La vie, une éternelle enseignante

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La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 12 Fév 2018 - 8:29

Bonjour,

Depuis la note noire sur blanc de traits hp, (psys et QI), je fais des tas de liens avec le passé. C'est sidérant à quel point je refusais de penser faire partie de cette classe ayant des facilités innées.

Encore ce matin, je me dis "c'est pour ça que la seule fois où tu as fait de l'escalade avec un champion de BE,  sa copine fut dégoûtée que tu grimpes mieux qu'elle...." je n'ai pas appris les bases, c'est juste intuitif. Poser ses pieds, essayer de moins tirer sur les bras. Le gars me disait "Tu as le truc!" j'attendais qu'ils me recontactent mais je crois que sa copine a été vexée... Du coup, je n'y suis plus retournée. Ce n'était pas contre elle. J'adore grimper depuis gosse, je n'ai pas peur. Bien que je sois tombée sur la tête en sautant d'une branche à l'autre à l'âge de 15 ans
J'avais fait cent fois cette acrobatie mais cette fois-là j'ai mis trop de propulsion et j'avais du prendre un peu plus de poids si bien que les deux mains ont glissé et que j'ai pas pu retenir mon poids. Sur le sol, étourdie, g tourné la tête à droite: une pierre. Et à gauche, un sureau cassé et pointu. Sans le savoir, j'avais eu une commotion cérébrale. Des nausées et vertiges pendant deux jours. Et je n'ai rien dit. Suite à cet épisode, j'ai eu peur de grimper dans les arbres et monter sur le toit pour retirer les feuilles. Et refusant d'être dominée par la peur, j'ai réappris à me faire confiance. Ça a mis des années.

Adolescente, j'aimais bien le badminton. La prof de sport a remarqué que je jouais pas mal. Pourtant j'y jouais peu. Alors elle m'a poussée à aller en club. Mais je n'aimais pas cette ambiance d'excellence. J'aime juste jouer pour m'amuser. Et le ping pong...  Je n'y avais plus joué depuis des années. A une fête d'anniversaire, un gars manifestement doué m'a dit que j'étais une bonne adversaire. Je ne réfléchis pas. G la raquette en main, et les règles sont simples. Je gesticule beaucoup pour attraper la balle et tenter de faire courir l'adversaire. C'est amusant donc.

Je dois y aller oups.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Sam 17 Fév 2018 - 9:52

Les flashbacks !

Dans un bus, une copine de classe qui sortait avec un des frères connaissait du coup un peu plus nos vies... je devais avoir 14-15 ans, et cette copine me dit alors : "Je ne sais pas comment tu fais, à ta place je ferais des bêtises!". A l'époque j'expliquais "ma maturité" (à quoi ça sert de faire des conneries pour qu'ensuite ça cause de nouveaux problèmes? Et puis de toute manière, qui se retournerait sur moi? Personne!) par le fait que j'intellectualisais beaucoup, que j'anticipais les conséquences et que ça n'allait pas être un mal pour un mieux. Et bien, c'étaient donc QI et QE qui m'ont préservées !
« We found that male and female delinquents showed significantly lower IQ scores than nondelinquents »
http://psycnet.apa.org/record/1990-12570-001
« Intelligence can function as a protective factor for offending. »
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0047235216300034

Ça n'a pas apporté que du positif mais je suis plutôt sidérée de pouvoir retravailler toutes ces choses avec un regard plus "complet". Depuis jeune, je me disais régulièrement "Les gens qui ont eu ma vie ne sont pas censés rester en vie, ce n'est pas normal! C'est dans un caniveau que les statistiques sont censées me conduire!" Je pensais que j'avais juste un goût à défier les statistiques. Plus on me disait "tu n'y arriveras pas!" et plus ça boostait ma motivation à prouver "au monde" qu'il se trompait. Et je ne comprenais pas les autres qui étaient abattus lorsqu'on ne croyait pas en eux. La compétition se doit d'être envers soi-même, toujours et uniquement. Je suis loin d'être au niveau que j’espérerais pour moi, je me sens très limitée. Je m'inspire des gens plus doués que moi et j'essaie d'accepter mes limites physiologiques tout en les entraînant un peu quand même.

Un jour, je me dis que je parviendrai peut-être à être fière de moi. Mais ce n'est pas encore pour aujourd'hui. Pas tant que la colère me dominera autant.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 19 Fév 2018 - 20:34

Une vraie présentation?

non. J'aime pas ça.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mar 20 Fév 2018 - 6:14

Qu'est-ce qui te met autant en colère?
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 21 Fév 2018 - 21:52

Excellente question !

D'ailleurs, on me l'a jamais posée celle-là.
Plutôt me dire genre "faut pas se mettre dans un état pareil, c'est pas bon pour le karma".

Mon impuissance nourrit beaucoup ma colère. Face aux absurdités de nos vies d'humains essentiellement. Face aux abus et aux injustices. Mais aussi de la colère sur ma propre existence. Si j'avais pu choisir, j'serais pas née. L'instinct biologique, ha il est fort lui.

Je me sens comme un vétéran ou comme sur un ring à devoir continuer à me battre malgré la fatigue et les coups reçus. L'inconscient l'exprime dans tous mes cauchemars. Et pourtant, j'ai une vie qui n'est pas à plaindre. Je ressens tout ce qui m'entoure et j'ai une fâcheuse tendance à ressentir surtout tout ce qui est dramatique. Et j'essaie de trouver des solutions mais je me sens impuissante oui. Je sais que je ne suis qu'une petite goutte d'eau et que je suis moi-même un être polluant et qui fait du mal. Je n'ai jamais réussi à m'en battre "les couilles" tant que moi j'suis vernie. Je mesure pourtant la chance que j'ai mais je ne peux pas m'y épanouir.

