La vie, une éternelle enseignante

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Message par siamois93 le Jeu 11 Juil 2019 - 23:47

J'avais vu le cas d'un chaton très jeune qui avait les deux yeux obstrués. Après l'intervention d'un vétérinaire il a finit par voir correctement.
Donc pour ton hérisson, vu qu'il est tout petit, il a de grandes chances de guérir également puisque l’œil est toujours là.

En tout cas chapeau pour tous tes soins.

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Message par My_illusion le Ven 12 Juil 2019 - 6:55

Merci !

Les chatons aux yeux collés, tout pourris c’est fréquent. C’est viral, ça les rend pas forcément aveugles sauf quand ça a duré bien longtemps avec des synéchies (cicatrices entre deux ulcères). Eu le cas, il a fallu retirer la chair en chirurgie, le chat n’a pas retrouvé de très beaux yeux mais ils étaient fonctionnels. Ils portent à vie le virus ce qui n’est pas pratique car récidive. 

Ici l’oeil de borgnus cicatrise doucement mais sûrement. J’ai bon espoir que ça va se refaire entièrement. La Nature est tjrs incroyable, elle comble tous les vides.

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Message par My_illusion le Ven 12 Juil 2019 - 14:04

C’est un truc de ouf cet émotionnel. Je viens de comprendre encore un truc ... mais je ne veux pas en parler car c’est vulnérable. Sans un mot, l’émotion est venue me submerger, et sur le quai un train à très grande vitesse est passé à ma droite, un petit coup de Klaxon pour dire de s’éloigner et mon inconscient, plus rapide que mon rationnel m’a donné cette envie folle de me projeter à son passage. C’était rapide évidemment, cette envie était là, pulsionnelle. Mon inconscient veut ma fin. J’eu ça également à l’âge de 16 ans, une pulsion forte qui me tentait de sauter de la fenêtre. Et j’ai freiné des quatre fers à coup de rationnel: ce n’est pas assez haut, finir tétraplégique ou paraplégique c’est pire que vivre. Cet émotionnel là s’éveille à des moments de vulnérabilité. C’est simple pourquoi je résiste à l'émotionnel, car ça veut me tuer, tout simplement. Ça ne me fait pas pleurer, c’est juste un envahissement engouffrant vers de l’intenable. Il me faut bcp de force pour contrer ça. Ça me rappelle pourquoi je ne peux pas ressentir vis-à-vis de moi car mon for intérieur veut mourir, il cherche la libération. 

En reprenant le contrôle, je me suis à nouveau dit « essaie encore chez une psy... » mais ma raison ne le veut pas car elle n’y croit pas pour mon cas, argent et temps gaspillés. Il y a une dualité sévère entre les deux entités.

Et c’est con! 

Des fois je me dis que mes frères ont peut-être raison, moi-même je ne comprends pas comment ça se fait que je suis en vie. J’ai une tête dure mais ça n’a effectivement pas de sens. 

Et la vie continue, je continue mes tâches et sorties prévues comme si tout allait bien. Pourquoi ça changerait, je ne suis pas dans l’urgence. Aucune émotion ne sort de moi, c’est le contrôle et l’hébétement car clairement on se débat, on pleure, on attire l’attention qd on croit ou qu’on espère que le monde extérieur pourra nous aider. 

Hop, je refais le gros dos. Y’a pas l’choix de toute façon.

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Message par ortolan le Ven 12 Juil 2019 - 14:06

Tu as raison, protège-toi.
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Message par Invité le Ven 12 Juil 2019 - 14:11

J'ai une question sans doute idiote, mais ce coup de klaxon, il t'as fait sursauter ? ressentir une petite frayeur ou peur ou même surprise? Juste avant cette "pulsion", entre le coup de klaxon et la pulsion.

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Message par My_illusion le Ven 12 Juil 2019 - 15:26

Au contraire, le Klaxon était plutôt une invitation. Le coup de pouce pour dire « hop vas-y! » 

Je trouve ça con de klaxonner, on le voit et on l’entend arriver, il allait vraiment vite, je le regardais au loin et suivre cette vitesse avait quelque chose d’hypnotique, j’ai suivi ce train et vu à quel moment il fallait se lancer pour que l’impact soit mortel avec 100% de chance, j’imaginais la scène et ensuite l’embarras que ça cause au chauffeur et voyageurs. Ça arrive fréquemment car c’est un suicide facile et efficace. C’est un fantasme je suppose. Je ne pense même pas manquer de courage, la culpabilité est un frein puissant et le fait que je n’ai pas le droit de fuir. D’autant que j’ai des bestioles à la maison dont je suis responsable. Je suis qui moi pour faillir à mes obligations? 

Hier, je songeais à tout quitter d’ici Max 10 ans. Les animaux seront morts, la revente de la maison me donnera des sous et puis j'irai vivre là où est ma place, proche de la Nature. Sans cesse en mouvement pour récolter, cultiver, réparer, recycler, construire et nourrir les bêtes pour l'élevage... vivre de peu. C’est ainsi que je dois vivre, le monde industrialisé me tue. J'espère que j'aurai ce courage-là, mes tripes me disent de revenir à l’essentiel. 

Il n’y a rien qui me retient réellement ici. J’ai fait en sorte de ne pas être essentielle à la vie des autres et qu’ils ne le soient pas à la mienne. Parce que j’ai toujours eu cette dualité, cette envie de m’en aller, de disparaître. C’est qqchose que je refoule mais faudrait le laisser s’exprimer. Même si je n’aime pas faire souffrir les autres. On dit bien « chacun sa vie ».

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Message par Pureté le Ven 12 Juil 2019 - 15:49

C'est touchant de te lire My_illusion.

Mais je te trouve dure avec toi-même, enfin du moins d'après certains de tes messages.

Je vois que tu consacres beaucoup de temps à t'occuper bénévolement des animaux, tu es vétérinaire dans la vie ?
D'après le vocabulaire que tu emploies, je dirais que oui.


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Message par siamois93 le Ven 12 Juil 2019 - 16:08

My_illusion, j'ai connu ça aussi, le coup du train. Mais en vrai ce n'est qu'un peu de fatigue, un peu d'oubli de moi-même, un peu de laisser aller dans la grisaille des autres. Quand je reprends quelques exercices que je connais, tout va bien. En fait dans certains environnements on manque simplement de tonus.
Une petite vidéo qui t'amusera peut-être :

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Message par Invité le Ven 12 Juil 2019 - 17:41

My_illusion a écrit:Au contraire, le Klaxon était plutôt une invitation. Le coup de pouce pour dire « hop vas-y! » 

Je trouve ça con de klaxonner, on le voit et on l’entend arriver, il allait vraiment vite, je le regardais au loin et suivre cette vitesse avait quelque chose d’hypnotique, j’ai suivi ce train et vu à quel moment il fallait se lancer pour que l’impact soit mortel avec 100% de chance, j’imaginais la scène et ensuite l’embarras que ça cause au chauffeur et voyageurs. Ça arrive fréquemment car c’est un suicide facile et efficace. C’est un fantasme je suppose. Je ne pense même pas manquer de courage, la culpabilité est un frein puissant et le fait que je n’ai pas le droit de fuir. D’autant que j’ai des bestioles à la maison dont je suis responsable. Je suis qui moi pour faillir à mes obligations? 

Hier, je songeais à tout quitter d’ici Max 10 ans. Les animaux seront morts, la revente de la maison me donnera des sous et puis j'irai vivre là où est ma place, proche de la Nature. Sans cesse en mouvement pour récolter, cultiver, réparer, recycler, construire et nourrir les bêtes pour l'élevage... vivre de peu. C’est ainsi que je dois vivre, le monde industrialisé me tue. J'espère que j'aurai ce courage-là, mes tripes me disent de revenir à l’essentiel. 

Il n’y a rien qui me retient réellement ici. J’ai fait en sorte de ne pas être essentielle à la vie des autres et qu’ils ne le soient pas à la mienne. Parce que j’ai toujours eu cette dualité, cette envie de m’en aller, de disparaître. C’est qqchose que je refoule mais faudrait le laisser s’exprimer. Même si je n’aime pas faire souffrir les autres. On dit bien « chacun sa vie ».

Ce coté hypnotique et obsessionnel après une image, un "fantasme", je l'ai déjà eu aussi. Le pire pour moi, ce fut le vide, j'ai le vertige, mais ça m'attire. Je me souviens d'un moment, en Normandie, où (à plusieurs) nous avions atterris en haut d'une falaise, et l'on marchait un peu le long. L'appel fut tellement fort que ça me remplissait de terreur, j'avais beau être un peu éloigné du bord, je savais quand même que le bords était là, à quelques mètres.
Ce n'est pas une volonté de mourir à proprement parler, j'ai du fuir les coins subitement et redescendre, la terreur était que j'avais l'impression que je ne sortirais pas gagnante de la lutte qui se jouait dans cet" appel". Il y avait quelque chose aussi de beau, comme un élan. ça peut paraître étrange. Une espèce d'ultime liberté.
Ma mère habite au sixième étage, et ça à pu m'effrayer aussi, mais jamais autant que ce jour-là en Normandie. 
Je ne sais pas si je pourrais ressentir ça aujourd'hui, je ne sais pas si le train qui passe serait susceptible de re-provoquer encore ces images "hypnotisantes". Je regarde un peu les trains autrement, quand ils passent, je ne suis plus que fascinée par la beauté, du mouvement, du train, je ne sais pas, mais je ne le lâche pas des yeux. 
La différence peut-être, c'est que ça n'aurait pas été un "suicide volontaire", si j'étais en lutte ce n'était pas par culpabilité, mais que au fond, j'en avais pas envie, c'est tout.


Dernière édition par Narkyss le Ven 12 Juil 2019 - 17:54, édité 1 fois

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Message par Zarbitude le Ven 12 Juil 2019 - 17:42

J'aime bcp cette phrase : "J’ai fait en sorte de ne pas être essentielle à la vie des autres et qu’ils ne le soient pas à la mienne "
Cette manière de vivre que j'ai adoptée moi aussi me donne une grande sensation de liberté.
De cette manière, quand on en a vraiment assez, qu'on a expérimenté tout ce qu'on voulait, on peut s'en aller sans briser des coeurs.
Je ne sais pas pourquoi mais depuis longtemps, j'envie les gens qui ont vécu la mort. Eux, ils savent ce que c'est c'est. Ils en ont fait l'expérience.
Moi, j'ai juste eu un aperçu lors de ma NDE et je dois dire que la mort, c'est très tentant comme expérience.
Mais bon, d'ici là, je compte bien vivre le mieux possible Very Happy


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Message par ortolan le Ven 12 Juil 2019 - 20:22

Ketchup, tomates... Tomates :
J'appelle une compatriote en renfort :



À regarder jusqu'au bout, parce qu'au bout... en fait, pas tellement :
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Message par My_illusion le Sam 13 Juil 2019 - 23:57

Pureté a écrit:C'est touchant de te lire My_illusion.

Mais je te trouve dure avec toi-même, enfin du moins d'après certains de tes messages.

Je vois que tu consacres beaucoup de temps à t'occuper bénévolement des animaux, tu es vétérinaire dans la vie ?
D'après le vocabulaire que tu emploies, je dirais que oui.


Je suis très dure avec moi-même oui, je ne parviens pas à accepter plus de douceur car cela me fait ressentir de la culpabilité et donc de l'angoisse.

Vétérinaire oui, pour le moment, je ne pratique plus qu'en complémentaire d'un job alimentaire (bio-ingénieur en bureau) qui m'a permis de contracter un emprunt. Les vétos font souvent un quota de bénévolat. C'est à ca que sert à boite à sousous pour les animaux abandonnés. Mais j'en ai pas, ni de cabinet, je travaille pour quelques personnes à domicile et dans un centre spécialisé en reproduction. Ce métier est super c'est sûr mais il est très peu rémunérateur si on ne travaille pas 60h/sem avec ses propres investissements. Et encore ici, je me rends compte qu'au final je fournis probablement trop d'énergie pour une rémunération ridicule. (Les impôts sont vraiment abusifs). Mais bon, ça me nourrit l'âme donc c'est ce qui doit primer.

