La vie, une éternelle enseignante

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Dim 23 Déc 2018 - 21:26

Je ne peux m’empêcher de penser que je porte moi-même de la merde, je suis peu sensible par exemple aux plaintes formulées par autrui car je me dis que trop de personnes manquent de courage, de volonté, de force mentale. J’ai une amie en ce moment qui m’en veut car je lui parlais des choix qui sont tjrs cornéliens et elle semblait dire que moi g eu facile. Mais je crois qu’elle ne voit que ce qu’elle n’a pas et que moi j’ai, sans réaliser qu’elle possède des choses plus essentielles que moi je n’ai pas, à commencer par une famille aimante. Elle ne se rend pas compte aussi du travail et des sacrifices que g dû faire, c’est même assez frustrant ce qu’elle me renvoit. Elle n’a pas idée je suppose ce que c’est d’avoir du supporter ma vie. Auj’ je récolte les lauriers mais combien ça m’a coûté en santé et en privations ? Probablement plus qu’elle n’aura jamais à vivre. 

Merci zarbî’ pour ton gentil souhait, je suis trop négative je le reconnais. J’ai bcp de mal à ressentir le positif de la vie même si je parviens à le décrire, je crois que peu ressentir me permet de rester équilibrée. Trouver le juste milieu est compliqué. 

J’ai bien ri auj’ une amie a voulu voir la tête de dégoût que ferait son bébé de 9 mois en goûtant du citron sauf qu’il a vomi, et lâché tous ses sphincters tellement il a été surpris du goût, il a vomi sur sa mère, qui elle-même avait vomi le matin suite à une gueule de bois. Puis le chien d’une autre amie a remis dans la voiture, c’était la journée vomis. Je vomis une fois tous les 10 ans, estomac de compet’. 
Ça m’a fait plaisir de revoir leur tête et qu’on ait pas changées.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par 3615chuna le Dim 23 Déc 2018 - 23:26

Spoiler:
trop de personnes manquent de courage, de volonté, de force mentale.

Moi, le jour où j'ai compris que ça n'existait pas, que ce soit le courage, la volonté ou bien la force mentale, ça m'a soulagé comme tu peux pas savoir.
ça m'a permis de pardonner, de me pardonner, mais aussi de commencer à me protéger de certaines toxicités. Même si c'est loin d'être la panacée...
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Dim 30 Déc 2018 - 13:38

Comment ça ça n’existe pas chuna? Allez non je n’ai pas plusieurs illusions (rires). 

Passer 2 fois 7h d’affilée à plafonner les murs de ma cuisine, moi je trouve que ça demande du courage et de la force mentale, j’ai même du m’auto coacher car physiquement très fatiguée. En parallèle de ça, réparer le chauffage et le volet électrique qui font des siennes. La satisfaction vient au résultat. De le faire soi-même, ça vaut plus que n'importe quel luxe apporté par le fric. Je préfère que ce soit moi qui accomplisse les choses plutôt que payer pour les avoir. 

Un ami m’a dit qu’il était étonné que je sois si sensible à la culpabilité et que je ne sache pas mettre de limites aux autres, d’être trop gentille au vu des duretés de ma vie. Je ne m’étais jamais vraiment posé cette question mais c vrai que mon paraître va d’emblée faire tenir les autres à distance à croire que je suis dure et compagnie. Mais c’est juste un mécanisme de protection. Quand on me connaît de façon plus proche, on se rend compte de mes failles, cette vulnérabilité, cette culpabilité qui me pousse à faire tjrs trop et ne pas parvenir à envoyer chier ceux qui le méritent. Alors je lui ai expliqué que j’avais reçu un sms de génitrice à noël où elle faisait la gentille, qu’elle me demandait de ne pas la bloquer, de lui donner des nouvelles... et j’ai eu bcp de mal à tenir bon. Une partie de moi trouve ça terriblement dramatique, car d’un côté j’ai mon enfant intérieur dont je dois prendre soin et de l’autre, j’ai la réalité, la Raison qui sait que je ne peux pas répondre. Elle est très forte pour manipuler, ma propre personne n’a aucune importance pour elle, j’ai tjrs été un objet dont elle a constamment abusé, dont cette faille immense que j’ai à me laisser envahir et utilisée. Je sais que si je repondais, ce serait la porte ouverte à un nouveau chapitre décevant. Elle a conduit ma sœur au suicide et je dois apprendre des erreurs d’autrui... je suis forte mentalement (je pense) car supporter ce que j’ai supporté, pour moi il faut se couper complètement de soi pour y parvenir, cette perte d'identité comme je l’appelle. Les gens ne changent pas ou pas assez, elle n’exprime aucun regret, elle ne supporte juste pas cette coupure de pont. Alors je dois utiliser surtout la raison pour ne pas me laisser culpabiliser car pour moi, c’est méchant de ne pas répondre à un message qui ne soit pas agressif... je me dis que je suis une égoïste, une sans cœur, ce genre de choses. Le lendemain au réveil, j’étais bcp plus sereine avec moi, bien sûr que je ne peux pas répondre ! Elle ne le mérite pas. Et puis après tout, c’est elle qui m’a mise dehors par lettre recommandée, c’est elle qui m’a dit « adieu sale garce! » donc pourquoi devrais-je culpabiliser de respecter sa volonté? On ne peut pas traiter les gens si mal, ses enfants de surcroît, et puis attendre d’eux qu’ils répondent aux désidératas de leurs géniteurs. Je sais que ses enfants sont le prolongement d’elle-même, elle ne prend aucunement soin d’elle, ni de ses animaux (et je m'inquiète bcp pour eux) ni de ses enfants. A l’epoque, je lui demandais si elle se sentait bien, heureuse et elle répondait que oui... ?!? Je ne comprenais pas comment c’était possible. Pour elle, sa première fille s’est suicidée car elle était tarée depuis la naissance, alors que pour moi ce sont ses parents qui l’ont conduite à ne pas trouver de place et se sentir mal constamment, son suicide coïncide parfaitement avec un énieme coup de poignard, elle désirait qu’une seule chose : retrouver sa maman. Ce que génitrice a fait, encore une fois, n’a été que la goutte qui a fait déborder son vase. Et niveau analytique je suis rodée, j’ai tout expliqué à sa psychiatre qui la suivait depuis plus de 10 ans et elle m’a dit « tout ce que vous dites est bel et bien ce que votre sœur ressentait » qd je parlais d’elle Je regardais la chaise à ma droite et la psy m’a dit que c’est là que ma soeur s’asseyait en thérapie, je la connaissais bien et j’étais la personne en qui elle avait le plus confiance avec sa psychiatre, elle me l’avait dit. Sa psy ne pouvait pas l’aider, un an plus tôt j’avais tenté de lui faire changer de psy car fallait du renouveau et je savais qu’elle finirait en suicide si elle ne changeait rien. Sa psychiatre m’a dit qu’elle avait tenté aussi de la rediriger car ma sœur la prenait pour sa figure maternelle et je le savais sans qu’on me le dise...Je suis pas messie ou devin, c’est juste l’analyse qui fait ressentir tout ça... j’ai commencé mon deuil un an avant son suicide !!! Elle était en impasse totale, la seule personne qui pouvait la sauver c’était génitrice, elle lui a donné le coup de grâce. Au moins, je suis soulagée pour elle, car supporter sa souffrance m’a bien éreintée.

