De mes disparitions..

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Re: De mes disparitions..

Message par Caracol le Ven 5 Jan 2018 - 1:27



Ces dernières disparitions qui remplissent ma vie m'interrogent beaucoup sur une notion à laquelle je tiens particulièrement.
L'engagement. Et derrière encore d'autres échos.
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Re: De mes disparitions..

Message par Hyaden le Ven 5 Jan 2018 - 10:57

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Dernière édition par Hyaden le Lun 5 Fév 2018 - 15:41, édité 1 fois
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Re: De mes disparitions..

Message par Caracol le Ven 5 Jan 2018 - 23:40

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Re: De mes disparitions..

Message par Caracol le Mar 16 Jan 2018 - 6:42

5:06...

Cette nuit j'ai été réveillé par mes disparitions. Elles m'embêtent à me priver ainsi de sommeil.
Elles viennent se lover tout contre moi, se rappeler sous leurs meilleurs jours.
Elles me susurrent à l'oreille des culpabilités pour que je les fasse miennes.
Elles viennent jouer avec mes pieds. Elles en rient les fourbes.

Elles sont comme une nuée d'abeille qui te poursuive. Elles ont leur victoire, tu as la tienne.
Elles ne te piquent plus une fois plongé dans la rivière mais n'empêche tu finis mouillé.

6:42...
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Re: De mes disparitions..

Message par Hyaden le Mar 16 Jan 2018 - 13:28

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Re: De mes disparitions..

Message par Caracol le Mer 28 Mar 2018 - 16:05

Bonjour Disparitions,

Je ne sais pas si ce furent vous cette nuit, la précédente encore, qui m'avez pris à un sommeil réparateur. Je ne sais pas si ce furent vous qui m'avez ôté le peu de mes journées qui n'appartiennent pas de ces contraintes ou procrastinations.
Je ne sais pas mais je m'apprête malgré tout à vous écrire. J'ai dur dois je vraiment vous l'avouer à aller vers cet instant où je vais recommencer à accoucher de mes peines, des mes rages, de mes haines et des mes amours.
C'est un exercice si intime, si profond, un flirt encore avec la mélancolie, un voyage dans lequel je voudrais m'éteindre, me blottir, dont je voudrais ne plus revenir. Aujourd'hui pour vous écrire, vous mes chères disparitions, je me suis accompagné d'une autre amie plus discrète.
et je m'efforce face à elle. Je me soutiens de ces longs mois à vous suivre de près ou de loin et de mes échanges avec l'intemporel. J'ai pris soin de ne plus vous exister. J'y suis revenu.
Litanie contre la peur... Et la laisser passer à travers soi...
Je vous reviens pour quelques temps. J'arrive.
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Re: De mes disparitions..

Message par Caracol le Dim 1 Avr 2018 - 1:18

[Gros édit et corrections: ça reste un peu moche et devrait dégager bientôt.]

Et puis leurs regards, à eux se croisèrent.
Silence...
Silence...
Il lui serait impossible de raconter les 5 minutes qui suivirent. Avait elle sourit, avait il sourit ? Etait ce elle qui s'était approchée, étais ce lui ?
Il avait interprété le mouvement, les signes du désir d'un contact, partiel. Ce besoin impérieux de retrouver cette proximité qui avait motivé ce voyage.
Un grain de sable, une crispation légère presque impalpable dans son sourire.

Elle (souriante et engageante, dans la contre allée elle s’approche) : Bonjour F...
Lui ( sidéré, récupérant sa contenance ) : Bonjour C...
Elle : tu vas bien ?
Lui : Oui ça, je ne croyais pas que tu viendrais si tôt.

Elle : … Je..
Lui : …

Elle (la situation statique devient gênante): Qu’est ce que tu deviens ?
Lui (rappelant sa chienne qui maintenant s’évade, siffle deux tonalités ) : On va aller la promener.

Pendant de longues minutes, il s’empreinte des rayons du soleil, à l’intérieur c’est le chaos mais la clarté est belle et le jour est beau. Il s’émeut de ses sensations, se reconnecte. Elle suivait et se taisait, ne sachant quoi dire et ne disant rien.
Il lui sourit. Les habitudes n’avait pas changer, c’était la promenade de son chien, le temps d'en croiser d'autres, monter descendre s’asseoir, les mêmes rituels. Elle resentit qu’elle était étrangère, que ce n’était pas encore son temps à elle. Elle eut cette sagesse de continuer à se taire puisqu’elle d'ailleurs elle ne savait toujours quoi dire. Elle semblait deviner que c’était peut être à lui de donner son accord pour revenir au moins l’espace d’un instant mêler sa vie à la sienne.
Ils revinrent au pieds de la maison.
Lui : Attends moi là je là remonte et je reviens. On va aller en ville.

