Le célibat, une évidence ?

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Message par Boule2Gomme le Jeu 17 Mai 2018 - 10:20

Je me permets de rouvrir un topic parce que ma réponse sur un vieux post n'est pas très visible, et qu'au final les questions soulevées ne me correspondaient pas tant que ça. On parle souvent de célibat par choix, de célibat subi, mais jamais du célibat quand il est vécu comme une évidence. Ce qui est clairement mon cas, à tel point que je n'ai jamais eu envie d'expérimenter autre chose. J'ai 36 ans et j'ai toujours été célibataire, parce que j'ai toujours eu le sentiment que c'était ce mode de vie qui me convenait et pas autre chose. Évidemment, on pourrait me répondre que n'ayant aucun élément de comparaison je ne peux pas vraiment en être sûre, mais c'est quelque chose qui s'inscrit pour moi dans ma logique personnelle. Ce à quoi je répondrais que de toute façon je n'ai jamais éprouvé de manque affectif, de désir d'aimer ou d'être aimer, et que je déteste ce qui est câlins, bisous et autres gestes d'affection. Avouons que ça commence mal.

Envisager de sortir du célibat quand on a déjà eu du "mal" à supporter la présence parentale (je parle de la présence lambda, le "bonjour" du matin, les conversations banales de la journée, ou juste la présence de quelqu'un d'autre dans une pièce là où je rêvais d'être seule...), quand on vénère le silence au point de ne jamais allumer ni radio ni télé en cours de journée (la 3ème guerre mondiale pourrait se déclarer, je serais la dernière au courant !), quand on n'a jamais envisagé de sortir le soir après le travail, quand on refuse obstinément d'inviter qui que ce soit chez soi même pour cinq minute, quand certains jours on ne supporte même pas l'idée de devoir dire bonjour à quelqu'un... ça me semble d'une incohérence complète ! Et ne parlons pas du contact physique qui me rebute totalement (mon trait autistique le plus développé) !

J'ai tendance à dire que j'ai eu une enfance solitaire, que je suis devenue une adulte solitaire, et que je mourrais en solitaire. Et ça ne m'affole pas du tout. Autant je redoute le moment de la déchéance physique et de la dépendance qui ira avec (parce que je suis quelqu'un de très autonome malgré mes limites), autant je n'attends qu'une chose : l'âge de la retraite (si ça existe encore Rolling Eyes ) et le moment où je pourrais rester chez moi, toute seule, du matin au soir, sans avoir à me farcir un rapport social factice avec des gens qui au mieux m'indiffèrent, au pire me flanquent les nerfs en pelote et me donnent des envies de meurtre...

Mais évidemment c'est très mal vu d'apprécier son célibat, et de ne pas vouloir en sortir, parce que la norme, visiblement, c'est le couple. J'entends souvent des gens dire "ah, moi j'aime mon célibat"...et parler ensuite de leurs plans c*l et autres "sexfriends". Ah ah, la bonne blague ! Car pour moi ce n'est pas ça, être célibataire ! Donc quand on s'affiche comme célibataire, soit les gens s'imagent qu'on a une vie débridée et qu'on ne veut pas se poser, soit ils nous expédient direct au couvent... même les magazines, les médias...donnent une vision très binaire de la chose. Quand je lis des articles qui semblent heureux de proclamer qu'on peut être "célibataire et heureux", j'ai envie de rigoler : c'est donc à ce point un scoop ? idem quand ces articles insistent sur le fait que les célibataires "ont une vie sociale riche" : euh, pas tous, et pour autant on peut être seul, ne pas avoir de vie sociale, et ne pas en souffrir...

Pour en revenir à mon cas : j'ai essayé de m'intéresser à cette dimension amoureuse, vraiment. Je me suis mise un coup de pied aux fesses pour m'inscrire sur des sites de rencontre, la plupart "confidentiels", comprenez par là que le côté boucherie des sites généralistes n'est clairement pas mon délire. J'ai échangé avec plusieurs hommes. Pour l'un, ça a duré longtemps, quasi un an. C'était un échange à sens unique, lui s'imaginant visiblement beaucoup de choses parce que nous avions l'air d'avoir des points communs, moi vivant ça comme un genre d'exercice (je me forçais à socialiser, mais au final quand il me posait des questions sur mes attentes ou ma vision du couple, je faisais un peu la même chose que ce que je faisais pour mes dissertations en philo, je parlais pour ne rien dire, et pour cause, je n'avais rien à répondre)... Quand est venu le moment où il a voulu passer à la rencontre, j'ai réalisé que je n'avais jamais rien projeté de la sorte, que je vivais déjà ces échanges de mails ou ces tchats comme quelque chose d'imposé, et que j'allais lui faire faire 500 km pour rien du tout, donc j'ai décliné, et au bout de quelques jours les échanges ont cessé. Avec le recul j'ai conscience que ça a du être une grosse déception pour lui. Les autres essais ont été plus brefs (heureusement je dirais !) mais ont toujours cessé de mon fait. A chaque contact je me disais que, peut-être, j'éprouverais une sorte d'intérêt, un pique de curiosité, une envie de poursuivre l'échange, quelque chose qui me ferait basculer dans une certaine "normalité" (parce que j'ai conscience que c'est très bizarre, quand même, de n'avoir jamais éprouvé d'intérêt ou d'attrait, même bêtement amical, pour quelqu'un !) mais non ! J'ai fini par classer le dossier parce que, flûte, j'ai d'autres choses plus captivantes à faire, et idem pour les hommes à qui je dois donner de faux espoirs... et puis je suppose qu'aller contre sa nature, ce n'est jamais bon...

Le pire du pire, c'est que j'ai conscience d'avoir fait ces tentatives parce que la pression sociale est là, même si elle ne me vise pas directement... Ce qui est crétin vu que j'adore mon mode de vie et que je ne m'imagine pas vivre autrement.

Au final, je ne sais pas trop ce sont mes particularités qui m'ont conduite à voir le célibat comme une évidence. Quelque part je ne le pense pas, j'ai eu l'occasion d'échanger avec des Asperger diagnostiqués et beaucoup ont eu du mal à concevoir qu'on puisse renoncer à la vie de couple. Au contraire, beaucoup souffrent de ne pas savoir s'y adapter naturellement.

Je poste ce petit -long- message pour voir si d'autres comprennent qu'on puisse considérer le célibat comme une évidence plus que comme un choix de vie... je parle d'une évidence bien vécue, pas d'une fatalité qui forcément entraînerait des souffrances. Voilà !
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Message par Zorglub_33 le Ven 18 Mai 2018 - 17:54

Après 25 ans de vie de couple, je suis célibataire depuis quelques années, et ça me va pas mal. Le célibat est un état qui peut être tout à fait satisfaisant, si on est bien avec soi-même.

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Message par Petitlu le Sam 19 Mai 2018 - 3:34

Depuis que je me suis intéressé à la vie de Lagerfeld, qui lui aussi a toujours refusé la vie en couple bien qu'étant très attaché à J. De Bascher, et qui reconnaît à demi-mot être asperger, c'est un truc envisagé comme possible.

