Qu'êtes-vous en train de lire ?

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Message par Drogba KBueno le Dim 24 Nov 2019 - 20:46

Des nouvelles du jeune Hemingway, écrites de 1921 à 1938.
Recueil "Paradis perdu" ; en voici deux :

Histoire banale

Il était en train de manger une orange, et en recrachait lentement les pépins. Dehors, il tombait de la neige fondue. Dans la pièce, le radiateur électrique ne semblait donner aucune chaleur. Se levant de sa table de travail, il alla s'asseoir dessus. Comme on se sentait bien ! Là enfin, c'était la vie !
Il prit une autre orange. Là-bas, à Paris, Mascart avait mis Danny Frush k.o. au deuxième round. Au fond de la Mésopotamie, il était tombé six mètres de neige. De l'autre côté du monde, dans l'Australie lointaine, les joueurs de cricket anglais faisaient des étincelles. Ça, c'était l'Aventure.
Les amis des Arts et des Lettres ont découvert le "Forum", lisait-il. C'était le guide, le philosophe et l'ami de la minorité pensante. Les meilleures nouvelles - leurs auteurs écriront-ils nos grandes réussites de demain ?
Vous aimerez ces histoires américaines, simples et chaleureuses, ces tranches de vie au coeur du ranch, dans les logis surpeuplés et dans les demeures bourgeoises, toujours colorées par un humour de bon aloi.
Il faut que je les lise, se dit-il.
Et il continua sa lecture. Les enfants de nos enfants - que faire pour eux ? Quel est leur avenir ? Nous devons découvrir de nouveaux moyens de nous faire une place au soleil. Y arrivera-t-on par la guerre ou par des méthodes pacifiques ?
Ou bien devrons-nous tous partir pour le Canada ?
Nos convictions les plus profondes - la Science les ébranlera-t-elle ? Notre civilisation. - Est-elle inférieure aux hiérarchies anciennes des valeurs ?
Et pendant ce temps-là, dans les coins reculés de la Jungle suintante du Yucatán, résonnent les haches des ramasseurs de caoutchouc.
- Est ce que nous voulons de grands hommes - ou les voulons-nous cultivés ? Prenez Joyce, par exemple. Prenez le président Coolidge. A quel idéal nos étudiants doivent-ils aspirer ? Il y a Jack Britton. Il y a le docteur Henry Van Dyke. Pouvons-nous concilier les deux ? Prenez encore le cas Young Stribling.
Et qu'adviendra-t-il de nos filles qui doivent se réaliser toutes seules ? Nancy Hawthorne est obligée de progresser sans aide dans l'océan de la vie. Courageuse et consciente, elle affronte les problèmes qui se posent à toute jeune fille de 18 ans.
C'était une splendide brochure.
Etes-vous une jeune fille de 18 ans ? Prenez, par exemple, le cas de Jeanne d'Arc. Prenez le cas de Bernard Shaw. Prenez le cas de Betsy Ross.
Imaginez tout ceci en 1925. Y avait-il une page "risquée" dans l'Histoire Puritaine ? Pocahontas avait-elle une double vie ? Avait-elle le sens de la quatrième dimension ?
La peinture et la poésie modernes sont-elles de l'Art ? Oui, et non. Prenez Picasso, par exemple...
Les vagabonds ont-ils des règles de conduite ? Envoyez votre esprit à l'aventure.
L'Aventure est partout. Les écrivains de "Forum" sont pleins d'à-propos, d'humour et d'esprit. Mais ils n'essaient pas d'éblouir le lecteur et ne sont jamais verbeux.
Vivez la vie surabondante de l'esprit, dilatés par les idées nouvelles, enivrés par l'Aventure et l'Inattendu. Il reposa la brochure.
Et pendant ce temps-là, allongé à plat sur un lit dans une pièce sombre de sa maison de Triana, Manuel Garcia Maera gît avec un drain dans chaque poumon, étouffé par la pneumonie. Tous les journaux d'Andalousie ont consacré des colonnes supplémentaires à sa mort qu'on attendait depuis quelques jours. Pour se souvenir de lui, les hommes et les jeunes gens ont acheté sa photo, en pied et en couleurs, et, à force de regarder les reproductions, ils ont oublié l'image qu'ils conservaient de lui dans leur mémoire. Sa mort soulageait bien des toréadors, parce que dans l'arène, il faisait toujours ce que les autres ne tentaient que rarement. Ils marchaient tous dans la pluie derrière son cercueil ; et ils étaient 147 toréadors à l'accompagner au cimetière où on l'a enterré juste à côté de Joselito. Après la cérémonie, tout le monde s'installa dans les cafés, à l'abri de la pluie, et l'on vendit de nombreuses photos en couleurs de Maera que les hommes roulaient et glissaient dans leurs poches.

