S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

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S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 0:18

Ouai, je suis claquée.

J'ai 24 ans et je n'ai jamais passé le fameux test. Ou les tests.
J'ai une histoire familiale bien trop complexe pour l'afficher en un message, en tout cas j'ai bien pris. Je sais pas d'où ça vient, cette hyper-émotivité et cette capacité à comprendre ce que les gens n'avouent pas / ne s'avouent pas ; peut-être de mon histoire familiale. Mais d'aussi loin que je me souvienne, j'avais compris. Trop de choses, trop vite. Alors j'ai fait le caméléon, j'ai essayé de m'adapter. Depuis toute petite, j'ai fait semblant. Semblant d'aimer une chanteuse, et me voilà intégrée à un groupe en primaire. Semblant d'aimer cracher sur les gens, et me voilà intégrée dans un autre groupe au lycée.

J'ai un beau parcours universitaire, un bon master de science en poche, pour faire de la recherche sur des pathologies complexes. Mais en parvenant là-haut, je me suis perdue encore plus. Y avait rien d'humain, rien que des chiffres et du fric. C'est marrant ça chez moi, je suis super perspicace sur plein de choses, et tellement naïve sur le monde qui m'entoure en même temps.

J'ai eu quelques relations longues, souvent désastreuses. Car de nouveau, je m'adaptais et j'en oubliais de me (res)sentir. C'était facile de devenir l'objet de désir de quelqu'un, moins facile d'exister. Et puis niveau intime, c'était compliqué. On peut faire semblant mais là en bas, ça marche pas. J'ai fait beaucoup de mauvaises rencontres du coup, et j'ai jamais compris pourquoi dans certains cas, rare, c'était complètement fou. Et pourquoi 99% du temps, ça me donnait la gerbe.

Aujourd'hui, j'ai trouvé quelqu'un qui me respecte et qui me prend par la main. Le problème, c'est que malgré toute sa bonne volonté, je suis toujours trop. J'exagère trop, je pense trop loin, je réfléchie trop, je prends tout trop mal, j'interprète trop, je suis trop sensible. Trop différente. J'arrive pas à expliquer que ce qui est implicite pour lui est explicite pour moi. Et du coup, je passe pour quelqu'un de trop sûre de moi, voire condescendante. En vrai, je suis un bisounours. Si j'avais pas consulté, je penserais probablement que je suis folle. D'ailleurs des fois j'en ai l'impression. Et puis je vous lis, et je me dis que c'est les autres qui sont fous.

Je n'ai jamais contacté de zèbres. Je ne me suis jamais entretenue avec des zèbres, du moins pas que je le sache. J'ai envie de tenter, parce qu'il semblerait que je ne suis pas seule au monde. J'ai envie d'en rencontrer, parce qu'apparemment, on parlerait la même langue.

Et en même temps, je me méfie. Je ne suis pas une zèbre certifiée. D'autres pensent peut-être qu'ils le sont et on a peut-être tous tord. Et puis dans le monde des zèbres, il y a plein d'espèces.

Au plaisir de vous lire...

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Bimbang le Mer 21 Fév 2018 - 0:42

Être trop, ça m'cause. Mais j'ai compris que ça se travaille.
Quelque part, c'est ce désir de "perfection" qui lâche pas. On laisse rien au hasard... et on s'angoisse pour si jamais on avait quand même oublié un truc... et c'est lourd pour les autres.
Et aussi pour nous en fin de compte.

Mais oui, ça se travaille. On peut travailler sur l'angoisse déjà. Et puis faire taire un peu ce cerveau qui mouline. Se réapproprier son corps, s'ancrer dans son corps et dans le présent.

Tu te méfies, tu doutes. T'as pas la preuve par neuf d'être zèbre. Et en plus, si t'en étais une, peut être que tu serais une zèbre pas tout à fait comme les autres... c'est presque récurant sur tous les fils.

Bonne découverte du forum, et bienvenue à toi  flower


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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Zarbitude le Mer 21 Fév 2018 - 6:35

Sois la bienvenue SaZeb.
J'espère de tout coeur que tu te sentiras bien ici.
Comme dit si bien Bimbang, "tout ça", ça se travaille.
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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Théo le Mer 21 Fév 2018 - 6:44

Bienvenue à toi.

Je trouve ce forum assez détendant, on y trouve des gens "like minded", c'est une vraie bouffée d'oxygène Smile. Donc peut-être y trouveras-tu des réponses à tes questions ou, a minima, un peu de réconfort si tu te sens en décalage permanent avec ton milieu.

