La vie, une éternelle enseignante

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Ven 3 Aoû 2018 - 18:28

@M.I.
Je ne m'inquiète pas, je sais très bien que tu as beaucoup de forces pour continuer.
Saches seulement qu'ici, tu as une amie.
Nous passons tous par des trucs parfois très durs comme la mort ou la souffrance. Mais en tant que bons zèbres, nous avons beaucoup de résilience. C'est rassurant.
J'ai toujours senti en moi que je m'en sortirais, quelle que soit la situation.
Connais-tu ce sentiment ?
Je ne pense pas qu'il soit possible d'être trop intelligent pour être heureux.
Trop sensible, trop empathique, ça oui. Mais notre intelligence, je l'ai toujours ressenti, doit au contraire nous permettre de switcher vers le bonheur. C'est un état d'esprit avant tout, alors, c'est possible à chaque instant.
Je vais te dire mon petit truc à moi ( parce que va savoir pourquoi, je ressens beaucoup d'amitié pour toi ): j'ai trouvé à l'intérieur de moi un espace où je peux me réfugier. C'est un endroit inondé d'amour pur où je peux me ressourcer chaque fois que je trouve que la vie est trop ; au choix : chiante, triste, décourageante etc...
Autant te dire que j'y vais régulièrement. Il y en a qui appellent ça "méditer". Un mot bien pompeux pour dire " se ressourcer".
J'espère que tu le trouveras si e n'est déjà fait.
De tout mon coeur...

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 6 Aoû 2018 - 8:30

Bonjour zebrule, merci pour ton message. Ne le prends pas mal mais j'ai eu un fou-rire en le lisant. C'est une bonne chose vraiment. Very Happy

Merci zarbitude également pour ton message.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zébrule26 le Lun 6 Aoû 2018 - 17:06

Il est vrai que cela me paraît quelque peu étrange et si tu n'avais pas rajouté que cela était une bonne chose, j'aurais eu bien des difficultés à en arriver à cette conclusion et donc à ne "pas le prendre mal" ; toutefois si cela était une bonne chose, et bien je dirais donc que je suis ravi d'avoir pu égayer quelque peu ta journée Smile
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 8 Aoû 2018 - 8:25

Sorry zebrule. Ce sont certaines parties un peu capillotractées qui m'ont fait rire. Je n'arrive pas à répondre d'ailleurs. Merci pour cet intérêt que tu me portes. Je n'ai juste pas de réponse à formuler ? Et pas besoin de gants avec moi, t'inquiète (lol).

J'suis à nouveau dans un tourbillon d'activités ce qui met ma tête en off. Entre le surmenage et les angoisses de l'existence le choix est rude. Ici, je suis anesthésiée par la.fatigue et je reçois quelques auto-satisfactions de réussir mes challenges.

Bien consciente que ça ne peut pas être en continu mais cela me repose également, même si ça semble paradoxal. C'est un peu comme une addiction sauf que celle ci est "constructive" donc plus difficile à lâcher. Puis ça me sert d'excuse quand les autres veulent faire des activités en extérieur. J'accepte du coup que ce qui me botte. Au boulot, les collègues gnangnan m'ennuient à essayer de m'amener à leurs sorties bar et compagnie. Ça m'emmerde profondément d'être attablée, le cul sur une chaise à juste parler er rigoler de superficialité. Même leur vie m'intéresse peu... Toucher l'essence de leur être ça se fait pas dans un bar. Et au final ya que ça qui m'intéresse dans les relations sociales: la profondeur.

Je suis sociable mais asociale. Très sélective car la qualité vaut mieux et "on ne peut pas plaire à tout le monde". On ne me tient pas assise. Donc j'accepterais les acrobranche, paintball et toutes activités semi sportive en extérieur. Je suis un félin sauvage, je ne tiens donc pas en cage. Rires.

Voilà, je me présente un peu plus. J'parlerai peut-être de mes côtés plus positifs hahaha.

L'électron libre.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 15 Aoû 2018 - 9:36

Zarbitude a écrit:@M.I.
Je ne m'inquiète pas, je sais très bien que tu as beaucoup de forces pour continuer.
Saches seulement qu'ici, tu as une amie.
Nous passons tous par des trucs parfois très durs comme la mort ou la souffrance. Mais en tant que bons zèbres, nous avons beaucoup de résilience. C'est rassurant.
J'ai toujours senti en moi que je m'en sortirais, quelle que soit la situation.
Connais-tu ce sentiment ?
Je ne pense pas qu'il soit possible d'être trop intelligent pour être heureux.
Trop sensible, trop empathique, ça oui. Mais notre intelligence, je l'ai toujours ressenti, doit au contraire nous permettre de switcher vers le bonheur. C'est un état d'esprit avant tout, alors, c'est possible à chaque instant.
Je vais te dire mon petit truc à moi ( parce que va savoir pourquoi, je ressens beaucoup d'amitié pour toi ): j'ai trouvé à l'intérieur de moi un espace où je peux me réfugier. C'est un endroit inondé d'amour pur où je peux me ressourcer chaque fois que je trouve que la vie est trop ; au choix : chiante, triste, décourageante etc...
Autant te dire que j'y vais régulièrement. Il y en a qui appellent ça "méditer". Un mot bien pompeux pour dire " se ressourcer".
J'espère que tu le trouveras si e n'est déjà fait.
De tout mon coeur...

Merci Zarb' pour ton amitié !

Ce sentiment de toujours s'en sortir? Matériellement, physiquement oui (enfin, jusqu'à ce que les organes défaillent). Mais psychologiquement je reviens régulièrement au même constat "Tu ne pourras jamais ressentir l'apaisement". Il ne me manque rien dans ma vie actuelle. Le problème est avant tout moi qui ne parvient pas à m'adapter. Je ne me sens pas être née à la bonne époque ni dans le bon milieu social. Et je me disais hier "il me manque une chose: un passé joyeux" on ne refait pas ce qui ne peut plus être c'est clair. Je vis dans des angoisses de croiser un jour le géniteur ou la génitrice. Tant qu'ils ne sont pas morts physiquement, j'ai cette crainte de les croiser. Ils ont disparu de mon coeur depuis longue date. Et merci à eux, mon coeur est du coup fermé à tous. Je vis dans l'hypermefiance de tomber sur des gens malhonnêtes, manipulateurs, fourbes et qui t'utilisent. Yen a bcp mais à des degrés beaucoup moins élevés que ne l'ont été mes géniteurs. C'est une forme de phobie sociale. Je crois même que je suis devenue incapable de faire confiance. Et bien sûr, je déteste ma propre personne. Sans refuge identifaire, sans avoir été valorisée en tant qu'enfant, j'erre. C'est logique tout ça. Casser ce processus c'est assez compliqué et visiblement je n'y suis pas douée.

J'ai perdu énormément en sensibilité envers moi. Je n'exprime pas les vraies choses. Je suis vue comme l'indépendante forte qui peut tout supporter. Et on me rajoute ses couches. Je porte les malheurs des autres parce que je donne cette impression d'être un roc inébranlable. Et je n'exprime aucune vulnérabilité. Car quand bien même les autres prendraient soin de moi, je n'y croirais pas. Et en plus je me sentirais endettée.