Donc je lui ai expliqué (à mon ami) que ma difficulté à être moins culpabilisée à ne pas répondre à la demande d’autrui était liée probablement à un défaut que j’ai, un défaut d’hyper. Puis je lui ai expliqué et montré le compte rendu psy hp. Il m’a alors dit qu’il n’aimait pas me savoir mal mais ça aussi je supporte pas bien, qu’on se fasse du souci pour moi me culpabilise aussi. Alors ma phrase pour parer c’est « oh t’inquiète, ma vie actuelle et future ne peut pas être pire que ce qu’elle a été » et c’est vrai mais goûter au bonheur car j’en ai fait le deuil aussi. Je pense que c’est impossible, je ne comprends d’ailleurs pas comment ça se fait que je suis en vie, je crois que c’est grâce aux facultés rationnelles qui balancent l’émotionnel. 

Il me dit (tjrs mon ami) que j’ai le droit d’envoyer chier ceux qui le méritent. Mais j’en suis incapable à vrai dire, ça me renvoit la sensation d’etre Moi-même un monstre. Et depuis enfant, mes géniteurs sont mes contre modèles.

Pour moi, si je fais un dixième de mal, c’est comme si j’avais fait 100% de mal. Je supporte très mal cette sensation de monstre. Si je peux faire, si je peux soulager ou améliorer une situation c’est comme si c’était une obligation morale. 

Je suis fière d’une chose, c que génitrice n’a rien de bien tangible pour valider les mauvais traitements envers moi. Elle ne peut rien utiliser car je ne réagis pas comme la loi du talion. Je laisse les autres me faire du mal et je ne rends pas car pour moi c plus supportable d’etre Maltraitée que de maltraiter. Je l’ai laissée me frapper et je me suis contentée d’esquiver Ou de m’extirper, je n’ai jamais donné de coup. Elle m’a insultée un nombre incalculable de fois et j’ai jamais riposté si ce n’est en cassant toutes ses paroles. J’ai jamais failli, jamais donné de grain à moudre, elle ne sait pas qui je suis, je ne lui parlais pas de mes failles car évidemment ça serait utilisé. Elle est forte pour détruire les autres, je dois bien lui reconnaître ça. Et elle ne s’est jamais intéressée à moi, tout simplement. Je ne suis pas sa fille, ni une humaine, je suis juste une chose qu’elle a utilisé et malmené. Depuis enfant, elle me disait que j’étais courageuse car je faisais bcp pour elle, la maison et les animaux.... c’est le seul compliment dont j’avais droit Même si c’était une facon pour elle de me stimuler à continuer à faire pour elle. J’ai été son parent, sa psy, et son amie mais bien entendu c’était instrumentalisé, ça n’était que dans un sens. Et j’ai fait pareil avec ma sœur c’était moi qui jouait le rôle de la forte, de la grande sœur. Un roc inébranlable qu’on me nommait...ce que m’a dit génitrice la veille de sa tentative de suicide, je l’avais conduite chez le médecin en lui demandant de l’hospitaliser car elle allait commettre un suicide, que cette fois ce n’était pas des paroles en l’air. Il n’y avait pas de place en urgence, il allait la rappeler le lendemain. Elle était censée mourir ... mais les herbes indésirables sont coriaces, trois semaines de soins intensifs et une rééducation et elle a tout récupéré. A partir de là, j’ai cru que ça allait mieux aller (2005) bof.

Elle devait mourir avant ma sœur, c’était l’ordre des choses. Si elle était morte, ma sœur serait tjrs en vie. Mais elle n’aurait jamais retrouvé un état psychologique suffisant je pense. Qui sait, on lui aurait enfin reconnu le statut d’orpheline... c’est ce qu’elle a finalement légué à son fils. 

J’attends sa mort pour pouvoir enfin tourner la page. Et espérer que mes petits neveux et nièce puissent sublimer ces traumatismes transgenerationnels. Mes deux frères ont bien conscience de l’importance de prendre soin de leurs enfants, pour le moment tout se passe bien, j’espère que ça va durer!! Si j’avais un enfant, je passerais mon temps à culpabiliser (pour pas changer).

Bon, tout ça pour pas aller réparer à nouveau le volet qui deconne!

Bon réveillon !!

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 8:15

Une chose me sidère, c’est ce besoin, semble-t’il viscéral, de mettre un enfant au monde. 

Bcp pensent que c’est le rêve de tous, que c’est un passage obligé à l’accomplissement de soi, une complétude. 

D’autres pensent qu’ils vont mal à cause de leur stérilité (réelle ou non, ça peut venir de l’autre, ça peut être une simple incompatibilité). Ils sont dépressifs de base et pensent qu’un enfant les rendra heureux. Que c’est dramatique de penser ça!!!

Pauvres gosses. 

Franchement, ça me dépasse autant d’égoïsme. 

Mon meilleur ami continue à blaguer sur le fait qu’il aimerait que je porte l’enfant de son copain... il voudrait être un papa par procuration en somme. Il aimerait un enfant métisse (son copain est black et il n’a que 20ans, lui 40 voilà pourquoi ça le travaille). Pour moi, c’est un caprice. Et je suis sidérée par si peu de conscience. Je suppose oui que ça renforcerait d’autant plus nos liens mais l’on devrait cesser de penser uniquement à soi. Il faut penser aux enfants et à la planète Terre qu’on leur lègue. Comment on vit avec cette culpabilité? Franchement, pour moi mettre un enfant au monde, sachant tout ce qu’on sait aujourd’hui, c’est limite comme commettre un crime. Ne peut-on pas juste se rendre à l’évidence que ce n’est plus le moment (pour les 30 ans à venir) de mettre des vies innocentes au monde? Ne peut-on pas, pour une fois, faire quelque chose de bien, de noble?

