Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

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Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Dim 11 Fév 2018 - 20:46

Bonjour à tou-tes

Je sais déjà qu'avec un titre aussi pourri, j'ai éliminé une bonne proportion de personnes ayant de l'humour-propre Wink
Ce ne serait pas très original de vous dire que cela fait des mois (voire années en fait) que je lis vos témoignages, et je n'osais pas me lancer. L'idée étant que je ne suis pas sûre d'être zébrée, et que j'ai souvent du mal à bien décrire ce que je ressens, et aussi à expliciter l'implicite. Combien de fois dans ma vie je me rends compte que non, cette idée, mon ressenti, ne coulent pas de source et ne sont pas compréhensibles si je n'en parle pas.
Je vous remercie très sincèrement d'avance pour le temps que vous prendrez à me lire et peut-être à essayer de comprendre, vraiment, merci. Je prends l'expérience comme un groupe de parole, sans les interactions non verbales (peut-être que du coup ca n'a pas le même effet, je me suis toujours demandée ce qu'est l'effet neurologique et surtout les différences entre une interaction verbale sans présence physique et avec.... par exemple, je me demandais si la facilité avec laquelle certaines personnes peuvent tomber amoureuse virtuellement ne serait pas en lien avec la pensée magique, le fait de traiter la relation en "interne" seulement, sans la "réalité" , comme un enfant....bref, cela ne doit pas être très clair et je m'égare).
J'éprouve de grandes difficultés, aussi bien relationnelles, qu'existentielles, en passant par toute la palette des situations de vie possibles et imaginables (une phrase pour ne rien dire).
A plusieurs reprises , on m'a dit (pas suggéré, mais dit, déclaré, pour ce que ca vaut) que je devais être surdouée, un zèbre/hp). Je vais donc très prochainement rencontrer un professionnel conseillé par le bouche à oreilles, qui ne se revendique pas spécialement connaisseur des hp, mais qui les accompagne a priori correctement. Je ne sais pas encore si je passerai des tests (un peu peur de l'étiquette, et aussi peur que ca soit positif (je douterai quand même) que négatif (ok, mais j'suis toujours mal)).... Par contre, tout en essayant de minimiser le biais de confirmation, force est de constater que je me reconnais systématiquement dans les listes et points afférents aux comportements des surdoués. J'ai eu une révélation aussi avec "Trop intelligent pour être heureux" et d'autres sites qui recensent ces points.
Je suis très très sensible, mes pensées ne s'arrêtent quasiment jamais ( arborescentes et/ou divergentes), je remets systématiquement tout en cause. Je suis souvent malheureuse car en décalage quasi total avec ceux qui m'entourent. Je vais avoir 28 ans bientôt et je ressens ce décalage comme de + en + prégnant car j'évolue autour de personnes qui suivent un chemin au moins plus classique que le mien et commencent à se caser, ont l'air d'avoir une idée de ce qu'est leur vie, dont ils ne ressentent pas le besoin de remettre en cause les fondements tous les jours (moi c'est quasi tout le temps : qu'est-ce que je fous là, avec des épisodes de déréalisation, pourquoi je peux pas vivre ça et ça et ça, et là ben j'mennuie, oh et puis j'aimerais faire ça, mais en même temps, ca n'a aucun sens,la vie n'a pas de sens, oui mais on le crée soit-même, ok, go, ouais mais j'ai aussi ca à finir, et ça (parce que j'ai toujours plusieurs projets en parallèle, qui parfois se "transversent" et là c'est jouissif, voire terrassant parce que une réflexion féconde et effervescente émerge à nouveau et...... etc).
J'ai sauté une classe étant petite, je m'ennuyais assez vite mais cela m'a joué des tours : j'avais tendance à gober un sujet très rapidement et à ne pas travailler sur les détails parce que j'avais compris les grandes lignes, le contexte, tout le "méta" et que du coup c'était l'ennui. Oui, mais la scientifique que j'essaie d'être aujourd'hui ne peut se contenter de cet esprit d'analyse et synthétique, je me force donc à plonger avec effroi dans les détails.
Je déteste la vie quotidienne, je remets en question jusqu'à la moindre lessive à faire, ménage (à quoi bon, rien de matériel ne m'intéresse, autant lire que de passer le balai), les conversations "domestiques" m'ennuient à l'angoisse (quoi???? c'est que ca la vie, c'est tout, on vit, on mange, on passe la plupart de son temps au travail, travail pour lequel il faut régulièrement que j'idéalise les buts sinon je pars, j'ai quitté 2 cdi comme ca et l'envie me taraude souvent)
Je m'ennuie donc très vite, en amitié, en amour aussi et j'ai deja pris du coup des décisions assez radicales pour changer, quitter job appart et vie connue pour m'installer sans argent dans une autre ville ...) et le PIRE c'est que pour l'instant ces décisions m'ont à chaque fois réussi. Je dis le PIRE parce que du coup in(consciemment) ca légitime cette envie permanente de bouger. J'aime tout ce qui me met dans un "flot", une fluidité, que cela soit dans un travail de groupe, un concert, de la drogue aussi (épisodiquement, et je n'y touche plus parce que la dépersonnalisation m'angoisse : je ne sais plus si moi je suis celle d'avant ou après la prise de substance). Et j'ai l'intuition que tout ce qui m'est arrivé de vraiment cool s'est passé quand je me suis mise dans un "flot" : une passion, un intérêt par exemple.
Dans mes intérêts je suis à la fois zappeuse et obsessionnelle, je collectionne une quantité importante de données, articles, photos et tout et tout sur un sujet, puis je m'en désintéresse (à part l'écologie et la nature, qui ont le mérite d'être souvent systémiques, donc fichtrement stimulantes et "infinies" : que cela soit en terme d'échelle à considérer ou en terme d'interactions, on peut étudier quasi indéfiniment).
Je suis plus accro au sentiment d'amour qu'à la relation, et de fait, je vis en remettant tous les jours (c'est littéralement épuisant) ma relation de couple. Et comme je sais que je ne peux être objective sur la situation (est-ce qu'objectivement la relation est toute pourrie, quid de ma responsabilité, les biais qu'il y a à essayer d'auto-analyser sa situation...) du coup je tourne en rond. Globalement, je préférerais vivre seule, le couple étant pour moi (attention, je sais que une grande partie d'entre vous vont me trouver aigrie, bien réductrice etc, mais je ne fais pas exprès ) : une espèce de compromis entre la solitude et la liberté. Je pense qu'on s'aliène toujours en se mettant en couple, qu'on enlève une énorme part de spontanéité ,ca rompt le "flot" (ca fait un peu contrepèterie déguisée dit comme ca) , je pense que nous sommes ensemble pour des raisons biologiques et que la civilisation nous fait rajouter quelques couches de bienséance. Et encore, notre civilisation, parce que ca me rend complètement dingue de penser qu'il y a tellement d'autres facons de vivre, et que peut-être que je ne suis juste pas à ma place Sad . Et le sexe en couple m'ennuie (je précise que je suis fidèle, étant assez idéaliste tout de même, et entière), mais la routine me tue complètement. Je ne connais pas de couple heureux, j'observe qu'en général il y a toujours des compromis et j'ai la sensation que les personnes font du forcing mental pour se persuader que c'est cool quand même...
J'aimerais vivre dans une société sans masque, sans apparence, pouvoir parler à la "profondeur" des gens directement, donc en général je leur parle peu, en plus mon humour est spécial, donc soit je fais vraiment rire, soit .. soit quoi.
Je ne veux pas d'enfant, paradoxalement, bien qu'idéaliste, j'ai une tendance à déconstruire aussi tout ce qui pourrait relever du mythe : couple, maternité heureuse, altruisme.... et du coup il ne reste rien de transcendant (suis-je nihiliste?). J'aimerais beaucoup croire en dieu ou un truc qui me soulage de ces questions existentielles. Moi je suis du style : ok, la vie n'a pas de sens a priori,donc je le crée, et en plus je pense que la plupart des "sens" se valent : pour moi une personne au foyer qui me dit que c'est le sens de sa vie est sur un pied d'égalité avec une personne qui veut changer le monde. Je me sentirais forcément plus à l'aise avec la seconde, car mon périmètre de connaissances et d'intérêt ne saurait se limiter à mon périmètre familial, sorte de petit enclos que j'aurais recrée pour être sûre d'avoir inconsciemment le contrôle sur au moins un aspect de ma vie...
J'ai l'impression d'avoir déja vécu des décennies et que rien ne m'enchentera . C'est sur même, je pense que ce que la pensée déconstruit est quasi impossible à reconstruire ou réenchanter.
J'aimerais étudier toute ma vie, et rencontrer toujours des personnes qui m'apprennent des choses, sauf que pour l'instant, oui j'étudie encore, mais je travaille aussi, donc je me confronte au fait que moi ce n'est pas la carrière qui m'intéresse mais les sujets et les personnes, et que mon profil n'est pas concurrentiel (je ne flatte pas, je n'ai pas de stratégie, je bosse, j'aide, je me positionne quand ca touche mes valeurs, je suis hypersensible à toutes le remarques, empathique à souhait,enfin pas l'employée du mois quoi) , je suis dans un couple que je suis en train de faire exploser, je me rends compte que ce qui gouverne la société n'est pas la recherche de la vérité (bouh, une généralité, j'aime pas trop normalement), et que je suis plus toute jeune (j'ai un parcours atypique donc des personnes de 5 ans de moins que moi ont deja bouclé leur cursus quoi), et j'ai des paniques et angoisses avec mon anni qui approche. Pour moi c'est la mort qui approche (je vous en supplie, que personne ne me dise "oh, t'as le temps", ou "ah ben alors si tu dis ca maintenant, qu'est-ce que ca sera plus tard", siouplé ..) , et toutes les potentialités éteintes qui vont avec, tous ces choix que je ne pourrai plus refaire.....(desfois je me dis que ce que l'on cherche dans la science, c'est à se conforter avec des répliquats, des essais-erreurs, comme des sortes de conjurations et pieds-de-nez à la vie)
J'ai des tendances obsessionnelles, surtout idéatives, mais aussi quelques tocs (fermeture notamment), une propension de plus en plus grande à réfléchir à toutes les possibilités et tous les scénarios et surtout ceux dans lesquels je meurs, ce qui donne des conversations irréalistes parfois, parce que je le dis quand même avec flegme, ex : je déclare que je finirai par ce chemin ou quelconque expérience, parce que si j'en meurs, au moins ca sera d'une traite, que si je fais ça ou ça , je risquerais d'être handicapée et alors là , imaginer que déjà avec mon corps valide, c'est ma tête qui l'emporte, si je suis paralysée, j'essaierais l'auto-suicide par la pensée...parce que si en plus je ne peux même pas bouger les yeux ou paupières pour dire "tuez-moi" , d'ailleurs il faudrait que je me tatoue ca quelque part au cas ou  What a Face )
Je ne me sens jamais à ma place (typiquement le syndrome de l'imposteur) et j'ai la sensation que les gens qui m'entourent ont compris des choses importantes de la vie que moi non (tout en sachant que logiquement c'est peu probable que la vie soit divisée en 2 ensembles aussi simples que MOI(j'ai pas compris) et LES AUTRES(ils ont tout compris). Du coup, je peux observer des personnes pendant des heures pour essayer de saisir cette chose qu'ils auraient comprises. Ex : elle a une alliance, elle a telle age, elle a compris que la vie c'était bien ainsi, tiens elle a des enfants, elle les élève comme ca, pourquoi, qu'est-ce que ca dit d'elle ? aurait-elle compris quelque chose à la vie et qu'il serait bien que je comprenne?.....etc
Ce que j'aime le + au monde : rire et apprendre. C'est ce qui fait aussi que personne ne pense que je me sens très mal, j'ai toujours le sourire, suis facilement enthousiaste, taquine.... donc une apparence qui fait qu'on me pense forte et équilibrée. En plus je n'aime jamais parler de moi, de peur d'ennuyer, d'encombrer, de passer pour égoïste ( ce que je fais ici quand même)