Le problème c'est que pas mal de personnes qui disent avoir besoin du célibat sont un peu dans le cas de la fable "le renard et les raisins": ex, souvent des femmes qui sont un peu âgées et ne séduisent plus, ou alors déçues par une précédente relation, qui ont peur de souffrir à nouveau...Mais quand tu grattes un peu tu sens qu'elles ont un besoin affectif énorme et que leur solitude est une souffrance. J'a plus observé des hommes style "vieux garçons" un peu psychorigides pour le célibat réellement choisi. Les personnes comme toi sont, j'imagine, statistiquement rares, tant que tu le vis bien, pas de souci ! Quant aux aspergers, il y a des profils très différents, et pas "un" profil type. Certains ont plein d'amis, d'autres pas. Donc je pencherais pour un lien avec le trouble, compte tenu de ce que tu dis sur ta répulsion pour le bruit et les contacts physiques.

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Message par Chuna le Sam 19 Mai 2018 - 7:01

Je trouve ton message fascinant, boule2gomme, car c’est l’exact opposé pour moi : je vis très mal la solitude et le célibat.

Mon vécu (perso plus observations) me pousse à croire les théories qui disent que l’homme a des besoins sociaux qui doivent être comblés, le couple étant la manière la plus simple de répondre à ces besoins.
Les besoins sexuels sont également importants mais ne nécessitent pas le couple.

A priori tu fais partie des quelques personnes hors normes, et ça ne semble pas te rendre malheureuse, ce que je trouve chouette (ayant croisé des aspies qui ont renoncé à la vie de couple et se sentent profondément et désespérément seuls...)
Tant mieux pour toi.

Chuna

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Message par JeannieC. le Sam 19 Mai 2018 - 10:48

boule2gomme, chuna56, vos témoignages sont riches et très intéressants !
J'y ai retrouvé beaucoup de pensées qui m'ont eu traversé l'esprit et me travaillent encore parfois. Clairement, on nous vend partout l'amour (de couple) comme seule voie de bonheur, d'accomplissement, ou du moins la plus suprême. 80% de la littérature, des des films, des opéras... déploient une histoire d'amour. La pub, les émissions, et même nos dessins animés -- dès tous petits, on apprend que la meilleure résolution de soi, c'est de trouver son prince, sa princesse. J'espère véritablement qu'on puisse voir d'autres bonheurs et accomplissements dans la culture au sens large (c'est déjà le cas, mais très minoritaire tout de même). Et en même temps, voir tout ça est obsédant, on finit par se demander si effectivement, il nous manque quelque chose si nous ne sommes pas en couple ou si nous ne nous sentons pas concernés par cela. Cela semble une telle évidence à la plupart des gens.

Après, je me rends compte aussi que bien des œuvres d'art montrent la difficulté de l'amour, son tragique, les douleurs qu'il véhicule autant que les grands bonheurs et le sublime. Il n'en reste pas moins que cette question de l'amour est le centre de ce qui se produit aux plus des trois qarts j'ai l'impression.

boule2gomme, c'est admirable de lire que tu assumes parfaitement ce célibat et n'en souffres pas, on a tellement l'image du célibataire qui l'est par défaut, ou par aigreur / déception.
Pour ma part, j'ai du mal à me situer. Je n'ai jamais eu de petit ami ou petite amie (pour moi c'est les deux mon capitaine, pourquoi se priver de 50 % de l'humanité ? Razz ). Bon blague à part, j'en ai longuement souffert. Quand on nous sur-vend le couple, et ce de plus en plus tôt, on finit par s'interroger sur sa non désirablilité, son anormalité...
Maintenant, je prends plus de distance, je me réalise dans mon boulot, mon roman, les peintures, et crois bien davantage en des amis fidèles qu'en une relation amoureuse. Globalement, je suis satisfaite de plein d'autres choses quoique si demain une âme sœur se présentait, je ne cracherai pas dessus. Mais je ne la recherche pas. Bon, avec mes humeurs yoyo, il y a des jours où je repense à ces questions et m'interroge encore sur ce vilain "pourquoi pas moi ?" -- la perversité du modèle qu'on nous vend et dont j'ai bien conscience pourtant.
Ceci dit, globalement je suis heureuse de me dire comblée par tout ce qui occupe ma vie.

Mais je comprends mille fois la douleur que cela constitue un lourd questionnement et une souffrance pour bien des gens. Car modèle social ou pas, indépendamment de ça, être aimé et désiré est bien sûr une véritable aspiration qu'on a.
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Message par Chuna le Sam 19 Mai 2018 - 11:19

Jeannie : je ne crois pas à la perversité d'un modèle qu'on nous vend. Je crois à un mode de fonctionnement chez l'humain, comme chez le chat qui lui au contraire est un animal solitaire et territorial, ou le cheval au contraire qui est un animal grégaire et vit en groupe (hardes avec un ou 2 étalons et des juments + petits et jeunes).
Je veux dire qu'il y a une réalité biologie dans le besoin social de l'humain.
Le mensonge est plutôt sur la forme (couplé fidèle, et qui dure, les 2 enfants et le chien ^^)

Forcément si ya une norme, ya des hors normes. Donc des gens a qui le couple ne convient pas.

Ce qui est étonnant c'est l'absence de besoins sociaux
Le modèle actuel selon les scientifiques, c'est que l'humain à besoin d'un attachement secure, soit une (au moins) personne de référence vers qui on se tourne quand ça va pas. Voir théorie de l'attachement.
Souvent c'est le conjoint... mais pas forcément.
Se passer de ça, je pense que c'est exceptionnel.

Il est possible que boule2gomme soit... un chat ! ^^
Wink

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Message par JeannieC. le Sam 19 Mai 2018 - 11:25

On est d'accord. Quand je parlais de modèle qu'on nous vend, c'est le couple amoureux, qui dure, souvent hétéro etc... Clairement oui, on a besoin d'attachement, tous, et je comprends bien du coup les personnes que ça travaille -- moi même régulièrement. Après, je connais aussi des personnes qui trouvent cet attachement juste auprès de leurs amis les plus proches, une sœur, un frère etc, et sont très épanouis dans leur célibat.
Pour ce qui est de l'amour, durable avec une personne, tout ça, je me demande toujours si ce besoin est variable selon les personnes. Et quelle part de naturel et quelle part de culturel / construction normée entrent en ligne de compte --
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Message par Boule2Gomme le Sam 19 Mai 2018 - 15:12

Zorglub_33 a écrit:Après 25 ans de vie de couple, je suis célibataire depuis quelques années, et ça me va pas mal. Le célibat est un état qui peut être tout à fait satisfaisant, si on est bien avec soi-même.

Je pense que c'est effectivement la clef, être bien avec soi-même... j'ai autour de moi des exemples flagrants de gens, hommes ou femmes, qui semblent cesser d'exister dès qu'ils se retrouvent célibataires. Et j'avoue que je ne comprends pas du tout ça, mais je ne suis probablement pas "équipée" pour comprendre...

Petitlu a écrit:Depuis que je me suis intéressé à la vie de Lagerfeld, qui lui aussi a toujours refusé la vie en couple bien qu'étant très attaché à J. De Bascher, et qui reconnaît à demi-mot être asperger, c'est un truc envisagé comme possible.

Le problème c'est que pas mal de personnes qui disent avoir besoin du célibat sont un peu dans le cas de la fable "le renard et les raisins": ex, souvent des femmes qui sont un peu âgées et ne séduisent plus, ou alors déçues par une précédente relation, qui ont peur de souffrir à nouveau...Mais quand tu grattes un peu tu sens qu'elles ont un besoin affectif énorme et que leur solitude est une souffrance. J'a plus observé des hommes style "vieux garçons" un peu psychorigides pour le célibat réellement choisi. Les personnes comme toi sont, j'imagine, statistiquement rares, tant que tu le vis bien, pas de souci ! Quant aux aspergers, il y a des profils très différents, et pas "un" profil type. Certains ont plein d'amis, d'autres pas. Donc je pencherais pour un lien avec le trouble, compte tenu de ce que tu dis sur ta répulsion pour le bruit et les contacts physiques.

