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Message par jeandelamer le Jeu 9 Nov 2017 - 20:03

Bonjour,
j'ouvre ce fil à l'intention des jeunes à la dérive qui désespèrent de comprendre si le monde et la vie ont un sens.
J'écris à ceux qui ont le désir d'écouter, parce qu'ils ont compris qu'il ne leur sert à rien d’être écoutés ni de s'écouter eux-même à n'en plus finir.,.
. Certains se demandent s'il ne vaudrait pas mieux pour eux de disparaître. Il y a 58 ans, j'ai été comme eux, j'ai enduré leur souffrance et tout ce que l'on a fait a été de me mettre en clinique psy, mais il n'y avait personne pour me montrer un début de chemin, personne pour me dire ce qu'il aurait fallu que je sache.
Chercher le pourquoi du comment, c'est ce qui m'a incité à continuer de vivre. Je devrais alors être satisfait d'avoir compris, mais je ne peux être satisfait quand je vois des enfants en détresse, qui ne savent pas comment être réconciliés avec l'Univers et la Nature. Parce que, vous le savez bien, on ne peut pas être heureux lorsque l'on est intelligent et que l'on est dépourvu de Foi, sauf à vivre comme un animal domestique soumis, ou de fuir dans des paradis artificiels
Mais aujourd'hui on peut savoir et répondre à la question de Kant ''Que devons-nous faire ?'' (ainsi que je l'ai laissé entrevoir sur le fil '' En plein néant''). J'ai découvert le chemin et je me dois de le montrer à ceux qui appellent à l'aide, car je ne peux pas me taire et ne rien faire, sachant que je peux les aider. .
Le chemin est difficile à défricher (et à déchiffrer), ce que j'ai à expliquer sera long, mais si c'était simple et facile, ça se saurait depuis longtemps !
.Il m'est égal d’être considéré ''a priori'' pour un prétentieux par les sophistes et les ''croyants'', ce n'est pas à eux que je m'adresse.
On me suspecte d’être un gourou et de vouloir fonder une secte. Eh bien oui, un gourou dans le sens original du terme, c'est un guide, il n'abuse pas nécessairement de ceux qui l'écoutent. Et les premiers chrétiens, n'étaient-ils pas une secte ?. En ce qui me concerne, je suis un solitaire depuis trop longtemps pour vivre en communauté et de toute façon ma santé ne me permettra pas de vivre encore très longtemps.
SVP de ne pas polluer mon fil, les personnes qui voudront faire des remarques, pourront le faire sur le fil '' J'ai raté ma vie'' (celle de nuage, pas la mienne).