Suicide plus élevé dans les métiers de santé (médecins humains, médecin animaux). Probabilité 4 fois supérieure pour un véto que pour le reste de la population. C'est évident: Bosser énormément. Ne pas pouvoir avoir vraiment de vie (ou alors bosser dans une big clinique-industrie pompe à fric où il faut être commercial avant d'être véto). Rémunération faible par rapport au travail et la quantité de responsabilités à endosser. Pas le droit d'être malade ni d'avoir de vrais congés (je parle pour la Belgique où le système est indépendant, et non pas salarié). Des appels de nuit, de w-e, toujours pour des problèmes. Résoudre des problèmes sous stress et urgence. Ne pas avoir l'esprit tranquille. Ne pas avoir droit à l'erreur. Répondre à tout, à toute heure. Des clients de plus en plus chiants et névrosés. Peu de reconnaissance. Je me répétais tjrs "c'est avant tout pour les animaux que tu subis tout ça!" puis quand j'eus à la pelle des éleveurs, mon leitmotiv perdait en puissance. J'ai tenu presque 4 ans en full time là où mes successeurs ne tiennent même pas un an. Y retourner ponctuellement me met suffisamment sous tension.

Narkyss a écrit:Le pire pour moi, ce fut le vide, j'ai le vertige, mais ça m'attire...
Idem, le danger des hauteurs m'attire aussi. Longer les falaises ocre dans le sud du Portugal m'a aussi donné cette sensation de toute-puissance. Pas vraiment de vertige, juste moins d'audace après une chute sur la tête. L'adrénaline est une chouette drogue. Systématiquement, j'imagine l'impact au sol, je fais défiler la scène. Après de très nombreuses prises de risque, je ne me suis jamais rien cassé, c'est un peu comme si je pouvais quantifier le risque et mes propres aptitudes. T'as en toi, le "ça va le faire, je peux le faire!". Mais pour ressentir l'adrénaline, il faut un peu de peur et d'incertitude! Lors d'un saut en parachute, je n'ai ressenti aucune adrénaline. Et c'était même pas plaisant car ça a fait mal aux tympans (problème aux oreilles, je ne peux même pas faire de plongée, gros sniff!), j'avais demandé pourtant et on m'a dit "non non aucun problème!" Hyper douloureux oui! J'ai fait un saut en élastique aussi et là j'avoue que ça fait flipper, cette impression qu'on va se ramasser par terre et puis contre un arbre.

Peut-être que ta fascination pour le rapide est à l'image du cerveau qui va trop vite, qui ne s'arrête jamais.

Sympa ta vidéo Siamois, j'ai regardé jusqu'au bout, c'est plein de bon sens yes. Si l'on comprend la nécessité, la concrétisation me semble peu accessible.

Zarbi a écrit:J'aime bcp cette phrase : "J’ai fait en sorte de ne pas être essentielle à la vie des autres et qu’ils ne le soient pas à la mienne "
Cette manière de vivre que j'ai adoptée moi aussi me donne une grande sensation de liberté.
De cette manière, quand on en a vraiment assez, qu'on a expérimenté tout ce qu'on voulait, on peut s'en aller sans briser des coeurs.
Je ne sais pas pourquoi mais depuis longtemps, j'envie les gens qui ont vécu la mort. Eux, ils savent ce que c'est. Ils en ont fait l'expérience.
Moi, j'ai juste eu un aperçu lors de ma NDE et je dois dire que la mort, c'est très tentant comme expérience.
Mais bon, d'ici là, je compte bien vivre le mieux possible

C'est important oui de ne pas briser des cœurs. J'ai mon neveu à la maison, il est malade mais il tenait absolument à venir. Il m'a sorti un souvenir qu'il avait de la dernière fois, et je me suis dis "waouw comment fait-il pour se souvenir de ça?" Ca semble avoir tellement d'importance pour lui, c'était pourtant quelque chose de très anodin pour moi. Il m'aime beaucoup, je ressens cet attachement qu'il a envers moi. Et c'est un frein à mon envie de m'en aller. Il a déjà perdu sa maman. Ma sœur me disait comme toi : la mort c'est très tentant. J'ai juste peur de la souffrance. C'est cool l'apprentissage que tu as tiré de ta NDE.

Ortolan : tu as une imagination débordante ^^. Finalement, je garde le nom de Borgnus, je m'y suis habituée et puis lui il s'en fout de comment je l'appelle, du moment qu'il a à manger. Il s'est mis aujourd'hui à manger du paté chaton. Il était temps car il a déjà de bonnes petites dents d'insectivores. Les "petits hérissons en détresse qui font du bruit dans le buisson" ne manquent pas, ya tant à faire.

Sleep Bonne nuit  Sleep

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Message par Zarbitude le Lun 15 Juil 2019 - 7:52

Le plus bel apprentissage que j'ai reçu lors de ma NDE, c'est quand "on" m'a dit que j'avais quelque chose à faire sur la terre et que je ne devais pas mourir avant de l'avoir accomplie.
Alors bon, je ne sais toujours pas ce que c'est avec certitude mais ce qui est plus clair, c'est que je ne l'ai pas encore accomplie. Je sens que si je mourrais maintenant, je ressentirais le manque de ne pas l'avoir accomplie. C'est pour ça que je reste.
Je me sens un peu comme Sherlock, je cherche à percer ce mystère Very Happy
Et lorsque j'aurai trouvé et accompli ce truc, je pourrai partir sans regrets, facilement.
Et toi, si tu devais mourir maintenant, tu aurais quoi comme regret?
Question adressée aussi à tous ceux qui auraient envie de répondre Wink
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Message par My_illusion le Lun 15 Juil 2019 - 13:15

Bonne question Zarbitude !

On me répète aussi que j'ai des missions à accomplir mais si ça veut dire de sauver des hérissons orphelins mal en point, je répondrais que les sauver d'une mort imminente n'est p-e pas quelque chose de si waouw puisqu'ils sont de toute façon en déclin certain. La plupart des hérissons ne traversent pas leur première année et la durée moyenne de vie en Nature est de 2 ans. Et puisque de toute façon la biodiversité s'effondrera encore, à quoi bon lutter pour préserver quelques individus, une façon de reculer pour mieux sauter? Bonjour l'optimisme, oui c'est tout moi, hum.

Mes regrets? Je cherche. Allez, j'essaie de chercher vraiment honnêtement, avec ouverture... "cordiale". Mon regret serait peut-être de ne pas voir les neveux et nièce grandir, les voir évoluer. J'ai un attrait particulier pour l'observation de l'évolution du développement de la vie (qu'elle soit humaine, animale ou végétale)? Puis de ne pas pouvoir apprendre et m'émerveiller de ce que je n'ai pas encore rencontré? Je suis en recherche constante de cette soif d'étonnement. J'ai ce besoin constant de voir et de faire évoluer ce qui m'entoure. Ici, je vais faire un abri extérieur pour le hérisson et son enclos pour qu'il apprenne à trouver sa nourriture et pouvoir ensuite le relâcher. Mon seul but est de répandre ce que je sais faire on dirait. Et non pas pour me faire mousser mais dans ce seul but de nourrir ce besoin d'être utile.

Je ne parviens pas à allumer ma vie intrinsèquement. Hier, on me demandait d'organiser qqchose chose pour mon anniversaire, mais sincèrement je n'en ai aucune envie, ça me fatigue d'emblée. Ca ne me fait pas plaisir que du monde vienne pour moi, m'offrir un kdo polluant et qu'on me souhaite un bon annif, "à quoi ça sert" je me dis? C'est de l'énergie dépensée pour qqchose qui ne me nourrit pas. Par contre, j'irais bien faire une activité physique et extérieure du type acrobranche et tyrolienne. J'en ai déjà fait plusieurs. Mais en groupe de 10 c'est chiant, ya toujours des trop lents, des trouillards, des geignards, et avec les enfants on avance à 3 à l'heure. LOL. Moui j'suis pas une sociale, c'est clair. En petit groupe de 3-4 là c'est cool. Surtout que je suis une casse-coup, j'ai peur de pratiquement rien. Alors je préfère faire ça avec des fous comme moi. Quand c'est l'annif des autres, là je n'ai pas de difficulté à me plier aux désidératas de celui qui est au centre. Je m'occupe des petits et immortalise par photos, tjrs besoin d'être utile à quelque chose. Même aller récolter les framboises que mon frère laisse pourrir sur les plants. Pas le temps soi-disant. bull shit. Rester longuement assise à papoter, ça me lourde profondément. Et quand les filles boivent un peu trop ça devient carrément gênant. Mon frère a d'ailleurs dit à sa femme "tu devrais arrêter de boire maintenant!" ce qu'elle s'est empressée de rapporter lourdement pour s'en plaindre. Mais clairement, elle doit respecter ses limites. Elle venait d'écraser la petite d'un an qui a du coup bien pleurer. Et son caractère désinhibé fait fuir. Puis, c'est normal, on est devenus des anti-alcoolos, on aime pas ça, ça nous rappelle de trop mauvais souvenirs. Les filles deviennent hyper affectives avec l'alcool, elles disent des choses qu'elles ne disent pas en étant sobres et moi j'arrive jamais à savoir ce qui est vraiment honnête. Avec mon cerveau différent-là, j'arrive pas à cerner ce que je dois croire ou pas car je prends souvent au pied de la lettre. Hyper gentilles avec moi en paroles mais dans les faits, ce n'est pas ce que j'observe. Je crois que ce qu'on attend de moi c'est que j'aime les gens et c'est tout, lol. Ma belle-soeur (la seconde) qui me dit "propose ce que tu veux, ce qui te fera plaisir et nous on s'adaptera" Alors direct je parle de la nage avec des obstacles dans l'eau, car c carrément mon truc (et c'est déjà prévu) et elle me répond "Ah non ça je suis pas à l'aise avec ça! Pourquoi pas ceci…" Ah ok, je peux décider mais en fait non. C'est typique d'elle, pas méchante mais faut arriver à suivre. Très dans l'émotion, dans le social, avec un besoin de reconnaissance +++. Faut arriver à jongler. J'suis carrément à l'antipode. Mais bon, on arrive à s'entendre, ouf. J'suis pas si difficile en fait (rires).

Quelle réelle mission aurions-nous à accomplir?

Si l'on parle de réincarnation, de de me dire qu'on m'a donné la vie que j'ai eu, les géniteurs que j'ai eu, et la famille au sens large que j'ai eu, je me dis que j'ai du être une vraie connasse dans mes vies antérieures pour mériter ça. Franchement, j'ai du être un être immonde. Et au fond, qu'est ce que j'en aurais appris si ce n'était d'être profondément traumatisée par "l'humanité"? Il faut pardonner, pour soi, pour se libérer. Ah ça, je veux bien le comprendre sur le papier. Je ne pense pas qu'on puisse tout pardonner. Et quand bien même, j'y arriverai p-e le jour où mes géniteurs ne respireront plus. Il y a des gens respectueux quand même, j'essaie d'inverser ainsi la tendance. Et je leur fais payer en partie mes déceptions, par projection. En petite partie et pas violemment, car je fonctionne par la fuite du lien, le rejet. Je ne veux plus donner du pouvoir à qui que ce soit sur moi. Rester indépendante sans m'abandonner aux paroles des autres, c'est une protection utile. Je ne veux faire confiance qu'aux actes et sur leur durée, et justement que je ne sois pas indispensable mais juste un plus à la vie des autres, une source d'inspiration, mutuelle si possible. Car faire confiance, croire et puis se rendre compte que c'est que du vent, ça remet le couteau dans les chairs. Pas simple. Il faut faire confiance mais se protéger, ça me semble antinomique.

Et toi Zarbi' quels seraient tes regrets? En plus de cette mission que tu sherlockhomes à fin de l'accomplir. Car si ça se trouve, tu ne résolveras jamais ce mystère. Ca aurait pas qqchose avoir avec l'épanchement universel de l'amour?

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Message par Zarbitude le Lun 15 Juil 2019 - 17:32

Tout d'abord j'aimerais dire que malgré les tristes circonstances que tu évoques, sauver une vie est une chose magnifique à faire.
Et je suis bien certaine que si tu as fait des études véto c'est avant tout pour cette raison. Il n'y a pas de hasard Very Happy
Nous sommes tous plus ou moins "programmés" pour protéger la vie et ça nous apporte de la joie de le faire quand on en a l'occasion.
J'ai un peu "débroussaillé" le terrain en ce qui concerne la grande énigme de ma vie.
Qu'est-ce qui vaut la peine d'expérimenter pendant que je suis en vie, c'est la question que je me suis posée dès le début.
Et bien sûr, la plus belle réponse jusqu'à présent c'est l'amour.
Mettre de l'amour partout dans ma vie, incarner l'amour, en donner...
C'est un projet énorme, a long terme et si je devais avoir un regret, c'est par rapport à toutes les occasions que j'ai manquées, celles où je me suis trouvée "pas à la hauteur".
Plutôt que d'en être triste, je préfère utiliser cette connaissance pour ne plus louper une occasion.
Hmmm, ce n'est pas encore parfait Mad
Je crois que c'est pour ça que je suis encore là. J'ai à m'améliorer encore.
Ca me va. Je vais peaufiner le projet Very Happy
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Message par My_illusion le Lun 15 Juil 2019 - 21:21

La mission qu’on a, c’est de se sentir bien, c pas aussi simple que ça? Et évidemment ça passe par le fait de sauver / protéger / préserver des vies. Bien entendu, j’ai fait veto dans ce but là. Mais faut croire que soit je ne suis pas dans le bon continent, soit je n’ai pas les épaules assez costaudes pour supporter les conditions qui l’entourent. 