Non, nos propres enfants ne seront pas forcément des futurs adultes respectables. Non, toute éducation n’est pas suffisante. Non, on ne peut pas changer une génétique qui a son lot d'aléatoire. Chacun d’entre nous possède des allèles qui ne s’expriment pas et qui s’exprimeraient dans notre descendance et inversement. 

Cessons de croire que son gosse sera meilleur. Depuis la nuit des temps, les humains le pensent... 

Je suis triste et inquiète pour tous ces enfants qui naissent. Leur futur... est très incertain. Mais dans tous les cas, arrivés à l’âge adulte, ils vont douiller.

Et je peine à trouver des gens qui ressentent la même chose à ce sujet. Ça n’a rien à voir ou presque avec hp ou pas hp visiblement. Et pourtant conscience et culpabilité sont censées être élevées ...

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 12 Jan 2019 - 8:32

La vie est une maladie mortelle Wink
C'est sûr que "rien" que ça, ça aurait déjà dû en faire réfléchir plus d'un...
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 9:37

Zarbitude a écrit:La vie est une maladie mortelle Wink
C'est sûr que "rien" que ça, ça aurait déjà dû en faire réfléchir plus d'un...

La mort est encore un autre sujet, je vis très bien avec la notion de mort mais très mal avec la notion de souffrance. C'est intenable d'assister à de la souffrance et de s'en sentir impuissant. Donner la mort est d'ailleurs souvent un soulagement et je suis très reconnaissante de pouvoir la donner à des animaux qui souffrent. Pour déculpabiliser les propriétaires d'animaux, je leur explique d'abord le pourquoi du comment et ensuite je leur insuffle que l'euthanasie est un acte d'amour. Ils ne réalisent souvent pas sur le moment même mais par la suite et viennent te remercier! Il n'y a qu'une fois que j'ai précipité l'euthanasie car la femme parlait et parlait et le chien (en hémorragie pulmonaire suite à une torsion du poumon) s'asphyxiait, je ne lui ai pas laissé le choix, je lui ai juste montré les faits "votre chien est en train de mourir par asphyxie, il bave car déglutir c'est une inspiration de moins, je suis désolée mais on ne peut plus attendre!". Elle a été dépassée, elle a pleuré bien évidemment. Puis, elle a compris et est revenue deux semaines plus tard.

La mort, c'est l'absence de toute souffrance ou bien le renouveau. Pour le coup, je suis optimiste car je suis reconnaissante de son importance dans la vie. D'autant que dès notre conception, la mort nous accompagne (cf apoptose).

Mais la souffrance... ah elle, je ne parviens pas à lui trouver de grandes qualités. Ok, elle enseigne. Ok, elle est un garde-fou. Ok, elle peut rendre meilleur des humains (mais l'inverse est vrai également). Mais faire souffrir sciemment des vies qu'on met sur Terre, ça je ne comprends absolument pas. Ce n'est pas comme si on pouvait encore feinter que la planète Terre est accueillante pour la vie animale (nous sommes des animaux également). La biodiversité s'effondre, tous les éléments se polluent anthropiquement d'années en années, on se marche les uns sur les autres dans une lutte effrénée vers la performance (bcp de candidats et peu d'élus). Et le monde, au lieu d'entamer une refonte complètement de soi, attend béatement que les politiques fassent le nécessaire alors que c'est d'une naïveté insensée. J'ai déjà du le dire ailleurs mais à mon sens, le plus bel acte écologique, le plus noble, c'est celui de ne pas mettre d'enfant au monde. Pour ne pas être trop extrémiste (ah ça, ça enrage ceux qui ont déjà des enfants ou projettent d'en avoir donc ils aiment te dire que tu es nazi ou autres), et pour satisfaire les besoins parentaux des humains, un enfant par couple permettrait déjà de limiter les souffrances. Faire de la répression politique est impossible et forcer les humains ne fonctionnent pas. Ça doit venir de soi, de sa conscience. Consciente également de n'avoir aucun pouvoir sur les autres, je me contente d'être triste pour leurs enfants, et c'est tout.

Ensuite, à moi de faire l'apologie de ceux qui ont compris la nécessité de calmer la démographie (et je m'en branle que chez nous ça chute déjà, il faut pondérer l'impact écologique de chaque tête).
De plus, on félicite les naissances (what the f*ck?!?), à moi de féliciter ceux qui font preuve de bravoure, d'humilité, qui pose un acte très généreux : celui de ne pas enfanter. Merci à ces personnes ! Bcp de choses sont pensées mais peu dites, toujours par cette pression de bienséance, de plaire et de se faire accepter... Ayant eu l'habitude d'être rejetée depuis enfant, cela ne me pose pas de problème de continuer à l'être. C'est de toute façon, toujours pour des motifs insensés donc pourquoi ça me toucherait?

Dire tout haut ce qu'on pense tout bas. Pas plus tard qu'hier, j'ai osé dire sur FB que les petits indépendants étaient obligés de faire du black et là une contrôleuse des impôts ou TVA qui a tenté de m'impressionner, comme si ça allait me faire peur! Je suis plutôt fière de la réponse que je lui ai formulée. Quand on tente de m'intimider, je réagis avec encore plus de self-confidence tout en glissant une note constructive : faire passer le message que ça arriverait moins si l'on saignait moins les petites et moyennes entreprises. Qu'elle vienne me contrôler si elle veut, elle ne trouvera rien.

Ce monde de faux semblants, de secrets me donnent de plus en plus la gerbe. Je ressens tout ce malsain qui m'entoure, c'est vraiment dur à supporter. Je casse les codes sociaux mais punaise, ces codes ont la peau dure chez la plupart.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 12 Jan 2019 - 10:28

Tu sais, je comprends très bien ta position. Je dirais qu'elle est tout aussi légitime que celle qui lui est opposée.
Parce que jusqu'ici notre monde a fonctionné sur le mode de l'expansion démographique. Malheureusement, comme la terre n'est pas expansible, à un moment il faudra bien arrêter l'expansion.
Et c'est tout le système politique qui sera à revoir. Ce n'est pas une mince affaire!
Je crois que ce système aurait pu perdurer plus longtemps s'il n'était pas basé sur la peur de manquer. Et aussi si l'homme n'avait pas exterminé tous ses prédateurs naturels.
Note que l'homme est devenu un loup pour l'homme et qu'il scie allègrement la branche sur laquelle il est assis.
D'un autre côté, nous sommes conditionnés, tels les animaux, à nous reproduire. C'est un grand moment dans la vie d'un couple, c'est ainsi depuis "toujours".
Ca aussi ce n'est pas une mince affaire à changer.
Pour résumer, je ne sais pas vraiment ce qu'il convient de faire car si on continue sur le modèle de l'expansion, on va droit dans le mur et si on abandonne ce système, par quoi sera-t-il remplacé? Si tu as une idée, je suis preneuse.
Pour ce qui est de la souffrance, là aussi je te comprends. J'ai vu mourir ma mère sans accompagnement digne de ce nom malgré tous mes efforts. On a beaucoup plus de compassion pour un chien !