Ton copain est-il zèbre ? Ca t'aiderait peut-être d'en parler avec lui Smile
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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Eléonor le Mer 21 Fév 2018 - 7:18

Bonjour Chère SaZeb,

La Bienvenue et oui tout "cela" se travaille flower

A présent que tu sais un peu plus à propos de qui tu es, tu sais mieux dans quelle direction travailler à toi et sur toi. C'est une aventure passionnante de s'apprendre, se comprendre plus avant, se découvrir aussi, et mieux gérer tes spécificités, singularités et diamants intérieurs, car tu n'es pas naïve, tu es éminemment perspicace et réfléchis avec le coeur aussi Smile

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Stitchette le Mer 21 Fév 2018 - 9:27

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Dernière édition par Stitchette le Sam 17 Mar 2018 - 13:58, édité 1 fois

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Théo le Mer 21 Fév 2018 - 10:08

Yep. Les zèbres, quand ils ne galopent pas, sont au "trop".

Ok je Arrow
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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:04

Bimbang a écrit:Être trop, ça m'cause. Mais j'ai compris que ça se travaille.
Quelque part, c'est ce désir de "perfection" qui lâche pas. On laisse rien au hasard... et on s'angoisse pour si jamais on avait quand même oublié un truc... et c'est lourd pour les autres.
Et aussi pour nous en fin de compte.

Mais oui, ça se travaille. On peut travailler sur l'angoisse déjà. Et puis faire taire un peu ce cerveau qui mouline. Se réapproprier son corps, s'ancrer dans son corps et dans le présent.

Tu te méfies, tu doutes. T'as pas la preuve par neuf d'être zèbre. Et en plus, si t'en étais une, peut être que tu serais une zèbre pas tout à fait comme les autres... c'est presque récurant sur tous les fils.

Bonne découverte du forum, et bienvenue à toi  flower

Je sais pas trop si je peux répondre / poser mes questions sous ma présentation. N'hésitez pas à me dire si je me plante de lieu.

Ne rien laisser au hasard, c'est une réalité. Mais ça me semble prépondérant, quand on est face à de l'humain. En ne laissant rien au hasard, on parvient tout de même à blesser des gens. Alors j'arrive pas à comprendre comment certains font pour ne rien voir. Dans une discussion, j'arrive à voir quand la personne en face de moi discute réellement ou part en vrille et se ment à elle-même, quand la discussion n'est plus qu'une excuse pour dire ce qui n'arrive pas à se dire autrement. Parce que c'est ENORME, c'est évident. Alors je me tais, je respecte. Parce que ça peut m'arriver aussi. Mais pourquoi les gens se laissent tant aller ? Entre les commentaires assassins, parce qu'ils sont frustrés d'eux même et le reportent sur les autres et le fait qu'ils pigent rien à eux même. Quand je suis inquiète, je suis inquiète. Je le dis, c'est pas compliqué. Trop de gens sont incapables de se reconnaitre. Est-ce que je me fais comprendre ?

Elle est là, ma difficulté. C'est ça le plus complexe. L'erreur des gens. Et je peux rien dire, car chacun son histoire. Mais les gens, ils insistent, ils reportent la faute sur l'autre, ils s'inventent des histoires avec moi. J'ai un exemple merveilleux. Je suis dans une école très sélective. Quelqu'un dans mon entourage avait tenté d'entrer dans cette école, et a échoué. L'autre jour, je lui ai dit que cette sélection, elle était dégueulasse et injuste. Et que trop de gens parvenaient à y entrer sans réelle passion, car ils avaient eu certains bénéfices : famille éminemment riche, bon carnet d'adresse, compréhension de la société et meilleure adaptation. Résultat : je me sens supérieure et je rabaisse cette personne. Eh bien non, c'est bien tout le contraire. Lui expliquer qu'elle n'a pas compris reviendrait à lui expliquer qu'elle reporte sa frustration sur moi et qu'elle n'a pas digérer son refus. Et le pire, c'est l'incapacité des gens à le dire. Et après ça prend des proportions considérables. Pour rien.

Si tu as des conseils pratiques, je prends.
Est-ce ici être dans le trop ? Ne pas lâcher son cerveau ?

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:05

Zarbitude a écrit:Sois la bienvenue SaZeb.
J'espère de tout coeur que tu te sentiras bien ici.
Comme dit si bien Bimbang, "tout ça", ça se travaille.

Bonjour Zarbitude. Rien que ton pseudo me fait me sentir bien Cool Smile
Merci.

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:11

Théo a écrit:Bienvenue à toi.