L’amour oui, celui que l’on se porte avant tout. Du coup, sans effort, spontanément s’exprime celui qu’on épand. Mais arriver à ce stade... ce n’est possible que dans un milieu sain. Et ça, je sais pas trop où on le trouve ? 

Une dame dans la cinquantaine, très philosophe et dans le même mood que toi zarbitude, essaie depuis plusieurs années de me rallumer, sans vraiment de résultats. Depuis quelques mois, elle traverse une épreuve difficile avec son compagnon qui a pété les plombs, il serait pervers narcissique et ils vont divorcer. Il va mourir d’un cancer et moi je crois que c’est pour ça qu’il éclate et envoit tout péter. Elle n’a du coup plus le moral, et c’est compréhensible. Du coup, je reprends le rôle qu’on aime de moi : celui du soutien. 

Enfin, c bien d’avoir ce dessein, c’est sûr que c’est même le seul vraiment valable. 

J’vais devoir me réincarner 50 fois pour peut-être y parvenir. 

Trop d’illusions perdues, pour ça que j’aimerais qu’on puisse modifier les cerveaux pour les rendre plus positifs et plus performants par la même occasion. J’en suis à désirer une lobotomie car qd on est con (inconscient) on se sent plus heureux. Mais je raye mon disque (je répète les mêmes choses). 

Pour parler de positif, mon filleul (orphelin de mère) va bien et il se comporte très bien avec moi. Son père n’arrête pas de me dire qu’il espère qu’il sera sage et il l’est qd je le garde, je n’ai rien à lui reprocher, il ne fait pas de caprices et comprend mes intentions. Il sait que je lui veux du bien, et j’écoute ses besoins exprimés à demi-mots. Je lui offre des moments car je vois bien que c’est ce qui lui importe le plus. Pourvu que ça dure. 

I love you Pour toi zarbitude, préserves bien ton I love you

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Message par Pureté le Mar 16 Juil 2019 - 0:41

Ah ouais quand même, tu es impressionnante My_illusion.
Quelle maturité incroyable.

A te lire j'ai l'impression que tu te sens responsable de "tout", ce qui est admirable et triste à la fois.

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Message par Zarbitude le Mar 16 Juil 2019 - 9:19

Se sentir bien, oui, c'est important si tu désires accomplir des choses.
On est plus efficace quand on se sent bien. Ca permet de mieux supporter les conditions, les montagnes semblent moins hautes  Wink
Tout commence par là, tout commence par soi. Ca n'a rien d'égoïste, c'est juste logique.
Non, tu n'as pas besoin d'un milieu sain car tout mène à son contraire.
Tu peux créer du "sain"justement parce qu'il te manque en vivant dans un milieu qui ne l'est pas.
C'est là que tu vas le trouver, en le créant toi-même.
C'est ainsi que je comprends l'utilité de la dualité. Tout est possible grâce à la dualité.
Et lorsque tu pars du principe qu'il te faudra 50 vies, tu t'auto sabotes encore une fois.
Pourquoi ne pas partir du principe que tu y arriveras dans cette vie-ci ? Et mettre tout en oeuvre pour y parvenir!
La vie nous a déjà tout donné. C'est à nous d'utiliser correctement chaque ressource.
Ce que cette dame essaie de faire, c'est de provoquer un déclic chez toi.
Mon auteur préféré prétend que nous sommes tous là pour nous "réveiller" les uns les autres.
Peut-être auras-tu envie de provoquer chez elle un déclic, maintenant qu'elle vit elle aussi quelque chose de difficile.
Je pense que c'est ce que je suis en train de faire aussi  Razz
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Message par ortolan le Mar 16 Juil 2019 - 10:15

Zarbitude a écrit:Tout commence par là, tout commence par soi. Ca n'a rien d'égoïste, c'est juste logique.
Très juste. Quand on fait tout le temps pour les autres sans penser à soi, ça conduit tôt ou tard à l'épuisement. « Charité bien ordonnée commence par soi-même » comme dit le proverbe. C'est quelqu'un qui a suivi une formation aux aidants (personnel soignant et autres) qui m'expliquait le principe du "ma-ta-sa" : souvent on préfère ou on s'oblige à remplir les obligations en s'oubliant dans l'équation, on fait du "sa-ta-ma". Si on veut être vraiment efficace, il faut procéder dans l'ordre et le but n'est alors plus d'être efficace mais suffisamment bien avant de pouvoir l'être ; et seulement alors ça devient quelque chose de naturel. Mais pas facile à mettre en place, je le conçois.
C'est lorsque chaque homme cherche avant tout l'utile qui est le sien que les hommes sont les plus utiles les uns aux autres. (Baruch Spinoza, Ethique, partie 4, proposition 35, corollaire 2)
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Message par Zarbitude le Mar 16 Juil 2019 - 10:54

J'aime beaucoup la sagesse de Spinosa.
Merci pour le partage Wink
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Message par My_illusion le Mar 16 Juil 2019 - 15:30

Pureté a écrit:Ah ouais quand même, tu es impressionnante My_illusion.
Quelle maturité incroyable.

A te lire j'ai l'impression que tu te sens responsable de "tout", ce qui est admirable et triste à la fois.

Shocked Wahouuuu merci pour ce beau compliment!  Embarassed
C’est bien cela, je culpabilise pour tout, je cherche sans cesse ma part de responsabilité et me flagelle pour chaque erreur et manquement. Je me sens responsable de tout ce dont j’ai conscience. Génitrice a utilisé cette faille pour faire de moi son larbin préféré, son torchon à larmes et son sac de frappe. C’est elle qui a décidé de me mettre au monde, égoïstement, et c’est moi qui culpabilise d’exister et de me dire que je n’en faisais jamais assez pour l’aider, alors que purée, quand j’y pense... Elle a sucé toute ma moelle de vie. C’est elle aussi qui a décidé, tjours égoïstement et sur un coup de tête, de me mettre à la porte (par un courrier recommandé). Et de le regretter aujourd’hui. Enfin, elle ne regrette pas de m’avoir traitée comme une merde depuis que j’ai 7 ans mais de ne plus m’avoir à son service. Ah ça, j’en faisais des choses, on ne s’en rend compte qu’une fois les personnes parties. Je dois me rappeler sans cesse que c’est tout ce que j’ai représenté pour elle, une chose utile. Pour ne plus jamais lui laisser le pouvoir de continuer. Mais en vrai, je crois qu’il n’est pas possible de faire davantage de dégâts. En 25 ans, toute mon identité a eu le temps d’être suffisamment détruite. Je m’en veux d’avoir tant donné, d’avoir été sans cesse une conne à redonner mon Max. Même les voisins me disaient « mais pourquoi tu continues à t’occuper du jardin, du toit, des animaux, elle ne te mérite pas!!! » et je continuais en me disant que je le faisais pour les animaux, et pour la maison (même si ce n’était pas la mienne). J’ai restauré beaucoup, c’était pour moi une façon de « remercier » la maison et les animaux de m’avoir donné. Ça justifiait en partie ma présence, le fait que j’y habite... car ma vie je ne l’ai jamais considérée comme un dû. Je dois mériter ce que j’ai... enfin, mon cerveau est monté à l’envers. On m’a tellement fait ressentir que j’étais pas « désirée » que naturellement je me suis rendue utile. Même toute petite, quand ma sœur me donnait le bain, je culpabilisais que ça lui prenne du temps... et même qd ma grand-mère le faisait, je me sentais de trop. Un poids. Une erreur. Ma sœur était la fille préférée de génitrice et de notre grand-mère, moi j’étais silencieuse, je ne posais pas problème. Enfance très taiseuse. En étant la cinquième, j’étais de trop oui. Le paternel ne voulait pas plus de 3 enfants. Je crois que j’ai du ressentir tout ça et que ça a justifié ce besoin de Faire et de ne pas Être. 

Je ne vois pas comment je peux changer ça, c’est inscrit dans ma personnalité. Je me dirai pour toujours que je suis de trop. Même en me donnant à 400% ça soulage momentanément et l’instant d'après, je dois me rendre utile à nouveau même si je suis exténuée. 

J’essaie de nourrir narcisse mais il me dégoûte. Pfffff.

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Message par Biper le Mar 16 Juil 2019 - 16:07

Tu crois que c'est inscrit dans ta personnalité ? alors il n'y a rien à dire pour que tu te sentes mieux ? c'est foutu ?

La maison a restauré ,le jardin à cultiver et entretenir c'est toi maintenant Smile et la bonne nouvelle c'est quand même que tu sais faire... réparer Smile ..

Comment on se remet d'une enfance de maltraitance psychologique (physique ) ? je ne sais pas ..avec du temps et de l'amour pour soi ?

Tu es intelligente c'est une arme alors c'est peut-être avec elle que tu pourras te battre ..contre toi... enfin je suppose que tu vois bien que tu es victime de ces personnes ...que tu es consciente que tu t'es construite par rapport à ça et que tu dois dénouer tout ça ..

Toi tu peux te dire que tu es de trop puisque tu es formatée comme ça mais intellectuellement tu sais bien que non ..que tes pensées sont le fruit de la maltraitance que tu as subi et que par conséquent ce que tu penses c'est des conneries ... ça ne sert qu'à entretenir le mal que l'on t'a fait sauf que là c'est toi qui est responsable de ça ... mériter ce que tu as ? pour quoi faire ?


Dernière édition par Biper le Mar 16 Juil 2019 - 16:41, édité 1 fois

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Message par ortolan le Mar 16 Juil 2019 - 16:37

Biper a écrit:tu pourras te battre ..contre toi...
Pour toi...
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Message par Pureté le Mar 16 Juil 2019 - 23:04

My_illusion a écrit:
Pureté a écrit:Ah ouais quand même, tu es impressionnante My_illusion.
Quelle maturité incroyable.

A te lire j'ai l'impression que tu te sens responsable de "tout", ce qui est admirable et triste à la fois.

Shocked Wahouuuu merci pour ce beau compliment!  Embarassed
C’est bien cela, je culpabilise pour tout, je cherche sans cesse ma part de responsabilité et me flagelle pour chaque erreur et manquement. Je me sens responsable de tout ce dont j’ai conscience. Génitrice a utilisé cette faille pour faire de moi son larbin préféré, son torchon à larmes et son sac de frappe. C’est elle qui a décidé de me mettre au monde, égoïstement, et c’est moi qui culpabilise d’exister et de me dire que je n’en faisais jamais assez pour l’aider, alors que purée, quand j’y pense... Elle a sucé toute ma moelle de vie. C’est elle aussi qui a décidé, tjours égoïstement et sur un coup de tête, de me mettre à la porte (par un courrier recommandé). Et de le regretter aujourd’hui. Enfin, elle ne regrette pas de m’avoir traitée comme une merde depuis que j’ai 7 ans mais de ne plus m’avoir à son service. Ah ça, j’en faisais des choses, on ne s’en rend compte qu’une fois les personnes parties. Je dois me rappeler sans cesse que c’est tout ce que j’ai représenté pour elle, une chose utile. Pour ne plus jamais lui laisser le pouvoir de continuer. Mais en vrai, je crois qu’il n’est pas possible de faire davantage de dégâts. En 25 ans, toute mon identité a eu le temps d’être suffisamment détruite. Je m’en veux d’avoir tant donné, d’avoir été sans cesse une conne à redonner mon Max. Même les voisins me disaient « mais pourquoi tu continues à t’occuper du jardin, du toit, des animaux, elle ne te mérite pas!!! » et je continuais en me disant que je le faisais pour les animaux, et pour la maison (même si ce n’était pas la mienne). J’ai restauré beaucoup, c’était pour moi une façon de « remercier » la maison et les animaux de m’avoir donné. Ça justifiait en partie ma présence, le fait que j’y habite... car ma vie je ne l’ai jamais considérée comme un dû. Je dois mériter ce que j’ai... enfin, mon cerveau est monté à l’envers. On m’a tellement fait ressentir que j’étais pas « désirée » que naturellement je me suis rendue utile. Même toute petite, quand ma sœur me donnait le bain, je culpabilisais que ça lui prenne du temps... et même qd ma grand-mère le faisait, je me sentais de trop. Un poids. Une erreur. Ma sœur était la fille préférée de génitrice et de notre grand-mère, moi j’étais silencieuse, je ne posais pas problème. Enfance très taiseuse. En étant la cinquième, j’étais de trop oui. Le paternel ne voulait pas plus de 3 enfants. Je crois que j’ai du ressentir tout ça et que ça a justifié ce besoin de Faire et de ne pas Être. 