Je suis issu d'une vieille ''grande famille'' bourgeoise, ultra catho, aisée et je vois le jour sous les bombes en 1940. J'ai un défaut d'audition de naissance, mais détecté seulement 40ans plus tard, je n'entends pas les aigus au delà de 2000 hertz. Mes frères aînés se moquent de moi, ma mère m'a confié au bon dieu et personne ne s'occupe de moi. A 6ans, je sais que je suis définitivement seul, je sais que je ne devrai jamais compter que sur moi-même, mais je sais que je le peux.
Je m'isole dans mon piano, les livres et les encyclopédies, sans camarades, solitaire, regardant avec étonnement un monde qui me paraît incohérent.
A 11ans, major en tête de 300 communiants, je suis définitivement athée. « Maman, quand est-ce que je serai heureux ? Mon fils, vous serez heureux dans le royaume des cieux », mais je hurle en moi-même ''c'est ici, maintenant, que je veux être heureux, le ciel, je m'en fous''. Et pour l'instant il n'y a que le piano qui peut me rendre heureux, hélas Chopin me fait pleurer et il n'y a que lui que je peux jouer, comme s'il était moi, comme si j'étais lui.
Pension religieuse, souffre douleur, d'où vient le monde, quel sens a la vie? ''Tu te poses trop de question... Faut pas chercher midi à 14h...De toutes façon, on peut pas savoir...''. Tout, je remets tout en question. Mon père a fait son ''devoir'',il faut avoir une belle situation, faire des enfants et faire fructifier le ''patrimoine familial. Cette société me répugne. Le monde ''moderne'' n'est pas ce qu'il devrait être, et cela depuis 15000ans
A 19 ans, je coupe les ponts avec les gens ''bien pensants'' qui ne pensent qu'à l'argent. Fugue, tentative de suicide, mon père me met en clinique psy, 40 comas à l'insuline, étonnement fulgurant à chaque réveil d’être conscient d'exister, mais il n'y a personne pour me montrer un début de chemin.
Cette vie vaut-elle la peine d’être vécue ??? Je veux comprendre le pourquoi du comment. ''Faites l'amour'' me dit un pédopsychiatre éminent...
J'ai une certitude, c'est que absolument tout est explicable par la raison et la logique humaine, parce que je suis sûr qu' il ne peut pas y avoir d'autre logique, mais accepter la réalité de cette société, je ne peux pas, je peux seulement m'incliner et faire semblant.
Ce qui me sauve, c'est une jeune fille menue, très jolie et décidée, mais très perturbée psychiquement par le décès de son fiancé dans un accident dont elle se croit responsable. Elle s'amourache et me supplie en sanglotant de l'épouser. Je dis oui en me disant que m'occuper d'elle me permet d'échapper au milieu que je hais et me fera oublier mes questions existentielles.
20Ans plus tard, j'ai 43ans, avec mon épouse, nous avons créé une jolie boutique de bijouterie fantaisie à Cannes. Je m'occupe de la comptabilité le week-end, j'ai du temps libre. Mes questions existentielles me turlupinent et je m'inscris à l'Université de Nice en Philo. Je laisse vite tomber pour étudier le développement de l'enfant et la psychologie. C'est en étudiant le manuel de Jean Stoetzel, '' La psychologie sociale'' et en assistant à un exposé de l'expérience de Milgram, que je commence à comprendre que je n'avais encore jamais rien compris.
A 53ans, après 29ans de ''docile'' vie conjugale et gagné sous par sous ma liberté, juste assez pour acheter un voilier d'occasion et subsister quelque temps, je prends la fuite, navigateur solitaire, avec plein d'ouvrages de sciences humaines et vulgarisations scientifiques. Je veux trouver un petit village accueillant pour étudier et réfléchir, un village traditionnel, pas pollué par les missionnaires, les commerçants ni le tourisme. Mais il n'y a pas, il n'y a plus de rivages ignorés.
Après 3ans de voyage, en décembre 96, je suis dans l'océan indien, attendant le vent de Nord-est, la mer est plate, une grosse tortue broute ma coque, au loin des dauphins font la fête, s'élevant le plus haut possible à la verticale. L'art, c'est le travail bien fait, sans doute des jeunes qui viennent de vaincre un requin... je réfléchis à un espace de ''points''. Comment Einstein peut-il concevoir une ''métrique'' de l'espace avec ces ''points'' euclidiens qui n'existent pas ? Des points distincts ont nécessairement de la dimension, donc il faut considérer un espace comme un ensemble de ''bulles de distinction''... J'ignore encore tout de ce que je découvrirai dix ans plus tard, mais j'ai comme une prescience, il faut que je ''voie''. J'ai quelques balles de ping-pong, j'en colle 4 ensemble formant Tétraèdre, puis deux, chacune sur une ''face''. Ces deux balles ont formées deux nouvelles faces en vis à vis sur lesquelles une 7ème balle peut se positionner, soit sur l'une, soit sur l'autre de ces deux faces en vis à vis. Sans repère extérieur, aucune face ne peut être privilégiée, mais la 7ème balle doit nécessairement être positionnée de façon déterminée, elle ne peut rester en suspens entre deux, tout comme la boule de Foucault...la seule solution est dans la succession des deux positions... Et là, je ''vois'', '' le temps est là ! ''.
Dix ans plus tard, en Martinique, après avoir fait en vain des milliers de collages avec des pique- cocktails, dont les extrémités concrétisent les centres des bulles de distinction, pour essayer de découvrir la ''structure'' d'un espace de bulles, je suis proche de la dépression. J'ai tout jeté à la mer et je contemple tristement quelques assemblages de balles de ping-pong (des ''grains d'espace''). J'en saisi un, puis un autre identique et machinalement je les fait se toucher comme-ci comme-ça, sans penser à rien, je suis dans le néant....Et soudain, fébrilement.... (A suivre)
.