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 10:39

Les secrets.... Les faux semblants...

Dans un tas de domaines.

Ceux qui me parlent le plus sont évidemment emprunts de mon vécu.

Le suicide : nous avons encore peu le droit de parler de suicide. Et encore moins de dire à un enfant que sa mère s'est suicidée. Mais de quel droit devrions-nous édulcorer cette réalité? Bien sûr, il ne faut pas le traumatiser en lui donnant les détails mais il a le droit de savoir que sa maman souffrait beaucoup psychologiquement, qu'elle a essayé pendant 20 ans de s'aider, qu'on l'a soutenue comme on a pu mais que la vie ne triomphe pas toujours. Lui expliquer que sa mère a décidé de se donner la mort, seule. Et s'il veut savoir comment elle s'est donnée la mort, mais bien sûr qu'il a le droit de savoir!!! Pourquoi entretenir une zone d'ombre, floue. Pourquoi faire ça si ce n'est que soi-même on a pas le courage d'affronter ce genre de réalités? A mon neveu, je dirai tout, je sais trop que les secrets et les mensonges sont néfastes à la construction de soi. Je m'engage à ne jamais lui mentir, de toute façon ce n'est pas dans mes compétences de mentir.
Parler de ses propres envies suicidaires fait du mal à ceux qui tiennent à soi, oppressant par un "Si tu fais ça, tu me détruis!". Le résultat est qu'on en parle plus, pour préserver les autres. Mais ils ignorent on dirait que c'est loin de désamorcer la bombe. La mort est une réalité qui ne devrait pas faire peur.

Au boulot salarié : je ressens cette ambiance malsaine entre ceux qui veulent monter en grade par tous les moyens, ceux qui ragotent sur tel et tel et croient que tu ne te dis pas que s'ils le font sur autrui, il y a de fortes chances pour que tout le monde y passe, ceux qui mènent des doubles vies, ceux qui trompent leur conjoint et n'en ressentent visiblement aucune culpabilité, ceux qui jouent à des jeux dangereux, ceux qui se pensent intouchables, ceux qui condamnent des procédés lorsqu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent après avoir essayé ces mêmes procédés, ceux qui veulent que tu t'ouvres à eux mais qui n'en prendront pas soin, ceux qui veulent montrer que le meilleur d'eux-mêmes alors que je sens tout ce qu'ils cachent, ceux qui se mettent en maladie parce qu'ils sont en burn out et mes collègues n'ont pas l'air de piger tant que ce n'est pas écrit noir sur blanc, les antécédents de coups dans le dos, les tensions inutiles qui sont alimentées par des mails au lieu de venir voir les personnes en face, les jeux de pouvoir, la dragouille sous couvert d'une prétendue amitié, ceux qui sont lisses car ils sont incapables de prendre position. Ces détours d'attention quand tu parles de sujet de la vraie vie, cet attrait pour un humour superficiel pour faire croire que les collègues s'apprécient entre eux. Et j'en passe.

Sur les réseaux sociaux : tout le monde passe un temps fou là dessus et critique mille et une choses en coulisses. Ils lisent tout ou presque et n'ont rien à échanger, faisant de ces réseaux sociaux du voyeurisme plus que du réseautage. Et quand moi je réponds pour engager un échange, c'est comme si c'était dérangeant, que je n'ai le droit que de répondre quelque chose de gentil, de flatteur, ou juste me contenter d'un like ou coeur. Les réseaux sociaux sont alors utilisés pour alimenter narcisse. Le marketing l'a bien compris.

A table : il faut bien se tenir, on doit parler de sujets classes... ce qui a le don de m'angoisser, je déteste être attablée car je sais que je dois fonctionner d'une certaine façon pour pas faire honte (ce que je ne suis pas capable de faire). J'ai du rester assise 3h lundi passé (resto), je finissais par péter un plomb. Ma voisine me disait que je lui transmettais ma nervosité. Et pour détendre mon atmosphère, j'ai fait une petite blague qui n'est pas passée du tout. Plat éthiopien où fallait manger avec les doigts (crêpes pour prendre la nourriture) et visuellement y'avait des choses qui ressemblaient à de la diarrhée et je dis "avec la crêpe, j'ai l'impression de ramasser une diarrhée" et je ris ouhlalala diantre qu'aie-je dit, c'est honteux !!!

Dans la vie de façon générale, il y a tout un tas de codes qui m'est difficile à accepter. Je n'en comprends pas l'utilité si ce n'est être faux, être différent que ce que nous sommes en réalité. Puis me soumettre à l'injustice c'est au delà de mes forces.

Mais bonne nouvelle, ya quand même pas mal de gens qui apprécient ma façon d'être. J'ai beaucoup de culot, je n'ai pas peur de grand chose. Je défie souvent l'autorité, celle qui est abusive. J'avais une amie qui me demandait comment je faisais, qu'elle aimerait être plus ainsi. Je n'ai jamais eu de vrais problèmes, soit par chance, soit par un bon dosage je sais pas. Une fois renvoyée de la classe, une fois envoyée chez la directrice, ou une mauvaise note en comportement mais sincèrement ce n'est rien du tout ça. Ah oui, j'ai été tabassée plusieurs fois (par des gars en plus) et on m'a jetée dans une grande poubelle en primaire. Mais ce n'était rien non plus ça, je ne peux pas demander aux humains d'être plus malins que ce qu'ils ne peuvent l'être.