Je ne vois pas comment je peux changer ça, c’est inscrit dans ma personnalité. Je me dirai pour toujours que je suis de trop. Même en me donnant à 400% ça soulage momentanément et l’instant d'après, je dois me rendre utile à nouveau même si je suis exténuée. 

J’essaie de nourrir narcisse mais il me dégoûte. Pfffff.

De rien, c'est normal.

Je vois, tes géniteurs t'ont bien bousillé la vie.
D'ailleurs les termes "géniteur" ou "génitrice" ne sont pas anodin si j'ai bien compris, ils soulignent un détachement émotionnel total.
Ça m'énerve les gens qui s'en prennent à leurs enfants non-désirés, j'ai envie de leur dire "vous n'aviez qu'à pas baiser bande de cons !!!"

Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais tu dois chasser ces idées irrationnelles de culpabilité totalement illégitimes.

C'est bon, t'as surmonté les épreuves quasi-olympiques imposées par tes géniteurs, pas besoin d'en rajouter toi-même.
Tu ne rends même pas compte à quel point tu peux être fière de toi.

Il faut arrêter de culpabiliser maintenant, c'est inutile en plus d'être totalement injustifié dans ton cas.

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Message par My_illusion le Mer 17 Juil 2019 - 8:48

Zarbi’ : « Je pense que c'est ce que je suis en train de faire aussi » La vie, une éternelle enseignante - Page 5 Icon_razz

Merci à toi pour ta belle intention. Ne pas réussir me fait culpabiliser également. C’est comme si je me trouvais très stupide de m’auto torturer car oui ça n’a pas de sens, ce n’est pas logique. Je crois que je fais ça pour ne plus avoir d’espoir. Car dès que je crois à quelque chose, que j’ouvre un peu les vannes (confiance, attachement, admiration) il y a systématiquement une déception. Car je manque de discernement dans la possible constance de l’autre. Nombre de personne vivent dans le moment présent, ce qu’ils vont dire à l’instant T peut changer quelques jours plus tard. Et je n’arrive pas à suivre ça. Je préfère qu’on ne me donne pas trop et que ce soit constant plutôt que beaucoup et puis qu’on me nie. Je ne peux pas m’adapter à l'instabilité ou si l’on préfère aux variations d'humeurs. Enfin, je comprends bien qu’on ne puisse pas tjrs être bien, fatigué, soucis persos.... mais je sais pas pq je suppose alors que j’inspire une forme de pitié. Car pour moi, les mots que l’on dit ont une grande importance, on devrait être responsables de ses actes mais également de ses mots et les rendre cohérents, ensemble. 
Je réagis trop fort, je le reconnais. Mon premier adage qui régit ma vie c’est « une parole donnée est une parole tenue » c’est archi grave important pour moi. Et jamais je demande à ce qu’on me dise ce que j’ai envie d’entendre, je veux juste le vrai. Souvent, je remarque que les autres veulent « me plaire » ou se donner l’illusion d’avoir dit ou fait une bonne action. Sauf que lorsque je m’en rends compte, ça me donne comme un coup et je vais m’auto-engueuler du style « putain, arrête de croire les humains, ils respectent pas ce qu’ils disent! ». C’est pour cela que mnt, je suis en phase d’observation pendant plusieurs années. Ici, j’ai une collègue qui est très sociale, elle adore être entourée mais elle me dit qu’elle a 3 préférés dont je fais partie. Cette nuit, elle s’excuse de ne pas pouvoir venir car son beau-père est mort pendant la nuit (cancer en phase terminale), ce beau-père qu’elle considérait comme son père. Et bien, même si c’était arrivé à moi, ça m’aurait pas peinée, je suis en peine pour elle, c’est fou ça pffff. Je faisais un petit truc pour mon annif et elle s’excuse en me disant « s’il y avait bien une pause annif que je ne voulais pas rater, c’était bien la tienne ! » et je suis grave étonnée (voire touchée, lol). Car je ne me rends pas compte que je puisse avoir de l’importance pour les autres. D’autant qu’elle connaît si peu sur moi. C’est peut-être pour ça, quand on ne me connaît pas trop, lol. 

Elle est de nature très positive, et elle essaie aussi que ça déteigne sur moi. C’est zentil quand même ! Mais bon, je peux pas promettre d’y arriver car je suis comme je suis depuis... tjrs? Gloups.

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Message par Pureté le Mer 17 Juil 2019 - 14:42

Commence déjà par t'aimer toi-même, sachant que tu as plus de "matière" que nécessaire pour y parvenir. Ça ne devrait pas être trop difficile.

T'as pas besoin de fonder tes espoirs sur les autres ou de t'attacher à eux. Je suis d'accord avec toi, les relations avec les gens sont trop variables et pas assez stables pour qu'on puisse se lier aveuglément à autrui.

Alors que l'amour pour soi-même est un splendide moteur de vie. Ce qui, au passage, n'a rien à voir avec le narcissisme, l'égocentrisme ou encore l'égoïsme.

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Message par My_illusion le Jeu 18 Juil 2019 - 9:05

Merci Biper pour tes gentils mots. Bien sûr, tu as raison. On en revient souvent à l’amour de soi. Une tâche bien compliquée, je crois qu’on apprend ça en étant aimé. Je me suis tjrs demandé comment on pouvait aimer de façon inconditionnelle. Je pose des conditions morales, c’est trop important. Je ne peux pas aimer qqn qui fait du mal, qui se fout de tout même si ça n’a pas d’impact sur moi. Même si c’est de ma famille ou que je connais la personne de longue date. C’est en ce sens que l’amour se mérite un minimum. Histoire d'évoluer vers un monde meilleur? 

S’aimer, c’est hérité non? Selon la construction affective créée depuis le berceau ? Ça ne se décide pas, sniff. 

Bcp de collègues sont venus goûter les brochettes bonbon-raisins, étonnant ! 
J’ai eu trois bonnes nouvelles hier (même 5) :
1) j’ai réussi une sélection, et je ne suis vraiment pas formatée pour ce genre d'épreuve-là. Cela permet d'accéder à un statut. 
2) ma prof de langue m’a remerciée pour mon enthousiasme (ah?) et elle m’a dit que mon niveau était bon et que je devais continuer (je lui ai dit que ça ne serait pas possible de reprendre un cursus en septembre à cause de la charge de travail) puis ma collègue directe m’a dit « tu dois penser à toi, si tu es motivée, tu dois continuer! »
3) mon best friend m’a appelé hier en étant toute chose, il a gagné deux places pour Le festival européen (tomorrowland) et il m’y invite et ça tombe en plus le jour de mon annif!
4) je sais pas ce qu’il se passe, les gens sont gentils avec moi en ce moment
5) borgnus, l’hérisson amoché a une copine depuis hier, je l’ai nommée Lorgnette. Elle était fatiguée, affamée et assoiffée sur le bord d’une route. Quelques puces et une tique, elle a tellement mangé que son bidou est énorme. Ils s’entendent, borgnus est d’ailleurs plus calme grâce à elle. Elle a le même âge que lui, 6 semaines.

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Message par Hirondelle78 le Jeu 18 Juil 2019 - 10:12

Cercle vertueux. On récolte ce qu'on sème et on s'aime de ce qu'on récolte.
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Message par Pureté le Jeu 18 Juil 2019 - 11:48

My_illusion a écrit:Merci Biper pour tes gentils mots. Bien sûr, tu as raison. On en revient souvent à l’amour de soi. Une tâche bien compliquée, je crois qu’on apprend ça en étant aimé. Je me suis tjrs demandé comment on pouvait aimer de façon inconditionnelle. Je pose des conditions morales, c’est trop important. Je ne peux pas aimer qqn qui fait du mal, qui se fout de tout même si ça n’a pas d’impact sur moi. Même si c’est de ma famille ou que je connais la personne de longue date. C’est en ce sens que l’amour se mérite un minimum. Histoire d'évoluer vers un monde meilleur? 

S’aimer, c’est hérité non? Selon la construction affective créée depuis le berceau ? Ça ne se décide pas, sniff.

C'est moi Biper ou bien tu t'adresses à quelqu'un d'autre ?

Je ne suis pas convaincu par l'idée que l'amour de soi ne pourrait se produire qu'après en avoir reçu. Vraisemblablement ça aide, mais c'est assez réducteur.
L'amour c'est parfois difficile à définir par des mots.

Ce sont nos actions qui nous déterminent essentiellement. En comparaison, les mots ne sont que du vent. Ce qui ne veut pas dire que les mots ne valent rien du tout, mais en soi ils n'engagent à rien, ils sont furtifs et ne demandent pas d'effort. On ne sait pas non plus s'ils sont vrais et sincères.
Tes valeurs morales et tes actions quotidiennes peuvent aisément permettre un amour pour soi-même.
Oui, t'as vécu dans un environnement familial à chier, mais c'est précisément cela qui est extraordinaire. Car malgré ton incapacité à pouvoir t'exprimer, à pouvoir développer ta personnalité dans un cadre équilibré, tu as malgré tout réussi à devenir quelqu'un de bien et de talentueux, c'est pas donné à tout le monde.

Ça m'énerve de voir des gens biens culpabiliser en permanence quand des millions et des millions de salopards ne doutent jamais de leur connerie.

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Message par Biper le Jeu 18 Juil 2019 - 12:07

Perplexe  si tu es Biper alors qui suis-je ? Smile

MY-I je te répondrai quand je serai plus posée ...comme ça à froid je répondrais qu'en effet "s'aimer ça s'hérite" dans la mesure ou enfant on se nourrit/construit en fonction de l'amour que l'on reçoit mais ..quand même l'amour au sens le plus large doit être inné puisqu'on ressent bien qu'il y a un truc qui cloche quand un parent est défaillant de ce côté là...puisque l'on aime d'instinct ses parents c'est que l'amour existe en nous... il faut donc le retourner vers soi (et pas contre orto Wink ) ..enfin comme je te dis c'est ma première réponse à froid et d'ailleurs je ne sais pas si il est nécessaire de développer ça, tu vois mon idée.. je pense que définitivement on perd une part de confiance en soi lorsque l'on a un parent défaillant qui ne sait pas transmettre l'amour qui nous est dû ... c'est lui l'individu défaillant mais bien entendu lorsqu'on est enfant on ne juge pas les adultes on se juge soi , on se tient pour responsable... partant de là on peut commencer à se reconstruire .. on ne peut en aucun cas être responsable des défaillances de ses parents et voir toute sa vie gâchée par ça ... ça ne serait pas juste

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Message par Pureté le Jeu 18 Juil 2019 - 17:35

Navré, je n'avais pas remarqué ton pseudo tout à l'heure Embarassed

Au moins tout est clair maintenant.

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Message par My_illusion le Jeu 18 Juil 2019 - 17:46

Pureté a écrit:Commence déjà par t'aimer toi-même, sachant que tu as plus de "matière" que nécessaire pour y parvenir. Ça ne devrait pas être trop difficile.

T'as pas besoin de fonder tes espoirs sur les autres ou de t'attacher à eux. Je suis d'accord avec toi, les relations avec les gens sont trop variables et pas assez stables pour qu'on puisse se lier aveuglément à autrui.

Alors que l'amour pour soi-même est un splendide moteur de vie. Ce qui, au passage, n'a rien à voir avec le narcissisme, l'égocentrisme ou encore l'égoïsme.

Sorry pureté, je réponds message par message. Mais c vrai que les réponses peuvent se recouper. 
Tu as également de très gentils mots à mon égard et je t’en remercie. Si tu le veux bien, tu peux me dire qui tu es par mp. Car je ne sais rien de toi. 