Depuis enfant, je ressens cette colère. Ce n'est pas que négatif car elle m'a permise de tenir bon et de me surpasser aussi. Elle m'a aussi appris la privation, de se rattacher à l'essentiel. Elle me libère et m'emprisonne en même temps.
Je ressens rarement l'état de bien-être, c'est vraiment extrêmement rare.

La dépression est là, depuis l'enfance et elle ne m'abat pas complètement. La colère est là pour me forcer à agir.

Je me suis trompée, avoir le diag' HP ne m'aide pas vraiment. Un petit soulagement sur l'une ou l'autre chose. Mais ça ne fait pas rallumer l'étincelle de vie.

Quand j'observe ceux qui m'entourent, je ne les ressens pas être heureux. C'est vraiment étrange qu'ils aiment tant faire paraître qu'ils le sont. Pour s'auto-convaincre probablement.
Je ne ressens aucune jalousie ou envie quand je vois des autres heureux, j'ai plutôt tendance à me dire qu'ils se voilent la face. Pour moi, il n'est pas possible de réellement se sentir globalement heureux, sainement.

Je suis née au mauvais endroit et à la mauvaise époque, c'est ce que je me dis depuis enfant. Et mon plus grand rêve réalisable est d'être lobotomisée. Quel rêve de folie quand même ! Ne plus penser, ahhhhh c'est donc ça le bonheur?

Je n'aurai jamais d'enfant parce que ce n'est actuellement plus sain d'en mettre au monde. Peut-être dans 1000 ans? J'adore les enfants, on dirait que grâce à eux tout est encore possible. J'ai 3 neveux et bientôt une nièce qui va arriver. J'espère qu'ils ne ressentiront jamais ce que je ressens depuis mon enfance et qu'il ne subiront pas trop négativement la décadence de notre société.

Donc voilà, Colère est liée à Tristesse. Mes deux émotions principales.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Mer 21 Fév 2018 - 22:09

Tu dis que ton inconscient exprime sous forme de cauchemars, la lutte que tu mènes.
Serais-tu d'accord de raconter ton dernier cauchemar ?
J'me débrouille pas mal avec l'interprétation des rêves.
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Théo le Mer 21 Fév 2018 - 22:14

Zarbitude a écrit:Tu dis que ton inconscient exprime sous forme de cauchemars, la lutte que tu mènes.
Serais-tu d'accord de raconter ton dernier cauchemar ?
J'me débrouille pas mal avec l'interprétation des rêves.
Ouiiiii ! Raconte nous des rêves

J'aime bien les interpréter aussi, mais Zarbitude a été preum's ! Very Happy
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 22 Fév 2018 - 8:30

Celui de cette nuit était trop décousu, je ne me souviens que de bribes. Un train qui a avait du retard et qui a tracé une fois arrivé en campagne. Tension de me sentir à la limite de dérailler. En même temps, dans le paysage jvois la statue de la liberté et les autres dans le train me disent que ça a toujours été là.

Ensuite j'étais dans les airs dans une grande roue avec qqn mais je sais pas qui. Et un micro géant tombe du ciel, fracasse un immeuble et rebondit dans ma direction, me frôle avant de réatterir sur le sol et là comme par magie ce n'était plus en matériau dur mais en plastique style ballon gonflable.

La tension est toujours présente. Du danger toujours. Souvent de la poursuite, traquée.
Celui de hier, en gros c'était un gars (que je ne connais pas et aucun souvenir du visage) qui a réussi à m'amadouer et sans que je m'en rende compte g été "contaminée" par un serpent noir qui est entré par la nuque.

Ce sont des softs et sympas ceux-là on va dire. Les pires peuvent me sortir du sommeil. Comme la fois où j'ai vu sur la table du salon où génitrice passe ses journées, un jeune chat blanc à l'agonie dans un plastique transparent à zip. Je le voyais en gasping et j'suis arrivée trop tard pour le sauver, le cerveau était depuis trop longtemps en hypoxie. Génitrice était à côté, pour elle c'était normal de s'en débarrasser de cette manière. L'impuissance. La culpabilité de ne pas avoir pu éviter que ça arrive.

Yen a trop et évidemment je les oublie en grande majorité. Je sais que l'inconscient ne plaisante pas mais je n'ai pas de solution à lui apporter.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 22 Fév 2018 - 9:42

My_illusion a écrit:Celui de cette nuit était trop décousu, je ne me souviens que de bribes. Un train qui a avait du retard et qui a tracé une fois arrivé en campagne. Tension de me sentir à la limite de dérailler. En même temps, dans le paysage jvois la statue de la liberté et les autres dans le train me disent que ça a toujours été là.

Ensuite j'étais dans les airs dans une grande roue avec qqn mais je sais pas qui. Et un micro géant tombe du ciel, fracasse un immeuble et rebondit dans ma direction, me frôle avant de réatterir sur le sol et là comme par magie ce n'était plus en matériau dur mais en plastique style ballon gonflable.

La tension est toujours présente. Du danger toujours. Souvent de la poursuite, traquée.
Celui de hier, en gros c'était un gars (que je ne connais pas et aucun souvenir du visage) qui a réussi à m'amadouer et sans que je m'en rende compte g été "contaminée" par un serpent noir qui est entré par la nuque.