Il y a eu plusieurs moments clé qui ont traumatisé mon intérieur. Entre autres cette parole lorsque j'avais une dizaine d'années au moment où jme brossais les dents et rigolait avec un des frères. La genitirce a déboulé en furie et m'a agressée verbalement en me disant entre autres "comment tu peux être joyeuse alors que moi je vais si mal" c'est une phrase lourde de culpabilité. Je faisais déjà tout pour elle à cette époque, j'étais son torchon à larmes mais rien n'était jamais suffisant. Elle a détruit mon enfant intérieur, pas rien qu'avec cette phrase, mais par sa maltraitance et négligence constantes. Plus jeune encore, j'essayais de lui faire plaisir en faisant des petits bricolages, dont une peinture à numéros avec deux chiens teckels qui jouaient avec une pantoufle jaune. Ça m'avait pris bcp de temps. Et elle me l'a jeté à la figure en me disant "j'en veux pas de ta merde" autant dire que j'ai bloqué tout germe artistique à ce moment précis. Il y avait un acharnement de sa propre souffrance déversée sur tous ceux qui étaient sur son passage et préférentiellement ceux qui tentaient de l'aider au maximum. Et moi, la petite tête dure à cuire, j'ai essayé des années et des années à la sortir de son marasme. Je m'y sentais obligée et surtout je pensais que j'en avais la force. Tout ça fut un énorme gâchis. Elle était pmet est pourrie de l'intérieur. Elle a réussi à conduire ma soeur au suicide et sans l'once d'une remise en question. Nada. Non sa réponse fut "elle était déjà tarée depuis sa naissance" bravo. Vraiment, bravo. Aucune larme versée, aucun mot gentil à lui adresser. Personne n'a d'importance. Et ça je l'ai bien compris. Je n'ai aucune attente mais après tout ça, c'est pas pour autant que je peux me reconstruire. Se reconstruire sur quoi? Il n'y a aucune fondation. Je n'ai que ma tête c'est tout.


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mer 15 Aoû 2018 - 14:29

C'est vraiment terrible ce que tu me dis là! Je pense avoir vécu cela mais à un moindre niveau par rapport à toi, et c'était déjà très dur!
C'est je crois ce qui fait que je me sente "proche" de toi. Je me reconnais dans ce que tu racontes.
Ce qui m'a "sauvée" je crois, c'est d'avoir ressenti depuis toute petite qu'il y avait quelqu'un de bien en moi malgré ce que mes parents disaient.
Tu sais, personne ne te connait mieux que toi-même et toi aussi tu dois savoir qu'il y a quelqu'un de bien en toi ou au pire tu dois en avoir l'intuition.
Je ne saurais trop te conseiller d'aller voir en toi-même, peut-être avec l'aide d'un psy.
De mon côté, j'ai suivi une thérapie comportementale. Je crois qu'à la base j'avais peur de reproduire par atavisme le comportement de mes parents.
A travers ce que j'ai identifié comme étant mes "mécanismes", j'ai appris à me connaître et finalement, à m'aimer parce que je comprenais pourquoi je fonctionnais parfois selon des critères que je n'aimais pas.
C'est un long travail que nos parents n'ont pas fait sur eux-mêmes. Je ne les ai pas souvent vu se remettre en question.
Quel gâchis. Du coup j'essaie vraiment de me connaître car alors et seulement alors, on peut vraiment "changer" les choses qui ne nous plaisent pas.
Peut-être qu'on ne doit pas chercher à se reconstruire mais juste, à se construire. Ca, je crois que c'est toujours possible.
Ta tête, elle me semble "bien faite", idéale pour construire. Un peu comme le mienne Very Happy

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Ven 17 Aoû 2018 - 8:45

Merci zarb', en général on ne répond pas par hasard aux autres, ce que qqchose doit résonner.

Être qqn de foncièrement bon, oui ça aide beaucoup c'est vrai. D'ailleurs, c'est ce qui me fait tenir. Je pose de bonnes actions et j'apporte du soulagement aux autres. Que ce soit par le métier ou le privé. J'ai une forme de reconnaissance sociale par ce biais. Plusieurs voudraient que je sois proche d'eux, affectivement proche et je parle même pas d'intimité sexuelle. Non d'intimité affective. Je devrais en être contente mais je fuis. Je n'arrive pas à accepter. Probablement par crainte que ce soit éphémère, crainte de la déception et aussi par une forme de dégoût.

Rationnellement, je n'ai rien à me reprocher. Je veux dire j'ai de l'estime pour tout mon faire et mes intentions. Je suis pleine de qualités. Si j'étais mon parent je serais fière de moi. Mais je me déteste quand même. Ça c'est la partie émotionnelle dont irrationnelle. Je suis en colère pratiquement tout le temps ce qui me rend amère, désabusée. Je fuis d'ailleurs en partie les autres pour ne pas leur faire subir ça. Je suis inapaisable. A des moments, je pourrais appuyer sur un bouton pour faire exploser l'humanité toute entière par simple pensée rationnelle: il vaut mieux qu'on crève tous sans trop souffrir. J'ai des pensées dures, intransigeantes, dérangeantes pour ceux qui préfèrent vivre avec des oeillères. Je me sens étrangère à tous.

Et évidemment, je ne mettrai ps d'enfant au monde, pour un tas de raisons valables mais entre autres parce que je ne veux pas transmettre mes traumatismes. Et on a beau faire ce qu'on veut c'est qqchose d'inévitable. On peut basculer dans un extrême opposé. Et c'est pas pour autant mieux pour l'enfant. J'ai trois neveux et une nièce nouveau-né, je leur donne le meilleur de moi. Ainsi c'est gerable. Ils m'adorent. Et là aussi ça participe à soigner mon enfant intérieur.

Mais ça ne suffit tjrs pas. Je souffre beaucoup d'assister à la dégradation des conditions naturelles. Toutes les solutions trouvées sont pour la plupart de la poudre aux yeux. J'aimerais qu'une conscience collective émerge pour accepter que pour vivre bien, nous devons lever le pied sur la démographie. Mais ça... Les humains ont toujours été égoïstes. Pour ça aussi que j'attends ma fin. Je n'ai aucun espoir d'un mieux. L'espèce humaine va traverser de nombreux drames jusqu'à ce que la population revienne à un nombre raisonnable. Les plus chanceux et/ou les plus adaptés survivront. La sélection naturelle va revenir. Parce que la Nature est la seule force qui domine vraiment. On se sent très peu de choses face à sa puissance. Ceux qui ne veulent pas l'admettre finiront par le vivre pour comprendre. Et là yaura plus que les yeux pour pleurer.

Pessimiste? Je n'ai pas l'impression. Ce n'est que de la logique je trouve. Ne pas avoir de solutions me troue la tête.

J'ai vu plusieurs psys depuis mes 20 ans. Mais ça ne m'a pas apporté grand chose. Ils n'ont pas été assez pro actifs. Hypnose, comportemental, systémique, à provocation,...  ça ne m'a pas apaisée.

Depuis 4 ans j'ai une personne qui m'aide quand même pas mal, même si un océan nous sépare. Elle est psy retraitée, un vécu de tapé et elle m'a avouée récemment qu'elle était également hp. Une aubaine? Oui la petite aiguille dans la botte de foin. Mais malgré tout, ça reste tjrs insuffisant. Je suis trop difficile?

Trop de choses sont stockées et bloquées en moi. Le travail a été bâclé, le chantier est à l'arrêt. Et exprimer ne m'aide même pas. Je n'ai pas de solutions. C'est comme un vase brisé en mille morceaux dont on recolle les bouts. Ça tient, ça fait sa fonction mais ça sera jamais comme un vase en un morceau.

