Dysthymie

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Re: Dysthymie

Message par Invité le Mer 21 Fév 2018 - 15:33

Spoiler:
À caméléonneandco : il y a plusieurs profils qui cohabitent ici. Certains très empathiques vont avoir une grande conscience de l'"enrobage" émotionnel à tout moment, et d'autres vont lancer leur idée aussitôt qu'elle vient et compartimenter les sentiments pour les présentations et les personnes manifestement en désarroi. L'enrobage ne me passionne pas et je n'ai pas le don d'être comme Greysome, pour prendre un exemple.

Tu as écrit "2+2=4", et j'ai rectifié en disant que selon moi c'est 5. Sans enrobage. Le sujet étant flou, j'ai cru qu'il pouvait être utile de brainstormer pour découvrir de quoi ça parle (et je ne préfère pas un terme plus qu'armure parce que ça ferait plus intello, j'aime bien quand c'est simple et vrai plus qu'ampoulé et juste ampoulé (frites)).

Ici contrairement à la vraie vie, tu peux mettre en ignoré si quelqu'un ne s'exprime pas comme tu le voudrais. Et dans la vraie vie, je ne t'imagine pas tenter de faire l'éducation de n'importe qui heurtant ton hypersensibilité. Ici, c'est mieux, tu peux mettre qui tu veux en sourdine.

Il n'y a pas du tout à s'excuser et encore moins à moi. Tu as le droit de t'exprimer Smile

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Procrastination

Message par Aforgomon le Mer 21 Fév 2018 - 18:15

Bonjour à tous !

Alors, cela fait un moment que je réfléchis à la procrastination et j’y vois plusieurs raisons. Parmi ces raisons, il y a parfois ce qui ressemble à un vide émotionnel, mais ce n’est pas toujours le cas. Je pense que j’ai trop envie d’avoir une jolie théorie très simple qui explique tout, et c’est pour cela que je l’ai rattachée au sujet principal du post. Mais je suis bien trop complexe, hélas. C’est aussi parce que je ne voulais pas trop déborder et parler uniquement de mon « hyposensibilité ». D’ailleurs, comme l’a dit Aldryge :
j'aime bien quand c'est simple et vrai plus qu'ampoulé et juste ampoulé
Neutral  … euh non, plutôt :
C'est le problème quand on lance un sujet généraliste mais qu'on ne peut s'en tenir qu'au seul cas de l'auteur, l'auteur devenant le sujet non généraliste du fil.
On ne va pas y couper Smile
Faisons un détour sur la procrastination. Peut-être qu’après cela, je continuerai dans cette direction en postant dans un autre topic ! Voici donc les facteurs clairement identifiés :
La peur:

Bimbang a écrit:Si la peur te paralyse, c'est bien que tu ressens très fort au moins cette émotion là, non ?
En effet. Tout d’abord, il y a la peur de l’échec, plus que simplement avoir une mauvaise note : j’ai peur de ne pas arriver à comprendre un cours ou à faire un exercice correctement, et de me trouver nul. En fait, j’ai peur de baisser dans mon estime, et dans celle des autres s’ils découvrent à quel point je suis nul. Et d’ailleurs, je le suis effectivement puisque je ne travaille pas assez… Dans le cas d’un travail à rendre ou d’une interrogation, je peux stresser beaucoup plus car c’est une tâche inévitable et qui met en jeu mon image. Dans ces cas-là, je peux être paralysé, c’est à dire que je ne fais absolument rien. Sinon, je mets en place une stratégie d’évitement, par la distraction, pour réduire le stress — ce qui fonctionne mal.
La fatigue:
Je l’avoue, je suis peu rigoureux sur mon heure de coucher. Et j’ai énormément de mal à me remettre dans le rythme : si je me couche à 2h un vendredi, c’est fichu, je n’arriverai pas à m’endormir facilement les jours qui suivent, et cela a des répercussions sur la semaine suivante. Pour briser le cycle, il suffirait de mettre un réveil tôt et me lever immédiatement, mais je n’ai aucune motivation, et je peux rester au lit toute la matinée pendant les weekends… Et même en temps normal, je mets du temps à m’endormir, car je cogite trop. Cela fait très longtemps que je dors mal, je ne me suis jamais vu sans cernes depuis le collège, au moins. Je crois que c’est un problème fréquent chez les zèbres de toute façon, mais certains d’entre vous pensent à une asthénie. Peut-être me faudrait-il une consultation médicale ?
Le découragement:
Comme je place la barre très haut, il m’arrive de me dire sans même avoir essayé que ça n’en vaut pas la peine car je n’arriverai pas à faire ce que je veux. C’est notamment le cas si j’ai déjà perdu un certain temps à ne pas travailler : je me dis que je ferai largement moins bien que si j’avais eu tout mon temps, et je laisse tomber. Ça vaut à de plus grandes échelles temporelles : si j’ai trop de retard dans une matière, je me dis que c’est trop tard et je baisse les bras. Ça m'arrive aussi en cours, quand je n'arrive pas à suivre et que j'en ai assez de copier sans comprendre : je m'arrête d'écrire.
J’ai auparavant placé le manque d’émotion comme une facteur supplémentaire, mais je pense à présent que je le confonds avec un des trois cas précédents, ou un mélange de ceux-ci. Le découragement est une émotion, en fait, mais elle ressemble beaucoup au vide. C’est un peu pareil pour la fatigue, qui donne l’impression de ne rien ressentir. Il est aussi possible je cherche inconsciemment à éviter la peur, et que je me coupe de mes émotions pour cela.
Tempête a écrit:Je pense que la peur peut créer ce vide dont tu parles.
Voilà ! Mais il y a des moments, où même en essayant de la ressentir, elle ne vient pas. Est-ce normal ?
Bimbang a écrit:Les émotions, pour moi, ne sont pas vraiment à l'origine du mouvement
D’accord, mais dans ce cas, es-tu d’accord pour dire que c’est le désir qui le provoque ? Tu as parlé de l’envie d’agir, c’est cela que j’appelle ainsi. Le désir détermine les émotions selon qu’il est satisfait ou non. Et il y a également une rétroaction : si quelque chose peut me rendre heureux (ou malheureux), un désir va apparaître pour l’obtenir (ou l’éviter). Et si mes émotions ne sont pas assez fortes, mon désir n’apparaît pas ou est faible lui aussi. Quand ça m’arrive, je n’ai pas envie de travailler ni de me faire plaisir ! Aucune activité que j’aime en temps normal ne me tente. Est-ce parce que je culpabiliserais inconsciemment ? Ou est-ce parce que je ne tire pas assez de joie de ces activités pour en avoir envie ?
Aldryge a écrit:Je peux détailler ce que je crois avoir démêlé si tu le souhaites.
Vas-y ! Very Happy


Dernière édition par Aforgomon le Mer 21 Fév 2018 - 19:02, édité 1 fois
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Réponse plus spécifique à Tempête

Message par Aforgomon le Mer 21 Fév 2018 - 18:59

Tempête a écrit:
Aforgomon a écrit:lorsque j'ai appris que j'étais zèbre, il y a environ huit mois, on m'a également informé que j'étais hypersensible.

