Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

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Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Dim 23 Sep 2018 - 10:57

Pourquoi vient-on et même revient-on ici, si ce n’est parce qu’on en peut plus de tout garder en soi ?

Pas de quoi être fière, mais c’est un fait.

Donc...  Voici une nouvelle présentation pourtant je ne suis pas nouvelle ici. J’ai déjà eu deux fils, qui tous deux correspondaient à un moment du même genre, entre doutes et espoirs, et ce entre octobre 2017 et mai 2018 où j’ai cessé d’écrire sur le forum, mais aussi de lire et d’aller aux IRL.

Je me suis servie de ces deux fils pour me raconter, me dire, et « grandir ».  Car écrire pour se regarder être est une pratique qui m’aide, véritablement, à comprendre ce qui se passe en moi. Sans compter que j’adore ça, j’en ai même besoin, c’est une respiration, un moyen, excellent me concernant, pour (re)faire circuler l’énergie qui m’habite, et qui m’encombre tellement elle est présente. Ecrire chaque jour comme je l’ai fait ici était une contrainte que je m’étais donnée, mais qui m’a vraiment aidée. Et comme je pense en avoir de nouveau besoin, me revoilà.

Depuis mai dernier, je n’ai pourtant pas cessé d’écrire. Mais, si mes écrits ont toujours été auto-réflexifs, ils sont passés par le filtre de la fiction, du jeu, et plus précisément du jeu de rôle. En effet, je me suis remise à jouer, intensément, lorsque le joueur avec qui j’avais passionnément joué l’an passé est revenu. Depuis six mois on joue quasi tous les jours ensemble, c’est intense et cela me comble. Pourtant depuis plusieurs jours, peut-être parce qu’il n’y a plus de RP (la faute au jeu), j’ai peur que cette relation, ou disons cette amitié particulière, ne mène à rien et m’entrave.

Comme beaucoup, je cherche un Autre unique pour faire une paire. Pendant douze ans, alors que « j’avais tout pour être heureuse » (mari, cinq enfants, vie professionnelle et sociale soit disant idéale) je suis allée chercher mon vrai  bonheur sur un espace virtuel de rôle play qui a pris une place centrale dans ma vie. J’ai « fauté » avec des jeunes gens, suis passée du virtuel au réel et j’ai tout fichu en l’air.

Lorsqu’en février 2017 j’ai rompu avec mon dernier compagnon, rencontré fin 2010 sur ce jeu donc,  j’ai cru pouvoir en retrouver un autre sur ce même espace.

Il y a un an et demie, j’ai rencontré virtuellement un joueur bien plus âgé, cassé par un burn-out, zèbre qui s’ignore et d’une grande sensibilité qui s’accorde à la mienne. A l’automne dernier il a replongé en abysses cafardeux et il a disparu de l’espace de jeu pendant six mois.  Et moi, sans me l’avouer, je l’ai attendu, et c’est comme ça que j’ai atterri ici.

En mai dernier il est réapparu, et nous avons immédiatement renoué, en rôle play mais aussi un peu « en vrai », virtuellement en parlant  de temps en temps de nos vies réelles.  C’est là que j’ai cessé de participer au forum.

Peu à peu, grâce au jeu de rôle qui mettait en scène une amitié amoureuse, il s’est épanoui et il m’a fait part d’un projet qu’il avait imaginé tandis qu’il se débattait dans sa dépression : il voulait créer un personnage qui n’existait pas encore mais serait proposé avec la nouvelle extension du jeu (tout exprès pour le mien ? il ne l’a pas dit mais j’ai voulu le penser, le croire). Ce personnage pourrait alors être un futur « amoureux », avec lequel je pourrais enfin être entièrement moi-même, et il fallait donc ne plus investir sur celui qu’il incarnait à ce moment là. J’ai accepté (pouvais-je refuser ?) et je me suis mise de nouveau à attendre.

Mais cette création de personnage, qui devait se faire en août, n’a pas encore pu avoir lieu, pour des raisons purement liées au jeu. L’attente prévue pour deux ou trois mois est toujours là, lancinante et usante car j’attends de pouvoir exprimer dans cette relation virtuelle et dans les écrits qui accompagnent l’évolution d’une relation RP, le besoin réel d’aimer qui m’habite.

Je pourrais donc attendre encore, après tout j’attends depuis plus d’un an. Mais il est tellement secret, fermé, cassé aussi, même si depuis six mois il a énormément évolué, que je finis par me dire que j’attends pour une complicité qui ne passera probablement pas la barrière du virtuel. N’est-ce pas encore un opposé qui aura « peur » de moi au final. En effet, pour moi cette relation à venir pourrait (devrait) être le prémisse, ou le début d’une vraie relation. Après tout je l’ai déjà vécu trois fois, je sais donc que c’est possible. Mais lui, qu’en attend-il ? Peut-être (sans doute) rien d’autre qu’une relation de fiction amoureuse entre deux personnages. Histoire d’agrémenter sans risque un quotidien morose de célibataire endurci par la dépression, qui n’imagine plus vivre autrement que seul.