J'fais ce que je peux pour éveiller ma libido (l'envie au sens large)  mais on dirait qu'il manque des récepteurs.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 18 Aoû 2018 - 13:28

En effet...je suis de celles qui pensent qu'il n'y a pas de hasard Very Happy
Je ressens absolument tout ce que tu décris.
Sauf que j'ai vécu un événement qui m'a permis de goûter au bonheur malgré les circonstances défavorables sur terre.
Essaie toi aussi, de ton côté, de ressentir du bonheur de temps en temps. Pas " par hasard" mais pour une bonne raison : tu es un être humain avec beaucoup de qualités.
Ca contrebalance le "négatif et c'est super important. Je pense qu'il n'est pas raisonnable de ne fonctionner que dans un sens. C'est une question d'équilibre.
Tu ne te donnes pas le droit au bonheur ( je l'ai fait pendant un bon bout de temps ) mais ce n'est pas juste.
J'espère que la vie te le montrera.
Tu es une bonne élève, tu vas le voir et le comprendre Very Happy
Pour ce qui est de la "libido", commence par aimer des petites choses. Ca m'a bien réussi Wink
Un arbre qui pousse au milieu des décombres, ce genre de choses.
Entraine ton coeur à aimer. Autorise-le à aimer.
Parce qu'il n'y a que ça de "vrai" mais c'est aussi quelque chose qu'on doit apprivoiser.
Aimer les êtres humains, sans pour autant s'engager à autre chose qu'à les aimer. Sans même le dire. Tu vois l'idée ?
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 20 Aoû 2018 - 17:36

Un enfant?

Je vois l'idée yes.

Mais mais mais.

Je suis sociable. Les gens se rapprochent de moi. Et puis je vois leur intérieur et tout ce qui finira par me gonfler.
Alors j'essaie de ne pas analyser. De ne pas prêter attention à certaines choses. En gros, brimer.

S'entraîner à se contenter du positif en laissant moins de poids au négatif. Lâcher prise comme on dit.

Mais j'suis vite étouffée. Les autres me déçoivent systématiquement. C'est viscéral.

Par contre, la Nature, elle, elle me fascine. Elle est parfaite même dans ses asymétries macroscopiques. Le carpocapse, cette chenille qui traverse la pomme pour atteindre le coeur de la pomme et y rester jusqu'à ce qu'elle ait suffisamment mangé, à l'abri de la plupart des prédateur, c'est fort.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mar 21 Aoû 2018 - 9:18

Le chat d'un voisin vient de temps en temps dans mon jardin. Hier je l'ai trouvé sur un pouf en osier que mes deux chats ne regardent pas, du coup je l'avais mis dehors pour s'assoir. Il est resté dessus jusqu'au lendemain
J'avais un petit doute qu'il soit hypertherme car il a quelques griffures sur la tête et ses oreilles semblaient chaudes. Si j'avais essayé de passer le thermomètre il m'aurait probablement envoyer paître. Donc ce matin, j'ai craqué et je lui ai donné à manger. (une fois qu'on fait ça on ne se débarrasse plus du chat qui reviendra régulièrement...) et il a mangé, ses oreilles sont revenues tièdes. Donc c'est que ça va mais que le pouf lui plaît trop (rires). Je suppose qu'il fuit le bruit de sa maison avec la gamine criarde. Chez moi, c'est calme, j'aime le calme.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mar 21 Aoû 2018 - 9:32

La nature, aaahh ça oui, c'est extra!
Je regarde énormément de films animaliers.
L'instinct est quelque chose qui me fascine vraiment.
Ils viennent au monde et sans que personne ne leur ait appris quoi que ce soit, ils savent !
Quand je pense à tous les efforts que je dois faire pour me souvenir d'un truc qui est dans mon inconscient !
Niveau déception, je vis aussi la même chose.
Et pourtant je sais très bien que c'est lorsque j'ai des attentes inappropriées que j'éprouve de la déception.
L'idéal serait donc de ne rien attendre en particulier.
Heu non, attends, ça ça équivaudrait à basculer dans l'opposé. C'est pas bon non plus.
Mais j'imagine très bien ce que ça me ferait de mieux "doser" mes attentes : je serais bien plus détendue.
Après tout, on n'est que 2% de la population à fonctionner différemment. C'est nous qui sommes "bizarres". Et on voudrait que les autres nous comprennent....Trouvez l'erreur...


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mar 21 Aoû 2018 - 9:34

My_illusion a écrit:Le chat d'un voisin vient de temps en temps dans mon jardin. Hier je l'ai trouvé sur un pouf en osier que mes deux chats ne regardent pas, du coup je l'avais mis dehors pour s'assoir. Il est resté dessus jusqu'au lendemain
J'avais un petit doute qu'il soit hypertherme car il a quelques griffures sur la tête et ses oreilles semblaient chaudes. Si j'avais essayé de passer le thermomètre il m'aurait probablement envoyer paître. Donc ce matin, j'ai craqué et je lui ai donné à manger. (une fois qu'on fait ça on ne se débarrasse plus du chat qui reviendra régulièrement...) et il a mangé, ses oreilles sont revenues tièdes. Donc c'est que ça va mais que le pouf lui plaît trop (rires). Je suppose qu'il fuit le bruit de sa maison avec la gamine criarde. Chez moi, c'est calme, j'aime le calme.

Ca m'a pas l'air trop normal comme attitude pour un chat. Il est vieux ?
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mar 21 Aoû 2018 - 22:35

Non c'est un jeune. J'ai mieux regardé vu qu'il me fait déjà confiance, il a un début de double otite, les griffures c'est lui qui se les fait en se grattant les oreilles (c pour ça qu'elles étaient chaudes). Il m'a laissé les nettoyer. Il était encore la cette après midi et soir. Il est même entré mais je l'ai vite remis dehors car bon faut pas abuser. Il a d'ailleurs mis un coup de patte à mon chien sur sa tête, ce qui m'a fait rire sur le moment car le chien n'a pas réagi et s'est barré. Donc ce chat risque de finir par dominer et ça il peut pas. Mes deux chats l'ignorent. Je n'ai pas redonné à manger, il en a chez lui c'est bon. Je surveillerai ses oreilles, il a de la chance que je sois véto (rires).

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mer 22 Aoû 2018 - 8:08

Y'a pas de hasard, j'te dis Very Happy
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 22 Aoû 2018 - 8:30

Les animaux et moi c'est une grande histoire de confiance. J'en ai eu tellement depuis le berceau que je les connais fort bien. J'ai été mordu trois fois par un chat dont deux sauvages (vrais sauvages) qui ont voulu s'échapper et que j'ai attrapé au vol pour ensuite les balancer dans la cage. Le troisième, je n'ai pas eu le temps de le connaître et ma collègue changeait son bandage et ça lui a fait mal alors il a attrapé la première main qui passait.
Deux morsures de chien. Dont une à mes 10 ans par notre berger allemand car ce pauvre chien crevait la dalle alors il attaquait les autres chiens. J'ai entendu les cris. Courue comme une deratee en pyjama, perdant une pantoufle et g frappé avec ma jambe pour faire lâcher le berger allemand alors évidemment un croc s'est enfoncé dans le mollet. Vu l'adrénaline, je n'avais rien senti. J'ai isolé le pauvre petit chien et puis la douleur est arrivée. Un de mes frères, fou de rage a abattu ce chien de sang froid. Ce qui constitue d'ailleurs un traumatisme parmi la boîte à traumas. Je lui ai tout expliqué pourtant, que c'était un accident, que ce chien avait faim... La situation à cette époque est à l'image de la maltraitance et négligence de la génitrice. Elle n'a jamais rien assumé. C'est elle qui est responsable de tout ça. Elle s'en fichait royalement. Que mon frère ait pu tuer cet animal à coup de manche de hache, devant mes yeux choqués, m'a fait craindre sa psychopathie. A mon sens, quand on est normalement constitué on est pas capable de poser un tel acte. Surtout qu'on avait les produits d'euthanasie à notre disposition. Ces produits dangereux étaient... Dans l'armoire à épices. C'était un coup de sang, une pulsion. J'ai du coup tjrs craint ce qu'il aurait pu faire de plus. Il fut d'ailleurs un pervers narcissique envers moi par la suite, jusqu'à mes 24 ans je dirais.