Est-ce que tu veux dire que tu as passé le test de QI? On t'a dit que tu étais hypersensible à cause du résultat au test ou à partir d'observations te concernant?

À vrai dire, un peu des deux ! Lorsque j'expliquais mes problèmes de prépa à un ami, il m'a expliqué que c'était à cause de mon hypersensibilité. C'est après qu'il m'a conseillé de me faire tester. Par la suite, après les résultats (je ne me souviens plus bien de ce qu'on m'a dit à ce moment-là), je me suis documenté sur le sujet et j'ai lu pas mal de choses dessus.

Il y a quand même un point sur lequel je vois clairement mon hypersensibilité : ma susceptibilité aux remarques venant des autres. J'y reste impassible et n'y montre rien, mais à l'intérieur, elles peuvent me blesser gravement et hantent mes pensées par la suite. À part ça, je suis peut-être un peu plus sensible que la moyenne à la poésie, au romantisme, aux histoires tristes… Mais ça ne se voit pas ! Je suis incapable de me laisser aller et je suis très inexpressif en général.

Plus ça va, et plus je trouve que je me suis qualifié abusivement d'hyposensible ! J'aurais dû appeler le sujet : Les problèmes d'Aforgomon, quels qu'ils soient ! Mais ça reste vrai en ce qui concerne l'extérieur : mes sens sont loin d'être exacerbés, et je ne perçois pas les émotions des autres.

Tempête a écrit:
Aforgomon a écrit:Je suis à la fois coupé de l'univers extérieur et de mon univers intérieur. En fait, je suis déconnecté de mon corps et de mes émotions, je ne suis presque qu'un mental qui réfléchit tout seul.

J'ai beaucoup connu ça, mais en plus mon cerveau tournait au ralenti! C'était plus du vide intérieur que de la mentalisation. Ça ne donne effectivement pas vraiment l'impression d'être vivant! Même si ça n'empêche pas une certaine productivité (au moins, on n'est pas entravé par ses émotions).

Je reste sur ce que j'ai dit là-dessus. Par contre, la productivité aussi est absente  Colère rentrée

Tempête a écrit:
Aforgomon a écrit:En ce qui concerne les sens, j'entends beaucoup dire qu’ils sont très développés chez les zèbres, qui voient, entendent et sentent plus de choses que les autres ; pas moi. En fait, étant perdu dans mes pensées, je ne fais pas attention à ce qui m'entoure. Je ne vis pas pleinement ma vie, profite peu des situations censées être agréables.

Il y a un certain temps (tu n'étais peut-être pas né ^^ ), il y a eu une pub où un prof faisait crisser une craie sur le tableau. Je ne comprenais pas pourquoi ça faisait autant réagir les autres, moi ça ne me faisait pas le moindre effet  Razz  (Je précise tout de même que je ne suis pas testée, donc il n'est pas dit que je sois HP ni hypersensible).

Haha moi non plus les crissements ou grincements — sauf sur mes dents — ne me font rien, même si je les entends bien ! Au contraire d'ailleurs, ça me fait plaisir parce que tout le monde souffre sauf moi  Diable

Tempête a écrit:
À l'inverse, pendant mon trouble anxio-dépressif, il y a eu une période où je ne supportais pas le bruit d'un fourchette raclant une assiette, ou le bruit d'un couvert contre les dents d'une personne attablée. Franchement, je préfère largement être déconnectée!

Aforgomon a écrit:En ce qui concerne les émotions, c’est plus gênant. Car l’émotion, comme le rappelle son étymologie, est à l’origine du mouvement. Donc non seulement j’ai le sentiment de passer à côté de quelque chose en ne vivant pas les choses de façon aussi intenses que les autres personnes, hypersensibles ou non, mais en plus ma motivation est généralement assez faible, avec des variations selon le moment.

Par contre je n'avais pas ce manque de motivation. J'avais toujours l'envie de faire des choses, et des idées de quoi faire.

Je me demande si tu n'aurais pas deux "problèmes" distincts. D'un côté la coupure avec tes émotions et sensations, et de l'autre un côté asthénique ou légèrement dépressif, comme l'a évoqué Bimbang.

Je me demande si je n'ai pas une dizaine de problèmes distincts…

Tempête a écrit:
Aforgomon a écrit: J’ai d’ailleurs quelques exemples de moment où j’atteignais, dans des situations stressantes, un état spécial où je me détachais complètement de la réalité matérielle et de mon corps, qui passait en pilotage automatique.

Est-ce que dans ces moments-là tu t'observais depuis l'extérieur? Il y a un nom pour ça (dépersonnalisation), mais si ça ne se produit pas souvent, je ne pense pas que ce soit grave.

Non, pas du tout, j'étais juste ailleurs et je ne faisais plus du tout attention à moi ! Donc une dissociation assez extrême, mais pas une dépersonnalisation. Et je ne crois pas non plus être dans dissociation psychotique. Enfin j'espère !
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Re: Dysthymie

Message par Bimbang le Mer 21 Fév 2018 - 21:34

Oui, voila. C'est pas le manque d'émotions complétement, mais plutôt d'enthousiasme et d'envie. De motivations.
Je pense qu'en réfléchissant sur une problématique comme celle-là, on s'orientera mieux.

Depuis tout petit ? Il n'y a pas eu d'évolutions de ce phénomène ?
Est ce que tu as pensé que ça pouvait être physiologique aussi ? Une carence en quelque chose par exemple ?
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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Sam 24 Fév 2018 - 22:34

Bimbang a écrit:Oui, voila. C'est pas le manque d'émotions complétement, mais plutôt d'enthousiasme et d'envie. De motivations.
Je pense qu'en réfléchissant sur une problématique comme celle-là, on s'orientera mieux.
Oui, cela dit, l'enthousiasme est une motivation, non ? Mais je suis d'accord pour traiter de ce sujet séparément.
Bimbang a écrit:Depuis tout petit ? Il n'y a pas eu d'évolutions de ce phénomène ?
Il est difficile de répondre, car je ne fais attention à cela que depuis peu, et ma situation a bien changé depuis que je suis petit. Plus jeune, je dirais que j'étais très peu autonome. Je ne faisais que suivre les « obligations » données par mes parents. Par cela, j'entends les devoirs, mais aussi toutes les activités, musique, sport… J'étais vraiment pris par la main et j'agissais plus pour faire plaisir que pour moi. Au fur et à mesure que mes parents me surveillaient moins, j'étais de moins en moins sérieux. Cependant, je ne me souviens plus précisément de ce à quoi je m'occupais dans mon temps libre. Aujourd'hui, j'ai l'impression que je n'avais pas vraiment de vie, mais je ne devais pas le ressentir comme ça à l'époque. Maintenant, je sens bien que je perds mon temps libre à des futilités. Rien qu'hier, je m'étais fixé des objectifs pour aujourd'hui, je n'en ai rempli aucun. Il y a plein de choses que je veux faire dans l'absolu, mais que je ne fais pas alors que j'en ai l'occasion. Je n'ai que des velléités…

