S'agitent les électrons...

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Re: S'agitent les électrons...

Message par Invité le Lun 20 Aoû 2018 - 15:05

ludion a écrit:L'imposture du transhumanisme :

https://www.belin-editeur.com/ca-va-pas-la-tete

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser-avec-rene-frydman/limposture-du-transhumanisme

quand je vois déjà la difficulté infernale de la société en 2018 d'accepter vieillissement et mort, y compris sur zc.. le jeunisme roi et les fuites en avant du transhumanisme cachent en réalité une peur panique de la mort et de vieillir

sans doute parce que le sacré a été remplacé par le matérialisme qui ne rassure en rien et que on vit de plus en plus seul et non en famille

il n'était pas rare il n'y a pas quelques générations de vivre avec parents et grands parents sous le même toit, comme en chine avec un respect plus ou moins variable et pesant ou non

du coup on avait aussi une proximité naturelle avec la maladie, la mort et la vieillesse

dans une société du mirroir smart phone on se gargarise de sa propre image en oubliant qu'elle vieillit

comme dirait un humoriste on ne se voit pas vieillir dans le mirroir parce qu'on s'y voit chaque jour

puis un jour bam, constat ou remarque, merde j'ai 40 ans, merde j'ai des cheveux blancs

ah bon et alors ? socrate en avait aussi non ?

on peut bien vieillir, continuer de faire des tas de choses, autrement en tenant compte de ses capacités physiques

comme dit l('adage à chaque âge ses plaisirs

je le pense vraiment, ce qui me branchait à 18 ans ne me branche plus nécessairement à 56 et ce qui me branche à 56 ne me brancherait surement pas à 18

on évolue, sans cesse

le jeunisme est une peur

un isme de plus , je hais les ismes

ceux qui bossent en centres de soins palliatifs savent combien chaque être humain est un univers en soi et peut apprendre, donner ..

chacun est unique et veillit puis meurt c'est la condition humaine

allonger indéfiniment cette vie avec quel mental ? quelle déprime existentielle ? quelles actions ?

si cela ets pour faire de belles choses, faire avancer la recherche, apporter ?? pourquoi pas

si c'est juste pour vivre et se frotter l'ego en se déclarant immortel, quelle perte de temps non ?





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Re: S'agitent les électrons...

Message par Invité le Lun 20 Aoû 2018 - 15:08

tiens cela me rappelle la phrase de l'humoriste

l'éternité c'est long !!...... surtout à la fin


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Re: S'agitent les électrons...

Message par Hortense le Lun 20 Aoû 2018 - 16:41

ZebMckay11 a écrit:exemple typique une double porte, partie de gauche fermée, la foule passera à droite, moi surdoué je teste systématiquement la gauche et souvent elle s'ouvre, je passe la file
Moi aussi. Je n'avais pas fait de lien de cause à effet, juste avec le fait que je ne me sente pas trop "mouton" sur certains plans.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Mer 22 Aoû 2018 - 12:07

@ZebMckay11

Les crapauds fous sont une idée, que je crois aller justement contre le "moutonisme" ambiant. Il n'y a pas de contraintes à adhérer à ce mouvement pas de frais pour y rentrer et un apport gratuit de temps et d'énergie pour y insérer quelque chose de créatif de disruptif, de parallèle, proposition alternative à une société aigrie, sclérosée, onaniste, imbue d'elle-même (et j'oublie certainement moult qualificatifs aussi acerbes les uns que les autres).

Quand je regarde l'article sur les spaghettis je m'aperçois que la tentative de cassure sans torsion génère des ondes de chocs à la première brisure, ondes de chocs qui elles-mêmes provoquent d'autres bris. La torsion aboutissant à la cassure apporte quelque chose d'autre : une dispersion de l'onde de choc évoquée par la rotation inverse (rétablissement de la position initiale dans l'axe longitudinal), ce qui a pour effet d'amoindrir l'onde de choc de la brisure. Et ces forces ont un lien étroit avec la texture de la pâte elle-même. Cela est donc sans doute à adapter en fonction de la plasticité des différents matériaux. Alors oui, c'est bien une avancée, mais qui ne frappe pas beaucoup les esprits, vu le peu de publicité qui lui est faite ...


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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Mer 22 Aoû 2018 - 12:28

@ZebMckay11 (2)

Yuval Noah Hariri à commis un livre appelé 'Homo Deus". Effectivement, une forme de sacré s'en est allée (Étant agnostique ('a gnosis --> sans croyance (aucune)), Je ne peux - si je n'ai pas mal interprété ce que tu signifies par "sacré" - me référer à quelconque religiosité). Ce vers quoi j'oriente ma pensée en évoquant ce "sacré" est similaire à ce qu'évoque Spinoza dans "l'Ethique". Et cela n'est pratiquement plus que poussière...

La rupture , je la situe comme toi sans doute, dans cet écartèlement entre l'histoire de l'être et l'histoire du groupe, entre la chute vers la "nouveauté" et le vécu historique, entre la tradition et ce que le mot "nouveauté" sous-tend. Et encore en bien d'autres choses dont je n'ai pas envie de faire un inventaire à la Prévert...