Et la seconde fois c'était lorsque g fait une radio de genou à un cocker. Ça lui a pas fait du bien alors il m'a attrapé le triceps. Mais pas grave ça.

Bref, les animaux. J'en ai eu des centaines et de toutes sortes. Genetrice collectionnait de tout... Et fallait assumer à sa place. Tout mon temps libre passait aux animaux. Nettoyer, nourrir, sociabiliser, soigner... Et j'aimais ça évidemment, j'ai reçu plus d'affection des animaux que des humains. Chacun a sa personnalité, c'est très amusant d'observer tout ça. De comprendre les comportements animaux, je ressentais faire partie de leur famille... Oui c'est pe un peu fou. Mais j'étais une petite humaine parmi toutes sortes d'animaux. Je parlais d'ailleurs pratiquement pas quand j'étais enfant. Ça servait à rien lol.

Observer, analyser et agir. C'était mon fond de vie. Et euh... Ça l'est tjrs (rires).


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par 3615chuna le Mer 22 Aoû 2018 - 8:48

Ils sont honnêtes, eux.
Et tu leur en veux pas s'ils refusent de te donner un retour. Ils ne te doivent rien.
Et moi, les miens, je leur dois tout.
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Ven 24 Aoû 2018 - 17:37

Bah quand même on les nourrit, ils nous doivent quand même un peu hihihi.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 29 Oct 2018 - 10:03

Je suppose qu’il y a des situations plus claires qui ne se posent même pas la question du « je devrais aimer mes parents ».

Je n’aime pas mes parents, ou du moins ils sont morts donc n’existent plus. Je leur laisse le bénéfice du doute d’avoir fait de leur mieux jusqu’à mes 7 ans. Ensuite, j’ai eu juste des géniteurs meme si ça m’a pris l’âge de 12 ans pour arriver à cette conclusion. Le géniteur absent, cupide et hargneux s’est acharné sur génitrice qui au fond avait un caractère de merde et je comprends en partie pourquoi elle a été battue par lui. Elle sait très bien comment pousser à bout, ma sœur pourtant non violente lui a envoyé deux coups de poings au visage suite à une altercation à l’âge adulte, un de mes frères lui a donné un coup de pied au visage, traînée au sol, bâillonnée et attachée, un autre s’est contenté de la gifler et moi je n’ai jamais dû frapper car les frères se sont interposés. On pourrrait penser que c’est une victime mais je ne la considère pas comme telle. Elle mérite la mort à vrai dire, une personne normalement constituée se suiciderait en prenant conscience de tout ce qu’elle a fait et pas fait. Difficile d’expliquer pour rendre compte du réel. Elle a tenté le suicide mais comme une herbe indésirable, elle s’en est sortie en passant par le petit trou de souris. Dommage. Je ne lui souhaitais pas de souffrir, juste de disparaître car c’est un monstre. Elle est parvenue à ce que sa première fille se suicide. Elle a tenté par tous les moyens de détruire chaque personne qui l’entourait. J’ai d’ailleurs été celle qui a essayé le plus longtemps de l’aider. Je l’ai meme aidée à sortir de sa toxicomanie. Contre son con de nouveau mari qui n’a aucune connaissance médicale et con comme ses pieds de toute façon. J’ai été contre tous, je l’ai sevrée progressivement et ça a fonctionné. Mon frère m’a dit « tu n’aurais pas dû l’aider, son foie malade allait l’achever ! » mais malheureusement je ne peux pas cautionner d’être un témoin impuissant, lui n’assistait pas à la dégradation. Je ne peux pas supporter d’assister à la souffrance. Si elle avait pu mourir dans son sommeil ça, ç’aurait été acceptable et espéré de ma part. Cette femme fut le pire monstre que j’ai connu de toute ma vie. Elle n’est pas encore morte mais je n’ai plus aucun contact depuis un an (elle en a décidé ainsi même si elle regrette, c’est trop tard, on ne traite pas mal ses enfants indéfiniment) Je m’inquiète juste pour les animaux sous son toit. Car elle n’a aucune conscience.
Le géniteur, j’ai essayé de le connaître par la suite, mais rien de bénéfique n’est sorti. Il se place entièrement en victime. Mais il est co-auteur. Et moi je n’ai pas de temps ni d’amour pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face. Il a refait sa vie comme on dit, avec trois enfants, comme il le souhaitait. L’image que j’ai de lui c’est l’image d’un type intelligent mais qui utilise son intelligence à mauvais escient : mensonges, manipulations, escroqueries, cupidité, humiliations et impassibilité. Je l’ai vu une fois pleurer lorsqu’il parlait de son fils préféré qu’il ne voyait plus. Je crois qu’il devait être très sensible mais portant constamment un masque d’insensible. Un peu comme moi pour le coup, lol. Je ne sais au final pas grand chose de lui mais il ne parle pas, il n’est Pas un père pour moi, juste un géniteur mais qui ne m’a pas maltraitée quotidiennement c’est déjà ça de pris. Il a utilisé les enfants pour faire du mal à son ex femme et c’est pour ça que j’ai fini par refuser de le voir, trop malsain, chacun insultait à tour de bras l’autre parent, et les adultes souffrants doivent garder leurs enfants en dehors de leurs problèmes d’adulte. Au final, je ne connais pas la vérité car deux discours opposés. En faisant le tri, je crois savoir mais sans certitude évidemment. La génitrice est une perverse, manipulatrice, maltraitante qui a voulu emporter ses cinq enfants dans son suicide. Enfant, j’aimais mes parents, j’ai donné tout ce que je pouvais, si bien que ça m’a emmenée vers un état de chose. Pour survivre, j’ai oublié ma propre existence, mes besoins, mes envies, mon plaisir, tout s’est enfoui, je n’existais pas, je servais. Ça a bien fonctionné, constamment dans l’action, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour qu’on ne puisse jamais rien me reprocher. Et je ne parlais pas de moi, jamais. Ni même que génitrice ne sache ma couleur préférée, c’était utilisé contre la personne. Alors la vulnérabilité là c’est certain c’était fermé à double tour. J’ai évolué dans un drôle de monde, à l’extérieur de moi-même, analysant froidement tout le mal qui m’était dirigé. Je savais que je ne méritais pas tout ça, que ceux qui souffrent font souffrir ceux qui les entourent alors j’autorisais génitrice et ma sœur de m’utiliser comme un outil à tout faire et un torchon à larmes. Elles n’ont jamais pris soin de moi, j’étais selon elles, un roc inébranlable. C’est pas comme si j’avais eu le choix. Elles ont bcp/trop compté sur moi, et moi... je ne les aimais pas car pour moi le traitement qu’elle m’infligeait, ce n’était certainement pas de l’amour!. Je fonctionnais juste pour pas qu’elles fassent de bêtises et qu’elles aillent mieux. Car au fond de moi, je suis fière juste d’une chose, c’est d’être quand même quelqu’un de bon. Je fais ce que je peux pour un mieux même qd on me fait les pires crasses. Ma sœur a été suicidaire, anorexique, dépressive depuis son adolescence, passant de nombreux séjours en hôpital psy’, tout le monde l’a abandonnée et je persistais car je savais qu’elle n’était pas psychotique. Je comprenais les manifestations de sa souffrance. J’ai essayé de lui transmettre comment je faisais pour prendre du recul mais elle n’y parvenait pas. Jusqu’à ses 33 ans j’ai été une gentille petite sœur puis qd elle a tenté de se suicider en emportant son petit garçon de 2 ans, j’ai vrillé et j’ai su que ça finirait par sa mort. Et mon attention s’est alors tournée vers le petit. J’ai réalisé que sa mère ne s’en sortirait jamais de ses blessures, malgré toute l’aide possible et imaginable (des tas de psys, hôpitaux, amis, famille de ses copains, et moi qui malgré tout l’ai soutenue même si j’en pouvais plus de ce cycle infernal). Elle avait dépassé le tolérable, se faire du mal à soi c’est une chose, mais quand on pense à la place des autres à croire que son fils ne pourra pas être heureux sans elle donc que c’est mieux qu’il meurt avec elle, non! Je lui ai alors dit « ne t’en fais pas, on fera de notre mieux pour lui, il ne sera pas malheureux » pour moi, c’était nécessaire pour protéger le petit, de lui donner la permission de s’en aller, je savais qu’elle se suiciderait, elle allait perdre son droit parental et elle allait tjrs un peu plus loin. Je l’ai donc abandonnée un an avant son suicide car sa souffrance était trop lancinante, je lui souhaitais l’apaisement. Elle avait pris une assurance vie pour que la maison soit payée si elle mourrait mais fallait une année de contraction avant un suicide. Elle s’est suicidée trois semaines après la date qui couvrait cette la période d’attente, j’ai découvert ça dans ses papiers. Pour moi, elle était réfléchie, elle savait ce qu’elle faisait, tout le monde la croyait psychotique mais pas moi! Son suicide est lié à génitrice, principalement, il venait encore de se passer qqchose, un coup de poignard qui lui a donné le courage de suicider... car elle avait de l’espoir, elle a tjrs espèré au fond d’elle qu’elle retrouverait sa maman. Génitrice a failli mourir de complications de son hépatite alcoolique, ma sœur infirmière est restée à son chevet à venir la voir à l’hôpital, ça l’a ébranlée. Puis quand génitrice s’en est tirée, ma sœur a rechuté car sa mère ne continuait pas le lien, pas d’appel. Retour en hospital psychiatrique, elle aurait aimé que sa mère vienne la voir, comme elle, l’a fait. Mais rien. Génitrice disait « elle est taree depuis sa naissance cette gamine! » et crack game over. Zéro empathie, zéro retour, zéro responsabilité ni conscience. Pour moi, génitrice était la seule à pourvoir sauver ma sœur. Et elle n’a rien fait d’autre que l’enfoncer. Un de mes frères lui en veut du coup à mort : « c’est génitrice qui aurait dû mourir avant! » un poison. Méfiante comme toujours, j’ai vu son corps inanimé, j’ai voulu vérifier que c’était bien un suicide et pas un autre taré de cet hp (hospi psy) qui l’avait étranglée ou autre. J’ai observé les lésions au cou et demandé à l’infirmier de me décrire en détail comment elle a fait alors qu’il y a des caméras partout. Elle était maligne, elle a vite compris comment ça fonctionnait dans cet hp. Elle était pleinement consciente de ce qu’elle faisait. Je savais que ça se finirait ainsi, c’était insoluble. Et à présent, j’attends que génitrice meurt de l’une ou l’autre façon pour terminer mes deuils.