Je n'ai jamais insulté, ni frappé, ni réellement manqué de respect de façon puérile. par contre, je refusais de donner mon journal de classe par abus de pouvoir, je cassais verbalement les remarques faites, j'ai déchiré un contrôle aussi, ah et j'ai quitté deux fois un cours (le cours d'anglais où la prof a mis Harry Potter en français ; et un cours d'Histoire où le prof laissait tricher en toute impunité). Encore aujourd'hui, je ne regrette rien, tout ça était justifié.
Et au lieu de comprendre pourquoi je fonctionnais différemment, la directrice m'a fait la morale et une des profs pensait que j'étais anorexique alors que pas du tout, je n'avais pas de parents qui me préparaient des repas donc je mangeais juste peu par dépit, pas par choix. Ma sœur était anorexique mais moi je ne l'ai jamais été. Jamais ces adultes n'ont pris la peine de vraiment poser des questions, de s'intéresser à ce que je vivais. C'est dommage car ça aurait probablement évité des dégâts sur la construction de mon affectif. Si je n'ai pas parlé, c'est parce que je sentais qu'ils n'avaient pas les moyens de comprendre. J'ai lancé plusieurs signes, ça n'a jamais été intercepté. Dommage pour moi et même pour eux car j'aurais pu leur apprendre plein de choses (hum).

A l'université, j'ai eu des profs-potes, je lançais des petites punchlines qui étaient bien interceptées, ça m'a fait plaisir. Mais attention, je n'ai jamais soudoyé ou fait du frotte-manche, c'est difficile à expliquer, c'était sur le moment même. Bon, yen a un à qui je me suis un peu confiée après qu'il ne soit plus mon prof, et malheureusement, il a vu là un possible moyen d'avoir une relation amoureuse... Quand j'ai compris, j'ai stoppé net. Un mec marié en plus, avec enfants. C'est plus que contre ma morale. Moi je le voyais comme un parent bienveillant. Mais je ne finis pas dupe. Bref, il s'est passé des tas de choses, pas communes certes. Je n'ai jamais failli à mon code éthique et ça j'en suis très fière. Je pensais que c'était ma vie qui m'avait rendue ainsi. Et en partie, c'est très vrai. Je me souviens que la directrice des logements étudiants me disait "tu te rends compte de la chance que tu as de me connaître en privé?" Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire par là. Pour moi, si elle m'avait accepté dans son cercle plus intime, c'est parce qu'elle me faisait confiance, c'est tout. Nous avions un lien particulier. Mais elle m'a menti sur de nombreuses choses dont son alcoolisme. J'aurais voulu qu'elle me le dise et justement j'aurais aimé l'aider. Là encore, des non-dits, des mensonges. Elle voulait montrer que le meilleur d'elle-même. Mais ce n'est pas ce que je recherche dans les relations sociales, je cherche le vrai, l'intense, le loyal. Les défauts sont acceptables quand ils sont reconnus et qu'on tente de les améliorer. En fait, je crois qu'on passe son temps à me mentir ou me cacher des choses. D'où ma solitude endurcie.

Bon c'est pas fini mais j'ai déjà trop écrit.








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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 10:57

Zarbitude a écrit:Tu sais, je comprends très bien ta position. Je dirais qu'elle est tout aussi légitime que celle qui lui est opposée.
Parce que jusqu'ici notre monde a fonctionné sur le mode de l'expansion démographique. Malheureusement, comme la terre n'est pas expansible, à un moment il faudra bien arrêter l'expansion.
Et c'est tout le système politique qui sera à revoir. Ce n'est pas une mince affaire!
Je crois que ce système aurait pu perdurer plus longtemps s'il n'était pas basé sur la peur de manquer. Et aussi si l'homme n'avait pas exterminé tous ses prédateurs naturels.
Note que l'homme est devenu un loup pour l'homme et qu'il scie allègrement la branche sur laquelle il est assis.
D'un autre côté, nous sommes conditionnés, tels les animaux, à nous reproduire. C'est un grand moment dans la vie d'un couple, c'est ainsi depuis "toujours".
Ca aussi ce n'est pas une mince affaire à changer.
Pour résumer, je ne sais pas vraiment ce qu'il convient de faire car si on continue sur le modèle de l'expansion, on va droit dans le mur et si on abandonne ce système, par quoi sera-t-il remplacé? Si tu as une idée, je suis preneuse.
Pour ce qui est de la souffrance, là aussi je te comprends. J'ai vu mourir ma mère sans accompagnement digne de ce nom malgré tous mes efforts. On a beaucoup plus de compassion pour un chien

Merci de prendre la peine de me répondre, zarb'
Basé sur la peur de manquer? J'ai plutôt la pensée que c'est basé sur la multiplication des moyens pour ne plus devoir fournir d'efforts. Ça a merdé quand on a été chercher les matières premières sous terre.

Par quoi le système sera remplacé? par des civilisations humaines qui vivent en autarcie et en accord avec la nature (ses bienfaits et ses méfaits) et une biodiversité qui remontera (et donc un nombre d'humains restreint). C'est, je pense, ce qu'il se passera peu importe les décisions politiques qui peuvent très peu. D'ailleurs, autant qu'il y ait une cassure nette, ça permettra à l'homéostasie de reprendre plus vite ses droits.

Et désolée pour ce que tu as du subir avec ta mère, c'est horrible Sad

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 12 Jan 2019 - 12:11

Je suis encore d'accord avec toi concernant le retour à la nature. Et dire qu'on a exterminé des peuples qui nous montraient cette voie!
Merci à toi aussi pour ces échanges. J'aime beaucoup.
Et merci pour tes mots pour ma maman. Elle est morte d'un cancer du sein mais surtout à cause de son p*tain de docteur qui l'a maintenue en vie en la bourrant de médocs nocifs.
Quelle connerie!
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 12:49

Long hug

J'essaie d'envoyer un mail à une psy qui n'est pas très loin de chez moi et dont j'ai les coordonnées depuis un an.
Elle connait le haut potentiel : ok c'est bien
Elle pratique du neurofeedback : aller pourquoi pas essayer ?
Elle a de la bouteille : ça n'est pas un gage de qualité mais au moins d'expériences
Elle semble réellement aimer son métier : bien, il n'y a pas que le fric qui compte

Mais :
Je la trouve un peu simplette.
Elle semble s'éparpiller en multipliant des formations, dirigées vers la petite enfance.
Je viens de voir qu'elle a trois enfants. Et ça, ça me brime directement, elle ne pourra pas comprendre ma position. Elle essaiera de me montrer les bons côtés de la vie, elle cherchera à me reconnecter à mon affectif. Elle essaiera de me contaminer par son ocytocine (RIRES).

Ça y'est, je suis refroidie. ZUT!