Mais moi, j’ai beau passer énormément de temps sur un monde virtuel, j’espère rencontrer un vrai compagnon, pas un amant sur le jeu, c’est absolument clair. Je pense d’ailleurs que le problème est là. Jouant maintenant depuis une douzaine d’années, j’ai peut-être oublié le plaisir d’une vraie rencontre qui ne serait pas passée par le jeu de rôle, d’où ma crainte de m’enliser.

A dire vrai, je m’aperçois en écrivant que cette facilité offerte par le RP du MMORPG (qui permet à une «too much » d’être soi-même sans risque) m’a tellement apporté que je peine à trouver de quoi assouvir mon désir dans une rencontre réelle. Pourtant j’ai essayé, vraiment, certains d’ici le savent. Et j’ai fait de très belles rencontres. Mais je n’ai pas vu, sur le moment, que j’espérais tellement cette complicité du jeu de rôle immersif, créatif et émotionnellement intense, que je me fermais peut-être à une autre complicité.

Non. C’est encore ma trop grande gentillesse qui parle, et mon empathie, et ma crainte de blesser. Je suis restée ouverte et attentive et même plus. C’est même ça qui a posé problème, je crois. C’est très bien exprimé sur un autre fil, « Quand on est trop ». Plusieurs fois je me suis dévoilée, offerte, avec toute l’intensité dont je suis capable, exactement comme je peux le faire sur le jeu sans trop de risques de voir revenir par effet boomerang toute l’énergie que j’ai offerte, transformée en rejet, peur, voire pire. Et ça n’a pas marché, et je suis repartie sur le jeu, avec toute mon énergie. Cette énergie qui justement me pose problème aujourd’hui car je ne sais plus où la mettre...

Bon ! Et bien, après deux semaines d’hésitation, d’écriture par petits bouts de cette « nouvelle » présentation, ce texte a rempli son office, puisque je viens de comprendre ce qui me pose problème.

Je reviens donc ici pour « m’obliger » à réfléchir sur moi, et peut-être réussir enfin à trouver le moyen, la personne, le lieu, le temps, que sais-je encore, qui redonnera du sens à ma folie quotidienne.

Ami lecteur, bienvenue sur mon nouveau fil.
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Dr. Grey CEPHALINE le Dim 23 Sep 2018 - 11:55

Bonjour Fleur de Lotus.
Il me semble que vous n'attendez pas vraiment de réponse, néanmoins j'aimerai vous en faire une, quoiqu'assez courte, pour la suffisante raison que votre texte a remué quelque chose en moi.

Vous évoquiez l'écriture comme méthode de réflexion sur soi. Beaucoup la partagent, et il est certain qu'écrire ce que l'on pense est bénéfique, dans la mesure où c'est un exercice ardu de transformer émotions et sentiments en paroles compréhensibles par tous, et permet souvent d'aborder les choses sous un angle nouveau.

Me concernant, je fais des expériences psychiques qui se manifestent métaphoriquement par des conférences ; une conférence de mon moi actuel, face à toutes celles qu'il aurait été possible que je sois à partir d'une date donnée. Par exemple, si quelque chose me gêne à l'instant présent, je prends la version de moi avant l'apparition de ce problème et je fais un arbre de probabilité en changeant à chaque fois un paramètre, pour déterminer quel événement est la cause de ce qui me dérange. Bien régulièrement c'est une considération idiote de ma part, basée sur un préjugé ou des statistiques faites à l'arrache, ou encore une angoisse profonde que je gère encore mal.
Je me permettrai de faire une analogie entre ma méthode et les diverses personnages que vous vous créez, et que vous faites interagir avec le monde extérieur. Je supposerai qu'à travers eux, vous cherchez à vous connaître, et à vous considérer, qui est une tâche tout aussi longue et fastidieuse que de détecter un problème dans sa propre personnalité. Malheureusement, apprendre à se connaître n'a pas de fin...

Beaucoup de personnes finement exubérantes et infiniment marginales ont peine à trouver une personne avec qui il serait simplement possible de communiquer, étant bien trop souvent obligées d'utiliser les mots et les comportements empruntés à d'autres : un personnage. Je m'abstiendrai de parler de faux-self ici néanmoins, puisque cela ne me parait pas pertinent.

