Zèbres et possession

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Message par Al le Sam 15 Sep 2018 - 20:16

Bonjour.
Je voudrais avoir votre avis sur la «possession humaine». Êtres- vous très attachés aux gens donc souvent tristes ou déçus lors d'un événement difficile qui est arrivé entre vous mais au summum lorsque l'amitié brille ? Avez vous tendance à être triste quand la personne montre, implicitement ou explicitement qu'elle a une préférence ( bien que je pense que ce n'en est pas une ) pour un autre ami ?
Ou simplement, vous « partagez » sans difficulté la relation que vous avez avec la personne avec les autres ?

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Message par Invité le Sam 15 Sep 2018 - 23:24

"Possession humaine", je n'aime pas du tout ces deux mots côte à côte.
Je ne suis pas possessif, je vois ça comme une forme d'irrespect et d'égoïsme, une faiblesse narcissique. Quelque chose d'un peu infantile.

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Message par Lotophage le Sam 15 Sep 2018 - 23:29

Xav06 a écrit:"Possession humaine", je n'aime pas du tout ces deux mots côte à côte.
Moi non plus...
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Message par Al le Dim 16 Sep 2018 - 10:04

Xav06, d'accord. Je suis d'accord avec toi, et je n'aime pas non plus ces deux mots côte à côte. ( c'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis des guillemets ). Mais avez-vous souvent affaire à des gens « possessifs » ?

Al

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Message par Lotophage le Lun 17 Sep 2018 - 13:44

Al a écrit:Xav06, d'accord. Je suis d'accord avec toi, et je n'aime pas non plus ces deux mots côte à côte. ( c'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis des guillemets ). Mais avez-vous souvent affaire à des gens « possessifs » ?
Non, et si mon instinct me laisse à penser que cela puisse être le cas, je fuis ces personnes très vite !
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Message par Aphélie le Ven 10 Mai 2019 - 10:44

Bonjour,

Cela va être difficile d'apporter un point de vue (ou un témoignage du moins) en tant que personne possessive, au vu du rejet que cela suscite ^^' mais je vais m'y risquer, Al.

Il est évident que, à notre époque, les liens se font et se défont de plus en plus vite, les possibilités de rencontres sont plus nombreuses et les interactions qui en découlent aussi. Les réseaux sociaux mais également l'évolution des mentalités jouent sur ce tableau, et sans doute d'autres paramètres encore.
Pour ma part, j'ai joué le jeu de la multiplicité des interactions pendant un temps, et c'était assez agréable, bien que superficiel... en effet, tout mathématiquement, il est plus difficile d'approfondir une ou quelques relations amicales, lorsqu'on est énormément sollicité, et lorsqu'on se sent le devoir de répondre à chacun.
Aujourd'hui, les interactions superficielles ne me satisfont plus, j'aime échanger avec, et connaitre mes amis de manière plus exhaustive, et prendre soin des liens en ayant à cœur de me souvenir de leurs moments clé, d'être là et de m'investir dans les moments difficiles ou heureux... etc. Cela n'est pas faisable avec beaucoup de personnes, question de temps et aussi, d'affinité. (et en tant que zèbre, on sait que les affinités c'est quand même une denrée rare ...).

Ce contexte étant posé, j'en viens à la possessivité : il semblerait que cette façon de fonctionner (prendre soin, prendre du temps etc...) soit aujourd'hui old school. Je côtoie peu de gens dans cette optique, je suis souvent confrontée à un déséquilibre manifeste entre ce que j'investis comme temps et comme enthousiasme pour mes proches, et ce que je reçois, car ils sont contrairement à moi sur-entourés. "Ne rien attendre des autres" est un concept que j'essaie d'approcher et que j'effleure quelques fois mais, j'ai constaté que je trouvais trop injuste de m'investir relationnellement sans que cela soit reconnu (ou juste, vu) pour que cela puisse m'apaiser durablement. Il y a toujours un moment où cette injustice ressentie revient par vague avec dans son écume tous les souvenirs des manquements, des déceptions que j'ai eues, de la tristesse à me sentir seule, et de la colère à ne pas comprendre les absences des autres. Ces mêmes autres qui me parlent, eux, de leurs investissements prononcés dans leurs nouvelles relations sans penser que cela pourrait me blesser.

Outre le fait que factuellement il puisse exister des manquements objectifs, j'aimerais aussi aborder la notion de blessure "infantile". Ce n'est pas un gros mot, et pourtant il fait honte : (désolée je ne sais pas encore me servir de la citation...)

"Je ne suis pas possessif, je vois ça comme une forme d'irrespect et d'égoïsme, une faiblesse narcissique. Quelque chose d'un peu infantile."

Moi, je suis possessive, j'en souffre, j'en ai honte, je vois aussi ça comme infantile, je ne me sens pas égoïste mais plutôt paniquée d'être abandonnée, rejetée au profit de quelqu'un de plus intéressant.