Écrire même si ce n’est pas le lieu propice, tant pis. Ça ne fait de mal à personne.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Ven 14 Déc 2018 - 23:20

En faisant les magasins, J’suis tombée sur des peintures au numéro, on en voit plus trop de nos jours et J’suis restée devant en visualisant celui que j’avais peint il y a une vingtaine d’annees, je me suis dis « prends le tigre et peins-le, pour passer cet événement traumatique que tu ne veux pas classer! » j’ai réagi comme les faibles le font « je n’ai plus l’âge pour ça, ni le temps! ». J’ai essayé de me convaincre de l’importance de rejouer cette scène du passé, et je me suis bloquée plusieurs secondes, et je suis passée à autre chose, sans émotion. J’ai donc fui, et je réalise que je fuis ou dévalorise tout ce qui émerge trop d’émotion. Ici je regardais un film entre un père qui rencontre sa fille pour la première fois, il ignorait qu’il était père et sa fille lui en voulait bcp, au fil du film ils se rapprochaient et là j’eû envie de changer de chaîne, je ne voulais pas voir ça, je ne veux pas me rappeler ce que je n’ai pas pu vivre. Elle a fini par l’appeler « papa » et lui de lui demander de répéter ce mot. Mon paternel m’a forcée à me le faire sortir par la force psychologique, « merci qui ? » Il ne méritait pas ce surnom affectif.

J’ai fait un autre cauchemar il y a deux semaines, j’ai crié dans ce cauchemar. J’avais ma nièce de 6 mois et je débarquais dans une gare inconnue, le soir, je m’étais trompée de direction. La femme au guichet était derrière une vitre sablée, je distinguais que sa silhouette, (je pense que c’était ma sœur). Je ne comprenais rien à ce qu’elle me disait et elle non plus ne m’entendait pas, je paniquais car j’arrivais pas à rentrer, le bébé devait manger et j’avais pas de lait. Il disparaît de mes bras, je quitte le guichet et j’atterris dans une crèche en plein jour, des gosses partout, je finis par retrouver la petite tenue maladroitement par un plus grand. Je retourne au guichet j’essaie de demander où je peux trouver du lait en poudre pour le bébé, je n’ai pas de réponse et je galère à nouveau à savoir quel train je dois prendre. Le bébé re disparaît et là je la cherche longuement, j’hurle « Dites moi où est le bébé, par pitié !! » mais personne ne répond, il refait jour et je suis dehors dans la Nature, un petit garçon de dos, au bord d’une rivière, je sais qu’il a vu le bébé mais il ne répond pas, je le supplie de me dire où elle est et son regard est fixé sur l’eau, je plonge dedans et je cherche comme une acharnée, je crie j’implore et je me réveille. Le bébé et le petit garçon c’est mon neveu orphelin de sa mère. Vers ses trois ans, il est tombé dans un petit étang, son grand cousin a hurlé et j’ai sauté dans l’eau immédiatement, il a eu l’eau au dessus de sa tête, j’ai couru à la maison pour le mettre dans un bain chaud. C’est son cousin qui en a fait des cauchemars... le petit n’en a jamais reparlé, ça a été tellement vite qui n’a pas réalisé le danger. Mais son cousin a vu donc c plus marquant. C’est impressionnant comme tout se mélange. Dans mes cauchemars, je suis tjrs sous pression et je dois souvent protéger des enfants. Et c’est tjrs éprouvant.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 15 Déc 2018 - 6:48

Mon analyse :

Si tu débarques dans une gare inconnue, c'est que tu y es arrivée en train.
Le train est un moyen de transport en commun. Ceux qui sont dans ce train, c'est ta famille.
L'enfant de 6 mois ( si moi ) , c'est toi.
Et cet enfant se sent perdu depuis qu'il est tout petit. On ne prend pas bien soin de lui ( pas de lait, pas de compréhension ).
Il essaie de s'en sortir. Il crie, il hurle, il cherche comme un acharné.
Ton filleul, le petit garçon de 3 ans au bord de l'eau t'indique où il faut chercher de l'aide : dans l'eau. L'eau dans les rêves symbolise l'inconscient.
Fin de mon analyse.
Je pense qu'en plus de tes rêves qui sont une voie royale vers l'inconscient ( merci Jung ) il n'y a qu'un bon psy ( spécialisé dans l'analyse des rêves ) qui puisse t'aide à verbaliser tout ce que tu as refoulé.
Zoubis du Dimanche
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 15 Déc 2018 - 9:15

Yep merci zarbitude. « Si moi » hahaha ça j’avais pas capté, ma nièce avait pile 6 mois fin novembre. C’était une gare française en fait donc j’avais pris une direction opposée à celle que je devais. Le lait, ça me fait penser que je n’aime pas fort le goût du lait, j’en bois très peu car ça m’éveille du dégoût. Je tétais difficilement mais c’était surtout à cause du goût !! Ça on en parle pas des bébés qui n’aiment pas le lait, on pense direct qu’ils ont un problème psy avec leur mère. Le lait humain a un goût différent que le lait de vache, mais ça reste pas bon en nature. Avec du cacao, là ça passe. Ça yest g la nausée.