Ce sont des softs et sympas ceux-là on va dire. Les pires peuvent me sortir du sommeil. Comme la fois où j'ai vu sur la table du salon où génitrice passe ses journées, un jeune chat blanc à l'agonie dans un plastique transparent à zip. Je le voyais en gasping et j'suis arrivée trop tard pour le sauver, le cerveau était depuis trop longtemps en hypoxie. Génitrice était à côté, pour elle c'était normal de s'en débarrasser de cette manière. L'impuissance. La culpabilité de ne pas avoir pu éviter que ça arrive.

Yen a trop et évidemment je les oublie en grande majorité. Je sais que l'inconscient ne plaisante pas mais je n'ai pas de solution à lui apporter.

Tout d'abord on peut dire que les cauchemars, ce sont des rêves "urgents". L'inconscient nous demande de conscientiser certaines choses rapidement, surtout celles qui nous font peur et qui nous freinent dans la vie.
De manière générale, la personne qui nous accompagne durant les rêves ( et qu'on ne peut identifier à personne ), c'est notre guide intérieur. Il est toujours présent dans les cas d'urgence et il a un rôle protecteur dans le cas des cauchemars.
Analyse des symbôles:
Le train : transport en commun sur des rails. Déjà, les rails pour un zèbre, c'est pas quelque chose de facile ( LOL). Ca pourrait vouloir dire que les personnes dans ta vie préféreraient que tu ralentisses ton rythme, que tu trouves une vitesse de croisière plus stable mais en même temps, tu as la liberté de choisir ton rythme.
Du coup, ça te donne une certaine légèreté ( tu flottes dans les airs ), toujours accompagnée par ton guide intérieur.
Le micro : la vie te donne le droit à la parole mais elle doit être "souple" comme le ballon rempli d'air et pas comme une parole tellement dure qu'elle pourrait briser tes propres structures ( l'immeuble ).
Le noir : représente ce qui est "à travailler", ce qui est encore inaccompli.
Le serpent : comme il est placé au niveau de la nuque, ça peut vouloir dire que cette énergie primale a déjà fait une belle ascension depuis tes profondeurs. Ton guide intérieur t'amadoue et ça c'est plutôt une bonne chose quand on souhaite travailler nos terres intérieures encore inconnues, de se laisser faire par lui :-)
En gros, laisse-toi guider de l'intérieur et ce travail pourra alors se faire facilement.
Pour le chat blanc, je ne vois pas trop sauf que si génitrice trouve cela normal, je pense que tu ne dois pas te faire de reproches. Certaines choses doivent mourir. Ca évoquera peut-être quelque chose pour toi par rapport à l'époque où tu as fait ce rêve.
Jung dit que le meilleur interprète d'un rêve, c'est le rêveur lui-même.
Est-ce que mon "analyse" te parle ?
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 22 Fév 2018 - 11:06

Merci Zarbitude,

Je ne comprenais pas pourquoi il y a d'autres personnes que je n'identifie pas. J'aurais pensé que ce sont des témoins qui ne réagissent pas, qui laissent faire les choses, me laissant me démerder toute seule dans le danger? Ok si c'est le guide intérieur.

Le train, c'est parce que je dois me coltiner ça au moins 6 fois/semaine et que la routine me broute et la SNCB est pratiquement systématiquement en retard. J'ai horreur de la routine, d'être obligée à. Je m'isole beaucoup des autres pour ne justement pas les énerver (et ne pas m'énerver moi non plus). Je sens une certaine liberté et une force à réaliser tous les possibles. J'ai quitté un CDI fin 2015 pour partir toute seule à l'autre bout du monde (Nouvelle-zélande/ Australie) et tout le monde enviait ce "courage" et en même temps me disaient qu'ils n'oseraient pas. Encore moins seule. Mais c'est le genre de challenge que j'adore relever. La prise de risques (j'ai glissé dans un sol volcanique de Nouvelle-Zélande me brûlant méchamment le pied, la souffrance ressentie est mémorable... mais qu'est-ce que je me sentais en Vie!), c'est une chose qui éveille de la Vie. Je ne supporte pas les balises, j'aime cette liberté de choix et d'aventures.

Le micro je me demande si ça vient pas de "The voice" HAHAHAHA même si je regarde pas vraiment, une amie qui m'en parle. Le micro qui vient à moi "Allez vas-y crache le morceau!". Que cet énorme objet m'ait frôlée, ça vient d'une frayeur qui date de septembre 2014 : Au cours d'un court voyage dans les Laurentides (Canada), sur un parking dont la ville s'appelle "Saint-Sauveur" je sortais d'un magasin de sushi's... Une voiture folle débarque en faisant un gros bruit, le conducteur n'avait plus aucun contrôle, la roue s'est détachée en prenant le haut trottoir et le conducteur tentait d'éviter les obstacles, une femme a été percutée, volant par dessus, et ensuite la voiture est venue vers moi, j'ai juste eu le temps de me déporter qu'elle a frôlé mon bras gauche. Ensuite elle s'est immobilisée en fonçant dans les voitures garées. Le monsieur n'était pas alcoolisé, il disait qu'il ne pouvait plus freiner. La femme accidentée ne bougeait plus. Et je répétais à voix basse "Elle est morte? elle est morte?" et puis des gens ont crié et ma raison est revenue : "Appelez les secours!!!" Elle a repris conscience et tentait de se relever, l'ambulancier voulait lui mettre une minerve qu'elle s'acharnait à retirer. Elle a eu plusieurs fractures et commotion cérébrale mais s'en est sortie. J'ai donné ma déposition. Et puis j'ai quand même mangé ma boite de sushis que je venais d'acheter sur ce parking... écrasée par ma main droite. Pendant ce court séjour de 12 jours, je me suis aussi retrouvée dans un fossé en voulant me garer sur l'accotement (trompe l'oeil) pour photographier un coucher de soleil...

