite à un brown out émotionnel, voici une nouvelle étape de mon évolution vers moi même : mon travail.
Autre question : détaches-tu le travail de la vie intra-personnelle ou fusionnes-tu les deux?

Plus cela va, plus je me rends compte que l'on exploite mon bon travail et que le retour sur investissement est loin d'être optimum.
La récompense du travailleur se compose de deux choses : primo, le salaire, secundo, la reconnaissance. Bien que, entre les deux, il n'y a pas un ordre établi, évidemment... Aujourd'hui, la reconnaissance a complètement disparue. C'est même devenue une norme sociable acceptable dans les discours des patrons et des politiques. Ne reste que le salaire, dont en réalité on a discrètement mais légalement croqué environ 20% au fil de ces dernières décennies. Du coup, conscient ou inconscient de cela, beaucoup de personnes sont en train d'atteindre le point de bascule intérieur leur intimant de se poser la question suivante : "si plus payé, ou du moins pas assez, mon travail salarié a-t-il encore de la valeur?"

Dans la prochaine décennie, on aura à coup sûr la réponse. Moi, je n'en doute plus... Rolling Eyes

Ajoutons à cela que le fait de travailler pour que des actionnaires touches leurs dividendes ne fait pas bcp écho en moi (je travaille principalement pour les entreprises du CAC40).
Ben voilà, tu y es toi aussi à ton point de bascule! ^^ Sinon, tu n'aurais pas écrit ça. Tu aurais fait comme la génération de nos parents : Travailler, être payé, consommer, améliorer son confort de vie. Et puis les week-ends, on va profiter de la famille en bord de mer.

Du coup j’envisageais deux "solutions" :
1- Monter ma propre boite (ou être freelance) dans le même secteur d'activité.
Loin de moi l'idée de te décourager. Cependant, monter sa propre boite, c'est souvent beaucoup de travail en aval rien que pour la mise en place. Et puis, quand ça marche, c'est généralement des journées doubles qu'on fait. Le salaire n'est pas souvent à la hauteur. Par contre la reconnaissance et l'estime de soi dans l'accomplissement y sont proportionnellement largement dopés. Il faut en fait très rapidement savoir trouver le point d'équilibre entre effort et auto-récompense.

Au moins le travail que je fais (ou pas) me rapporterais directement à moi et je ne serais pas en train de quémander 2% d'augmentation lors de mon entretien annuel alors que je suis sous payé.
C'est vrai! Mais gare aux immobilisations si tu n'es pas dans un taf de conseil ou de service. Car, c'est 4% d'investissement non désiré que tu devras réalisé en lieu et place de 2% de régul que tu dois encore pour l'instant négocier avec ton boss. Du coup, ça sort plus que ça rentre.

Pour bien bosser seul et voir son affaire être rentable, il ne faut pas sortir d'argent. Ça, c'est la règle absolue.

Il faut aussi se méfier des inspirations à la croissance perpétuelle de son CA, car c'est un putain de leurre. Une entreprise sur deux tombe dans le piège. Et c'est la mort rapide au bout de trois exercices comptables. pale

Le souci ici, c'est le syndrome de l'imposteur, et le fait de ne pas être capable. Et je me demandais si quelqu'un avait été dans ce cas et si oui comment cela c'était passé pour lui ?
Ben, en gros, t'as trois possibilités :
- Soit tu souffres en silence et tu vis ton syndrome jusqu'au bout. Ce qui peut finir par en bonne grosse psychanalyse de derrière les fagots.
- Soit tu t'affirmes vis à vis de toi-même pour sortir de la posture et tu quittes ton taf pour ramener de la cohérence dans ton existence.
- Soit tu arnaques en sous main, et du syndrome, tu en tires une voie alternative qui ressemble à du travail, qui a la même odeur que le travail, qui donne le même salaire que le travail... mais qui n'est pas du travail. Mais là, souvent ça ébranle l'ego jusqu'au fondement et donc, il faut avoir des bases mentales solides. Ou bien de l'entraînement en milieu hostile pendant des années...