Je suis obligée "d'enquêter", cela m'évite une perte de temps ultérieure. Je dois savoir globalement comment l'autre fonctionne pour lui accorder un minimum de confiance. Je crois qu'elle ne serait pas prête à entendre ce que j'ai à dire. En plus, je suis qui moi pour briser les illusions des autres? Ça les rend heureux. Tant mieux pour eux. Tant pis pour moi.

La perfection n'existe pas. C'est clair.

Edit :
Oh, elle vient de gagner quelques points, elle parle de Monique Kermadec en disant "Monique de Kermadec, une professionnelle que j'aime beaucoup. Pour son respect des personnes, sa clarté et simplicité à dire les choses."

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Sam 12 Jan 2019 - 13:13

Bah, tu lui mets tout le paquet et tu vois comment elle réagit.
Une visite, ça n'engage à rien.
Au moins tu sauras car tes petites antennes sont super efficaces
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Ode le Sam 12 Jan 2019 - 13:34

Il n y a rien a perdre à part le prix de la consultation. Tentez et voyez si ça match avec cette psy et sinon essayez une ou autre psy. À un moment vous trouverez la ou le psy qui vous convient.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 12 Jan 2019 - 13:50

Elle gagne encore des points, je lis une discussion houleuse (et politique) sur les langes lavables (qui date de 2012). Ses réponses sont pertinentes et elle est très axée sur l'écologie. Elle tient mordicus à utiliser des langes lavables (bravo) mais les crèches ne suivent pas forcément. Elle a une citerne d'eau de pluie, utilise de la lessive éco, limite ses déplacements auto. Elle semble avoir la tête sur les épaules, c'est bien !

Elle a également de l'humour.
Elle aime les hérissons.

Oh berk elle aime la politique.
Le 9 juin 2012, elle entend pour la première fois qu'on l'appelle maman. (My god, mais on SAIT TOUT via internet!!).

C'est bon j'ai assez screené Very Happy C'est une bonne personne!

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Pixirion le Mar 15 Jan 2019 - 14:19

Encore un post que j'aimerais lire du début.. J'arrive tout juste sur ce site, mais tes mots auraient pu être les miens, c'est ouf.

Ta réponse à la question sur la colère..putain c'est exactement ça !!

C'est fou, y'a vraiment des gens pareils. D'un côté c'est chouette, d'un autre je m'aperçois que beaucoup tente de faire le mieux, mais souffre beaucoup.

bonne journée et à bientôt !

En tout cas tu es

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mar 15 Jan 2019 - 17:21

Pixirion a écrit:Encore un post que j'aimerais lire du début.. J'arrive tout juste sur ce site, mais tes mots auraient pu être les miens, c'est ouf.

Ta réponse à la question sur la colère..putain c'est exactement ça !!

C'est fou, y'a vraiment des gens pareils. D'un côté c'est chouette, d'un autre je m'aperçois que beaucoup tente de faire le mieux, mais souffre beaucoup.

bonne journée et à bientôt !

En tout cas tu es

Oh c’est vraiiiiiiiii?!? Prends ton temps, je bouge pas, lol. 

Je crois que ton message a été coupé (oups)

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mar 15 Jan 2019 - 17:49

Du coup, je n’ai pas encore contacté la psy mais ça fait tjrs un peu plus de chemin dans mon esprit, je dois présenter un plan d’action car je ne veux pas me perdre dans une logorrhée sur ma vie. J’aimerais pouvoir réellement me délester des poids que sont la colère, la culpabilité, l’impuissance et voir si ce qui est mort en moi peut être réveillé... (le souhaiter n’est pas suffisant).

Mais auj, j’ai eu une bonne nouvelle, même deux. 
- G réussi des tests qui ont duré 3h30 (hier)
- Une collègue m’a donné un bon conseil pour ne pas lâcher les cours de néerlandais. En plus, on rigolait bien ensemble, ça aide aussi à apprendre quelque chose que je n’aime pas apprendre (je n’ai pas de facilité pour apprendre les langues car j’ai une mauvaise mémoire auditive). C’est super crevant d’apprendre une langue. Avant je mettais de l’anglais systématiquement dans le neerlandais et maintenant quand je veux parler anglais y’a des mots en néerlandais qui viennent, arghhhh. Ranger dans des boxes euh doosjes euhhh boites. Hahaha.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Pixirion le Mer 16 Jan 2019 - 10:20

My_illusion a écrit:
Pixirion a écrit:Encore un post que j'aimerais lire du début.. J'arrive tout juste sur ce site, mais tes mots auraient pu être les miens, c'est ouf.

Ta réponse à la question sur la colère..putain c'est exactement ça !!

C'est fou, y'a vraiment des gens pareils. D'un côté c'est chouette, d'un autre je m'aperçois que beaucoup tente de faire le mieux, mais souffre beaucoup.

bonne journée et à bientôt !

En tout cas tu es

Oh c’est vraiiiiiiiii?!? Prends ton temps, je bouge pas, lol. 

Je crois que ton message a été coupé (oups)

Hahaha oui il a été coupé je confirme !! Patate que je suis !

En fait je suis au boulot du coup.. vraiment je fais des passages éclairs, et lire tant de pages.. sur les posts qui me touche ou m'intéresse.. me paraît impossible.. Z'arrive comme un ch'veux sur la soupe. Et j'écris ce qui me vient, et quand je t'ai lu ben c'était tellement proche de ce que je ressens.

Arborescence, ça y'est je ne sais plus où je voulais en venir.. tagagatsointsoin !

^^

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 16 Jan 2019 - 18:19

Pas besoin de tout lire t’inquiète, d’autant que je raconte aussi des trucs chiants. Je n’ai pas la patience non plus en général de tout lire, d’ailleurs le fait de lire m’est souvent contraignant, je décroche vite si ça m’ennuie : mal écrit, manque de structure, élucubrations, paraphrases, inintéressant, capillotracté. Même les romans, je suis rarement emballée. Et si ça m'intéresse, je vais très vite pour stimuler ma concentration car j’ai en général un laps de temps court de concentration à la lecture.  
 
Donc aucun problème au survol  Smile Tagada miam miam

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Pixirion le Mer 16 Jan 2019 - 21:43

Hahaha, oui je comprends le décrochage ! Par contre méa culpa pour le côté manque de structure etc.. c'est dur souvent de réussir à suivre le cours d'une pensée.. de l'écrire, de lui donner du sens sans paraphraser !