Le serpent noir m'a eue yes (étonnant au vu de ma méga méfiance). Me laisser faire? HAHAHAHA, le conscient n'est pas encore d'accord (rires).

Le blanc, je pense que c'est le symbole de l'innocence? (j'ai eu un chat blanc, les gens voulaient l'euthanasier quand il était jeune pour s'en débarrasser, je l'ai appelé "Tiblanc" mais il est devenu énorme (très grand), il est mort depuis près de 2 ans après une belle vie). Ma génitrice a commis des choses horribles sur des animaux. Elle m'a traumatisée notamment à l'âge de 10 ans, en étranglant mon chien (noir, qui s'appelait "Bigoudi" car crollé, un croisé caniche). Elle l'a tué de ses propres mains juste parce que ma soeur a accusé ce chien (sans preuves) d'avoir tué son chat... malgré mes cris et mes pleurs elle n'a pas desserré l’étreinte, ma soeur était sa fille préférée (tant mieux pour moi je dois dire). Son absence d'empathie s'est donc reflétée dans ce cauchemar, face à ce chat qu'elle a laissé mourir devant elle dans un sac en plastique, en étant probablement l'auteur. J'ai toujours du ramasser les pots cassés de ses négligences et inconsciences. J'ai franchement coupé les ponts récemment, car je sais que je ne peux pas la sauver, elle mourra en étant une merde finie. Je m'en veux je suppose qu'à l'âge de 10 ans, je ne l'ai pas frappée pour qu'elle lâche mon chien. C'est un peu comme si j'en étais partiellement responsable. Même si je n'avais que 10 ans et que cette "femme" était un monstre, j'aurais du l'en empêcher. Comme j'aurais du empêcher bien d'autres événements. La culpabilité, l'impuissance, la colère.

Je ne sais pas si la vie me donne droit à la parole, peut-être trop tard. Je me dis surtout que le passé est fait et qu'on se construit dessus, qu'il est immuable. Parler ne me soulage pas vraiment, et surtout, ça ne fait rien oublier. J'aime la Vérité, lorsqu'elle est Juste même si elle est Dure. Je crois davantage à ce qui est dur que ce qui est doux. En réalité, je n'accepte pas la douceur envers moi, ça ne fait pas partie de ce que je connais. Je suis douce quand je m'occupe des animaux et des enfants car je leur donne ce que les êtres "immatures" ont besoin de recevoir pour se construire solidement. Mais moi, rendue à mon âge, je ne suis plus un être immature et malléable. J'aime au fond ce qui cogne car c'est au fond comme ça qu'est la Vraie Vie, elle roue de coups et forge.

Merci pour ton analyse Zarbitude.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 22 Fév 2018 - 11:40

Ooohh mon Dieu, excuse-moi pour l'interprétation sur le chat ! Je n'avais pas du tout compris que c'est ta mère que tu nommes "génitrice". J'ai bêtement cru que c'était le nom de la maman chat.
Je te reparle plus tard.....
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 22 Fév 2018 - 18:18

J'ai envie de te dire que moi aussi, à de nombreuses reprises, je me suis sentie impuissante et je n'ai pas fait entendre ma voix.
A force d'être niée dans ce que je suis, j'ai fini par me taire, par ne plus oser.
Quand tout ce que tu fais et pense est rejeté, c'est une manière de réagir.
Mais je reste quand même assez bien persuadée que ton rêve avec le micro est de cet ordre. Tu as à apprendre à faire entendre ta voix. Moi aussi!
Moi, j'ai choisi de le faire "gentiment" mais sûrement et à mon rythme. Je ne veux pas me faire violence. J'ai un tempérament doux Wink
Quand je m'énerve, ça ne me vaut rien donc la vie m'apprend Very Happy
C'est drôle parce que quand j'ai arrêté mes études, je me suis dit : mince, plus rien à apprendre, ça fait bizarre!
Mais je me suis assez vite rendue compte que la vie était une école bien plus fabuleuse que tout ce que j'avais connu et que je continuais à apprendre! Apprendre "par moi-même", apprendre grâce aux événements qui se présentaient dans ma vie. Ou que je faisais se produire....Chouette Very Happy
Mais tu sais, au fond, ce qui est le plus important, c'est qu'en parlant toutes les deux de tes rêves, et bien, c'est toi qui donne un sens à tout ça. Et je crois que c'est quelque chose de bien : donner un sens à ce qui arrive.
J'ai l'impression que nous sommes d'éternels chercheurs.
Si ça te tente, je te raconte mon dernier rêve et c'est toi qui te "colle" pour le décrypter Razz

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 22 Fév 2018 - 23:10

Yes, ça marche, je t'écoute. Je te donne mon micro looool.

Analyser, je fais ça constamment oui. Et j'apprends toujours ouf. Les études sont terminées depuis 2012 (9 années consécutives) et ce n'est pas forcément là que g appris le plus. D'autant que mes domaines sont intarissables (bio et veto).

