L'Amour.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Ven 2 Fév 2018 - 19:03

...
TODAY'S A BAD DAY.

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Lun 5 Fév 2018 - 9:32

...Why ?? Long hug

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Lun 5 Fév 2018 - 19:22

Because...

il y a des jours où tout semble devenir flou, et s'assombrir. Et où le futur ne fait plus envie. Alors on n'a pas envie de mourir, non, on sait bien qu'arriveront de cet à venir, et avec de la chance (la chance qu'on a eue au long de sa vie passée, en fait), des sentiments heureux, et l'on a encore le désir de voir ça.
............................................................................................................

3.07

...Rien n'est bien certain. Rien n'est bien réel.
Tout fluctue, tout vibre et scintille, aux vents brûlants des déserts aveuglants.
Allégresse d'une décision : illusion dont il ne connaîtrait que plus tard la source véritable, après les actes, les souffrances, les regrets. Décisions aveugles pour un monde truqué.

...Il connaît l'éclat de la peau nacrée, sous la longue jupe noire, le calme et la chaleur du corps enveloppé de son étoffe de chair douce, le corps qui l'a fasciné, le sourire qui l'a envoûté, les lèvres qui l'ont baisé. Derrière ces souvenirs ne se cache guère qu'une femme, dont il est peut-être, se dit-il, se dit-il, désormais lassé.

...Le jeu s'est mal terminé. L'amour est incertain.
L'Amour s'est éteint : L. l'a renié.
Le Jeu s'est arrêté : V. l'a quitté.

...S'il ne part pas maintenant, maintenant, à la recherche de V., L. sait qu'il risque de la perdre définitivement. Il perd alors une très belle femme, la femme la plus séduisante à ses yeux qu'il eût rencontrée, peut-être (oh cruelle ignorance d'un présent aveugle) l'ultime objet de son désir.

...Jeux de passés présents. Jeux-gigognes étourdissants. Désirs imbriqués, illisibles, dont l'objet même se fond dans la brume du songe, désir fondant dans le flou du désir. Peut-être même, piégé, piéger l'Autre au jeu du désir pour, désiré, cesser de désirer et mépriser l'Objet comme on se méprise Soi...
Voies inconnues : voix inconnues parlant en rêve.

...Choisir, décider, se battre : vanités ridicules.
Et pourquoi pas : dormir ?

..........................................++++++++++++++++.....................................

(Il n'y a plus qu'un chapitre avant le mot "End".)

Ce que j'exprime en ces lignes est un ressenti que je peux qualifier de passé.
Il s'est produit 2 ou 3 choses dans le cours de ma vie, depuis, qui ont modifié mon regard.
Sur le fond, néanmoins, on me retrouve. Tel qu'en mes tourments... Laughing  Laughing  Laughing

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Jeu 8 Fév 2018 - 9:43

C'est beau, c'est triste mais si beau... Merci If... I love you

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Jeu 8 Fév 2018 - 22:49

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Ven 9 Fév 2018 - 19:38

@ camé
cf sur le fil 'L'amour"
J'ignore les conséquences de mes mots.
Je poursuis.
........................................................................................................
...........3.08................

Au fil de la route, des paysages.
L. aime les paysages : campagnes nues, villages, arbres en fleurs, villes où vivent des gens (bizarrerie renouvelée, terrible incongruïté), théâtres étranges, mêlant les hommes et les éléments de la nature, sur la scène desquels il s'imagine évoluant au coeur d'un autre destin, construisant peu à peu son rôle, clamant son existence.

Campagnes, villes et villages déjà traversés jadis. Repères ou phares guidant l'invasion de la mémoire. Les paysages (les pays sages) l'émerveillent une fois de trop **: ne pourra-t-il plus jamais pénétre vierge dans le futur, comme lorsqu'innocent il les découvrait et s'étonnait que leur existence s'accordât à ses rêves anciens ? Routes et souvenirs s'entrechoquent. L. s'entretient avec lui-même de l'univers disparu de son passé.