Pour dire moi c'est le contraire, j'ai une mémoire auditive, il faudrait qu'on puisse se prêter les trucs des fois..

Du coup les accents, les trucs que machin à dit à tel moment.. je retiens.. enfin presque tout^^ des fois je fais répeter ma chef 15 fois sur un truc, mais je pense que ma carte SD est saturée en fait ! Alors attends il faut au moins que je reprenne ton premier post... celui qui m'a fait tilt... je re !

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Pixirion le Mer 16 Jan 2019 - 21:52

My_illusion a écrit:Excellente question !

D'ailleurs, on me l'a jamais posée celle-là.
Plutôt me dire genre "faut pas se mettre dans un état pareil, c'est pas bon pour le karma".

Mon impuissance nourrit beaucoup ma colère. Face aux absurdités de nos vies d'humains essentiellement. Face aux abus et aux injustices. Mais aussi de la colère sur ma propre existence. Si j'avais pu choisir, j'serais pas née. L'instinct biologique, ha il est fort lui.

Je me sens comme un vétéran ou comme sur un ring à devoir continuer à me battre malgré la fatigue et les coups reçus. L'inconscient l'exprime dans tous mes cauchemars. Et pourtant, j'ai une vie qui n'est pas à plaindre. Je ressens tout ce qui m'entoure et j'ai une fâcheuse tendance à ressentir surtout tout ce qui est dramatique. Et j'essaie de trouver des solutions mais je me sens impuissante oui. Je sais que je ne suis qu'une petite goutte d'eau et que je suis moi-même un être polluant et qui fait du mal. Je n'ai jamais réussi à m'en battre "les couilles" tant que moi j'suis vernie. Je mesure pourtant la chance que j'ai mais je ne peux pas m'y épanouir.

Depuis enfant, je ressens cette colère. Ce n'est pas que négatif car elle m'a permise de tenir bon et de me surpasser aussi. Elle m'a aussi appris la privation, de se rattacher à l'essentiel. Elle me libère et m'emprisonne en même temps.
Je ressens rarement l'état de bien-être, c'est vraiment extrêmement rare.

La dépression est là, depuis l'enfance et elle ne m'abat pas complètement. La colère est là pour me forcer à agir.  

Je me suis trompée, avoir le diag' HP ne m'aide pas vraiment. Un petit soulagement sur l'une ou l'autre chose. Mais ça ne fait pas rallumer l'étincelle de vie.

Quand j'observe ceux qui m'entourent, je ne les ressens pas être heureux. C'est vraiment étrange qu'ils aiment tant faire paraître qu'ils le sont. Pour s'auto-convaincre probablement.
Je ne ressens aucune jalousie ou envie quand je vois des autres heureux, j'ai plutôt tendance à me dire qu'ils se voilent la face. Pour moi, il n'est pas possible de réellement se sentir globalement heureux, sainement.

Je suis née au mauvais endroit et à la mauvaise époque, c'est ce que je me dis depuis enfant. Et mon plus grand rêve réalisable est d'être lobotomisée. Quel rêve de folie quand même ! Ne plus penser, ahhhhh c'est donc ça le bonheur?

Je n'aurai jamais d'enfant parce que ce n'est actuellement plus sain d'en mettre au monde. Peut-être dans 1000 ans? J'adore les enfants, on dirait que grâce à eux tout est encore possible. J'ai 3 neveux et bientôt une nièce qui va arriver. J'espère qu'ils ne ressentiront jamais ce que je ressens depuis mon enfance et qu'il ne subiront pas trop négativement la décadence de notre société.

Donc voilà, Colère est liée à Tristesse. Mes deux émotions principales.

C'est celui ci entre autre qui m'a fait tiquer.. énorme, alors je ne sais pas si c'est de la colère pour bibi, mais oui y'a un truc qui te fait tenir, malgré une vie semée d'embûches de merdes de tout genre, de frôlage de la mort.. ben tu tiens en te disant et je te cite "un jour je serais fière de moi"
punaise à chaque fois ça me fait penser à Waynes world ' un jour elle sera mienne oh oui un jour elle sera mienne' bref on s'en fout.

et ta phrase "mauvais endroit, mauvaise époque" !! Et "ne plus penser" mais oui c'est ça !! et sur les enfants;. punaise mais en fait ce sont des phrases que je sors régulièrement.. C'est pareil, je n'arrive pas à me dire que je mettrais un enfant dans ce monde.. peur qu'il souffre, trop, qu'il ait eu mal à vivre.. Et la méchanceté des autres, et les galères en tout genre.. j'adore aussi les gosses, mais en ajouter un.. actuellement.. je ne peux pas. Et vu mon âge.. je m'occuperai aussi de ceux des autres mouhahaha !

Après faut que je reprenne tes autres posts, pour parler des gens heureux, c'est vrai que souvent, pas tout le temps.. mais j'ai des doutes, le cerveau qui fonctionne plus vite et qui passe le mur du son, et se dit non c'est du fake, ils paraissent heureux mais à la maison ils se bouffent le nez. Cela dit, s'auto convaincre c'est aussi un moyen de se dire.. Mais finalement c'est déjà pas mal ce que j'ai aujourd'hui. Alors souris ma grosse (c'est à moi que je parle hein) certains n'ont même pas de quoi se loger.. Et si on en croit les bouddhistes s'attacher aux choses, ou même aux gens, c'est se donner le risque de souffrir, et espérer plus ou mieux, c'est pas bon.

Qui croire, que faire?


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 16 Jan 2019 - 23:37

Ahaha tu aimes partir en Free style. A voir si je peux suivre Very Happy

Qui croire ? Personne
Que faire ? Prendre soin de la seule chose qui t’appartienne vraiment : ton âme. 