Marx disait sans doute bien à propos" ; " Ceux qui ne connaissent pas l'histoire sont condamnés à la revivre". Et cela vient sans doute, de nos jours à la rupture permanente qu'il y a entre les secondes (au sens mesure du temps), où la césure est en permanence soulignée, ou une solution de continuité est devenue la norme entre chacune d'entre elles. La chaîne vertueuse donnant au temps, porteur de l'histoire, sa consistance et son éclat s'est ainsi brisée en millions de fragments, dissolvant le lien entre les êtres les lieux, les pratiques ancrées dans un écosystème... je pourrais continuer à l'envie...

Ainsi s'installe la régression, comme le souligne bien justement Paolo Virno dans son ouvrage éponyme "La régression à l'infini et comment l'arrêter".

Alors d'aucuns s'inventent un "Deus ex machina", prolégomènes d'une déchéance programmée, amplifiée par l'hubris de se croire autogénérant, tous cela pour fuir ce qu'ils perçoivent comme une déchéance dont ils refusent mordicus l'ultime potentialité...


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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Mer 22 Aoû 2018 - 12:29

Hortense a écrit:
ZebMckay11 a écrit:exemple typique une double porte, partie de gauche fermée, la foule passera à droite, moi surdoué je teste systématiquement la gauche et souvent elle s'ouvre, je passe la file
Moi aussi. Je n'avais pas fait de lien de cause à effet, juste avec le fait que je ne me sente pas trop "mouton" sur certains plans.

Je l'avais perçu, mais, tellement ancré en moi que, comme toi je ne l'avais jamais posé sur des mots.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Mer 22 Aoû 2018 - 12:37

Enquête alarmante sur les perturbateurs endocriniens

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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Jeu 23 Aoû 2018 - 13:05

Il y a un temps pour se plaindre un temps pour gémir... Puis vient un temps pour s'accepter, un temps pour admettre un temps pour se libérer et se construire, un temps pour aller vers l'appel qui monte en soi. Un temps pour s'indigner, non sur les comportements individuels (à partir du moment où ils ne sont pas agressifs ceci étant), mais bien plus sur leur impact global.

il est un temps pour regarder au delà de l'horizon de sa propre vie. Pour cesser de se comparer, de courir après la chimère d'un savoir à jamais changeant. Il est un temps pour regarder ce que croyance (quelle qu'elle soit), implique en stase en fermeture, en abandon de soi à un stimulus externe qui fige...

Il est un temps pour concevoir ce que néguentropie signifie, et la force que ceci demande. Il est un temps pour qualifier la force dissipée dans la comparaison, au lieu de l'utiliser en symbiose avec ceux qui, conscients de leur limites et de l'apport de l'altérité, mettent en commun leurs savoir-faires au service d'une communauté et de sa survie.

Il est un temps où la prise de conscience du changement imperceptible de la sémiotique permet de concevoir où se niche la manipulation des aspects de la réalité physique qui nous environne tous, au travers biais cognitifs qui nous sont, jours après jours, assénés...

Il est un temps où échanger revient, le plus calmement possible, le plus détaché possible, à uniquement afficher ce que l'on découvre sur son chemin afin que l'Autre l'ingère et y réfléchisse, sans jugement aucun. Il est un temps où la sérendipité doit être accueillie bras ouverts, où la réflexion doit s'autoriser à faire tous les parallèles imaginables, à parcourir tous les chemins.

Il est un temps où la découverte de l'intérieur de soi ouvre à bien plus d'espace que n'offre un horizon bouché par un immeuble, un poste de douane au toute la vie est scannée, un voyage ou chaque instant est épié, maîtrisé, et encadré. Il est un temps, et un lieu, en soi, qui n'offre en rien à l'autre la possibilité d'entreprendre saisie du contenant, un lieu où la solitude permet le silence et le retour à soi, dans l'inviolabilité ontologique de l'être...

Ce lieu, où une même vibration originelle sous-tend questionnement... Ce temps, maître d'ouvrage de la connaissance de soi... sont deux mises en abyme où chaque être pensant peur retrouver son essence -unique - ayant alors en conscience que sa spécificité n'est niable pas aucun, évacuant ainsi la supposée nécessité de s'affirmer au regard des diktats sociaux dont les biais cognitifs, les mèmes (de mémétique) nous sont assénés, imposés, chaque jour...



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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Sam 1 Sep 2018 - 20:26

Je viens de constater que ZebMckay s'est désinscrit.

Je lisait ses écrits avec intérêt, et commençait a interagir avec lui sur de nombreux sujets - étant moi-même préoccupé par la "fuite en avant" (en avant ? ... sic) de l'humanité.

Je n'ai pas l'envie de citer, encore et encore, les références historiques, sociologiques, psychologiques, scientifiques, lesquelles, reliées, imbriquées, fusionnées, compilées, agglomérées en un tout cohérent, offrent le paysage saisissant d'agonie en devenir...