Je trouve ce forum assez détendant, on y trouve des gens "like minded", c'est une vraie bouffée d'oxygène Smile. Donc peut-être y trouveras-tu des réponses à tes questions ou, a minima, un peu de réconfort si tu te sens en décalage permanent avec ton milieu.

Ton copain est-il zèbre ? Ca t'aiderait peut-être d'en parler avec lui Smile

Bonjour Théo !

Oui, c'st ce que je ressens jusque-là. Ce oh, bah en fait, je suis pas toute seule !

J'ai l'impression que mon copain est zèbre. Quand il était petit, il avait des difficultés d'adaptation même s'il était bon élève. Et il posait trop de questions, trop dérangeantes, trop pas de son âge. On l'a écrasé, on lui a interdit de développer ses propres intérêts et il a répondu aux attentes de ses proches. Pas sûre qu'il puisse entendre sa zébritude. Il a de très bonnes intuitions sur beaucoup de choses et on très connecté. La difficulté, c'est quand on est avec les autres. Il tombe dans une espèce de sur-adaptation et il s'oublie. Le pire, c'est avec sa famille. Il fait l'autruche, ne voit rien n'entend rien. Il y a un amalgame dans sa tête : s'affirmer = ne plus être aimé par ses proches. Mais pareil, il ne peut pas l'entendre. Depuis qu'il est avec moi, je le tiens aussi par la main, pour qu'il rencontre ses désirs. C'est long. Alors où il est zèbre, où c'est autre chose, mais quoi ?

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:14

Eléonor a écrit:Bonjour Chère SaZeb,

La Bienvenue et oui tout "cela" se travaille flower

A présent que tu sais un peu plus à propos de qui tu es, tu sais mieux dans quelle direction travailler à toi et sur toi. C'est une aventure passionnante de s'apprendre, se comprendre plus avant, se découvrir aussi, et mieux gérer tes spécificités, singularités et diamants intérieurs, car tu n'es pas naïve, tu es éminemment perspicace et réfléchis avec le coeur aussi Smile

Douce Journée

Bonjour Eléonor,

Merci Very Happy
Le cœur, celui-là. L'incapacité d'expliquer la réponse à une question quand bien même j'ai juste. Et du coup, l'incapacité à faire comprendre à l'autre pourquoi je n'ai pas senti un tel parce que justement, il s'agit de sensations, de tripes quoi.

Bon, et sinon, tu fais comment toi, pour te gérer ?

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:20

Stitchette a écrit:Bonjour SaZeb et bienvenue !

Je connais également ce sentiment d'être "trop" tout le temps. Comme les autres l'ont dit, ça se travaille. Et puis, l'avantage quand tu es avec des zèbres, c'est qu'ils savent à quel point des fois tout est "trop" et qu'on ne peut pas faire autrement.
Petite note positive, parfois être "trop" c'est aussi s'émerveiller d'un rien et ça peut être super bon pour le moral Smile

Encore bienvenue sur ce forum et au plaisir de discuter avec toi Tchao

Bonjour Stitchette, merci ! Very Happy

Oui, mais les zèbres, je les cherche ! J'ai l'impression qu'il y en a plein qui se planquent - un peu comme moi - ou qui prennent des traitements diverses pour les normaliser - un peu comme moi aussi, à un moment.

L'émerveillement, je connais. Mais les gens comprennent encore pas ! Parce que je suis à la fois cette bête scolaire et cette bête de travail et d'un coup, je vrille, parce que ces petits oiseaux qui se cherchent, c'est absolument merveilleux. J'ai élevé un animal, et le dresseur m'a dit qu'il fallait que je fasse attention parce que mes coup de folie pouvaient grandement déstabiliser l'animal. Ouai, mais ce qu'il a pas pigé, c'est que j'étais complètement excitée parce que je me retrouvais là, à ce cours, au milieu de tout ces animaux et pour ces derniers. Quelle émotion, quand je suis en même temps déchirée de voir la violence générale, envers les humains ou les bêtes.

Alors faut faire quoi, être toujours dans le contrôle quand on est pas avec des zèbres certifiés ? Shocked

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Mer 21 Fév 2018 - 11:22

Théo a écrit:Yep. Les zèbres, quand ils ne galopent pas, sont au "trop".

Ok je Arrow

Théo, je t'adore. Very Happy
Ta petite blagounette là, tellement mignonne. elephant

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Stitchette le Mer 21 Fév 2018 - 13:04

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Dernière édition par Stitchette le Sam 17 Mar 2018 - 13:59, édité 1 fois

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Zarbitude le Mer 21 Fév 2018 - 18:07

SaZeb a écrit:
Zarbitude a écrit:Sois la bienvenue SaZeb.
J'espère de tout coeur que tu te sentiras bien ici.
Comme dit si bien Bimbang, "tout ça", ça se travaille.