Voilà, c'était très long, et je vous remercie mille fois de m'avoir lue.... il est possible que je sois une malade mentale ? (je veux dire, c'est possible quand même et du coup je ne m'en rendrais pas compte)

Si vous avez un ressenti au moins proche du mien, ou une expérience, ou des pistes, ou si vous pensez que je suis malade mentale....

PS : si vous pensez que je dois ouvrir un sujet à part entière, désolée dans ce cas, et je le ferai sans souci

bonne soirée à vous Very Happy
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par MrMerlin le Dim 11 Fév 2018 - 21:04

Bonjour,
Le fait de refuser de choisir pour ne pas renoncer à d'autres choses, ça peut aussi mener à une absence de choix au final, non ? Je crois qu'on peut toujours trouver des voies, des équilibres. Pour moi c'est en quittant la ville pour la campagne et en renonçant au "vivre pour travailler" que je me suis mis sur la bonne voie, je suis sûr que tu peux aussi en trouver une qui te satisfasse.
Pour la découverte, l'émerveillement, ça peut venir de tout, d'un détail. Quant à l'approbation des autres, c'est surfait Wink Ca aussi, je crois qu'on apprend à au moins diminuer ce besoin d'approbation.
Côté couple, rien n'est facile, mais dans ce domaine laisser l'intellect de côté, ne plus lui laisser les commandes pour laisser parler les émotions ça peut aussi être un bon moyen de vivre ce qu'on a à vivre sans rien gâcher... tant qu'on ressent quelque chose, non ?
Bref, bienvenue Smile
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Turangalîla le Dim 11 Fév 2018 - 22:44

Bienvenue Very Happy

j'avoue que je me reconnais pas mal dans plusieurs de tes ressentis. Notamment ce passage: "J'aimerais vivre dans une société sans masque, sans apparence, pouvoir parler à la "profondeur" des gens directement" ça fait un bien fou de lire des phrases qu'on aurait pu écrire, Merci !
Je sais pas si ça te parle, mais parfois j'ai l'impression que le fait d'intellectualiser (tout : les relations, le sens de la vie quotidienne, etc) me blase et m'empêche de "jouer le jeu de la vie", parce que l'absolu n'existe pas et qu'au fond, chacun essaye de faire comme il peut et plaque des croyances récoltées ici et là pour se construire une identité, des valeurs, etc. J'ai l'impression que les autres sont complètement dupes de tout ça et qu'au final, l'aliéné, c'est moi...

Bref, sinon pour les pistes, j'ai l'impression que ton entourage (voir ton/ta conjoint(e)) est très différent de toi. Sur la base de mon expérience personnelle, le sentiment d'aliénation et de solitude est majoré si l'environnement n'est pas favorable. Peut-être que tu gagnerais à rencontrer des personnes qui te ressemblent un peu plus (hqi ou pas), avec qui tu pourrais vraiment t'ouvrir et avoir des discussions profondes. Bon, j'dis ça, mais je suis un phobique social notoire, donc je suis aussi conscient de l'ampleur de la tâche...
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Zarbitude le Lun 12 Fév 2018 - 6:33

J'ai beaucoup aimé ton titre, d'autant plus que je n'ai pas passé une bonne nuit Wink
J'ai lu ton "pavé" avec facilité. Ca parlait de moi, c'est pour ça..... lol!
Sois la bienvenue!
Moi aussi j'aime parler à la profondeur des gens.
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Bimbang le Lun 12 Fév 2018 - 8:28

Tout pareil. Il y a un écho de ce qui se passe dans mon intérieur.
Le truc de la mort, là, j'ai comme toi des phases, surtout quand je conduis, où je me dis, tiens là, le camion s'il n'avait pas donné un ptit coup de volant, je serais à la morgue, ou à moitié paralysée... J'essaie de m'imaginer à l'hopital, toute cassée... puis hop, je suis de nouveau à poser mon attention sur ma conduite, et une autre pensée prend place.