2- Me lancer vers un projet plus en phase avec mes émotions profondes et ma volonté de faire partie de quelque chose de plus grand, quelque chose qui laisse une emprunte derrière soi.
Aujourd'hui, de part le monde, la sphère des alters ne fait qu'augmenter, et c'est très bien. Sur internet, il y a énormément à lire sur ceux qui ont réussi à trouver une porte de sortie au système actuel et parvenir à se faire une place autrement que dans le moule du travail. Ça va du cancor aux hackers (pas ceux qui trifouillent Ouïndobe, comme dans l'imaginaire populaire, hein!), en passant par pas mal de nouveaux penseurs qui ont tous une part de la bonne réponse. Pour l'instant, le seul problème, c'est qu'il n'y a pas de réflexions unifiées sur le sujet à l'échelle mondiale, ce qui en amenuise fortement la portée médiatique, hélas. Chacun y va un peu de son "la", et c'est sur le fond encore pas mal cacophonique. Mais le coeur y est, ça se sent. Et c'est ce qui fera la différence dans 10 ou 20 ans.

La pour le coup, c'est la zone de confort qui est touchée de plein fouet. L'incertitude. Mais est ce que le confort d'être à l'aise avec soit même est meilleur que le confort "matériel" de la vie que j'ai actuellement.
Ça peut être un mix des deux. T'es pas obligé de vivre soit dans une caverne humide avec une pauvre bougie réalisée à base de suif de cochon d'Inde, soit au contraire d'acheter un SUV flambant neuf par semaine tout en vivant le grand luxe à Las Vegas. C'est la mesure équilibrée de toute chose de ta vie qui fera harmonie. Donc, sans doute aurais-tu besoin de réduire la partie matérielle sans pour autant tuer tout confort. En fait, il faut savoir lister ses vrais besoins sans pour autant verser dans le sacrifice. Car le sacrifice, ça fait mal!... Même si ce n'est pas dit, il y a toujours un prix mental à payer sur le long terme.

Pour ma part, puisque tu as besoin semble-t-il de témoignages, sache que c'est précisément une chose que j'ai réussi dans ma vie. Mon existence est matériellement beaucoup plus sobre qu'avant et rapidement j'ai pu atteindre un équilibre financier qui a rendu ma structure de vie plus légère, plus aérienne et bien plus facile à vivre.

Pareil, est ce que quelqu'un se reconnait dans ces questions?
Je me reconnais personnellement dans une partie des questions.

et qui a déjà fait le grand saut?
Perso, j'ai même jamais fait le grand saut. J'étais déjà arrivé de l'autre côté sans rien avoir jamais demandé. Bien qu'ayant une vie professionnelle, j'ai jamais eu de métiers vraiment exerçables. Je ne sais même pas ce que veut dire "un déroulement de carrière". Les carrières, c'est les autres. Mais l'interim et le chômage aussi... Idem pour le fait d'être né avec une cuillère d'argent dans la bouche. (lol, je vous voyais venir... ^^) C'est pas moi ça non plus. Loin de là! Moi, c'était plutôt la cuillère en plastique du Macflurry qu'on lavait pour s'en resservir. Donc, je suis un peu comme le cheval qu'on a dressé spécialement pour les concours d'obstacles mais qui s'est toujours retrouvé "bloqué" face à la moindre barrière, éjectant d'ailleurs le cavalier 100% du temps dans la boue. Mais, un cheval qu'on garde même précieusement au haras, avec box titré à son nom, tout en sachant qu'il n'ira probablement jamais jusqu'au podium. Même pas sur la troisième marche. Et quand je dis "bloqué", ça ne veut pas dire que j'ai fait très tôt dès la petite enfance un blocage mental m'empéchant psychologiquement de me pencher sur la question du travail. Genre : "c'est trop dur, trop fatiguant..." Non, ça toujours été plutôt des rendez-vous manqués avec mes possibles carrières, car quelque chose s'est toujours interposé avec force à chaque fois.

Donc, comme j'ai été très tôt dirigé vers la troisième voie, celle susnommée, plus haut, de "l'arnaque", ben, j'ai continué. Car, il faut bien avancer vers un sens, sinon, ça peut devenir vite névrotique à vivre si on fait du sur-place. Il faut juste être bien conscient de là où on est, sur quel système on a les pieds posés même si on ne l'approuve pas en totalité, et la tête s'en trouve d'autant plus légère.

Bref vous l'aurez compris c'est le bazar dans ma tête avec tout ça
Heureux pour ma part d'avoir apporté toutes les lumières que tu souhaitais à toutes tes questions. Ou pas... Ha ben non, en fait, je t'ai sans doute rajouter plus de doutes encore, lol. (Je rigole, je taquine. Mais plus sérieusement, le sujet que tu as ouvert n'étant pas un rond-point a une seule voie, forcément, de d'autres chemins naissent d'autres analyses qui amènent inévitablement des réflexions quelque peu inattendues.)