En parlant de nausée, j’ai très souvent des nausées psychogènes accentuées par le manque de sommeil (ou mauvaise qualité de sommeil). C’est ouf tout ce qui s’exprime par le corps. L’inconscient sait se faire comprendre. Mais c’est comme pour l’avenir de l’espèce humaine sur terre : je sais mais j’peux pas changer les choses. Ni celles qui sont à venir (je suis sobre comme je peux l’etre, je minimise mon empreinte écologique, je fais un potager, récupère eau de pluie, panneaux photovoltaïques...) ni celles qui se sont passées.

Le seul pouvoir qu’on a sur le passé, ce sont nos perceptions... mettre des œillères ou faire le tournesol, g du mal avec cette orientation guidée sur l’ensemble du réel.

J’utilise ma colère en force constructrice, du moins je stimule ça à fond. Mais ça ne semble pas suffire à me nourrir du sentiment de faire de mon mieux, de faire le Bon.

L’inconscient me fait chier la nuit et même de jour, depuis 2011, j’ai développé le colon irritable. Quand la crise est là (après un gros stress ou énervement) c’est d’une douleur qui cloue au sol. J’ai levé le pied du coup sur mon métier extrêmement oppressant (nuit et jour, répondre aux moindres besoins, penser aux cas la nuit, me culpabiliser, me torturer si je ne diagnostiquais pas la pathologie de l’animal avec certitude, etc) mais cette colite est restée à bas bruit, jamais partie mais rarement en crise +++. Ah les intestins, ils possèdent autant de neurones que le cerveau d’un chien, on dit que c’est notre second cerveau ou bien le premier ... il n’y a aucun traitement à part se détendre ? Mais ça, je vois pas comment c possible. Je suis une boule de nerfs à l’intérieur, ça fuse dans tous les sens et je suis très inquiète pour l’avenir, pas le mien, celui de la vie humaine sur terre. Quelques élus bien riches coloniseront Mars pendant que la masse sur Terre va s’entretuer et « s’asphyxier ».

Depuis 2014 je dirais, est apparu également un symptôme psychosomatique que j’ai nommé le hoquet-rot. Je ne trouve pas d’infos dessus. Sans crier gare, le diaphragme se contracte, ce qui fait une dépression pulmonaire attirant de façon rapide de l’air dans les poumons (principe du hoquet). En même temps, il y a de l’air qui ressort de mon estomac (rot). On entend le bruit du hoquet et heureusement pas le rot. Lol. Ça se fait généralement en trois fois consécutives espacés de quelques secondes. Je ne trouve pas d’infos là dessus. Mais c’est pour moi psychosomatique. Ça surprend bcp ceux qui l’entendent et après ils sont habitués. C pas tous les jours, heureusement. Mais régulier oui. Je suppose que je dois faire de l’aérophagie. Et que nerveusement, le nerf phrénique (innervant  le diaphragme) est irrité.

Et mnt tu m’as suggéré zarbitude (et dehele) que les douleurs musculaires du dos seraient aussi fortement psychosomatiques. Bouhouhou.

Je fais une migraine ophtalmique par an, juste une, mais une bonne. Heureusement, On peut enrayer la crise par du sumatriptan (ça ne fonctionne pas pour toutes les migraines), c’est magique. Dès que je vois les scotomes scintillants dans le champ visuel (c’est un éclair qui a une forme particulière, la première fois que j’ai eu ça, j’ai tapé dans Google « éclair champ visuel » et j’ai trouvé les images tip top qui correspondaient, et hop là auto-diagnostic. Ces scotomes scintillants sont le signe pathognomonique que la crise va arriver (pas encore mal de tête à ce moment) c’est à ce moment qu’il faut prendre le médoc et là, magie, ça désactive le processus. Sinon c’est parti pour trois jours de souffrances intenses avec photophobie, mal de crâne et nausée.

Voilà à part ça, j’ai une très bonne santé (rires). Je suspecte qu’en vieillissant je développe Alzeihmer, j’sais pas je sens ça en moi. Ma grand-mère l’a eu c’est impressionnant comme ça décline très rapidement, tout son faciès a changé, je ne l’avais même pas reconnue, elle a fini attachée dans un hosto, en un an elle est partie, c’est ravageur!

Le cerveau, et tout son système périphérique, c’est ce qui me fascine le plus.

Bon week-end

My_illusion

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par 3615chuna le Sam 15 Déc 2018 - 9:47

Spoiler:
Aucune preuve scientifique dans l'interprétation des rêves, il est plus probable que ça traduise le fonctionnement aléatoire du cerveau, en train de trier les données, et forcément, ça fait ressortir les problématiques du moment.

Je te partage l'expérience de ma mère. Colopathe depuis plus de 50 ans. Elle avait déjà des crises petites, après les cours de judos qui la stressaient +++. C'est devenu chronique à son mariage.
Blocages du dos, pubalgie, migraines, crises de colite généralisée (à être une larve, sur le canapé, viscéralgine dans la fesse, le pire a été quand ils ont failli dérouter l'avion quand elle rentrait du Québec, tellement elle était mal, elle a une peur bleue des vols). Je passe sur tous les petits trucs que son corps lui crie et qu'elle n'écoute même pas (plus).
Longtemps, je lui en ai voulu de ne pas avoir cherché à aller mieux, et se faire soigner. Mais à sa décharge, le médecin lui disait "c'est comme ça", mon père s'en tapait, et je parle pas des gens qui la regardaient de travers et la critiquaient quand elle expliquait qu'une choucroute pouvait l'envoyer à l’hôpital. Elle est arrivé à un point où elle ne peut plus manger aucun légume.
Aujourd'hui, c'est un peu mieux d'un côté, moins de manifestations physiques, mais encore beaucoup de stress : elle a récupéré chez elle son père, qu'elle déteste, et il lui rend bien.
Mais ENFIN, au bout de plusieurs années à la travailler au corps, et grâce à un coup de bol immense, une amie psy lui fait des séances d'hypnose.
Dans son cas, c'est ptèt tard, je sais pas ce qui va être possible de faire.
Mais si elle s'y était pris plus jeune ?

Mon père parle d'un dérèglement du nerd vague... je sais pas si ça se soigne... Personne ne s'y est jamais intéressé.
Le truc, c'est qu'il n'y a peut être rien à faire.
Mais ce qui me frustre, c'est que personne n'aie jamais au moins tenté.

J'ai du bol, j'ai pas hérité de son intestin irritable. Bien qu'il m'arrive moi aussi d'avoir des crises, mais c'est ponctuel. Ce n'est pas cette douleur sourde et chronique avec laquelle faut apprendre à vivre.
J'ai d'autres manifestations (contractures qui entrainent des tendinites).

Je ne désespère pas un jour de réussir à nous mettre à la méditation, elle et moi.

Si jamais je vois une véritable amélioration de sa colopathie, je t'en parlerai. Sait on jamais...