C'est un peu ça que je ressens dans ton écrit. Le fouillis de tes questions permanentes.
Il faudrait que je me pose plus pour trouver d'autres choses, mais je suis à la bourre, comme un peu tous les matins.

Juste un truc, la maternité, c'est beaucoup plus qu'un truc ennuyant. Je ne l'ai pas choisie mais j'ai trouvé ça passionnant d'observer mon enfant évoluer, comprendre, et cette intimité particulière, ce lien que je n'ai ressenti avec personne d'autre est vraiment à part. Ça vaut le détour et ça légitime pas mal d'abnégation.

Je file. Bonne journée à toi donc !
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Invité le Lun 12 Fév 2018 - 9:30

Lu-topie a écrit:.... il est possible que je sois une malade mentale ? (je veux dire, c'est possible quand même et du coup je ne m'en rendrais pas compte)

Si vous avez un ressenti au moins proche du mien, ou une expérience, ou des pistes, ou si vous pensez que je suis malade mentale....

Bonjour Lu-topie, tes ressentis me parlent beaucoup, mais celui là peut être plus encore Crazy Laughing

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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Lun 12 Fév 2018 - 17:01

Bonjour

Merci beaucoup d'avoir répondu à mon message, je ne m'attendais pas non plus à autant de "compréhension" Wink
@cassecaillou, alors je dois dire , vu que j'aime bien rire, que ton smiley m'a de suite fait penser à De caunes quand il fait le malade mental( je le trouve d'ailleurs saisissant dans ce personnage)... . Blague à part, j'en viens souvent à me dire que au moins, si on me diagnostiquait une maladie mentale, je saurais peut-être à quoi m'en tenir, et je vivrais cela comme mon handicap à moi. Bon, j'ai le handicap, mais sans nom ni traitement.... Tu me prouves aussi qu'avoir ce type de ressentis peut bien légitimer la question que l'on se pose, qui est la maladie mentale (on est au moins 2 !)

@Bimbang, hé bien c'est exactement ce type de pensées que j'ai , exactement ! Et merci pour ce partage sur la maternité, je ne voyais pas les choses ainsi. Je les vois uniquement en terme de perte de libertés ET surtout la grosse angoisse de transposer mes pensées (comme celle que tu décris par exemple en voiture) sur ma progéniture.... et donc hors de question de faire vivre ca ... et en + je me sens beaucoup trop dysfonctionnante pour oser donner la vie et ne pas être stable pour accompagner ces êtres.... Du coup, toi , tu n'as pas ces pensées bizarres et "morbides" avec ton ou tes enfants?

@zarbitude, contente que mon titre aie pu avoir cet effet Wink et merci de partager ton ressenti de mes ressentis Smile ca fait quand même du bien de ne pas se sentir isolée dans cette sphère mentale... et ces fonctionnements

@Turangalîla, alors tout pareil, je ne pensais pas que ce que j'écrivais pouvait retentir ainsi, et surtout être compréhensible (quand je me suis relue, je me suis dit "oh l'bordel", on dirait ma chambre ahaha)
quand tu dis "j'ai l'impression que le fait d'intellectualiser (tout : les relations, le sens de la vie quotidienne, etc) me blase et m'empêche de "jouer le jeu de la vie", parce que l'absolu n'existe pas et qu'au fond, chacun essaye de faire comme il peut et plaque des croyances récoltées ici et là pour se construire une identité, des valeurs, etc. J'ai l'impression que les autres sont complètement dupes de tout ça et qu'au final, l'aliéné, c'est moi..."
-> je te rejoins complètement, du coup je sais que je donne l'impression de ne pas être souvent "là", et ca confine à l'auto-sabotage parfois, du style "ben non , je vais pas faire ca, ou j'essaye d'y prendre du plaisir, mais la vacuité de la chose s'est pointée même avant d'entamer la chose". C'est aussi pour ca que j'aimerais plus souvent croire qu'analyser, me laisser porter.....Ce qui peut être paradoxal, c'est que je peux être à la recherche d'un absolu parfois, comme une vérité pure, et d'autres fois je suis dans la relativisation extrême, et là c'est free ride...... J'espère avoir bien compris ta remarque Wink

"Bref, sinon pour les pistes, j'ai l'impression que ton entourage (voir ton/ta conjoint(e)) est très différent de toi. Sur la base de mon expérience personnelle, le sentiment d'aliénation et de solitude est majoré si l'environnement n'est pas favorable. Peut-être que tu gagnerais à rencontrer des personnes qui te ressemblent un peu plus (hqi ou pas), avec qui tu pourrais vraiment t'ouvrir et avoir des discussions profondes. Bon, j'dis ça, mais je suis un phobique social notoire, donc je suis aussi conscient de l'ampleur de la tâche..." Tu pointes quelque chose d'important. En fait avec mon compagnon nous nous ressemblons certainement beaucoup TROP. Au début, on pensait que c'était une chance, une chance de se comprendre... Mais au final, c'est aussi notre malédiction, on passe notre temps sur des questionnements existentiels qui nous pourrissent, nous tombons chacun notre tour dans des périodes d'angoisse et de dépression..... Chance ou malheur ??? Je suis en plein questionnement, et mon conjoint perd patience et confiance... Et moi je suis partagée entre "aller contre mon gré, pour une fois" et essayer de construire (après 5 ans quand même il serait temps) ou de passer à autre chose pour apprendre à vivre avec moi-même et régler certaines choses -_-

@MrMerlin Merci pour ta réponse, et la bienvenue Smile
Le fait de refuser de choisir pour ne pas renoncer à d'autres choses, ça peut aussi mener à une absence de choix au final, non ?
-> je suis tout à fait d'accord, dans le même genre, j'ai l'impression que je passe plus de temps à réfléchir au fait que je ne vis pas ma vie, que de la vivre réellement !

Je crois qu'on peut toujours trouver des voies, des équilibres. Pour moi c'est en quittant la ville pour la campagne et en renonçant au "vivre pour travailler" que je me suis mis sur la bonne voie, je suis sûr que tu peux aussi en trouver une qui te satisfasse.
-> je suis d'accord aussi, et le fait d'être aussi retournée à la campagne m'a fait du bien, d'ailleurs, beaucoup d'angoisses s'effacent quand je me promène en forêt....Après, renoncer au "vivre pour travailler", j'avoue que j'essaie, mais le calcul des heures dédiées au boulot ramenées sur les heures de "liberté" me laisse perplexe


Pour la découverte, l'émerveillement, ça peut venir de tout, d'un détail. Quant à l'approbation des autres, c'est surfait Wink Ca aussi, je crois qu'on apprend à au moins diminuer ce besoin d'approbation.
-> je pense que je chercherais plutôt des moments de partage et de compréhension "sereine" que de l'approbation Wink le décalage que je ressens souvent n'est même plus du ressort de l'approbation ou non

Côté couple, rien n'est facile, mais dans ce domaine laisser l'intellect de côté, ne plus lui laisser les commandes pour laisser parler les émotions ça peut aussi être un bon moyen de vivre ce qu'on a à vivre sans rien gâcher... tant qu'on ressent quelque chose, non ?

