La paresse ou la supposée paresse du surdoué

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Message par berimbau le Mer 25 Avr 2018 - 16:24

Bonjour,

Je suis tombée sur cette vidéo, fort intéressante mais avec un p**** de treasing à la fin.

Bref, je voudrais savoir si parmi vous certains ont compris les mécanismes de la paresse / effort? Pourquoi tant de choses que les autres arrivent à faire nous semblent impossible? Si comme il dit, les "voies habituelles de l'effort" nous sont interdites, alors lesquelles nous sont autorisées?
Comment laisser de côté la paresse et la procrastination?

(je peux pas poster de lien externe car interdit aux nouveaux membres, mais en cherchant "La fameuse paresse des surdoués" sur youtube vous tomberez facilement dessus)

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Message par Khalmos le Mer 25 Avr 2018 - 16:49

Haha Gommé Razz Jolie vanne.

Je suis aussi dans ton cas brerimbau, et intéressé si des personnes ont des réponses.
(Bien que je ne peux pas voir la vidéo maintenant)

C'est d'ailleurs pour cette même raison que je "procrastine" ici ces dernières heures... car dès que j'ai une tâche au travail intellectuellement inintéressant et/ou répétitif, j'ai l'irrépressible envie de m'évader et je saute sur la première occasion pour faire autre chose. ^^
Très culpabilisant, surtout dans le professionnel...


Dernière édition par Khalmos le Mer 25 Avr 2018 - 17:05, édité 1 fois
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Message par Jérémy34 le Mer 25 Avr 2018 - 17:03

C'est un mécanisme du cerveau, la paresse n'existe pas, c'est un fonctionnement courant de l'esprit qui empêche d'avancer, généralement causé par la peur, généralement causé par le passé qui agit sur le présent.

La paresse est un mot inventé pour culpabiliser les gens dans ce fonctionnement de l'esprit.

L'église a le don de culpabiliser les gens, beaucoup, beaucoup trop. et cela a encore une action forte dans l'inconscient et la conscience aujourd'hui. c'est sa façon de justifier sa présence. c'est le cas de toute hiérarchie. "Vous êtes des feignasses, faîtes des efforts, blablabla..."

Le bâton et la carotte sont les pires moyens inventés pour évoluer, mais jusqu'à il y a peu de temps nous n'en avions pas de meilleur.

la méthode TIPI est intéressante.


Dernière édition par Jérémy34 le Mer 25 Avr 2018 - 17:07, édité 1 fois
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Message par Olivier78 le Lun 18 Juin 2018 - 17:06

Khalmos a écrit: :C'est d'ailleurs pour cette même raison que je "procrastine" ici ces dernières heures...

Paresse et procrastination ne sont pas les mêmes choses. La première est un état d'esprit ("je n'ai pas envie de"), la seconde un report temporel ("Je peux avoir envie mais je décide que je le ferai demain").

Je ne crois pas à la paresse du surdoué. Bien au contraire. Beaucoup de HP sont boulimiques et multiplient les sources d'enrichissements, passant plus volontiers pour un hyperactif que pour un paresseux.

Oui ?  Non ?
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Message par Princeton le Lun 18 Juin 2018 - 20:22

C'est un sujet auquel je réfléchis, je me souviens avoir même ouvert un sujet à ce sujet sur ZC. Quelques remarques :
- Je pense que ma paresse au sens de difficulté à agir provient de mon anxiété.
- Ma paresse habituelle n'est pas vraiment une paresse, car je fais beaucoup de choses, je suis très curieux, j'aime apprendre, lire, écrire, analyser, réfléchir... Dans les moments de creux, par exemple quand je ne travaille pas, je me sens libéré des contraintes et alors j'avance sur des sujets beaucoup plus fondamentaux et existentiels : ma psychothérapie, mes envies professionnelles...
En fait il n'y a pas de paresse, au sens de ne rien faire (quelqu'un qui ne ferait rien du tout, du type regarder le plafond, a je pense des difficultés d'ordre psychologique). En revanche je suis d'accord avec le commentaire sur la culpabilisation liée à ce mot de paresse. Parce que ce qu'on reproche in fine aux personnes qu'on trouve paresseuses, c'est de faire ce qu'elles ont envie... Or personnellement, je trouve très sain de faire ce qu'on veut, ce qu'on aime, c'est ainsi que fonctionne normalement la volonté. Cependant dans nos sociétés, il faudrait agir plutôt par devoir et obligations extérieures... Ne pas faire ce qu'on veut ni ce qu'on aime, mais ce qu'on est obligé de faire (par qui ? pourquoi ?...). Voyez, si un être ne se comporte pas ainsi, s'il vit selon son désir et son humeur, alors il met en branle tout l'édifice, alors il faut le culpabiliser, le dire paresseux...
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Message par berimbau le Mer 20 Juin 2018 - 13:49