Auj' je suis contente j'ai fait de la gyroroue... La première fois c cho archi cho. Il m'a fallu essayer trois fois pour sentir comment gérer l'équilibre. Sans conseils, juste sentir... Et sans surprise j'ai appris plus vite que les deux autres personnes. Et là je me dis que ça a de bons côtés ce genre de facilité innée. A l'univ', la résidente en chir' me disait que j'anticipais les actions qu'elles allaient faire, du coup elle m'aimait bien. On a sauvé un chien d'une torsion d'estomac. C'était un vrai bain de sang (la rate a été entraînée dans la torsion et des vaisseaux sanguins avaient été déchirés) Mais avec sang-froid et rapidité, il a survécu. Je l'ai surveillé toute la nuit et les jours suivants (soins intensifs, en tournante of course). Quelle joie qu'il s'en soit sorti! Patte d'ours il s'appelait, un super chien. Un de mes plus beaux moments. Aussi, je me suis aussi sentie très fière lorsqu'à 3 h du matin, un chien hospitalisé a arraché son cathéter. Du coup, pour pas devoir réveiller un interne et pour apprendre, j'ai reposé un autre cathéter, c'était mon tout premier, je n'ai jamais rien dit car on avait pas trop le droit. Pas seul en tout cas vu qu'on était encore qu'étudiants. Mais je sentais que je pouvais y arriver.

Ma maître de stage aussi me disait "j'ai eu de nombreux stagiaires et toi tu as ce truc en plus, tu sais quoi faire de tes mains sans que je doive te dire". C'est instinctif, inexplicable, se sait et c'est tout. Mais je pensais que c'était juste parce que j'avais appris très jeune à tout faire par moi-même. Jamais j'aurais pensé que c'était un truc hpéen.

Je t'écoute pour ton cauchemar, bien que je ne te connaisse pas, gloups.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 22 Fév 2018 - 23:25

Cool, merci!
Alors ce n'est pas un cauchemar, j'en fais très rarement.
Dans ce rêve, je conduis un énorme camion. Il y a quelqu'un assis à côté de moi.
C'est un camion mais je remarque qu'il roule sur des rails et que je ne contrôle pas sa vitesse qui est vertigineuse.
La route est chaotique et semée d'embûches que je parviens à éviter.
Soudain, je vois qu'il y a un énorme tas de sable au milieu de la route et je sais que le camion ne pourra pas passer par dessus.
Alors je vire à gauche, sortant ainsi de la trajectoire induite par les rails.
En face, sur la route, un camion, identique au mien arrive, lui aussi à une vitesse vertigineuse et il fait comme moi, il vire à gauche.
Je le regarde s'éloigner dans mon rétroviseur pour voir si tout va bien pour lui et je m'écrie : bien joué !!!
Ensuite mon camion tombe en panne. Je sais que ce n'est pas à cause de l'écart que je lui ai imposé. Je sais exactement quelle est la pièce du moteur qui a lâché. C'est un vice de fabrication bien connu.
A vous les studios Very Happy
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Ven 23 Fév 2018 - 8:07

Le camion pour la puissance du moteur, le côté imposant et bruyant?

Qqn à côté qui est, comme tu dis le guide intérieur, un garde fou?

Les rails étant tracés et donc ennuyeux, la vitesse et l'adrénaline sont recherchées?

Le tas de sable est l'obstacle, le frein à l'expression libre de ton potentiel? Le sable englue style sable mouvant.

En quittant les rails pour contourner le problème, tu en rencontres alors un autre (celui d'en face) ce qui te ramène aux rails, plus sécurisés. Bien que tu te sentes bien de prendre des risques et que ça se passe bien.

En gros tu as envie de sortir des sentiers battus mais une peur de le faire? Ton guide intérieur ne dit rien (qui ne dit mot consent?).

La panne traduit la fatigue de ce mode de vie en hyper? Un vice de fabrication, qui existe depuis le départ (inné et pas acquis).

Je fais pas d'études de rêve c juste une petite analyse comme ça.


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Ven 23 Fév 2018 - 8:42

Moi ce qui m'avait troublée c'est que je me sois écriée de tout mon coeur " bien joué" lorsque j'ai vu que le camion d'en face avait réussi à éviter le tas de sable et que moi, je ne m'étais même pas félicitée d'avoir réussi aussi.
Dans les rêves, le moyen de transport ( voiture, camion etc...) reflète la personnalité du rêveur. Et dans la vie, on est tous plus ou moins sur des rails mais moi, je sais sortir des rails lorsqu'il y a danger. Je n'ai pas eu peur de le faire.
Ca me fait plaisir que mon inconscient me montre ça.
Tu as "bien vu" Very Happy mon guide intérieur est toujours avec moi quand je fais un rêve où j'utilise un moyen de transport. Ca veut dire pour moi, qu'il fait partie de moi, de ma personnalité, qu'il sera toujours là. Ca aussi ça me fait plaisir.
Pour ce qui est de la panne, je ne sais pas très bien. Mais comme je connais le "problème", c'est rassurant.
Merci en tous cas d'avoir pris le temps de décortiquer. Ca aide toujours de parler d'un rêve à quelqu'un ou de l'écrire.
Moi non plus je n'ai pas fait d'études officielles concernant les rêves mais j'ai lu Jung et ça m'a donné l'envie de m'intéresser aux rêves et je me suis mise à me souvenir de mes rêves alors qu'avant je n'y arrivais pas.
L'envie, ça fait tout Very Happy
J'espère que tu me raconteras encore les tiens.
Bonne journée.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 4 Avr 2018 - 8:31

Plus le temps de faire des cauchemars je pense. Je suis en épuisement physique et mental. Et malgré tout, je dors peu, je ne parviens plus à dormir au delà de 8h même le we, ça alors je pensais pas qu'un jour ça m'arriverait !

