(Quand) faut-il se résigner ?

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Message par Invité le Dim 19 Nov 2017 - 1:35

Assez jeune, j’ai compris que si j’attendais que quelqu’un veuille bien/ait le temps/s’organise pour faire quelque chose avec moi, je ne ferai pas la moitié de ce que j’avais envie de faire. C’est ainsi que j’ai développé une nature plutôt indépendante, disons dans les grandes lignes que je n’ai pas besoin d’être accompagnée pour faire les choses que j’ai envie de faire. Ce qui ne signifie pas pour autant que je ne n’aimerais pas ça : dans l’idéal, hormis quelques moments où j’ai vraiment envie/besoin d’être seule, j’adorerais pouvoir partager ce que je vis avec quelqu’un, c’est même quelque chose qui me manque souvent. Le problème, c’est que j’ai beaucoup de mal à rencontrer un homme qui me plaise, à qui je plais, et qui est disponible et disposé au moment où je le rencontre. Je ne crois pas que plaire aux hommes (à certains en tout cas) soit un problème, c’est plutôt de mon côté que le bât blesse : soit je ne suis tout simplement pas attirée, soit je me lasse rapidement. J’ai déjà exploré la question en long en large en travers, le pourquoi du comment, quelle solution y apporter, je n’ai pas encore eu d’éclair de génie (d’ailleurs si quelqu’un à un remède miracle, arrêtez tout de suite la lecture de cet article et à vos claviers par MP : je vous serai éternellement reconnaissante !  Smile)

Etant donc indépendante de nature, j’ai tendance à appliquer l’adage « plutôt seule que mal accompagnée », avec la logique que je me mettrais avec quelqu’un le jour où j’aurais rencontré une personne qui m’apportera plus que ce qu’elle m’enlève. Je sais que ça sonne un peu sévère, dit comme ça, mais le principe est le suivant : en ce moment, je mène une vie qui me convient beaucoup, je bénéficie d’une très grande flexibilité et je fais beaucoup de choses qui m’intéressent. Se mettre en couple, dans ma tête, revient à perdre une partie de cette liberté, du fait des compromis que l’on fait, des décisions que l’on doit prendre à deux, des contraintes géographiques ou autres qui s’imposent quand on décide de lier sa vie à celle de quelqu’un d’autre. Ce qui dans le principe ne me pose pas de problème, sauf si la personne pour qui je le fais ne m’apporte pas autant (en termes sentimentaux, intellectuels, affectifs, etc.) que ce dont elle me prive, dit autrement : si le fait d’être en couple fait pencher la balance du mauvais côté. Auquel cas je préférerais autant revenir à ma vie célibataire, avec ce manque affectif certes, mais dans laquelle je m’éclate et qui me nourrit à bien d’autres égards.

Bref, une des solutions que j’ai envisagées est de faire un choix par défaut, on va dire. En gros, me mettre avec un homme avec qui ça se passe bien, mais sans plus. Que j’aime bien, mais dont je ne suis pas amoureuse. Alors attention hein : je ne parle pas de me mettre avec le premier venu, mais choisir quelqu’un avec qui je m’entends bien, avec qui je partage des valeurs essentielles à la vie à deux et la vie de famille, juste sans cette profondeur, cette intensité qui caractérisent le fait d’être amoureux (et auxquelles – malheureusement ? – j’ai déjà goûté). Inutile de me dire que ça n’est pas l’idéal, j’en ai totalement conscience : je vois énormément de couples autour de moi qui se sont formés (consciemment ou non d’ailleurs) sur la base d’intérêts communs, de calculs en quelque sorte, du genre « celle-ci/celui-là, elle/il est pas mal, c’est un bon parti, je pourrais plus mal tomber », un peu en mode « ça fera l’affaire », et je me suis toujours que je ne cèderai pas.

Mais voilà : au-delà de mon envie de partager et de construire à deux, j’approche la mi-trentaine, passage de la vie d’une femme où son horloge biologique se met à tiquer de plus en plus fort (d’ailleurs messieurs, à ce niveau-là, laissez-moi vous dire que vous ne connaissez pas votre chance !). J’en suis donc à me demander : en partant de l’hypothèse que ça soit possible (= qu’on en soit capable), faut-il se résigner ? Le cas échéant, à quel moment ? Quand faut-il accepter que cette personne, ben soit elle n’existe pas, soit je ne croiserai jamais sa route, soit elle est actuellement en train de jouer aux billes dans une cours de récré ou de contempler le couchant de sa vie je ne sais où dans le monde ? Est-ce bien raisonnable d’attendre et d’espérer que cette personne fasse un jour son apparition dans ma vie, surtout vu la probabilité que ça m’arrive (au vu de mes « particularités » de zébrette, de mon âge – dans le sens où la plupart des gens de mon âge sont en couple avec enfant, donc non disponibles, etc.) ?

A partir de là, une autre question se pose : quelles sont les alternatives ? Malgré mon désir de maternité, je ne suis pas sûre d’avoir envie de concevoir un enfant toute seule (dans le sens où je n’aurais pas de problème à adopter seule, mais je n’ai pas envie de créer une vie en dehors du cadre d’un couple). Se mettre en couple qui prenne davantage la forme d’une amitié ? C’est un peu compliqué, surtout à partir du moment où il y a un déséquilibre (où l’un est amoureux, et l’autre non).

Bref, c’est une question qui me travaille beaucoup dernièrement. J’aimerais bien entendre ce que vous en pensez, mais surtout, j’aimerais bien entendre des témoignages de gens qui ont ou ont eu une expérience en la matière, dans un sens ou dans l’autre, soit des gens qui se sont mis en couple par dépit et le regrettent (ou non), ou d’autres qui ont préféré attendre et qui le regrettent (ou non), ou encore d’autres qui ont trouvé d’autres manières de faire. Je sais que tout cela est très personnel et tient au caractère (je ne crois pas que toutes ces personnes dont je parlais plus haut en sont forcément malheureuses, je suis même assez sûre qu’il y en a plein à qui cela convient tout à fait), mais je serais curieuse d’avoir vos avis/réflexions sur la question.

Merci !

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Message par Emeishan le Dim 19 Nov 2017 - 9:57

Bonjour Gomette,
J'aurais pû écrire exactement le même message, mot pour mot. Je ne t'aide pas, ne réponds pas à tes interrogations, mais tu n'es pas seule Wink

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Message par Lyse le Dim 19 Nov 2017 - 21:36

Bonjour Gomette

Dans la même situation, peut-être pas pour les mêmes raisons, mais pour moi il est inenvisageable de me mettre avec quelqu'un dont je ne suis pas amoureuse ou de rester avec quelqu'un qui me tire vers le bas.

Pour le moment, je préfère "être seule que mal accompagnée" et, à défaut de me nourrir de l'amour d'un homme, je me nourris de l'amour des autres. "Donne de l'amour autour de toi et tu en recevras en retour", petit message que j'ai reçu il y a quelques jours.

Et je ne suis pas résignée, si je n'ai pas encore rencontré la bonne personne pour moi, c'est que tel est mon chemin. Peut-être que je la rencontrerai plus tard, lorsque j'aurai accompli quelque chose ou quand j'aurai eu les prises de conscience nécessaires sur moi-même. Peut-être que je ne la rencontrerai jamais mais en attendant je prends soin de moi et vis la vie pleinement.

Je n'ai aucun regrets, tout a un sens et l'avenir me le dira.


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Message par Suivel le Lun 20 Nov 2017 - 0:07

Coucou Gomette,
Accepter oui, se résigner .... non.
Accepter de faire le deuil de l'amour idéal par exemple, accepter l'autre dans sa différence , accepter la solitude fondamentale de chacun, que l'autre ne soit pas un fournisseur de bonheur.... oui. Se résigner à mourir un peu ... non.
Ta lucidité te guidera, fais Toi confiance.

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Message par mango-woman le Lun 20 Nov 2017 - 12:43

Je n'aurais pas grand-chose à répondre, si ce n'est que je me pose exactement les mêmes questions, et que jusqu'à présent je n'ai pas trouvé de réponse !

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Message par Slugy le Lun 20 Nov 2017 - 22:45

Cc,

Je pense que tu as entièrement raison de ne pas choisir la solution de facilité pour vivre une relation platonique.