Je ne suis pas à même de vous conseiller en matière amoureuse. J'ai des problèmes que je n'arrive pas vraiment à contenir de mon propre côté. A contrario, je peux vous dire que je comprends et compatis au sentiment de vide que vous détaillez, lorsqu'on ne peut partager qu'avec soi ce que l'on est, ce qui nous fait vivre et ce qui nous inspire. Un Autre Unique comme vous le dites.

Au final, je vous dirai qu'il n'y a que deux véritables actions possibles : agir ou penser. Parfois quand l'un mouline, il faut passer à l'autre pour continuer à avancer.

J'espère ne pas vous avoir blessé avec mes mots, ce n'était nullement mon intention ici. Hélas, mon manque de tact et ma froideur apparente ne se résorbent pas.
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Dim 23 Sep 2018 - 12:56

Bonjour Dr. Maison, non seulement je ne suis pas blessée, mais je suis réellement touchée par vos mots. Je vais vous vouvoyer, par respect de votre propre vouvoiement, mais sachez que d'ordinaire, je tutoie, même dans la vie réelle, active, je suis professeur de culture générale dans le supérieur et je tutoie tout le monde, parce que cela me correspond, tout simplement.

Mais passons à ma réponse.

Effectivement il ne s'agit ici nullement de faux self [j'en ai un (plusieurs) comme tout le monde, sinon je n'arriverai pas à vivre, j'imagine] mais bien d'une mise en abîme de ma propre personnalité, riche, complexe, intense, j'oserai dire irradiante, que j'exprime au travers de personnages dont j'écris l'histoire, sur des forums ad-hoc, ce qui me permet d'apprendre à me connaître.

Mais contrairement à vous, je ne pense pas du tout que cela soit triste ou malheureux, bien au contraire, c'est probablement, à mon sens, ce qui rend cette vie si passionnante. Il n'y a pas de plus merveilleux voyage qu'en soi-même et il ne me faudrait pas beaucoup de temps pour retrouver une multitude de références philosophiques, anciennes ou récentes, pour étayer cette petite évidence.

J'en viens à votre méthode de "conférence". J'avoue avoir eu du mal à la cerner de prime abord, mais  j'ai finalement compris de quoi il s'agissait... en me remémorant l'une de mes conversations avec mon fils, le second, qui fait de même ou quasiment  !

Le jour où il me l'a expliqué, il était gêné de se dévoiler ainsi, même si la parole est libre entre mes enfants et moi, car, c'est évident, si l'on n'est pas soi-même "atypique", comment appréhender quelqu'un qui raconte qu'il a dans sa tête une assemblée de "personnes", qui sont autant de lui-même, à qui il donne la parole, l'une après l'autre, avant de prendre une décision. Une personne censée dirait de lui qu'il est fou, tout simplement. Mais je sais qu'il ne l'est pas, à 26 ans aujourd'hui il apprend encore, tout comme vous, à être, vivre, aimer, espérer, en essayant d'être au plus près de  lui-même.

Enfin, concernant ce vide, qui est en nous et même nous constitue, j'ai mis du temps à l'appréhender, à le comprendre, à l'accepter, et à le voir comme une chance, un appel vers un plein infiniment dense et bon... à condition de pouvoir le partager.  Ecrire me permet de le faire, c'est déjà ça.
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Dr. Grey CEPHALINE le Dim 23 Sep 2018 - 14:10

Le vouvoiement n'est qu'une sorte de code que je m'impose, à titre secret et parmi bien d'autres, et parfois pour le plaisir ou le confort d'une autre personne. Vous pouvez me tutoyer, cela ne me dérange aucunement, plus encore si vous souhaitez que je fasse de même et que cela vous met plus à l'aise.

Il est tout à fait possible d'être sans contraintes dans le monde extérieur (à opposer avec le monde intérieur), si tant est que l'on dilue sa personnalité pour la rendre, si je continue dans la métaphore, plus buvable. Je n'ai pas l'habitude d'utiliser de faux-self, tout simplement parce que faire semblant est un exercice qui m'est très difficile. Quand on me fréquente depuis assez longtemps, on ne remarque plus que je suis occupée à me pencher de trois quarts tout en levant les mains en l'air, en plein amphithéâtre. Je ne m'en rends moi-même pas compte, et les autres finissent par faire de même ou à y devenir indifférent. Me promener avec des habits masculins des années cinquante, être une vraie plaie sociale ou être major de promotion sans réellement pratiquer la matière, est devenu un quotidien qui emprunterait presque l'affligeante banalité que peut être une personne qui va chercher son pain tous les matins.
Il n'y a rien de bizarre, ou d'étrange en ce monde. Une personne soudainement distante, se verra affublée de quelques qualificatifs généralement péjoratifs, alors qu'une personne qui l'a toujours été se verra justifié par ce que l'on juge comme étant une personnalité. Ce qui est, et ce qui devrait être, ou ce dont nous sommes habitués, et dont nous ne le sommes pas.