Une lectrice écrit

Elle était assise à sa table, dans sa chambre... devant un journal déplié. Elle ne s'arrêtait que pour regarder par la fenêtre tomber la neige qui fondait en touchant le toit. Elle se mit à écrire cette lettre, sans s'interrompre, sans barrer ou réécrire un seul mot.

Roanoke, Virginie, le 6 février 1933.

"Cher docteur,
"Puis-je me permettre de vous demander un conseil très important - j'ai une décision à prendre et je ne sais pas au juste en qui je peux avoir confiance. Je n'ose pas demander à mes parents - alors je m'adresse à vous - et c'est seulement parce qu'il n'est pas nécessaire que je vous voie, que je peux me confier à vous. Voilà ma situation : en 1929, j'ai épousé un homme qui appartenait à l'armée américaine ; la même année, il a été envoyé en Chine, à Shangaï - il y est resté 3 ans - puis il est rentré aux Etats-Unis - il avait été démobilisé quelques mois auparavant et il était revenu chez sa mère à Helena, en Arkansas. Il m'a écrit de la rejoindre - j'y suis allée et je me suis aperçue qu'il suivait un traitement de piqûres. Je me suis, naturellement, renseignée et j'ai appris qu'il se faisait soigner pour une maladie dont je ne sais pas écrire le nom mais c'est quelque chose comme syfilice. Savez-vous de quoi je veux parler - pouvez-vous me dire si je pourrai reprendre la vie commune avec lui, sans danger - je n'ai eu aucun rapport intime avec lui depuis son retour de Chine. Il m'assure qu'il sera complètement guéri quand le médecin aura terminé le traitement. Croyez-vous que ce soit vrai ? - J'ai souvent entendu mon père dire que si l'on était victime de cette maladie, il n'y avait plus qu'à souhaiter la mort - je crois mon père, mais je veux aussi croire mon mari. - Je vous en prie, je vous en supplier, dites-moi ce que je dois faire - j'ai mis une fille au monde pendant que son père était en Chine.
"Je vous en remercie d'avance et je m'en remets complètement à vous, votre..."
et elle signa.

Peut-être pourra-t-il me dire ce qu'il faut faire, songea-t-elle. Peut-être me le dira-t-il ? Sur la photo du journal, il a l'air très savant et très intelligent. Tous les jours, il dit aux gens ce qu'il faut faire. Il saura sûrement.
Je ferai tout ce qu'il faudra. Pourtant, il y a si longtemps que ça dure... si longtemps. Vraiment longtemps. Mon Dieu, comme il y a longtemps. Je sais très bien qu'il devait aller où on l'envoyait, mais je ne sais pas pourquoi il a été attraper ça. Oh, mon Dieu, j'aurais tellement voulu qu'il ne l'attrape pas. Je m'en fiche de savoir comment il l'a attrapé. Mais Dieu du ciel, j'aurais tant voulu qu'il ne l'attrape pas. Il ne l'aurait vraiment pas dû. Je ne sais pas quoi faire. Si seulement il n'avait pas attrapé de maladie. Je ne sais vraiment pas pourquoi il a fallu qu'il soit malade.