Simplement je pense qu'il faut que tu précises ce que tu veux et ce que tu recherches. Sur ta liste ton homme parfait n'existe pas ou s'il existe il est rare qu'il soit libre. Donc le mieux c'est effectivement de rechercher une relation avec une connexion mais de laisser plus de chances à d'éventuel prétendants qui remplisse que quelques critères sur ta liste.

Étant un mec je peux te dire de la chance que tu as d'être une femme et d'avoir du choix ! Tu dis oui à n'importe quel mec il va accepter pour une nuit. Pour la vie par contre il faut trier les choux et les carottes. Justement tu as l'opportunité de choisir tes critères. Donc essaye de savoir ce qui te ferait quitter ton célibat. Célibat qui n'est pas négatif. Ta vie est bien remplie elle te plaît. Maintenant il faut faire des renyet faire comprendre à ton futur mec que tu quittes ton célibat pour mieux pas pour ne plus être célibataire.

Profite de ta vie de célibataire, fais ton introspection pour mieux connaître tes attentes de ta future vie de couple et ensuite plus de rencontres et là tu choisis. Et tu laisses la magie opérée. Je pense que pour trouver le bonheur il faut le chercher quand même. Ne pas trop le chercher mais se laisser des opportunités...

J'espère que ça t'aidera

Slugy

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Message par Slugy le Lun 20 Nov 2017 - 22:52

Renyet même moi en me relisant je ne sais plus ce que j'ai dit ^^. Euh... Rencontre ?

En gros sors plus pour augmenter les chances de trouver l'homme qui ne convient. La vie de couple s'est effectivement se privé d'une certaine liberté et aussi régler des problèmes que tu n'aurais jamais eue toute seule mais ça a d'autre avantage comme : le soutien, la communication, les câlins, se réveiller à côté de la personne qu'on aime, faire des trucs que tu aimes mais à 2...

Il faut que le mec qui se présente à toi te propose plus que ce que tu ne peux te donner. Un gars amoureux ça en fait beaucoup pour plaire. Laisse des chances à certains qui ne remplisse pas tous tes critères et tu auras une bonne surprise.

Mais mets des critères fixes et rédhibitoire en posant tes limites

Slugy

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Message par Invité le Lun 27 Nov 2017 - 20:45

Merci aux uns et aux autres pour vos contributions !

@Emeishan et Mango-woman : merci pour le soutien psychologique ! Et du coup, vous pourriez faire part de votre expérience, réflexions, tentatives à ce sujet ? Où en êtes-vous dans votre réflexion, et comment en êtes-vous arrivées là ? Qu’envisagez-vous pour la suite ?

@Lyse : je comprends tout à fait ce que tu dis, et en fait j’aurais pu écrire exactement le même message il n’y a encore que quelques mois… Je vis ma vie pleinement, je fais plein de choses qui m’intéressent et me nourrissent, et j’ai la chance d’avoir beaucoup de bons amis autour de moi, c’est sûr que ça aide… Mais dernièrement ça n’est plus suffisant. Il ne faut pas se voiler la face : l’amour des amis, ou des gens en général, ne remplacera jamais l’amour d’un partenaire dans le contexte d’une relation de couple. C’est comme si t’avais super super soif, mais que tu n’avais rien d’autre sous la main que du jus d’orange : c’est sûr que c’est bon, mais ça remplacera jamais l’eau. Et je me dis que si ça se trouve, je peux réparer ce qui est cassé chez moi - peut-être que ça peut s’apprendre, finalement, à s’attacher, à faire le deuil de cette personne parfaite pour moi, et peut-être que de faire cet effort m’aiderait à ouvrir les yeux sur ce qu’il y a de beau chez l’autre et que je n’arrive pas à voir car je suis aveuglée par cette chimère que j’ai créée pour moi ?

@Suivel : on y arrive, du coup… Comment on fait, pour accepter ? Enfin non, ça n’est pas tant ça la question… C’est plutôt : comment faire pour choisir la personne que tu vas essayer d’accepter ? Parce que dans le principe, j’ai envie de me mettre en couple avec un mec qui m’attire, avec qui il se passe quelque chose de spécial, quelque chose qui vient des tripes. Mais sans ça, sans cette attirance initiale qui fait que c’est avec cette personne, et pas une autre, que t’as envie de créer des liens, ben ça met un peu tout le monde au même niveau… donc comment faire pour choisir cette personne ? Ca devient quelque chose de complètement artificiel. Quelqu’un a une expérience à ce sujet ?

@Slugy : « La vie de couple s'est effectivement se privé d'une certaine liberté et aussi régler des problèmes que tu n'aurais jamais eue toute seule mais ça a d'autre avantage comme : le soutien, la communication, les câlins, se réveiller à côté de la personne qu'on aime, faire des trucs que tu aimes mais à 2... » Je suis bien d’accord avec toi, mais ça c’est quand tu tombes sur la bonne personne ! Tomber sur quelqu’un qui soit capable de te soutenir, que t’as envie de prendre dans tes bras le matin, avec qui c’est pas une galère abominable de communiquer ou une super corvée de faire des trucs ensemble… Et puis je me suis déjà demandé ce dont j’ai besoin pour être bien dans une relation, mes critères comme tu dis, mais je suis clairement trop exigeante… et puis c'est théorique, en fait, et dans la pratique c’est dur de savoir sur quoi faire l’impasse ! Par exemple, comment choisir entre un mec dont la conversation ne m'intéresse pas mais qui est câlin, et un mec passionnant mais froid comme un glaçon ?

@Isadora et Aeris : apparemment je n’ai pas encore assez posté pour pouvoir envoyer des MP mais merci de vos messages et je vous réponds dès que je peux !

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Message par NekoNeko le Mar 28 Nov 2017 - 12:14

J'hésitais à entrer dans cette partie du forum exactement pour ne pas tomber sur le contenu que tu as posté.

Nous n'avons pas le même âge et accessoirement du sexe opposé mais je comprends ce que tu ressens car je suis dans la même problématique depuis ma dernière relation. Alors ça doit vraiment te travailler.

As-tu eu des histoires assez longues où tu à pensé à faire un enfant ? Que te manquait-il dans les précédentes relations pour y arriver ? Enfin, cherches-tu activement la perle rare ?

Sans prétention aucune, j'ai beaucoup déménagé et rencontré beaucoup de gens. Dans cette masse de connaissances, je dirais que je garde un vrai contact avec une dizaine d'entre elles car ce sont les seules personnes avec qui je peux discuter de manière désintéressée et intéressante. Alors pour trouver celle qui "m'apportera plus que ce qu'elle m'enlèvera", je sais que la route va être longue mais qu'il faut y passer car j'ai une profonde envie de partager et de m'investir dans une personne.

En conclusion, ne baisse pas les bras !
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Message par Emeishan le Mar 28 Nov 2017 - 22:12

Quelque chose me travaille en ce moment.

Ne vous-êtes-vous jamais dit que, finalement, le rêve de tout le monde était de trouver la perle rare qui le comprenne parfaitement, le complète à merveille, et ceci pour la vie ? Or, comment se fait-il qu'autant de gens cherchent encore, si l'objectif est le même pour tous (et d'autant plus si l'on considère que l'on peut "se forcer" ou en tout cas choisir quelqu'un avec son cerveau uniquement et pas forcément son coeur ?

Je donne un exemple pour illustrer mon propos. Ma dernière relation était magique, une fusion parfaite et une entente fabuleuse, qui ont duré un mois. Jusqu'à ce que Monsieur -soit disant- prenne peur, ça allait trop vite, il a tout arrêté du jour au lendemain. Ca m'a fait très mal, je croyais vraiment que notre histoire allait durer très longtemps (sans aller jusqu'à espérer que cela dure toujours quand même parce que je suis prudente, mais je ne voyais pas comment ni pourquoi cela s'arrêterait). Je le croyais, je le comprenais tellement, je comprenais même la rupture finalement, puisqu'il disait que ce qu'il ressentait était trop intense et qu'il n'arrivait pas à gérer ses émotions.
Après un blanc sans aucune nouvelle pendant 4 mois, il m'a recontacté cet été, en disant qu'il voulait garder contact et que l'on soit amis. C'était très ambigu, puisque nous nous sommes revus, et que bien sûr notre entente restait toujours aussi bonne, les sentiments toujours là je crois... Au fil des mois son discours est devenu de plus en plus ambigu, il est là sans être là, tend la main et la reprend (écrit puis n'écrit plus, dit qu'il veut me revoir puis qu'il n'a pas le temps en ce moment, puis revient à nouveau...) J'avoue que je ne suis peut être pas claire non plus : d'habitude je coupe les ponts très nettement après les ruptures, j'ai besoin de passer à autre chose, je n'arrive pas à rester en contact amical avec quelqu'un que j'ai aimé -parce que mon amour ne s'éteint jamais, suis-je la seule à avoir ce problème ?- mais je ne voulais pas le perdre, même en temps qu'ami, parce qu'un ami si proche c'est précieux, ça ne m'arrive pas si souvent...
Bref, je lui en veux de plus en plus, car il n'est pas correct avec moi. Mais nous avons été si proches, nous nous sommes si bien compris : comment cette compréhension pourrait-elle s'arrêter du jour au lendemain ? Je lui fais confiance, je cherche sans cesse à lui trouver des excuses et à me mettre à sa place, et je me dis que, peut être, lui se dit la même chose de moi. Comment pourrais-je imaginer des sentiments ou des objectifs négatifs de sa part ?