J'ai parmi l'étagère de mes bonnes lectures (en vérité je n'ai jamais acheté de mauvais livres, mais disons qu'il y a tout de même une place pour mes ouvrages de référence, essentiellement covalents avec mes favoris), il y a les essais de Montaigne et l'entièreté de ce qu'a écrit Descartes !
Je suis assurément une fanatique des dissections de l'âme et de l'humeur, d'ailleurs, et il m'appartient à penser que plus on s'identifie en soi, plus on peut s'identifier en l'autre, et donc mieux le connaître. Tout comme un savoir ne sera jamais mieux acquit qu'en le découvrant soi-même. Peut-être avez-vous un potentiel à explorer de ce côté-ci ?

Il est gênant de se dévoiler. Je ne le fais jamais qu'en mes mots, puisqu'ils sont limités par l'auteur, qui écrit à un autre, et le lecteur, qui lit un autre. L'assurance d'une sécurité plaisante. Une assemblée des versions de soi, c'est tout à fait cela. Chacune en exprime une partie, et permet de se voir sur tant d'angles, qu'il est  possibles de se percevoir en entier, et d'être plus à même d'utiliser son ensemble pour prendre la meilleure décision, d'avoir la meilleure réflexion, et tout ce qui nécessite une grande conscience.

Vous êtes chanceuse de l'avoir accepté. Cette réalité m'est insupportable et m'accable souvent le soir et tout le long de la nuit...
Ecrire ici, et parfois être lu. J'ai fait de magnifiques rencontres grâce à ce forum !
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Lun 24 Sep 2018 - 22:03

Je crois au hasard, ou plutôt à la synchronicité. Ce n’est d’ailleurs pas un problème de croyance, c’est une constatation, des centaines de fois vérifiée. Et si j’ai pu, par le passé, y voir un peu de magie ou une preuve de ma folie, j’ai par la suite beaucoup lu sur le sujet et j’en ai fait mon cadre de pensée inconsciente : je sais que j’attire à moi ce qui m’anime, le bon comme le moins bon, je sais aussi que je suis l’auteure de ma vie et que tout ce qui vient à moi a été espéré, voulu, ou trop craint.

Mais si j’en suis arrivée là, c’est que cela correspondait à mon mode de fonctionnement :  je suis indépendante, volontaire, et cela fait bien longtemps que je me pense responsable de tout ce qui m’arrive. Le principal avantage est que je n’attends pas des autres qu’ils agissent pour moi, ce qui m’évite de leur faire porter mes attentes (ou pire mes erreurs), le principal inconvénient est que je peux donner le sentiment de n’avoir besoin de personne, ce qui est totalement faux. Je dirais même que je crève chaque jour un peu plus de cette solitude qui m’a été imposée et que j’ai l’air d’apprécier.

Croyant donc à la synchronicité (même quand elle n’était pas identifiée et nommée), j’ai pris l’habitude, inconsciemment puis petit à petit sciemment, de provoquer le hasard, de suivre mon intuition, en passant parfois par l’écrit, comme je le fais ici.

Je me laisse dire, comme je le faisais en analyse, devant témoin. J’écris dans un mode quasi automatique mais dans un cadre précis (entre une demie heure et une heure pour écrire le texte qui prendra place sur mon fil, par exemple), ce qui permet à mon inconscient (et donc mon désir) de s’exprimer, sur un mode transférentiel, où le transfert est porté par le lecteur potentiel, mais aussi, très certainement, par une autre partie de moi, mon petit ordonnateur personnel de pensée.

Revenir ici, sur cette plateforme, pour recréer un fil et y poser de nouveau le fil de mes pensées, n’est donc pas le « fruit du hasard » mais le résultat d’une évolution qui m’a amenée à vouloir sortir de l’enfermement causé par le jeu et ce que j’en attends.

En m’obligeant à en parler sur le mode réflexif, je m’observe être et faire, je m’oblige à dépasser mon  comportement attentiste, je cesse de (me) mettre la pression,  je sors de mon enfermement, et je m’ouvre à autre chose, voire même à l’Autre.  Je suis donc revenue ici pour provoquer le hasard, accueillir une éventuelle synchronicité qui me remettra en route, ici ou ailleurs.

Ceci étant dit (écrit), et venant tout juste de parcourir certains sujets, je me questionne très sérieusement sur la pertinence de l’endroit choisi pour cette « quête ».


******

@ Dr Maison

Chère amie, votre réponse m’a amusée, et j’espère à mon tour ne pas vous blesser en vous en faisant part.