-> je suis d'accord, par contre je n'y arrive pas ... mais merci de me conforter dans l'idée que c'est une piste Smile


Merci encore à vous Smile
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Poisson zèbre le Lun 12 Fév 2018 - 20:19

Bonjour Lu-topie,

J'ai relu ce fil dix fois. Je me reconnais dans chaque mot que tu écris. Ce petit paragraphe est très parlant pour moi :

Lu-topie a écrit:Je déteste la vie quotidienne, je remets en question jusqu'à la moindre lessive à faire, ménage (à quoi bon, rien de matériel ne m'intéresse, autant lire que de passer le balai), les conversations "domestiques" m'ennuient à l'angoisse (quoi???? c'est que ca la vie, c'est tout, on vit, on mange, on passe la plupart de son temps au travail, travail pour lequel il faut régulièrement que j'idéalise les buts sinon je pars, j'ai quitté 2 cdi comme ca et l'envie me taraude souvent)

Je viens de démissionner de mon troisième CDI. Depuis vingt ans, ça fait dix fois que je jette l'éponge.

Cet autre, là :

Lu-topie a écrit:@Turangalîla, alors tout pareil, je ne pensais pas que ce que j'écrivais pouvait retentir ainsi, et surtout être compréhensible (quand je me suis relue, je me suis dit "oh l'bordel", on dirait ma chambre ahaha)
quand tu dis "j'ai l'impression que le fait d'intellectualiser (tout : les relations, le sens de la vie quotidienne, etc) me blase et m'empêche de "jouer le jeu de la vie", parce que l'absolu n'existe pas et qu'au fond, chacun essaye de faire comme il peut et plaque des croyances récoltées ici et là pour se construire une identité, des valeurs, etc. J'ai l'impression que les autres sont complètement dupes de tout ça et qu'au final, l'aliéné, c'est moi..."
-> je te rejoins complètement, du coup je sais que je donne l'impression de ne pas être souvent "là", et ca confine à l'auto-sabotage parfois, du style "ben non , je vais pas faire ca, ou j'essaye d'y prendre du plaisir, mais la vacuité de la chose s'est pointée même avant d'entamer la chose". C'est aussi pour ca que j'aimerais plus souvent croire qu'analyser, me laisser porter.....Ce qui peut être paradoxal, c'est que je peux être à la recherche d'un absolu parfois, comme une vérité pure, et d'autres fois je suis dans la relativisation extrême, et là c'est free ride...... J'espère avoir bien compris ta remarque Wink

Tout intellectualiser. Tout déconstruire par avance. Tout anéantir avant même d'avoir commencé. Penser que la vie est une mauvaise pièce de théâtre. Du coup, renoncer, se cacher...

Pour l'instant, je suis comme toi, en plein dedans, je n'ai aucune idée de comment en sortir, et ma compagne est à bout. Juste pour positiver égoïstement : en avoir pris conscience et avoir rencontré des semblables me fait un bien fou.

Long hug
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Bimbang le Lun 12 Fév 2018 - 20:32

En fait, quand je pense dans ma bagnole, que ce soit à la mort ou autre chose, c'est une suite d'hypothèses qui ne me provoquent même pas d'émotions. Peut être juste :  ouf ! tout va bien ! Même pas, je crois bien.
Je me suis déjà posée la question si on pouvait cogiter comme ça, en mode cerveau/hypothèses, et en même temps être en mode émotionnel, et je crois que chez moi, ça ne se passe pas ensemble. Ça reste de l'émission d'hypothèses.
Je n'y crois pas vraiment, j'ai appris à les laisser filer comme elles sont venues. Tant que je ne me fixe pas dessus, ça reste neutre. Ces idées là, de mort, mais aussi celle où j'envisage des scénarios plus positifs.

Bon, j'ai probablement pas mal d'anxiété par rapport à la moyenne, mais ça ne m'a pas trop handicapée.
Ou j'ai oublié ^^ (ça date un peu maintenant).

Vrai que par contre, ça énerve pas mal mon compagnon, qui dès qu'il entrevoit une idée, reçoit en contre partie toutes mes hypothèses sur des difficultés possibles ! Il râle après moi, parce que lui, ça le décourage. Moi, ça me sert juste à bien évaluer les choses, à mettre en place des stratégies, et à me rassurer aussi surement ^^
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mar 13 Fév 2018 - 10:01

Poisson zèbre a écrit:Bonjour Lu-topie,

J'ai relu ce fil dix fois. Je me reconnais dans chaque mot que tu écris. Ce petit paragraphe est très parlant pour moi :

Lu-topie a écrit:Je déteste la vie quotidienne, je remets en question jusqu'à la moindre lessive à faire, ménage (à quoi bon, rien de matériel ne m'intéresse, autant lire que de passer le balai), les conversations "domestiques" m'ennuient à l'angoisse (quoi???? c'est que ca la vie, c'est tout, on vit, on mange, on passe la plupart de son temps au travail, travail pour lequel il faut régulièrement que j'idéalise les buts sinon je pars, j'ai quitté 2 cdi comme ca et l'envie me taraude souvent)

Je viens de démissionner de mon troisième CDI. Depuis vingt ans, ça fait dix fois que je jette l'éponge.

Cet autre, là :

Lu-topie a écrit:@Turangalîla, alors tout pareil, je ne pensais pas que ce que j'écrivais pouvait retentir ainsi, et surtout être compréhensible (quand je me suis relue, je me suis dit "oh l'bordel", on dirait ma chambre ahaha)
quand tu dis "j'ai l'impression que le fait d'intellectualiser (tout : les relations, le sens de la vie quotidienne, etc) me blase et m'empêche de "jouer le jeu de la vie", parce que l'absolu n'existe pas et qu'au fond, chacun essaye de faire comme il peut et plaque des croyances récoltées ici et là pour se construire une identité, des valeurs, etc. J'ai l'impression que les autres sont complètement dupes de tout ça et qu'au final, l'aliéné, c'est moi..."
-> je te rejoins complètement, du coup je sais que je donne l'impression de ne pas être souvent "là", et ca confine à l'auto-sabotage parfois, du style "ben non , je vais pas faire ca, ou j'essaye d'y prendre du plaisir, mais la vacuité de la chose s'est pointée même avant d'entamer la chose". C'est aussi pour ca que j'aimerais plus souvent croire qu'analyser, me laisser porter.....Ce qui peut être paradoxal, c'est que je peux être à la recherche d'un absolu parfois, comme une vérité pure, et d'autres fois je suis dans la relativisation extrême, et là c'est free ride...... J'espère avoir bien compris ta remarque Wink

Tout intellectualiser. Tout déconstruire par avance. Tout anéantir avant même d'avoir commencé. Penser que la vie est une mauvaise pièce de théâtre. Du coup, renoncer, se cacher...

Pour l'instant, je suis comme toi, en plein dedans, je n'ai aucune idée de comment en sortir, et ma compagne est à bout. Juste pour positiver égoïstement : en avoir pris conscience et avoir rencontré des semblables me fait un bien fou.

Long hug

Bonjour à toi Poisson-zèbre, et merci de ce partage. J'avoue que c'est quand même extraordinaire et précieux de se rendre compte que des ressentis aussi intimes, qui pourraient passer pour des ruminations mentales très personnelles, voire délirantes .... puissent être partagés.
La sensation que j'avais hier (enfin l'image surtout), c'est que je me sens comme si j'étais allongée sur les rails d'un train, et que j'ai même pas la grille d'horaire bounce (le passage du train représentant très probablement mes descentes dans les abîmes de l'angoisse)....
Et as-tu passé des tests de zèbre?
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par La Cata Cyclique le Mar 13 Fév 2018 - 11:36

Bonjour :-)

Oui tout cela, la derealisation, les paniques, les 10000 scenaris possibles, les pires avec, ceux dont on parle pour alerter et qui nous font passer pour des pessimistes ou angoissées.
Au fond, ce qui est le plus douloureux, c'est de fasciner d'emblée pour ces caractéristiques hors normes, maisf'etre rejetée pour les memes raisons. On peut être des icônes mais aimées Pour de vrai, j'en doute.

On me demande souvent d'être plus simple, d'analyser moins, de ne pas tput dire, de vivre tout simplement. Je sais pas faire, Alors je me tais JuSte et fais semblant. L'ennui oui, mais quelques livres nous tirent de la.