C'est intéressant que tu cites Lagerfeld car ce personnage m'intrigue énormément ! Il a une manière très directe de se confier, notamment sur son enfance et ses sentiments, sans chercher à passer pour quelqu'un de sympathique (c'est même plutôt l'effet inverse !) et pour avoir lu quelques-unes de ses confidences sur le sujet, je me suis souvent reconnue dans ses propos, même si j'ai toujours été moins directe (ou plus faux-jeton, allez savoir...) que lui...

Effectivement il y a une multitude d'Asperger, ce qui est normal vu que le spectre autistique se greffe forcément sur une personnalité existante et qu'on ne peut heureusement pas tous se ressembler ! Mais perso je pense que quelque part je suis "plus solitaire qu'Asperger"... La psy que j'ai vue dans le cadre du pré-diagnostic était assez sidérée par cet aspect-là de ma vie, elle a mis quelques séances avant d'accepter l'idée que je puisse effectivement être heureuse... idem pour le médecin généraliste qui me suit depuis l'adolescence, qui a dernièrement essayé de me conseiller de me construire un lien social (parce que je frôlais le burn-out au boulot) et qui devant ma réponse ("mais chez moi ça va très bien, c'est le travail qui me pose souci !") m'a répondu d'un air pincé que je n'ai toujours pas réussi à décrypter : "ah oui, c'est vrai, tu as une vie intérieure riche"... Riche ou pas, je n'en sais rien, je n'ai pas la prétention d'être une grosse intello, j'ai une culture pas si étendue que ça (dès qu'on sort de mes intérêts restreints, s'entend !), mais je sais que ma propre compagnie m'a toujours semblé plus passionnante que la compagnie d'autrui... Pourquoi, je ne peux même pas l'expliquer !

chuna56 a écrit:Je trouve ton message fascinant, boule2gomme, car c’est l’exact opposé pour moi : je vis très mal la solitude et le célibat.

Mon vécu (perso plus observations) me pousse à croire les théories qui disent que l’homme a des besoins sociaux qui doivent être comblés, le couple étant la manière la plus simple de répondre à ces besoins.
Les besoins sexuels sont également importants mais ne nécessitent pas le couple.

A priori tu fais partie des quelques personnes hors normes, et ça ne semble pas te rendre malheureuse, ce que je trouve chouette (ayant croisé des aspies qui ont renoncé à la vie de couple et se sentent profondément et désespérément seuls...)
Tant mieux pour toi.

Je dois dire que je cale dès qu'on me parle de besoins sociaux. Wink
Je ne sais absolument pas d'où ça me vient, mais je n'en ai jamais eus... Enfant, je n'étais heureuse qu'en juillet-août, dès que je pouvais passer deux grands mois en tête à tête avec moi-même, sans devoir parler à quiconque (parents inclus... ma mère pourrait en témoigner, j'étais le genre de gamine fantomatique qu'on ne voyait qu'à l'heure du déjeuner, le reste du temps je jouais seule dans le jardin, je lisais le dictionnaire, je dévorais des bouquins et j'écrivais des histoires...)... Les besoins sexuels...bah...c'est un autre truc mystérieux pour moi. J'ai peut-être parfois quelques "pulsions" que je renvoie au statut "animal" de l'être humain mais ça se domine très bien et ça ne dure jamais longtemps (ça a même presque complètement disparu avec les années)...

Mais effectivement j'ai pu échanger avec pas mal d'Aspies via des groupes FB notamment et beaucoup souffrent de ne pas pouvoir vivre en couple du fait de leurs particularités... j'ai d'ailleurs cessé de fréquenter ces groupes car au final je ne m'y sentais pas légitime, n'étant pas en souffrance.

JeannieC. a écrit:boule2gomme, chuna56, vos témoignages sont riches et très intéressants !
J'y ai retrouvé beaucoup de pensées qui m'ont eu traversé l'esprit et me travaillent encore parfois. Clairement, on nous vend partout l'amour (de couple) comme seule voie de bonheur, d'accomplissement, ou du moins la plus suprême. 80% de la littérature, des des films, des opéras... déploient une histoire d'amour. La pub, les émissions, et même nos dessins animés -- dès tous petits, on apprend que la meilleure résolution de soi, c'est de trouver son prince, sa princesse. J'espère véritablement qu'on puisse voir d'autres bonheurs et accomplissements dans la culture au sens large (c'est déjà le cas, mais très minoritaire tout de même). Et en même temps, voir tout ça est obsédant, on finit par se demander si effectivement, il nous manque quelque chose si nous ne sommes pas en couple ou si nous ne nous sentons pas concernés par cela. Cela semble une telle évidence à la plupart des gens.

Après, je me rends compte aussi que bien des œuvres d'art montrent la difficulté de l'amour, son tragique, les douleurs qu'il véhicule autant que les grands bonheurs et le sublime. Il n'en reste pas moins que cette question de l'amour est le centre de ce qui se produit aux plus des trois qarts j'ai l'impression.

boule2gomme, c'est admirable de lire que tu assumes parfaitement ce célibat et n'en souffres pas, on a tellement l'image du célibataire qui l'est par défaut, ou par aigreur / déception.
Pour ma part, j'ai du mal à me situer. Je n'ai jamais eu de petit ami ou petite amie (pour moi c'est les deux mon capitaine, pourquoi se priver de 50 % de l'humanité ? Razz ). Bon blague à part, j'en ai longuement souffert. Quand on nous sur-vend le couple, et ce de plus en plus tôt, on finit par s'interroger sur sa non désirablilité, son anormalité...
Maintenant, je prends plus de distance, je me réalise dans mon boulot, mon roman, les peintures, et crois bien davantage en des amis fidèles qu'en une relation amoureuse. Globalement, je suis satisfaite de plein d'autres choses quoique si demain une âme sœur se présentait, je ne cracherai pas dessus. Mais je ne la recherche pas. Bon, avec mes humeurs yoyo, il y a des jours où je repense à ces questions et m'interroge encore sur ce vilain "pourquoi pas moi ?" -- la perversité du modèle qu'on nous vend et dont j'ai bien conscience pourtant.
Ceci dit, globalement je suis heureuse de me dire comblée par tout ce qui occupe ma vie.

Mais je comprends mille fois la douleur que cela constitue un lourd questionnement et une souffrance pour bien des gens. Car modèle social ou pas, indépendamment de ça, être aimé et désiré est bien sûr une véritable aspiration qu'on a.