Je crois que le fait d’évoluer dans l’indifférence de mon entourage m’a fait penser que je n'étais toujours pas assez bien, pas assez taiseuse, pas assez travailleuse, pas assez maligne, pas assez gentille, pas assez de tout. Que je sois parfaite ou la dernière des merdes, je crois que ça aurait fait peu de différences. On ne m’aurait pas plus aimée ou plus détestée. Car l’amour ne dépend pas du statut moral mais est une émotion de lien? Sans rationnel, sans mérite. Juste grâce au lien, à la corde sensible qui vibre. 
Je dirais que je suis seulement le résultat d’une angoisse de faire partie de ce que j’aborrhe : ceux qui se laissent aller, sans courage, sans sens des responsabilités, sans respect ou trop peu pour la Nature et les vies. Qu’est ce que ça fait d’avoir un parent fier de soi? Je ne sais pas. Qu’est ce que ça fait de pouvoir tout dire à quelqu’un qui ne vous jugera pas? Je ne sais pas. Qu’est ce que ça fait d’avoir qqn qui « sera tjrs là pour soi? », je ne sais pas. Étonnamment, je ne cours pas après l’amour ou l’affection. En général, lorsqu’on en a manqué, on essaie de s’en remplir par mille et une façons (rarement de façon saine). Je ne suis pas dans cette recherche, plutôt fataliste-réaliste: c’est comme ça, tu ne peux pas refaire ton passé, tes parents sont morts et tu es une orpheline non reconnue. Mais ça n’enlève pas le vide pour autant, que dis-je, le gouffre. 

Je suis embourbée dans une angoisse existentielle dont je peine à me défaire. Un mélange de colère immense, de tristesse immense et d’hébétement : c’est comme ça, tu dois faire avec. 
A l’intérieur de moi, c’est la tempête. A l'extérieur c’est le calme. Une contention invisible. Je ne dis jamais vraiment les mots avec des « je me sens... » direct mon conscient me dit « ta gueule! ». Il est sévère et jcomprends pas pourquoi il continue à faire ça. En gros c’est « tais-toi et fonctionne! » ajouté d’un « mais tu crois quoi connasse, qu’un monde meilleur t’attend ? Tu espères quoi au juste? Accepte le vide, le néant, la fatalité, la destruction! Jamais tu ne pourras te sentir heureuse, jamais ! Alors lâche prise et cesse de pleurnicher! ». Son propre bourreau oui. 
Ma sœur disait en avril 2016:  « Si génitrice meurt, mon bourreau meurt » et ça semblait la troubler. Non seulement, génitrice a survécu mais c’est ma sœur qui s’est suicidée deux mois plus tard. Le monde à l’envers quand même. Pourquoi le destin n’a pas fait son travail, il devait achever génitrice, vraiment c’était ça la solution! Elle se sent bien elle, sans conscience, sans sens des responsabilités. Vraiment, à vivre telle une rentière depuis ses 40 ans. Elle me le disait « oui je me sens bien, je n’ai aucun problème » comment elle faisait pour ne pas être rongée de culpabilité? Vraiment ça me dépasse. On dirait que c moi qui ai absorbé toute la culpabilité qu’elle aurait du ressentir. Parce que sincèrement, si j’avais fait le centième que génitrice a fait (et pas fait) mais carrément j’aurais eu une telle honte et un tel dégoût de moi-même que je me serais suicidée même avec souffrances. 

Ça fait chier d’être parasitée par toute cette merde. C’est toujours là, en boucle dans ce petit cerveau emprisonné. Une telle quantité d’injustices... et ça se produit partout dans le monde, à échelle variable et j’espère que c’est peu souvent aussi grave. 

Je crois que le monde tel qu’il est aujourd’hui n’est pas fait pour les gens comme moi, je me fais piétiner sans broncher, comme conditionnée à faire la passoire émotionnelle. Je me sens écrasée et étouffée par l’égo des autres, le virtuel a ce côté protecteur, il pose une barrière. Les autres se respectent de trop je dirais, sans même se rendre compte qu’ils abusent et empiètent sur l’espace d’autrui. Et je fuis, je fuis, quitte à me retirer toute source de satisfaction car ça j’ai appris, la privation, oh ça c’est un bon apprentissage!! 

J’sais pas si c’est la prise d’âge mais mon cycle thymique est de plus en plus incontrôlable. J’ai trop envie de me cogner pour me sortir de mes pensées qui ne font que du mal. Alors, je passe en mode commando « va dehors, prends la pelle, creuse et pose la clôture pour les hérissons! Fais quelque chose d’utile au lieu de tourner en rond dans des pensées stériles! » ce n’est pas de la folie, je fais ce que je peux avec ce que j’ai plutôt. 

Donc oui, comme dirait une amie « les âmes conscientes sont condamnées à souffrir! » 

Peaaaaaaaaaaaaaaaace. Sorry de cracher un peu mon venin. Quand je le fais envers moi, au moins personne ne se sent visé.

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Message par Pureté le Jeu 18 Juil 2019 - 19:25

My_illusion a écrit:
Pureté a écrit:Commence déjà par t'aimer toi-même, sachant que tu as plus de "matière" que nécessaire pour y parvenir. Ça ne devrait pas être trop difficile.

T'as pas besoin de fonder tes espoirs sur les autres ou de t'attacher à eux. Je suis d'accord avec toi, les relations avec les gens sont trop variables et pas assez stables pour qu'on puisse se lier aveuglément à autrui.

Alors que l'amour pour soi-même est un splendide moteur de vie. Ce qui, au passage, n'a rien à voir avec le narcissisme, l'égocentrisme ou encore l'égoïsme.

Sorry pureté, je réponds message par message. Mais c vrai que les réponses peuvent se recouper. 
Tu as également de très gentils mots à mon égard et je t’en remercie. Si tu le veux bien, tu peux me dire qui tu es par mp. Car je ne sais rien de toi. 

Je crois que le fait d’évoluer dans l’indifférence de mon entourage m’a fait penser que je n'étais toujours pas assez bien, pas assez taiseuse, pas assez travailleuse, pas assez maligne, pas assez gentille, pas assez de tout. Que je sois parfaite ou la dernière des merdes, je crois que ça aurait fait peu de différences. On ne m’aurait pas plus aimée ou plus détestée. Car l’amour ne dépend pas du statut moral mais est une émotion de lien? Sans rationnel, sans mérite. Juste grâce au lien, à la corde sensible qui vibre. 
Je dirais que je suis seulement le résultat d’une angoisse de faire partie de ce que j’aborrhe : ceux qui se laissent aller, sans courage, sans sens des responsabilités, sans respect ou trop peu pour la Nature et les vies. Qu’est ce que ça fait d’avoir un parent fier de soi? Je ne sais pas. Qu’est ce que ça fait de pouvoir tout dire à quelqu’un qui ne vous jugera pas? Je ne sais pas. Qu’est ce que ça fait d’avoir qqn qui « sera tjrs là pour soi? », je ne sais pas. Étonnamment, je ne cours pas après l’amour ou l’affection. En général, lorsqu’on en a manqué, on essaie de s’en remplir par mille et une façons (rarement de façon saine). Je ne suis pas dans cette recherche, plutôt fataliste-réaliste: c’est comme ça, tu ne peux pas refaire ton passé, tes parents sont morts et tu es une orpheline non reconnue. Mais ça n’enlève pas le vide pour autant, que dis-je, le gouffre. 

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A l’intérieur de moi, c’est la tempête. A l'extérieur c’est le calme. Une contention invisible. Je ne dis jamais vraiment les mots avec des « je me sens... » direct mon conscient me dit « ta gueule! ». Il est sévère et jcomprends pas pourquoi il continue à faire ça. En gros c’est « tais-toi et fonctionne! » ajouté d’un « mais tu crois quoi connasse, qu’un monde meilleur t’attend ? Tu espères quoi au juste? Accepte le vide, le néant, la fatalité, la destruction! Jamais tu ne pourras te sentir heureuse, jamais ! Alors lâche prise et cesse de pleurnicher! ». Son propre bourreau oui. 
Ma sœur disait en avril 2016:  « Si génitrice meurt, mon bourreau meurt » et ça semblait la troubler. Non seulement, génitrice a survécu mais c’est ma sœur qui s’est suicidée deux mois plus tard. Le monde à l’envers quand même. Pourquoi le destin n’a pas fait son travail, il devait achever génitrice, vraiment c’était ça la solution! Elle se sent bien elle, sans conscience, sans sens des responsabilités. Vraiment, à vivre telle une rentière depuis ses 40 ans. Elle me le disait « oui je me sens bien, je n’ai aucun problème » comment elle faisait pour ne pas être rongée de culpabilité? Vraiment ça me dépasse. On dirait que c moi qui ai absorbé toute la culpabilité qu’elle aurait du ressentir. Parce que sincèrement, si j’avais fait le centième que génitrice a fait (et pas fait) mais carrément j’aurais eu une telle honte et un tel dégoût de moi-même que je me serais suicidée même avec souffrances. 

Ça fait chier d’être parasitée par toute cette merde. C’est toujours là, en boucle dans ce petit cerveau emprisonné. Une telle quantité d’injustices... et ça se produit partout dans le monde, à échelle variable et j’espère que c’est peu souvent aussi grave. 

Je crois que le monde tel qu’il est aujourd’hui n’est pas fait pour les gens comme moi, je me fais piétiner sans broncher, comme conditionnée à faire la passoire émotionnelle. Je me sens écrasée et étouffée par l’égo des autres, le virtuel a ce côté protecteur, il pose une barrière. Les autres se respectent de trop je dirais, sans même se rendre compte qu’ils abusent et empiètent sur l’espace d’autrui. Et je fuis, je fuis, quitte à me retirer toute source de satisfaction car ça j’ai appris, la privation, oh ça c’est un bon apprentissage!! 

J’sais pas si c’est la prise d’âge mais mon cycle thymique est de plus en plus incontrôlable. J’ai trop envie de me cogner pour me sortir de mes pensées qui ne font que du mal. Alors, je passe en mode commando « va dehors, prends la pelle, creuse et pose la clôture pour les hérissons! Fais quelque chose d’utile au lieu de tourner en rond dans des pensées stériles! » ce n’est pas de la folie, je fais ce que je peux avec ce que j’ai plutôt. 

Donc oui, comme dirait une amie « les âmes conscientes sont condamnées à souffrir! » 

Peaaaaaaaaaaaaaaaace. Sorry de cracher un peu mon venin. Quand je le fais envers moi, au moins personne ne se sent visé.

Non, c'est moi qui ai mal lu. En général je pars du principe qu'un message sans citation s'adresse au dernier posteur, mais c'est de ma faute.

Je ne dis pas de jolis mots, je dis juste la vérité. Je ne suis pas le genre de personne à être sympa juste pour être sympa.

C'est logique que l'environnement dans lequel on a été élevé ait de lourdes répercussions sur notre futur. Comme on ne connaît rien d'autre, c'est notre modèle de référence en quelque sorte. On peut
y absorber et intégrer les névroses et les traits de caractère indésirables de ses proches. Même si on ne les aime pas, on est quand même influencé voire touché par leurs mots, même si c'est de la merde auditive.
C'est un autre facteur d'inégalité d'ailleurs.

Ta génitrice comme tu l'appelles, a l'air d'être une horrible personne. Une sorte de matriarche doublée d'une marâtre.

Du coup c'est logique que tu sois hantée par tous ces souvenirs négatifs, et c'est encore pire quand ça s'étale sur des décennies.

Du coup je comprends mieux ton côté "ascétique", ça va souvent de paire avec la culpabilité.

Pour ma part, contrairement à toi qui intériorise beaucoup, moi j'extériorise énormément. Pas tout évidemment, mais j'ai une faible tolérance avec ce que j'appelle " les conneries" (des autres).

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Message par My_illusion le Jeu 18 Juil 2019 - 23:39

Je ne connaissais pas le mot marâtre, ni le mot ascétique (acétique oui). Merci pour l’apprentissage. 

Je préfère aussi qu’on ne soit pas sympa avec moi juste pour être sympa, lol. C’est bien de parvenir à extérioriser! 