(** On pourrait s'étonner de son manque de désir d'ailleurs, de lointains. En le monde dans lequel il vit désormais, tout est ouvert : pourquoi ne pas rêver au Parc Kruger, par exemple ?
C'est que L. est prisonnier d'une lointaine vision : il s'était projeté sur l'image d'un jeune allemand roulant -seul et en fourgon-
sur la route des Landes, vers Biarritz. Il avait alors douze ans et partait vers Lourdes avec ses parents et sa grand-mère. Il s'était dit : "lorsque je serai grand, je ferai comme lui, je désire faire comme lui.
C'est à dire, actuellement : seul, libre, au volant d'un véhicule autonome. Oui, voil à ce que L. tente d'actualiser.)

...il arrête sa voiture dans le chemin herbeux qu'ils avaient choisi, Christine et lui, pour une courte détente, au cours d'un autre voyage, en un autre temps : images blessantes offertes par la dérision, l'ironie, le cynisme, émotions intactes, pleurs devant la tombe de soi-même assassiné par les années (oh vieux compagnon !), absurdité et délicieuse torture mentale. Tableau de la vie qu'on s'acharne à peindre, théâtre auquel on s'obstine à sans tr^ve ajouter scènes et actes, livre qu'on relit et relit encore.
Livre qu'on relie ?

Il se promène, foule l'herbe du chemin (mais l'herbe n'a pas de mémoire), progresse entre des prairies constellées de fleurs. Il marche, agité par des sentiments, tandis qu'apparaît ou disparaît
le soleil au gré de la course de gais nuages blancs poussés par le vent du sud.
Il se demande à quoi servent les souvenirs.

...Il reprend la route. Vers quinze heures, il franchit la frontière.

**********************************++++++++++++++++++++++++*******************************************
THE END
*****************
*****************

(NB. Manquent pas mal de chats-pitres.)
(Mais vous le savez. Razz )

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Lun 12 Fév 2018 - 12:17

Poursuis, poursuis mon (oserais-je le "mon"!!) If! J'aime t'écouter parler... Smile
Je t'ai répondu sur "Je t'aime" I love you

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Lun 12 Fév 2018 - 16:28

Je laisse tomber ces textes (manque de temps)
et vais écrire actu sur "L'acharnement littéraire. Entre passion et......"

Mais je n'abandonne pas ce fil-ci!

Grey m'a donné la permission. Laughing

(L'est gonflé, ce type ! Jamais donné la moindre permission, moi. Il s'est tapé l'incruste, oui !
Greysome.
Twisted Evil Suspect

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Mar 6 Mar 2018 - 19:56

C'est curieux, ce fil qui s'éteint.

Non, je n'admets pas, cette extinction des lumières.

La fête est si triste, lorsqu'.........................

Qu'est la "fête" ?
Ce pourrait être le titre d'un autre fil
que je ne lancerai pas.

"L'Amour" a parfois été vu comme une alternative à
"Je t'aime"
Ce qui n'est ni faux, ni vrai.

C'est la vie, cela se veut.

A vous, hôtes autres.
Sincerely.

L.Cohen. (cf Songs of.)

Non :
if, + simplement... Laughing Laughing

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Jeu 8 Mar 2018 - 20:04

Pourquoi un fil meurt-il ?

Ou : que peut-on faire pour qu'il ne meure pas ?

Ce fil, "L'Amour",
est parent du fil "Je t'aime", bien plus fréquenté.

J'attends qu'on s'y exprime.
Sinon
je m'y exprimerai.
parce qu'avec une si belle appellation :
non, impossible que "L'Amour" s'éteigne.

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Jeu 8 Mar 2018 - 20:15

Puisqu'il faut ranimer ce fil, nul autre pensée ne me vient qu'une pensée mêlant amour et sensualité. Il est si bon d'embrasser sa moitié, avec une main qui effleure l'intérieur des cuisses, et ressentir le spasme qui parcours le partenaire.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Jeu 8 Mar 2018 - 20:30

Davidab'
je te "laisse la main". Ouaah.

Nous verrons ce qui adviendra de ta participation.

Mais je te suis.

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Jeu 8 Mar 2018 - 20:50

Pourquoi l'Amour
tant recherché
raconté
envié
loué

Pourquoi l'Amour me semble si effrayant ?...

Pourquoi l'Amour
si universel
important
exaltant
gratuit

Pourquoi l'Amour me semble si peu mérité ?...

Pourquoi ?...