J'ai réfléchi à ce sujet et au final je trouve que la "paresse" ou en tout cas la procrastination sont souvent plus révélateurs d'un dysfonctionnement de la tâche à faire que de nous même.
Quelqu'un qui procrastine car son travail n'a pas de sens: le problème est-il le procrastinateur ou le travail?
Quelqu'un qui procrastine car la tâche lui semble inutile: ne doit-on pas questionner la tâche? Est-elle réellement inutile? Pourquoi? Que peut-on faire à la place?

Je pense qu'il y a deux types de procrastination:
-celle, problématique, qui est liée à des angoisses, peur de l'échec, dévalorisation de soi, etc. Qu'il faut traiter à la racine.
-celle, que l'on retrouve à priori beaucoup chez le surdoués et dont je parle plus haut. Celle-ci on ne devrait pas la traiter, mais s'en servir pour mettre en lumière ce qui ne va pas, ce qui peut être améliorer.

Pour aller plus loin, je dirais que c'est une "compétence" qui pourrait être valorisée par les entreprises pour améliorer leurs systèmes. Mon employé surdoué procrastine/s'ennuie = il a repéré un faille, un non-sens, dans mon organisation. Cela peut être utile à dans des secteurs très concurrentiels où l'efficacité et l'innovation sont les clés du succès. Ce genre d'entreprise devrait s'e battre pour nous embaucher!
Mais ça, c'est encore très utopique!
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Message par Badak le Dim 8 Sep 2019 - 21:29

À mon avis, c'est qu'on a été habitué à ce que tout soit facile et à avoir l'impression que "tout" était accessible.  Avoir pendant 25 ans eu le sentiment que "tout" était possible et que le principal problème dans la vie consistait à se décider à aller dans telle voie plutôt que dans telle autre, et finalement heurter un mûr, vivre un véritable échec, et se rendre compte que "merde", finalement c'était sérieux, il fallait vraiment "travailler" et se forcer pour de vrai.

La malheur est qu'on tous limités.  Ceux qui sont limités depuis leur école secondaire peuvent avoir appris une discipline de l'effort que je n'ai pas apprise avant l'échec de mon doctorat.

Donc il y a cette paresse venant de l'habitude de n'avoir pas besoin de fournir autant d'effort.
Et il y a une procrastination ensuite venant de l'anxiété de la peur de l'échec devant la nouvelle nécessité de s'adapter.

(P.S: "on" désigne mon moi-même en tant que représentant exemplaire de la classe des gens semblables à moi. La généralité peut être limitée mais mal circonscrite... )
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Message par RonaldMcDonald le Mer 11 Sep 2019 - 11:24

Tout à fait d'accord avec Badak. J'ai eu la chance de me prendre le mur dans la tronche en début de prépa, ce qui m'a permis de me mettre à bosser et de comprendre le vrai sens du mot "effort" à temps pour avoir un gros concours. Après, une fois qu'on se met à bosser, ça envoie du pâté. Mais sans boulot, en effet, on est limités.

Je fais chier ma fille pour qu'elle bosse dur sa musique, parce-que je sais bien que ce n'est pas à l'école qu'elle va apprendre à bosser dur. Pas en 5ème, en tous cas.
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Message par Loxosceles le Mer 11 Sep 2019 - 12:44

RonaldMcDonald a écrit:Je fais chier ma fille pour qu'elle bosse dur sa musique, parce-que je sais bien que ce n'est pas à l'école qu'elle va apprendre à bosser dur. Pas en 5ème, en tous cas.