Si tu as besoin de creuser ce que j'ai dit, tu peux me MP. Je tiens à préserver mon anonymat relatif sur ce forum, donc, forcément, j'ai effleuré la surface en l'habillant avec de jolis mots. Dire les choses en mots clairs, ça serait donner mon nom.



Love!
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(le deuxième l de peaceful est volontaire Wink )



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Message par zefloflo le Jeu 19 Sep 2019 - 15:11

Je trouve que la difficulté est de se rendre compte de ce syndrome. Je suis diagnostiquée HP, j ai fait des études universitaires catégorisées de difficiles (médecine). Je suis spécialiste. Sur papier c est genial.
Plus j en sais moins j en sais... je me rends compte de l étendue de mon manque de connaissance. Je me trouve ps à la hauteur. Je me rends compte aussi que même si j ai réussi j ai une mémoire de petit pois et je n arrive pas à retenir grand chose, je dois toujours aller chercher la réponse dans les revues scientifiques. On me regarde de travers quand je dis ça. “Comment peux tu être médecin et ne pas avoir de mémoire?”
Serait ce un Syndrome de l imposteur me dis je parfois... Non non non je ne veux pas y croire. Je suis moins bonne que les autres, ma mémoire fout tout en l air.

Alors quid? Syndrome de l imposteur ou juste pas à la hauteur!
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Message par RonaldMcDonald le Jeu 19 Sep 2019 - 15:56

Juste une idée fausse du niveau des autres. Considérant la quantité de savoir, vérifier dans les revues scientifiques me parait être inévitable. Les autres aussi, ont besoin d'antisèches.
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Message par zefloflo le Ven 20 Sep 2019 - 20:14

Ils donnent mieux le change en tout cas Smile
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Message par Invité le Ven 20 Sep 2019 - 20:53

le syndrome de l'imposteur se jauge à sa propre échelle , on se juge soi d'être capable ou pas de faire certaines choses et/ou d'autres le font remarquer ou bien on le constate soi ùême mais.. à l"échelle que nous définissons qui n'est peut être pas la bonne

vérifier ses informations est faire preuve de responsabilité et d'intelligence, la mémoire sert à autre chose que de stocker elle sert surtout à retrouver les éléments qui permettent de creuser plus loin

le par-coeur n'est à mon sens pas une preuve d'intelligence , à la limite celle d'une vague maitrise d'un savoir à un temps t, un temps plus loin et cela se volatilise en partie

je me sens imposteur quand je constate que je ne sais pas ou que je n'y a rrive pas facilement ou pas aussi rapidement que les autres

mais ..les autres y arrivent ils et à quel prix ? est ce leur spécialité ? d'autres facteurs viennent donc

mais à force parfois je suis découragé et je perd confiance en ce que je suis, je me dévalorise ou je pense que je ne suis pas ce que je pense que j'étais

c'est aussi un des effets de la négation permanente et du manque de reconnaissance élémentaire , il faut alors compter que sur soi même et les critiques inévitables sont alors autant de flèches, et comme je sais bien 'mauto critiqué .; je suis sans doute un peu dur avec moi même

alors oui un temps on se pense imposteur

apprendre à accepter de ne pas totu savoir et de ne pas être bon en tout, accepter de ne pas nécessairement être la personne qui sait, ou qui peut apporter

oui cette humilité là s'apprends dans la douleur parfois et surtout ele n'apporte qu'une réponse négative, tu ne sais pas faire ceci cela etc et ne dit pas grand chose sur lautre face, que sais je faire que je considère peut être à tort sans valeur

se faire épauler et encourager peut aider , dans un milieu compétitif et hostile nous sommes nos propre bourreaux alors qu'en fait probablement on vaut au moins aussi bien que les autres


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Message par Hirondelle78 le Ven 20 Sep 2019 - 20:53

hum, plutôt qu'imposteur "Personne qui abuse de la confiance d'autrui par des mensonges, en usurpant une qualité", je préfère parler de manque de confiance en soi ou de doute face à une prise de risque : ne compter que sur soi pour se verser un salaire exige de renoncer à beaucoup de chose et de beaucoup travailler. On n'a rien sans rien.

Or, je lis que les raisons pour lesquelles tu envisagerais de te lancer seule ou de monter ta boite se résument à gagner plus de sous et être reconnu pour le travail fourni, alors que monter sa boîte, c'est surtout au début, gagner moins et faire le boulot des autres en plus du sien, rien de vraiment valorisant à court terme si ce n'est la satisfaction de faire ce travail "à sa façon". Quant à la liberté, elle va de paire avec les responsabilités, les contraintes, la capacité trouver en permanence des solutions à des problèmes causés par soi ou par d'autres etc..