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Message par jeandelamer le Dim 12 Nov 2017 - 15:11

2 Donc.......je contemple tristement quelques assemblages de 6 balles de ping-pong formant Octaèdre, auxquels je donnerai plus tard le nom de ''grains d'espace''. J'en saisi un, puis un autre identique et machinalement je les fait se toucher comme-ci comme-ça, sans penser à rien, je suis dans le néant....Et soudain, fébrilement.... je les colle ensemble, puis d'autres identiques et alors, comme par magie, le réseau se construit entre mes mains, et je vois que là on peut y mettre des bulles libres qui ont, non pas deux, mais quatre positions possibles, ce qui donne à chaque grain 5 états possibles....
Les mathématiciens ont donné le nom d' Automate-cellulaire (A.C) à ce type de réseau où chaque grain est une ''cellule'' qui peut prendre différents états...

En cherchant quelle pouvait être la structure de l'espace, je me suis aperçu que, sans repère extérieur, le seul réseau possible, pouvant se développer à l'infini, était le réseau tétraédrique à structure centrée. En le construisant manuellement, j'ai vu qu'il pouvait fonctionner selon le principe des A.C, ce qui rejoignait la conviction de physiciens théoriciens de plus en plus nombreux que notre Univers ''doit'' être un A.C, puisque c'est seulement du désordre que peut surgir de l'ordre. Ensuite j'ai vu que l'A.C cosmique permettait de comprendre les conceptions hindouistes et bouddhistes de vacuité (non-existence propre), interdépendance et impermanence et de comprendre les réflexions de Bohr et Heisenberg qui ont fondé la mécanique quantique, obligeant à considérer le monde et la matière ''autrement''.
J'en ai déduit logiquement que ce monde que nous vivons est purement ''abstrait'', seulement une forme de ''cela qui est possible'', ce qui répond à la question de Leibnitz qui n'avait pas vu que ''rien'' (''nothing nothing'' ) impliquerait non seulement pas d'espace mais aussi aucun ''possible'', ce qui est impossible puisque la conscience que nous avons d'un Univers et de nous-même est possible.
En me penchant sur l'histoire de l'humanité depuis les temps préhistoriques, pour voir ce qui nous avait rendu ''humains'' par rapport aux autres animaux, j'ai vu que la condition première de survie de notre espèce avait toujours été un mode de vie en ''petits groupes'' d'individus solidaires, comme c'est le cas de presque toutes les espèces mammifères. Malheureusement cette loi de la nature a été violée il y a quelques 13 ou 15.000 ans avec la révolution agricole du néolithique. Avec le gros cerveau, la parole et le besoin compulsif de trouver des explications à tout, certains de nos ancêtres il y a 100.00ans ont déraillé en imaginant des ''esprits'' puis des ''dieux'' et la société d'aujourd'hui est devenue folle (individualisme et chacun pour soi).
Je voudrais montrer à des jeunes qui sont lucides, que, étant donné que cette société ne peut plus être ni changée ni améliorée, la seule solution pour eux d'être heureux est de constituer entre eux une communauté de petits groupes unis entre eux dans une même idéologie, vivant ''à côté'', le plus possible cachés, pour vivre la vie selon celle qui devrait être, celle qu'ils auront décidée eux-mêmes. Vous le savez bien, pour vivre heureux, il faut vivre caché, parce que ''...non les braves gens n'aiment pas que... l'on suive une autre route qu'eux...''