Bonjour Zarbitude. Rien que ton pseudo me fait me sentir bien Cool Smile
Merci.

J'aime aussi le tien. Il me fait penser à un raccourci de "Sa Zébritude"...parce que : chacun la sienne :-)
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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Zarbitude le Mer 21 Fév 2018 - 18:19

SaZeb a écrit:
Bimbang a écrit:Être trop, ça m'cause. Mais j'ai compris que ça se travaille.
Quelque part, c'est ce désir de "perfection" qui lâche pas. On laisse rien au hasard... et on s'angoisse pour si jamais on avait quand même oublié un truc... et c'est lourd pour les autres.
Et aussi pour nous en fin de compte.

Mais oui, ça se travaille. On peut travailler sur l'angoisse déjà. Et puis faire taire un peu ce cerveau qui mouline. Se réapproprier son corps, s'ancrer dans son corps et dans le présent.

Tu te méfies, tu doutes. T'as pas la preuve par neuf d'être zèbre. Et en plus, si t'en étais une, peut être que tu serais une zèbre pas tout à fait comme les autres... c'est presque récurant sur tous les fils.

Bonne découverte du forum, et bienvenue à toi  flower

Je sais pas trop si je peux répondre / poser mes questions sous ma présentation. N'hésitez pas à me dire si je me plante de lieu.

Ne rien laisser au hasard, c'est une réalité. Mais ça me semble prépondérant, quand on est face à de l'humain. En ne laissant rien au hasard, on parvient tout de même à blesser des gens. Alors j'arrive pas à comprendre comment certains font pour ne rien voir. Dans une discussion, j'arrive à voir quand la personne en face de moi discute réellement ou part en vrille et se ment à elle-même, quand la discussion n'est plus qu'une excuse pour dire ce qui n'arrive pas à se dire autrement. Parce que c'est ENORME, c'est évident. Alors je me tais, je respecte. Parce que ça peut m'arriver aussi. Mais pourquoi les gens se laissent tant aller ? Entre les commentaires assassins, parce qu'ils sont frustrés d'eux même et le reportent sur les autres et le fait qu'ils pigent rien à eux même. Quand je suis inquiète, je suis inquiète. Je le dis, c'est pas compliqué. Trop de gens sont incapables de se reconnaitre. Est-ce que je me fais comprendre ?

Elle est là, ma difficulté. C'est ça le plus complexe. L'erreur des gens. Et je peux rien dire, car chacun son histoire. Mais les gens, ils insistent, ils reportent la faute sur l'autre, ils s'inventent des histoires avec moi. J'ai un exemple merveilleux. Je suis dans une école très sélective. Quelqu'un dans mon entourage avait tenté d'entrer dans cette école, et a échoué. L'autre jour, je lui ai dit que cette sélection, elle était dégueulasse et injuste. Et que trop de gens parvenaient à y entrer sans réelle passion, car ils avaient eu certains bénéfices : famille éminemment riche, bon carnet d'adresse, compréhension de la société et meilleure adaptation. Résultat : je me sens supérieure et je rabaisse cette personne. Eh bien non, c'est bien tout le contraire. Lui expliquer qu'elle n'a pas compris reviendrait à lui expliquer qu'elle reporte sa frustration sur moi et qu'elle n'a pas digérer son refus. Et le pire, c'est l'incapacité des gens à le dire. Et après ça prend des proportions considérables. Pour rien.

Si tu as des conseils pratiques, je prends.
Est-ce ici être dans le trop ? Ne pas lâcher son cerveau ?

Je sais que cette question ne m'est pas destinée mais j'ai quand même envie d'y répondre (Pardon ) : moi aussi je suis sidérée de voir combien les gens ne se connaissent pas eux-mêmes, comment un nombre très grand de personnes aiment le drame, aussi.
Tout ça, pour moi, en résumé, c'est un problème d'ego. D'ego blessé, d'ego "pas travaillé".
Ton exemple est très parlant!
Quand on a la chance de comprendre ça, alors c'est plus facile de répondre par......la compassion.
Et si en plus tu as une facilité pour dire ce que tu ressens alors tu détiens tous les atouts pour redresser la situation.
Dans le cas de ton exemple, j'aurais dit : tu te trompes, je te comprends.
Kest'en penses ?