Bref, je ne suis pas en train de te dire qu'entreprendre n'est pas une expérience fabuleuse mais en réalité, elle ne l'est que si ça marche et tout ça nécessite une grosse dose de motivation en plus d'un investissement personnel énorme et le tout sans aucune garantie de résultat.
le salaire et la reconnaissance viennent parfois, et plus tard mais ce n'est pas ce qui doit te motiver car sinon, tu te décourageras bien avant d'avoir atteint cet objectif et tu échoueras. Et s'il faut avoir une bonne dose de confiance en soi pour se lancer, il en faut bien plus encore pour supporter l'échec et rebondir.
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Message par Invité le Sam 21 Sep 2019 - 12:07

Cyrillus a écrit:Détails : Bcp d'entre nous sont plutôt autodidactes pour différentes raisons (rejet de toute forme d'autorité, un rythme et une profondeur d’apprentissage inadapté, apprentissage instinctif, etc). Et un peu comme les personnes qui ont du mal à croire qu'elles sont zèbre, nous avons souvent une forme plus ou moins importante de doute sur ce que nous savons (et surtout une clairvoyance sur ce que nous ne savons pas). Surtout que personnellement je ne me compare pas à mon voisin de bureau mais dans l'absolu ... et forcément je ne me trouve toujours pas très doué.

Bonjour Cyrillus,

Personnellement, je n'ai pas de doutes ni sur ce que je sais, ni sur ce que je ne sais pas. En vérité, je ne me pose pas la question. Il y a ce qui attise ma curiosité, ce qui m'intéresse, ce que je veux suivre, et ce qui m'indiffère (il faut bien être idiot, parfois, sinon ce serait trop épuisant). Savoir ce que je sais par rapport à ce que je ne sais pas, ça supposerait que je sais déjà tout ce qu'il y a à savoir, que la connaissance est finie et définie une fois pour toutes. Or, c'est impossible, du moins pour un esprit humain. La vie est mouvement, et nous nous y adaptons sans cesse avec nos petits outils biologiques et conceptuels. Être curieux et de bonne volonté, c'est déjà pas mal, à mon avis.

Ça, c'est pour la vie en général.

Professionnellement, j'exerce un métier qui n'avait pas de formation spécifique quand j'y suis entrée (comme on entre en vocation, en religion ? Non, mais je crois qu'il faut garder la notion de métier, plutôt que celle de travail, pour des raisons que j'expliciterai peut-être si ça intéresse quelqu'un).

Non nécessaire pour la démonstration, où je parle de moi:
Depuis, des formations ont été créées, il y a même des diplômes qui les sanctionnent. Il m'arrive régulièrement de former des impétrants (stagiaires) ; et je les préviens toujours que leur formation ne leur servira pas à grand-chose, à part de commencer à délimiter le domaine qu'ils devront labourer de leurs efforts sur une longue période avant de se sentir un tant soit peu à l'aise. Et ce, grâce notamment à la puissance publique dont les voies sont impénétrables, qui change d'avis à chaque changement électoral, et réinvente le fil à couper le beurre au moyens de formules et de textes législatifs parfaitement abscons, donc soumis à interprétations et jurisprudences nombreuses. L'avantage est que ça crée des besoins pour les entreprises, dont des personnes qui se font rémunérer pour y répondre. Bref, un métier où on apprend constamment, confronté au réel des situations concrètes rapportées aux textes et aux règles applicables qui n'échappent pas aux modes et aux théories politiques, ou aux intérêts divergents.

Comme il s'agit d'un métier peu connu, réputé de plus en plus difficile, mais indispensable, la reconnaissance est ambivalente : soit on ignore totalement ce que je fais de mes journées, en imaginant que c'est simple mais pas très intéressant et que c'est une charge plutôt qu'une valeur ajoutée, soit on reconnaît que ce sont des défis capillotractés à relever, selon des paramètres multiples et des savoirs évolutifs. Dans les deux cas, presque personne ne veut plus s'y coller.

Donc quand je me compare à mes voisins de bureau, soit on se comprend, soit il y a encore du taf. Pour ce qui est de mes voisins de bureaux qui exercent un métier censé être proche mais très différent en réalité, je sais que je ne sais absolument rien de ce qu'ils font toute la journée, et que la réciproque est vraie. Il y a des connexions, mais nous ne parlons pas tout à fait le même langage.