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Jeu 8 Mar 2018 - 21:18

Ah ouais : effrayant ? mérité ?

Tu as écrit les mots, Camé, tant pis pour toi !!
(Mais, in fine, on y arrive, Smile )

1) effrayant
Oui, l'Amour est effrayant.
J'écris ceci pour avoir vécu un parcours qui menait, de sentiers périlleux en chemins doux, à un Désir enfoui au plus profond de mon âme.
un Désir, et une Peur.
Donc à un Effroi.
L'Amour est effrayant tant qu'on ne l'a pas pénétré.

2) mérité
la réponse est là plus commode :
l'Amour ne procède d'aucun mérite,
(sauf sur le long terme, lorsqu'il s'agit de gérer une famille, par ex)
l'Amour est.
Le reste relève de la parole, du discours, du "logos",
ou du "mythos", disent les hellènes,
et l'on peut gérer.

Alors, oui :

Pourquoi ?
Pourquoi l'Amour te semble si peu mérité ?

Parce qu'on ne "mérite" pas l'amour.
Parce que, chère panthère,
tu es sur une fausse piste.

Une fausse piste.
Il s'agirait d'en débattre.

(p-ê te semblerai-je par trop théorique... En fait, il s'agit d'un
léger écart de ressenti.)

if

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Re: L'Amour.

Message par Invité le Jeu 8 Mar 2018 - 21:33

Rougit Ces deux mots étaient justement choisis pour être relevés !..démontés ?...

Je me rends bien compte que je suis sur une fausse piste ...
pour une panthère
je manque de flair!

une fausse piste qui tourne en rond qui plus est !
Le serpent qui se mord la queue...
autour de mon nombril
de petite fille mal-aimée...

...écart de ressenti ?...

Ta camé

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Jeu 8 Mar 2018 - 22:17

Il existera toujours un écart de ressenti.
Ne nous illusionnons pas.

Ceci posé, l'intelligence des choses peut venir à bout, j'en suis convaincu,
de ces écarts.
Non par le ressenti, qui reste impartageable,
mais par la compréhension.

Si tu te rends compte que tu es sur une fausse piste, c'est précisément que tu ne manques pas de flair.
Chacun tourne autour de son nombril, tu sais...
Il suffit de le savoir.
Et tu le sais.
Tu es donc sur une bonne piste, quoique tu en penses. Smile

Tu vas rechercher aussi dans ton enfance.
C'est bon, ça.
C'est sain.

.............................
Tu sais, il existera toujours un
"écart de ressenti"
entre les êtres.
Ca tue, ça. Ca tue. Je le sais.
Il est nécessaire de ne pas s'y arrêter.

Si tu comprends ce que je viens d'écrire, nous nous comprenons, et c'est magnifique.
Sinon : comme d'hab', quoi.

Bon, reprends ta réflexion, à la base.
On en reparlera.

Si tu as lu ce que j'ai écrit par ailleurs :
tu liras mes angoisses.


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Re: L'Amour.

Message par Invité le Jeu 8 Mar 2018 - 23:02

L'amour est mon soleil,
depuis toujours, je tourne autour,
il m'aveugle autant qu'il m'éclaire,
me réchauffe autant qu'il me brûle,
Il est la fusion de mes sentiments.
Tel Icare, si je m'envole à lui, je conquis la liberté
Si je reste, je scelle mon cœur dans un dédale d'obscurité.
Mais tel les ailes d'Icare, mon cœur n'est qu'artifice,
Il est fait de papier, se frottant à l'amour, il se consumera,
Dans sa prison de pierre, il se noiera dans des larmes de chagrin.
Parce qu'il n'y a qu'une voie, qu'un amour. Le grand amour,
Si grand mais si imperceptible, si grand et pourtant dissimulé derrière les petites amours,
Simulacres de passion, fusées éclairant la détresse d'un soir, simples artifices dupant nos yeux.
Des yeux assoiffés d'images, de réalités. Des yeux qui oublient qu'un autre Icare nous enseigné,
que l'On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux.
Certains disent qu'il s'est brûlé, d'autre qu'il s'est noyé. Moi j'aime à penser, qu'il a trouvé ce chemin,
qu'il a rejoins les étoiles, où d'amour il danse autour du soleil.
Comme j'aimerais aussi m'envoler, chercher cette voie, souffler mes sentiments,
Brûler ma peau contre l'autre, voir danser les flammes dans ses yeux,
Tourner autour de mon soleil, ni trop près, ni trop loin,
Juste assez pour qu'il dépose délicatement sa lumière sur ma vie,
Et qu'il m'enveloppe de ses bras, de sa chaleur, de sa douceur, tel le duvet des plumes d'Icare.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Ven 9 Mar 2018 - 1:49

Merci, davidab.