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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mar 13 Fév 2018 - 17:30

Bimbang a écrit:En fait, quand je pense dans ma bagnole, que ce soit à la mort ou autre chose, c'est une suite d'hypothèses qui ne me provoquent même pas d'émotions. Peut être juste :  ouf ! tout va bien ! Même pas, je crois bien.
Je me suis déjà posée la question si on pouvait cogiter comme ça, en mode cerveau/hypothèses, et en même temps être en mode émotionnel, et je crois que chez moi, ça ne se passe pas ensemble. Ça reste de l'émission d'hypothèses.
Je n'y crois pas vraiment, j'ai appris à les laisser filer comme elles sont venues. Tant que je ne me fixe pas dessus, ça reste neutre. Ces idées là, de mort, mais aussi celle où j'envisage des scénarios plus positifs.

C'est super intéressant , ca me donne espoir Smile de me dire qu'il est aussi possible de "vivre avec" et de les "laisser filer" en quelque sorte...

Bimbang a écrit:Bon, j'ai probablement pas mal d'anxiété par rapport à la moyenne, mais ça ne m'a pas trop handicapée.
Ou j'ai oublié ^^ (ça date un peu maintenant).

Ok

Bimbang a écrit:Vrai que par contre, ça énerve pas mal mon compagnon, qui dès qu'il entrevoit une idée, reçoit en contre partie toutes mes hypothèses sur des difficultés possibles ! Il râle après moi, parce que lui, ça le décourage. Moi, ça me sert juste à bien évaluer les choses, à mettre en place des stratégies, et à me rassurer aussi surement ^^

Oui, ca je comprends, et des 2 côtés en fait ! (autant la position d'envisager tous les scénarii, que la position de l'autre, que ca décourage d'avance). Et avant, j'étais plutôt dans la 2nde position, et plus je "vieillis", plus je glisse sur le profil de tout anticiper . Et mon conjoint a bien appuyé cet aspect, lui qui est très logique etc, il m'avait pas mal rabat-joitée, et maintenant c'est devenu un réflexe. Et puis peut-être que je regrette simplement ma désinvolture adolescente....
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mar 13 Fév 2018 - 17:36

Lacigale a écrit:Bonjour :-)

Oui tout cela, la derealisation, les paniques, les 10000 scenaris possibles, les pires avec, ceux dont on parle pour alerter et qui nous font passer pour des pessimistes ou angoissées.
Au fond, ce qui est le plus douloureux, c'est de fasciner d'emblée pour ces caractéristiques hors normes, maisf'etre rejetée pour les memes raisons. On peut être des icônes mais aimées Pour de vrai, j'en doute.

On me demande souvent d'être plus simple, d'analyser moins, de ne pas tput dire, de vivre tout simplement. Je sais pas faire, Alors je me tais JuSte et fais semblant. L'ennui oui, mais quelques livres nous tirent de la.

Bonjour Lacigale, merci pour ce partage ... J'avoue avoir eu beaucoup de mal avec la déréalisation. C'est majoré si je prends des médicaments, notamment pour la migraine... Et d'ailleurs je m'interdis tout anxiolytique ou autre, justement de peur de revivre la déréalisation. Ces sensations sont vraiment trop pénibles, et on ne sait jamais quand ca s'arrête No
Oui, je te rejoins sur la "fascination", et pour les espèces d'injonction de bon sens , qui t'exhortent à bien vivre, tout simplement. Ben ouais, mais les prophéties auto-réalisatrices hum hum...
Je te rejoins pour les livres, c'est mon havre de tranquilité, je peux avoir un comportement addict avec les livres, mais ca reste sain je trouve, et au moins je suis dans le "flot" de la lecture, et ca laisse libre cours à mon imagination (+ qu'avec les films). Par contre, j'ai un gros souci (encore!!) c'est que je peux m'identifier viscéralement aux personnages, et du coup ma vie me parait naze à coté. Je sais que c'est infantile, mais je le vis réellement ainsi....
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Wood le Mar 13 Fév 2018 - 18:05

Salu-topie Smile Bienvenue, tu es clairement une zebrette, fascinante qui plus est, merci d'avoir partagé un bout de ta vie !
Tes questionnement sont partagés par tous zebres, les réponses diffèrent, mais le chemin est le même : il faut que tu apprennes a t'aimer, à te faire confiance et tu trouveras petit a petit ta place dans ce monde. Sois toi même, tout le temps, ne te caches pas, redefinis ce que ca veut dire que d'être toi évolue constamment (a lire absolument : la-theorie de la desintegration positive-dabrowski) donnes de l'amour, sois toi même, et tu n'en manqueras plus jamais. J'ai dis qu'il fallait etre soi même? Cool, maintenant sois douce avec toi même.



Regardes cette vidéo ca devrait t'aider à déculpabiliser sur ton comportement face aux travail, et ton approche de la vie, je sais que ca a marché pour moi...on est pas seul, un jour on utilisera nous aussi le plein potentiel de notre curiosité insatiable, tu peux pas lutter contre qui tu es car le bonheur est dans l'abandon à toi même, le simple fait d'aligner ses actions avec son identité Smile
Tu aimes apprendre et rire haha, comme ca me parle, trouve un moyen de faire plus de ce que tu aimes et te rends heureuse, apprends plus, ris plus, FAIS RIRE PLUS ET PLUS FORT(y'a pas mieux comme outil d'intégration sociale et moyen de communication avec les autres, tu génères littéralement du bonheur(perso ca me demande toutes mes capacités cognitives et physique pour engager au maximum et faire rire, du coup tu es dans l'instant, pas dans ta tête)). Je prétends pas avoir la panacée, mais c'est dans cette direction que je vais, et le chemin est riche et intense Smile
Une bonne soirée à vous

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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Poisson zèbre le Mar 13 Fév 2018 - 21:21

Lu-topie a écrit:
Bonjour à toi Poisson-zèbre, et merci de ce partage. J'avoue que c'est quand même extraordinaire et précieux de se rendre compte que des ressentis aussi intimes, qui pourraient passer pour des ruminations mentales très personnelles, voire délirantes .... puissent être partagés.
La sensation que j'avais hier (enfin l'image surtout), c'est que je me sens comme si j'étais allongée sur les rails d'un train, et que j'ai même pas la grille d'horaire bounce  (le passage du train représentant très probablement mes descentes dans les abîmes de l'angoisse)....
Et as-tu passé des tests de zèbre?

Non, je n'ai pas fait les tests. C'est une question qui revient tout le temps ici. Je les ferai peut-être. Je vais me renseigner. Mais dans le principe, je suis assez gêné par la démarche élitiste de Mensa qui "recrute" des HP sur la base de ces tests. Comme s'il fallait constituer un contingent pour je ne sais quelle bataille. A moins que j'aie mal compris...

Bref, pour l'instant je découvre, j'explore, je lis, j'essaie de comprendre. J'espère que ça me permettra d'arrêter de me mentir.

Je passe aussi par des moments d'angoisse en ce moment. C'est toujours lié à une peur intense de se confronter au jeu du monde réel. Je dis "jeu" dans le sens comédie, théâtre.

Exemple. Ce week-end, je me suis forcé à aller à une manifestation culturelle près de chez moi, et puis il y avait beaucoup de monde, et puis j'ai commencé à croiser des gens que je connais, qui m'ont naturellement tous demandé gentiment :
"Comment ça va ?"
Je ne pouvais pas décemment leur dire la vérité, donc j'ai menti, comme d'habitude :
"Ça va bien."
J'ai détalé et j'ai mis l'après-midi à m'en remettre, à tourner en rond tout seul chez moi avec le cœur qui s'emballe.