C'est en 5e que j'ai foiré. Premier redoublement.

Je me souviens du premier jour d'école de ma vie : lorsque je suis rentré à la maison, mes parents me demandent "tu as fait tes devoirs ?"

J'ai répondu "oui", pour voir, et sans doute par intuition qu'ils ne vérifieraient pas. Je n'avais rien fait et j'ai compris que ce serait très simple de flouer les adultes. J'ai sûrement gaspillé une partie de mon aisance à tromper les adultes toute mon enfance et adolescence... Dès que je pouvais me défiler de mes devoirs, je ne les faisais pas. Pendant toute ma scolarité, je ne faisais que les devoirs dont je savais qu'ils étaient susceptibles d'être vérifiés et je ne me suis jamais trompé sur ces intuitions. Résultat, je n'ai rien foutu du tout durant toute ma scolarité, par contre je faisais des BD, je lisais des bouquins sur tous les sujets, j'avais réponse à tout, mais pas forcément sur les exercices scolaires, et les années passant, l'écart s'est agrandi. En 6e, j'étais encore dans les tous premiers de la classe en math, en français et en anglais, sans en foutre une. C'est en 5e que j'ai décroché subitement, en commençant même à faire sauter les cours sans que les adultes s'en aperçoivent (juste quelques cours cette année là, mais quelques années après, j'avais trouvé des stratégies pour éviter des mois entiers de cours sans que personne ne se rende compte de rien... il a fallu des années pour que je passe près de la correctionnelle, mais avec une nouvelle manoeuvre, je suis encore passé entre les gouttes).

De là, mon parcours scolaire s'est transformé en cauchemar. Je n'arrivais plus à suivre, je m'ennuyais mortellement dans ce collège qui était une prison, j'étais en totale errance scolaire. Au lycée, j'écrivais des romans pendant les cours. J'ai redoublé la seconde, et je suis allé jusqu'au BAC en ne faisant aucun effort pour le réussir car j'avais fermement décidé que ça n'avait aucune importance car j'arrêterais l'école de toute façon, pour enfin sortir de cette odieuse prison. Je l'ai raté, je n'ai même pas eu accès au rattrapage car les notes ont été plus sévères que durant l'année (7 en philo alors que je traînais entre 10 et 13 toute l'année, et en littéraire, ça et mes notes minables dans d'autres matières avec fort coefficient m'ont tué).

Tout ça pour dire qu'il faut se méfier de ce qui peut se passer dans la tête de quelqu'un qui a des facilités mais qui s'ennuie mortellement et a constamment la tête ailleurs. La discipline dans une pratique annexe comme la musique est sûrement une bonne idée en effet. Mes parents n'ont jamais eu la moindre attention pour mes résultats (juste une gueulante quand ça baissait trop, alors je remontais dans les 11-12 sans effort). Mais j'ai tout fait pour qu'ils n'aient jamais cette attention en faisant ce qu'il fallait pour ne pas l'attirer sur moi et pour tromper mon monde, afin de remplacer les corvées scolaires par tout ce qui m'intéressait (incluant les jeux vidéo). Ça a probablement rendu ma vie beaucoup plus difficile, car quand on n'a jamais fait le moindre effort socialement et scolairement parlant, on est complètement à la ramasse ensuite... On apprend à utiliser nos facilités dans le vice et il faut des années de psy pour opérer un semblant de correction.

Donc, concernant la supposée paresse du surdoué, je crois qu'en effet, c'est plutôt que le surdoué est en quête d'un sens qu'il ne trouve pas dans la normalité formatée d'un parcours scolaire standard. Rétrospectivement, je réalise que j'aurais du faire les beaux arts, tout simplement... et trouver un moyen de guider mon talent pour l'écriture plutôt que d'exprimer un imaginaire débridé mais manquant d'un tuteur quelconque. Je n'ai jamais su me discipliner suffisamment pour travailler sérieusement parce que c'est comme ça que j'ai entamé mon entrée dans la vie sociale et scolaire : une liberté quasi totale sans autre exigence que celle que je pouvais m'imposer à moi-même (c'est à dire pas grand chose).
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Message par LNH le Mer 11 Sep 2019 - 15:01

Quel sujet intéressant!