Revenons à tes questions. Pour répondre à la seconde, une évolution du phénomène, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas eu et que ce ne sont que les conditions autour de moi qui ont changé. Je suis beaucoup plus indépendant maintenant, de plus, mon téléphone est très efficace quand il s'agit de me faire perdre du temps ! Mais même avant, je le gaspillais en tournant en rond, en rêvassant. Suis-je tout simplement de nature à l'inaction ? Ou est-ce le fait d'avoir vécu trop encadré qui m'a empêché de développer ma propre volonté ?
Bimbang a écrit:Est ce que tu as pensé que ça pouvait être physiologique aussi ? Une carence en quelque chose par exemple ?
Vu que tout cela est assez vieux, je pense que non. Mais il faut quand même noter que je suis végétarien depuis environ 10 mois. J'essaie de faire attention à mon équilibre alimentaire, j'ai d'ailleurs un livre de nutrition à continuer pendant les vacances (si je trouve l'énergie pour le faire scratch). Je ferai des prises de sang un jour, au cas où.

Du côté physiologique, il y a aussi le sommeil. Je n'ai jamais été rigoureux sur l'heure de coucher, et j'ai tendance à trop traîner au lit le matin, surtout pendant les vacances, c'est terrible… Je pense que ça a clairement une mauvaise influence sur le reste de la journée. Mais ne pas réussir à se lever le matin, ou ne pas le vouloir, c'est aussi lié à la motivation. Mais je crois que je me répète…


Il y a déjà pas mal confusion dans tout cela, pourquoi ne pas en rajouter ? (Mais ça me semble vraiment important, ça n'est pas pour m'amuser.) J'ai une autre piste importante pour expliquer pourquoi j'ai autant de mal à me lancer dans des activités : le manque d'estime de soi. En fait, si je n'ai pas l'impression que ce soit ça qui m'empêche d'agir, c'est clairement ça qui m'a fait arrêter pas mal de choses que depuis je n'ai pas reprises ou que je peine à reprendre. J'ai plein d'exemples que je peux vous donner si vous le désirez. Peut-être qu'inconsciemment, je suis toujours bloqué par cela au quotidien.
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Re: Dysthymie

Message par Invité le Dim 25 Fév 2018 - 3:30

Aforgomon, j'ai sans doute été un peu désagréable, je m'en excuse. C'est vrai que certains éléments de contexte m'ont rendu irritable. caméléonneandco idem.

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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Dim 25 Fév 2018 - 10:29

Tu es pardonné Aldryge ! Smile
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Re: Dysthymie

Message par Invité le Dim 25 Fév 2018 - 10:35

Aldryge a écrit:Aforgomon, j'ai sans doute été un peu désagréable, je m'en excuse. C'est vrai que certains éléments de contexte m'ont rendu irritable. caméléonneandco idem.
En ce qui me concerne,j'ai pas compris si je te rendais irritable ou si tu t'excusais... du coup je sais pas quoi répondre..! Razz remarque, je me suis déjà excusée d'avoir réagit excessivement donc... Amis

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Re: Dysthymie

Message par Invité le Dim 25 Fév 2018 - 11:26

Ah non, ça ne voulait pas dire que tu m'as rendu irritable. Wink

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Re: Dysthymie

Message par Bimbang le Dim 25 Fév 2018 - 19:21

Il y a déjà pas mal confusion dans tout cela, pourquoi ne pas en rajouter ? (Mais ça me semble vraiment important, ça n'est pas pour m'amuser.) J'ai une autre piste importante pour expliquer pourquoi j'ai autant de mal à me lancer dans des activités : le manque d'estime de soi. En fait, si je n'ai pas l'impression que ce soit ça qui m'empêche d'agir, c'est clairement ça qui m'a fait arrêter pas mal de choses que depuis je n'ai pas reprises ou que je peine à reprendre. J'ai plein d'exemples que je peux vous donner si vous le désirez. Peut-être qu'inconsciemment, je suis toujours bloqué par cela au quotidien.

Donc, il y a eu des activités qui se sont arrêtées, dirait-on. C'était des choses qui t'enthousiasmaient au départ ? aux quelles tu tenais ?
Tu as fait le point sur la question du "pourquoi" tu as arrêté ou du mal à reprendre ?
En quoi ce serait le manque d'estime qui serait en question ?

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Dysthymie

Message par Aforgomon le Sam 3 Mar 2018 - 18:43

Bonsoir tout le monde,

Bimbang, je vais quand même répondre à ton message, mais je suis parti sur une autre piste que je vais développer plus bas : la dysthymie. Entre les deux, je parlerai d'un évènement bizarre qui m'a plongé dans une humeur noire avant-hier. Je cacherai les deux premiers points, de moindre importance puisque ce sont des fausses pistes, mais qui aident à comprendre la conclusion que j'en tire, puisqu'ils ont été des étapes dans mon cheminement de pensée.

Estime de soi:

Bimbang a écrit:Donc, il y a eu des activités qui se sont arrêtées, dirait-on. C'était des choses qui t'enthousiasmaient au départ ? aux quelles tu tenais ?
Bien sûr. Prenons deux exemples : la physique et les sciences en général, et la musique. Plus jeune, j'étais très curieux, du genre à poser des questions en cours et à embêter les professeurs pour de petits détails. Je ne cachais pas ma passion et j'étais très enthousiaste. De même, petit, j'ai moi-même choisi mon instrument de musique et j'étais très content d'en jouer au début. Il y avait juste cette peur de l'audition, au début. Mais lors de mes dernières performances, j'étais pleinement présent et j'en étais très content.
Tu as fait le point sur la question du "pourquoi" tu as arrêté ou du mal à reprendre ?
En quoi ce serait le manque d'estime qui serait en question ?
Lorsque j'ai commencé à avoir de mauvaises notes, j'ai douté de ma compétence et je me suis mis à cacher ma passion, ne plus trop en parler ou avoir l'air enthousiaste. J'avais l'impression de ne pas être assez qualifié pour cela, je me disais que je devrais m'investir beaucoup plus… Et paradoxalement, alors que j'aurais dû me mettre à travailler à ce moment-là, je l'ai esquivé, par peur. Je pense m'être dit que si maintenant j'avais besoin de travailler pour être bon en mathématiques, c'est en quelque sorte parce que j'avais perdu de mon niveau. Et lorsque j'essayais, je faisais des erreurs, je n'étais pas très performant, ce qui est normal au début. Mais cela me terrifiait et je préférais fermer les yeux, ne pas travailler, pour ne pas me rendre compte de ma médiocrité. Et je suis toujours dans ce comportement. Avec mon instrument de musique, avoir raté un examen a ébranlé ma confiance, puis j'ai développé un genre de « complexe de sonorité ». Je n'étais pas content de la façon dont mon instrument sonnait et j'avais peur de jouer devant des gens pour cette raison. C'est aussi quelque chose dont je ne parlais à personne, pour que mon image ne soit pas atteinte. Mais le problème était là et s'entendait. Je vous épargne les détails techniques qui auraient pu me permettre d'améliorer mon son, mais si je n'ai pas agi pour régler ce problème, cela peut aussi s'expliquer par le manque d'estime de soi. Et après ma dernière année de lycée, j'ai arrêté de jouer, en partie dégoûté pour cette raison. J'ai repris cette année, mais seul, je n'arrive pas à me dépasser et je doute en permanence de jouer correctement.

Il y a d'autres domaines où c'est bien plus frappant, car je m'y suis toujours senti vraiment nul et cela freine ma motivation à essayer. Le plus flagrant est le sport : depuis la primaire, j'ai entendu que personne ne pouvait être bon partout, et qu'un intello devait être mauvais en sport. Et à chaque preuve de ma nullité – une course ou un match perdu, une balle que je n'arrive pas à rattraper, une figure que je n'arrive pas à effectuer, je baissais un peu plus les bras. Les remarques concernant ma faiblesse en sport venaient à la fois de l'école et de ma famille. À présent, les seuls sports que j'apprécie – ou que je n'exècre pas – sont ceux où il n'y a pas de confrontation avec un ou plusieurs adversaires. J'ai trouvé un autre exemple récemment : la cuisine. Quand j'essaie de me souvenir de moments de ma vie où j'ai cuisiné avant cette année, j'ai très peu de souvenirs, mais ceux qui remontent sont significatifs. Je crois que j'étais très content de cuisiner, mais qu'une fois j'ai mal cassé un œuf et que j'en ai mis partout. Je me suis bien fait gronder et il me semble qu'on ne m'a pas confié d'œufs la fois suivante alors que je voulais réessayer. Plus grand, je ne me souviens pas d'avoir aidé à cuisiner (sauf en mélangeant des trucs, parfois), et je n'en ai jamais pris l'initiative. Le dernier mais non le moindre des exemples : les interactions sociales. Ce dont j'ai le plus peur quand je parle à des gens, c'est de commettre une maladresse, d'être ridicule. Et je sais que je risque d'en commettre, vu mes piètres compétences. Ainsi, j'évite un maximum d'avoir à dire bonjour ou à discuter, ce qui ne m'aide pas à m'améliorer.

Pensées pessimistes:
Maintenant, je voudrais parler de quelque chose de plus anecdotique, mais qui a été un tournant dans ma réflexion. Avant-hier, j'ai pris un livre sur l'ikigai que l'on m'a prêté, et j'ai lu quelques pages, avant d'être saisi d'un vif dégoût. C'est à cause d'une pensée qui m'a traversé l'esprit, ou plutôt, qui l'a retraversé puisque j'y pense souvent. Il s'agit d'une sorte de nihilisme qui m'obsède, dans le sens de négation de toutes les valeurs. Il y a des valeurs qui me tiennent à cœur, mais je sais qu'elles n'ont aucune supériorité aux autres, elles ne sont valables que pour moi, car je suis « programmé » comme ça. Si les valeurs existent, c'est grâce à l'évolution qui les a sélectionnées. Et comme toutes les valeurs sont arbitraires, alors tous les objectifs que l'on peut se fixer le sont aussi. Autrement dit, il n'y a aucune utilité absolue. Vivre ne sert absolument à rien, nous en avons très envie mais il n'y a aucune raison objective, extérieure à nous. (Si ça peut vous rassurer, je ne vais pas me suicider. Il n'y a aucune raison de mourir non plus…) Bref, quoi que je fasse, c'est inutile et ça n'a aucun sens. Autrement dit, c'est vain. Pourquoi dépenserais-je de l'énergie dans quelque chose qui ne sert à rien ? Cependant, je devrais me dire : dans ce cas, je dois trouver moi même un sens à ce que je fais. Je dois me définir des objectifs, définir ce qui est utile, et agir en conséquence ! Sauf que je ne peux pas m'y résoudre. Je n'arrive pas à inventer un sens à ma vie, cette idée je me dégoûte. Et c'est précisément ça qui m'a saisi lorsque j'ai essayé d'entamer le livre sur l'ikigai. J'ai l'impression que si j'arrive à me trouver un ikigai, je vivrais simplement dans l'illusion.

Ce n'est pas la première fois que des réflexions philosophiques me dépriment. Vers la fin du collège, l'idée du déterminisme – même si je ne mettais pas encore de nom dessus – m'obsédait. Vers la même époque, d'ailleurs, je cessais de croire en Dieu. À présent, je crois toujours au déterminisme et à l'inexistence du libre-arbitre, mais ça ne me pose plus de problème. Je m'y suis fait et cela ne change pas grand-chose à ma vie. De la même façon, cette forme de nihilisme ne devrait pas me déprimer autant, j'ai écrit ci-dessus qu'il y a un côté positif à la chose. Mais je ne vois que le côté négatif. Quelque chose me biaise du mauvais côté…

Pendant un moment, ce soir-là – celui ou j'ai voulu lire ce livre, j'ai cru que c'était à cause de ces réflexions que je ne trouvais aucune motivation dans ma vie quotidienne. À ce moment-là, j'ai failli répondre à ce post pour dire que ça n'avait rien à voir avec un problème d'estime, j'ai préféré attendre parce que je me sentais trop mal pour écrire et qu'il fallait encore que je prenne du recul. Et puis, j'ai pris conscience de ce que je viens d'écrire dans le paragraphe juste au-dessus et je me suis mis à douter. Autre chose qui m'a rendu méfiant à l'égard de cette nouvelle idée : je n'arrête pas de trouver des raisons différentes à mon manque de motivation.