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Jeu 22 Fév 2018 - 1:27

Stitchette a écrit:
SaZeb a écrit:Bonjour Stitchette, merci ! Very Happy

Oui, mais les zèbres, je les cherche ! J'ai l'impression qu'il y en a plein qui se planquent - un peu comme moi - ou qui prennent des traitements diverses pour les normaliser - un peu comme moi aussi, à un moment.

L'émerveillement, je connais. Mais les gens comprennent encore pas ! Parce que je suis à la fois cette bête scolaire et cette bête de travail et d'un coup, je vrille, parce que ces petits oiseaux qui se cherchent, c'est absolument merveilleux. J'ai élevé un animal, et le dresseur m'a dit qu'il fallait que je fasse attention parce que mes coup de folie pouvaient grandement déstabiliser l'animal. Ouai, mais ce qu'il a pas pigé, c'est que j'étais complètement excitée parce que je me retrouvais là, à ce cours, au milieu de tout ces animaux et pour ces derniers. Quelle émotion, quand je suis en même temps déchirée de voir la violence générale, envers les humains ou les bêtes.

Alors faut faire quoi, être toujours dans le contrôle quand on est pas avec des zèbres certifiés ? Shocked

Pour commencer, tu as trouvé ici un vrai troupeau avec lequel tu vas pouvoir t'exprimer et je pense que ça permettra de te libérer un peu Wink

Ah ah, je connais aussi ce problème avec les oiseaux, les papillons et... je disais quoi en fait ? Tant pis, je suis comme ça. Je dois aussi admettre que je suis capable de vraiment me concentrer sur quelque chose, parfois trop car c'en est au point d'ignorer complètement ce qu'il se passe autour de moi. Mais il est bon de savoir que je peux faire cela si besoin est Smile

Je n'ai malheureusement pas de solution à te proposer... J'essaye de ne pas toujours exprimer les choses aussi intensément que je les ressens quand je sais que cela pourrait être mal pris ou ne pas être compris.

Et bien sûr, je ne conseille pas d'être toujours dans le contrôle (ouf !). Ce que je fais relève plus de l'expérimentation : je m'exprime librement avec mes acolytes zébrés, je teste le terrain pour les autres. J'ai des amis qui ne sont pas "certifiés" mais que je soupçonne d'être zèbres ce qui laisse plus de liberté pour discuter. Et j'aborde les choses progressivement pour voir quelle est leur réaction.

Je suis scotchée. J'ai pris des semaines pour tenter d'expliquer ça à mon petit ami qui me disait qu'il aimerait que je fasse davantage confiance à ses proches. Impossible, bien entendu, ça se sent, les gens qui peuvent entendre et les autres. ! Je ne te connais absolument pas, et je me surprends moi-même de me permettre de te dire ça, mais qu'est-ce que je t'aime pour ce que t'as dit putain ! Cool

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Jeu 22 Fév 2018 - 1:44

Zarbitude a écrit:
SaZeb a écrit:
Bimbang a écrit:Être trop, ça m'cause. Mais j'ai compris que ça se travaille.
Quelque part, c'est ce désir de "perfection" qui lâche pas. On laisse rien au hasard... et on s'angoisse pour si jamais on avait quand même oublié un truc... et c'est lourd pour les autres.
Et aussi pour nous en fin de compte.

Mais oui, ça se travaille. On peut travailler sur l'angoisse déjà. Et puis faire taire un peu ce cerveau qui mouline. Se réapproprier son corps, s'ancrer dans son corps et dans le présent.

Tu te méfies, tu doutes. T'as pas la preuve par neuf d'être zèbre. Et en plus, si t'en étais une, peut être que tu serais une zèbre pas tout à fait comme les autres... c'est presque récurant sur tous les fils.

Bonne découverte du forum, et bienvenue à toi  flower

Je sais pas trop si je peux répondre / poser mes questions sous ma présentation. N'hésitez pas à me dire si je me plante de lieu.

Ne rien laisser au hasard, c'est une réalité. Mais ça me semble prépondérant, quand on est face à de l'humain. En ne laissant rien au hasard, on parvient tout de même à blesser des gens. Alors j'arrive pas à comprendre comment certains font pour ne rien voir. Dans une discussion, j'arrive à voir quand la personne en face de moi discute réellement ou part en vrille et se ment à elle-même, quand la discussion n'est plus qu'une excuse pour dire ce qui n'arrive pas à se dire autrement. Parce que c'est ENORME, c'est évident. Alors je me tais, je respecte. Parce que ça peut m'arriver aussi. Mais pourquoi les gens se laissent tant aller ? Entre les commentaires assassins, parce qu'ils sont frustrés d'eux même et le reportent sur les autres et le fait qu'ils pigent rien à eux même. Quand je suis inquiète, je suis inquiète. Je le dis, c'est pas compliqué. Trop de gens sont incapables de se reconnaitre. Est-ce que je me fais comprendre ?