Au final, pensez vous qu'il est possible, à l'âge adulte, d'apprendre à "travailler dur", et réussir à avoir le "goût de l'effort"? (sur le long terme, pas juste ponctuellement sur un sujet donné qui nous passionne).

Mon cas est un peu différent, je ne suis pas ce qu'on appelle un haut potentiel mais juste un TDAH avec un QI solide qui m'a permis de toujours m'en sortir sans jamais faire le moindre effort. Mais ça, ça fonctionnait pour les études: je m'en sors avec un bac, deux licences et un master. En revanche, la vie professionnelle c'est une autre histoire: pour le moment j'ai toujours réussi à duper mon entourage grâce à du résultat final, mais cette "paresse"/"procrastination" ça devient de la torture dans le monde du travail.

J'ai la chance d'être suivie par un fantastique psychiatre qui prend en compte ma personnalité dans sa globalité, malgré tout si certains d'entre vous ont des tuyaux pour travailler la dessus, je suis preneuse!
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Message par RonaldMcDonald le Mer 11 Sep 2019 - 15:14

Loxosceles a écrit:(.../...) (juste une gueulante quand ça baissait trop, alors je remontais dans les 11-12 sans effort). (.../...)

Ah ouais. Ma fille, je m’inquiéterais dès qu'elle ne sera plus dans les trois premiers. En même temps, elle n'a pas spécialement besoin de forcer pour ça non plus.....

LNH pose une question intéressante. Je tends à ne pas être à fonds au boulot, mais pour une autre raison : j'en garde sous la pédale. Quand les gros paquets d'ennuis arrivent, j'abandonne toutes mes tâches hors boulot, et je met le paquet. Je sais faire. Bon, au bon d'une semaine, je serais épuisé, mais j'aurais sauvé la baraque, j'aurais droit à un petit merci(pas plus, hein, sinon je pourrais me croire important), et je retournerait à ma petite routine habituelle. En prépa, par contre, j'ai bossé comme un dingue d'octobre à Juin. Je suis sans doute trop vieux pour refaire ça, maintenant. Mais à pas tout à fait 18 ans, j'ai su mettre le paquet et apprendre à réellement bosser intellectuellement.

Sur le plan du sport, je savais déjà demander beaucoup à mon corps. Mon intellect, non. Je l'ai vraiment discipliné sous la pression et la menace de l’Échec.
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Message par Nace le Mer 11 Sep 2019 - 15:18

Salut !

Oui !
Je sais pas encore pour moi et sur quel activité  mais franchement y' à des exemples dans pas mal de domaines.



A l' âge adulte il est même possible de le perdre se goût de l' effort (sur le long terme et pas juste ponctuellement sur un sujet qui nous passionne ) Wink

édit : Pour prendre en compte le précèdent message, j'aime bien le lien entre compétences cognitive et physique, ça reste une modification physico chimique du corps par entrainement j' imagine, merci !


Dernière édition par Nace le Mer 11 Sep 2019 - 15:34, édité 1 fois
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Message par Loxosceles le Mer 11 Sep 2019 - 15:25

Quelques pistes vite fait : j'ai trouvé le goût de l'effort dans l'écriture. Un goût relatif, car de par le fait du mécanisme de l'inspiration, on ne peut pas écrire 8h par jour, ça ne marche tout simplement pas comme ça. Il faut se ressourcer, faire des pauses, et écrire un roman me prend entre 6 et 10 mois, pour 200-250 pages. Aussi, comme je divague, je ne trouve jamais le résultat à la hauteur.

J'ai trouvé un goût de l'effort dans les sports d'endurance comme le vélo ou la marche nordique, mais malheureusement je n'ai jamais accroché plus de quelques mois. J'admire le sport cycliste pour sa dureté et l'abnégation qu'il demande. Du coup je me suis reporté sur la marche, qui implique moins de souffrance (et mon dos ne me permet pas vraiment la course à pieds).