L’amusement est venu de votre ton, de la langue employée, des petites détails narratifs et du jeu que j’ai cerné derrière tout ça. Car bien que vous annonciez ne pas faire de compromis et ne pas avoir de faux self, le peu que vous décrivez de vos manières d’être et de vivre me laissent à penser que vous avez opté pour un costume bien précis, qui vous permet de jouer de ce faux self pour mieux vous en défaire, quand il vous sied, sans doute assez rarement.

N’y voyez là aucune critique, aucun mépris, mais bien plutôt de la tendresse. Car tout cela m’a ramenée plusieurs années en arrière, lorsqu’à ma façon, somme toute assez proche de la vôtre, je cherchais ma place dans ce vaste monde.

Au plaisir,
FdL
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Jeu 27 Sep 2018 - 17:52

Je ne peux toujours pas me permettre d’exprimer les sentiments que j’éprouve puisque je ne peux pas passer par un RP qui  n’est pas encore joué. Et cela m’oblige à me questionner sur ces sentiments, qui ne reposent que sur des perceptions virtuelles, d’innombrables sessions de RP, des petits bouts de conversations sur la vraie vie, écrites sur le canal de notre communauté où nous ne sommes que tous les deux, par choix, et depuis peu un échange vocal déséquilibré (il m’entend mais n’a pas de micro, il me répond par écrit, semblant apprécier de m’entendre).

Tout ça est illusoire et projectif, j’en ai conscience. Pourtant j’ai du mal à me détacher de ce que j’en ressens. Une perception de lui (une « image » de lui) s’est forgée au fil des jours, des mois, et de ces différents échanges et cette perception me rend de plus en plus sensible à sa présence.

Sans RP pour vivre ces émotions que je recherche, je ne peux les exprimer par écrit. Venir ici me permet d’y réfléchir sans avoir à passer par le RP. C’est certainement bénéfique, d’autant plus que venant ici pour écrire, je pioche ici et là et il se trouve que je suis tombée hier sur un sujet où il était question des addictions aux émotions, et cela m’a bigrement parlé.

Quand je disais, parce que je le pensais, que je suis addicte au jeu, en fait je me trompais. Le jeu n’est que le support des émotions que je peux y trouver. Ces émotions correspondent-elles à une recherche de bien être semi-hypnotique comme certains le décrivent en parlant de musique ? Non. Je vais y chercher de l‘émotion amoureuse, c’est désormais une évidence pour moi. Et c’est ce que j’ai toujours fait, traversant le miroir par trois fois, faisant de mon amant du jeu mon amant dans la vraie vie, et même mon compagnon, puisque le troisième est l’amant pour qui j’ai fait exploser ma vie familiale et avec qui j’ai vécu ensuite pendant près de quatre ans.

Donc ce n’est pas juste de l’émotion amoureuse virtuelle et polymorphe mais bien une émotion élective, intense, qui peut se dire d’abord virtuellement avant de passer l’écran et s’épanouir dans un échange réel.

Et si j’ai autant de mal aujourd’hui à me détacher du jeu c’est que justement il y a, par périodes, des moments teintés de cette émotion qui ont tissé et tissent encore, jour après jour, une relation qu’il m’est bien difficile de définir.

Dans Sciences Humaines n°306 de août-septembre 2018, le dossier sur « Qu’est-ce que l’amour » apporte un regard intéressant. Le philosophe Francis Wolff définit une nouvelle carte du tendre qui mêle amitié / passion / désir. Oscillant entre Tristan et Yseult (Désir), Paul et Virginie (Amitié) ou Roméo et Juliette (Passion), le philosophe propose le modèle de Belle du Seigneur d’Albert Cohen comme modèle d’équilibre à atteindre.  Pour Francis Wolff c’est l’équilibre de ces trois tendances qui peut entraîner la durabilité d’une relation. Cette relation amoureuse varie selon l’âge, le contexte, les étapes d’une vie, en bref selon l’évolution des deux partenaires pris individuellement et celle du couple, mais elle ne pourra être véritablement durable que si, à chaque période, les trois composantes en oeuvre soient réciproques.

En clair, un couple qui fonctionne mêlera idéalement les trois composantes selon un rythme qui s’accorde.

Relisant ce dossier à la lumière de mes questionnements du moment, je constate qu’en effet, si, avec mon dernier compagnon, nous avons longtemps vécu avec équilibre ces trois composantes, son évolution physique (FtM) et la modification de sa personnalité le poussaient sans cesse vers la composante désir, clé de sa transformation, ce qui a fini par déséquilibrer tout l’ensemble. Preuve que l’échec de cette relation était inscrit dans ma volonté de lui permettre d’être lui-même.