Je ne sais pas trop comment exprimer ce que je veux dire. Mais avec cette histoire, j'ai l'impression, d'une part que cette entente parfaite dont nous rêvons tous est un leurre (même quand elle existe, elle peut disparaitre sans raison, pourquoi ? sinon parce que l'on voit dans l'autre des choses qui n'existent pas, ou qui dépendent du contexte davantage que de la personne ?) Et d'autre part, que nous avons forcément une vision égocentrée de l'amour, en ayant l'impression que nous faisons bien et avons des besoins et des demandes légitimes, et que les autres ont des torts car ils ne rentrent pas dans nos demandes : alors que les autres, eux, ont probablement la même impression mais à l'envers Twisted Evil

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Message par Mystery le Mer 29 Nov 2017 - 4:58

Emeishan a écrit:Quelque chose me travaille en ce moment.

Ne vous-êtes-vous jamais dit que, finalement, le rêve de tout le monde était de trouver la perle rare qui le comprenne parfaitement, le complète à merveille, et ceci pour la vie ? Or, comment se fait-il qu'autant de gens cherchent encore, si l'objectif est le même pour tous (et d'autant plus si l'on considère que l'on peut "se forcer" ou en tout cas choisir quelqu'un avec son cerveau uniquement et pas forcément son coeur ?

Je donne un exemple pour illustrer mon propos. Ma dernière relation était magique, une fusion parfaite et une entente fabuleuse, qui ont duré un mois. Jusqu'à ce que Monsieur -soit disant- prenne peur, ça allait trop vite, il a tout arrêté du jour au lendemain. Ca m'a fait très mal, je croyais vraiment que notre histoire allait durer très longtemps (sans aller jusqu'à espérer que cela dure toujours quand même parce que je suis prudente, mais je ne voyais pas comment ni pourquoi cela s'arrêterait). Je le croyais, je le comprenais tellement, je comprenais même la rupture finalement, puisqu'il disait que ce qu'il ressentait était trop intense et qu'il n'arrivait pas à gérer ses émotions.
Après un blanc sans aucune nouvelle pendant 4 mois, il m'a recontacté cet été, en disant qu'il voulait garder contact et que l'on soit amis. C'était très ambigu, puisque nous nous sommes revus, et que bien sûr notre entente restait toujours aussi bonne, les sentiments toujours là je crois... Au fil des mois son discours est devenu de plus en plus ambigu, il est là sans être là, tend la main et la reprend (écrit puis n'écrit plus, dit qu'il veut me revoir puis qu'il n'a pas le temps en ce moment, puis revient à nouveau...) J'avoue que je ne suis peut être pas claire non plus : d'habitude je coupe les ponts très nettement après les ruptures, j'ai besoin de passer à autre chose, je n'arrive pas à rester en contact amical avec quelqu'un que j'ai aimé -parce que mon amour ne s'éteint jamais, suis-je la seule à avoir ce problème ?- mais je ne voulais pas le perdre, même en temps qu'ami, parce qu'un ami si proche c'est précieux, ça ne m'arrive pas si souvent...
Bref, je lui en veux de plus en plus, car il n'est pas correct avec moi. Mais nous avons été si proches, nous nous sommes si bien compris : comment cette compréhension pourrait-elle s'arrêter du jour au lendemain ? Je lui fais confiance, je cherche sans cesse à lui trouver des excuses et à me mettre à sa place, et je me dis que, peut être, lui se dit la même chose de moi. Comment pourrais-je imaginer des sentiments ou des objectifs négatifs de sa part ?

Je ne sais pas trop comment exprimer ce que je veux dire. Mais avec cette histoire, j'ai l'impression, d'une part que cette entente parfaite dont nous rêvons tous est un leurre (même quand elle existe, elle peut disparaitre sans raison, pourquoi ? sinon parce que l'on voit dans l'autre des choses qui n'existent pas, ou qui dépendent du contexte davantage que de la personne ?) Et d'autre part, que nous avons forcément une vision égocentrée de l'amour, en ayant l'impression que nous faisons bien et avons des besoins et des demandes légitimes, et que les autres ont des torts car ils ne rentrent pas dans nos demandes : alors que les autres, eux, ont probablement la même impression mais à l'envers Twisted Evil

Je me reconnais dans tes propos et interrogations. Je ne veux pas généraliser sur ce dont j'ignore les détails, mais il est important de rester sur ses gardes, du moins les premiers mois d'une relation. Les personnes idéalistes ont malheureusement tendance à trouver la route de personnes qui apportent de la déception (intentionnellement ou pas). Je sais qu'il est difficile de garder ses distances devant une opportunité qui paraît parfaite, mais, de manière réaliste, plus quelque chose paraît parfait et plus cela a de chance d'être un leurre ("trop beau pour être vrai").

Je sais qu'il est facile de s'attacher à une image, ou à la façade que quelqu'un nous fait voir au début, ensuite le rideau tombe. Nous nous cherchons des excuses pour perpétuer la relation, parfois nous nous blâmons nous-mêmes. Nous nous rattachons aux sentiments, et aux souvenirs du début. Il arrive également qu'on se mette sous la conviction d'accepter un changement que nous n'aimons pas, car nous n'avons pas le courage d'affronter les alternatives. Mais il faut garder à l'esprit que ce qui importe est le présent, c'est beaucoup plus important de se baser sur la manière dont nous sommes traités ici et maintenant, plutôt qu'il y a 6 mois. Le passé peut être utilise à titre de comparaison, afin de prendre une décision (i.e la manière dont il me traite ne fait que de changer = cela est instable = est-ce que ce genre d'instabilité me convient sur le long-terme?).

Chacun est différent. Je pense qu'il est important de savoir les écarts que nous pouvons tolérer, mais aussi d'être conscient de ses sentiments récurent envers quelqu'un. J'ai réalisé qu'il était fondamental que les décisions/intentions soient en union avec les sentiments récurrents. Un "red flag" majeur serait, par exemple, si tu décide de pardonner quelqu'un pour X écart, mais que tu as des sentiments intrusifs de haine/dégoût/etc qui reviennent régulièrement.








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Message par Emeishan le Mer 29 Nov 2017 - 9:22

Merci Mystery pour ta réponse.

En fait je me demande si le problème ne vient pas du fait que certaines personnes (idéalistes, peut être) cherchent à construire une relation avec une personne en voulant la connaître et la comprendre au mieux, alors que finalement il est impossible de connaître complètement l’autre (il n’y a qu’à voir déjà à quel point il est difficile de se comprendre soi même...)
Alors que l’on ne voit que la projection que l’on met dans l’autre, et lui ne voit que la projection qu’il met en nous, qui correspondent seulement à une facette de nos personnalités. Peut être que lorsque deux personnes s’aiment, cela correspond juste à une coïncidence faisant que, à ce moment là, toutes deux avaient envie ou besoin de projeter ce type de sentiments sur quelqu’un, indépendamment de la personne en face (qu'elles ne voient pas, comme on dit « l’amour rend aveugle »).

Je me demande donc si, au lieu de rechercher une personne conforme à nos attentes « la perle rare », il ne faudrait pas plutôt chercher à accorder nos visions de la vie, du couple, en gros les projections que nous voulons mettre dans la relation, indépendamment de ce qu’est la personne d’en face au fond d’elle. Je remarque comme point commun aux couples qui fonctionnent cette envie par dessus tout d’avancer ensemble et de construire quelque chose, même si les deux sont au fond très différents. Si cette envie est partagée, cela fonctionne.
Qu’en pensez-vous ?