Génitrice est une très bonne manipulatrice et surtout elle a été dans une déchéance qui ne peut pas laisser indifférent, j’ai toujours su qu’elle souffrait. Elle s’est laissée mourir d’une certaine façon mais en entraînant les enfants avec : alcool à outrance, médocs à outrance, de nombreux accidents dont quelques uns avec les enfants, car constamment saoule. Trois fois le nez cassé par ces accidents. Maigreur extrême car ne se nourrissait plus, je n’ai pas pu faire autrement que de lui apporter à manger et jouer sur la corde affective pour qu’elle avale, elle a utilisé énormément le chantage affectif et j’suis tombée dans le panneau pendant des années, je pensais qu’elle irait mieux un jour. Elle pleurait, criait, roupillait 14h/jour, nous harcelait, et nous frappait parfois, par derrière quand on regardait la télé. Elle giflait si on ne lui répondait pas, si on obéissait pas à ses désidératas, lancer de couteau, de tasses, coup de raclette, coups de pied, cheveux arrachés, attraper mes deux poignets et serrer au max. De ça, je fais un mouvement de recul dès que je sens qqn dans mon dos; au resto ou autre, je choisis la place où il ne peut pas y avoir de passage dans mon dos. 
La nuit, elle hurlait et tapait à nos portes, pour se lamenter, sans égard pour notre besoin de sommeil alors qu’il y avait école le lendemain. Pour avoir un peu de calme, on devait lui donner tout de nous, le soir c’est un peu comme si on devait la bercer, chauffer son vin rouge dans un grand bol, retirer ses chaussures, mettre la couverture... un jour, j’ai essayé de parler en « je », je devais avoir 9 ans, j’ai même pas pu en placer une, aucune place pour l’enfant que je devais être, je me souviens que je me suis fissurée en silence pendant qu’elle se lamentait et pleurait sur moi. Comme si j’avais fait volatiliser mon enfance, projetée dans un monde adulte malsain. Je n’ai plus exprimé d’émotion vis-à-vis de moi, comme si je n’existais plus. C’est à 20 ans qu’une assistante sociale m’a fait comprendre que j’étais « un être aimable », mais c pas pour autant que je peux l’accepter. 

C’est con oui, je sais que j’ai appris de la merde. Déconditionner... 

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Message par Pureté le Ven 19 Juil 2019 - 0:41

Je n'aurais pas la prétention d'enseigner quoi que ce soit mais merci.

Ah ouais...j'étais loin de la vérité en fait. C'est un véritable démon en réalité.

Je ne comprends pas...comment peut-on à ce point être aussi mauvaise avec ses propres enfants qu'on a porté dans ses entrailles ? Putain, on vit déjà dans un monde rempli de salopards mais malgré ça notre pire ennemi se trouve être celle qui nous a donné la vie...un comble et même une ironie effroyable.

Que peut-on avoir vécu soi-même pour en arriver à faire vivre un enfer à la chair de sa chair ?

Je comprends mieux ces sensations et ces réflexes de type somatique que tu éprouves, et il n'est pas étonnant non plus que ta sœur ait connu une fin de vie funeste.
Toi tu as réussi à ne pas péter les plombs mais en contrepartie, t'as dû te forger une carapace dure comme le diamant pour te protéger.

Mais pourquoi personne n'a rien fait devant tant de maltraitance ?

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Message par ortolan le Ven 19 Juil 2019 - 1:59

Le vrai démon c'est peut-être l'alcool. On doit se demander comment aurait été la personne, le parent, si la boisson n'avait pas régi la vie de la famille au point que tout tourne autour de ça. Je comprends aussi qu'on se blinde et qu'on développe des craintes, que la méfiance s'installe par défaut face à la perversité, la violence, la cruauté et les trahisons dont sont capables les êtres humains. Ça a largement de quoi te rendre misanthrope et te faire préférer les autres espèces animales. À ce propos, comment se porte Borgnus (ça y est, je me suis fait au nom) ?
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Message par My_illusion le Ven 19 Juil 2019 - 7:32

Pureté a écrit:Je n'aurais pas la prétention d'enseigner quoi que ce soit mais merci.

Ah ouais...j'étais loin de la vérité en fait. C'est un véritable démon en réalité.

Je ne comprends pas...comment peut-on à ce point être aussi mauvaise avec ses propres enfants qu'on a porté dans ses entrailles ? Putain, on vit déjà dans un monde rempli de salopards mais malgré ça notre pire ennemi se trouve être celle qui nous a donné la vie...un comble et même une ironie effroyable.

Que peut-on avoir vécu soi-même pour en arriver à faire vivre un enfer à la chair de sa chair ?

Je comprends mieux ces sensations et ces réflexes de type somatique que tu éprouves, et il n'est pas étonnant non plus que ta sœur ait connu une fin de vie funeste.
Toi tu as réussi à ne pas péter les plombs mais en contrepartie, t'as dû te forger une carapace dure comme le diamant pour te protéger.

Mais pourquoi personne n'a rien fait devant tant de maltraitance ?

J’ai longtemps essayé de comprendre. Elle a toujours dit que c’était à cause du paternel, depuis le divorce, la charge à devoir assumer et le fait qu’il a été effectivement un connard à la traîner dans la boue. Je n’ai qu’un souvenir fruste d’une de leur dispute. C’était violent et la seule chose dont je me souviens, c’est d’avoir retrouvé les piles de la télécommande et d’avoir figé dessus. Un peu comme après une catastrophe qui a tout ravagé, on regarde les dégâts de façon hébétée. Elle dit qu’il l’a battue quelques fois et ça je crois que c’est vrai car c’est un homme colérique et impulsif. Il aurait également jeté mon troisième frère de deux ans contre le mur car il pleurait trop. Aussi, étonnant que cela puisse paraître, je ne lui jete pas complètement la pierre car j’ai sondé en profondeur le personnage génitrice et elle est particulièrement douée pour pousser les autres à bout. Ils sont restés mariés pendant 17 ans. 

Lui me disait que c’est à cause de sa consommation alcoolique que tout s’est dégradé. Il travaillait beaucoup trop également et elle lui ajoutait bcp de stress, de reproches et de violences psychologiques. 

Chacun se plaçait en victime de l’autre et chacun a utilisé les enfants pour attaquer l’autre. Ils sont donc co-responsables. Et l’histoire a du s’intensifier par effet boule de neige et dominos. 

Personne n’a rien fait non, même les grands parents qui savaient et j’en veux à tous ceux qui ont fait l’autruche. Le médecin de famille également, et la police, ils n’ont fait que se renvoyer la responsabilité d’agir. L'école s’en fichait aussi, ma sœur faisait des crises et ils se contentaient de la contenir. Et moi, maigre, ils pensaient que j’étais anorexique. Taiseuse et bonne élève, tant que les notes suivaient, il n’y avait pas de problèmes, pas vrai?

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Message par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 7:47

ortolan a écrit:Le vrai démon c'est peut-être l'alcool. On doit se demander comment aurait été la personne, le parent, si la boisson n'avait pas régi la vie de la famille au point que tout tourne autour de ça. Je comprends aussi qu'on se blinde et qu'on développe des craintes, que la méfiance s'installe par défaut face à la perversité, la violence, la cruauté et les trahisons dont sont capables les êtres humains. Ça a largement de quoi te rendre misanthrope et te faire préférer les autres espèces animales. À ce propos, comment se porte Borgnus (ça y est, je me suis fait au nom) ?

Je rejoins tout à fait Ortolan mais c'est personnel ...en effet ayant eu un père alcoolique (avec larmes , violences, pleurs etc ... comme tu le décris mais en moins pire parce que la volonté n'était pas détruire) j'ai fait la démarche d'imaginer qui il aurait été sans l'alcool...arfff j'espère en reparler plus tard ..j'ai tellement de choses qui me viennent mais trop de fatigue hier soir et je dois filer..heureusement je suis en vacances ce soir Smile

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Message par Chuna le Ven 19 Juil 2019 - 8:47

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Message par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 9:40

j'en suis à 3 minute 50 environ j'aime bien ce qu'il dit ce garçon Smile mais là je ne suis pas d'accord...par exemple quand tu vis dans la peur extrême comme la phobie sociale tu mets en place des mécanismes d'évitements pour ne pas être confronté à tes peurs...hors (or ?) c'est l'inverse qui désamorce tes peurs..t'y confronter...bon c'est pas de moi c'est  la principale info qui m'a permit d'en sortir ...éviter l'évitement et se confronter à ses peurs...bon après je réagisen direct live donc j'écoute la suite Smile ...sinon aujourd'hui je sens que je marche à côté de mes pompes (loi de Murphy que j'ai découvert hier au travers de la chanson d'Angèle)

Edit : je réécouterai tout ça j'aime bien quand on explique simplement Smile et du coup je ne connaissais pas cette chaine you tube Smile

re Edit..excuse moi My-I ... je ne veux pas polluer ton fil ... comme je l'ai dit ça soulève des pensées (des souvenirs) des réflexions et je trouve que tu as un bon recul tout de même par rapport aux évènements et je trouve positif vu tes réponses que tu ne sois pas figée ..enfermée dans ta colère ou ta souffrance .dernièrement j'ai constaté une fois de plus (je me fais avoir de temps en temps ) que des personnes lancent des sujets en semblant vouloir échanger sur leurs souffrances et puis chacun intervient pour soutenir ou compatir ou partager et hop on se fait envoyer bouler .. Smile .. au moins tu échanges et ça donne envie de prolonger la discussion , non pas comme sauveur en ce qui me concerne , mais juste avec un petit espoir de t'aider à un moment donné à peut-être gagner un peu de temps dans ta démarche de reconstruction (parce que c'est ta démarche je crois et c'est cool Smile ) ..

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Message par Pureté le Ven 19 Juil 2019 - 13:59

My_illusion a écrit:J’ai longtemps essayé de comprendre. Elle a toujours dit que c’était à cause du paternel, depuis le divorce, la charge à devoir assumer et le fait qu’il a été effectivement un connard à la traîner dans la boue. Je n’ai qu’un souvenir fruste d’une de leur dispute. C’était violent et la seule chose dont je me souviens, c’est d’avoir retrouvé les piles de la télécommande et d’avoir figé dessus. Un peu comme après une catastrophe qui a tout ravagé, on regarde les dégâts de façon hébétée. Elle dit qu’il l’a battue quelques fois et ça je crois que c’est vrai car c’est un homme colérique et impulsif. Il aurait également jeté mon troisième frère de deux ans contre le mur car il pleurait trop.

Jeter un bébé contre un mur ? Ce niveau de violence...  Shocked
Quelle galère ma pauvre, et le pire c'est qu'il n'y a aucun semblant de repentance de la part des parents si j'ai bien compris.

Aussi, étonnant que cela puisse paraître, je ne lui jete pas complètement la pierre car j’ai sondé en profondeur le personnage génitrice et elle est particulièrement douée pour pousser les autres à bout. Ils sont restés mariés pendant 17 ans. 

D'accord, mais même si la personne est manipulatrice à l'extrême et qu'elle est douée pour pousser les autres à bout, ça n'excuse pas le comportement déplorable de l'autre.
Ne cherche pas à relativiser. Il ne faut pas se laisser envahir par la haine, c'est sûr, mais en même temps on ne peut pas chercher de circonstances atténuantes quand la niveau de maltraitance est aussi élevé.

Lui me disait que c’est à cause de sa consommation alcoolique que tout s’est dégradé. Il travaillait beaucoup trop également et elle lui ajoutait bcp de stress, de reproches et de violences psychologiques. 

Mouais, il a bon dos l'alcool. Ce genre de raison ne tient pas car la consommation excessive d'alcool ne peut pas survenir comme ça, elle fait forcément suite à un problème situé en amont.
L'alcool ne fait qu'aggraver le cercle vicieux, c'est tout.

Chacun se plaçait en victime de l’autre et chacun a utilisé les enfants pour attaquer l’autre. Ils sont donc co-responsables. Et l’histoire a du s’intensifier par effet boule de neige et dominos.

Quand deux écorchés vifs immatures se rencontrent, cela revient à mélanger des produits ayant des propriétés explosives.

Personne n’a rien fait non, même les grands parents qui savaient et j’en veux à tous ceux qui ont fait l’autruche. Le médecin de famille également, et la police, ils n’ont fait que se renvoyer la responsabilité d’agir. L'école s’en fichait aussi, ma sœur faisait des crises et ils se contentaient de la contenir. Et moi, maigre, ils pensaient que j’étais anorexique. Taiseuse et bonne élève, tant que les notes suivaient, il n’y avait pas de problèmes, pas vrai?
OK, donc l'entourage entier était pourri comme de la viande avariée.


Biper a écrit:
ortolan a écrit:Le vrai démon c'est peut-être l'alcool. On doit se demander comment aurait été la personne, le parent, si la boisson n'avait pas régi la vie de la famille au point que tout tourne autour de ça. Je comprends aussi qu'on se blinde et qu'on développe des craintes, que la méfiance s'installe par défaut face à la perversité, la violence, la cruauté et les trahisons dont sont capables les êtres humains. Ça a largement de quoi te rendre misanthrope et te faire préférer les autres espèces animales. À ce propos, comment se porte Borgnus (ça y est, je me suis fait au nom) ?