Je mets même en doute l'idée qu'il faille encourager les gens à penser de manière autonome. Noam Chomski pense qu'il le doit et cela est un aveu - à demi mot - du désastre en cours : Comment un adulte sensé avoir acquis des fondements intellectuels, ne peut-il de lui-même augurer de sa liberté de penser, de peser, de jauger, et ainsi d'en tirer déduction ?

Sans doute, et là encore, les sentences issues du "bon sens" - telles que celle-ci : "Loin des yeux, loin du cœur" - ont-elles encore quelque valeur:

Comment expliquer sinon qu'une grande majorité d’humains ne se sentent en rien concernés par les oiseaux qui disparaissent en masse, par les océans qui s'acidifient, par la biodiversité qui chute, par les ressources qui diminuent par... par...

L’œil de l'humain n'est plus tourné vers ce qui constitue son unique moyen de survie : l'écosystème. Son regard est arrêté par le mur de la ville, dévié par l'écran du portable, occupé par sa feuille d'impôt ou le dernier potin d'un journal à scandale...

Ses mains ne portent plus les cals d'un manche de bêche ses reins ne se souviennent plus d'un poids d'un seau d'eau... Ses pieds ne savent plus le pointu d'un caillou dans la sente qui le menait au village le plus proche pour y acheter sa pitance...

Il attend, plus ou moins sagement, dans sa cage, que les machines bourdonnantes et trépidantes délivrent à foison les riens qui peuplent son quotidien, sans regarder un instant autre chose que la finalité de l'acquis dans l'instant...

L'intérêt ne s'éveille en lui que lorsqu'il peut s'ériger en faux sur le dire d'un de ses congénères, sur un point de détail d'un science obscure et encore en plein développement, sur la nécessité d'une dernière technologie où le brassage d'argent bat tous les records grâce au buzz qui l'environne... Sur la robe fendue d'une actrice sur les marches du festival de Cannes ou la plastique d'un acteur de télé-réalité.

Et pourtant tout ce qu'il idolâtre n'est possible que parce que cet écosystème dont il n'a que faire à mis des milliard d'années à assembler les éléments nécessaires à ce faire... Et qu'une fois ces éléments dispersés, épuisés ... il n'aura plus que le l'impuissance pour compagne...

Savez-vous ce que notre mode de vie - dont le laïus lancinant se résume à : innovation et passé sans importance - me fait penser ? A ceci : Un homme montant à l'échelle et sciant le barreau juste au dessous de celui sur lequel il prend appui.

Karl Marx disait : "Ceux qui ne connaissent pas l'Histoire sont condamnés à la revivre". J'ai bien peur que cela soit le cas, mais avec une variante jamais connue dans l'histoire de l'homme : le manque de ressources ...


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Re: S'agitent les électrons...

Message par Hortense le Sam 1 Sep 2018 - 20:56

Tu as parfaitement résumé la situation. Merci pour tes mots, si justes. Courbette
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Sam 1 Sep 2018 - 22:46

Merci de ta visite Hortense.

Ces mots ne sont que le reflet, ou plutôt un pâle résurgence de ce que je ressens. Je n'ai pas, n'ai plus, la faconde que Zeb possède encore. Je suis sidéré en fait - de cette sidération qui se manifeste dans l'immobilité totale d'une souris devant son prédateur. Elle se manifeste en moi non pas comme une crainte, bien plus comme une interrogation mâtinée d'hébétude, abîme d'incompréhension devant la distanciation qu'ont les êtres envers leur environnement.

Tiens, je te propose de jeter un œil là-dessus :

http://www.collapsologie.fr/?page_id=622

Je crois qu'il est temps que tout un chacun sorte de sa tour d'ivoire, de ses petites habitudes, de ses aigreurs... Pour remettre le pied à l'étrier afin de retourner à l'essentiel, à la convivialité d'une production locale, à l'auto-suffisance. Il est mieux de s'y préparer que de prendre le choc en pleine face en espérant qu'un autre (partie du problème au demeurant) mettra assez tôt le pied sur le frein...
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Godzilla le Sam 1 Sep 2018 - 23:01

Non mais les lieux communs ça va deux minutes ^^^(sauf votre respect, le prenez pas mal Wink )
Pourquoi une toute petite branche du buisson du vivant devrait se croire responsable de tout le reste ? En ce moment - et ce moment, en terme de durée par rapport aux temps géologiques, est insignifiant - une espèce, Sapiens, se pense centrale, "élue de Dieu / du destin" et fout - certes - bien le bordel. Des dégâts terribles en résultent : d'après certains scientifiques, les mammifères pourraient ne pas s'en relever, les oiseaux - les derniers dinosaures Se prosterne - font bien la gueule aussi... c'est horrible. Bon. OK. Et une fois que l'orage sera passé ? Que Sapiens ne sera plus, pour Gaia, que ce qu'il est vraiment : une péripétie. Et bien, la vie continuera. Les arthropodes vont connaitre une radiation évolutive digne du Carbonifère. Les céphalopodes sont bien placés pour la place de "grosses têtes" des futurs écosystèmes. Et d'autres classes apparaitront et évolueront. L'humain c'est cool, mais c'est pas l'alpha et l’oméga de quoi que ce soit...
Et de toute manière cette planète n'est ni unique, ni éternelle...
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Hortense le Sam 1 Sep 2018 - 23:12

@ Ludion: Oui, j'essaie de convaincre les gens autour de moi, pas évident.