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Message par NekoNeko le Jeu 30 Nov 2017 - 6:43

J'ai eu une discussion avec un ami qui n'avait jamais eu de relation sérieuse à l'opposé de moi qui ai déjà habité avec mes conjointes. Il m'a dit "mais j'ai pas besoin d'être amoureux au premier jour, tant qu'on arrive à s'entendre et qu'on veut avancer ensemble, j'aurais le temps pour ça".

La perle rare ne correspond-elle pas à la personne qui a envie d'avancer tout seule et qui, en plus, accepte de le faire avec quelqu'un d'autre ?
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Message par elfee le Sam 2 Déc 2017 - 18:35

Ce post me fait du bien, mes réflexions sont orientées dans le même sens que les vôtres, je perds un peu pied..
Un poste comme celui-ci, me permets de "souffler" l'espace d'un instant..
Nous sommes plusieurs à avoir le même questionnement, je ne sais si je répondrais un jour à ceux ci mais j'aimerais qu'ils deviennent un peu moins pesant.
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Message par Mindview le Mar 5 Déc 2017 - 23:13

Je me pose aussi cette question mais sous une forme différente, la résignation en question ne serait pas de la même nature.
Me résigner à un truc par défaut, sans trop de saveur, simplement pour en finir avec cette foutue solitude, je ne peux pas. Je sais pertinemment que ça ne tiendra pas la durée, quelques semaines voir mois tout au plus si je suis optimiste.

Pour ma part la question est donc plutôt la suivante : dois je me résigner à rester / finir seul ou dois je continuer à cultiver l'espoir qu'un jour je finirai bien par avoir ma chance (et que je saurai la saisir) ? Ce questionnement ne date pas d'hier mais est de plus en plus présent. 15 ans que je serre les dents, des dizaines et des dizaines de rencontres, et autant d'échecs cuisants. A force de me remettre en question et d'essayer tout un tas de choses, j'ai fini par me perdre en route et par douter de tout.




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Message par Invité le Mar 5 Déc 2017 - 23:26

Quand tu arrives au bout de ta résignation.

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Message par Bird le Sam 16 Déc 2017 - 15:40

La décision d'accepter de partager ma vie avec quelqu'un a sans doute été la plus difficile de ma vie puisqu'il fallait renoncer effectivement - et au moins partiellement - à une grande partie de ma liberté, et particulièrement à mon investissement exclusif dans les activités liées à une passion essentielle. C'est ça qui était dans la balance. Je ne sais pas quel homme je serai devenu si j'avais poursuivi cette route initiale, mais il faut croire que j'avais un besoin aussi très fondamental de ne pas rester dans cette solitude - que pourtant une partie de moi voulait farouchement préserver intacte, disponible. La lutte a été rude...

Ma compagne n'est pas parfaite, elle a aussi très vite réalisé à quel point je ne l'étais pas non plus. Mais il y a de l'air entre nous, et de sa part un très grand respect de mes rêveries, passions, évasions, excès, séismes émotionnels aussi ... Quand je lui ai demandé si ça n'était pas trop difficile à vivre, elle m'a dit qu'elle avait tout de suite compris que si elle voulait le bonhomme, il fallait tout prendre en bloc. Elle n'a jamais essayé de me changer, et toujours soutenu autant que possible, j'essaie d'en faire autant. Et les enfants que nous avons eus sont ma principale source de joie. Vouloir des enfants évidemment leste une vie. "S'attacher". Oui. Définitivement.

On s'est attendus assez longtemps. Je n'avais envisagé ce partage avec personne avant elle. Je n'étais sûr de rien, ç'aurait été impossible de savoir avant d'oser tenter l'aventure - et son risque d'échec.
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Message par Shazz le Sam 16 Déc 2017 - 16:47

Comme Mindview , je ne crois pas à la pérennité d'une relation tiède...

Mais...  

Au fond ne vaut-il pas mieux un enfant issu d'une association de "raison" plutôt que d'un coup de cœur foireux à la "quarantaine", en "dernière limite" parce que tu finis par le vouloir désespérément , cet enfant  (et je sais de quoi je parle et les emmerdements A VIE que ça représente...) ? ?
Pour l'équilibre de l'enfant en premier et pour les deux protagonistes ensuite...

Perso, ce serait à refaire , je ne louperais pas la belle chance que Bird a eu l'intelligence de saisir ...et si je la loupais encore, l'expérience me fait dire sans sourciller que le père s'appellerait "monsieur Paillettes", au risque de choquer. Bien sûr, c'est une décision moins risquée lorsque que tu es un tant soit peu entourée au niveau amical et/ou familial...

...Vaste questionnement...

+++
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Message par Eklipse le Dim 17 Déc 2017 - 18:12

Bonsoir à tous,

Je me reconnais dans beaucoup de discours, mais un jour je me suis demandé comment certains couples après plus de dix ans de vie commune se promène dans la rue en se tenant la main avec se regard d’affection l’un envers l’autre. Et je me suis posée la question « comment avez vous fait? », la plus par des témoignages que j’ai lu, parlait d’aventure ou le temps passe trop vite et de complémentarité dans le caractère mais jamais de fusion émotionnelle...nous cherchons peut être pas dans la bonne direction!!

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Message par Eklipse le Dim 17 Déc 2017 - 18:16


Pour la fin je voulais écrire « mauvaise direction «  écrire dans le train c’est pas le top le dictionnaire n’en fait qu’à sa tête

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Message par alkemist le Dim 17 Déc 2017 - 23:25

Cette question me trotte beaucoup dans la tête en ce moment, mais dans un contexte opposé, donc j'aimerais me partager ma petite expérience si elle peut être utile.

J'ai 29 ans, une première copine à 21ans, une première expérience un peu chaotique... et une deuxième compagne avec qui j'ai été pendant 8 ans jusqu'à récemment...
C'est 8 ans ont été parfait, relation fusionnelle, on habite ensemble depuis 7 ans, achat de maison, idée de construction de famille.. jusqu'au moment où j'en découvre un peu plus sur moi, en profondeur, dans les détails, les choses se bousculent, et sans m'en rendre compte je rentre dans une autre phase de ma vie...

Avec le recul j'ai l'impression de m'être toujours résigné, j'ai toujours eu des grosses difficultés à rencontrer des filles, puis des femmes... quand je suis tombé sur elle, j'y ai placé toutes mes cartes... amical, amoureuse, sentimentale... il n'y avait plus qu'elle dans ma vie...

Maintenant je prend un retour à la réalité, je me rend compte que je dois faire le deuil de la personne qui peut répondre à toutes mes attentes, que je n'ai jamais été entièrement épanouie, et que j'ai enterré un gros manque relationnelle...

Sauf que le fracas de cette découverte à détruit mon couple, et même si je n'arrive plus à imaginer pouvoir me résigner maintenant que j'ai découvert tout ça sur moi, je me demande si c'était pas mieux avant, j'était heureux, je me posé moins de questions la routine sentimentale était à la fois rassurante et légère...

Maintenant que j'ai brisé ce voile, je me rend compte que ce n'est pas pour moi, mais difficile entériner 8 ans de vie commune en quelques semaines... surtout quand vous êtes seul à faire travailler, retourner la cervelle, tout en ayant besoin de continuer cette découverte de moi même....

Au sujet de la perle rare, je ne pense pas que sa recherche soit si sain que ça... elle n'existera jamais entièrement, tout simplement parce que nous sommes des êtres complexes, et surtout vivant (à l'opposé de statique)... on peut trouver des relations où quelques engrenages s'assemblent bien naturellement ou de force.... dans tout les cas on abandonneras toujours une partie de soi, on fera toujours des compromis à un moment où un autre...
Et dans ce cas 2 solutions, est-ce qu'on peut vivre avec ou pas ?

Si la réponse est non, comme ce par quoi je suis entrain de cheminer, je me dis qu'au lieu de rechercher LA perle rare, pourquoi se résigner à ce qu'elle soit qu'une seule personne... et pas un ensemble de personne qui nous fait nous sentir bien dans toutes nos facettes, qui partageons des moments de vie...
En faite je me dit que nous découpons trop les sentiments..., pour les mettre dans des boites (amicale, amoureux, vide), et c'est ça la cause de tout nos tracas... en cherche une boite qui contient exactement tout ce qu'on a besoin, alors que les sentiments, tout comme nous, sont vivants, souple, mouvant, changeant de formes...