Dernière édition par Sarty le Dim 24 Nov 2019 - 20:51, édité 1 fois

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Message par Madame Picodon le Dim 24 Nov 2019 - 20:51

https://books.google.com/books/about/Le_jour_o%C3%B9_les_lions_mangeront_de_la_sa.html?hl=fr&id=mQsmDwAAQBAJ
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Message par Joe Dalton le Lun 25 Nov 2019 - 6:37

"Sharko" de Franck Thilliez, un auteur que j'ai découvert récemment.
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Message par Madame Picodon le Lun 25 Nov 2019 - 8:31

Livre fini...
Belle. Morale sur le lâcher prise.
j'ai commencé les 5 blessures de l'âme
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Message par Pango le Lun 25 Nov 2019 - 10:28

"In an unspoken voice" de Peter A. Levine.

@Izo : Je n'ai trouvé aucune référence à "La contrée inaudible" de Carence Khill. Ni le titre, ni l'auteure. Est-il paru sur Terre ?
Je veux ouvrir la boîte !!! C'est insoutenable !!!
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Message par Drogba KBueno le Dim 1 Déc 2019 - 16:21

Beckett, Watt ;
Beckett faisait partie d'un groupe de résistants ; plus tard il en parlera comme de "opérations de boyscout", mais c'était vraiment dangereux, et il risquait sa vie, plusieurs de ses amis se sont fait attrapés tués ou déportés, et une nuit on vient le prévenir lui et sa femme que son groupe est en train de se faire démanteler ;
avec sa femme (celle qui deviendra sa femme), il fuit Paris, ils fuient, et arrivent enfin dans le Sud, dans une zone libre, et là Beckett trouve du travail, travaux dans les champs pour plusieurs années. Il y fera plus tard la connaissance d'André le géant, parait-il... Mais surtout il y écrivit Watt (1941-1944), comme un "exercice pour garder toute sa tête".
Deux extraits :

(Watt entre au service de Monsieur Knott ; Watt croise un monsieur dans la maison tout endormie, au service de Monsieur Knott, et qui va s'en aller, et dont Watt est le remplaçant ; le monsieur passe, sans un mot, s'en va, puis revient ; Watt est devant le feu, l'index dans le nez, quand le monsieur réapparaît)

Avant de partir il fit le bref exposé que voici.
HA ! comme tout me revient, bon Dieu ! Cet oeil ! Ce vide ! Cette vigilance ! Cette lassitude ! L'homme arrive. Les chemins obscurs tous derrière lui, tous en lui, les longs chemins obscurs, dans sa tête, ses flancs, ses mains, ses pieds, et lui assis dans l'ombre vermeille, se curant le nez, attendant l'aube. L'aube ! Le soleil ! La lumière ! HA ! Les lents jours d'azur pour sa tête, ses flancs, et les petits sentiers pour ses pieds, toute cette clarté à tâter et à prendre. Par l'herbe les petits sentiers de mousse, aux vieilles racines osseuses, et les arbres fichés en terre, et les fleurs fichées en terre, et les fruits pendant à terre, et les papillons blancs exténués, et les oiseaux jamais les mêmes filant se cacher de l'aube au soir. Et tous les bruits ne signifiant rien. Puis repos la nuit dans la maison tranquille, plus de routes, plus de rues, on se couche près d'une fenêtre s'ouvrant sur le refuge, les petits bruits arrivent qui ne réclament rien, n'ordonnent rien, ne proposent rien, n'expliquent rien, et la brève nuit nécessaire est tôt finie, et le ciel bleu de nouveau sur tous les endroits secrets où jamais personne ne vient, endroits secrets jamais les mêmes, mais toujours simples et indifférents, purs endroits toujours, où se mouvoir n'est ni aller ni venir, où être se fait présence si légère que c'est comme la présence de rien. Comme je le sens de nouveau, tout ça, tout ça, après si longtemps, là, et là, et dans mes mains, et dans mes yeux, comme un visage levé, un visage offert, tout confiance et innocence et candeur, toutes les vieilles souillures et peurs et faiblesses offertes, pour être lavées et pardonnées ! Ha ! Ou ne l'ai-je jamais senti jusqu'à maintenant, maintenant qu'il n'y a plus lieu. M'étonnerait pas. Tout pardonné et guéri. Pour toujours. Dans un moment. Demain. Six, cinq, quatre heures encore, du vieux noir, du vieux poids, les sentir qui cèdent. Car on y est, on y reste. Ha ! Tous les chemins menaient ici, tous les détours, les