Mais d'abord je vais montrer comment la Ola que l'on voit sur les stades est un automate-cellulaire le plus simple qui soit, puis je vous expliquerai pourquoi et comment notre Univers est un A.C et les conséquences qu'il faut en tirer, la plus remarquable étant que ce que l'on appelle ''temps''commence à chaque instant, sans début ni fin.
Dans la Ola, il n' y a pas de déplacement des spectateurs, seulement changement d' état, assis / debout. Une fois, j'ai été un spectateur lambda. Autant j'aime bien regarder les finales de championnat du monde à la TV, autant ça m'avait contrarié d’être dans le bruit et la fureur et de ne rien voir, puisqu'il me fallait sans cesse me lever pour voir l' action près du but, les spectateurs devant moi faisant écran en s'étant levé et ensuite me rasseoir, lorsque ceux-ci s'étaient re-assis. Je savais pas à l'époque qu'il fallait considérer les gradins en tant que réseau de cellules dont j'étais l'une, avec deux états possibles, assis / debout, et une règle simple, non écrite, de transition d'état, i.e un automate cellulaire. Ce qui est remarquable, c'est qu'il y a désordre permanent de spectateurs qui se lèvent ou qui s'assoient en désordre, puis soudain, lorsque l'action devient ''excitante'' près d'un but, une Ola démarre et parfois deux opposées qui vont se croiser, comme vagues et houle sur la mer. Il y a ''auto-organisation''.
Eh bien, l’Univers il fonctionne comme ça !...en un peu beaucoup plus compliqué bien sûr, parce que c'est en 3 dimensions, alors que la Ola est en 2d. (A suivre).
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Re: Into the wild

Message par /// le Lun 13 Nov 2017 - 23:00

(en attendant la suite, bienvenue jeandelamer :-) --> )
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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Sam 18 Nov 2017 - 17:18

3 Pourquoi notre Univers ?    LOGIQUE DU POSSIBLE
   D'où vient qu'il y ait du Possible ? pourquoi cela est ? La question est la même pour ceux qui croient à un ''dieu'' créateur, d'où viendrait-il ? Je pense que cela est dû à ce que les ''possibles'' sont à l'infini. En effet, s'il y avait notre Univers comme unique ''possible'', il faudrait qu'il y ait une raison à cette limitation. Or il ne peut pas y avoir de raison, donc il ne peut y avoir que des ''possibles'' à l'infini ou pas du tout.
Pourrait-il n'y avoir aucun ''possible'' ? Cela ne peut être, puisque nous sommes là. Une autre bonne raison est que si le Brahman des hindous, le vide de Lao-tseu et  l'apeiron d'Anaximandre sont dit ''illimité'', il y a nécessairement quelque chose de ''limité'' qui se distingue de l'illimité. En effet, on ne peut concevoir l'un sans l'autre, c'est complémentaire et non pas opposé. De même haut-bas, droite-gauche, grand-petit, masculin-féminin, etc...., ce sont des adjectifs, pas des ''choses'' qui  auraient une existence propre. (Plutôt que ''homme ou femme'', on devrait dire ''être humain'' mâle ou femelle).
  Étant donné qu'il y a des ''possibles'' à l'infini, il y a nécessairement un ''possible premier''
Le ''possible'' premier est une forme sphérique de distinction (du limité qui se distingue de l'illimité), je l'ai appelé ''bulle d'espace''. Elle est sphérique parce que parmi l'infinité des formes possibles, c'est la seule forme qui puisse être déterminée et, sans repère extérieur, son diamètre est 1 .