Je médite, pour ma part je médite.

Cela résonne en moi.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Sam 10 Mar 2018 - 19:21

LETTRE DE M. à C.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Il me semble, à la réflexion, extrêmement difficile de définir in vivo le mot "sincérité".

Si l'on se contente d'une assez banale approche superficielle, la sincérité peut apparaître (comme elle apparaît probablement à l'esprit de la plupart d'entre nous) comme l'expression d'un accord théorique entre l'esprit (l'âme, notre conscient) et nos paroles ou nos actes.

Si paroles ou actes peuvent être compris comme sujet d'étude (ou d'analyse, ou tout au moins acceptent d'être rapportés, tels objets d'historien ou de sociologue), il n'en est pas de même de la pensée (ou de l'âme, ou du ressenti du Moi). Car la sincérité n'est, et ne peut être, me semble-t-il, que l'expression d'une pensée qu'on sait variable, illogique, soumise (lorsqu'il s'agit de jugements d'ordre affectif) à la loi d'un inconscient sauvage,
à l'inconstance de la subjectivité.

L'essentiel des relations entre les humains n'est pas basé sur le désir de communication (comme si sans y réfléchir les hommes savaient que cette communication représente un inaccessible but, quand bien même ils pleureraient constamment après elle, comme s'ils l'avaient éliminée, peut-être dès leur enfance, de leurs espoirs permis, comme si elle n'était décidément qu'un mythe) mais sur l'intérêt particulier ou collectif, lesquels se confondent souvent. Je te demande : selon toi, quels sont les intérêts des hommes ?

Existe-t-il un passage praticable entre le domaine des Idées et celui de leur application ?
Est-il vain de prétendre soumettre à l'épreuve de la vie une quelconque théorie ? "Einmal ist Keinmal", cite K., et, malgré notre superbe orgueil de combattants, nous avançons aveugles dans l'obscurité, sur le chemin noir qui conduit de notre présent à notre à venir.

..................Triste début de lettre, te dis-tu. Cet homme-là me déverse, en guise de discours amoureux, un plein seau de fumeux, fumant et nauséabond discours philosophique. Oui, penses-tu encore, cela sent le piège.
Désire-t-il me préparer pour quelque prochaine ignoble révélation ? Ou bien se cache-t-il,
se retranche-t-il, comme en ligne Maginot, derrière de grandes phrases vides ?

En ton esprit, tu as raison. Et tu as tort. Tu peux sans doute aucun sentir une distance entre nos deux dialectiques. Tu connais, à ce propos, mes réserves et mes craintes : car tu les as rejetées au nom simple de ta responsabilité propre. Ce que tu as décidé pour toi, m'as-tu dit, ce que tu ressens en toi, désires au profond de toi, ne doit en aucune manière m'inquiéter.

J'ai toujours considéré ces idées comme inacceptables, irrecevables : et je me demandais pourquoi exactement.
Je crois aujourd'hui avoir découvert ce qui me troublait : c'est de me savoir observé, important, attendu; de connaître par le même temps les limites de mes disponibilités et de mon engagement, l'in-sincérité de la réalité "objective" de nos relations, donc notre hypocrisie, pour parler rude; de connaître l'impossibilité d'établir de justes, d'équitables rapports entre nous, de rapports à travers lesquels l'esprit (ou l'âme) et les actes seraient en harmonie, donc de rapports sincères ;de désirer prolonger de tels rapports inexistants déjà, de désirer vivre en illusion. Cela, je le sais. Ou plutôt, je le vis, par calcul délibéré, même s'il peut paraître surprenant que je sois en l'instant en train de te l'écrire. Ainsi trouveras-tu ici la sincérité des paroles, à défaut de pouvoir espérer celle du vécu.