La blessure de l'abandon (qui date, à en croire de nombreuses lectures, de l'enfance) amène à des peurs reliées à l'abandon, et dans son lot de ramifications, et la peur d'être remplacé, rejeté, esseulé. D'où la difficulté à accepter qu'un proche puisse changer d'attitude, apporter son attention à quelqu'un d'autre etc. Il faut préciser qu'en tant qu'abandonnique, on croit aussi que les autres ont besoin d'autant d'attention que nous, donc on fait tout pour être loyal, fidèle au poste, présent... et on ne comprend pas pourquoi cela n'est pas réciproque.

Le sujet est long et complexe, et je ne voudrais pas poster un pavé illisible, mais simplement, si je devais conclure celui-ci, je dirai 2 choses :
Al, pour te répondre, je partage avec éééééénormément de difficulté et me sens rapidement trahie lorsque c'est le cas...
Aux personnes méprisant la possessivité, s'il-vous-plait, essayey de voir la souffrance qu'il y a derrière, possessivité n'est pas forcément synonyme de maniaque du contrôle dominateur et violent... cela peut aussi signifier panique, difficulté à gérer ses craintes et à exprimer son besoin d'être rassuré, et blessure infantile non guérie. Après, comme tous les problèmes, ce n'est pas le problème en lui-même qui fait d'une personne quelqu'un de cotoyable ou non, c'est ce qu'elle en fait et comment elle l'exprime...

Neutral

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Message par Christlau le Ven 10 Mai 2019 - 11:05

Aphélie a écrit:Bonjour,

Moi, je suis possessive, j'en souffre, j'en ai honte, je vois aussi ça comme infantile, je ne me sens pas égoïste mais plutôt paniquée d'être abandonnée, rejetée au profit de quelqu'un de plus intéressant.

La blessure de l'abandon (qui date, à en croire de nombreuses lectures, de l'enfance) amène à des peurs reliées à l'abandon, et dans son lot de ramifications, et la peur d'être remplacé, rejeté, esseulé. D'où la difficulté à accepter qu'un proche puisse changer d'attitude, apporter son attention à quelqu'un d'autre etc. Il faut préciser qu'en tant qu'abandonnique, on croit aussi que les autres ont besoin d'autant d'attention que nous, donc on fait tout pour être loyal, fidèle au poste, présent... et on ne comprend pas pourquoi cela n'est pas réciproque.

Le sujet est long et complexe, et je ne voudrais pas poster un pavé illisible, mais simplement, si je devais conclure celui-ci, je dirai 2 choses :
Al, pour te répondre, je partage avec éééééénormément de difficulté et me sens rapidement trahie lorsque c'est le cas...
Aux personnes méprisant la possessivité, s'il-vous-plait, essayey de voir la souffrance qu'il y a derrière, possessivité n'est pas forcément synonyme de maniaque du contrôle dominateur et violent... cela peut aussi signifier panique, difficulté à gérer ses craintes et à exprimer son besoin d'être rassuré, et blessure infantile non guérie. Après, comme tous les problèmes, ce n'est pas le problème en lui-même qui fait d'une personne quelqu'un de cotoyable ou non, c'est ce qu'elle en fait et comment elle l'exprime...

Neutral

Je me reconnais parfaitement dans ces propos, je n'aurais pas pu mieux exprimer mes ressentis.
Je souffre également de cette "possessivité", j'en culpabilise mais elle me renvoie vers cette peur irraisonnée de l'abandon.
Un long chemin à parcourir ....
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Message par GyгєєгyG le Ven 10 Mai 2019 - 11:52

Merci d'avoir déterrer un sujet aussi intéréssant.

"Possession humaine", je n'aime pas du tout ces deux mots côte à côte.
Je ne suis pas possessif, je vois ça comme une forme d'irrespect et d'égoïsme, une faiblesse narcissique. Quelque chose d'un peu infantile.