Est-ce que tout ça m’aide pour dépasser le sentiment qui m’étreint aujourd’hui…. je ne sais pas. J’ai toujours la même volonté, je ne pense pas pouvoir faire différemment. Or justement, voilà que « ça bouge » enfin positivement pour lui, avec une reconversion qui s’annonce, et avec elle un avenir qui s’éclaircit.  Ai-je ma place dans cette reconstruction, dans la vie réelle (puisqu’il est dit que sur le jeu, c’est prévu). Je n’en sais absolument rien. Je commence à en douter. Peut-être justement parce que j’aimerais tellement pouvoir y croire.

J’en conclus donc que je m’oblige à douter, par peur de souffrir. Mais si je doute,  je continue quand même d’espérer et la douleur ne fait qu’empirer. Cercle vicieux.
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Dim 30 Sep 2018 - 0:14

Une fois n’est pas coutume, ayant eu un échange privé avec Dr Maison qui a cru m’avoir blessée par sa réponse en lisant la mienne, je me permets ici d’écrire mon « mot du jour » sous forme d’une petite lettre que je lui adresse, tout en la rendant publique.

Puisque mon but premier est de me dévoiler, et de tenter de me comprendre dans ce rite langagier réflexif (qui peut passer pour exhibitionniste, j’en conviens, mais l’écrivain ne l’est-il pas toujours, à sa façon), je ne pouvais me contenter d’un échange épistolaire privé, même si c’était son souhait. J’espère qu’elle ne ne m’en voudra pas, maintenant que les incompréhensions ont été levées.



Chère amie,

Comme je vous le disais dans ma précédente missive, votre mot m’a mise en joie.

C’est important que je vous le redise clairement puisque je sais que vous vous êtes inquiétée. Vous répondre sur un ton similaire au vôtre n’était pas, de ma part, une sorte de moquerie, mais bien au contraire le plaisir, réel, de rentrer dans votre jeu, de m’y fondre, et d’entrer en résonance avec vous.

Résonance… voilà un mot qui, je crois, va hanter mes prochains textes, ici et là.

En effet une interview d’Hartmut Rosa dans Philosophie Magasine, pour son dernier ouvrage « Résonance. Une sociologie de la relation au monde »  m’avait interpellée, et je me suis procuré cet ouvrage ce samedi matin.  L’introduction, lue tantôt,  m’a mise sur une voie, que je pense être fertile, et dont je veux vous faire part.

L’auteur est passé d’une critique de l’accélération, non solutionnée, à une proposition simple mais construite et étayée : il s’agit, dit-il, d’opter pour une « bonne vie », non pas nécessairement lente ou en décélération, mais dans un rapport au monde et aux autres différent.  Il s’agit ici de choisir une vie qui se passe de l’accumulation de ressources, matérielles, spirituelles, sociales ou culturelles, afin de privilégier la résonance au monde, ici et maintenant.

Or, comme depuis un certain temps je cherche à mettre en mots sensés ma perception du monde et de cette « vibration », vous imaginez combien cet ouvrage m’interpelle !

En vous écrivant l’autre jour, j’avais donc tenté d’entrer en résonance avec vous, ni plus, ni moins.  Mais je ne pouvais imaginer que vous y percevriez de l’aigreur ou de la colère, n’ayant moi-même pas une once de méchanceté (c’est une formule, une expression, mais sachez que me concernant, elle dit vrai). Preuve en est qu’en matière de communication nous ne sommes jamais à l’abri de dissonances.

Heureusement, vous avez su réagir à temps, ne pas laisser ce doute s’installer et nous voici de nouveau en accord, ce qui me met dans un état que j’affectionne particulièrement, la joie, simple, d’entrer en résonance avec un Autre.

Au plaisir donc !

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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Ven 5 Oct 2018 - 21:27

Je n’arrive pas à suivre le rythme d’un mot par jour, pas le temps, ni l’envie d’ailleurs car si l’envie était là, je trouverais le temps. Mais peut-être ne me faut-il écrire qu’un mot par semaine pour qu’opère l’évolution attendue.

Toujours est-il que  je recommence à lire ici et là, voire même participer à quelques échanges, preuve est bien qu’il y a un transfert d’attention, de pression, dont je perçois déjà les bénéfices dans ma vie de tous les jours.

Le principal bénéfice en amène d’autres : je suis de nouveau moi-même au travail, c’est à dire positive, volontaire, attentive, enjouée, ce qui amène à moi sourires, plaisir et joie de vivre, tout un ensemble de signes positifs qui me reviennent en boomerang  en me laissant percevoir le bon plutôt que le mauvais dans chaque situation vécue. Je rentre chez moi pleine de ces vibrations et je prends plus à la légère ce qui se passe en dehors du travail.