Courage à toi...
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 15 Déc 2018 - 10:28

Comme disait Jung, le meilleur interprète d'un rêve, c'est le rêveur lui-même.
Les "autres" peuvent juste donner des pistes.
Pour le colon irritable : vérifier quelle alimentation est la plus adaptée ( pas de légumes crus, pas d'excitants....) et pas se torturer soi-même Wink
Pour tout ce qui est spasmodique : 90% de la population est en manque de magnésium.... et pas se torturer soi-même ( non, non, je ne bégaie pas LOL )
Sumatriptan : attention aux effets secondaires ( dystonie ! )
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par L'Ovni tender le Sam 15 Déc 2018 - 10:48

3615chuna a écrit:Aucune preuve scientifique dans l'interprétation des rêves, il est plus probable que ça traduise le fonctionnement aléatoire du cerveau, en train de trier les données, et forcément, ça fait ressortir les problématiques du moment.


http://www.observatoireb2vdesmemoires.fr/la-prevention/entretenir-sa-memoire/le-sommeil-et-la-memoire
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 15 Déc 2018 - 11:20

Merci Chuna, je suis très rationnelle aussi mais les rêves sont tout de même intéressants à analyser, ne serait-ce que pour attirer l'attention sur ce qui nous perturbe.

Bien sûr que je m'en veux d'avoir laissé les deux petits 5 minutes sans surveillance (j'étais pas loin, je me reposais juste un peu sur un transat car surveiller des enfants c'est pas de tout repos, on avait déjà fait le tour du petit étang chez mes voisins, le tout petit gérait bien et son grand cousin (7 ans) était là. Et même si pour les deux petits j'ai du avoir un rôle de sauveur (héros), ça n'aurait pas du arriver. J'ai sauté avec mes clés de voiture en poche et chaussures, évidemment on n'a pas le temps de retirer quoi que ce soit. Mes voisins n'étaient pas là, personne n'a rien vu, je l'ai quand même dit à mes belles-soeurs. Si ma soeur avait été encore en vie à ce moment et qu'elle l'avait su, j'en aurais eu pour mon grade. Chaque faille de ma part était utilisée avec force, exactement comme le faisait génitrice. C'est pour ça, entre autres, que je ne montre pas de vulnérabilité, je parle peu de ce qu'on pourrait potentiellement utiliser contre moi. En virtuel, il n'y a pas de pouvoir possible. Elle m'a incendié le jour où j'avais offert des petits animaux en plastique à son petits, elle lui a donné et il s'est étouffé avec une petite tortue (j'adore les tortues, pfff)... Et là, je pense que c'est à elle qu'elle s'en voulait mais comme d'habitude elle préférait trouver un coupable au lieu d'assumer que si elle jugeait que c'était dangereux pour lui, elle n'avait qu'à pas les lui donner et encore moins sans surveillance (elle faisait la vaisselle). Elle m'avait fait toute une tirade avec des tirs de reproches à gogo sur le fait qu'il était bleu et qu’heureusement qu'elle a pu retirer l'objet de sa bouche. Elle, la sauveuse; moi, le bourreau; lui, la victime. Mais vraiment, pour elle, j'avais comme prémédité l'assassinat de son enfant. Je reconnais que je suis peu soucieuse du danger (parce que moi, je le gère bien), j'ai grandi sans personne pour me dire "fais attention à ceci, fais attention à cela", visiblement mon neveu est un casse-cou. Car oui, à nouveau avec moi, il a réussi à s'ouvrir l'arcade sourcilière en descendant d'un toboggan à la piscine. J'ai gardé mon calme et malgré qu'il saignait, il pleurait car il voulait retourner dans l'eau ! premiers soins puis je l'ai emmené aux urgences (pas les plus proches car hosto pas bonne réputation), on a 4 heures après une ouverture pour recoudre sans que ça fasse une moche cicatrice. Il a été pris en charge direct, il a été super courageux, et je surveillais que les points de suture soient bien faits (ouais j'suis un peu maniaque mais sur un visage il faut que ce soit parfait!). Et ce n'était plus qu'un mauvais souvenir. On est retourné à la piscine (il adore et ya que moi qui l'y emmène) et je lui ai expliqué qu'il ne pouvait plus aller sur ce toboggan car il était trop grand (pataugeoire) et il a compris. Sans traumatisme, il a continué à s'amuser dans l'eau. Je crois que c'est important de garder son self-control, son sang froid. J'avais même une vignette de mutuelle de lui dans mon porte-feuille, on est jamais assez prudent oui!

Donc finalement, oui je suis p-e une mauvaise tatie vu que ça fait trois événements à cause de moi. Contenir un enfant dans une cage dorée, je ne pense pas que ce soit une bonne idée non plus. J'ai été une enfant casse-coups également, et on partage la même cicatrice dans le même sourcil ! C'est pas très grave au fond. La noyade et l'étouffement ça oui... Ma grand-mère maternelle me privait totalement de ma liberté, je ne pouvais pas aller au jardin sans sa présence, je pouvais pas aller chercher une glace tout seule à la mer, je devais attendre les horaires bien calqués et manger la même chose, et quand elle me donnait le bain c'était bouillant ou trop froid. J'étais complètement libre "à la maison" et chez elle, complètement enfermée. La nuit, elle m'enfermait avec mon frère et je devais faire pipi dans un seau. Alors que j'étais consciente à cet âge, que je savais déjà tout faire toute seule.
Donc où poser la limite, le juste milieu? ça dépend de l'enfant je présume... Je n'aimais du coup pas aller chez elle, car je me sentais étouffée. Le seul truc marrant qu'elle nous laissait faire c'était de dessiner sur les pieds et jambes du grand-père avant qu'il n'aille prendre son bain.
Mes deux autres neveux sont plus dérouillés je présume, même s'ils m'ont fait peur car je les ai emmenés tous les trois à la piscine, et gérer trois enfants en bas âge c chaud. Ce jour-là, un grand château gonflable était sorti, et évidemment "Tatie on peut y aller stp stp stp". Les petits pouvaient mais accompagnés d'un adulte, ok je les suis. Le plus grand avait 8 ans et les deux petits 4 ans. J'ai flippé quand j'ai perdu de vue le second petit de 4 ans, j'avais celui de ma soeur dans les bras (il ne sait pas encore nager). Et vla-ti pas que le second, il saute du château gonflable et regagne tout seul le bord, wahouuuu il a pas peur lui ! mais moi j'ai flippé rhoooo. Confiant en lui, en ses capacités, il gère !!! J'étais contente de les ramener chez eux (rires), sans dommages ahahahah. Les parents me font confiance c'est que je suis pas une mauvaise tatie, je me rassure ainsi. Mais c'est clair que je culpabilise quand même car si moi je gérais bien mes coups d'adrénaline, je ne peux pas m'attendre à ce que ce soit pareil pour mes neveux. J'ai quand même pas mal de cicatrice et même à l'âge adulte, j'ai réussi à me couper l'index avec une mini hache car ça faisait 3 heures que j’étais sous des haies à couper les pousses indésirables, difficiles d'accès, sous le soleil et sans avoir mangé. Bam, ça pisse le sang, je n'arrive pas à stopper l'hémorragie, je nettoie sous l'eau et puis j'ai comprimé, sentant que j'allais tomber dans les pommes (first time of my life), je veux rejoindre la chaise et je m'effondre avant d'y arriver. J'entends génitrice hurler, et je me réveille avec une douleur horrible à la mâchoire (je m'étais pris le dossier de la chaise dans la chute). Au final, c'est la mâchoire qui m'a fait le plus mal, plus su mâcher pendant 24h. J'ai mis des steri strip à l'index même s'il aurait fallu suturer. La cicatrice n'est pas si moche. ça a mis quelques années pour que je retrouve toute la sensibilité cutanée.

L'avantage d'être moi, c'est que je peux prendre des risques, je n'ai pas d'enfant à moi, et je me suis suffisamment isolée pour que si je meurs, ça ne soit pas trop triste pour les autres. J'ai besoin de cette liberté-là, je ne veux pas me sentir obligée de faire attention à ma vie, et du coup, m'éloigner de tout danger. L'adrénaline est importante à ma vie. Elle stimule de la vie en moi. Car peu de choses sont capables de stimuler la vie en moi.