@ Godzilla: au moins, mes voisins disparaitront, ça me rassure.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Sam 1 Sep 2018 - 23:20

Salut Godzilla Wink

Effectivement, il y a eu des extinctions nombreuses et la planète elle-même va disparaître un jour ou l'autre comme le soleil, etc...

Pour autant l'humain est là, doté (à priori) de la conscience de soi et de ce qui l'entoure (Je ne suis pas de ceux qui se pense être l'aboutissement de quoi que ce soit au passage et suis agnostique qui plus est).

Ceci étant, puisqu'il semble que nous ayons quelque facultés, j'ai du mal à comprendre pourquoi nous ne les utilisons pas à saisir au mieux ce qui nous environne plutôt que de le gaspiller à des futilités. Dans mon esprit,  le vivant (pas que sapiens sapiens donc) est un "accélérateur" d'évolution, de transformation réorganisant la matière inerte, la recombinant, la complexifiant en quelque sorte et cela en des durées plus courtes que les ères géologiques.

Partant de ce principe je trouve idiot que nous gâchions nos "chances" d'en apprendre plus sur l'Univers et sur ce qui le compose juste par esprit de lucre, par désir enfantin de possession de jouets d'adulte, etc...

Si l'évolution, ou la planète même, "décide" qu'il est temps de se débarrasser de nous, soit. Je n'y vois aucun problème. Là où j'en perçois un c'est dans le gâchis qu'une part de l'humanité effectue, gâchis qui précipite cette éjection sans même prendre le temps qui nous est donné d'essayer de comprendre ce qui fût et pourquoi cela fût.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Pabanalitor le Sam 1 Sep 2018 - 23:37

Bonjour

je viens juste de lire ta présentation,

Beaucoup de monde affiche Debord de façon spectaculaire par ici, oui beaucoup je trouve. Je dis pas ça pour toi, souvent c'est une recherche de caution pour en dire n'importe quoi, ou pour impressionner j'ai l'impression. Juste une remarque, en passant. C'était prévisible quoiqu'il en soit.

j'apprécie de te lire en tout cas.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Dim 2 Sep 2018 - 0:08

Bonsoir Pabanalitor,

Je ne sais pas pour Debord. Je n'ai pas lu beaucoup du forum et ne sais donc pas quelle sauce il est accommodé ici...

Me concernant je suis venu à Debord par mes propres observations. Cherchant alors à trouver des pistes de réflexions complémentaires j'ai découvert cet auteur mais bien d'autres tels Umberto Eco ("Chroniques d'une société liquide"), Neil Postman ("Se distraire à en mourir"), etc...

Et par dérision et contre-pied Samuel Beckett (En attendant Godot), tel le pecus vulgum attendant son prophète... Wink
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Pabanalitor le Dim 2 Sep 2018 - 0:11

Ha j'en ai vu s'en réclamer de tous les bords, sans en dire grand chose d'ailleurs, sans rien en dire du tout plutôt, c'est pour ça que je parlais d'affichage spectaculaire. ^^

L'ayant lu assez jeune il m'a plutôt fallu faire l'effort d'en sortir pour découvrir d'autres choses, personnellement, mais c'est un passage que je ne renie pas.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Godzilla le Dim 2 Sep 2018 - 1:00

@Ludion ; tout d'abord, merci de ne pas avoir mal pris mon post un peu brusque Very Happy
Je reviendrais sur ces thèmes dès que possible (là je suis pas au top de ma forme dirons nous ^^), j'ai lu tes posts précédents, et en dépit de quelques différences de conception (pas rédhibitoires Very Happy ) je suis content de l'arrivée d'une personne "écologiquement concernée" sur ZC Very Happy
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Dim 2 Sep 2018 - 12:34

@Pabanalitor

Je suis intéressé par ta démarche "de sortie" et par les découvertes qui en découlent.

Pour ma part, joint aux précédentes lectures, j'ai entrepris de creuser plus avant afin d'essayer de cerner quels pouvaient être les prémisses de ce mouvement, et les raisons, ou réactions "primales" en actions chez quiconque qui se "soumettait" (en quelque sorte) à ce mécanisme que je qualifierai de pulsionnel.

Ainsi ai-je lu, par exemple, Paolo Virno ("La régression à l'infini et comment l'interrompre"), Hannah Arendt ("La crise de la culture"). Ils tendent tous, sommairement, à souligner la nécessité de penser l'instant en globalité, réexamen pratiquement permanent de la totalité des facteurs en présence et non pas uniquement de l'apparition d'un pic au milieu du paysage mental habituel. En résumé, prêter attention aux signaux faibles...