0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
(to be continued)
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
NB. Cet écrit ne correspond à aucun élément réel (ou virtuel, sur ce fil par exemple) actuel. Toute interprétation relèverait de la plus pure coïncidence.
Ceci posé, le thème de la sincérité reste prégnant, dans la virtualité comme dans la plus dure réalité.
C'est pourquoi j'ai trouvé bon et opportun de reproduire ici un raisonnement qui date de plusieurs années, en mon vécu.

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Re: L'Amour.

Message par izo le Sam 10 Mar 2018 - 23:06

Oui le regard de l'autre, l'augure qu'il y met. J'aime bien cette injonction, "défions l'augure", y compris celle qu'on croit ou qui est plantée en autrui. Elle nous gouverne car on nous a parlé tout petit déjà de cette épée là de Damoclès pendue au dessus de nos têtes pour la trancher au moindre faux pas. Donc oui "attention tu vas tomber", "attention, quand tu parles", " attention à tes grimaces". En strates multiples nos masques se sont empilés pour satisfaire le regard de l'autre et lui devenir plaisant. Le nourrisson déjà se rend aimable à force de sourires et de gazouillis. C'est démontré. Car l'amour n'est pas tel qu'on nous le vend, avec ses canons et ses prémices, il n'a pas la durée qu'on lui assigne (l'amour de ma vie), ni rien de toutes ces représentations qui en font un objet à user et désuser. C'est selon soi et selon comme on est. Parce que c'était lui, parce que c'était moi (et encore Montaigne n'a pas tant aimé la Boetie comme on le prétend). Le problème est qu'on veut trop être aimé tout de suite, on veut trop à se vouloir des racines et à dire des dires sans fin. Le désir d'exister surpasse tout dont la durée, le silence  et l'être enfin qui se plie au lieu de s'ériger en un être  unique qui tient debout comme une seule pousse.Car c'est cela la sincérité, être comme une seule pousse, allant suivant un mouvement cohérent qui donne à la marche du caractère qui plus est car liée à ce qui se passe dans la tête sans interfaces. Étant sincère, je risque le choc, en moi même et chez l'autre. Beaucoup m'apprécient pas le déraillement. Et toi ?
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Re: L'Amour.

Message par ifness le Sam 10 Mar 2018 - 23:41

Ouaah. Comme tu y vas, izo.
Va falloir que j'y réfléchissasse.

'Défions l'augure", je m'y remettrais à deux fois. Je suis bien trop superstitieux !

Je te relis. et relis. C'est riche.
Ton analyse de la sincérité est exacte, à mon sens. Elle se situe dans l'immédiateté, en effet.
"L'amour n'est pas tel qu'on nous le vend", non plus.
(Ce qui m'agace sur ce site, quand tant et tant l'idéalisent.)

Ton "Et toi?" vient en fin de texte sans mise à la ligne. Abrupt.

Mais je suis d'accord, izo !
"Etant sincère, je risque le choc, en moi-même et chez l'autre. Beaucoup n'apprécient pas le déraillement."
Ben oui, c'est la vie.C'est vivre. Et vivre est une complexité (E.Morin.)

Que désires-tu que je dise ? Que j'apprécie le déraillement ?
Oui, j'apprécie (et il m'est arrivé d'admirer) les déraillements.

Sauf qu'aujourd'hui j'ai peur : je songe à mon oeil.
(je le teste et le re-teste, et j'ai de plus en plus peur. Que sera ma nuit ?)

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Re: L'Amour.