Au fond d’elle, elle devint triste sans trop savoir pourquoi. Il redescendit quelques minutes plus tard, seul. Elle le devinait toujours sur la réserve mais à la fois, serein.
Ils prirent le chemin du centre.

Elle : Qu’est ce que tu deviens raconte moi, j’ai beaucoup pensé à toi, où tu vivais, ce que tu faisais, ce que tu devenais.
Lui : Regarde ici c’est la place de la République, elle est encore assez jolie. Derrière il y a le centre ville et de jolies rues avec des chemins pavés. ... est une très jolie ville. Un peu bourgeoise mais ça ne lui enlève pas son charme. On va aller au Tanshi, ça te plaira. J’aime bien l’ambiance. Ils font des jus très bons, ça réveille.

La marche ne s’interrompant pas ils continuèrent silencieux. Parfois il rompait le silence pour raconter quelque chose sur les environs. Ce qu’elle espérait pourtant c’était trouver un peu de celui qu’il avait été.
La journée fut à cette image, parcourue de cette distance. Il lui demanda des nouvelles de sa famille et s’en arrêta là ou presque. Il parla un peu de sa formation c’est vrai mais jamais en son nom. Il ne partageait pas vraiment.
Le malaise s’appesantissait pour elle.

Elle : Je fais une formation de ..., je m’amuse vraiment c’est très chouette, J’aimerai à la fin..
Lui (l’arrêtant net) : Non C... je ne veux pas savoir. C’est à toi. Je ne sais pas qui tu es.
Que fais tu ce soir ? Je veux dire où dors tu, tu as prévu ?
Elle (touchée) : Je pensais que je pouvais dormir chez toi.

Lui (face à elle) : Excuse moi C... mais je ne te connais pas pour t’inviter chez moi. Même J... n’est jamais venue.
Elle (blessée, elle prit pour elle l’importance de sa position, continua) : C’est pas comme si on avait pas vécu ensemble.

Lui (très sérieux soudain) : On n’a pas élevé les chèvres ensemble, je ne suis pas de ta famille, ni ton frère ni ton père et je n’ai jamais été ton ami. J’ai été ton amoureux. Je sais reconnaître à travers toi les traces de celle que j’ai aimé, mais on ne partage rien de sensible, on est deux étrangers qui se rencontre pour la première fois mais partageons déjà une même origine.

Elle (cédant à la panique ou la tristesse) : Je te connais moi.
Lui : Et moi je dois te connaître ? Mais qui es tu ?
Celle que je connais est dans le rejet, a refusé de  partager plus longtemps nos sensorialités, ce langage qui permet d’accéder à l’identité intime. C..., je ne suis pas des mots, je ne suis pas des idées ou des des actes, je ne suis pas ma sensibilité, mes échecs, mes réussites, je suis la somme de tout cela et plus encore parce que surtout je suis intiment et très profondément sensoriel et que tout cela est fondamentalement lié.
Si tu es celle qui rejette tout ce sensoriel, la seule chose que je peux t’offrir c’est de partager l’instant, cette chose anonyme où s’exprime proximité ou distance, loin des prérequis culturels, du passé du futur, du présent.
Tu sais je suis une multitude indivisible et je ne compte pas me briser pour te correspondre.  
Mon passé, mon présent et mon futur et tout ce qu'ils permettent, tu te les as interdit jusqu’à cet instant.

Il marque un temps et reprend.
Et tu sais je crois que si je ne te connais pas, c'est guère mieux. Tu n’es donc qu’une étrangère qui doit assumer les actes de celle dont tu hérites. Ca tient à pas grand-chose mais on choisit pas son passé, c’est tes bagages qu’ils te soient pénibles ou non. Et si tu te présentes à moi au-delà de l’instant tu te présentes également avec ces bagages là, celle d’une femme qui a rejeté une expression sensible au monde, qui lui a témoigné qu’il n’en valait pas la peine.
Qui es tu C..., es tu celle qui me recherches pour celui que je suis et que tu devines toujours exister quelques part, celui qui te tend la main, ou plutôt cette femme qui rejette toujours ou encore plutôt cette étrangère. Es tu en pélerinage ? Est ce bien moi que tu viens voir ?
Qui es tu dis moi ?

Elle s’est tue un long moment avant de reprendre la parole, et quand elle parla, elle avait toute conscience de ce qu’elle engageait.
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