Elle est là, ma difficulté. C'est ça le plus complexe. L'erreur des gens. Et je peux rien dire, car chacun son histoire. Mais les gens, ils insistent, ils reportent la faute sur l'autre, ils s'inventent des histoires avec moi. J'ai un exemple merveilleux. Je suis dans une école très sélective. Quelqu'un dans mon entourage avait tenté d'entrer dans cette école, et a échoué. L'autre jour, je lui ai dit que cette sélection, elle était dégueulasse et injuste. Et que trop de gens parvenaient à y entrer sans réelle passion, car ils avaient eu certains bénéfices : famille éminemment riche, bon carnet d'adresse, compréhension de la société et meilleure adaptation. Résultat : je me sens supérieure et je rabaisse cette personne. Eh bien non, c'est bien tout le contraire. Lui expliquer qu'elle n'a pas compris reviendrait à lui expliquer qu'elle reporte sa frustration sur moi et qu'elle n'a pas digérer son refus. Et le pire, c'est l'incapacité des gens à le dire. Et après ça prend des proportions considérables. Pour rien.

Si tu as des conseils pratiques, je prends.
Est-ce ici être dans le trop ? Ne pas lâcher son cerveau ?

Je sais que cette question ne m'est pas destinée mais j'ai quand même envie d'y répondre (Pardon ) : moi aussi je suis sidérée de voir combien les gens ne se connaissent pas eux-mêmes, comment un nombre très grand de personnes aiment le drame, aussi.
Tout ça, pour moi, en résumé, c'est un problème d'ego. D'ego blessé, d'ego "pas travaillé".
Ton exemple est très parlant!
Quand on a la chance de comprendre ça, alors c'est plus facile de répondre par......la compassion.
Et si en plus tu as une facilité pour dire ce que tu ressens alors tu détiens tous les atouts pour redresser la situation.
Dans le cas de ton exemple, j'aurais dit : tu te trompes, je te comprends.
Kest'en penses ?


Tu es toute pardonnée ! Bon eh bien, je suis rassurée, encore une fois ! Je suis d'accord, ils aiment le drame, ils aiment commenter les faits et gestes des gens, une vraie gestapo ! Et ils ont tellement besoin d'en dire quelque chose. C'est ça aussi ce que tu dis, c'est bien entendu un problème d'égo. Quand je suis près d'eux, je fais tâche, parce qu'à côté d'eux qui ont accepté de tolérer la vie, moi je la bouffe, je suis passion et je n'ai pas peur de changer d'orientation / de job pour m'épanouir encore plus, et peut importe la difficulté. Ne pas être dans mes bottes, ce serait comme mourir. Et je trouve qu'ils se meurent justement, pour moi elle vient de là l'amertume. C'est étrange, ne pas supporter son existence et en même temps être incapable de faire autrement. Du coup, comme tu as dit, je peux entendre. Comprendre est tout autre chose.

Si j'avais pu dire cela, je l'aurais dit. Le problème, c'est que face à moi, les gens de cette espèce (frustrés, normés, etc. - le mot espèce n'est pas du tout péjoratif, c'était plus simple comme ça), ils osent trop rien dire. C'est fort dommage, c'est pas compliqué pourtant de dire les choses simplement quand en face on a qqn qui peut entendre. Mais on préfère me considérer, malgré toute ma bienveillance, de condescendante. Apparemment, rester calme, réfléchie et à l'écoute des gens qui s'énervent, c'est considéré comme de la condescendance.... Allez comprendre...A moins que ce soit l'affront de ne pas rentrer dans un duel qui dérange. Je ne sais pas !

Dans le cas contraire, comment fais-tu lorsque que qqn te reproche de paraître malhonnête, pas entière, pas transparente. Perso, ça aussi c'est galère. Je suis que moi-même, pleine de folie et transparente avec les gens qui peuvent le comprendre. Face à l'espèce décrite au-dessus, impossible de l'être. Alors je suis calme et quand je sens qu'on est plus dans la discussion, mais dans l'agression (en somme, peu de gens sont sincèrement dans la discussion, prêt à entendre un avis différent et le respecter), je me tais et j'écoute. Que faire autrement ? Je vois pas d'issue. Je sais par avance comment ça va se dérouler, je peux d'avance dire ce que ces gens autour de moi vont dire et c'est de l'énergie perdue, n'est-ce pas ?