Je suis totalement d'accord, il me semble y avoir un genre de conditionnement sociétal qui incite n'importe quel quidam à la vie de couple. Ca commence tout petit et ça ne s'arrête jamais... Les dessins animés, les séries, les films, les romans, les magazines, les médias en général, tout tourne autour de ce modèle-là. Et si on parle de célibataire, c'est pour souvent en présenter une version grosse et dépressive (Bridget Jones Rolling Eyes ) désespérée de ne pas avoir trouvé son Prince Charmant... Du coup, au bout d'un moment, on finit quand même par se questionner sur sa propre normalité quand on vit hors de ce cadre-là et qu'on n'en souffre pas. Sérieusement, à un moment, devant l'incompréhension ambiante, j'ai essayé de me remettre en question et j'ai essayé de chercher des "preuves" d'un quelconque mal-être... D'où mes démarches sur des sites de rencontre : je n'avais AUCUNE motivation personnelle mais disons qu'en me sachant inscrite, je me sentais un peu moins hors-norme, puisque ça me rangeait dans la catégorie "célibataire mais qui cherche quelqu'un". C'était débile vu que je n'en avais aucune envie, mais...bah disons que parfois mes neurones prennent des vacances. rabbit

Après par rapport à ce que tu dis sur la non-désirabilité, je ne me suis jamais trop demandé si je plaisais ou pas. J'ai été draguée plus souvent qu'à mon tour à une époque où je n'étais pas plus fan que ça de mon physique (gros surpoids et difficulté à trouver mon style). Ca ne m'a jamais flattée, ça m'a toujours mise en rogne, je déteste être draguée. Depuis, j'ai perdu à peu près 25 kilos et du coup j'ai moins de mal avec mes vêtements (parce que très injustement on a plus de choix en 36/38 qu'en 44/46... c'est dégoûtant mais c'est ainsi...et...gag, je ne suis plus draguée ! Ce qui m'arrange bien, soyons clair, mais ce qui me laisse quand même aussi un peu perplexe ! Me draguait-on parce que je n'étais pas attirante et donc plus susceptible de dire oui au premier mâle en rut venu ? je crains hélas que ce soit là l'explication, mais on va dire que je ne suis qu'une vilaine médisante ! Pour mon anormalité, je ne me suis jamais sentie "comme les autres" et j'en ai toujours tiré une sorte d'indifférence polie. En fait, je considère que les autres sont différents, et non que la différence vient de moi. Bon, évidemment, je sais qu'en vrai la zarbi de service c'est moi, mais la soit-disant normalité des autres ne m'attire pas et ne m'a jamais attirée parce que...bah...ce n'est pas comme ça que je conçois ma vie. Encore une fois, c'est difficile à expliquer, parce que c'est un ressenti intérieur.

Je pense qu'à un moment de sa vie il faut savoir se détacher du modèle social qu'on veut nous vendre et savoir passer en mode égocentrique, pour ne pas dire égoïste. En bref, il faut se connaître et savoir ce qu'on veut, et plus important encore : ce qu'on ne veut pas ! Moi, je voulais un travail plutôt bien payé avec la sécurité de l'emploi et sans grandes responsabilités, qui me permettrait de vivre confortablement dans un appartement plutôt grand, si possible avec un chien et tout le "confort" qui pour moi se résume à : plein de bouquins, une grande télé, des jeux vidéos, des puzzles. Laughing A mon âge, j'ai atteint tout ça, et j'en suis ravie, parce que ça avait mal commencé sur le plan professionnel (enchaînement de CDD et de CDI mal payés...)... Alors oui, selon la société je suis complètement à côté de la plaque, avec mon célibat permanent, mon côté childfree assumé, mon absence de vie sociale, mon désintérêt pour les sorties et les vacances, mon choix de ne pas conduire, etc. Mais je m'en fiche, j'ai atteint mes objectifs à moi. Et les autres...je les enquiquine, pour être polie. Wink
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Message par Boule2Gomme le Sam 19 Mai 2018 - 15:34

chuna56 a écrit:Jeannie : je ne crois pas à la perversité d'un modèle qu'on nous vend. Je crois à un mode de fonctionnement chez l'humain, comme chez le chat qui lui au contraire est un animal solitaire et territorial, ou le cheval au contraire qui est un animal grégaire et vit en groupe (hardes avec un ou 2 étalons et des juments + petits et jeunes).
Je veux dire qu'il y a une réalité biologie dans le besoin social de l'humain.
Le mensonge est plutôt sur la forme (couplé fidèle, et qui dure, les 2 enfants et le chien ^^)

Forcément si ya une norme, ya des hors normes. Donc des gens a qui le couple ne convient pas.

Ce qui est étonnant c'est l'absence de besoins sociaux
Le modèle actuel selon les scientifiques, c'est que l'humain à besoin d'un attachement secure, soit une (au moins) personne de référence vers qui on se tourne quand ça va pas. Voir théorie de l'attachement.
Souvent c'est le conjoint... mais pas forcément.
Se passer de ça, je pense que c'est exceptionnel.

Il est possible que boule2gomme soit... un chat ! ^^
Wink

Mon absence de besoins sociaux a toujours médusé beaucoup de gens. Wink

Accessoirement, j'ai un chien, pas un chat, mais par hasard ou mimétisme, c'est un chien-chat (qui fait bande à part la plupart du temps, déteste le contact de ses congénères, mais ne peut pas dormir ailleurs que sur mes jambes la nuit !!)
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Message par holokian le Sam 19 Mai 2018 - 16:15

Effectivement Boule2Gomme, ce que tu racontes n'entre pas dans la norme, et j'imagine à quel point on doit t'ennuyer avec ça.

Les gens ont peur de ce qui sort de la norme. Ce que les gens apprécient : pouvoir détecter les intentions d'autrui, et pouvoir anticiper leur réactions, choix, etc. Dans ton cas, ils n'ont pas de modèle pour te comprendre.

Il y a de nombreux continuum pour expliquer la sexualité et la relation amoureuse (oui, ce sont deux choses différentes). Le préfixe, homo, hétéro, bi et "a", puis le suffixe sexuel ou romantique.

Il existe donc des personnes aromantiques (ne tombant pas amoureux) et asexuelles (n'étant pas attirées spontanément par le sexe, bien qu'elles puissent avoir une vie sexuelle quand même). Il existe de nombreuses personnes qui peuvent s'identifier à ces catégories. Après, on peut l'être à divers degrés également.

Et on peut même ne pas être asexuel, et pour autant préférer le célibat pur et dur. Etre amoureux et préférer le célibat, ça me parait plus dur, mais qui sait ?

Bref, à chacun ses choix, et le tien est légitime comme n'importe quel autre.
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Message par Chuna le Dim 20 Mai 2018 - 10:23

Mon absence de besoins sociaux a toujours médusé beaucoup de gens.

Moi, je t'envie beaucoup surtout Embarassed

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Message par JeannieC. le Dim 20 Mai 2018 - 12:09

chuna56 a écrit:Mon absence de besoins sociaux a toujours médusé beaucoup de gens.

Moi, je t'envie beaucoup surtout Embarassed

+1 cat
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Le célibat, une évidence ? Empty Re: Le célibat, une évidence ?

Message par Boule2Gomme le Lun 21 Mai 2018 - 15:34

holokian a écrit:Effectivement Boule2Gomme, ce que tu racontes n'entre pas dans la norme, et j'imagine à quel point on doit t'ennuyer avec ça.

Les gens ont peur de ce qui sort de la norme. Ce que les gens apprécient : pouvoir détecter les intentions d'autrui, et pouvoir anticiper leur réactions, choix, etc. Dans ton cas, ils n'ont pas de modèle pour te comprendre.

Il y a de nombreux continuum pour expliquer la sexualité et la relation amoureuse (oui, ce sont deux choses différentes). Le préfixe, homo, hétéro, bi et "a", puis le suffixe sexuel ou romantique.