En faite la question, de est-ce qu'il faut se résigner, est difficile à répondre, rien que la question en elle même pose le problème.... elle est à la limite de la rhétorique... "Abandonner de sa propre volonté", faut-il s'abandonner soit même ? je pense pas que le oui puisse être une bonne concevable... où alors accepter de ne plus être soit-même... ce qui n'a pas plus de sens...

Pour terminer je pose là mes briques d'idées sur lequel je travaille actuellement...
Si au lieu de se résigner nous changions l'angle de vue, ne plus chercher de relations qui répond à tout les besoins, mais des relations multiples et complémentaires, qui vivent, changent de formes, meurent, renaissent....
Je n'utilise pas le mot "amicale", "amoureuse" pour de bonnes raisons, pour ma part j'ai décidé d'abandonner ces boites, et vivres ces relations tels qu'elles sont, et ne pas chercher à les mettre en boite...

Je vie toujours avec une boite qui me pèse encore beaucoup par son absence, une étiquette retiré à vif après 8 ans... mais j'y travaille...
Je partage une relation, assez forte mais sans étiquette et sans attente, depuis quelques semaines, mais il me manque encore un peu de recul sur tout ça pour en percevoir les réels portées et conséquences...
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Message par Eklipse le Lun 18 Déc 2017 - 5:28

Bonjour alkemist,

Je comprends ta démarche d’évolution à ton âge mais j’ai l’impression que tu as oublié d’inclure 2 facteurs dans ta quête; le cape des 7 ans de vie de couple et ton passage des 30 ans.

N’as tu pas l’impression d’avoir abandonné trop vite, sans te « battre »?



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Message par alkemist le Lun 18 Déc 2017 - 9:29

Eklipse a écrit: Bonjour alkemist,

Je comprends ta démarche d’évolution à ton âge mais j’ai l’impression que tu as oublié d’inclure 2 facteurs dans ta quête; le cape des 7 ans de vie de couple et ton passage des 30 ans.

N’as tu pas l’impression d’avoir abandonné trop vite, sans te « battre »?

Je ne comprends pas trop ces facteurs, ce n'est que des durées, pour moi elles n'ont pas de sens en soi... dans ce cas j'ai oublié aussi le cap des 1, 2.... pareil pour l'âge...
Je me suis battu, et je me bat encore intérieurement... mais cette bataille est une bataille contre moi même, et pour moi elle n'a pas de sens...
Cette évolution n'est pas du tout lié à mon âge, elle n'est lié qu'à un hasard de la vie, lié à la confiance qui a grandi dans mon couple pour que je puisse me libérer et être un peu plus moi même... on est tous différent, et nous traversons des phases à des âges différents, je ne crois pas à ces "crises de la X-aine"...qui sonne comme des slogan publicitaire pour s'acheter une nouvelle voiture ou une nouvelle montre...

La seule chose pour lequel je veux me battre, ce sont POUR les personnes... et non contre... pour moi même, pour garder une bonne entente comme on n'avais prévu avec mon ex-compagne, pour l'amie que je me suis faite et qui avait besoin qu'on prenne un peu d'attention à elle après tout les échecs et difficultés de la vie qu'elle a connu... c'est pour les gens que je veux être....
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Message par Eklipse le Lun 18 Déc 2017 - 12:31

Je faisais référence aux 8 étapes du développement de l’être humain décrites par Erik Erikson permettent de comprendre le processus naturel de croissance dans sa globalité.

Je suis d’accord avec toi dans le font, ce n’est pas l’âge qui détermine nos épreuves, néanmoins il influe sur notre perception et pour trouver sa nouvelle voie, je pense qu’il est important de prendre en compte les variables.

Si ta nouvelle vie avec ta compagne est plus épanouissant c’est le plus important

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Message par Praline38 le Mer 20 Déc 2017 - 18:13

Tu n'es pas seule Gomette, on a le même âge et je commence sérieusement à me dire qu'il faut se faire à l'idée moi aussi...Sad

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Message par noixdecajou le Mer 20 Déc 2017 - 21:58

A quel point fais-tu confiance à ton instinct? Si il en va de tes 25 prochaines années, pourquoi ne pas lancer une opération d'envergure? Renconter 1000 mecs dans la prochaine année. Squatte les fêtes, les salles de débats, les marathons et les jardins partagés... Si tu fais vraiment confiance à ton instinct à 100% et que tu crois à la loi des nombres, et si tu rencontres mille personnes, tu vas trouver le bon, le sentir même... Donc ne te résigne surtout pas, une vie de comédie et de non-indifférence feinte, quelle tristesse Crying or Very sad
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Message par Praline38 le Mer 20 Déc 2017 - 22:21

Oui il faudrait rester positif bien sûr mais quand tu fais plein de rencontres et que tu te casses les dents à chaque fois c est encore pire...

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Message par alkemist le Mer 20 Déc 2017 - 22:53

Oui mais n'est ce pas aussi plus enrichissant ? puis à force de te casser les dents tu apprends à mieux t'en remettre, à savoir où mettre les pieds, à detecter les choses un peu en avance, à mieux te connaitre, à savoir comment réagir, etc....

Alors que se résigner, je pense qu'on y gagne que trop peu...
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Message par Invité le Jeu 21 Déc 2017 - 17:10

Ouh la la... je débarque après un petit moment d'absence pour voir que le sujet a bien évolué! Merci pour vos contributions (et/ou manifestations de sympathie Smile) qui suscitent de nombreuses réflexions.

De mon côté, j'ai pu constater dernièrement que non... décidément... je n'étais toujours pas capable de me "résigner". Une relation éphémère avec un jeune homme charmant, gentil, amoureux et qui s'occupait bien de moi... mais non. Définitivement, non. Donc c'est reparti pour un tour! Smile

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Message par Bird le Jeu 21 Déc 2017 - 17:25

gomette a écrit:Mais non. Définitivement, non. Donc c'est reparti pour un tour ! Smile

What happened ?
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Message par Invité le Jeu 21 Déc 2017 - 17:57

Ben j'ai essayé. J'ai essayé de rire à des blagues qui me faisaient pas rire, de ne pas trop l'ouvrir quand je trouvais que ce qu'il disait/faisait n'avait aucun sens ou aucune cohérence, de ne pas commencer toutes mes phrases par "oui, mais...", etc. etc. Et puis assez rapidement je me suis sentie vide, j'ai eu l'impression de ne pas être là où je devais être quand j'étais avec lui, et je me suis dit que non seulement je n'avais pas envie de ça, que j'avais bien mieux à faire ailleurs mais qu'en plus c'était nul, injuste et malhonnête envers lui, parce qu'il n'avait rien demandé, lui, et que c'était pas à lui de subir les conséquences de mes défaillances sentimentales. Voilà.

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Message par Invité le Jeu 21 Déc 2017 - 18:00

Conclusion : faute de mieux, je recherche donc à présent un partenaire indifférent pour une relation tiède. A bon entendeur!
Very Happy

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Message par minord le Jeu 21 Déc 2017 - 18:12

Bonjour

Votre histoire me renvoi à la mienne. 48 ans, sans enfants alors que j'aurais aimé en avoir.
Ne cherchez pas l'oiseau rare, le mouton à 12 pattes. Cherchez une personne qui soit en capacité de prendre soin de vous et de vos enfants. Et épanouissez-vous intellectuellement dans vos activités. La durée moyenne de vie d'un couple, c'est 7 ans. Donc ne pensez pas que vous mettre en couple vous engage jusqu'à la fin de votre vie. Et puis, qui sait, peut-être que la parentalité va modifier votre perception de votre conjoint et que vous allez adorer ça Wink

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Message par Lujan le Jeu 21 Déc 2017 - 18:56

gomette a écrit:Conclusion : faute de mieux, je recherche donc à présent un partenaire indifférent pour une relation tiède. A bon entendeur!
Very Happy

Ça peut marcher. Enfin, indifférent non, mais bienveillant sans plus, oui. M'enfin, pour un zèbre, c'est d'un ennui !