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Zarbitude le Jeu 22 Fév 2018 - 8:07

Un jour j'en ai eu plus que marre de m'adapter à ce que "les autres" attendaient de moi. Et j'ai décidé d'être moi-même!
De toutes manières, on ne peut pas plaire à tout le monde, quoi qu'on fasse.
Ce fut une libération pour moi. Une libération progressive pendant laquelle j'ai vraiment appris à me connaître....parce que je ne savais vraiment pas qui j'étais !
Les idées des autres semblaient toujours plus importantes que les miennes et je voyais bien que peu de gens pensaient comme moi.
J'ai beaucoup lu sur la psychologie et j'ai suivi une thérapie cognitive.
Ca m'a permis de me sentir bien avec...moi-même.
Ce n'était plus "mal" d'être "comme moi" Very Happy
Avant ça, j'étais tout le temps "fâchée" sur moi, pas assez ceci, trop cela. Et du coup, j'étais tout le temps fâchée sur les autres.
Et il me semble que depuis que je m'accepte telle que je suis, il m'est possible de faire pareil pour les autres.
Essayer de comprendre l'autre, c'est ce qui sauve dans les relations humaines.
Après, on peut toujours choisir de ne pas continuer la relation si l'autre ne cherche pas à nous comprendre et apprécier la différence, parce que comme tu dis, c'est de l'énergie perdue.
Quand quelqu'un me fait des reproches, il y a une petite sonnerie qui tinte dans ma tête parce que j'ai remarqué que dans environ 99% des cas, les reproches qu'on m'adresse, je pourrais les adresser à la personne qui me les fait. Et du coup, la situation s'inverse dans ma tête car alors je comprends la personne qui me fait des reproches, je vois où elle en est dans son développement psychologique.
Parfois j'arrive à dédramatiser par de l'humour.
Un jour quelqu'un m'a fait le reproche d'être parano. J'ai répondu en riant: va falloir "faire avec".... Very Happy
Tu y arrives parfois, toi, à répondre par l'humour ? Mais bon, faut faire attention à la qualité de cet humour, il ne doit pas se retourner contre l'autre mais contre soi-même, c'est mieux je trouve.

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Stitchette le Jeu 22 Fév 2018 - 9:31

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Dernière édition par Stitchette le Sam 17 Mar 2018 - 13:59, édité 1 fois

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Jeu 22 Fév 2018 - 21:47

Zarbitude a écrit:Un jour j'en ai eu plus que marre de m'adapter à ce que "les autres" attendaient de moi. Et j'ai décidé d'être moi-même!  
De toutes manières, on ne peut pas plaire à tout le monde, quoi qu'on fasse.
Ce fut une libération pour moi. Une libération progressive pendant laquelle j'ai vraiment appris à me connaître....parce que je ne savais vraiment pas qui j'étais !
Les idées des autres semblaient toujours plus importantes que les miennes et je voyais bien que peu de gens pensaient comme moi.
J'ai beaucoup lu sur la psychologie et j'ai suivi une thérapie cognitive.
Ca m'a permis de me sentir bien avec...moi-même.
Ce n'était plus "mal" d'être "comme moi"  Very Happy
Avant ça, j'étais tout le temps "fâchée" sur moi, pas assez ceci, trop cela. Et du coup, j'étais tout le temps fâchée sur les autres.
Et il me semble que depuis que je m'accepte telle que je suis, il m'est possible de faire pareil pour les autres.
Essayer de comprendre l'autre, c'est ce qui sauve dans les relations humaines.
Après, on peut toujours choisir de ne pas continuer la relation si l'autre ne cherche pas à nous comprendre et apprécier la différence, parce que comme tu dis, c'est de l'énergie perdue.
Quand quelqu'un me fait des reproches, il y a une petite sonnerie qui tinte dans ma tête parce que j'ai remarqué que dans environ 99% des cas, les reproches qu'on m'adresse, je pourrais les adresser à la personne qui me les fait. Et du coup, la situation s'inverse dans ma tête car alors je comprends la personne qui me fait des reproches, je vois où elle en est dans son développement psychologique.
Parfois j'arrive à dédramatiser par de l'humour.
Un jour quelqu'un m'a fait le reproche d'être parano. J'ai répondu en riant: va falloir "faire avec".... Very Happy
Tu y arrives parfois, toi, à répondre par l'humour ? Mais bon, faut faire attention à la qualité de cet humour, il ne doit pas se retourner contre l'autre mais contre soi-même, c'est mieux je trouve.