Je suis sur plusieurs fronts en même temps. Et je note que cet extrême d'exigences intellectuelles et physiques que je m'impose me fait également du bien. Cela tait mes pensées personnelles. Et ça fait grand bien!

Le challenge faux plafond auto-porté d'une pièce de 3,5x3,8m est un franc succès. Cette casquette "chef de chantier" est à ajouter dans mon panel de capacités. Je m'auto impressionne! J'ai été à l'encontre de divers conseils par des soi disants pro's. Ils ne travaillent pas avec les mêmes profilés, ils ne peuvent donc pas comparer.

Mais j'ai peur que je vais me sentir coincée dans une spirale où je dois trouver sans cesse de nouveaux challenges et de plus en plus durs. La satisfaction de la réussite est très éphémère....

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Lun 23 Avr 2018 - 22:13

Le dernier cauchemar en date date de plusieurs jours et mon inconscient est probablement ce qui me fait le plus peur... J'ai rêvé /cauchemardé ce qui semblait réel. Ma soeur n'était pas morte et elle racontait toute sa stratégie pour avoir simulé son suicide dans le but de voir la réaction de son entourage... Et je posais des questions puis j'ai dit "c'est impossible, je t'ai vue en rigidité cadavérique, les marques de brûlures au cou, et le voile blanchâtre aux yeux, impossible que ça puisse être simulé !" et me suis réveillée. Ma première pensée fut "fait chier cet inconscient, il en garde un traumatisme!"

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Mer 1 Aoû 2018 - 19:28

C'est un truc de fou, j'apprends qui je suis par des vidéos car aucun des deux humains qui m'a fichue sur cette Terre n'a été foutu de me consacrer ne serait-ce qu'un peu de temps, sans parler d'une place et encore moins d'affection.

Cette psy, Monique de Kermadec, connait très bien ces différences, je suis bluffée par tout ce que je retrouve en moi dans ses paroles. C'est incroyable.

Rien que ceci :

Sans cesse, je suis considérée comme une rabat-joie, une pessimiste, négative alors que pour moi tout ce que je dis/fais est pour un mieux. J'adore d'ailleurs le dicton "un mal pour un bien" c'est un de mes leitmotiv.

et ceci :

Cette recherche d'intensité... Je ne l'ai jamais trouvée et je me suis effectivement isolée depuis l'âge de 7 ans. D'être incomprise donne l'errance identitaire et ça m'enfonce dans la dépression depuis lors. Je m'en sors par tous les challenges que je me lance. Je n'ai aucune pathologie mentale, dieu merci.

J'suis choquée là.

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Elliot le Jeu 2 Aoû 2018 - 11:12

Salut à toi !

As tu tenté de discuter avec des personnes de ce forum ?
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 2 Aoû 2018 - 11:59

En privé tu veux dire?

Je me vois mal aller piocher des gens au hasard pour communiquer. Je pensais que le forum était là pour une meilleure visibilité. Et de là, ya du match car mêmes les HP sont tous différents.


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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Jeu 2 Aoû 2018 - 12:54

Bonjour M.I.,
Je réalise que je n'ai pas commenté ton dernier cauchemar. Je suis si désolée pour ta soeur!
As-tu pu parler de tout ça avec un psy ?
Il en existe qui travaillent à partir des rêves.
Merci pour les vidéos. Cette personne est très "vieille France", c'est étrange.
Mais bon, malgré la courte durée des vidéos, elle dit des choses essentielles comme " connaître l'origine de nos douleurs".
Je ferais bien de me remettre à y réfléchir.
Une chose m'apparaît, à ton sujet : Tu n'utilises toujours pas ton micro pour dire qui tu es. Au lieu de ça, tu t'imposes des challenges. Bon comme tu es douée ça se passe bien mais ça te demande beaucoup d'énergie et tu te doutes que tu vas t'épuiser à ce petit jeu même s'il est amusant aussi.
Ici, tu peux exprimer qui tu es, avec des mots. Je trouve que tu devrais le faire.
Peut-être même es-tu venue ici pour ça Wink
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par My_illusion le Jeu 2 Aoû 2018 - 23:04

Bonjour Zarb'

T'inquiète, je trouve que ça ne se fait pas de parler comme je le fais. C'est trop "choquant" même si c'est comme ça que j'le ressens j'devrais pas lâcher ça comme ça.

Je n'en ai tjrs pas parlé non. Jusqu'à présent j'ai juste pensé que c'est ce qui devait arriver et qu'elle ne souffre plus depuis qu'elle est décédée. Et moi aussi, j'en ai ressenti du soulagement car sa souffrance je la prenais directement de plein fouet. Je ressens même des fois de l'envie, car mort on ne ressent plus rien.

D'ailleurs depuis ce "rêve", je ne me souviens plus d'aucun.

Monique de Kermadec connait bien le sujet, elle essaie d'apporter des solutions apaisantes mais force est de constater qu'il n'y en a pas énormément. Oui être soi... mais c'est quand même pour se retrouver en solitude d'âme. En tout cas, en étant polytraumatisée et ayant une façon d'analyser et de réagir de façon différente de la norme, j'trouve pas vraiment de personne où j'peux me sentir comprise et reconnue. Se taire, s'isoler termine à un moment par ne plus être tenable. Heureusement oui, ya les activités physiques, le boulot où l'on peut lâcher tout son trop plein... Mais le soi, il est toujours nié.