Il existe donc des personnes aromantiques (ne tombant pas amoureux) et asexuelles (n'étant pas attirées spontanément par le sexe, bien qu'elles puissent avoir une vie sexuelle quand même). Il existe de nombreuses personnes qui peuvent s'identifier à ces catégories. Après, on peut l'être à divers degrés également.

Et on peut même ne pas être asexuel, et pour autant préférer le célibat pur et dur. Etre amoureux et préférer le célibat, ça me parait plus dur, mais qui sait ?

Bref, à chacun ses choix, et le tien est légitime comme n'importe quel autre.

En effet, on m'enquiquine souvent avec cette thématique. Le comble ? même en ayant une vie sociale aussi riquiqui que la mienne, il y a toujours quelqu'un pour ouvrir son bec sur le sujet. C'est peut-être parce que je ne veux pas mentir et que si le sujet vient dans la conversation je vais forcément dire que la dimension amoureuse ne m'intéresse pas et que je n'ai jamais eu envie de sortir de mon célibat... j'ai l'impression que les gens se sentent obligés d'y voir un sens caché, qu'ils veulent forcément y voir un aveu de souffrance, que sais-je. Si un(e) collègue fait étalage de son mariage, c'est "ah mais toi c'est quand que tu te trouves quelqu'un ?"... Si une collègue est enceinte : "ah mais et toi c'est pour quand ?"... Et dès que j'affirme que je ne veux pas d'enfants et que je vénère mon célibat, évidemment c'est l'incompréhension... Je pensais (très) naïvement qu'on me ficherait la paix à l'approche des 40 ans, mais évidemment c'était légèrement trop optimiste de ma part !!

Je connais l’asexualité et l'aromantisme. J'ai pas mal évolué dans les milieux anglophones et là-bas on en parle depuis plus longtemps qu'en France. Cependant je ne sais pas trop si je peux me "ranger" dans cette catégorie... J'ai eu des envies sexuelles, que j'ai vite intellectualisées et classées (le fait d'avoir une peur panique de la grossesse m'a clairement incitée à ne pas y donner suite, de même que mon aversion pour le contact physique...) mais je n'ai jamais eu de sentiments amoureux d'aucune sorte... Donc peut-être bien que je suis aromantique. La psy m'avait dit que selon elle j'avais des traits de psychopathe, pas au sens tueuse en série hein, mais dans le sens où j'ai un rapport à l'autre basé sur l'utilité, sans affect. D'un autre côté, les psychopathes et autres sociopathes ne respectent généralement pas la loi et je suis absolument le contraire (très carrée, trop sûrement...). J'en suis venue à la conclusion que, comme dirait mon copain Fox Mulder, la vérité est ailleurs. Je ne saurais probablement jamais ce que je suis, mais je sais QUI je suis, et ça me suffit amplement. Wink

@Chuna56 et JeannieC : quelque part c'est rafraîchissant car en général on a plutôt tendance à me dire qu'on me plaint. Wink Il n'y a qu'une fille (au lycée) qui m'a dit une fois qu'elle m'enviait.
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Message par Petitlu le Lun 21 Mai 2018 - 18:37

Bien sûr que ta situation est enviable. Un paquet de zèbres vivent seuls et déprimés parce qu'ils sont sociables, mais trop sensibles et singuliers pour trouver la ou les personnes qu'il leur faut dans leur entourage.

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Message par Pumpkin le Mar 22 Mai 2018 - 3:23

Alors c'est probablement ironique de dire ça, mais je comprends totalement ton point de vue. Du haut de ma toute petite vie sentimentale, être en couple n'a jamais été un objectif pour moi, et je n'avais aucune affection pour les gens qui cherchaient une relation plus romantique avec moi. En fait, je trouvais l'idée d'indépendance fantastique, et comme j'aime voyager, je m'imaginais déjà faire 4 fois le tour du monde avant mes 30 ans.

La vraie différence par contre, c'est que j'ai beau être introvertie, j'aime les gens. J'aime leur parler, les écouter, en apprendre sur eux et fonder des amitiés sincères. C'est un peu comme un centre d'intérêt au même titre qu'une passion pour un sport ou de la musique pour d'autres.

Donc ce qui est drôle, c'est qu'un jour, une des amitiés que j'aimais développer s'est tellement développée que nous sommes tombés amoureux, donc maintenant je n'ai plus vraiment le statut social qu'on donnerait à une solitaire.
Mais ce qui est sûr, c'est que pour moi, être en couple n'avait pas de sens tant que je n'étais pas face à une personne pour qui j'avais tellement d'affection que ça paraissait naturel d'approfondir la relation.

Donc je ne sais pas si tu recherches clairement des conseils là dessus, mais je pense qu'il est inutile de 'rechercher' quelqu'un si ça ne te paraît pas nécessaire. Quant à savoir si c'est anormal d'apprécier le célibat, je pense que c'est comme avoir une couleur préférée ; peut être que le modèle standard présenté dans les média n'est pas le même que le tien, mais pour moi il n'y a rien de mauvais ou d'anormal à cela...

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Message par berimbau le Mar 22 Mai 2018 - 10:31

Au final est-ce que nous devons resté enfermés dans cette dualité couple/célibat?

Pourquoi les êtres humains devraient ils marcher par deux et pas par trois ou quatre ou tout seuls?
Si on considère que l'objectif est la reproduction, ok, il vaut mieux un papa, une maman et qu'ils s'aiment un minimum pour rester ensemble pour élever leur progéniture. Cela est valable si on considère l'être humain comme un animal "basique".

Mais il me semble que l'être humain est un brin plus complexe/développé. Pourquoi s'enfermer dans le schéma couple + hétérosexuel + sexualité  ?

De la même façon qu'il devrait apparaitre comme naturel que quelqu'un puisse être hétéro/homo/bi/etc tant qu'il est heureux, on devrait accepter aussi que les gens se sentent bien célibataire/en couple/en couple libre/etc.

Je connais quelques célibataire heureux qui se foutent du regard de la société. Souvent ils ont des centres d’intérêts très intéressants et une vie loin d'être triste.

Là me vient une autre réflexion: peut-on considérer le fait d'être en couple comme un "centre d'intérêt" comme un autre?
Si pour beaucoup de monde se lier à un autre être humain revêt une importance, est-ce que nous ne pouvons simplement pas considérer que pour d'autres cet intérêt ne sera pas présent et qu'il aura certainement dans sa vie d'autres centre d'intérêts (voyages, art,...).

La société nous impose des modèles de vie sociale mais doit-on s'y conformer? Pourquoi devrait-on obligatoirement vouloir être en couple, avoir des amis, faire des enfants,.. ?
Si on se sent différent, on a aussi le droit de dire merde a tout ça!
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 11:34

Petitlu a écrit:Bien sûr que ta situation est enviable. Un paquet de zèbres vivent seuls et déprimés parce qu'ils sont sociables, mais trop sensibles et singuliers pour trouver la ou les personnes qu'il leur faut dans leur entourage.

Je t'assure que je n'entends pas souvent ce type de discours, même venant de "zèbres" ou d'Asperger ! Au contraire, je suis partie d'un groupe FB à cause de ça, dès que j'abordais le sujet je me faisais prendre à partie parce qu'on m'accusait d'avoir un discours "sectaire" (si si)... Je n'ai pourtant jamais cherché à imposer mon point de vue ou à convaincre, simplement je parle de ce que je connais le mieux, ma propre expérience, tout en gardant bien en tête le fait qu'effectivement je suis un peu un cas à part... Et quelque part je conçois très bien qu'avoir envie de trouver quelqu'un et ne pas le pouvoir à cause de ses particularités / différences / difficultés doit être une grosse source de souffrance.


berimbau a écrit:Au final est-ce que nous devons resté enfermés dans cette dualité couple/célibat?