Message par izo le Sam 10 Mar 2018 - 23:55

Désolée pour mon "et toi ? " abrupte, j'avoue, je ne sais jamais trop comment finir mes messages, ma main me lâche à vrai dire, comme pour dire c'est bon, assez, arrête. D'où ces fins peu avenantes.
je dis même qu'on devient intelligent grâce aux chocs.
Mais tu as raison de te soucier de ton œil. Si je peux me permettre, quand je suis malade (c'est rare, mais ado j'ai eu une leucémie) je m'informe sur le sujet à fond afin d'être partie prenante avec le corps médical (qui a vite fait de s'emparer du corps pour ses protocoles) afin de rester maître de soi et de la situation et de comprendre tout ce qui se dit à ce sujet. Malade on bascule dans un autre monde, fermé aux vivants, au moins aux bien portants et cet hermétisme se maintient toutefois une fois dedans, il s'agit juste alors de se spécialiser aussi dans la maladie pour les raisons que j'ai énoncées. Cette approche a en outre l’avantage de contrebalancer le coté affect et émotion de l'affaire. Ce n'est pas un conseil, ni une bonne méthode c'est juste un procédé que j'énonce là. A prendre ou à laisser.
La nuit : me fait songer au mouvement romantique allemand, à Novalis et à son mineur dans Henri d'Oftendigen, et à ses poèmes. Je vois aussi Jacques lusseyran, tous ces voyants qui voyaient si mal (ou encore Homere ou le conteur du Mahabharata...). Je ne sais pas comment finir ceci, je dis donc "voilà".
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Re: L'Amour.

Message par Moonlight sonata le Lun 12 Mar 2018 - 0:04

L'amour...
L'amour est une intuition, magnétique, intime, qui est censée ouvrir des perceptions différentes et plus grandes que celles sur lesquelles nous avons l'habitude de nous reposer. Une élévation, vraiment.
Cela se passe de paroles, cela se ressent avant tout... la pureté se trouve là, sans apparences (appâts rances), juste une évidence. Hors du temps, de la géographie, des modes, du "qu'en dira-t-on", de la taille, de la couleur, du contexte, et... des autres.
Le désir est égoïste. Mais s'il est partagé, cela devient la plus belle chose au monde.
L'envie de toi, c'est avant tout l'envie de te voir, te "connaître", parce que toi et moi sommes vivants, et que je me réjouis de ton existence qui fait écho à la mienne. Parce que quelque chose au fond de moi vibre beaucoup plus fort en ta présence.
Et que devoir m'en priver est une petite mort.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Lun 12 Mar 2018 - 0:50

Encore un beau texte.
La pensée y est claire, et l'apologie de l'état amoureux n'est jamais niaise, même pas tellement banale.
Oui, c'est difficile, de parler d'amour. De l'amour. Oh que c'est difficile !

Mais je me pose une question, et , je crois, me la poserai jusqu'à mes derniers jours,( si mon cerveau fonctionne encore Rolling Eyes ) :
que devient l'amour ainsi décrit (bien décrit) dans le temps ?
Ou, autrement dit , si on introduit t dans l'équation, que se passe-t-il ?

Non, ne me répondez pas que l'amour change, évolue, devient autre, prend des formes nouvelles, que regardez tel ou telle, ...., oui, je le sais, je le sais,
l'amour peut aussi diminuer, rétrécir, être cassé, il peut....
alors ?

Non, ne me répondez pas, vous n'y êtes pas contraint(e). Ou dites si vous en avez le désir. Faites ce que voulez. Very Happy

Néanmoins, oui, en posant cette question, je complexifie l'approche.
Et si je la pose, c'est que j'ai vécu, ces difficultés. Et que "l'expérience" ne m'a rien, mais rien appris de définitif sur le sujet. Pour le coup, j'ai appris que je ne saurai rien. Ou bien qu'après un fragment de réponse, comme pour un astrophysicien, se présente immédiatement un nouveau questionnement.

@izo merci de ta douce sollicitude. Le problème est pour l'instant que je dois attendre, au moins 8 jours, sans doute plus, avec des symptômes qui s'aggravent doucement, et ne peux poser aucun diagnostic avant une IRM. C'est long, d'attendre. De subir cette attente imposée.

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Lun 12 Mar 2018 - 17:14

LETTRE DE M. à C. (suite)
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........Création factice ; artifices. Pour toi qui dis le savoir mais n'en acceptes peut-être pas réellement toute la profondeur, ni toutes les conséquences (ou bien es-tu réellement désespérée ?), pour toi qui acceptes le compromis, le triste à-peu-près d'un amour incertain.
Pour moi, qui joue cyniquement et tristement (désespérément, aussi ?) de ce cadeau qu'insensée tu m'offres.
La sincérité ressemble à un des multiples visages de l'Hypocrisie ; un habile trucage sémantique. On possède en soi bien d'autres désirs, on les sait (ou on les croit) inaccessibles, et on triche. on triche toujours. On vit à l'intérieur du mensonge, porté par un amour truqué dont la gravité apparente peut porter à rire.