CONSTRUCTION des ''POSSIBLE''
  Le ''possible'' second est un couple de deux bulles identiques. Elles sont distinctes entre elles d'une distance 1 (ou zéro, peu importe). On peut considérer qu'un point de colle correspondrait à une distance de distinction égale entre les bulles.
  On peut imaginer un ''ange'' AVEUGLE qui aurait la charge de construire les assemblages possibles de bulles sans repère extérieur, avec à sa disposition autant de bulles qu'il veut.
Le ''possible'' troisième est un Trio de 3 bulles. Il y a infinité de positionnements pour cette 3ème bulle, mais une seule déterminée, à égale distance des deux premières. Elles forment un Trio équilatéral.
(A  NOTER : sans repère extérieur, il n'est pas possible de construire un carré de 4 bulles. En effet, étant donné que le point géométrique sans dimension, n'a pas d'existence, une droite de points et un plan n'ont pas d'existence en soi. Euclide a imaginé une géométrie ''idéale'' pour les architectes, les maçons et les charpentiers, pas pour les mathématiciens. En l’occurrence il a défini le point par l' intersection de deux droites et a défini une droite par une ligne de points, définissant ainsi l'un par l'autre, raisonnement circulaire qui se ''mord la queue'' ! Ainsi, sans repère extérieur, on ne peut jamais être assuré qu'une bulle est alignée avec deux autres bulles, ni qu'une bulle est dans le même plan que celui déterminé par trois bulles. D'autre part le point euclidien sans dimension a entraîné l'idée (toujours bien ancrée) de la continuité (espace et temps soi-disant indéfiniment divisibles), ce qui est absurde. Pourtant Zénon avait bien montré sans le vouloir que Achille ou la flèche ne pouvait se déplacer que par sauts...)
-Le quatrième ''possible'' est un Tétraèdre de 4 bulles (ne pas confondre avec la pyramide dont la base est un carré).
-Ce Tétraèdre a quatre faces sur lesquelles peuvent être positionnée une bulle. L'ange ne peut pas choisir, il est donc obligé de mettre simultanément une bulle sur chaque face. Ensuite il est confronté à la question que j'ai soulevé dans l'océan indien : il pourrait maintenant positionner 6 bulles, mais à cause de ce que j'ai appelé ''écart 1/9éme'' (égal à 1/9ème de l’arête 1), chaque bulle a deux positions possibles que l'ange ne peut pas choisir et donc il ne peut plus continuer avec cet ''espace''. (Pour ''voir'', il faut le construire soi-même, en collant des balles de ping-pong entre elles (il en faut 4+4, plus 6 pour ''voir'')..
  L'ange revient alors au Tétraèdre et ''voit'' qu'il peut positionner un Tétraèdre tête-bêche sur chacune des quatre faces. Ces quatre T constituent une deuxième ''couche'' paire (le premier T étant la première couche impaire). Ensuite une troisième couche de 12 T peut être positionnée, constituant un espace cuboctaèdrique et ainsi de suite à l'infini, couche par couche, paires et impaires, selon la SUITE INFINIE DES NOMBRES ENTIERS. A noter qu'il ne peut y avoir de nombre dit ''infini'' . Un espace de grains est toujours ''fini'' en quantité. On peut seulement dire qu'il est ''aussi grand'' que l'on veut, en fonction du nombre de couches.
  L'ange se rend vite compte que cet ''espace'' compact de bulles est ''statique'', il n'y a rien qui puisse y occasionner du changement. Il revient donc à précédemment et forme un cinquième ''possible'' en assemblant 2 Trios, tête-bêche, ce qui constitue un ''grain d'espace'' octaédrique. Et là, il construit le réseau, comme j'ai fait en Martinique, de la même façon qu’avec les Tétraèdres, couche par couche. Or, dans ce réseau, on voit que quatre grains de même parité forment une ''ALVEOLE'' tétraédrique dont le volume vide ''peut'' contenir une bulle ''libre'' ayant quatre positions possibles.
 ( D'autres polyèdres peuvent être construits sans repère, mais soit ils forment un ensemble compact comme avec le Tétraèdre, soit ils constituent un réseau régulier à structure centrée formant des alvéoles où une bulle libre ou un grain peut avoir plusieurs positions).
  Pour''voir'' et comprendre ce qui va en découler, il faut construire soi-même un réseau d'au moins 5 couches.