Je rejoins tout à fait Ortolan mais c'est personnel ...en effet ayant eu un père alcoolique (avec larmes , violences, pleurs etc ... comme tu le décris mais en moins pire parce que la volonté n'était pas détruire) j'ai fait la démarche d'imaginer qui il aurait été sans l'alcool...arfff j'espère en reparler plus tard ..j'ai tellement de choses qui me viennent mais trop de fatigue hier soir et je dois filer..heureusement je suis en vacances ce soir Smile
L'alcool n'excuse pas tout. Ceux qui rejettent et expliquent tous leurs problèmes par l'alcool s'en sont également servi comme échappatoire. Donc même en excluant l'alcool de l'équation, ça n'aurait pas réglé le problème situé en amont.
C'est juste une façon de se déresponsabiliser afin de soulager sa conscience.

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Message par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 14:07

Les alcooliques ont plutôt tendance à nier leur maladie ..oui c'est une maladie .... l'alcool modifie pas mal la personnalité ...d'ailleurs il produit souvent le même genre de comportements chez des personnes pourtant différentes... pour en venir à l'alcool il faut effectivement des problèmes aux départs ..puis c'est l'alcool le problème ... il n'y a pas à déresponsabiliser qui que ce soit ou à trouver des excuses , juste avoir la vision la plus juste des choses... le passé étant passé on ne peut pas le changer mais il me semble dangereux d'en vouloir à des personnes qui ont complètement perdu le contrôle ou bien qui ont des défaillances dû à leur propre enfance ou autre... c'est pas excuser , c'est comprendre pour avancer soi-même.

Edit : pas nécessaire ce passage Smile

Re edit : pas que le reste le soi Smile


Dernière édition par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 14:39, édité 2 fois

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Message par ortolan le Ven 19 Juil 2019 - 14:16

Pureté a écrit:L'alcool n'excuse pas tout.
Je ne dis pas ça, juste que les situations empirent quand cette addiction entre dans l'équation : la violence est désinhibée, la déchéance s'installe lentement mais sûrement, les excuses et les promesses n'ont de valeur que celles d'un/e ivrogne. Et ça brouille les cartes, effectivement : si un problème était sous-jacent, l'alcool va le masquer et décaler sa résolution dans le temps.
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Message par Hirondelle78 le Ven 19 Juil 2019 - 14:48

L'héritage familial ne s'arrête pas à ses parents, il faut remonter plus loin pour comprendre que le schéma se répète car on transmet soi même cet héritage à ses enfants.
Que des générations entières se sont construites à partir d'une succession de drames et d'injustices et qu'on est qu'un maillon.
Que l'instinct de survie prenne la forme de la colère contre les autres ou la culpabilité contre soi, c'est toujours le même enchaînement, la même prison.
Inconsciemment, le refus d'avoir des enfants est un moyen de rompre la chaîne, l'autre consistant à s'en libérer seul.

"Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre." (Marc aurèle)
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Message par Pureté le Ven 19 Juil 2019 - 15:33

Biper a écrit:Les alcooliques ont plutôt tendance à nier leur maladie ..oui c'est une maladie .... l'alcool modifie pas mal la personnalité ...d'ailleurs il produit souvent le même genre de comportements chez des personnes pourtant différentes... pour en venir à l'alcool il faut effectivement des problèmes aux départs ..puis c'est l'alcool le problème ... il n'y a pas à déresponsabiliser qui que ce soit ou à trouver des excuses , juste avoir la vision la plus juste des choses... le passé étant passé on ne peut pas le changer mais il me semble dangereux d'en vouloir à des personnes qui ont complètement perdu le contrôle ou bien qui ont des défaillances dû à leur propre enfance ou autre... c'est pas excuser , c'est comprendre pour avancer soi-même.

Edit : pas nécessaire ce passage Smile

Re edit : pas que le reste le soi Smile

Bien sûr que c'est une maladie, tout le monde le reconnaît.

Par contre de là à dire que ça a le pouvoir de modifier "pas mal" la personnalité, je trouve ça très discutable.

Je ne trouve pas ça "dangereux" d'en vouloir à la personne dès lors que celle-ci a bien bousillé ta vie. Pourquoi vouloir systématiquement chercher des circonstances atténuantes au bourreau avant même de plaindre la victime ?

Après il est clair qu'entretenir la haine n'a aucun intérêt, car au final on ne fait du mal qu'à soi-même. Cela revient à rajouter une peine supplémentaire alors qu'on a déjà assez souffert comme ça.

ortolan a écrit:
Pureté a écrit:L'alcool n'excuse pas tout.
Je ne dis pas ça, juste que les situations empirent quand cette addiction entre dans l'équation : la violence est désinhibée, la déchéance s'installe lentement mais sûrement, les excuses et les promesses n'ont de valeur que celles d'un/e ivrogne. Et ça brouille les cartes, effectivement : si un problème était sous-jacent, l'alcool va le masquer et décaler sa résolution dans le temps.
Effectivement, mais entre faire du mal à soi-même et déchaîner sa colère et sa frustration sur les autres (notamment sur ses proches), c'est pas la même chose.


Hirondelle78 a écrit:L'héritage familial ne s'arrête pas à ses parents, il faut remonter plus loin pour comprendre que le schéma se répète car on transmet soi même cet héritage à ses enfants.
Que des générations entières se sont construites à partir d'une succession de drames et d'injustices et qu'on est qu'un maillon.
Que l'instinct de survie prenne la forme de la colère contre les autres ou la culpabilité contre soi, c'est toujours le même enchaînement, la même prison.
Inconsciemment, le refus d'avoir des enfants est un moyen de rompre la chaîne, l'autre consistant à s'en libérer seul.
C'est vrai, mais comme l'enfant n'a pas demandé à venir au monde et qu'on n'oblige pas les gens à devenir parents, il est profondément injuste que le premier serve de défouloir aux seconds.

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Message par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 15:59

Pureté .. c'est dangereux pour soi ..ça peut mener loin ...

Après je comprends très bien ce que tu dis mais tu n'as aucun recul... ayant l'esprit pragmatique je préfère trouver des solutions pour sauver ma peau plutôt que de rester embourber ...et ça c'est une ligne de conduite qui me permet d'être encore ici et de fonctionner à peu près correctement ...

Edit : des personnes dès lors qu'elles ont bousillées ta vie ? ... tu veux dire que l'on ne peut rien changer ?  c'est foutu alors ?  Je refuse pour ma part ce schéma.

Edit bis : en gros je ne pardonne pas , je n'oublie pas mais je passe à autre chose ...

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Message par My_illusion le Ven 19 Juil 2019 - 19:46

@ pureté: On s’enseigne constamment et mutuellement, au moins ça de bien dans les relations sociales qui fait du bien, loooool. 

J’ai omis de mentionner que le paternel l’a trompée également, avec ... la femme de ménage. En tant que père, il était absent et j’avais peur de le déranger alors il a aussi participé à mon caractère « fantôme », passoire. Je me souviens que très petite, je m’endormais sur son ventre devant la télé. Il disait beaucoup de jurons, je comprenais pas cette explosion de colère, du coup oui je le craignais et je l’évitais car heureusement, instinctivement je m’éloignais de ce qui était malsain. Pour moi, il est un étranger, je n’ai pas ressenti de protection ou de refuge affectif, mais je ne lui en veux pas pour ça, j’ai compris que aussi qu’il était en souffrance. Il a dit (via sa nouvelle femme avec qui il a refait le bon nombre d’enfants -3-) dans une lettre qu’il a dû être suivi par un psychiatre à l'époque et qu’il voulait se suicider. Décidément, tout le monde veut y passer... mon second frère aussi au début des études universitaires. Et les deux autres je sais pas, ils n’en ont jamais parlé. L’aîné est un peu autiste, dans sa bulle et le troisième extériorisait en démolissant dans sa chambre. C’est frère 2 et moi qui avons fait le plus pour la baraque et génitrice. L’ainé avait 15 ans et disparaissait, il s’est un peu drogué mais il n’a pas sombré dedans ouf. Ma sœur a quitté la maison à 16 ans pour vivre chez le paternel, son départ fut violent, génitrice refusait de la laisser partir, et sur le devant de la maison avec ses valises, génitrice lui donnait des coups de pied dont je me ramassais la moitié car je jouais le tampon entre les deux. Elle ouvrait ses valises en reprenant ça et là des choses qu’elle disait lui appartenir. Je comprenais la nécessité qu’elle parte, je pensais que ça lui aurait fait du bien, que ça la sauverait. Même si je me disais que ça pouvait être un forme d’abandon je ne lui en ai jamais voulu pour ça, elle voulait juste sauver sa peau. Et en un sens, j’en ressentais un soulagement car c’était franchement pas gai. Elle était anorexique, dépressive, elle se droguait, fumait, buvait, s’est faite violer et avait déjà tenté de se suicider, donc la totale quoi... tout ce que je lui espérais c’est qu’elle puisse remonter la pente. L’anorexie a duré une dizaine d’années, elle allait régulièrement en hôpital psychiatrique, j’y ai passé beaucoup trop de temps là-bas à aller la voir et tenter de lui transmettre « mes forces ». Elle a été sur-médicalisée mais de son propre chef surtout... elle parvenait à avoir des prescriptions. Elle avait besoin de moi, elle avait confiance en moi et tête obstinée que je suis, je n’ai jamais lâché pendant cette dizaine d’années, même si elles m’ont amochée également. Les frères avaient abandonné, ils disaient que ça ne servait plus à rien. Et de fait, son suicide a juste été retardé. Mais vraiment, j’ai cru que c’était une nouvelle vie pour elle qd l’anorexie était terminée, plus d’hospitalisation, arrêt du tabac et autres, rencontre d’un gars gentil, naissance du petit. Je m’étais dis «ça yest, elle a réussi à remonter la pente ». Un an avant son suicide réussi, elle avait fait une tentative et là, grosse déception, j’ai perdu tout espoir et c’était écrit, le suicide allait arriver. Je me répète souvent « on ne peut pas tous les sauver ». Elle suivait les mêmes traces que génitrice, je lui avais dit ça quand elle avait 19 ans et moi 15. Elle m’avait invitée à l’annif d’une de ses copines et elle a bu, trop bu. A émergé d’elle, le prototype génitrice et moi en colère je lui dis « arrête de boire tu ressembles à génitrice » et là bam elle me flanque une torgnolle mais d’une force. Je crois qu’elle s’en est voulu mais au lieu de calmer la situation elle est partie dans un délire, une sorte de delirium tremens, elle criait après moi pour que je rapplique et elle a arraché ma chemise et ne voulait plus lâcher, il a fallu appeler l’ambulance et elle a passé la nuit à l’hosto. Merci pour l'invitation... tout ça était tellement malsain, ni génitrice ni elle n’ont eu de respect ou d’amour envers moi. Et je n’ai jamais rien sur faire d’autres, que de « comprendre » laisser couler et les laisser continuer à me maltraiter. Je me disais que j’étais solide, et que mes efforts finiraient par porter leurs fruits...

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Message par Biper le Ven 19 Juil 2019 - 19:52

Perplexe oké désolée ..au temps pour moi ...

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Message par Pureté le Ven 19 Juil 2019 - 20:46

Biper a écrit:Pureté .. c'est dangereux pour soi ..ça peut mener loin ...

Après je comprends très bien ce que tu dis mais tu n'as aucun recul... ayant l'esprit pragmatique je préfère trouver des solutions pour sauver ma peau plutôt que de rester embourber ...et ça c'est une ligne de conduite qui me permet d'être encore ici et de fonctionner à peu près correctement ...

Edit : des personnes dès lors qu'elles ont bousillées ta vie ? ... tu veux dire que l'on ne peut rien changer ?  c'est foutu alors ?  Je refuse pour ma part ce schéma.

Edit bis : en gros je ne pardonne pas , je n'oublie pas mais je passe à autre chose ...

Il faut toujours faire en sorte de s'en sortir en priorité, effectivement. Si on consacre son énergie à nourrir des ressentiments, non seulement on n'avance pas mais en plus la santé mentale s'aggrave.

Par vie bousillée je ne veux pas dire que même l'avenir est forcément foutu. Seulement la vie est suffisamment compliquée au quotidien, alors si en plus on rajoute les difficultés du passé, ça devient une épreuve permanente...qu'il faut surmonter seul(e) en grande partie.