Pour expliciter ma pensée, les neurosciences mettent en avant le phénomène suivant, tout au moins au niveau de la perception sensorielle : N'est capturé sur l'instant que le changement de "valeur" : Une odeur est ressentie sur le moment, puis, si elle ne varie pas, est pratiquement oblitérée. Il faut entrer puis sortir de l'endroit pour la ressentir à nouveau avec acuité. Il en est de même pour un son (sans qu'il soit trop fort ceci dit), pour une ambiance lumineuse, etc...
En parallèle, il me semble évident qu'il en va de même pour les habitudes, devenues réflexes, et que les fondements de ces dernières ne sont mêmes plus pensés et écartent donc l'être de la vue holistique que ces derniers seraient à même de lui apporter.

D'autre part, la compréhension des mécanismes d’inondation informative et de dispersion par sur-sollicitation, contrainte ou sexualité ont bien été étudiés par les fondateurs de la psychiatrie, et ont servi de nombreuses façons à l'industrie publicitaire afin d'éveiller, chez le consommateur, le moteur du désir en lieu et place de celui de la réflexion. A ce sujet, Arte à réalisé un reportage édifiant :



J'arrête là pour l'instant, mais je suppose (et espère) que nous continuerons à échanger à ce propos Wink

Bon dimanche.

@Godzilla

De rien Wink

Aurais-je été plus jeune, et encore sous la révélation de ma différence, que j'aurais effectivement pu prendre tes écrits pour du rentre-dedans un peu cavalier. L'âge passant, les expériences s'accumulant, l'introspection faisant son chemin, arrive l'instant ou la réaction épidermique n'a plus cours. Ce n'est pas quelques lignes d'une personne qui passe à l'improviste qui peuvent, dans l'instantané, décrire ce qu'elle est, son vécu, ses tensions, intentions et cicatrices...

Il doit, bien sûr, y avoir des teintes différentes dans nos analyses respectives, une sensibilité et une expérience qui se chevauchent pour partie, un angle de vue dont l'historique est et restera ontologique. C'est sans doute là qu'une complémentarité peut se créer, que des exemples peuvent abonder un raisonnement. Je suis toujours preneur de cela.

Bon dimanche et au plaisir de te lire.


Dernière édition par ludion le Dim 2 Sep 2018 - 13:50, édité 2 fois (Raison : fautes)
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Pabanalitor le Dim 2 Sep 2018 - 13:04

Ho, pour ce qui est de "sortir"… dans mon fonctionnement  j'avais tendance à plonger , à m'investir de trop quand je trouvais quelque chose d'intéressant, sans ne plus vouloir voir autre chose, et ça pouvait prendre un peu de temps. C'était surtout quand j'étais jeune, je me mettais facilement dans des ornières. C'est d'autant ridicule avec un système de pensée qui prônait la fin des idéologies.^^ Mais comme j'aime bien confronter les idées je lisais aussi des thèses contradictoires, ça n'empêche pas. Ca n'a donc rien à voir avec le fait de vivre l'instant dans son immédiateté, sans médiation. Et là il me vient en réminiscence :"Le spectacle n'est pas une suite d'images mais un rapport social médiatisé par des images."

Pourquoi tout le monde me dit de lire Arendt ? ^^Il paraitrait que j'ai des questionnements proches des siens. Oui je sais, il faudra bien après les 50 autres livres qui sont sur ma liste. Mais comme je lis des articles qui parlent d'elle, et que ça revient souvent dans des discussions, j'ai l'impression de savoir ce qu'elle dit, ça repousse d'autant une lecture sérieuse.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Dim 2 Sep 2018 - 14:08

@Pabanalitor

J'ai aussi eu tendance à plonger et cela m'arrive encore bien souvent.
Je pratique assez aux expériences de pensées, me fondant une structure, une image mentale d'un concept et de ses interdépendances. Puis je cherche ensuite à l'aide de ces déductions, ce paysage conceptualisé à affirmer, infirmer, compléter ces "ressentis", cette exégèse profane des textes d'auteurs reconnus m'aidant à solidifier les vapeurs de mes pensées...

Ce qui m'attire en premier dans un ouvrage que j'ouvre, ce sont les pages qui traitent de la bibliographie utilisée par l'auteur. Aussi "curieux" que cela puisse paraître (je rejoins là ce que tu dis : "j'ai l'impression de savoir ce qu'elle dit"), je pressens que l'idée de fond recoupe mes ressentis et cherche par avance ce qui pourrait encore ouvrir plus mon horizon en allant fouiller (presque par avance) ce sur quoi l'auteur lui-même s'est en partie appuyé...

Cette méthode, me concernant à propre chef, ouvre bien des portes que je n'aurais su voir. Elle conduit également à l'antithèse et à la contradiction ne serait-ce qu'en permettant à l'auteur de s'élever en faux, ce qui conduit à de passionnant débats tout au moins de moi à moi ^^

Je ne peux donc plus plonger aussi profondément que je le souhaiterais parfois, étant aspiré par l'étendue des ouvrages présentés ci et là, et suis obligé de faire un tri, de pratiquer à des coupes, de prioriser (à mon corps défendant mais en conservant ma raison autant que faire se peut).