Je n'ai jamais su faire une présentation conventionnelle. Je n'aime pas ma personne en tant que telle d'ailleurs même si factuellement, ya pas de raison valable. Personne ne s'inquiète pour moi car d'extérieur, on pense que tout va bien. Personne n'a suffisamment de temps ni de disponibilité émotionnelle et je n'ai jamais demandé d'attention de la part des autres, pour pas qu'on me le reproche un jour. Viennent ceux qui veulent, de leur plein gré. La vie est dure pour tous, ça je le comprends bien. Et c'est la faute à personne si je n'ai pas vraiment de famille.

Qui je suis? Mon être, je n'en sais trop rien. J'ai juste été lâchée dans ce monde sans cadre, sans identité, j'ai servi. Je suis plutôt "une chose". En tout cas, je peux me définir par mon faire, mais mon être... Je cherche toujours à le définir. J'aimerais parvenir à développer ma vulnérabilité émotionnelle mais c'est le flou total. Soit je ne sais pas ce que je ressens soit j'ai une trouille bleue des revers.

Ce n'est pas très clair tout ça pas vrai?!

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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zébrule26 le Ven 3 Aoû 2018 - 0:36

Bien le bonsoir,

J'avais envie d'intervenir en ces lieux mais je ne savais trop comment je voulais le faire et je me suis dit que tout d'abord il serait d'usage de commencer par une formule de politesse et donc te souhaiter "à nouveau la bienvenue" parmi nous, ou devrais-je dire le "retour".

Hum... J'avouerai avoir quelque difficultés à faire un choix ce soir.... Ma principale interrogation serait de savoir jusqu'à quel point je pourrais "compacter" mon message sans que ton "côté intuitif, qui semble quelque peu développé, ne perde de contenu de celui-ci... hum...
Mon principal contenu se situerait dans cette espèce "d'idée à tiroir" que tu as développé le long de tes trois paragraphes principaux, mais il me semble naturel de tout de même faire référence à d'autres parties..

De mon point de vue, ta première phrase ("T'inquiète [...]comme ça.") me semble presque triste, non pas de son contenu mais de sa valeur... Parce que, de mon point de vue, tu sembles l'avoir écrite sans même le penser... Ou plus "clairement", je dirais que c'est une phrase que tu as "réfléchi" mais que tu "écris" sans même être d'accord avec toi-même... Comme pour faire "plaisir à la bienséance"...

Avant de continuer, je tiens à te présenter mes condoléances.

La "deuxième idée" ("Je n'en ai [...]plus rien") cette fois-ci me semble triste également mais pour une tout autre raison... En effet, là tu es pleinement sincère, et que ça soit d'un point de vue empathique et/ou personnel, je comprends tout à fait ces sentiments et vaudra ce que cela vaudra, je dirais, vu que cela est mon cas, que ce qui nous retient réellement, c'est justement notre empathie, celle vis-à-vis de ceux que l'on sait qui souffriront si tel était le cas... D'ailleurs ton cauchemar  est très "intéressant" (dans ce contexte, je dirais que mon propos est particulièrement inapproprié et ne voulant en rien te manquer de respect, je tiens à m'en excuser mais il représente pourtant le fond de ma pensée...), Il est "simple" mais pourtant très profond, "s'affrontant" trois aspects de ta "personnalité"  laissant un "quatrième" dans un état de choc (ce qui, d'ailleurs, est la raison de ton "manque de souvenirs vis-à-vis de tes rêves" ; je dis cela mais tu en es parfaitement consciente).

Enfin, l'idée majeure, qui est la principale raison de mon message, à savoir ta "réflexion" sur le "soi"... Et c'est cela que je ne sais à quel point je pourrais compacté... Car je pourrais te faire un "exposé" vis-à-vis de ce que tu as pu dire, qui soit en passant était très intéressant, où je pourrais écrire pendant des heures, mais quand bien même je pourrais en réduire la forme et en condensé le contenu, je ne sais pas à quel point je pourrais le faire sur un sujet aussi complexe et pertinent... hum... Je vais m'essayer à cette "exercice" mais je ne puis assurer un quelconque résultat ; si, et je devrais plutôt dire "lorsque" voire même "étant donné", tu as besoin de "point d'éclaircissements" et/ou tu souhaites continuer la discussion, je serais ravi de le faire, que ce soit ici, par Mp, ou autre moyens...

Ton approche du "soi" et plus spécifiquement ton développement sur ces trois derniers paragraphes est quelque chose de très intéressant... Commençons par le "développement" que tu donnes :
- En premier lieu tu donnes un "soi" comme étant quelque chose que tu "comprends", que tu peux "définir" et encore plus, que tu peux choisir "d'activer ou non".
- En second lieu, contrairement à ton premier paragraphe où tu faisais une approche plus "générale" de ton "toi", ici tu rentres dans une approche beaucoup plus "précise", en utilisant exemples et traits qui te sont propres en te montrant "presque à nu" mais tout en essayant de "respecter la bienséance".
- Enfin, tu rentres dans un "état" que l'on pourrait faire correspondre au "ballottements du soi profond"... Et là encore une fois, tu "tentes de te mettre à nu", mais sur un "nu beaucoup plus profond", sur quelque chose qui est presque "abstrait", et qui d'ailleurs pour toi-même, te semble quelque chose d'on ne plus abstrait, d'insondable, d'intangible... Et pourtant, à s'y méprendre tu serais exactement en train de détailler ce que tu avais donné en premier lieu ; à la seule différence, ici, c'est qu'il s'agit de ton "toi profond" et donc pas le "même toi" que celui énoncé dans le premier paragraphe...