CONSTRUCTION DU RESEAU
  Si l'on veut construire le réseau avec des balles de p-p, il faut pour 5 couches,  1+4+12+24+42 = 83 grains-octaédriques de 6 balles, soit 498 balles. C'est beaucoup, cher, lourd et en fait on ne voit rien à l'intérieur. Par contre, avec 1+3+3 grains, soit 42 balles, on peut former une ALVEOLE et déjà ''voir '' que l'on peut y placer une bulle ''libre'' qui a quatre positions possibles..
  On peut construire avec des pique-cocktails (p-c), dont les extrémités concrétisent les centres des bulles. Il faut compter 1850 p-c pour les 83 grains d'un réseau de cinq couches. (J'utilise des p-c de chez Leader Price, pas chers mais assez bien calibrés. Néanmoins il faut trier car il est important qu'ils soient tous de la même longueur. J'utilise la colle gel Scotch, ce qui permet de faire des séries et je dispose d'un tasseau de 3 ou 4mm par30, d'environ 1,20m. Je fais d'abord un pré-encollage sur l'une des extrémités de 60 p-c, en les posant un à un sur le tasseau, ensuite je les assemble par 3, puis je fais d'autres séries de 60. Le lendemain, je reprends mes assemblages et les pré-encolle de nouveau. Lorsqu'ils sont secs environ 15 minutes, avec 4 assemblages je construis rapidement un Octaèdre auquel il faut coller aussi les raccords (3x2). Il faut de la méthode et être soigneux, car les différences ne se compensent pas mais au contraire elles s’additionnent. Il faut différencier les octaèdres-grains impaires et paires par deux couleurs de peinture. Par contre les raccordements resteront en l'état brut. Construire soi-même le réseau est la seule façon de ''voir'' la ''réalité ultime'' et de comprendre qu'il ne peut y en avoir d'autre.
Le mot ingénieur est construit avec le mot génie. Tous ceux qui ont le goût de créer et qui ont de la persévérance sont des ''génies'' en puissance. On peut dire que le génie est une plus grande aptitude à la patience et à la persévérance, laquelle implique de ne pas être avare de son temps... Bref, on n'a rien sans rien).
  Le réseau étant construit, on peut simuler manuellement les positionnements des bulles libres avec des petits papiers auto-collants. On considère qu'un bulle positionnée sur un grain lui confère un ETAT 1. Ainsi sur un grain, il y a de zéro à quatre bulles qui peuvent être positionnées, conférant à ce grain cinq états différents. Toutes les bulles étant positionnées sur des grains, l'ensemble constitue une ''CONFIGURATION D' ETATS''
  Le nombre de grains d'un réseau aussi grand que l'on veut est limité, il s'ensuit que le nombre de configurations possibles est limité. L'ange ''voit'' que toutes ces  configurations d'états sont toutes ''possibles'' de façon égale, sans qu'une seule puisse être privilégiée. Étant donné qu'elles ne peuvent être toutes présentes à la fois, elles doivent donc se succéder. Mais elles ne peuvent pas se succéder ''au hasard'', il faut qu'il y ait une règle de transition. (A noter que le hasard n’existe pas. On nomme ainsi ce qui résulte seulement d'une conjonction de chaînes de causes qui ne pouvaient être connues de façon exacte).( Un réseau régulier de grains d'espace, appelés ''cellules'' par les informaticiens, pouvant successivement prendre des états différents en fonction des états des cellules voisines, selon une règle de transition, c'est ce qui est appelé ''Automate cellulaire'', A.C en abrégé).
  Il y a une seule REGLE DE TRANSITION possible permettant à toutes les configurations d'états de se succéder. Je l'ai appelée ''règle du plus faible'' : pour chaque alvéole, la bulle libre qui est sur un grain d'état élevé ''saute'' sur le grain d'état le moins élevé. Il s'ensuit que la règle ''tend'' vers un équilibre où tous les grains auraient le même état 1 ce qui stopperait la succession, mais cette configuration d'équilibre est impossible car il y a pas de configuration précédente qui puisse la produire.
  La succession des configurations d'états est appelé TEMPS. Une ''configuration + saut'' à la configuration suivante est  l' INSTANT intrinsèque de durée 1.
Le nombre de configurations étant limité, la succession se boucle sur elle-même. Aucune configuration ne pouvant être privilégiée, chacune peut être considérée en tant que COMMENCEMENT. Ainsi, chaque instant est commencement d'un temps éternel.

   Un Univers est un film en 3d qui se boucle sur lui-même et nous sommes dans le film, chaque ''chose'' est une histoire dans une HISTOIRE globale.
Au delà, c'est, le ''possible'' illimité des Univers plus grands.
  Il y a une seule ''réalité ultime'', celle du ''possible'' d'un réseau de grains d'espace constituant un Univers, l'un parmi une infinité d'autres possible, tous de tailles différentes, aussi grands que l'on veut, mais toujours finis, selon la suite infinie des nombres entiers finis.  (Si n est le nombre de couches, le total de grains tend vers 5/6 de n au cube, qui correspond au ''volume'' du cuboctaèdre).