Autre exemple. Hier, un employeur m'a appelé pour me proposer du travail. Je le connais. C'est quelqu'un de professionnel, honnête et bienveillant. Enfin c'est l'image que j'ai de lui. J'ai vu son nom s'afficher sur mon portable. Je n'ai pas répondu. J'ai laissé sonner. Puis j'ai mis plus d'une heure, le téléphone dans la main, debout dans ma cuisine, à réfléchir au discours que j'allais lui tenir. Je n'ai pas réussi à me mettre d'accord. J'ai fini par arrêter de marmonner. Je l'ai appelé. Ça s'est bien fini. Mais putain c'est dur.

Le monde du travail m'angoisse au plus haut point.
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mer 14 Fév 2018 - 12:11

Wood a écrit:Salu-topie Smile Bienvenue, tu es clairement une zebrette, fascinante qui plus est, merci d'avoir partagé un bout de ta vie !
Tes questionnement sont partagés par tous zebres, les réponses diffèrent, mais le chemin est le même : il faut que tu apprennes a t'aimer, à te faire confiance et tu trouveras petit a petit ta place dans ce monde. Sois toi même, tout le temps, ne te caches pas, redefinis ce que ca veut dire que d'être toi évolue constamment (a lire absolument : la-theorie de la desintegration positive-dabrowski) donnes de l'amour, sois toi même, et tu n'en manqueras plus jamais. J'ai dis qu'il fallait etre soi même? Cool, maintenant sois douce avec toi même.

Bonjour Wood Smile
Ahah , je serais donc zebrée Wink Je ne saurais comment exprimer le bien que tes mots ont produit sur moi... Ils résonnent d'autant plus qu'ils me rappellent que tous les moments de ma vie où je me suis sentie plus apaisée (comme une lucidité apaisée je dirais), étaient des moments où j'avais ces mots en tête : l'amour de soi, l'évolution constante (concept qui m'a le plus permis de dédramatiser aussi par rapport à la déréalisation, puisque j'interprétais, entre autres, mon angoisse de la déréalisation comme une résistance psychique à l'évolution du moi et à l'absence d'identité entière et figée), et le fait d'être soi-même. Ce qui peut m'aider aussi, c'est de m'appuyer encore une fois sur mes angoisses (quand j'ai assez d'énergie psychique pour) du temps qui passe pour me dire que justement, ce temps là, je vais regretter de le passer à ces ruminations plutôt qu'à vivre... Et en fait, je crois que ca réveille la multipotentielle en moi (j'ai plein de choses à découvrir, donc allez go!). Ceci dit, je n'y arrive pas toujours, d'où mes immersions régulières dans les abysses de l'angoisse et de l'apathie.
Je pense que je vais me procurer le livre dont tu parles, rien que le titre le rend excitant!!

Wood a écrit:Regardes cette vidéo ca devrait t'aider à déculpabiliser sur ton comportement face aux travail, et ton approche de la vie, je sais que ca a marché pour moi...on est pas seul, un jour on utilisera nous aussi le plein potentiel de notre curiosité insatiable, tu peux pas lutter contre qui tu es car le bonheur est dans l'abandon à toi même, le simple fait d'aligner ses actions avec son identité Smile
Tu aimes apprendre et rire haha, comme ca me parle, trouve un moyen de faire plus de ce que tu aimes et te rends heureuse, apprends plus, ris plus, FAIS RIRE PLUS ET PLUS FORT(y'a pas mieux comme outil d'intégration sociale et moyen de communication avec les autres, tu génères littéralement du bonheur(perso ca me demande toutes mes capacités cognitives et physique pour engager au maximum et faire rire, du coup tu es dans l'instant, pas dans ta tête)). Je prétends pas avoir la panacée, mais c'est dans cette direction que je vais, et le chemin est riche et intense Smile
Une bonne soirée à vous

Alors, mille mercis pour la vidéo. J'étais complètement émue en la regardant, c'est EXACTEMENT cela. Elle le décrit si bien, avec élégance, simplicité et amour... ca fait du bien. Je trouve son exploration des "intersections" et points de croisement géniale! Elle met des mots sur ce comportement et c'est vraiment ca ! Personnellement, cela me renvoie à toutes ces situations de vie de gêne intense et de tristesse, à me rendre compte que je ne rentrais pas dans une case (après le bac, j'ai passé plusieurs diplômes dans des domaines qui a priori ont l'air différent, mais pour lesquelles je vois une cohérence et une fluidité dans les concepts, et j'ai bossé dans des domaines différents : social, agriculture, création artistique, sciences). Et je pensais donc que tout ce temps était perdu, je ne m'étais pas engagée (malgré toutes mes capacités qui ouvraient un avenir prometteur de médecin/véto , enfin tout ce qu'auraient souhaité mes profs de S et ma famille), dans ma voie, que j'étais une paumée. Et je me reprenais cette réalité à chaque entretien d'embauche, en m'excusant d'avance pour ce profil. Jusqu'à avoir rencontré quelqu'un qui m'a dit en entretien que c'était justement un profil intéressant, que l'adaptation était à valoriser, que je ne devais en aucun cas voir toutes mes "atypicités" comme des faiblesses. Ca m'a fait du bien. Je ne suis pas encore complètement à l'aise avec cela, puisque au quotidien je sens l'incompréhension... mais je pense que maintenant je préfère m'appuyer sur mes forces, travailler sur mes faiblesses, même si pendant mon processus de travail on ne me comprend pas, et montrer qu'au final, le boulot est fait, et que la transversalité et la pensée systémique ont permis d'aboutir aussi à d'autres choses autour du projet.
Le chemin est dur cependant Wink et j'ai un peu peur que le siècle qui arrive demande plus que de l'adaptation, presque de la suradaptation (je ne suis pas sure que ce concept soit ok en biologie évolutive Laughing ). Mais je pense que c'est normal : à mon avis, et ce n'est peut être pas très scientifique, mais plus on élargit le système d'interactions autour de soi, aussi en terme d'échelles, plus l'amplitude de notre adaptation doit être grande. Et je pense qu'il y a un contraste énorme entre les variations/oscillations au niveau mondial et global (e.g les transactions financières, la circulation de l'information) , et l'impact de ces oscillations sur les individus (e.g un ouvrier classique ou un agriculteur, qui, il y a quelques décennies devait d'adapter au marché local, et qui aujourd'hui doit composer avec toutes ces échelles : le local, le national, le mondial et encaisser "agilement"(hum) ces différentes intensités de variations. Et aujourd'hui on peut être capable de penser à différentes échelles : dans le temps avec l'histoire, le présent et nos capacités plus que jamais sollicitées, à penser le futur; et l'espace: c'est assez inédit d'avoir autant accès aux infos de son périmètre de vie proche, que de cce qui se passe à travers le monde, et même en simultané, c'est fou !
Je ne pense pas que cela soit très clair, mais je me dis qu'en terme de pensée systèmique, les multipotentiels doivent du coup aussi veiller à leur propre résilience pour ne pas se laisser entraîner dans la sursollicitation, suradaptation....
En tout cas encore merci pour la vidéo, je pense en faire un favori, à partager à toute personne qui pourrait en avoir besoin Smile
Les 2 mots qui me viennent à l'esprit après cette vidéo sont des mots que j'adore : congruence et sérendipité, et ces concepts sont très positifs pour moi.
Concernant le rire, je suis bien d'accord avec toi, c'est pour l'instant le moyen le plus naturel que j'ai pour entrer en communication bienveillante avec les autres, et pour moi c'est aussi un avatar d'un amour fraternel, si on peut dire ca ainsi. Apprendre ensemble, rire ensemble, c'est faire circuler de l'amour je trouve (ou tout autre mot qui ressemble à cette notion)

Merci à toi Smile
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mer 14 Fév 2018 - 12:23

Poisson zèbre a écrit:Non, je n'ai pas fait les tests. C'est une question qui revient tout le temps ici. Je les ferai peut-être. Je vais me renseigner. Mais dans le principe, je suis assez gêné par la démarche élitiste de Mensa qui "recrute" des HP sur la base de ces tests. Comme s'il fallait constituer un contingent pour je ne sais quelle bataille. A moins que j'aie mal compris...