Exactement, ton "édit bis" résume plutôt bien ma vision des choses : parvenir à surmonter les difficultés pour se consacrer à l'avenir et surtout au présent. C'est dans le présent que l'on vit.
Et en même temps, renier les parasites qui ont pu nous causer des dégâts psychologiques plus ou moins lourds.

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Message par My_illusion le Ven 19 Juil 2019 - 20:53

Message précédent de ce matin que j’avais oublié d’envoyer, sorry il est en grand ce n’est pas intentionnel. 

Pour vous répondre sur l’alcoolisme, c’est un facteur très aggravant oui, comme toute addiction qui va trop loin, le reflet d’un problème de fond. Il n’y a pas eu que l’alcool, elle prenait vraiment trop de médicaments, sur des années :anxiolytiques, anti dépresseurs, somnifères. Son foie a bien trinqué et même pas de cirrhose, ce qui est totalement injuste ! En avril 2016, son foie était en intoxication sévère, elle vomissait, diarrhée constante, perte totale d’appétit et nécrose des talons, ce n’est que lorsque sa jambe est devenue noire qu’elle a commencé à vraiment flipper, je savais que c’est son foie mais elle refusait de consulter un médecin car elle savait qu’elle serait hospitalisée et qu’on la priverait d’alcool. Elle a été odieuse évidemment avec le personnel médical car le manque rend très violent, le sevrage doit se faire sur une bonne semaine sous diazepam. (J’ai supprimé une partie car je crois que je ne peux pas écrire ça). 

Ses parents à elle étaient des catholiques conservateurs, hyper anxieux de tout, qui brimaient les libertés. Elle était fille unique et ça l’a bcp frustrée et je suppose que c’est de la qu’elle a développé sa mégalomanie (bcp d’enfants, bcp d’animaux, bcp de choses qui restent même emballées). L’alcool calmait cette mégalomanie. Ses parents ne voulaient pas voir les problèmes en face, ils faisaient l’autruche. Elle a envoyé bouler la religion et les règles de bienséances. Et pour ça, merci. Pour ne rien entendre, ils ont allongé les billets. Elle détestait ses parents, n’a même pas versé une larme à leur mort et râlait de devoir aller à l’enterrement. Idem pour sa fille en fait. Idem pour le mariage de son fils aîné. Elle en a jamais rien eu à foutre des autres, seule sa personne comptait. Elle me disait « tu te rends compte, ma mère m’a forcée à manger une orange pourrie pour ne pas gaspiller! » et je me disais « ça va y’a pire dans une vie! ». Pour elle, c'était odieux de faire sa à sa fille... mouais et elle, elle nourrissait même pas ses gosses, c’est sûr c’est mieux. Enfant pourri gâté et frustré oui. Elle leur mentait quand elle était jeune et elle racontait ça avec bcp de malice. Elle couchait ça et là avec les mecs et si ses parents avaient su, c’aurait été un drame, « avant le mariage, mais enfin c’est une hérésie! ». Ma grand mère maternelle était qqn de très économe oui. Elle disait qu’elle ne buvait que l’eau du robinet. J’ai hérité son côté « pas gaspiller, pas trop polluer » c’est une qualité pour moi. Je mangerais pas une orange pourrie, je peux couper la partie pourrie ou bien faire en sorte de la manger avant pourrissement. Bref. Non je n’explique pas sa personnalité pourrie (celle de génitrice) par l’éducation qu’elle a reçue. Ses parents étaient je dirais castrateurs mais ils aimaient leur fille, jamais ils ne l’ont frappée, abusée ou traitée comme une moins que rien, au contraire elle a été mise sur un pied d’estale. Elle s’y est cru plutôt « moi je vaux plus que les autres! » « je suis habituée à avoir les gens à mon service ». Quand j’y pense, je nettoyais le sol pendant qu’elle regardait la télé et elle faisait exprès de pas bouger pour que je lui demande ou bouge ses pieds pour passer en dessous. Elle aimait ça, se penser valoir davantage et j’ai vraiment été conne. J’ai été conditionnée à lui servir. Si le ménage n’était pas fait ça pouvait rester sale pendant des années, pas grave la pisse de chien, les crottes, la puanteur, et compagnie. Je suis pas du tout maniaque, vraiment pas... elle ne se lavait pas d’ailleurs, elle puait mais grave ça m’agressait les fosses nasales et je finissais par lui ordonner de se laver, sans trop de succès. Elle a eu même une infirmière à domicile pour la laver alors qu’elle n’était pas infirme, pas simple paresse. Quand je parle d’elle en terme de déchet sociétal, je n’ai pas l’impression d'exagérer. Je fus là dernière à quitter la maison. A 32 ans, je vivais depuis 4 ans dans une annexe à la maison (très grande villa), je ne vivais bien sûr pas à ses crochets car c’était moi qui jouait le rôle de mère avec elle et elle, faisait l’ado sur les dernières années. Puis son nouveau mari est arrivé et une fois mariés il a réussi à me reprocher de pas lui avoir dit qu’elle était alcoolique. Mais fallait vraiment être con pour pas s’en rendre compte, on se marie pas avec qqn sans connaître ses antécédents, il pouvait me poser des questions j’aurais dit la vérité. Il était in love, il a voulu ne rien savoir, c’est de sa faute. Elle le traite probablement tjrs comme un chien, et il est terriblement bête, sur ça j’étais d’accord, elle l’appelait Nestor en référence à son seul neurone... Je ne le rabaissais pas, même si c’était pénible car il était têtu et avec mon caractère ça passait pas trop. Il a voulu me considérer comme sa fille mais non merci, je n’ai plus besoin de père... surtout qu’il avait des traits de caractère qui me débectaient (racisme, machisme, il a trempé dans des affaires de corruption, insensible à l’ecologie, fumeur, fainéant, etc). Désolée, j’ai pas besoin de ça. Il jetait ses mégots à terre que je ramassais ensuite... il a fini par arrêter après que je lui ai expliqué plusieurs fois... boulet quoi.

Tout ça pour dire quoi? Que génitrice a un caractère de merde de base, l’alcool n’a fait que l’intensifier en y ajoutant la violence. Mais la maltraitance c’est son truc, elle est très maligne pour faire ça. Mon frère aîné a coupé les ponts avec elle également (avant moi). Frère 3 ne garde que des contacts cordiaux pour ses enfants mais jamais il ne les laisse sous sa surveillance et il n’y a plus que frère 2 qui s’occupe des affaires pécuniaires. Il aime faire le chef, elle le respecte lui. Et c’est son fils préféré depuis qu’il est petit. Il aura une part plus grande d'héritage je suppose mais pour le peu qu’il restera. En plus, son argent m’a tjrs dégoûtée, je veux gagner mon propre argent et vivre sobrement. Les histoires d’argent, j’ai un roman là dessus aussi, c’est malsain aussi pour moi ces histoires alors je m’en suis éloignée et j’en suis très contente. Elle a tenu longtemps ma sœur par l’argent, l’argent qui lui tombait du ciel, car elle n’a pas bcp travaillé dans sa vie. Fille unique et une tante riche également qui n’avait pas d’enfant, en gros elle a eu deux mères et elle préférait sa tante.


Dernière édition par My_illusion le Ven 19 Juil 2019 - 21:00, édité 1 fois (Raison : Coquilles arghhh)

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Message par Pureté le Ven 19 Juil 2019 - 21:02

My_illusion a écrit:@ pureté: On s’enseigne constamment et mutuellement, au moins ça de bien dans les relations sociales qui fait du bien, loooool.
Ouais, faut trier quand même  Razz

J’ai omis de mentionner que le paternel l’a trompée également, avec ... la femme de ménage.
Hé bien, c'est du propre (si j'ose dire).

En tant que père, il était absent et j’avais peur de le déranger alors il a aussi participé à mon caractère « fantôme », passoire. Je me souviens que très petite, je m’endormais sur son ventre devant la télé. Il disait beaucoup de jurons, je comprenais pas cette explosion de colère, du coup oui je le craignais et je l’évitais car heureusement, instinctivement je m’éloignais de ce qui était malsain. Pour moi, il est un étranger, je n’ai pas ressenti de protection ou de refuge affectif, mais je ne lui en veux pas pour ça, j’ai compris que aussi qu’il était en souffrance. Il a dit (via sa nouvelle femme avec qui il a refait le bon nombre d’enfants -3-)

Paaaardon ?  Shocked

Je ne comprends pas, le type n'est pas content d'avoir 5 enfants au lieu de 3, et au lieu de s'en occuper, il préfère se "consoler" en faisant trois gosses à une autre bonne femme, car au moins cette fois "le compte est bon". Il a cru que la vie c'était comme Des Chiffres et des Lettres ?


dans une lettre qu’il a dû être suivi par un psychiatre à l'époque et qu’il voulait se suicider. Décidément, tout le monde veut y passer... mon second frère aussi au début des études universitaires. Et les deux autres je sais pas, ils n’en ont jamais parlé. L’aîné est un peu autiste, dans sa bulle et le troisième extériorisait en démolissant dans sa chambre. C’est frère 2 et moi qui avons fait le plus pour la baraque et génitrice. L’ainé avait 15 ans et disparaissait, il s’est un peu drogué mais il n’a pas sombré dedans ouf. Ma sœur a quitté la maison à 16 ans pour vivre chez le paternel, son départ fut violent, génitrice refusait de la laisser partir, et sur le devant de la maison avec ses valises, génitrice lui donnait des coups de pied dont je me ramassais la moitié car je jouais le tampon entre les deux. Elle ouvrait ses valises en reprenant ça et là des choses qu’elle disait lui appartenir. Je comprenais la nécessité qu’elle parte, je pensais que ça lui aurait fait du bien, que ça la sauverait. Même si je me disais que ça pouvait être un forme d’abandon je ne lui en ai jamais voulu pour ça, elle voulait juste sauver sa peau. Et en un sens, j’en ressentais un soulagement car c’était franchement pas gai. Elle était anorexique, dépressive, elle se droguait, fumait, buvait, s’est faite violer et avait déjà tenté de se suicider, donc la totale quoi... tout ce que je lui espérais c’est qu’elle puisse remonter la pente. L’anorexie a duré une dizaine d’années, elle allait régulièrement en hôpital psychiatrique, j’y ai passé beaucoup trop de temps là-bas à aller la voir et tenter de lui transmettre « mes forces ». Elle a été sur-médicalisée mais de son propre chef surtout... elle parvenait à avoir des prescriptions. Elle avait besoin de moi, elle avait confiance en moi et tête obstinée que je suis, je n’ai jamais lâché pendant cette dizaine d’années, même si elles m’ont amochée également. Les frères avaient abandonné, ils disaient que ça ne servait plus à rien. Et de fait, son suicide a juste été retardé. Mais vraiment, j’ai cru que c’était une nouvelle vie pour elle qd l’anorexie était terminée, plus d’hospitalisation, arrêt du tabac et autres, rencontre d’un gars gentil, naissance du petit. Je m’étais dis «ça yest, elle a réussi à remonter la pente ». Un an avant son suicide réussi, elle avait fait une tentative et là, grosse déception, j’ai perdu tout espoir et c’était écrit, le suicide allait arriver. Je me répète souvent « on ne peut pas tous les sauver ». Elle suivait les mêmes traces que génitrice, je lui avais dit ça quand elle avait 19 ans et moi 15. Elle m’avait invitée à l’annif d’une de ses copines et elle a bu, trop bu. A émergé d’elle, le prototype génitrice et moi en colère je lui dis « arrête de boire tu ressembles à génitrice » et là bam elle me flanque une torgnolle mais d’une force. Je crois qu’elle s’en est voulu mais au lieu de calmer la situation elle est partie dans un délire, une sorte de delirium tremens, elle criait après moi pour que je rapplique et elle a arraché ma chemise et ne voulait plus lâcher, il a fallu appeler l’ambulance et elle a passé la nuit à l’hosto. Merci pour l'invitation... tout ça était tellement malsain, ni génitrice ni elle n’ont eu de respect ou d’amour envers moi. Et je n’ai jamais rien sur faire d’autres, que de « comprendre » laisser couler et les laisser continuer à me maltraiter. Je me disais que j’étais solide, et que mes efforts finiraient par porter leurs fruits..]

Aïe aïe aïe... que de tristesse. Tu m'étonnes que tu te sentes si mal malgré ta capacité à pouvoir garder le contrôle. En fait t'as tellement accumulé de "saloperies" que tu es devenue prisonnière de ta propre muraille en quelque sorte.

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