Je suis passé par plusieurs théories pour expliquer mon manque d'énergie : le manque d'émotions, la peur de l'échec et le manque d'estime de soi, le nihilisme… Est-ce vraiment qu'il y ait autant de causes différentes que cela, et qu'elles n'aient aucun lien ? Cependant, j'ai aussi pensé à la dépression, et ce depuis plus d'un an. Mais je n'ai pas creusé cette dernière théorie, pour plusieurs raisons. D'abord, bizarrement, j'avais peur d'être seulement en train de me chercher une excuse. C'est très bête, mais je pensais à la même chose quand j'apprenais l'existence des zèbres et de leurs problèmes. J'avais peur d'y croire uniquement parce que ça m'arrangerait bien, et j'étais donc très sceptique. Ensuite, jamais personne n'a amené le sujet en discutant avec moi, aucune des psychologues que j'ai vues n'a émis d'hypothèse à ce sujet. Je n'osais aborder le sujet moi-même, pour la première raison déjà évoquée, et parce que je me disais que si ça ne se voyait pas de l'extérieur, c'était moi qui l'inventait. J'ai seulement un ami qui m'a plusieurs fois fait remarquer que ce que je lui disais ressemblait à de la dépression, mais il était lui-même en plein dedans et je voyais que c'était bien plus difficile pour lui.

J'ai finalement décidé d'en parler avec une amie hier, elle connaissait bien et m'a parlé des différents troubles apparentés à la dépression. Il y avait notamment la dysthymie… Après quelques recherches, je me suis aperçu que la plupart des symptômes, et que quelques facteurs possibles, concordaient. Et surtout, le fait que cela peut durer plusieurs années sans que personne ne s'en rende compte… Je ne détaillerai pas cela tout de suite, mais d'abord voir comment chacune des théories précédentes peuvent être remplacées par la dysthymie :

  • Le manque d'émotions. Je pense que c'est plutôt un état global de morosité et de désespoir que j'ai pris pour un vide. Je pense que la tristesse s'est installée depuis un moment et que je ne la remarque même plus. D'ailleurs, la plupart de mes pensées sont tristes et j'ai mis du temps avant de m'en rendre compte lorsque j'essayais de trouver quelles pensées me déconcentraient. Et si j'ai du mal à ressentir de la joie et de l'enthousiasme, c'est parce que mon état moral « par défaut » est déjà plus bas que normalement. La tristesse m'empêche de ressentir le reste… Moi qui croyait ne rien avoir à dire dessus…

  • Le manque de confiance en soi et la peur de l'échec. Il d'abord noter que l'absence de motivation pour certaines choses ne peut être concernée par cela : lorsque je joue à un jeu vidéo (solo), que je regarde un film ou que j'écoute de la musique, je ne devrais pas avoir peur de ne pas être à la hauteur, et pourtant parfois, même cela ne me donne pas envie. De même, prendre les transports en commun pour rentrer chez mes parents, faire les courses, faire le ménage, cuisiner ou même me doucher sont parfois des obstacles insurmontables. Je parle peu de cela parce que j'en ai honte, mais c'est pourtant un indice important. J'ai déjà passé plusieurs demi-journées au lit parce que je n'étais pas motivé pour faire une ou plusieurs de ces choses-là. Le manque d'énergie est tout simplement un des symptômes de la dysthymie, qui par ailleurs cause aussi une baisse de l'estime de soi. On fait d'une pierre deux coups.

  • Les réflexions pessimistes. Ce n'est pas très compliqué à comprendre, elles ne sont pas les causes de ma tristesse, c'est plutôt elle qui les favorise.

À présent, reste à détailler les symptômes de la dysthymie, ce que je vais faire le plus vite possible.

Croyez-vous que je devrais renommer le sujet à présent ?
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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Sam 3 Mar 2018 - 21:04

Voici un copier-coller de la section « Critères diagnostiques » de la page Wikipédia sur la dysthymie, que je commente en violet.

Selon les critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le diagnostic de la dysthymie peut être porté si une humeur dépressive est présente pratiquement toute la journée, plus d'un jour sur deux pendant au moins deux ans (sans répit de plus de deux mois) avec présence d'au moins deux symptômes parmi ceux-ci.

  1. Durant des journées entières et sur une durée de deux ans ou plus, le patient adulte rapporte être dépressif ou apparaît être dépressif auprès d'individus de son entourage. Je pense atteindre les deux ans facilement. Je ne suis pas sûr de quand ça a commencé, mais j'aurais tendance à dire que ça a commencé en cinquième, d'où le « changement de personnalité » que j'avais observer. Je suis sûr d'avoir vécu des journées entières dans cet état, et pratiquement toute la journée plus d'un jour sur deux, ça me paraît assez clair aussi.

  2. Lorsqu'il est déprimé, le patient peut avoir :

    1. un fort ou faible appétit Ce n'est pas le cas, même si j'ai parfois des sortes de « boulimies épisodiques » que j'associe plutôt au stress.
    2. un long ou court sommeil (insomnie ou hypersomnie) Je ne pense pas, je sais juste que je dors assez mal mais sans aller dans un des deux extrêmes en particulier.
    3. Fatigue ou baisse d'énergie Là par contre, c'est clair.
    4. Faible estime de soi Là aussi.
    5. Difficulté de concentration ou à prendre des décisions Je n'ai pas évoqué ces points ici mais c'est le cas ! Depuis très longtemps, on m'a charrié sur le fait que je mettais un temps fou pour faire des choix insignifiants : se resservir ou non, quel dessert prendre, que faire de ma journée et dans quel ordre (plus embêtant). C'est également le cas des décisions plus importantes concernant mon avenir. Quant à la difficulté de concentration, c'est sans doute le problème que je considérais comme le plus important l'année dernière ! Je l'ai un peu négligé ces derniers temps mais elle est toujours là.
    6. Sentiments d'inutilité ou pessimistes Oui, assez souvent.


  3. Durant cette période de deux ans, les symptômes cités ci-dessus ne sont jamais absents pendant plus de deux mois consécutifs. Non, même pendant les vacances d'été (surtout qu'il y a toujours des moments de solitude en vacances, où mon état d'esprit n'est pas terrible.

  4. Durant les deux premières années de ce syndrome, le patient n'a pas souffert de dépression clinique majeure. Cela m'étonnerait fort.

  5. Le patient n'a eu aucun épisode de manie, d'hypomanie ou des deux à la fois. Pas du tout !

  6. Le patient n'a pas atteint les critères du trouble cyclothymique. Non plus !

  7. La dépression n'existe pas comme faisant partie d'une psychose chronique (comme la schizophrénie ou le trouble délirant). Non plus ! J'espère…

  8. Les symptômes ne sont pas directement causés par une maladie mentale ou une substance, incluant les drogues et autres médicaments. Je ne crois pas non plus ! Il faudra néanmoins vérifier qu'aucune autre maladie que la dysthymie n'est responsable.