D'après moi, l'idée serait de trouver la discipline suffisamment exigeante et stimulante qui nous convient pour y arriver dans la durée et réaliser que parvenir à un résultat est gratifiant même s'il n'est pas à la hauteur. Par exemple, j'aime bien le dessin, et même s'il me faut 20h pour en faire un qui soit suffisamment "parfait" à mon goût, le résultat apporte une satisfaction qui donne envie de continuer. De même, si je n'ai jamais trouvé mes romans à la hauteur, et si je n'ai jamais trouvé le courage de les retravailler, parce que de mon point de vue ça aurait nécessité de tout reprendre à zéro, le simple fait d'arriver au bout, d'arriver à terminer, apporte tout de même un sentiment d'accomplissement après des mois de travail exigeant.

Pour quelqu'un qui travaille et n'a pas le temps de se lancer dans de pareils projets, je citerais ce qui me vient à l'idée : sports d'endurance (se chronométrer pour comptabiliser les progrès), activités créatives avec un minimum d'exigence (la cuisine ? activités manuelles ? dessin ? réalisation d'une vidéo, reportage ?). Ou peut-être des trucs qui peuvent sembler autistiques mais qui développent la patience ? Comme maquettes, trucs en allumettes... collections ? Cultiver la curiosité sur un sujet particulier et un peu difficile ou mystérieux et essayer de persévérer et progresser dans la compréhension, même si elle est hypothétique ? Ça peut être scientifique, ésotérique, je ne sais pas... Peut-être se fixer d'écrire un livre ou un blog sur ce sujet, quitte à ne jamais publier ? Le but étant de s'astreindre à un minimum de sérieux en envisageant un lectorat. Je suis arrivé, par le biais de mon blog à attirer l'attention de professionnels qui estiment que certains de mes travaux pourraient faire l'objet de conférences... et rien que ça, c'est gratifiant pour un autodidacte quasi non-diplômé. Bref voilà ce qui me venait à l'esprit...
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Message par LNH le Mer 11 Sep 2019 - 16:36

Merci de ces réponses intéressantes!
Je crois que le sport en général agit énormément sur le mental, la motivation, l'estime de soi etc.
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Message par zebrisse le Lun 14 Oct 2019 - 20:28

berimbau a écrit:
Bref, je voudrais savoir si parmi vous certains ont compris les mécanismes de la paresse / effort? Pourquoi tant de choses que les autres arrivent à faire nous semblent impossible? Si comme il dit, les "voies habituelles de l'effort" nous sont interdites, alors lesquelles nous sont autorisées?
Comment laisser de côté la paresse et la procrastination?

Concernant la paresse et l'effort, je vais te citer certains éléments provenant de la sagesse bouddhiste, en particulier "le pouvoir de l'aspiration".


Beaucoup s'engagent dans leurs activités, sans le pouvoir de l'aspiration.

Tous nos résultats proviennent de l'énergie investie et des efforts réalisés,
cette énergie et ces efforts proviennent de nos aspirations et désirs d'accomplir les taches dans lesquelles nous nous investissons,
ces désirs proviennent de comprendre les bienfaits de nous engager dans l'activité en question, et également de comprendre les dangers de ne pas nous y engager.

On comprend ainsi, qu'avant de s'engager dans une activité, il est bon de passer du temps à contempler les bienfaits que l'on va en tirer (et les inconvénients de ne pas nous y engager)
Cela fait naitre ou régénere notre motivation.

Cela doit être appliqué à chaque cas particulier et à chaque activité.

Après, pour les activités dont nous ne voyons pas l'utilité ni l'intérêt .... forcément ça va être dur de se motiver ===> paresse. Mais on comprend pourquoi.
Peut être que, pour les surdoués, ça arrive plus fréquemment de ne pas voir l'intérêt de telle ou telle tache ===> davantage de "paresse".
Mais s'il n'y a pas d'intérêt à accomplir une tache, en réalité je trouve que c'est de la sagesse que de ne pas l'accomplir. Même si ça sera jugé négativement par le monde extérieur.
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