Ceci est une confrontation permanente à sa propre finitude, l'aiguillon sans cesse renouvelé de l'appel au réveil, au besoin viscéral d'acuité que je ressens. Tout en sachant quelle vanité cela représente ...
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Mer 5 Sep 2018 - 10:46

Ce qu’on ne vous dit pas sur les réseaux sociaux…

Cet article à été publié le 26 mars 2018 sur le site theconversation.com, et il est sous licence Creative Commons



Cette chronique est dans la droite ligne et se nourrit des recherches et rencontres publiées sur mon site Les cahiers de l'imaginaire

Les réseaux sociaux cherchent sciemment à nous distraire. Un lieu commun me direz-vous, mais c’est l’ex-président de Facebook lui-même, Sean Parker, qui l’affirme. Selon lui, pour les concepteurs de Facebook, un J’aime ou un commentaire sur votre page injecterait dans votre cerveau une microdose de dopamine suffisante pour vous procurer du plaisir.

La dopamine est un neurotransmetteur. Ils sont plus d’une vingtaine dans notre cerveau à relayer une multitude de signaux entre nos neurones.

La dopamine est la pierre angulaire d’une boucle de rétroaction associée au plaisir. Nous apprenons sans cesse de nos actions. Lorsque nous accomplissons un geste pour réaliser une tâche donnée, notre cerveau enregistre nos réactions. Si le geste provoque du plaisir, nous anticiperons une réaction analogue lorsque nous accomplirons de nouveau le même geste.

La dopamine agit comme un catalyseur en nous incitant à satisfaire nos désirs. Elle joue un rôle crucial dans le processus de l’apprentissage et dans le développement de nos habitudes.

La dopamine n’explique pas, à elle seule, la totalité de notre dépendance aux réseaux sociaux. Un des éditorialistes du New York Times, David Brooks, suggère que c’est la technique du psychologue B.F. Skinner qui permet aux entreprises de technologie de vraiment tirer parti des micro-doses de dopamine.

Skinner a réalisé de nombreuses expériences sur des rats de laboratoire. Selon lui, la meilleure façon de renforcer le comportement acquis d’un rat consiste à gratifier ce comportement, non pas à intervalles réguliers, mais selon un calendrier aléatoire. Facebook l’a parfaitement compris. Nous ne savons jamais quand le j’aime ou le commentaire apparaîtra sur notre page, ce qui nous pousse à la consulter fréquemment.

Des encouragements répartis de façon aléatoire pour stimuler davantage

Certaines entreprises savent tirer parti de ce mécanisme et vont même jusqu’à développer une véritable technologie de la persuasion et la vendent à d’autres entreprises. C’est le cas de Dopamine Labs. Les clients de Dopamine Labs intègrent dans leurs applications des symboles d’encouragement (badges, confettis, etc.) à intervalles irréguliers et non pas au terme d’un parcours, ou à la suite de la réalisation d’une étape donnée, ce qui aurait été pourtant logique.

Un tel système entraîne une augmentation allant jusqu’à 30 % de la fréquentation, et génère pour les clients de Dopamine Labs, une croissance significative des ventes.

La dopamine joue un rôle clé non seulement dans l’apprentissage, mais aussi dans notre processus quotidien de prises de décision. Des chercheurs du Salt Institute aux États-Unis ont mesuré le niveau de dopamine dans le cerveau d’une souris lorsqu’elle devait choisir entre deux possibilités. Ils ont démontré l’existence d’une correspondance très étroite entre un niveau de dopamine plus élevé et le choix effectué par la souris. La correspondance est telle que les chercheurs ont été en mesure de prédire le choix de la souris avant même qu’elle exécute sa préférence.

On peut être dépendant – à la dopamine – sans être dans l’addiction

l faut toutefois ajouter un bémol. Benjamin Boutrel, psychiatre, insiste sur l’importance de faire la distinction entre la dépendance et l’addiction. La dépendance compulsive, qui constitue véritablement l’addiction, est d’abord une pathologie de l’envie. On peut être dépendant, sans être compulsif ou souffrir d’addiction.

Pour survivre, nous exécutons une série de comportements (se nourrir, se couvrir pour ne pas avoir froid, etc.). Ces comportements, acquis à la suite d’un apprentissage, déclenchent une série de réseaux neuronaux appelés « fonction de récompense cérébrale ». La dopamine joue un rôle clé dans l’exécution de cette fonction en attirant l’attention du cerveau sur tout ce qui peut apporter de la satisfaction et favoriser l’apprentissage. Toutefois, la dopamine n’est pas pour autant la molécule du plaisir, d’autres structures complexes du cerveau nous permettent de jeter un regard critique sur les choix que nous nous apprêtons à faire.

Ceux qui souffrent d’une addiction – les fumeurs, les toxicomanes – connaissent les effets d’un afflux massif de dopamine. Les drogues, qu’il s’agisse de nicotine, d’alcool ou d’amphétamines, ont pour effet de déverser un taux beaucoup plus élevé de dopamine que la normale dans le cerveau.

Un tel déversement contourne les barrières du cortex préfrontal, ne permettant pas à l’individu de contrôler ses pulsions. Les filtres naturels dont le cerveau dispose n’agissent plus.