  9. Les symptômes peuvent être reliés à des problèmes sociaux, académiques, ou autres parties de la vie. Très probablement… Ils ont sans doute à voir avec le milieu scolaire en général.
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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Sam 3 Mar 2018 - 22:07

J'évoque rapidement les causes possibles de mon trouble actuel… Je soupçonne donc fortement mon année de cinquième, ayant lu que les traumatismes pouvaient en être à l'origine. De plus, un de mes parents a fait une dépression quand j'étais petit, et il semblerait qu'il y ait aussi une prédisposition génétique.

Que pensez-vous de tout cela ? Mon auto-diagnostic vous semble-t-il correct ?
Je pense prochainement contacter mon médecin pour qu'il détecte d'éventuelles causes pathologiques. Puis, je m'orienterai vers une thérapie, je ne sais pas encore laquelle. Cela m'aiderait d'avoir votre avis !
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Dim 4 Mar 2018 - 23:20

Salut.

J'ai pas bien tout tout (pas comme Aldryge... Mort de rire )
bien étudié ce que vous avez écrit, en particulier toi, Afor.
J'ai simplement adhéré au sérieux de vos propos.

Suite à ton dernier post, Afor, j'aurais bien quelque chose à préciser,
histoire de (te) servir à quelque chose.
Mais je souhaite d'abord ne pas taper à côté. C'est le genre de sujet qu'il faut prendre avec des pincettes.

Alors je vous recontacte demain, si vous le voulez bien.
if

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Re: Dysthymie

Message par Invité le Lun 5 Mar 2018 - 4:10

Spoiler:
ifness a écrit:Salut.

J'ai pas bien tout tout (pas comme Aldryge... Mort de rire  )
bien étudié ce que vous avez écrit, en particulier toi, Afor.
Se prosterne

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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Lun 5 Mar 2018 - 18:45

Salut ifness ! J'attends ce que tu as à me dire avec (im)patience !

Tiens, Aldryge a disparu comme ça ?
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Lun 5 Mar 2018 - 19:37

A-y-est. J'ai bossé.

Je dois confesser que j'ai bien adhéré au fil parce que les questionnements existentiels sont clairement posés
et que
je me suis retrouvé, jeune. Y compris dans l'histoire de la 5ème, c'est aussi en 5ème que j'ai "changé"...

Il y a dans ce que tu contes de Toi des éléments qui doivent effectivement, je pense, te poser problème.
D'autres pas.
(Exemples : pourquoi on vit j'y suis encore pas confiance en ce que je fais, le présenter aux autres assez banal assez bénin, même s'il ne faut pas rester là-dedans;
plus rigolo je me couche à pas d'heure et reste dans mon lit tard le matin sans trop le désir de quelque chose moi aussi et ça fait des décennies Laughing Rolling Eyes ce ne sont qu'exemples)

En revanche, il ressort à la relecture de tes écrits quelque chose de curieux : l'impression que tu vis encore comme un enfant (alors que ta pensée est très évoluée, je ne dirai pas "mature").

Mais je ne m'aventurerai pas plus loin,
parce qu'il manque quelques éléments déterminants au profil de toi que tu dessines :
ils sont tous d'ordre relationnel.
- tes relations actuelles avec tes parents/ta famille
- as-tu des ami(e)s proches avec lesquels tu te sens (ou pas) une parenté de pensée, de vision de la vie ?
- où en es-tu d'un point de vue relationnel sentimental/affectif/ sexuel ? (La dysthymie s'y exprime-t-elle aussi ? Ou autre chose ?)
- enfin entrevois-tu quelque chose dont tu aies le désir de "faire ta vie avec", même si ce n'est pas obligatoirement une profession ?

..........En fait, hier, j'avais le projet de t'entretenir de
-autodiagnostic
-pathologies
thérapies
>>>bonnes pistes ou mauvaises idées.

Je te conterai simplement deux histoires persos.

-d'abord, oui, je suis HQI, et quand j'ai découvert les symptômes négatifs que cela pouvait induire, j'ai pensé  "ça y est : c'est ça". parce que je m'y retrouvais, et qu'il me semblait évident que trop penser/trop ressentir/trop tout ne simplifie pas la vie.
Bon, ne compte pas trop sur un psy ou un toubi pour prendre sérieusement en compte ce facteur, certes tu peux tomber sur le-a- bon-ne- ,
mais in my life je suis tombé de haut :effets + négatifs que positifs.

- Une amie (très) proche m'avait qualifié -après recherches- de "borderline". je n'y avais pas prêté trop d'attention, jusqu'à ce que j'entende sur France-Cul   Embarassed une chef de service de CHU à  Montpellier qui travaillait sur ce syndrome et venait de sortir un bouquin. J'ai lu, cherché, et
fait un auto-diagnostic !!
Bon sang mais c'est tout moi, ça ! RV pris au + vite -je vis pas loin de Montpellier-. Là je tombe sur une interne avec un questionnaire qui n'avait pas grand-chose à voir avec ce que j'avais vu précédemment. Issue : "Monsieur, vous ne pouvez pas être diagnostiqué borderline. De toutes façons nous n'avons d'unités de Dialogue/partage que pour les femmes"  Laughing  Laughing
Dég !!!!!!

Donc, au vu/lu de ton autodiagnostic , que tu as mené très sérieusement,
je penserais a priori que tu n'es pas dedans.


Voilà, je n'irai pas + loin aujourd'hui. Je ne désire pas écrire de bêtise,
ta réflexion est trop "sérieuse" pour qu'on joue avec et qu'on fasse les marioles.

Si tu préfères dire des trucs en mp, tu peux.

Mes respects à toutes et tousses.
Bises.
if

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Re: Dysthymie

Message par ifness le Lun 5 Mar 2018 - 19:41

Oui, Aldryge a disparu.

Il y a des gens qui disparaissent, ça arrive souvent.

Et parfois qui reviennent. Et parfois sous un autre pseudo. Suspect

T'inquiète.
Bonne soirée.

ifness
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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Lun 5 Mar 2018 - 21:53

ifness a écrit:En revanche, il ressort à la relecture de tes écrits quelque chose de curieux : l'impression que tu vis encore comme un enfant (alors que ta pensée est très évoluée, je ne dirai pas "mature").
C'est drôle… On m'a déjà fait la réflexion que j'étais enfant par certains aspects, adulte par d'autres, mais pas  adolescent Sad. J'aimerais bien pourtant…

Mais je ne m'aventurerai pas plus loin,
parce qu'il manque quelques éléments déterminants au profil de toi que tu dessines :
ils sont tous d'ordre relationnel.
Ahah ! Je vais répondre à tout cela. Je n'en ai pas parlé parce que j'ai jugé que c'était hors-sujet. Mais puisque ce post est plus en train de se transformer en mon portrait, allons-y.