Un cercle vertueux se remet donc en place, petit à petit, et il est évident que cela ne peut qu’entraîner du meilleur en tout, d’autant plus que celui que je retrouve chaque jour sur le jeu évolue aussi, dans sa vie dont j’ai des bribes, et avec moi, en étant plus ouvert, plus confiant. De fait je crois n’avoir jamais autant ri de moi, de quelqu’un, de tout et de rien, depuis quelques semaines en sa compagnie.

Par voie de conséquence, je lis autrement ce que je pioche ici et là sur le forum, tout comme je reçois différemment les messages qui me sont adressés.

Tout d’abord pour ce qui est de la rage du troll qui s’est épanché sur un autre fil, essayant de m’inciter à réagir, à coups d’insultes grossières dont il n’est pas avare, cela m’a vaguement amusée, mais j’ai été surtout étonnée par mon absence de réaction négative. Ayant dû subir un premier mari manipulateur aguerri (sans aller parler de PN) j’ai appris à les repérer, puis m’en protéger. Malgré tout, ce genre d’attaque me faisait encore réagir récemment, soit en répondant, rarement, soit le plus souvent en ne disant rien mais en prenant sur moi. Là, rien, si ce n’est l’idée, encore assez floue, que je pourrais participer comme modératrice sur le forum. Je me faisais donc la remarque que l’expérience, et donc l’âge, avait finalement du bon.

Cette toute petite réflexion en a amené d’autres, toujours autour de l’âge, car c’est un fait qui me préoccupe bien plus que je ne le souhaiterais. Je ne fais pas mon âge. Très peu le connaissent, j’ai appris à le cacher lorsque j’étais « jeune maman » de ma cinquième : on me prenait pour une folle. Comment, avec la mine et l’allure d’une gamine, pouvais-je avoir mis au monde 5 enfants qui ne soient pas au mieux des quadruplés conclus par FIV et une petite dernière arrivée par miracle. Mythomane, folle dingo, dérangée ou pire, était ce que je lisais dans le regard méprisant qu’on me renvoyait. Cela m’a tout d’abord désarçonnée, blessée puis finalement satisfaite, et j’en ai pris l’habitude. J’ai donc vieilli physiquement en me sentant de dix, quinze ou parfois même vingt ans ma cadette, quand je suis particulièrement en forme.

Mais le temps passe, je vieillis donc bien quand même, et si ma mine, mon allure, mon goût de vivre n’ont pas changé mais bien au contraire repris de plus belle en reprenant ma vie en mains (monde virtuel, jeu de rôle, jeunes amants, divorce, et tutti quanti), ma peau commence tout de même à marquer le temps, mes cheveux s’argenter, mon corps se fatiguer plus vite, et surtout le regard des autres me peser. Dire mon âge est devenu un risque que je crains de prendre : je n’ai pas du tout envie que l’on me (re)mette dans une case (en l’occurrence celle de ma tranche d’âge).

Comme si l’âge, et surtout ce que cela représente dans la société, entrait en conflit avec mon anti-conformisme.  Pourtant je vis désormais plutôt bien ma différence, mon comportement atypique, mon côté « toomuch » et c’est bien évidemment grâce à mon expérience de vie. Alors, pourquoi ne pas l’assumer ?

C’est un regret actuel, bien présent, que je ne peux imputer qu’à moi-même et ça me questionne d’autant plus que cela a un impact sur mon désir amoureux.

Par exemple, quel âge a celui avec qui je joue et avec qui j’entretiens une relation ambiguë (au sens où j’ai parfois l’espoir qu’elle traverse l’écran). Cinq, dix ou même quinze ans de moins que moi, je n’en sais rien. Est-ce important, dans l’absolu, non, bien évidemment, d’autant que je sors d’une relation encore plus atypique, et qu’il en sait sur moi bien plus que moi j’en sais de lui. Mais cela me perturbe. De même que peuvent me perturber les rencontres d’hommes que je sais être bien plus jeunes que moi et avec qui pourtant le contact est plus qu’agréable, complice, gai et enrichissant. La différence d’âge me freine, qu’elle soit connue ou pas, évidente ou pas. Non pas pour moi, mais pour l’autre, que j’imagine un jour regretter de s’être investi dans une relation sur du long terme avec moi.