Jouer avec le feu

Dans un tel contexte, Dopamine Labs joue en quelque sorte avec le feu. Elle se targue de ne sélectionner que les clients qui ont passé avec succès un test éthique. Wolfram Schultz, un chercheur danois, qui s’est vu décerner un prix en 2017 pour ses recherches sur les effets de la dopamine, est sceptique. Pour lui, l’économie comportementale qui vise à modifier les habitudes des individus pour qu’ils consomment plus, quelles que soient les méthodes utilisées, est pour le moins controversée.

Il existe une expression anglaise qui traduit bien l’imbroglio qui entoure le développement actuel des nouvelles technologies : There is no such thing as a « free lunch ». En d’autres mots : rien n’est jamais gratuit dans la vie. Il est faux de prétendre que les Google et les Facebook de ce monde vous offrent un service gratuit. Vous consentez librement à leur fournir une formidable quantité de données qu’ils s’empressent ensuite de commercialiser sous forme d’algorithmes.

Du bon usage de la dopamine

Il est bon de se rappeler que la boucle de gratification de la dopamine est d’abord et avant tout un dispositif neuronal naturel fort utile dans nos efforts d’apprentissage. Ce dispositif joue un rôle central dans le fait que nos actions se transforment progressivement en habitudes.

C’est à nous qu’il incombe de faire en sorte que nous ne tombions pas dans les pièges qui nous sont tendus par les technologies de persuasion et d’utiliser les nouvelles technologies pour ce qu’elles sont : de simples outils.

On peut aussi utiliser ces connaissances pour aider nos enfants, nos étudiants et nos équipes à mieux apprendre.

En faisant mes recherches pour cet article, je réalise qu’en fait, j’utilise, dans mes méthodes pédagogiques, les mêmes techniques qu’utilisent les réseaux sociaux. J’essaie toujours d’améliorer mes cours en expérimentant fréquemment. J’aime imaginer mes cours comme des conversations créatives. Il faut que les étudiants s’engagent et le restent jusqu’à la fin pour que l’expérience d’apprentissage soit optimale et que l’apprenant atteigne ses objectifs.

J’aime surprendre mes étudiants. Même s’il peut sembler plus logique de tout expliquer avant le début d’un cours, je garde souvent des éléments secrets, des surprises créatives, qui suscitent parfois un sentiment d’inconfort (l’obligation de s’adapter à une situation imprévue). Cela joue le rôle des pop-up qui apparaissent sur une page Internet.

C’est une tactique pour encourager les étudiants à participer activement et à rester concentrés pour suivre toutes les étapes du jeu. Certains apprécient et s’étonnent de leur créativité. Ils se révèlent davantage, développent des compétences et découvrent des forces qu’ils ne soupçonnaient pas avoir.

Le défi est de garder l’attention et la motivation de l’apprenant. Une fois engagé dans l’expérience, le participant a de fortes chances de continuer surtout si, à des moments irréguliers, on sait injecter des micro-doses de plaisir.
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Jeu 6 Sep 2018 - 11:42

Glyphosate et phytoplancton

Avant toute chose, les documents que je vais vous proposer ici sont en anglais. Il se trouve que la plupart des publications scientifiques sont rédigées en cette langue afin d'être publiées plus largement, et que le français, bien malheureusement, ne permet pas l'accès à la plupart d'entre elles, ce que je déplore fortement au passage...

Alors - pour illustrer mon propos précédent - et pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare - je vous propose de lire l'ouvrage suivant :

Linguistic Imperialism
Paru chez Oxford University Press, dans la collection Oxford Applied Linguistics en 1992
Écrit par Robert Phillipson
ISBN : 0-19-437146-8

Mais revenons en au sujet de ce post : L'impact nocif du glyphosate sur le phytoplancton.

Tout d'abord un regard sur ce que le phytoplanton apporte à l'écosystème :

http://www.ecology.com/2011/09/12/important-organism/
https://www.sciencedaily.com/releases/2015/12/151201094120.htm
https://www.voanews.com/a/plankton-major-oxygen-source-earth/2791960.html
https://eos.org/research-spotlights/worlds-biggest-oxygen-producers-living-in-swirling-ocean-waters

Puis ce qu'il en advient :

https://www.scientificamerican.com/article/phytoplankton-population/
https://www.climateemergencyinstitute.com/ocean_oxy_karen_vt.html
https://scialert.net/fulltext/?doi=jfas.2011.130.140

Et, pour finir, des études sur l'impact des produits phytosanitaires - à base de glyphosate - rejetés dans l'écosystème :

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0151633
https://www.trinfinity8.com/studies-link-monsantos-glyphosate-to-ocean-death/
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0045653517317162
https://www.researchgate.net/publication/241095852_Glyphosate_influence_on_phytoplankton_community_structure_in_Lake_Erie
https://www.pubfacts.com/detail/29960942/Impact-of-interaction-between-Limnoperna-fortunei-and-Roundup-Max-on-freshwater-phytoplankton-An-in-

Bel à-venir n'est-ce pas ?
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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Ven 7 Sep 2018 - 11:18

Rester assis à contempler. Sortir des bruits du monde sapiens sapiens. Écouter le chant sans cesse renouvelé du vivant s'étioler peu à peu. Regarder une goutte d'eau glisser lentement sur la vitre qui sépare l'homme de la nature qui l'a enfantée, éloignement qui se retrouve dans l'essence même de sa pensée. Retourner un instant à la poésie qui réveille le sens du beau là ou la science décompose en fragments la nature des choses, perdant par ces incisions dissecitves à la fois l'émerveillement et la notion même d'interaction systémique.