Personnellement bien sûr je regrette tout. Pas un mot, pas une joie, pas un acte, pas une voix, pas une pensée, pas un pleur, pas un doute, pas une peur, pas un oui, pas un non, pas un cul, pas un con, pas une soif, pas une peine, pas un rire, pas une haine, pas un nom, pas une face, nulle heure, nulle place, que je ne déplore amèrement. Une ordure de bout en bout. Et cependant quand j'ai passé mon Fellowship, assis du matin au soir, sans ce clou à la selle... Le reste, une ordure. Les trognes du mardi, les rognes du mercredi, les rages du jeudi, les grognes du vendredi, les cuites du samedi, les sommeils du dimanche, les réveils du lundi, les réveils du lundi. Les coups, les coups, de pied, de gueule, pan ! paf ! pitié ! aïe ! aïe ! pitié ! paf ! pan ! les coups, les coups, de grâce, jamais. Et cette pauvre vieille pouilleuse de vieille terre, la mienne et celle de mon père et de ma mère et du père de mon père et de la mère de ma mère et de la mère de mon père et du père de ma mère et du père de la mère de mon père et de la mère du père de ma mère et de la mère de la mère de mon père et du père du père de ma mère et de la mère du père de mon père et du père de la mère de ma mère et du père du père de mon père et de la mère de la mère de ma mère et des pères et mères des autres aussi et des pères de leurs pères et des mères de leurs mères et des mères de leurs pères et des pères de leurs mères et des pères des mères de leurs pères et des mères des pères de leurs mères et des mères des mères de leurs pères et des pères des pères de leurs mères et des mères des pères de leurs pères et des pères des mères de leurs mères et des pères des pères de leurs pères et des mères des mères de leurs mères. Une immondice. Les crocus et le mélèze qui reverdit une semaine avant les autres et les pâturages rouges de succulents placentas de brebis et les longs jours d'été et le foin fauché de frais et le ramier le matin et le coucou l'après-midi et le râle des blés le soir et les guêpes dans la confiture et l'odeur des ajoncs et la vue des ajoncs et les pommes qui tombent et les enfants qui marches dans les feuilles mortes et le mélèze qui rejaunit une semaine avant les autres et les châtaignes qui tombent et le hurlement du vent et la mer qui se brise par-dessus la jetée et les premiers feux et les sabots sur la route et le facteur poitrinaire qui siffle Roses de Picardie et la lampe à pétrole en haut de son lampadaire et naturellement la neige et bien sûr la grêle et vous pensez bien la gadoue et tous les quatre ans la débâcle de février et les crocus et puis tout le foutu trafic qui repart de plus belle. Un étron. Et si je pouvais tout recommencer, sachant ce que je sais maintenant, le résultat serait le même. Et si je pouvais recommencer une seconde fois, sachant ce que je saurais alors, le résultat serait le même. Et si je pouvais recommencer cent fois, sachant chaque fois un peu plus que la fois d'avant, le résultat serait toujours le même, et la centième vie comme la première, et les cent vies comme une seule. Une chiasse. Mais à ce train-là on perd ici la nuit entière [etc il continue sur une vingtaine de pages].

@Pango : tu devrais envoyer un MP à izo, elle semble ne pas avoir vu ton message !
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Message par Pango le Lun 9 Déc 2019 - 18:17

"The body keeps the score" -Bessel von der kolk
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Message par izo le Mer 11 Déc 2019 - 10:57

La vie joyeuse et récréative de Thiel Ulenspielgel et de Lamme Goedzak par Charles de Coster, en quête de livres hors du commun, comme le précédent, unique je pense. J’aime ces petits bijoux au verbe étonnant et vieilli.
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Message par Balðus le Mer 11 Déc 2019 - 10:59

Chroniques des vampires, série de romans fantastiques de Anne RICE

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https://www.youtube.com/watch?v=anD9ZrMJT8k&feature=youtu.be

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Message par fleurblanche le Jeu 12 Déc 2019 - 0:31

Série Psi-changeling, genre fantastique, de Nalini Singh. Elle a créé tout un univers attachant.
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