Quel courage ! Ça me parle quand tu dis que c'est "mal" d'être comme ça. C'est ce que je ressens. Mes habitudes de vie sont différentes des gens lambda. Par exemple, mon conjoint et moi-même, on a souvent besoin de dormir séparément. Ca ne veut pas dire qu'on s'aime pas, pas du tout, on a juste besoin de dormir seul. Alors c'est terrible quand on est chez nos familles respectives. Un jour, on a dormi séparément devant eux. Les gens s'en sont mêlés. Chez lui, c'était moi la coupable. Chez moi, c'était lui le coupable. On était manipulé par l'autre, forcément, parce que c'était pas possible autrement. Il s'agit d'assumer, tu as raison. Je pense que quand c'est le cas, ça va mieux. D'ailleurs, c'est facile de choisir les bons amis. Mais c'est toujours la même chose, la famille, les collègues etc. Peut-on continuer cette discussion en mp ? J'aimerais avec des conseils supplémentaires. Mais je sais aussi que ce forum c'est pas un cabinet de psy, alors si tu ne t'en sens pas, pas de problème. Smile

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par SaZeb le Jeu 22 Fév 2018 - 21:53

Stitchette a écrit:
SaZeb a écrit:Quand je suis près d'eux, je fais tâche, parce qu'à côté d'eux qui ont accepté de tolérer la vie, moi je la bouffe, je suis passion et je n'ai pas peur de changer d'orientation / de job pour m'épanouir encore plus

Mais on préfère me considérer, malgré toute ma bienveillance, de condescendante.

Peut-être mets-tu simplement les gens mal à l'aise parce que tu oses faire ce qu'ils n'osent pas ? Tu leur montres qu'il est possible de faire "plus" et cela perturbe leur quotidien bien ordonné ?

Il s'agit de ça, je pense. Mais je ne me sens pas à ma place de leur dire. J'ai besoin qu'on respecte mon temps et mes idées, alors je ne peux que respecter le temps et les idées des autres. Ces gens-là iront jusqu'à nier l'homosexualité, à dire que c'est une erreur de l'esprit et qu'il y a des solutions, des thérapies. Ils nieront l'existence des maladies découvertes ces 10 dernières années, sous prétexte que ça n'existait pas avant, et qu'ils s'en sortaient bien comme ça. Alors parler d'une différence de sensibilité, mentionner l'hypersensibilité. Mon dieu, quelle horreur la différence (pour eux).

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Stitchette le Jeu 22 Fév 2018 - 22:16

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Dernière édition par Stitchette le Sam 17 Mar 2018 - 13:59, édité 1 fois

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Re: S'il y avait un mot pour ce titre, ce serait la fatigue.

Message par Hypo63 le Jeu 22 Fév 2018 - 22:55

SaZeb a écrit:
Quel courage ! Ça me parle quand tu dis que c'est "mal" d'être comme ça. C'est ce que je ressens. Mes habitudes de vie sont différentes des gens lambda. Par exemple, mon conjoint et moi-même, on a souvent besoin de dormir séparément. Ca ne veut pas dire qu'on s'aime pas, pas du tout, on a juste besoin de dormir seul. Alors c'est terrible quand on est chez nos familles respectives. Un jour, on a dormi séparément devant eux. Les gens s'en sont mêlés. Chez lui, c'était moi la coupable. Chez moi, c'était lui le coupable. On était manipulé par l'autre, forcément, parce que c'était pas possible autrement. Il s'agit d'assumer, tu as raison. Je pense que quand c'est le cas, ça va mieux.

salut, vous n’êtes pas seuls, avec ma conjointe, on ne dort plus ensemble depuis un bout de temps.

et c'est principalement de mon fait, et non de ma faute.

ça a commencé avec l'apparition de son allergie, peu avant sa grossesse, elle respirait trop fort, un vrai barouffe la nuit
avec mon hypersensibilité aux bruits je n'arrivais pas a dormir donc j'ai découché.
depuis, le bebe est sorti, il a grandi, l'allergie est partie grâce au régime sans lait et sans gluten
mais je n'y arrive plus, je m'endors 1 heure avec elle, puis je me réveille, fatigue évacuée, pleine forme et impossible de me rendormir jusqu'au lendemain, mais après je suis crevé :p
donc c'est logique qu'on ne dorme plus ensemble car j'ai besoin d'un repos normal moi aussi Very Happy

pour le regard des autres, honnêtement, Rien à F**tre pour ma part Smile

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