Comme on peut le voir ici, et ce qui d'ailleurs, montre que même si tu dis ne pas te connaître, tu sais pourtant distinguer le tout tant tu as pu "séparé" ces différents paragraphes, qu'ici s'entrechoquent plusieurs aspects de ta personnalité, tout comme pour ton cauchemar... Car oui, on pourrait prendre le développement comme une simple "série d'idées" mais en réalité, c'est plus proche d'une "commode d'où chaque paragraphe serait sorti d'un tiroir différent". Et d'ailleurs concernant cela, c'est le troisième tiroir qui est de loin le plus intéressant car dans celui-ci, quand bien même aurais-tu dit que tu ne te connaissais absolument pas, dans ce même tiroir, tu dis également que tu connais ton "faire", et c'est tout sauf rien... Si l'on devait savoir qui "est quelqu'un" plus des deux tiers serait donné via son fonctionnement et si l'on est capable d'avoir suffisamment d'informations dans suffisamment de contexte différents, l'on peut même arriver à obtenir une bonne partie de ce denier tiers.
Je pourrais encore en dire long, mais je finirais par dire que tu te trouves dans un terrible cercle vicieux actuellement et tes deux dernières phrases en sont les parfaites définitions...
=> Tu cherches à te "développer"/ te comprendre / te cerner, etc....
1er résultat : tu ne sais pas/ne comprends pas / ne peux pas... c'est donc ce que l'on pourrait appeler une "impossibilité technique", mais je dois ajouter que celle-ci est "temporaire", en effet, ce que tu n'arrives pas à "comprendre", n'est pas quelque chose d figé, car, à n'en pas douter, tu peux et tu vas te "développer"/"évoluer" et au fur et à mesure de cela, de plus en plus de ces "impossibilités techniques" vont se "débloquer".
2ème résultat : tu as peur/paniques/ te bloques.... c'est donc ce que l'on pourrait appeler une "impossibilité émotionnelle" ; ce blocage, en revanche, dans l'absolu, pourrait rester dans la majorité des cas "si rien n'était fait"...

Ces deux mécanismes ont principalement été créés comme "mécanismes d'auto-défense" afin de t'éviter de souffrir, ce qui, paradoxalement, aura tendance à amener une souffrance, certes différentes, mais qui pourrait être une mauvaise idée de prendre à la légère... Comme je l'ai dit tu te trouves dans un cercle vicieux car ta recherche, afin d'évoluer pour te sentir mieux, se retrouve entravé par ces mécanismes d'auto-défense, amenant à un certain mal-être, qui devient à force de la souffrance, qui t'amène à rechercher à aller mieux, etc... etc... Il n'y a pas réellement 36000 manières de briser une telle chaîne, et dans ton cas, il me semble peu probable que tu puisses la briser toute seule... Le problème étant maintenant, que si tu tentes de la briser avec une mauvaise personne, tu pourrais te retrouver à être "blessée" du fait d'avoir outre-passer les mécanismes d'auto-défenses, donc tu te sentirais mal, et à cause de cela, tu renforcerais tes mécanismes d'auto-défense, que ce soit consciemment et/ou inconsciemment et donc que tu retournerais dans cette "boucle" et là, bonne chance pour en ressortir... dans l'absolu, il est "toujours possible" d'en ressortir, mais plus on y retourne et plus cela devient compliqué...

Et pour te répondre : "Ce n'est pas de l'eau de roche, mais cela est suffisamment transparent pour qui sait regarder, et je suis persuadé que cela est loin d'être si trouble, même pour toi".

PS : En espérant ne pas avoir été trop long et le plus explicite possible.
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Re: La vie, une éternelle enseignante

Message par Zarbitude le Ven 3 Aoû 2018 - 18:28

@M.I.
Je ne m'inquiète pas, je sais très bien que tu as beaucoup de forces pour continuer.
Saches seulement qu'ici, tu as une amie.
Nous passons tous par des trucs parfois très durs comme la mort ou la souffrance. Mais en tant que bons zèbres, nous avons beaucoup de résilience. C'est rassurant.
J'ai toujours senti en moi que je m'en sortirais, quelle que soit la situation.
Connais-tu ce sentiment ?
Je ne pense pas qu'il soit possible d'être trop intelligent pour être heureux.
Trop sensible, trop empathique, ça oui. Mais notre intelligence, je l'ai toujours ressenti, doit au contraire nous permettre de switcher vers le bonheur. C'est un état d'esprit avant tout, alors, c'est possible à chaque instant.
Je vais te dire mon petit truc à moi ( parce que va savoir pourquoi, je ressens beaucoup d'amitié pour toi ): j'ai trouvé à l'intérieur de moi un espace où je peux me réfugier. C'est un endroit inondé d'amour pur où je peux me ressourcer chaque fois que je trouve que la vie est trop ; au choix : chiante, triste, décourageante etc...
Autant te dire que j'y vais régulièrement. Il y en a qui appellent ça "méditer". Un mot bien pompeux pour dire " se ressourcer".
J'espère que tu le trouveras si e n'est déjà fait.
De tout mon coeur...
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