Est-ce que je craignais ce genre de choses avant de me séparer de M., en février 17. Non. Mais je n’envisageais pas non plus de divorcer quand je l’ai rencontré.e en 2011 et je pensais peu (un peu quand même) à notre différence d’âge. Cela veut donc dire que d’avoir vécu cette relation, passionnelle jusqu’au bout, m’a tout à la fois libérée (d’une vie conventionnelle où je m’étiolais) mais aussi emprisonnée,  dans la peur de devoir laisser partir celui à qui je me suis donnée entièrement (car je ne saurai pas faire autrement) sur un chemin autre, agrémenté de projets auxquels je ne pourrai plus adhérer. Ce qui est advenu avec M.

Mais si je creuse encore un peu, combien y en-a-t-il de ces projets auxquels je ne pourrais pas adhérer ? Vivre une autre vie, je peux. Partir ailleurs, je peux. Décider de vivre dans un bateau/une roulotte/un tipi/une cabane dans les bois ? Je peux. Créer une entreprise, je peux. Monter un projet artistique, je peux. Changer totalement de vie quotidienne, je peux. Fonder une famille…. je ne peux pas. Car je ne suis plus en mesure d’enfanter, et de toute façon, je n’en aurais pas envie. La famille, les enfants, c’est bon, j’ai donné, je veux penser à moi et à un autre comme moi, avant tout.

On en revient donc à une conclusion que je m’étais déjà faite l’an passé sur mon premier fil : quand il s’agit d’amour, si l’un des deux n’a pas épuisé ce désir de parentalité, soit en ayant des enfants, soit en ayant réellement tiré un trait sur le sujet et ce sans sans regrets, le projet ne sera pas viable.

Bon, et bien s’il ne s’agit que de ça, c’est beaucoup moins grave que je ne le pensais.
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Re: Oui, mais non. Ou alors peut-être ?

Message par Fleur de Lotus le Ven 12 Oct 2018 - 15:01

Les choses bougent, pas vraiment comme je l’imaginais, mais c’est tant mieux.

Revenir sur cette plateforme, pour écrire dans un premier temps sur une page que j’ai décidée mienne, m’a incitée à lire les autres sujets, puis réagir en lisant, puis participer, puis m’en amuser, puis le rechercher, puis m’y trouver bien.

Oui, finalement je me sens bien, avec « vous » tous.

Vous n’êtes pas les mêmes qu’il y a un an mais Vous me faites globalement du bien, même dans la contradiction. Je pose des mots, des images, des sons qui me racontent dans ma vérité du moment, et j’en avais besoin, puisque je garde désormais un oeil vaguement amusé, parfois agacé mais toujours curieux, sur ce qui se dit ici et là.

Je suis passée donc d’une attente mono-maniaque (le jeu et celui avec qui je joue de temps en temps) à une diversité de réactions, d’attentes, et de plaisirs. Je résonne à nouveau avec ce qui se passe ici, je réagis, je m’ouvre, et c’est bon pour moi. D’où quelques interventions sur des fils polémiques, interventions peu ordinaires me concernant, car même si je n’en donne pas l’air, écrire sur un fil qui n’est pas le mien et ainsi partager avec des personnes que je ne connais pas (avec tous les retours négatifs potentiels qui vont me blesser), est un risque réel que je ne prends pas facilement.

Par ailleurs je continue à lire, et donc réfléchir, sur la question de la résonance au monde et dans le même temps sur ce que je perçois comme une catastrophe (nationale ? occidentale ?) à savoir l’acculturation des générations nouvelles, que je pense être incitée, sinon désirée, ou pire organisée, par l’économie libérale et leur produit récent, les GAFA. J’essayerai de participer à certains fils, qui tournent autour de ce sujet, mais uniquement quand ma pensée sera plus construite, ce qui m’incite à m’extraire du flot pour mieux y revenir.

Il y a aussi cette histoire d’expérience mystique, clamée et même assenée à coups de références bibliques qui commence à me gêner. Comme si toute expérience qui ne serait pas estampillée « Jésus inside » n’aurait aucune valeur. J’en ai vécu trois, de ces moments qu’on ne comprend pas, qui vous tombent dessus, vous transportent, vous emportent et vous transforment. Pour autant je ne crois pas plus en Dieu qu’avant, même si cela m’a questionnée, effleurée, incitée à chercher de ce côté là. Par contre l’idée que je ne puisse en parler, le partager, uniquement parce que je n’ai pas de références convenues qui ont valeur de « Loi » me trouble de plus en plus. Mais là aussi, c’est la preuve que « ça » remue et que je me remets intimement en mouvement, avec l’envie de le sublimer dans la création, si je ne peux le dire avec ma raison.

Il y a donc à nouveau en moi, grâce à Vous, l’envie, le besoin, de me dire, et c’est indéniablement positif, quand bien même ces paroles peuvent être négatives, ce dont je Vous remercie.

Et pour clore ce billet sur une note « artistique », une petite création récente, que j’ai postée ici pour les amateurs.
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