Je ne saurais te dire concernant les tests, c'est tout nouveau pour moi, et je ne pense pas que cela constitue une finalité, ou une réponse à tout de toute manière. J'ai quand même pu suivre de loin quelques réflexions de Mensa, et je suis très perplexe face à cette apparente volonté à vouloir créer un groupe presque plus exclusif qu'inclusif. Mais je n'en connais pas beaucoup, donc je ne peux généraliser. Je me souviens m'être dit qu'en tout cas l'intelligence QI n'était pas synonyme pour autant d'intelligence sociale, et de capacité de recul (à voir comme certaines personnes prennent très au sérieux cette question des tests, scores etc)

Poisson zèbre a écrit:Bref, pour l'instant je découvre, j'explore, je lis, j'essaie de comprendre. J'espère que ça me permettra d'arrêter de me mentir.

Parce que tu supposes que tu te mens sur quelque chose ? Qu'est-ce qui te fait penser ca?

Poisson zèbre a écrit:Je passe aussi par des moments d'angoisse en ce moment. C'est toujours lié à une peur intense de se confronter au jeu du monde réel. Je dis "jeu" dans le sens comédie, théâtre.

Exemple. Ce week-end, je me suis forcé à aller à une manifestation culturelle près de chez moi, et puis il y avait beaucoup de monde, et puis j'ai commencé à croiser des gens que je connais, qui m'ont naturellement tous demandé gentiment :
"Comment ça va ?"
Je ne pouvais pas décemment leur dire la vérité, donc j'ai menti, comme d'habitude :
"Ça va bien."
J'ai détalé et j'ai mis l'après-midi à m'en remettre, à tourner en rond tout seul chez moi avec le cœur qui s'emballe.

Est-ce que tu avais des réflexions particulières en tête quand tu tournais en rond? Est-ce le fait de ne pas avoir pu dire véritablement ton état qui te faisait penser à une mascarade etc? L'image que tu renvoies ? Moi, desfois je me rends compte qu'il y a tout un monde entre mon ressenti et ce qui se passe ou se passait vraiment, d'autant plus quand je me concentre beaucoup sur le ressenti des autres et que je me pose des questions, à un moment donné je me dis "hé, cocotte, les gens ils s'en foutent un peu de toi" ou plutôt, pour ne pas forcément leur coller une "non-intention" , une indifférence (connoté négativement), je me dis "ils ont leur vie et leurs propres pensées, obligations, plaisirs en tête"....

Poisson zèbre a écrit:Autre exemple. Hier, un employeur m'a appelé pour me proposer du travail. Je le connais. C'est quelqu'un de professionnel, honnête et bienveillant. Enfin c'est l'image que j'ai de lui. J'ai vu son nom s'afficher sur mon portable. Je n'ai pas répondu. J'ai laissé sonner. Puis j'ai mis plus d'une heure, le téléphone dans la main, debout dans ma cuisine, à réfléchir au discours que j'allais lui tenir. Je n'ai pas réussi à me mettre d'accord. J'ai fini par arrêter de marmonner. Je l'ai appelé. Ça s'est bien fini. Mais putain c'est dur.

Le monde du travail m'angoisse au plus haut point.

Ce qui est cool, c'est que cela se soit bien fini. Peut-être qu'a force de vivre des situations pour lesquelles tu avais de l'angoisse avant mais que le résultat était positif, tu arriveras à une sorte d'atténuation de l'appréhension (un peu comme apprendre à tomber et voir que c'est souvent l'appréhension le pire) . Encore une fois, il pourrait être intéressant de savoir ce qui te travaille le plus (image de soi, incapacité à dialoguer et se faire comprendre..., ruminations qui n'ont pas de sens)...
Bon, je ne veux pas jouer la psy de comptoir, donc n'hésites pas à me dire que je suis à côté de la plaque Wink

Bien à toi
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Bimbang le Mer 14 Fév 2018 - 13:15

Ce qu'explique Poisson-zèbre avec le coup de fil de l'employeur, là, ça me cause bien aussi.
Je pense que je traverse parfois des phases comme ça, souvent quand je sais que quelqu'un va m'observer, ou me juger. C'est mon manque de confiance en moi qui s'exprime alors dans toute sa puissance. Presque paralysant effectivement. Parfois même ça m'amène à faire des conneries grosses comme moi, juste parce que je suis fragilisée.

Un exemple : quand je conduis avec des collègues à coté de moi, je fais boulettes sur boulettes, je rate les sorties... Bref. L'émotion me pollue. Et plus je fais des boulettes, plus je m'angoisse... berk !!

Je sais que c'est juste de l'angoisse, que ça n'est pas représentatif du tout de ce que je suis, mais il faudrait avoir du temps pour se recentrer, chasser l'émotion pour pouvoir agir normalement. J'y arrive un peu mieux aujourd'hui, je commence à me décrypter mieux, mais y a encore du boulot ^^
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Wood le Mer 14 Fév 2018 - 15:20

Salu-topie (C'est notre truc maintenant, appelons ca du non-comique de répétition :p)

Je n'ai pas le temps de développer, ni n'en ressens le besoin car on s'est manifestement compris. Je tenais a dire que j'avais pris plaisir a te lire, et en vitesse réagir a  deux petites choses(j'aime les vraies conversations sur ce forum, seul endroit ou je préfère enlever les écouteurs et la musique pour pouvoir lire et saisir pleinement ce que vous dites)
En ce qui concerne la théorie de la désintégration, tapes ce que j'ai écris en haut sur google (j'suis encore trop jeune zebre ici pour poster des liens), tu trouveras des articles complets qui résument très bien la théorie et tu pourras te faire une idée si c'est suffisamment clair ou si tu ressens le besoin de lire le livre (je ne l'ai pas encore fait perso, il n'y a que 24h dans une journée, mais j'y viendrai, et je serai intéressé par ton avis et ressenti)
Tu es (selon moi, pour ce que ça vaut) sur le bon chemin, si je peux me permettre de souligner qq chose. Je pense qu'il faut se débarrasser du besoin d'adaptation(et du coup du problème de suradaptation) Pourquoi vouloir s'adapter a la majorité si la majorité des décisions qu'elle prend ne te convient pas a un niveau éthique? Autorises toi à être toi même et crée ton propre chemin, personne n'a jamais brillé en marchant dans les pas de qqu'un d'autre, aies confiance en ton intuition et tes valeurs, cultive les, et tu rayonneras dans ce monde Smile

En bonus : un ptit article sympa que je viens de recevoir sur la multipotentialité : https://puttylike.com/explaining-multipotentialite-life-choices-your-happy-stories/
C'est en anglais, si des sont intéressé et ne comprennent pas assez bien a leur gout, faites signe, je trouverai le temps de faire une traduction

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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mer 14 Fév 2018 - 18:51

Bimbang a écrit:Ce qu'explique Poisson-zèbre avec le coup de fil de l'employeur, là, ça me cause bien aussi.
Je pense que je traverse parfois des phases comme ça, souvent quand je sais que quelqu'un va m'observer, ou me juger. C'est mon manque de confiance en moi qui s'exprime alors dans toute sa puissance. Presque paralysant effectivement. Parfois même ça m'amène à faire des conneries grosses comme moi, juste parce que je suis fragilisée.

Un exemple : quand je conduis avec des collègues à coté de moi, je fais boulettes sur boulettes, je rate les sorties... Bref. L'émotion me pollue. Et plus je fais des boulettes, plus je m'angoisse... berk !!