Je pense qu'à côté de mon encore incertaine dysthymie, les relations sociales sont mon autre point faible. Je suis seul et j'ai du mal à sortir de cette situation. D'abord, je suis maladroit avec les autres, mais surtout, je ne peux pas m'améliorer parce que je ne me sens pas en confiance avec eux. C'est vraisemblablement à cause de cette fameuse cinquième, où même si je n'étais pas la première des victimes, je me suis fait harceler, essentiellement par des humiliations. J'ai ensuite développé une sorte de paranoïa dont certains éléments subsistent aujourd'hui. Exemple significatif : lorsque j'entends un rire dont je ne connais pas la cause, il m'arrive d'imaginer qu'on se moque de moi (oui, c'est complètement idiot)… Pour le reste, il s'agit de méfiance, de stratégies d'évitement et de beaucoup de retenue (pour ne pas paraître ridicule). Ainsi, dire bonjour est un calvaire pour moi, surtout s'il y a du monde (il faut hausser la voix). Inutile de préciser que je n'essaie jamais d'engager de conversation, et que les gens ne viennent pas me parler naturellement, car – même si j'ai progressé de ce point de vue-là – ma posture et mon regard ne les y engage pas. Il m'arrive donc assez fréquemment, pour éviter une situation embarrassante, de faire semblant de ne pas voir les gens. Je pense avoir dit l'essentiel là-dessus !
- tes relations actuelles avec tes parents/ta famille
Je me suis beaucoup éloigné de mes parents cette année, je ne reviens chez eux certains weekends chez eux et je les laisse partir en vacances sans moi. Je ne supporte tout simplement plus d'être avec eux, de les suivre partout. Autre chose assez bizarre cette fois, je ne veux pas leur parler de moi, ni de ce qui va ni de ce qui ne va pas, et je suis peut-être un peu excessif là-dessus. Je ne veux pas qu'ils me connaissent et j'ai l'impression d'être incapable d'évoluer sous leurs yeux. Mais je pense qu'il est normal de ne plus vouloir d'aide de leur part, de vouloir ma vie privée.
Concernant les autres de ma famille, il y en a que j'apprécie beaucoup mais ils ne me connaissent pas vraiment.
- as-tu des ami(e)s proches avec lesquels tu te sens (ou pas) une parenté de pensée, de vision de la vie ?
Vu ce que j'ai dit plus haut, vous n'avez pas de mal à imaginer que j'ai très peu d'amis. Et il n'y en a qu'un que je connais vraiment bien. Par contre, nous sommes assez différents et avons une pensée assez différente. Il m'a cependant beaucoup aidé, notamment sur les relations, c'est plus moi qui apprend de lui que l'inverse… Il me serait difficile de rentrer dans les détails sans écrire un énorme pavé et rentrer dans des détails que je juge trop personnels pour que je les expose ici !
- où en es-tu d'un point de vue relationnel sentimental/affectif/ sexuel ? (La dysthymie s'y exprime-t-elle aussi ? Ou autre chose ?)
Nulle part Crying or Very sad. Et je pense qu'il faudra d'abord que je fasse d'énormes progrès avant de pouvoir rencontrer quelqu'un.
- enfin entrevois-tu quelque chose dont tu aies le désir de "faire ta vie avec", même si ce n'est pas obligatoirement une profession ?
Je voudrais fonder une famille et avoir plein d'amis ! (Ainsi qu'un joli cactus.) Mais ce n'est pas pour tout de suite.

Je te conterai simplement deux histoires persos.

-d'abord, oui, je suis HQI, et quand j'ai découvert les symptômes négatifs que cela pouvait induire, j'ai pensé  "ça y est : c'est ça". parce que je m'y retrouvais, et qu'il me semblait évident que trop penser/trop ressentir/trop tout ne simplifie pas la vie.
Bon, ne compte pas trop sur un psy ou un toubi pour prendre sérieusement en compte ce facteur, certes tu peux tomber sur le-a- bon-ne- ,
mais in my life je suis tombé de haut :effets + négatifs que positifs.

- Une amie (très) proche m'avait qualifié -après recherches- de "borderline". je n'y avais pas prêté trop d'attention, jusqu'à ce que j'entende sur France-Cul   Embarassed une chef de service de CHU à  Montpellier qui travaillait sur ce syndrome et venait de sortir un bouquin. J'ai lu, cherché, et
fait un auto-diagnostic !!
Bon sang mais c'est tout moi, ça ! RV pris au + vite -je vis pas loin de Montpellier-. Là je tombe sur une interne avec un questionnaire qui n'avait pas grand-chose à voir avec ce que j'avais vu précédemment. Issue : "Monsieur, vous ne pouvez pas être diagnostiqué borderline. De toutes façons nous n'avons d'unités de Dialogue/partage que pour les femmes"  Laughing  Laughing
Dég !!!!!!

Donc, au vu/lu de ton autodiagnostic , que tu as mené très sérieusement,
je penserais a priori que tu n'es pas dedans. [/i]
Excuse moi, mais j'ai un doute sur ce que tu veux dire par « pas dedans ». Dans la dysthymie ou dans la même précipitation qui t'a mené à l'erreur ?

Et concernant les psychologues, tu sembles bien pessimiste… Bon, c'est vrai, celles que je suis allé voir ne m'ont pas beaucoup aidé. Mais il y a des zèbres sur ce forum qui recommandent des thérapies, donc ça a pas mal de chances de marcher. Il faut juste en essayer plusieurs avant de trouver le bon, paraît-il.


Merci pour ton aide, et bonne soirée !
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Lun 5 Mar 2018 - 23:00

Bonsoir.

Oui, "pas dedans" = pas dans la dysthymie.
Mais chuis pas psy(chiatre).

Les dénominations des "maladies" psy sont imprécises, varient d'un pays à l'autre (States/Europa), et les psys de tout acabit ne peuvent identifier une "maladie" comme un biologiste identifie un virus.
Donc, il faut se méfier. Il n'y a pas si longtemps qu'on accablait encore les parents d'être responsables de l'autisme de leur enfant.

Non, je ne suis pas "pessimiste" concernant les psys. le mot est incorrect, en fait.
Je suis "méfiant".
Ce n'est pas un mec qui a à son actif 15 ans de psycha freudienne + il y a peu une TCC pour régler un problème précis qui t'éloignera de la psy. ! Smile Wink
Mais : prudence.
Et good luck, quoi...

Bon, pour faire vite,
il est évident qu'avec si peu de contacts relationnels et affectifs,
avec des blocages aussi puissants,
tu ne peux pas avoir une vie épanouie. Crying or Very sad Cool
De là à te dire ci ou ça... Avec, à ton âge, la vie que tu as, moi aussi, je serais sensiblement déprimé...