Tout ça pour dire que j'ai appris "sur le tas", que ça été des moments de pataugeages intellectuels absolus, suivis d'éclairs de compréhension et de joie de la maîtrise du sujet, avec les années. J'ai toujours su que j'aimais ce que je faisais, mais que j'avais beaucoup à apprendre. Si ce n'est en théorie, toujours en pratique.

Je pense que ce syndrome (ou phénomène) de l'imposteur, et parlons plutôt de crainte de l'imposture, est basé sur une erreur de conception, à la base. De quoi parle-t-on ?

L'imposture serait de se savoir incompétent, ignorant ou incapable, quand d'autres penseraient tout l'inverse de nous. C'est donc une différence d'interprétation entre l'image externe (ce que voient ou pensent les autres de nous) et l'expérience interne (ce que nous ressentons, interprétons, vivons). Ce qui est toute notre vie, convenons-en.

Partons du point de vue de la sincérité des avis émis : aucun des des protagonistes n'a tort.

Celui qui se pense imposteur commet l'erreur de se fier à des images, des présupposés rapporté à un grand tout informe (la Connaissance, le Savoir, les Compétences ou le Professionnalisme, les Diplômes, que sais-je), plutôt qu'à son expérience. Au début d'une vie professionnelle, c'est normal. Et nous avons trop été éduqués dans l'idée de l'importance et de la nécessité du diplôme et du savoir, fussent-il parfaitement inadéquats voire erronés, plutôt que dans celle de l'apprentissage par la pratique, jour après jour ; ce que j'appellerais la théorie et l'imagination rapportées au réel des situations, et à l'évaluation constante des résultats. La compétence n'est pas donnée au départ, que ce soit par un bout de papier ou la providence divine. Elle s'acquiert et s'éprouve par l'expérience.

Tandis que les autres qui nous observent et a priori nous connaissent un peu et ne nous sont pas hostiles (pour des raisons étranges, soit), savent que nous avons les capacités de nous adapter à telle ou telle expérience. Laquelle expérience n'est par définition jamais connue par avance.

Attention, je n'ai rien contre les théories, l'imagination, l'Université, ni les sciences, qu'elles soient dures, humaines ou sociales. Rien non plus contre les diplômes, les parcours longs. Bien au contraire. Mais l'intelligence ou la compétence ne résident ni dans des diplômes, ni dans des présupposés sociaux. L'imposture, ce serait plutôt de faire croire qu'il faut avoir eu tel parcours, passé tel diplôme ou fait telles études pour être compétent, à sa place, efficace et utile. Nous voyons tous les jours que ce n'est pas vrai. Hélas !

Il n'y a pas une façon d'apprendre, de savoir, ou de résoudre des problèmes, professionnels ou non. Chaque type de parcours est intéressant, avec ses avantages, inconvénients, ses richesses et ses lacunes à combler.

Ne pas faire partie du sérail est peut-être une chance : c'est l'occasion de voir les choses sous un autre angle, et d'apporter des solutions nouvelles. Toute la difficulté est de savoir si l'organisation de travail recherche l'innovation (la vraie, pas celle du blabla requis pour lever des fonds ou duper les gogos), ou préfère la tranquillité des procédures uniformes, de la soumission ronronnante.

La question de la place est là : que veut-on, que cherche-t-on, est-ce que l'environnement dans lequel on se trouve nous stimule ou nous étouffe ? D'une entreprise à l'autre, ça peut être très différent, même si les travers se répliquent de l'une à l'autre, comme des maladies contagieuses ou des virus sournois.

Pour répondre à la question "comment gérez-vous ?", je dirais ceci : par la confiance acquise par l'expérience. Je ne sais pas tout ce qu'il y a à savoir, il y a une bonne part d'inconnues, mais je sais ce que j'ai pu accomplir ; et donc que je peux aborder un nouveau défi en sachant que je m'en sortirais (notamment par un travail en collaboration), mais pas forcément en sachant comment au début. C'est au fur et à mesure que je sais ce que je dois faire, un problème après l'autre. Me dire que je vais y arriver, bizarrement, m'aide à y arriver.

En revanche, si je me sens en situation d'échec dès le départ, c'est que quelque chose ne va pas ; soit que je n'ai pas les outils, les infos ou la connaissance de l'organisation (qui fait quoi ? A qui dois-je m'adresser, référer, etc.) nécessaires. Dans ces cas-là, je renonce et je m'en vais voir ailleurs. Pas de motivation, et autre chose à faire que de me battre contre des forces qui me dépassent.

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Message par Hirondelle78 le Sam 21 Sep 2019 - 14:18

@plouffe : C'est bien dit Impec !
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