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Message par Invité le Jeu 21 Déc 2017 - 18:57

noixdecajou a écrit:A quel point fais-tu confiance à ton instinct? Si il en va de tes 25 prochaines années, pourquoi ne pas lancer une opération d'envergure? Renconter 1000 mecs dans la prochaine année. Squatte les fêtes, les salles de débats, les marathons et les jardins partagés... Si tu fais vraiment confiance à ton instinct à 100% et que tu crois à la loi des nombres, et si tu rencontres mille personnes, tu vas trouver le bon, le sentir même... Donc ne te résigne surtout pas, une vie de comédie et de non-indifférence feinte, quelle tristesse Crying or Very sad

Mais ça serait épuisant! T'imagines le temps et l'énergie qu'il faudrait pour ça? Mettons que tu rencontres par-ci, par-là une personne qui sorte un peu du lot, c'est pas en deux minutes que tu vas savoir si ça peut marcher entre vous. Ca demande de prendre le temps de découvrir l'autre, de se dévoiler petit à petit, c'est de l'attention, de l'écoute, etc. La quête de toute une vie! Je veux bien hein, mais je suis pas assez riche pour arrêter de travailler et me consacrer exclusivement à la recherche de ma perle rare Smile Sans compter, comme dit Praline38, les déceptions et les blessures éventuelles que tu ramasses dans le processus...
Et puis, je sais pas... autant j'ai envie de trouver quelqu'un et de tomber amoureuse etc., autant j'ai pas envie que ça en devienne une obsession au point où je ne vis plus, où tout ce que je fais/pense/dis est en lien avec ça... La situation est déjà assez difficile à vivre en tant que telle, alors si on peut plus s'amuser un peu à côté... Wink

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Message par Invité le Jeu 21 Déc 2017 - 18:58

Lujan a écrit:
gomette a écrit:Conclusion : faute de mieux, je recherche donc à présent un partenaire indifférent pour une relation tiède. A bon entendeur!
Very Happy

Ça peut marcher. Enfin, indifférent non, mais bienveillant sans plus, oui. M'enfin, pour un zèbre, c'est d'un ennui !

Non non, je voulais dire, indifférent à moi. Quitte à être dans une relation avec quelqu'un que je n'aime pas (trop), autant que cette personne ne m'aime pas (trop) non plus. Sinon, c'est un peu cruel quand même.

(Ai-je besoin de préciser que je plaisantais?)

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Message par Heart of Darkness le Jeu 21 Déc 2017 - 21:30

je vote pour monsieur et madame Paillettes
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Message par isabelle.c le Ven 22 Déc 2017 - 20:10

Je confirme sur le fait que tu ne soit pas seule dans cette situation Gomette, et j'ai 38 ans, donc pour avoir un enfant ça va être encore plus difficile. Pour ce point j'ai d'ailleurs décidé d'essayer le don de sperme, faute de trouver quelqu'un de sérieux pour fonder une famille.


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Message par Invité le Sam 23 Déc 2017 - 9:54

Bird a écrit:La décision d'accepter de partager ma vie avec quelqu'un a sans doute été la plus difficile de ma vie puisqu'il fallait renoncer effectivement - et au moins partiellement - à une grande partie de ma liberté, et particulièrement à mon investissement exclusif dans les activités liées à une passion essentielle. C'est ça qui était dans la balance. Je ne sais pas quel homme je serai devenu si j'avais poursuivi cette route initiale, mais il faut croire que j'avais un besoin aussi très fondamental de ne pas rester dans cette solitude - que pourtant une partie de moi voulait farouchement préserver intacte, disponible. La lutte a été rude...

Ma compagne n'est pas parfaite, elle a aussi très vite réalisé à quel point je ne l'étais pas non plus. Mais il y a de l'air entre nous, et de sa part un très grand respect de mes rêveries, passions, évasions, excès, séismes émotionnels aussi ... Quand je lui ai demandé si ça n'était pas trop difficile à vivre, elle m'a dit qu'elle avait tout de suite compris que si elle voulait le bonhomme, il fallait tout prendre en bloc. Elle n'a jamais essayé de me changer, et toujours soutenu autant que possible, j'essaie d'en faire autant. Et les enfants que nous avons eus sont ma principale source de joie. Vouloir des enfants évidemment leste une vie. "S'attacher". Oui. Définitivement.

On s'est attendus assez longtemps. Je n'avais envisagé ce partage avec personne avant elle. Je n'étais sûr de rien, ç'aurait été impossible de savoir avant d'oser tenter l'aventure - et son risque d'échec.

Bird, je me pose des questions par rapport à ton témoignage... J'espère que ça n'est pas maladroit, mais bon je me lance.

Dans quel contexte as-tu rencontré ta compagne? Etais-tu/étiez-vous dans une recherche du partenaire pour fonder une famille? Si c'est le cas, aurais-tu été attiré par elle si votre rencontre s'était déroulée dans un autre contexte? Etais-tu amoureux d'elle? L'es-tu aujourd'hui?

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Message par Bird le Sam 23 Déc 2017 - 10:18

Je te réponds bien volontiers.
Le contexte : s'être croisés par hasard par des amis communs, plusieurs fois, jusqu'à ce que l'occasion se présente de se rapprocher vraiment. L'attirance était très forte immédiatement, mais on s'est beaucoup observés dans un premier temps.
On était chacun en quête de trouver une personne avec qui partager la vie et fonder une famille, même si j'étais, comme je l'ai dit plus haut, dans le doute sur ma capacité - finalement ça revient à ça - à vaincre ma quête d'absolu (que de quêtes dans ce paragraphe Wink ).
Amoureux ? Oh oui ! Je pouvais le mesurer en comparaison des mes histoires précédentes, toutes tièdes. Là, il y avait ... quelqu'un avec qui c'était évident. Et c'est ce qui ma poussé à m'aventurer dans cette histoire compliquée qu'est une vie de couple et de famille, à en affronter les réalités. L'une d'elles étant que cet amour dure - et là-dessus, je m'estime chanceux bien-sûr.
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Message par Invité le Sam 23 Déc 2017 - 10:24

Ah ben en voilà un message qu'il fait plaisir à lire! Voilà qui me donne le sourire, tiens Smile
C'est chouette! Smile Au moins y'en a à qui ça arrive!

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Message par Pti renard le Sam 6 Jan 2018 - 15:17

Bonjour Gomette,

Comme je me reconnais dans tes mots...

L'Amour, le vrai, l'unique, celui que nous attendons probablement tous, nous, zebrissimi...en souffrons beaucoup.
Car, et là, je vais parler de moi bien sûr, cet Idéal, que nous recherchons, est-il là, sur cette Terre? Il y a toujours quelque chose qui cloche...Il est vrai que mes attentes sont haut placées, mais pourquoi ne pas parvenir à mettre le doigt sur cette rarissime merveille?

Être HP, signifie un intellect, une approche, un ressenti, une attente et des attentes, tout cela, haut placé...ce que nous sommes capables de donner n'a pas de commune mesure avec ce que nous recevons. En tous les cas, moi, j'aime à la folie, je donne, je surdonne, je me donne, j'offre, je m'offre toute entière dans ma plus simple pureté...Et je voudrais tant recevoir autant sinon plus. Moi aussi, j'ai besoin d'Amour. Moi aussi je voudrais ces caresses que je donne tellement naturellement. Moi aussi, je voudrais recevoir des baisers à n'en plus finir. Moi aussi je voudrais refaire le monde le soir, la nuit, le matin, sur des hautes fréquences où l'intellect est autant nourri que l'âme, et le corps...

Désillusion...d'homme en homme....

Ma plus belle histoire a commencé il y a 10 ans...Toujours plus ou moins en cours en fait...sans relation concrète...sans être capable vraiment de rompre le fil de nos messages...Cependant, rien d'autre. Cet homme, c'était le saint Graal dans ma vie: beau comme un dieu, d'une rare élégance, courtois, délicat, intellectuellement haut, cultivé, sexuellement...wouaaah....

Bref....M.a.r.i.é.

Voilà...toujours un truc qui cloche, hein?

Nous avons fini par nous dire "on arrête" sans pouvoir arrêter, mais lui, sans pouvoir divorcer non plus...je sais que tous, vous allez penser à ce moment-là que c'est un salopard, qu'il jouit d'autres femmes, mais revient toujours à la même. Pas aussi simple en fait. Beaucoup de chantage affectif, des enfants très difficiles et contre lui, de multiples agressions, des tentatives de suicide (pas lui)...

Alors, lorsqu'on se dit "on arrête", qu'est-ce que je fais, moi, de tout cet Amour qui coule en moi, qui déborde, qui m'engloutit de jour en jour?

J'erre alors dans une vie onirique dans laquelle l'Idéal s'installe, mais ne vient (revient) pas. Chaque homme potentiellement beau à mon goût est peut-être Lui. Non...

