Ma vie "d'abimé" - Partie 2

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Message par Haku le Lun 15 Jan 2018 - 14:45

Bonjour,

Me revoilà pour la seconde partie de mon histoire. Si vous n'avez pas lu la première, je vous conseille d'aller y faire un tour avant http://www.zebrascrossing.net/t33506-ma-vie-d-abime-partie-1 . Mais je ne vous oblige à rien, cependant si vous ne comprenez pas grand chose, il ne faudra pas m'en tenir pour responsable!

Au lycée, partit pour une filière S j'ai dû me rediriger vers une filière ES pour une seconde 1ère par crainte de ne pas réussir. Mes facilités me suivaient toujours un peu, j'ai eu mon bac avec mention AB. J'ai intégré sur concours à entrer dans une école de commerce. Je suis partit sur Paris, très loin de chez moi, pour cette école. Ma première année, si enjoué que j'étais au début, s'est transformée en cauchemar puisque j'allais de mal en pis. Je pouvais être major de promo dans certaines matières qui nécessitaient créativité et logique (et que j'appréciais de surcroit, comme la vente ou le marketing) comme dernier de la promo pour les matières qui ne nécessitaient que de mémoriser (droit et comptabilité). J'ai donc fini par échouer avec la douleur que ce premier échec m'a occasionné.
Pendant cette année, de ma propre initiative, j'ai relancé les recherches sur mes troubles  (qui pour moi étaient physiques). A ce moment je pensais jouer ma dernière carte puisque j'étais déjà résigné au fait que si les choses continuaient comme ça, vu la vitesse de la chute de mes capacités, il me restait tout au plus 5 à 10 ans...
Suspicion de maladie de Crohn, explorations et tests divers, toujours rien, retour à la case départ, je me sentais condamné...
Vers la fin de cette année, j'ai même vécu une expérience de mort imminente (en tout cas il semble que ça ne pouvait être que la seule explication de ce dont j'ai fait l'expérience, et ce aussi selon plusieurs médecins), mon corps était en détresse.

Je suis ensuite revenu vers les miens, en fac de commerce sur Montpellier où les choses ont plus ou moins continué à empirer. J'avais aussi des maux de tête très fréquents pour ne pas dire constants, d'intensité modérée. J'ai passé un IRM cérébral qui, bien sûr, n'a absolument rien donné (à part attester de la bonne présence d'un cerveau au sein de mon crâne).
Nouveauté, petit à petit est apparue une douleur abdominale très intense survenant le soir pour une durée allant de 4 à 6 heures, avec une fréquence de plus en plus important jusqu'à 1 fois par semaine, durée pendant laquelle j'avais l'impression que j'allais mourir tellement la douleur était importante. Mes capacités intellectuelles et physiques continuaient à se détériorer, c'est surtout mes capacités attentionnelles et ma mémoire qui me faisaient défaut, j'avais l'impression d'être un fantôme qui était dans l'incapacité de se souvenir des événements autrement que dans un flou perturbant. Physiquement, alors que j'avais toujours été assez en forme, je n'étais même plus capable de soulever mon corps, ne serait-ce que d'un centimètre pour tenter de faire une traction (j'en faisais une 10aine avant), alors imaginez-vous, tout effort était pour moi impossible.

J'étais tellement mal que ma mère s'est fait beaucoup de soucis et a commencé à se poser la question de la pertinence de cette supposé raison psychologique. Elle a harcelé un gastroentérologue qui a accepté sans y croire de me faire faire des analyses que je n'avais jamais fait...
Résultat: un mélange d’hypothyroïdie (Hashimoto) et d'une intolérance au gluten... révélation!

Traitement... plusieurs mois plus tard je commence à remonter la pente, je reprends une autre filière à la fac, c'est bluffant, mes capacités intellectuelles reviennent rapidement, je réussis facilement, j'enchaîne les années... Petite rechute en début de Master 1 où mon traitement du moment à conserver au frais n'avait pas dû bien être conservé, le temps de m'en remettre j'ai perdu deux nouvelles années.
Cette errance thérapeutique m'aura tout de même couté plusieurs années que je n'ai pas vécu, mais survécu/survolé, dont j'ai assez peu de souvenirs (alors que normalement j'ai une mémoire visuelle très importante). Elle m'a très certainement couté dans mon développement, tant physique qu'intellectuel puisque les problèmes sont survenus avant mes 14 ans, j'ai moins grandi que je ne l'aurais dû (je ne fais "qu'1m70"), je n'ai pas récupéré toutes mes capacités (de mémorisation surtout), je n'ai toujours pas complètement récupéré au niveau de l'énergie (fatigue toujours importante), j'ai encore quelques galères avec ma thyroïde (vous avez sûrement entendu parler des histoires récentes autour du Levothyrox).

La suite et "fin" (normalement) au prochain épisode...

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Message par My_illusion le Mar 16 Jan 2018 - 19:24

Pardon mais comment le premier doc n'a pas pu vérifier l'intolérance gluten et lactose, c'est le b.a.-ba avant de dire qu'il n'y a rien. Ensuite on vérifie crohn, autres MICI, colonoscopie,... Et ce n'est qu'au bout des résultats négatifs qu'on va conclure à un colon irritable donc d'origine psy.

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Message par lunaa le Mar 16 Jan 2018 - 21:14

@myillusion, peut-être parce que les médecins étaient persuadés, comme c'est souvent le cas pour ce genre de troubles, que c'était psychologique ou au mieux psychosomatique...

lunaa

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Message par Haku le Mer 17 Jan 2018 - 10:36

lunaa a écrit:@myillusion, peut-être parce que les médecins étaient persuadés, comme c'est souvent le cas pour ce genre de troubles, que c'était psychologique ou au mieux psychosomatique...

Je pense que c'est ça, puis j'avais une symptomatologie assez atypique avec mon hypothyroïdie, je ne prenais pas de poids, je stagnais à 55 kilos.
Puis je pense que puisque les médecins du début étaient tous plus ou moins proches de la famille, ils écoutaient beaucoup mes parents qui disaient que j'avais tendance à être flemmard et à chercher des excuses pour ne pas faire les choses (et à partir du collège c'est vrai que je n'aimais pas trop aller à l'école).
Mes parents disaient souvent que je n'étais pas assez en forme pour aller à l'école mais par contre, pour passer des heures devant l'ordinateur et la console, là, j'avais aucun soucis! Mais bon... niveau énergétique c'est incomparable, d'un côté, entre les sollicitations diverses, la multiplicité des interactions etc... et d'une autre côté, tranquille à la maison, sans trop bouger.
Puis avec mes facilités, je pense que je compensais bien alors les personnes autour de moi pensaient que si je voulais, je pouvais!

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