------------Tomas dit: "Il faut observer la règle de trois. On peut avoir la même femme àdes intervalles très rapprochés ------------alors jamais plus de trois fois. Ou bien on peut la fréquenter durant de
------------longues années, mais à condition de laisser passer au moins trois
------------semaines entre chaque rendez-vous."
J'ai été frappé (hors le sourire qui se cache derrière ces déclarations; sourire que joue magnifiquement Daniel Day-Lewis dans le film) par le caractère apparemment très construit, très logique, réfléchi, calculé, systématique, de ces mots prononcés par un héros de Milan K. Cela correspondait trop bien à la leçon que je n'avais jamais entendue, mais dont j'avais toujours rêvé qu'un maître (Diderot ne sait pas donner de telles perverses leçons) sache me donner.
Puis l'histoire de Tomas continue, l'amour entre dans sa vie d'une manière tellement romantique, ou mythologique (j'ai songé -je m'en excuse- à l'histoire du Petit Prince et de sa fleur) que la crédibilté de la déclaration de Tomas chute et que naissent d'autres questions. Pourquoi, par exemple, puisque
"la convention non-écrite de l'amitié érotique impliquait que l'amour fût exclus de la vie de Tomas", pourquoi reconnaît-il Tereza, entre cent autres femmes, comme l'objet de son amour ?
K. explique alors que l'amour peut naître d'une simple métaphore, ou
"à l'instant où une femme s'inscrit par une parole dans notre mémoire poétique".
Magnifique et superbe idée, mais fort ambigue pour qui a lu d'autres histoires de K.

Et, après tout, de quel amour s'agit-il ? K. semble le définir comme l'emprise inéluctable de la légèreté de l'existence. Est-ce qu'une simple parole suffit à inscrire d'indélébile façon l'amour face à l'assaut du temps, à l'inscrire dans la durée, malgré la néglidence,
la force destructrice de l'analyse, l'auto-ironie, les morsures glacées de l'intelligence, la mort apparente de la tendresse ? En quoi consiste l'attachement (si puissant et si fragile) de Tomas envers Tereza ? De quoi se nourrit-il ? Seulement de l'éperdu désir de protection émis, voire hurlé, par la jeune femme ? Est-il truqué, ce sentiment si bizarrement dramatique,
soumis à l'insoutenable légèreté de la vie ? Faiblesse ? Paresse ? mensonge ? L'amour de Tomas n'est-il pas plus pesant que K. n'accepte de le laisser croire ?

(Certes on comprendra -un peu- mieux plus tard, une vérité très complexe, et K. aime jouer de toutes les ambiguïtés possibles.)

L'identification reste impossible, et la leçon rien moins qu'incertaine. Il me semble pourtant y deviner une vérité que le hasard capricieux de mon existence propre s'acharnerait à démentir, sans parvenir à l'étouffer. Sans doute encore une de ces vérités..."risibles" ?

Maintenant, ma C., tu te demandes, quelque peu étourdie par ce flot de réflexions : "Poursuit-il un but qu'il n'oserait évoquer que par métaphores, citations et commentaires ?

Repensons à la déclaration de  Tomas sur la prétendue "règle de trois". Non ? Tu te hérisses ! Mais tu ne connais pas les réflexions d'Edouard lorsqu'après tant d'efforts obstinés il connut enfin le corps de la fille qu'il avait si longtemps désiré; tu ne connais pas le dictionnaire de Franz et de Sabina; tu ne connais pas l'inutile cruauté du cynisme longuement ressassé de Ludwig; et quand bien même tu connaîtrais tout cela, tu ne comprendrais pas ce que je ressens lorsque j'y songe.

Sache seulement que je ne maîtrise rien, que je crois en effet que la vie est une longue expérience dictée par le (hasard) destin,qu'on est en droit de rire de tout, y compris des sentiment inédits créés par des situations originales dans lesquelles notre choix (tellement fallacieux, tellement léger) nous a entraînés.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
(to be continued)
Smile (Oui, c'est une longue lettre !)