Je tente d'autres relations, que j'appelle "relations pansement", mais toujours les trucs qui clochent: nuls intellectuellement, en position de complexe d'infériorité par rapport à mes conversations haut perchées, mes remarques et mes conceptions incomprises..., ou bien...nuls sexuellement, ou bien nuls dans les propos avec des platitudes tellement plates qu'il vaut mieux fuir vite...ou bien, en passe à des crises existentielles dûes à l'enfance, à l'alcool, au travail...Cool...........

L'Amour , cette chose qui te semble tellement belle que personne ne doit en être privé....

Je sais ce que je veux. Je veux l'Amour inconditionnel. Je veux être son centre du monde, être exclusive, être son centre universel de caresses et de baisers, je veux pouvoir faire l'amour aussi souvent qu'il en a envie et que j'en ai envie, dans l'alchimie la plus totale... Je veux des échanges profonds, des mots d'amour, des regards de fou, des envies silencieuses, des orgasmes intellectuels, le Désir dans sa plus simple et obsessionnelle approche.

Le Nirvana. _/\_

Alors, je suis là, seule, errante.

Mon physique attire les loups. Les connards qui veulent se vider. Je les hais ces pseudos gentlemen qui m'attirent dans leurs griffes, me laissant croire, avec leur beauté, leur allure, leurs paroles, que "nous deux, c'est pour la vie". Je me fais encore avoir.

Je n'ai de cesse pourtant d'allier prudence et réserve. Mais certains sont très forts...

L'Amour inconditionnel est celui que nous avons connu dans un ailleurs. Pas ici. Je crois en la réincarnation, et je sais que mon âme, mon Moi a connu cet Amour-là. Et je le cherche ici.

Errer comme une âme en peine....Qui ne connaît pas cette expression? Adage qui n'a jamais été aussi vrai, réel, réaliste.

Je suis en PLS. Je te veux, Toi, Homme. Où es-tu? Sais-tu que tu es recherché? Attendu?

Je sais aussi que des hommes vont me lire, et qu'ils attendent aussi cette flamme. Ce n'est pas que dans un sens. Homme ou femme, c'est du pareil au même. La singularité de notre cerveau n'a ni âge ni sexe. Elle est là. Elle existe.

Voilà, Gomette...Tu n'es pas seule.
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(Quand) faut-il se résigner ? Empty Re: (Quand) faut-il se résigner ?

Message par Shazz le Sam 6 Jan 2018 - 15:36

Magnifique élan du coeur porté à l écrit Pti Renard I love you


Dernière édition par Shazz le Sam 6 Jan 2018 - 23:35, édité 1 fois
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Message par MrMerlin le Sam 6 Jan 2018 - 15:43

Se résigner ? Plutôt crever.
La résignation, c'est la mort de l'âme, le renoncement de l'esprit. C'est accepter de vivre une petite vie dans sa tête alors qu'on a des ailes qui ne demandent qu'à voler. C'est se mettre soi-même dans les fers et accepter d'y passer le restant de ses nuits. Quelles que soient les excuses que l'on se trouve, quels que soient les moments de désespoir, les enfers traversés dont on ne ressort que de justesse, les nombreuses voies sans issue, les chemins de traverse que l'on prend par mégarde pour en ressortir à reculons et à petits pas, le renoncement conscient à ses idéaux de vie est un suicide émotionnel. Un gaspillage de cette étincelle que l'univers a allumée, un hara-kiri du bonheur. Bref, vous l'aurez compris, renoncer à ce que je souhaite vivre, ça sera ... "over my dead body".

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(Quand) faut-il se résigner ? Empty « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. »

Message par MoojiKadja le Sam 6 Jan 2018 - 20:55

Bavardage discourtois pour tenter de faire avancer le schmilblick:
Je connais désormais ce qui prévaut ici, sur ce forum, qui vaut réservera plus sûrement popularité et sympathie : l’indulgence chevillée au post ; voire, la complaisance plus ou moins aveugle. Or, je n’ai aucunement l’ambition de devenir un monstre de popularité et une certaine variété de sympathie tiède m’indispose positivement.
Ne lisez donc pas ce qui suit si vous avez la bisounourserie à fleur de peau ; passez votre chemin. Car ici, on exige la vérité, « rien que la vérité, rien que des mots contondants », encore par idéalisme :

Shazz a écrit:Magnifique élan du cœur porté à l écrit Pti Renard I love you
Je dirai donc « vous », en commentant, puisque cet élan du cœur, pour louable qu'il est (dans son geste, sa nécessité d'être) fait visiblement des émules – hélas. Non désolé

Pti renard a écrit:je vais parler de moi bien sûr, cet Idéal, que nous recherchons, est-il là, sur cette Terre? Il y a toujours quelque chose qui cloche...Il est vrai que mes attentes sont haut placées, mais pourquoi ne pas parvenir à mettre le doigt sur cette rarissime merveille?
Entre idéalistes, nous allons peut-être nous comprendre, au-delà de nos divergences fondamentales, sur le principe suivant qu’Oscar Wilde a si bien énoncé par cet aphorisme : « Il y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir ; et l'autre, de le satisfaire. »
Et justement, j’ai cru identifier une appétence toxique dans ce schéma récurrent qui vous désespère là :
Pti renard a écrit:Je sais ce que je veux. Je veux l'Amour inconditionnel. Je veux être son centre du monde, être exclusive, être son centre universel de caresses et de baisers, je veux pouvoir faire l'amour aussi souvent qu'il en a envie et que j'en ai envie, dans l'alchimie la plus totale... Je veux des échanges profonds, des mots d'amour, des regards de fou, des envies silencieuses, des orgasmes intellectuels, le Désir dans sa plus simple et obsessionnelle approche.
Aspirer à devenir le « centre du monde » de quelqu’un est absolument malsain. Concevez-vous le caractère immature d’un tel vœu, écho évident aux premières années de l’existence que l’aspirant amoureux veut là morbidement ressusciter, pour en goûter à nouveau le sentiment démiurgique de toute-puissance ? En effet, l’enfant imagine être le centre du monde jusqu’à ses trois ans, avant de réaliser qu’il devra renoncer à sa sphère d’influence et autres tyranniques désirs de maîtrise sur son environnement.
C’est peut-être là que l’on peut identifier la dimension régressive d’une certaine aspiration amoureuse, qui prétend nous replonger dans le bain matriciel de ce paradis perdu… Franchement, je vous remercie de m’inspirer cette réflexion à laquelle je ne prétends pas apporter une réponse définitive ici – ce forum ne se prête guère à la résolution métaphysique.
En outre, que penser de ce désir, tout aussi morbide et aberrant à mon sens, de rencontrer un être capable d'occulter tous ses centres d'intérêt préexistants pour nous donner cette monstrueuse priorité ? Car vous espérez naturellement faire la rencontre d'un être passionné, n'est-ce pas, et non pas de ce substrat purement abstrait : une coquille vide attendant après vous, toute sa vie, pour être enfin remplie de l'amour qu'il vous préparait plus ou moins impatiemment ?... Suspect