Pourquoi les êtres humains devraient ils marcher par deux et pas par trois ou quatre ou tout seuls?
Si on considère que l'objectif est la reproduction, ok, il vaut mieux un papa, une maman et qu'ils s'aiment un minimum pour rester ensemble pour élever leur progéniture. Cela est valable si on considère l'être humain comme un animal "basique".

Mais il me semble que l'être humain est un brin plus complexe/développé. Pourquoi s'enfermer dans le schéma couple + hétérosexuel + sexualité  ?

De la même façon qu'il devrait apparaitre comme naturel que quelqu'un puisse être hétéro/homo/bi/etc tant qu'il est heureux, on devrait accepter aussi que les gens se sentent bien célibataire/en couple/en couple libre/etc.

Je connais quelques célibataire heureux qui se foutent du regard de la société. Souvent ils ont des centres d’intérêts très intéressants et une vie loin d'être triste.

Là me vient une autre réflexion: peut-on considérer le fait d'être en couple comme un "centre d'intérêt" comme un autre?
Si pour beaucoup de monde se lier à un autre être humain revêt une importance, est-ce que nous ne pouvons simplement pas considérer que pour d'autres cet intérêt ne sera pas présent et qu'il aura certainement dans sa vie d'autres centre d'intérêts (voyages, art,...).

La société nous impose des modèles de vie sociale mais doit-on s'y conformer? Pourquoi devrait-on obligatoirement vouloir être en couple, avoir des amis, faire des enfants,.. ?
Si on se sent différent, on a aussi le droit de dire merde a tout ça!

Je suis totalement d'accord, mais pour ramener la chose à mon cas, c'est plus difficile de faire admettre son "amour du célibat" ( Laughing ) quand on mène une vie mémère comme la mienne. Les gens seraient sûrement plus indulgents si j'avais, que sais-je, un super boulot original et captivant, ou si je passais mon temps sur les routes. Je connais de loin une fille dans mes âges qui passe son temps en voyage pour alimenter un blog, et qui a toujours été célibataire, mais elle est nettement moins souvent enquiquinée sur le sujet que moi je le suis. Quelque part les gens "excusent" son célibat puisqu'elle a une vie trépidante. Elle redoute d'ailleurs le moment où elle arrêtera et où elle posera ses valises, parce qu'elle devine déjà que son entourage familial ne mettra pas longtemps avant de lui parler rencontre, mariage, enfants et tout le toutim. Rolling Eyes

Mais effectivement l'essentiel devrait être la notion de bonheur... Le seul hic c'est que visiblement dans l'imaginaire collectif, être seul(e) c'est forcément se condamner au malheur...
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Message par berimbau le Mar 22 Mai 2018 - 11:45

Boule2Gomme a écrit:
Je suis totalement d'accord, mais pour ramener la chose à mon cas, c'est plus difficile de faire admettre son "amour du célibat" ( Laughing ) quand on mène une vie mémère comme la mienne. Les gens seraient sûrement plus indulgents si j'avais, que sais-je, un super boulot original et captivant, ou si je passais mon temps sur les routes.

Là est tout le problème, on se sent toujours obligés à montrer une certaine performance alors que ce n'est pas ça qui fait le bonheur.

Par exemple si quelqu'un joue de la guitare:
- Il est virtuose, joue dans un groupe, fait des concerts = réaction: Waouu!
- Il sait faire 3 accords et ça lui suffit = réaction: ah ok.

Le deuxième est peut-être plus heureux que le premier. Ou pas. Mais ce n'est pas ça qu'on regarde en général. pourtant il faut sortir de ce genre de clichés.

Quand on aborde quelqu'un on lui demande souvent: "qu'est-ce que tu fais dans la vie ?" et pas "es-tu heureux dans ta vie?". On évalue la "performance" de l'autre, pas son degré de bonheur. Et on fini par faire ça avec soi même : j'ai pas un super boulot, j'ai rien fait d’exceptionnel de ma vie, je suis célibataire = je vaux rien?
Il faut commencer à voir les choses différemment: j'aime bien faire ceci ou cela, j'arrive à prendre le temps pour le faire, ça me rend heureux = trop cool ma vie

C'est valable avec le célibat comme avec tout.
La difficulté comme toujours c'est le regard des gens. Et là dessus je ne suis pas très indiquée pour t'aider!

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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 11:48

Pumpkin a écrit:Alors c'est probablement ironique de dire ça, mais je comprends totalement ton point de vue. Du haut de ma toute petite vie sentimentale, être en couple n'a jamais été un objectif pour moi, et je n'avais aucune affection pour les gens qui cherchaient une relation plus romantique avec moi. En fait, je trouvais l'idée d'indépendance fantastique, et comme j'aime voyager, je m'imaginais déjà faire 4 fois le tour du monde avant mes 30 ans.

La vraie différence par contre, c'est que j'ai beau être introvertie, j'aime les gens. J'aime leur parler, les écouter, en apprendre sur eux et fonder des amitiés sincères. C'est un peu comme un centre d'intérêt au même titre qu'une passion pour un sport ou de la musique pour d'autres.

Donc ce qui est drôle, c'est qu'un jour, une des amitiés que j'aimais développer s'est tellement développée que nous sommes tombés amoureux, donc maintenant je n'ai plus vraiment le statut social qu'on donnerait à une solitaire.
Mais ce qui est sûr, c'est que pour moi, être en couple n'avait pas de sens tant que je n'étais pas face à une personne pour qui j'avais tellement d'affection que ça paraissait naturel d'approfondir la relation.

Donc je ne sais pas si tu recherches clairement des conseils là dessus, mais je pense qu'il est inutile de 'rechercher' quelqu'un si ça ne te paraît pas nécessaire. Quant à savoir si c'est anormal d'apprécier le célibat, je pense que c'est comme avoir une couleur préférée ; peut être que le modèle standard présenté dans les média n'est pas le même que le tien, mais pour moi il n'y a rien de mauvais ou d'anormal à cela...

Je suis totalement d'accord là aussi. J'ai essayé de chercher quelqu'un, mais par "obligation" (parce que quelque part je me disais que si j'avais au moins UNE relation au compteur on me ficherait peut-être la paix sur le sujet...) et j'ai vite réalisé que c'était vide de sens. Moi, je vivais ça comme une corvée, et pour les hommes concernés, c'était une perte de temps considérable, accompagnée de faux espoirs... J'ai en plus tendance à être visiblement très "attractive" à l'écrit, parce que je sais adapter mon texte à la personnalité de celui à qui il est destiné (l'écriture est un de mes intérêts restreints...) et du coup mes correspondants se faisaient sûrement une fausse idée de moi. Bref, j'ai fini par réaliser que c'était complètement idiot de chercher quelqu'un alors que je n'ai aucune envie de sortir de mon célibat. Et effectivement j'en viens à me dire que c'est comme aimer (ou ne pas aimer) le chocolat, ce n'est ni anormal, ni explicable, c'est juste comme ça !
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 11:56

berimbau a écrit:
Boule2Gomme a écrit:
Je suis totalement d'accord, mais pour ramener la chose à mon cas, c'est plus difficile de faire admettre son "amour du célibat" ( Laughing ) quand on mène une vie mémère comme la mienne. Les gens seraient sûrement plus indulgents si j'avais, que sais-je, un super boulot original et captivant, ou si je passais mon temps sur les routes.