Une de mes intentions, en produisant à la fois mon texte (mon histoire),
des extraits de Milan.K., et un possible commentaire,
je dis possible parce qu'il peut en exister bien d'autres,

est de montrer que l'on peut bien plus profondément explorer l'amour
par le récit, la story, le roman,
que par des exercices philosophiques.
La psychologie nous aide beaucoup à dénouer, à déjouer, à détricoter,
mais elle ne sait pas bien dire le concret d'un vécu intime,
pas aussi bien que le roman de K., ou Mme Bovary, ou La Chartreuse de Parme.

So long, friends.
if

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Re: L'Amour.

Message par ifness le Lun 12 Mar 2018 - 21:21

Je poursuis.
LETTRE DE M. à C.  (Suite)
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Tu me critiques encore : ce que tu penses, toi, (penses-tu) n'engage que toi; je n'aurais,
moi, à me préoccuper que de ma seule inclination, de mon désir pour toi, sincère ou insincère. Tu accepterais les risques au nom de TA vision de TON destin.
Chère C., je ne puis que m'inquiéter.

Car comme il est difficile, voire impossible de t'écrire (ainsi que tu l'as souhaité : je sais que tu attends une lettre de moi) si je dois présupposer que nous avançons chacun sur notre voie propre sans espérer entrer en communication véritable : en partage. Je n'aurais plus rien à te dire. Si nous voulions aller au bout de la vérité nous découvririons peut-être des choses violentes et inutiles. Je n'ai pas envie de te parler davantage de moi : ce que tu sais suffit bien, même si ce que tu crois aimer en moi n'est que la face lumineuse d'une...
Quelle farce ! Ecrivant ceci, je me hais.
Car, en écrivant ces phrases, je suis persuadé que je te refuse l'accès à mon intime, mais toi, toi les lisant, comprends que je suis en train de me confier à toi...
La vie.
.............................................................................................................

(Ici, pour que la.e lectrice.eur comprenne , je poursuis ma lettre, mais sous la forme d'un échange (théâtral ?) entre des personnages. J'aime beaucoup, ces échanges, dia-logues, ils me sont apparus à la lecture de Platon. Et de Diderot. Prétention ? Que nenni, disait l'autre. Simple inspiration. Donc Smile)
La lettre se poursuit ainsi :
................

-Je te l'avais bien dit, s'écrie l'autre femme, tu ne peux trouver aucune solution dans une relation avec un homme -qui plus est encore marié- qui ne cherche qu'à protéger sa liberté.
-Je ne cherche pas de solution, répond la première femme (qui n'est pas toi), je cherche seulement à parler. Comme lui, encore que je ne sache pas si...
-Comme moi, dit l'homme (qui n'est pas moi).
-Ne le crois pas, dit l'autre femme, il cherche bel et bien une maîtresse !
-Peut-être bien, dit l'homme, même si j'ignore être capable d'avoir une maîtresse.
-Ridicule ! Risible ! s'écrie encore l'autre femme, en s'esclaffant. Tu as eu, tu as peut-être encore des maîtresses, et tu voudrais nous faire croire que tu es incapable de...
-Qu'est-ce qu'une maîtresse ? demande l'homme, en coupant la femme et haussant le ton.
-Quoi ? Voudrais-tu philosopher maintenant ? Te faire passer pour sage ? Personne ne sait rien : que voilà une belle idée qui peut tout excuser!  Une maîtresse n'est-elle pas une maîtresse ? Comme la plupart des hommes, tu rêves d'en posséder une, ou plusieurs. Voilà de quoi je suis persuadée !
-Non, ne t'en déplaise, je ne me crois pas capable de "posséder" une maîtresse, intervient un second homme, qui, jusqu'alors, écoutait en silence ,
(comme si la discussion ne le concernait pas, ou ne l'intéressait pas, ou encore comme s'il craignait de s'y mêler). Je n'en ai, personnellement jamais eu. La vie est une question de choix. Ce ne sont pas les miens.
-Même si...(dit l'autre femme), même si...
-Même si...Non, cela ne fait pas une maîtresse.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Bon, je fatigue un peu à frapper sur les touches.
Soit vous avez quitté la salle.
Soit vous êtes mécontents de ne pas avoir accès à la suite.

Je tenterai de vous satisfaire demain,
si cela vous est d'un quelconque intérêt.

bisous
if

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