A propos de métaphysique, j’ai bien noté cette fibre mystique prégnante chez vous, qui convoque dans votre témoignage paranormal, instances divines et vertigineux sommets :
Pti renard a écrit:Le Nirvana. _/\_
[…]
L'Amour inconditionnel est celui que nous avons connu dans un ailleurs. Pas ici. Je crois en la réincarnation, et je sais que mon âme, mon Moi a connu cet Amour-là. Et je le cherche ici. […]
Alors, je suis là, seule, errante.
Je n’ai ni la compétence ni l’appétence pour me risquer avec vous sur le terrain de la spiritualité pour examiner convenablement votre péremptoire anathème (en substance : « L’amour inconditionnel n’est pas de ce monde ») ; mais je vais me permettre, pour nuancer quelque peu votre amer constat univoque (en substance : « Les hommes sont de redoutables et indécrottables porcs avides de leur inconséquente consommation de corps féminins ; des manipulateurs sans vergogne pour qui rien n’est sacré et qui saccagent impunément le si vulnérable cœur des femmes. »), de vous inviter à ne pas renoncer à la littérature (elle sait nous consoler en période de jachère sentimentale), dont Romain Gary fut une figure majeure, qui avouait avec une belle auto-intransigeance : « J’ai connu tant de femmes dans ma vie, que j’ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c’est personne. »
Si je partage avec vous son témoignage – rare – de Don Juan détrompé, blasé par la carrière casanovesque, c’est pour vous dire que cette solitude qui vous désole là sera toujours plus souhaitable que l’errance à laquelle sont inexorablement voués tous « les connards qui veulent se vider » dont vous estimer – sans doute à juste titre – avoir été jusqu’ici la victime. Et à propos de considération victimaire, je me permets de vous soumettre cette sentence que j’ai conçue l’autre nuit, pour la partager sous couvert de désinvolture, mais que j’estime primordiale ici : http://www.zebrascrossing.net/t23461-vos-citations-readaptees-a-votre-sauce-personnelle#1364958
Refusez de prendre votre part de responsabilité dans la récurrence à l’œuvre dans votre trajectoire sentimentalo-sexuelle, c’est vous condamner à la répétition, aussi stérile que toxique. Jacques Lacan a dit des choses fascinantes sur le sujet – la répétition –, comme il a pu en dire de pénétrantes pour commenter et éclairer votre plainte si compréhensible :
Pti renard a écrit:Être HP, signifie un intellect, une approche, un ressenti, une attente et des attentes, tout cela, haut placé...ce que nous sommes capables de donner n'a pas de commune mesure avec ce que nous recevons. En tous les cas, moi, j'aime à la folie, je donne, je surdonne, je me donne, j'offre, je m'offre toute entière dans ma plus simple pureté...Et je voudrais tant recevoir autant sinon plus. Moi aussi, j'ai besoin d'Amour. Moi aussi je voudrais ces caresses que je donne tellement naturellement. Moi aussi, je voudrais recevoir des baisers à n'en plus finir. Moi aussi je voudrais refaire le monde le soir, la nuit, le matin, sur des hautes fréquences où l'intellect est autant nourri que l'âme, et le corps...

Désillusion...d'homme en homme....
« Donner de l'amour, c'est vouloir donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. » L’implacable postulat de Lacan, si célèbre, a tendance à nous plonger dans un certain désarroi, et il (vous) faudra vivre beaucoup et longtemps pour concevoir la complexité du commerce si paradoxal qui occupe ensemble les « amoureux ». Moi-même, je vous rassure, je n’y entends pas grand-chose ; mais je saisis intuitivement toute la potentielle justesse de la thèse lacanienne.
Et, comme on l’a vu, la désillusion n’est certainement pas l’apanage de la gent féminine à l’endroit de la gent masculine, par ailleurs coupable de tant de maux et fléaux – et Dieu sait pourtant que j’aimerais pouvoir l’accabler de celui-ci encore, pour des raisons que je préfère taire. Le suicide de Romain Gary peu après sa terrible confession, qui avait supposément un rapport avec ce parcours donjuanesque dont il avait finit par concevoir la vanité comme la vacuité, m’inspire en tout cas l’idée d’une parité sexuelle dans cette désespérance imputable à l’amour perpétuellement déçu.

Je me doute bien que je dois avoir l’air impitoyable et « détestable » avec cette intervention si peu amène, voire défiante, mais j’ai la faiblesse de croire qu’elle pourra être susceptible de vous aider davantage qu’une nuée compassionnelle aussi attendue qu'inutile.

Et surtout – j'insiste –, ne pas se priver d’une potentielle consolation littéraire : « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. » — Samuel Beckett.
study
Allez en paix, et prenez de soin de vous, je vous en prie.
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Message par ifness le Sam 6 Jan 2018 - 22:13

Pas mal, MoojiKa.
Pas mal du tout.

Fouillé/réfléchi.

Je fouille et réfléchis.
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Message par alkemist le Dim 7 Jan 2018 - 0:59

"L'Amour, le vrai, l'unique, celui que nous attendons probablement tous"

"me laissant croire, avec leur beauté, leur allure, leurs paroles, que "nous deux, c'est pour la vie". Je me fais encore avoir."

Pour moi y'a clairement un truc qui cloche... pour moi le 2e point est clairement une conséquence du premier.

La perfection n'a aucun sens, nous sommes des êtres humains, l'imperfection est dans notre nature, dans notre façon d'être, de ressentir, de vivre... nous sommes l'imperfection incarnée.

Il faut juste arrêter de croire au prince charmant, c'est une image marketing vendu dans les contes pour enfants, les films pour ménagères, les magazines pour personnes en manque de confiance... la perfection n'est juste un produit de consommation, un rêve inaccessible qui fait agiter le porte monnaie...

Le corps, notre cerveau, notre histoire, nos sentiments, rien de tout cela ne connait le sens de la perfection, et veux-t'on vraiment la connaitre ?
La perfection est logique, binaire, elle est le fruit d'une seule et unique combinaison.

A coté de tout cela, l'imperfection est ce qui nous rend tous unique, qui fait que l'ont doit s'adapter, le fait qu'on est le fruit d'une histoire, du hasard, des erreurs qui nous ont fait évoluer.

L'amour n'est pas unique, l'amour est multiple, nous le ressentons tous à notre façon, et cela à chaque étape de notre vie, l'amour c'est un sentiment, un ensemble d'émotions produite par nos cerveaux, qui oserait croire qu'il a une seule et unique définition transcendant les cultures, les âges, et les cervelles qui nous différencient tous...
A croire à l'amour unique, binaire, parfait, on passe à coté de tellement de chose, la réalité dans un premier temps, la beauté de l'imperfection, et on oublie que l'amour n'est pas une pierre gravé, l'amour comme toute émotion est quelque chose de vivant, qui évoluent dans le temps, qui ne connait pas de barrière...

Les seuls barrières qui existent ce sont celles que nous lui mettons, par notre culture, par nos peurs, par nos a priori, nos doutes, nos rêves, notre vécu....
L'amour n'est qu'un produit chimique d'une combinaison qui nous échappe....

Restons humble, l'amour n'est pas divin, l'amour est comme l'être humain et des relations humains, le comble de l'imperfection.


Dernière édition par alkemist le Dim 7 Jan 2018 - 1:05, édité 1 fois
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Message par Shazz le Dim 7 Jan 2018 - 1:04

MoojiKa a écrit:
xxxx a écrit:@yyyy
yyyy a écrit:@xxxx
Et la messagerie privée, c'est pour les chiens ?! Suspect
Non désolé
Quel spectacle navrant, vraiment. Et je crois me faire l'écho d'une certaine tendance (#assistanceagacée #majoritésilencieuse) en disant, avec force euphémisme, que tu es pénible, là. Colère rentrée

En tout cas, si des newbies voient ça, j'imagine sans mal qu'ils ne demanderont pas leur reste (Tu m'étonnes, vu ce que tu leur mets toi-même dans la tronche !) Et cela serait même une preuve de cette intelligence que l'on insulte ici, à grands renforts de spoilers éhontément convertis en posts publics rageurs.

Sinon, je plussoie intégralement la dernière intervention de xxxxx, sensiblement plus constructive et intéressante que ta pornographie pseudo-stylé. mouais


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Message par MrMerlin le Dim 7 Jan 2018 - 1:30

alkemist a écrit: La perfection n'a aucun sens, nous sommes des êtres humains, l'imperfection est dans notre nature, dans notre façon d'être, de ressentir, de vivre... nous sommes l'imperfection incarnée..

Au contraire, c'est cette perfection inaccessible qui donne un sens à tout ce qui est beau. Les plus grands artistes ont recherché la perfection, et sans cette quête, aucun grand chef d'oeuvre n'aurait vu le jour.
En amour, c'est une combinaison d'imperfections qui peut amener à une situation qui tend vers la perfection subjective pour ceux qui la vivent. Deux êtres totalement imparfaits peuvent se retrouver et atteindre un équilibre, l'harmonie est possible. Je ne parle pas de prédestination ou de "princes et princesses charmants" mais bien d'une recherche d'une forme d'absolu qui ne nie pas les réalités, les problèmes et les défauts de l'un et de l'autre. Une harmonie dans laquelle les personnalités en perpétuel mouvement regarderaient dans la même direction en vibrant sur la même longueur d'onde changeante au fil du temps.
Nous avons accès à une palette d'émotions qui nous permet d'aller plus loin et de repousser nos limites. L'aspiration à la perfection est un chemin, un périple peut-être, mais y renoncer et se résigner au médiocre juste parce qu'il ne serait pas possible d'atteindre la perfection ? Autant dire tout de suite aux chevaliers de la table ronde de laisser leurs montures au garage et d'aller boire un coup à la taverne du coin en oubliant le Graal ;)
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Message par Shazz le Dim 7 Jan 2018 - 1:49

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