Là est tout le problème, on se sent toujours obligés à montrer une certaine performance alors que ce n'est pas ça qui fait le bonheur.

Par exemple si quelqu'un joue de la guitare:
- Il est virtuose, joue dans un groupe, fait des concerts  = réaction: Waouu!
- Il sait faire 3 accords et ça lui suffit = réaction: ah ok.

Le deuxième est peut-être plus heureux que le premier. Ou pas. Mais ce n'est pas ça qu'on regarde en général. pourtant il faut sortir de ce genre de clichés.

Quand on aborde quelqu'un on lui demande souvent: "qu'est-ce que tu fais dans la vie ?" et pas "es-tu heureux dans ta vie?". On évalue la "performance" de l'autre, pas son degré de bonheur. Et on fini par faire ça avec soi même : j'ai pas un super boulot, j'ai rien fait d’exceptionnel de ma vie, je suis célibataire = je vaux rien?
Il faut commencer à voir les choses différemment: j'aime bien faire ceci ou cela, j'arrive à prendre le temps pour le faire, ça me rend heureux = trop cool ma vie

C'est valable avec le célibat comme avec tout.
La difficulté comme toujours c'est le regard des gens. Et là dessus je ne suis pas très indiquée pour t'aider!


Tout à fait... En fait en règle générale je me moque bien du regard d'autrui, j'ai toujours été hors norme et je n'en ai jamais ressenti de souffrance. Cependant ce qui est lourd c'est la répétition. Qu'on me trouve bizarre en silence, je m'en fiche. Qu'on me dise "tu es zarbi, toi !", rien à faire. Mais qu'on se sente obligé de jouer les psys de pacotille pour me prédire une vieillesse dépressive ou pour me trouver une pseudo-explication (y'en a qui ont été jusqu'à me sortir que j'avais peut-être été abusée sexuellement enfant !!! carrément !), là ça devient très lourd et carrément envahissant. Surtout quand à la base on ne demande rien... Mais quand le sujet vient sur le tapis, il y a deux réactions possibles : prendre part à la discussion et dire ce qu'il en est, au risque de voir surgir les réactions habituelles...ou ne rien dire, faire la sourde oreille, et...finir par attirer l'attention par mon mutisme (et être ainsi classée dans la catégorie célibataire triste et dépressive, retour à la case départ !)...

Et puis bon, disons que ce qui m'énerve au final, c'est que j'ai longtemps cru, très naïvement sûrement, qu'on me ficherait la paix sur la thématique une fois passé l'âge fatidique de 35 ans. Sauf qu'évidemment c'était un beau rêve !!
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Message par berimbau le Mar 22 Mai 2018 - 14:12

Est-ce que tu as tenté des réponses du type "je sais pas", "peut-être", en prenant un air de "je m'en fous, je sais pas, on parle d'autre chose?" comme si on te demandais ce que tu allais manger ce soir?

Exemple:
"et alors quand est-ce que tu te mets en couple ?
- je sais pas"

"faudra bien que tu trouves quelqu'un !
- peut-être, je sais pas, mais pour le moment je suis bien"

"t'as pas peur de finir ta vie seul?
- non, ça va"
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 16:02

berimbau a écrit:Est-ce que tu as tenté des réponses du type "je sais pas", "peut-être", en prenant un air de "je m'en fous, je sais pas, on parle d'autre chose?" comme si on te demandais ce que tu allais manger ce soir?

Exemple:
"et alors quand est-ce que tu te mets en couple ?
- je sais pas"

"faudra bien que tu trouves quelqu'un !
- peut-être, je sais pas, mais pour le moment je suis bien"

"t'as pas peur de finir ta vie seul?
- non, ça va"

Le "je sais pas" ou le "peut-être" est dangereux parce que ça ouvre la voie à ceux que j'appelle "des entremetteurs". Le genre qui va gentiment te parler de "Machin qui est tout seul et qui est siiiiii gentil" et qui va essayer de te le mettre dans les pattes. Laughing

Par contre j'utilise souvent ton dernier exemple... "Ca ne t'angoisse pas trop de finir toute seule ?" "Oh, tu sais, tu peux être marié, avoir dix enfants et trois labradors, quand vient le moment de finir dans le cercueil, tu te retrouves forcément tout seul." (et je précise que je fais exprès de noircir le trait dans ces cas-là, juste pour que la conversation mette l'autre mal à l'aise et qu'il lâche l'affaire ! généralement ça marche assez bien !)
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Message par berimbau le Mar 22 Mai 2018 - 16:37

Boule2Gomme a écrit:
Par contre j'utilise souvent ton dernier exemple... "Ca ne t'angoisse pas trop de finir toute seule ?" "Oh, tu sais, tu peux être marié, avoir dix enfants et trois labradors, quand vient le moment de finir dans le cercueil, tu te retrouves forcément tout seul."  (et je précise que je fais exprès de noircir le trait dans ces cas-là, juste pour que la conversation mette l'autre mal à l'aise et qu'il lâche l'affaire ! généralement ça marche assez bien !)

Haha pas mal!
Je pense qu'un "non et toi?" peut être déconcertant aussi !
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 16:50

berimbau a écrit:
Boule2Gomme a écrit:
Par contre j'utilise souvent ton dernier exemple... "Ca ne t'angoisse pas trop de finir toute seule ?" "Oh, tu sais, tu peux être marié, avoir dix enfants et trois labradors, quand vient le moment de finir dans le cercueil, tu te retrouves forcément tout seul."  (et je précise que je fais exprès de noircir le trait dans ces cas-là, juste pour que la conversation mette l'autre mal à l'aise et qu'il lâche l'affaire ! généralement ça marche assez bien !)

Haha pas mal!
Je pense qu'un "non et toi?" peut être déconcertant aussi !

Aussi ! Very Happy
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Message par isadora le Mar 22 Mai 2018 - 17:24

le célibat comme une évidence, mais avec un chien qui dort avec toi.
un chien, c'est pour beaucoup de gens un compagnon de vie idéal, de bonne compagnie, toujours content.
certains préfèrent les chats, suivez mon regard.
célibataire, oui, mais pas seule.
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 19:16

isadora a écrit:le célibat comme une évidence, mais avec un chien qui dort avec toi.
un chien, c'est pour beaucoup de gens un compagnon de vie idéal, de bonne compagnie, toujours content.
certains préfèrent les chats, suivez mon regard.
célibataire, oui, mais pas seule.