SI tes symptômes datent de cette foutue 5ème, tu peux prendre la chose à bras le corps : tu peux tout analyser de manière plutôt consciente.
A supposer que quelque chose ne vienne pas de plus haut (petite enfance, comme ce fut mon cas).

Donc tu as toutes raisons d'espérer.

Savoir qu'une Tc ou TCC combat principalement les symptômes en oubliant parfois le "fond", qui reste actif, et, comme on dit, gare au "retour du refoulé".

Une psycha ou des entretiens peuvent durer longtemps. Peut-être à reprendre ultérieurement, mais....

J'ai toujours bien du mal à "conseiller", en matière de psy.
Les psys de tout acabit, sont des connaissances, ou des pratiques, en aucun cas des "sciences", même si elles peuvent être désormais partiellement validées par la neurobiologie.
Non, je ne prends pas la responsabilité d'un "conseil". Juste d'éléments de réflexion. Smile

C'est curieux : on dirait que tu identifies bien les causes, on dirait...
Mais tu aurais en ce cas développé des "stratégies" dont tu es prisonnier.
Tu as une expression excellente. Anormal donc que tu te sentes si gauche.
Et puis tu sais, je ne dirai pas le bonheur, pas de gros mot,
mais la joie, elle est le plus souvent issue de la fréquentation des autres. Il faut que tu t'y colles. Razz Razz
Y'a plein de gens gentils.
Ici. Et des méchants aussi. Ici aussi.  Laughing Pas moi  Very Happy

De rien.
Dors bien.  Smile
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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Mar 6 Mar 2018 - 20:22

C'est vrai que ce forum peut être une aide précieuse pour nouer des liens ! Merci de me l'avoir rappelé…

Est-ce que connaître l'origine de mes blocages peut réellement m'aider ? Parce que j'ai l'impression d'avoir déjà compris leur provenance, mais ça ne me fait pas changer pour autant. Est-ce que c'est parce que je ne m'en souviens pas assez précisément ? Ou que je suis passé à côté de quelque chose ?
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Mar 6 Mar 2018 - 22:09

En principe, identifier l'origine des blocages permet de les identifier, de les débusquer,
et de réagir dès lors que leurs effets se font sentir,
par un processus d'identification et de distanciation.

Mais je pense qu'il est aussi
nécessaire de dire ces blocages à quelqu'un.
D'où tout l'intérêt du/de la psy.

J'ai vécu ce process.
Genre : pratiquer "l'introspection" ad libitum
en être plutôt autosatisfait
et se planter sur
Sur quoi ? Sur le non-dit.

Quoiqu'il en soit, tu poses des questions dont tu ne connais pas les réponses, ni moi.
Est-ce parce que.........????
Suis-je passé à côté de...........?????

Tu n'en sais rien.
Et moi encore moins !!!

D'où le travail de psych....quelque chose.

Quoiqu'il en soit,
et veuille m'excuser par avance de l'apparente "brutalité" de l'expression,
oui, elle n'est qu'apparente,
tu dois diminuer (pas cesser de; diminuer) ton tournoiement autour de ton nombril.
Ton "salut" ne peut advenir (surtout à ton âge) que d'interactions avec les autres.
Donc, apparemment, dans ton cas, que de diminuer ta "peur" des autres
(ben oui, que penses-tu ? Que moi j'ai pas peur ? Ben si ! Mais ça ne me bloque pas comme ça te bloque.
que d'augmenter tes interactions, et , ne cherche pas à diluer, je ne me cache pas derrière mon petit doigt, à épanouir un relationnel sexué, sauf si tu es asexuel, bien entendu, mais a priori je doute, c'est plutôt rare.

A quand tu veux.

Smile  Smile  Smile Il y a des moments où j'aimerais bien exercer encore mon travail d'écoute psy,
mais sur un forum... Evil or Very Mad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad

Bises à tou(te)s.
Avec tout mon amour.
if

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Re: Dysthymie

Message par Aforgomon le Mer 7 Mar 2018 - 1:14

Bon, alors j'ai trouvé ce qu'il faut travailler en priorité, en espérant que tout le reste se débloque par la suite. En fait, c'est ce que je cherche depuis le début… J'ai du mal à hiérarchiser mes problèmes et ça a tendance à dépendre du moment où je le fais.

Pour diverses raisons, ce que tu viens d'écrire, if, fait écho à mes réflexions d'aujourd'hui, qui m'ont mené à la même conclusion. J'ai la flemme de développer pourquoi maintenant, et je ne le ferai peut-être pas, mais bon. Ce que tu écris est très pertinent et m'a permis de prendre du recul.

Merci beaucoup et à bientôt !
Aforgomon
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Mer 7 Mar 2018 - 19:19

De rien, Aforgomon.

Heureux d'avoir éventuellement fait progresser le schmilbl......uc. Ic. Oc.

C'était le seul but.
Difficile, de parler psycho, tu sais.

Tu m'as l'air plein de courage. De volonté, quoiqu'il en soit.
Alors je te souhaite bonne route.

A quand tu veux.
Amical salut.
ifness

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Re: Dysthymie

Message par Caracol le Mer 8 Aoû 2018 - 21:21

Merci pour ce fil quand je l'ai découvert il m'a beaucoup touché. Je retrouve tellement d'années de ma vie là dedans.
Un bel assommoir dont je ne sais pas trop quoi faire. Ca me rappelle des phrases magiques qui me hantent encore.
" Tu as perdu ton sourire vers tes 7 ans " " On dirait que tu portes toutes la misère du monde " ou d'autres petites perles comme ça qui ont tant favorisé mes vies relationnelles compliquées et éphémères.
Et l'impression de surcompenser juste pour arriver à tenir.
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Re: Dysthymie

Message par ifness le Mer 8 Aoû 2018 - 23:21

En exergue : 
tu sais, c'est difficile, de parler depuis un vécu de 20 ans (dont ? de non-mémoire)
ou de 60 ans.
La "vie" ne nous apparaît pas sous les mêmes reflets.
Si je voulais faire poète (mais je n'aime pas a priori les métaphores)
j'écrirais : le même paysage nous apparaît sous des éclairages différents selon que l'on est au matin ou en l'après-midi.
.......................
Oui, la dysthymie est un beau concept, selon moi.
Il peut permettre de s'y retrouver, donc, ici, de partager.
.....
Caracol, nous t'attendons, dis-en nous davantage.
Les gens s'arrêtent parfois, sans que l'on puisse discerner leurs raisons ( = Aforgomon)

Tu dis que ce fil t'a beaucoup touché.
Alors : allons-y !

if

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