Les choses nous possèdent quand on pense les posséder yes.
J’aime vivre avec peu mais malheureusement, je dois de moins en moins me priver. J’ai l’impression que l’argent salit nos âmes, c’est ce que mon enfance m’a appris. Je n’ai d’ailleurs jamais compris comment on pouvait devenir vénal. Depuis enfant, je refuse ce qu’on veut m’offrir car g vu les dégâts que ça faisait qd on achetait l’amour de qqn... du coup, j’ai ce réflexe de refuser tout kdo, sans distinction de qui ça vient. Le sentiment de dette est très fort chez moi. Mes voisins qui m’ont connue dès l’âge de 10 ans ont toujours été très gentils avec moi, ils m’invitaient à manger chez eux, ils m’offraient un kdo à noël et pour mon annif. Je ne demandais pas tout ça, et je rendais à ma manière pour ne pas ressentir de dette, j’ai été une grande sœur pour les deux enfants. J’écoutais leur maman, et puis j’ai soigné leurs chats, je réparais leur soucis d’ordinateur, imprimante. Mais tout ça au fond, je le faisais de bon cœur, pour moi ils m’ont offert la plus belle chose qu’on peut offrir à un orphelin : une place dans leur cœur. J’ai revu la maman le we passé et ça m’a fait sourire car son mari lui disait « my_illusion nettoyait quand même mieux le toit que le jardinier que nos voisins ont engagé ! » c’était amusant car perchée sur le toit on papotait et je ressentais qu’ils veillaient sur moi car s’inquiétaient que je ne tombe du toit. Je venais leur emprunter leur immense échelle. Et je passais plusieurs heures par jour sur ce toit (très grand). J’avais une technique d’enfer pour aller dans les recoins, dangereuse certes mais ça faisait tellement d’années que je faisais ça et puis j’ai toujours été un petit singe. Jamais rien eu de cassé alors que j’en ai pris des risques ! Je vivais dans un bois, yavait vraiment bcp de feuilles !!! J’ai passé 28 ans dans ce bois (de mes 4 ans à 32 ans). J’adorais cet endroit, mon petit paradis. Calme, pur, Nature, animaux (ouais j’ai même eu cette immense chance de voir une chouette à la cheminée qd j’étais sur le toit, elle est restée un moment). 28 ans de chance d’y vivre, c’est déjà pas mal du tout. 
 
Vla que je raconte du chiant lol, ma petite vie.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 17 Jan 2019 - 9:05

Moi aussi j'ai du mal avec les cadeaux qu'on m'offre. J'ai horreur d'avoir le sentiment d'avoir des dettes.
Je parle de sentiment parce qu'en ce qui concerne les relations amoureuses, j'ai du mal avec l'amour qu'on veut me donner.
Ca ne me semble jamais gratuit.
Du coup, c'est toujours moi qui donne le plus mais à la longue ça m'ennuie aussi.
Pas si simple !
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Pixirion le Jeu 17 Jan 2019 - 9:52

Ah les sujets tabous à table !!!! J'avais sauté ça !! Mais oui, encore hier "on est à table ! " ou "bon appétit bien sûr" !!

Bon j'essaie de me contrôler parce que je me dis que certains voient vraiment de la merde ou du vomi dans leur assiette.. donc j'essaie de me limiter aux blagues semi sexuelles qui font en général marrer tout le monde !

Et oui les cadeaux.. c'est génant tout à fait d'accord, offrir en disant "tu l'ouvres plus tard" parce que les remerciements sont génants aussi je trouve, mais quand on les reçoit ! Joues rouges et mal être et effectivement sentiment qu'on m'offre ça pour me remercier d'un truc qui pour moi était fait naturellement ou par mon job.. Je bosse dans le social. Alors les chocolats qu'on partage avec les collègues ça va.. mais les cadeaux cadeaux.. je ne sais plus où me mettre..^^

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 17 Jan 2019 - 21:58

Zarbitude a écrit:Moi aussi j'ai du mal avec les cadeaux qu'on m'offre. J'ai horreur d'avoir le sentiment d'avoir des dettes.
Je parle de sentiment parce qu'en ce qui concerne les relations amoureuses, j'ai du mal avec l'amour qu'on veut me donner.
Ca ne me semble jamais gratuit.
Du coup, c'est toujours moi qui donne le plus mais à la longue ça m'ennuie aussi.
Pas si simple !
Vi, rien n’est gratuit. Mais parfois, faut pas faire grand chose pour que l’autre ait la sensation de recevoir suffisamment. G un ami franchement trop gentil avec moi, il m’aide pour des travaux et a tjrs de petites attentions, il dit qu’il n’attend rien en retour. Mais impossible pour moi de le croire. Visiblement, ma simple compagnie lui suffit. Il ne me demande pas de sexe. Probablement qu’il y a une attente affective derrière mais il sait aussi qu’il n’y a probablement pas plus fermée que moi. Je n’y crois pas à l’amour, je suis incapable de ressentir ce sentiment amoureux. Je ressens la loyauté, je fais ce que je peux pour les autres, je ne les utilise pas etc mais se rapprocher physiquement et intimement à moi, c’est non. Je souhaite le bien aux autres mais ce sera jamais en étant trop proche de moi. J’ai la certitude que je ne peux pas rendre qqn heureux. Le meilleur de moi est obtenu avec une certaine distance. 

Mais si tu as à donner zarb’, Tu peux trouver ce lien équilibré et sain où c’est donnant-donnant Smile

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 17 Jan 2019 - 22:17

Pixirion a écrit:Ah les sujets tabous à table !!!! J'avais sauté ça !! Mais oui, encore hier "on est à table ! " ou "bon appétit bien sûr" !!

Bon j'essaie de me contrôler parce que je me dis que certains voient vraiment de la merde ou du vomi dans leur assiette.. donc j'essaie de me limiter aux blagues semi sexuelles qui font en général marrer tout le monde !

Et oui les cadeaux.. c'est génant tout à fait d'accord, offrir en disant "tu l'ouvres plus tard" parce que les remerciements sont génants aussi je trouve, mais quand on les reçoit ! Joues rouges et mal être et effectivement sentiment qu'on m'offre ça pour me remercier d'un truc qui pour moi était fait naturellement ou par mon job.. Je bosse dans le social. Alors les chocolats qu'on partage avec les collègues ça va.. mais les cadeaux cadeaux.. je ne sais plus où me mettre..^^
Rha oui, parler de Q ça fonctionne systématiquement. J’ai un frère , le second, qui ne sait pas aligner 10 phrases sans parler Q. Ça ne me fait plus rire, c’est lourdeau.

Bien ça pour le social mais c’est dur non? Les conditions surtout. 

J’éduque à ma manière aux kdos utiles, pour ma nièce de 8 mois qui fait ses dents g offert une tute spéciale avec une gouttière pour mettre un gel qui soulage la douleur gengivale. Et trop chouette, elle adore et sa mère aussi! Pour frère 3 et sa femme, une essoreuse à salade qui s’écrase pour prendre moins de place. Ils ont trouvé ça trop bien, il en avait pas du tout. Je les motive ainsi à manger plus de salades hihi. Et je leur avais amené des salades de mon jardin pour les motiver aussi à en cultiver.

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