Pour être honnête j’ai longtemps pensé que j’avais fait une bêtise en prenant un chien car je ne suis pas câline pour deux sous, et j’ai zéro patience. Hasard ou pas j’ai finalement un chien à mon image, il a été propre à trois mois (et je l’ai eu à deux mois et demi...) et est assez solitaire. Mes parents ont un chien eux aussi, de la même race, et le mien cherche toujours à faire bande à part... et si je m’éternise trop chez mes parent, il finit par devenir grognon. (Accessoirement il n’aime pas du tout les enfants, lui aussi Laughing )

Le chien, ça faisait un peu partie de mon projet de vie : boulot stable et pas trop mal payé, grand appart, un chien. Bon, en vrai ça a été dans le sens boulot, chien, appart. Mais vraiment, je ne suis pas une patronne câline et je parle à mon chien...comme à un chien. Ma mère me dit souvent que je suis trop autoritaire avec mais c’est ma manière d’interagir avec mon environnement, je crois... si je ne maîtrise pas, j'angoisse.
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Message par isadora le Mar 22 Mai 2018 - 19:55

petite question : si tu as réussis à trouver un chien (hasard ou pas) qui te ressemble, pourrais tu envisager de rencontrer quelqu'un qui te ressemble aussi dans l'absence de besoin apparent de communiquer, peu tactile et qui aimerait le silence et ne pas te déranger comme ne pas être dérangé, juste faire un puzzle avec toi (co-construire le puzzle et pas forcément en même temps) et partager des moments peut être sans habiter avec toi ? bref, un autre célibataire évident ?
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Message par Boule2Gomme le Mar 22 Mai 2018 - 19:58

isadora a écrit:petite question : si tu as réussis à trouver un chien (hasard ou pas) qui te ressemble,  pourrais tu envisager de rencontrer quelqu'un qui te ressemble aussi dans l'absence de besoin apparent de communiquer, peu tactile et qui aimerait le silence et ne pas te déranger comme ne pas être dérangé, juste faire un puzzle avec toi (co-construire le puzzle et pas forcément en même temps) et partager des moments peut être sans habiter avec toi ? bref, un autre célibataire évident ?

Non. J’y ai vaguement pensé à une époque, mais non. La solitude c’est meilleur tout seul, à deux ça devient autre chose et ca ne me correspond plus. Wink
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Message par isadora le Mar 22 Mai 2018 - 20:21

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Message par Ms Quagga le Mar 26 Juin 2018 - 23:23

berimbau a écrit:Est-ce que tu as tenté des réponses du type "je sais pas", "peut-être", en prenant un air de "je m'en fous, je sais pas, on parle d'autre chose?" comme si on te demandais ce que tu allais manger ce soir?

Exemple:
"et alors quand est-ce que tu te mets en couple ?
- je sais pas"

"faudra bien que tu trouves quelqu'un !
- peut-être, je sais pas, mais pour le moment je suis bien"

"t'as pas peur de finir ta vie seul?
- non, ça va"

Ca vient souvent des amies, gens proches, ou familles, qui veulent se rassurer en somme qu'on rentre bien dans le moule comme il faut. L'entourage pense souvent que quelque chose cloche en nous. Pourtant je me sens bien? Et parfois vaut vraiment mieux être seul(e) que mal accompagné(e).
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Message par Olivier78 le Dim 1 Juil 2018 - 19:02

@Boule2Gomme : oh le joli profil HPI que tu es :-)
Attention toutefois à ne pas confondre seul et isolé.
Je t'invite à regarder cette vidéo à 8'10 précisément. Tu devrais te retrouver en tout ou partie, même si la vidéo ne porte pas sur ton thème :
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Le célibat, une évidence ? Empty Re: Le célibat, une évidence ?

Message par Tesla le Dim 1 Juil 2018 - 23:09

Boule2Gomme a écrit:
J'ai essayé de chercher quelqu'un, mais par "obligation" (parce que quelque part je me disais que si j'avais au moins UNE relation au compteur on me ficherait peut-être la paix sur le sujet...) et j'ai vite réalisé que c'était vide de sens. Moi, je vivais ça comme une corvée, et pour les hommes concernés, c'était une perte de temps considérable, accompagnée de faux espoirs...

Idem ici.
Célibataire depuis 8 ans, c'est devenu naturel pour moi.
Je n'arrive plus à me voir en couple.
C'est probablement un de ces trucs qui n'arrive "qu'aux autres".
Bref, je ne cherche plus.
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Message par Olivier78 le Lun 2 Juil 2018 - 9:23

Y'a plein de gens très bien chez Tesla, crois moi, viens nous rejoindre, tu verras du beau monde Wink
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Message par sangfin01 le Sam 7 Juil 2018 - 13:59

Je ne sais pas si le célibat est une évidence.
Comme tout à chacun, c'est surtout une question de timing, d'être là au moment ou ... etc

Cela me dérange pas de l'être et puis dans une chambre de bonne que veux tu faire.
Je ne suis pas vraiment en recherche non plus, à vrai dire!
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Message par Maël le Lun 9 Juil 2018 - 0:09

Haha j'me suis un peu égaré, moi.
Pas tout lu, loin de là, mais vos messages me boostent un peu.
J'oscille entre « Mais bordel de dieu, comment ils font, les autres ? Ça a l'air trivial, pour eux » et des trucs genre « ah mais ptet que si il y a autant de gens complètement teubés qui arrivent à trouver quelqu'un, c'est justement parce que pour cela il faut y consacrer du temps et que ça empêche de se construire et d'apprendre des trucs » ou « ouais mais au fond j'me sens quand même seul » voire « les humains, ça me gave, ça fait toujours du bruit quand je ne le veux pas ».
Bref, entre les hormones qui font nawak, la société qui essaye de nous lobotomiser (personnages de fiction qui se trouvent des gens de manière complètement wtf, publicités…) et tout ça, difficile de savoir où se trouve notre besoin réel, surtout quand on ne sait même pas à quoi ressemble une vie de couple.
En ce moment, je suis plutôt « Bon, profitons-en pour avancer sur l'écriture de nouvelles, faire à bouffer et dessiner pour mon site ».
… Je ne sais pas trop où je voulais en venir. Désolé. Mais ouais c'est le bordel, tout ça.
Edit : J'oubliais le « Ptet qu'au fond si j'ai envie d'être avec quelqu'un c'est juste pour avoir le sentiment d'être important et apprécié et que c'est donc un sentiment narcissique à la con, donc je vais calmer ma joie. »
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Message par Invité le Ven 26 Oct 2018 - 14:20

Boule2Gomme a écrit:

Mais évidemment c'est très mal vu d'apprécier son célibat, et de ne pas vouloir en sortir, parce que la norme, visiblement, c'est le couple. J'entends souvent des gens dire "ah, moi j'aime mon célibat"...et parler ensuite de leurs plans c*l et autres "sexfriends". Ah ah, la bonne blague ! Car pour moi ce n'est pas ça, être célibataire ! Donc quand on s'affiche comme célibataire, soit les gens s'imagent qu'on a une vie débridée et qu'on ne veut pas se poser, soit ils nous expédient direct au couvent...

Pour en revenir à mon cas : j'ai essayé de m'intéresser à cette dimension amoureuse, vraiment. Je me suis mise un coup de pied aux fesses pour m'inscrire sur des sites de rencontre, la plupart "confidentiels", comprenez par là que le côté boucherie des sites généralistes n'est clairement pas mon délire.

Effectivement il y a une véritable pression sociale là dessous. J'ai succombé trop tôt! Manque de caractère! Après à un certain âge on peut commencer à choisir autrement.

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Message par Jinfei le Ven 26 Oct 2018 - 19:48

Les discussions s’attardent souvent à l’autre côté du spectre (émotivité). C’est avec intérêt que je viens de parcourir le fil de discussion … bien qu’ayant éludé quelques articles … une question me taraude.

@Boule2Gomme: Tu as décrit ta relation aux autres … ainsi qu’un comportement général.

J’aurais aimé savoir si en tant que personne tu t’aimais ?
Et si tu ressentais des émotions devant une peinture, un film, une musique, etc.?

J’ai l’impression que tu décris un comportement à tendance sociopathique d’où ma question.

J’espère ne pas me faire lyncher.
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