La possessivité est peut-être cette volonté de faire de l'autre, une propriété, et cette dernière est bien souvent exclusive. J'ai l'impression que la plupart des personnes possessives, oublient tout bonnement que l'autre est doté de sa propre volonté, et qu'il peut, s'il le souhaite, avoir des préférences.
Aussi, j'admettrai volontiers que cette forme là est infantile, car elle trahit l'incapacité à gérer ses émotions dans une relation (sentiment de trahison, culpabilité, honte,...) et l'oubli flagrant d'une des composantes principales de l'être humain : l'autonomie de la volonté, autrement dit, sa liberté.
La possessivité est-elle condamnée pour autant dans les sacs des vices à "soigner" ? Je ne le pense pas, si tant est que l'on sache comme s'y prendre avec elle. La possessivité se gère de la même manière qu'un autre besoin qui n'est pas indispensable directement à la survie, comme l'alimentation ou le sommeil. Il est vrai que sur l'échelle des priorités, la possessivité est relativement basse, ce qui poussent beaucoup d'individus à renier cette partie d'eux-même, voire de souhaiter la faire disparaitre. Disant cela, je précise également que la possessivité n'a rien à voir avec la jalousie ou la loyauté (pour ceux qui reprendraient mes propos en y affublant leurs caractéristiques).
La possessivité n'a rien de honteux, ou de culpabilisant si l'on regarde un peu la manière dont elle fonctionne, et non la manière dont elle est vue. D'ailleurs, il ne faut pas oublier un versant encore moins accepté, le désir d'être posséder. Si certains ont besoin d'avoir un certain contrôle sur la vie d'un autre, de sentir que les sentiments et les aspirations de l'autre sont sien, l'autre pourrait tout aussi bien avoir besoin de se sentir considéré aimé et porté. Nous tombons certes, dans des relations atypiques (mais qu'est-ce que c'est vraiment, sur un tel forum), mais qui existent bel et bien, et de manière saine.

Sans dire que la possessivité est une bonne chose, je dirai qu'elle en est une comme une autre, et qu'elle peut être gérée de manière saine, mais pas avec n'importe qui. Le désir entretenu inutilement et l'amour rejeté mènent souvent vers l'illusoire névrose de la haine.

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Message par Christlau le Ven 10 Mai 2019 - 13:14

flower
J'aime beaucoup la conclusion
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Message par Invité le Ven 10 Mai 2019 - 15:20

Spoiler:
Pazuzu, sors de ce corps !

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Message par St'ban le Ven 10 Mai 2019 - 15:25

Caecae a écrit:
Spoiler:
Pazuzu, sors de ce corps !

Spoiler:
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Message par Madame Picodon le Ven 10 Mai 2019 - 15:37

Je ne suis pas matérialiste, ni des personnes, ni des objets.
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Message par St'ban le Ven 10 Mai 2019 - 15:41

Personne n'appartient a personne, pas même "nos" progénitures Papy
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Message par Aphélie le Sam 11 Mai 2019 - 9:40

GyгєєгyG a écrit:
Aussi, j'admettrai volontiers que cette forme là est infantile, car elle trahit l'incapacité à gérer ses émotions dans une relation (sentiment de trahison, culpabilité, honte,...) et l'oubli flagrant d'une des composantes principales de l'être humain : l'autonomie de la volonté, autrement dit, sa liberté.

Je rejoins cette pensée de gestion des émotions infantile, car qui d'autre qu'un enfant a peur de se faire abandonner ? Cela soulève un certain manque d'autonomie, et un besoin de reconnaissance irrationnel. Pour autant, je pense que l'on peut ressentir ET de la possessivité pour quelqu'un, ET se rappeler qu'il a ses besoins, ses préférences, sa liberté. Certains profils psychologiques rendent "objet" plutôt que "sujets" leurs pairs, mais nous ne parlons plus là de simple "possessivité" en tant que blessure non réglée, nous parlons de perversion. Ce n'ets pas parce que la possessivité est une des caractéristiques potentielles de profils manipulateurs, que toutes les personnes ressentant de la possessivité, à plus ou moins forte mesure, sont des manipulateurs... d'ailleurs, il existe des manipulateurs dépourvus de possessivité.
Je dirais que selon le niveau de lucidité et de conscience de ses failles, l'on peut ressentir la possessivité, ET considérer l'autre comme un sujet avec sa liberté et ses besoins.

GyгєєгyG a écrit: La possessivité est-elle condamnée pour autant dans les sacs des vices à "soigner" ? Je ne le pense pas, si tant est que l'on sache comme s'y prendre avec elle.
Sans dire que la possessivité est une bonne chose, je dirai qu'elle en est une comme une autre, et qu'elle peut être gérée de manière saine, mais pas avec n'importe qui. Le désir entretenu inutilement et l'amour rejeté mènent souvent vers l'illusoire névrose de la haine.

Tout à fait d'accord, cessons de voir la possessivité comme un "vice", apprenons plutôt à la reconnaître et à l'apprivoiser, pour qu'elle ne devienne pas ingérable. Cela dit, je rejoins l'idée que cela n'est pas possible avec n'importe qui...
Nous avons ici de belles illustrations des confusions qu'elle évoque au niveau de sa définition et du réductionnisme de ses caractéristiques dont elle souffre.
Il est plus facile, à notre époque, d'avoir le vent en poupe lorsque nous avons des aspirations qui tendent à l"ouverture" (je guillemette car je n'approuve pas la sémantique actuelle dont ce terme s'est coloré) et à la multiplicité des expériences. Mais qu'en est-il de ceux qui souhaitent privilégier la qualité à la quantité ? de chérir les liens qu'ils ont déjà établis au lieu de survoler et multiplier les relations ?

Aphélie

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