Je sais que c'est juste de l'angoisse, que ça n'est pas représentatif du tout de ce que je suis, mais il faudrait avoir du temps pour se recentrer, chasser l'émotion pour pouvoir agir normalement. J'y arrive un peu mieux aujourd'hui, je commence à me décrypter mieux, mais y a encore du boulot ^^

Oui oui oui effectivement ! Je le vis très régulièrement aussi, quand tu donnes l'exemple de la voiture, je m'y vois carrément Laughing Pour ma part je sais que je n'invite personne chez moi à cause de ça , j'ai l'impression que chez moi je suis encore plus vulnérable parce que plus dans mon intimité, et quand tu es l'hôte, c'est moins faisable de se planquer, de rester discret . Du coup c'est l'angoisse totale, même des jours à l'avance, et en général c'est la déprime après, tellement j'ai mis d'énergie à essayer de me gérer, tout en ayant le mental a 2000% etc , et puis je revis les scènes (ca ne sert à rien, surtout que je les verrai toujours uniquement de mon point de vue, même si j'essaye de me mettre à la place des autres).
Bon pis faut avouer que le monde du travail c'est pire, parce que là le jugement, notamment en situation d'entretien comme poisson zebre, c'est plus cash, direct, le jugement peut être rapide, il y a une certaine gravité, une tension...
'Fin bref, comme tu dis, y a du boulot Wink
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Lu-topie le Mer 14 Fév 2018 - 19:09

Wood a écrit:Salu-topie (C'est notre truc maintenant, appelons ca du non-comique de répétition :p)

Je n'ai pas le temps de développer, ni n'en ressens le besoin car on s'est manifestement compris. Je tenais a dire que j'avais pris plaisir a te lire, et en vitesse réagir a  deux petites choses(j'aime les vraies conversations sur ce forum, seul endroit ou je préfère enlever les écouteurs et la musique pour pouvoir lire et saisir pleinement ce que vous dites)
En ce qui concerne la théorie de la désintégration, tapes ce que j'ai écris en haut sur google (j'suis encore trop jeune zebre ici pour poster des liens), tu trouveras des articles complets qui résument très bien la théorie et tu pourras te faire une idée si c'est suffisamment clair ou si tu ressens le besoin de lire le livre (je ne l'ai pas encore fait perso, il n'y a que 24h dans une journée, mais j'y viendrai, et je serai intéressé par ton avis et ressenti)
Tu es (selon moi, pour ce que ça vaut) sur le bon chemin, si je peux me permettre de souligner qq chose. Je pense qu'il faut se débarrasser du besoin d'adaptation(et du coup du problème de suradaptation) Pourquoi vouloir s'adapter a la majorité si la majorité des décisions qu'elle prend ne te convient pas a un niveau éthique? Autorises toi à être toi même et crée ton propre chemin, personne n'a jamais brillé en marchant dans les pas de qqu'un d'autre, aies confiance en ton intuition et tes valeurs, cultive les, et tu rayonneras dans ce monde Smile

En bonus : un ptit article sympa que je viens de recevoir sur la multipotentialité : https://puttylike.com/explaining-multipotentialite-life-choices-your-happy-stories/
C'est en anglais, si des sont intéressé et ne comprennent pas assez bien a leur gout, faites signe, je trouverai le temps de faire une traduction

Laughing Laughing du non-comique de répétition! ca m'plait !
Je pense que l'on s'est compris effectivement .. et c'est un plaisir. Je vais suivre tes conseils et je vais me renseigner sur cette théorie, ca sera mon interlude entre 2 cours à la maison , et je te partagerai mon ressenti dans ce cas
Tu es la 2ème personne à m'évoquer le problème de l'adaptation, je croyais pas trop avoir ce souci, mais peut-être que si finalement, et que je ne le voyais pas. Donc, pourquoi vouloir s'adapter à cette majorité si cette majorité prend des décisions qui ne vont pas dans mon éthique ? Je me pose souvent la question, et surtout de mon rôle, la position à tenir face à ce problème : j'ai plusieurs phases en fait. La phase "idéaliste" où je m'engage encore plus au niveau associatif, militant, dans mon boulot, dans mon éthique de vie , pour "bouger les mentalités", la science aussi...; et dans ces périodes là, mon périmètre conscient est très étendu (problèmes locaux et à travers le monde, problématiques nationales et transnationales) , même au niveau de mon boulot, je vais être plus impliquée sur ces facettes.
La phase tout aussi idéaliste mais avec plus de recul sur mon impact et là je suis plus sur ma petite vie, et éventuellement ma petite vie comme étant au moins conforme à mes idéaux ( sois le changement que tu veux voir dans ce monde en gros) et là je me concentre beaucoup sur mon impact très proche, et j'essaye de faire aux autres ce que j'aimerais qu'on me fasse (politesse, empathie, compréhension, aide, encouragements...), et au niveau de mon boulot et associatif, je vais plus m'impliquer sur les échelles locales, de terrain...
Du coup, je ne lâche jamais vraiment l'affaire....Je pense que l'éthique est à la convergence des individus, de la société, du contexte, et que c'est quand même mouvant, du coup j'ai envie de m'y frotter, à l'éthique des autres (pourquoi cette éthique, comment etc). C'est sûrement très mégalomane, mais je le prends surtout comme un des jeux possibles de la vie.
Et puis la dernière phase c'est "j'en-ai-rien-a -foutre-allez-tous-crever" et là je ressens tout le gris du monde, et une violence interne ... et je pense que dans ces moments là, tous les événements dont l'éthique me rebute ont encore plus d'impact et me confortent donc dans cette vision morne etc (cercle vicieux jusqu'au retour à la case départ en passant par la case prison mentale Wink )

Merci pour l'article, du coup , je me suis abonnée à sa newsletter Wink
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Poisson zèbre le Mer 14 Fév 2018 - 19:38

Lu-topie, Bimbang,

Vous lire me fait un bien fou. Je devrais plutôt travailler et répondre à des mails, mais je préfère tellement venir vous voir.

Nous sommes pareils. La vie sociale est une source d'angoisse. Le monde du travail est un enfer absolu. La peur du regard des autres nous paralyse.

Et je prends conscience en te lisant, Lu-topie, que même recevoir des gens, ou juste les conduire en voiture, crée la panique.

Je ne reçois jamais personne non plus. Sûrement la trouille que les gens voient que je suis cinglé.

Mais du coup, l'isolement s'est installé. Aujourd'hui, chercher du travail, aller dans un club de sport, entretenir une amitié, et même juste sortir de chez moi, sont devenus des défis immenses.

Donc si vous voulez bien, vous êtes mes amies dans ma tête et je vous envoie de gros bisous pour vous remercier d'être là.

Bisous
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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Poisson zèbre le Sam 17 Fév 2018 - 3:21

Tenez, je me suis filmé, quand je dois passer un coup de fil, ou aller à un rendez-vous, ou pire, recevoir quelqu'un à la maison...

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Re: Un bonjour vaut mieux qu'une mauvaise nuit

Message par Bimbang le Sam 17 Fév 2018 - 7:56

Savez quoi ?
Il y a quelques temps, je me suis fait hypnotiser pour arrêter la clope. Après la première séance, pendant 4 jours, j'ai eu des émotions très amoindries. Comme si il y avait une sorte de carcan intérieur dans mon cerveau. Une sorte de gros coton qui m'empêchait de ressentir. Juste des petits filets d'émotions.

Et bien pendant ces 4 jours, c'était très bizarre. Je n'avais plus toutes ces questions qui me taraudaient. Je décidais, et je faisais. Mon quotidien était changé radicalement à cause de ça. Je me suis rendue compte qu'à cause de mes émotions, une simple décision de prendre une douche peut m'affecter. Je voyais clairement la différence.

Mais vous savez quoi ? Pour rien au monde, je ne veux vivre ainsi. J'avais aussi perdu tout ce qui rendait ma vie magique, mes débordements intérieurs quand j'écoute une belle musique, mes élans... bref. J'étais une zombie, et j'avais très peur de ne pas redevenir comme avant.

Ça m'a appris une chose. On n'est pas cinglée. C'est juste qu'on ressent fort.
Et ça, ça peut se travailler ^^

Winner
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