Regarder un citadin aisé tondre sa pelouse et aller déposer les résidus de la tonte dans une déchetterie, sans se poser la question de savoir si cette herbe n'extrayait pas de la terre des minéraux dont il la prive en allant jeter au loin ce reste de plantes. Sans se demander si la pression de sa tondeuse sur laquelle il est nonchalamment assis ne tassait pas la terre, la rendant alors imperméable à l'eau, empêchant par son compactage la vie souterraine de s'y manifester, cette vie qui l'aère et la rend productive.
L'écouter se plaindre alors que sa pelouse dépérit, que l'eau ne se stocke plus dans l'humus dont il ne supporte pas la vue, de l'envahissement de cette dernière par des "mauvaises" herbes (celles qui manifestent encore une résistance exceptionnelle à la dégradation du milieu), et les traiter à grandes doses de défoliant, en plus que d'y répandre quantité d'engrais azoté au lieu d'y laisser se décomposer les mêmes résidus de tonte qu'il a considéré comme des déchets.

Rester assis à contempler. A regarder la vaine agitation du monde. A déchiffrer les désirs dont le seul but semble être la réalisation du prochain désir à portée.

Rester assis à contempler. A regarder son prochain se perdre dans le paraître, dans l'affirmation de sa différence à la masse, comme si tous ce qui était en dehors de lui était presque ennemi de sa progression, de ce qui le constitue, de ce qu'il aimerait devenir, de ce qu'il est devenu, de ce qu'il pense, de ce qu'il croit vrai, de ses stases, de ses peurs, de ses errances...
Le voir se complaire à affirmer son savoir relatif, afficher ce qu'il croit avoir compris comme étant la certitude de son existence. Se confronter à l'altérité mais n'en pas supporter l'intrinsèque contradiction d'apparence, car limité par ses sens, sa raison et sa finitude...

Rester assis à contempler. Regarder l'écartement doucement s'agrandir. L'éloignement doucereux qui se produit entre "l'être au monde" et le monde de l'être. Entre la matière "sachante" et le Monde en tant que substrat nécessaire à la vie. Entre le rêve de grandeur et les moyens de l'atteindre. Entre l'"essence" et le "voyage".

Reter assis à contempler. Entendre les plaintes et l'incompréhension. Écouter les douleurs et voir ces dernières prises comme un refuge, une justification. Regarder chercher une réponse, la justification d'un état de fait, récriminer. Et oublier en même temps que filent les instants qui permettraient d'assurer la pérennité de la vie, épuisant ainsi la possibilité de comprendre ou d'agir en cohérence avec la crainte ontologique de sa propre dissolution.

Rester à contempler. Déceler le miroir déformant dans lequel se mirent les êtres. Y voir l'étang dans lequel s'apercevait Narcisse, cherchant dans ce reflet une raison de s'y aimer sans jamais s'interroger sur ce que l'eau, en son mouvement, dévoilait aussi de lui ainsi que de la vie.

Rester à contempler. Et s'y trouver aussi; par fraction; par réfraction. S'y confondre parfois, l'osmose et la percolation exerçant leur influence.

Rester assis à contempler. Faire un voyage, immobile et pourtant à jamais au loin. Laisser passer en soi images, sons, fulgurances, concepts, stimulus, comme étant l'eau qui coule dans le lit d'un torrent de montagne, polissant le grain de la pierre affalée en son cours.

Rester assis à contempler. Être là en perpétuelle gestation, chaque geste posé n'étant qu'une question supplémentaire en attente de sa réponse, chaque question posée s'enquérant de son potentiel impact, chaque question posée s'inscrivant dans l'idée que la survie du soi ne devrait pas s'opposer à la survie de l'altérité.

Rester assis à contempler. Se débarrasser du fatras des habitudes, de la sémiotique civilisationnelle, du besoin de paraitre, du  désir du savoir pour savoir (polissoir à la fois qu'instrument d'émergence au sein de la masse, finalité soumise à solution de continuité, descriptif de l'obsolescence de l'être comme le souligne bien à propos Gunther Anders).

Rester assis à contempler. Essayer de se savoir. Puis se lever et faire. En adéquation avec ce que le souffle acquis, mais toujours soumis à l'égide du temps, dicte à la raison, à l'éthique, à l'attention aux ressources, muettes, offertes, apportées par des milliards d'années d'évolution; à ces ressources qui font ce que nous sommes; lesquelles, si on les pèse à l'aune de leur importance, sont les seules à pouvoir nous apporter un devenir...
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Re: S'agitent les électrons...

Message par Antinéa le Ven 7 Sep 2018 - 11:59

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Re: S'agitent les électrons...

Message par ludion le Ven 7 Sep 2018 - 12:08

Merci de ta visite ici Antinéa Smile
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