Pour passer du coq à l'âne, je vais re-fêter Noël en famille (frères et belles soeurs et les petits) après 5 ans d'absence, ce break m'a fait beaucoup de bien. Cette fête est difficile pour moi et je ne veux faire l'effort que si mes 3 neveux et ma nièce sont présents. Ils reconstruisent partiellement mon enfance gâchée. Je souhaite pour eux, un Noël joyeux. Ils aiment leur tatie ça je n'ai aucun doute (le bébé de 6 mois ça c'est encore difficile à savoir hahaha), les enfants ne peuvent pas mentir. Alors pour eux, je veux bien être là.

J'espère juste qu'on ne me fera pas culpabiliser que je dois être plus prudente pour eux. Car si je place au placard mon besoin d'adrénaline, je vais m'éteindre pour de bon.
Prochain voyage au Costa Rica, toute seule, comme pour Bali, Australie et Nouvelle-zélande (où j'ai brulé mon pied dans le sol volcanique du centre de l'île du Nord, Rotorua et son odeur soufrée pestilentielle... et oui, j'avais envie de quitter les sentiers balisés, et j'ai été très surprise!!! Le sol semble être normal, dur, mais c'est très trompeur, je me suis enfoncée dans le sable mouvant, brûlure instantanée, crié comme jamais et heureusement que mon autre pied était sur du dur, sinon... bé j'crois que c'était la fin quoi). J'étais avec une autre voyageuse (française) et heureusement elle avait un couteau pour couper la bouteille d'eau et trempée des serviettes en alternances car ça brûlait tellement que les serviettes humidifiées étaient directement chaudes, faire couler l'eau faisait perdre trop d'eau. Je me souviens de la douleur, et ma copine me demandait d'évaluer sur une échelle le degré de douleur, ça a mis 40 minutes pour devenir supportable. J'ai clopiné sur un pied pour quitter cette forêt. remettre ma chaussure c'était une horreur sans nom, badigeonné de crème solaire car j'avais que ça. Un ranger nous a amené à leur centre touristique, j'ai pu laver le pied et il m'ont mis de la crème pour brûlure. Malgré tout, j'ai visité l'endroit et ma copine est partie plus tôt (je sais plus pourquoi). C'était super beau, voir une champagne pool (petites bulles à la surface de par la chaleur volcanique, c'est d'ailleurs la photo de couverture du road book). J'ai raté le bus ce jour-là et je me suis assise au bord de la route à lever mon pouce pour faire de l'auto-stop. Un homme super sympa a écouté mon histoire et m'a ramenée à l'auberge de jeunesse, il m'a raconté que des gens étaient déjà morts en faisant ce que j'ai fait... engloutis. J'étais tellement en choc que j'ai mis ma sacoche avec argent et papiers à un endroit incongru, j'ai cherché comme une malade, j'ai même alerté d'un vol... Et puis j'ai soulevé mon sac à dos et c'était juste là. Quand on est sous le choc on fait des trucs insensés qui échappent à la mémoire. Je n'ai pas su dormir cette nuit-là, trop d'adrénaline dans le sang. Mais au moins... j'ai ressenti de la vie ! Alors, bien pas bien, je sais pas. Au moins, je me rappelle régulièrement que la vie ne tient parfois qu'à un fil. Ce souvenir est gravé à vie, donc je ne peux pas dire que je regrette... Je supporte assez bien la douleur, j'ai peu peur, beaucoup de sang-froid. J'aime ressentir que je suis plus forte que "la vie". C'est un peu malsain je présume. Ah ça l'humain...A vrai dire, si je devais mourir, ce ne serait pas grave pour moi, j'aurai vécu ce qu'il y avait à vivre. Je ne veux juste pas que ce soit un suicide et donc pleinement volontaire (bon c'est ce que je ferai lorsque je commencerai à perdre mon autonomie physique et/ou mentale). Je voudrais mourir idéalement de façon héroïque, sinon de façon accidentelle.

Et pour finir sur le colon, il y a certains probiotiques qui sont bénéfiques, famille des lactobacillus. Mais ça ne fait que diminuer, ce n'est pas curatif, et ça coûte. Tu as raison Chuna de faire de la méditation, de l'hypnose, et tenter l'EMDR aussi. L'hypnose ne fonctionne pas sur moi, je ne suis pas réceptive. L'EMDR je me dis que je devrais tenter mais je ne crois pas à tout ça :-( Le lâcher prise est d'ailleurs extrêmement difficile. J'ai tenté la Pleine Conscience aussi, échec. Je ne me laisse pas aller du tout, trop de contrôle, trop de rationnel. Mais la relaxation, quelle qu'elle soit est la voie à privilégier.
Je comprends que tu en veuilles à ta mère... se plaindre et ne rien faire pour en changer, c'est frustrant, contre-productif. Je n'aurai heureusement pas d'enfant pour me faire ce reproche.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 15 Déc 2018 - 11:43

Zarbitude a écrit:Comme disait Jung, le meilleur interprète d'un rêve, c'est le rêveur lui-même.
Les "autres" peuvent juste donner des pistes.
Pour le colon irritable : vérifier quelle alimentation est la plus adaptée ( pas de légumes crus, pas d'excitants....) et pas se torturer soi-même Wink
Pour tout ce qui est spasmodique : 90% de la population est en manque de magnésium.... et pas se torturer soi-même ( non, non, je ne bégaie pas LOL )
Sumatriptan : attention aux effets secondaires ( dystonie ! )

Merci Zarbitude (t'es si zarbi que ça?^^). Pour l'alimentation, ça peut aider mais si peu. Trop de contraintes pour un résultat maigrichon. Je prends un multi-vitaminé et multi-minéraux. Ce sont des spasmes neurologiques, sur des muscles lisses, à l'image des contractures musculaires par tension nerveuse, sur des muscles striés. Principe identique je pense. Massage du bide, ça aide aussi. Faire caca soulage aussi (pas de langue de bois, et pas de prout prout. ah si il faut prouter, ça soulage aussi ahahaha). Dès que je sens que ça arrive, hop je me vide les intestins, je fais une petite séance de détente sur tapis yoga (si jpeux) et je masse le bide. Je ne chie quasiment plus jamais dur. On va dire que ça a son avantage, plus de douleurs d’hémorroïdes (chopé ça lors d'une connerie de baptême estudiantin que je voulais pas faire mais ma coloc' m'a forcée, "alllllez ça fera de chouette souvenirs", mon cul oui). Ils m'ont fait boire de la pisse de bière pendant 24h, je déteste le goût et mon foie détoxifie difficile l'alcool. Mon caractère bien trempé s'est réveillé le lendemain matin, je leur ai tenu tête, ils m'en ont fait voir mais boire pour boire, ça n'a aucun sens. Et ensuite paf, hémorroïde qui a saigné pendant des mois (trop d'alcool peut provoquer ça).

Un sumatriptan par an seulement, ouf. Mais yes, tout médoc est à prendre le moins possible. Evaluer la balance bénéfice-effets secondaires. J'en prends très peu, je te rassure. Quelques antispasmodiques pour les intestins quand c fort ou pas du tout le moment (même si je crois que ça ne fait rien en fait, une fois que c'est lancé, c'est trop tard). Pour le dos, le moins possible d'ibuprofen aussi. Et aucun anti-dépresseur ou anxiolytiques (à part quand je dois absolument dormir et que ça veut pas, un demi-oxazépam et ça me casse). Mais ça reste très sporadique, d'ailleurs là ça fait des mois que plus rien pris. J'ai eu une génitrice et une soeur toxicomanes, j'ai vu tous les dégâts en live, ça enseigne bien... (mais je savais déjà de base, de par les études).


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