FONCTIONNEMENT
(A suivre)
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Message par ifness le Dim 26 Nov 2017 - 16:20

Salut à toi.
C'est Mr If.

Je t'écris un post sur un autre fil auquel tu participes.

J'espère que tu vas bien.

Il semblerait que j'aie eu raison : pas trop de réactions à tes participations.

Tu sais, ce site est très frustrant.
Je crois que les participants parlent pour eux-mêmes (ils n'ont pas ailleurs l'occasion de s'exprimer sérieusement, profondément, etc.... Ce site = divan de psy)
et par affinités.
(Par amitiés voire pour la drague Embarassed  Wink

Je te pose (ailleurs, en conclusion) la question :
ne peux-tu t'exprimer d'une autre manière ?
ECRIRE ton histoire (passionnante) ailleurs ?

Si tu le fais, dis où (si tu le désires Smile )

Sinon, cherche un plateau-télé  Laughing (pas chez Hanouna ! Je ne mate JAMAIS cette horreur dégénérescente que même Houellebecq ou Lovecraft réunis n'ont pas imaginée !)

T'es hors-normes, sur ce site (je le sais, je le suis aussi, je me déguise et enfile parfois un faux-self.... Crying or Very sad  Twisted Evil )

Bon, tu es un ami.

Mais je réitère ma question :
et l'Amour, dans tout ça ?

Dans ton récit ta mignonne épouse te "sauve",

mais beaucoup + tard tu la quittes pour régler tes problèmes existentiels

(excuse-moi d'employer ce terme, que tu sembles exécrer. Je note que l'on situe Camus aujourd'hui bien au-delà de l'existentialisme, qu'il a -en tant qu'humaniste issu du peuple algérien; lequel n'existe plus sous la forme d'alors, mais en garde l'empreinte- transcendé. Hélas, il est mort jeune encore. Mon Maître Levi-Strauss a atteint les 100 ans. Je  Laughing , je sais que tu vomis les maîtres. Rolling Eyes End of the digression.)

Pas eu d'enfant(s) ?
J'aimerais avoir de ses nouvelles... Perplexe  Papy

Bisous.
If.

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Message par cassecaillou le Dim 26 Nov 2017 - 22:18

Bonsoir jean, je ne suis plus jeune ( quoique ) et plus à la dérive non plus ...

Je me suis régalé de te lire et je me retrouve dans certains de tes propos

" pas trop de réactions à tes participations. " ... c' est normal ifness , elles induisent de l' écoute

Pourquoi ECRIRE ton histoire (passionnante) ailleurs ????

Continue s' il te plait Jean de la mer , tu es hors normes ? et alors ?

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Re: Into the wild

Message par ifness le Dim 26 Nov 2017 - 23:58

Jean, écris ta story.
STP.
Je ne connais pas le moyen , mais....

Je te promets de te regarder sur Arte.
28 mns.
SI : tu nous dis comment tu as vécu l'amour.

Parce que l'Amour, c'est important.

Je serai intransigeant là-dessus.
Twisted Evil

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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Lun 27 Nov 2017 - 18:09

4. Lundi 27 novembre
REMARQUES
* La bulle d'espace est ''unité indivisible'', puisque, si elle pouvait être constituée de parties, elle ne pourrait pas être dite ''unité''. De même un être humain est une unité indivisible. En effet si on le découpe en parties, il n'est plus un être humain, mais seulement des ensembles de cellules ou d'atomes !
* L' atome de carbone qui est au fondement du vivant, a quatre liaisons tout comme le grain d'espace.
* Le nombre de grains du réseau pour un nombre n impair de couches est : 5n³/6- 5n²/4+ 13n/6- ¾.
Le nombre de grains du réseau pour un nombre n pair de couches est : 5n³/6- 5n²/4+ 13n/6- 1.

FONCTIONNEMENT
L' A.C est constitué de grains impairs et de grains pairs formant deux réseaux imbriqués l'un dans l'autre fonctionnant ensemble.
Avec un '' Univers''de 5 couches (83 grains), en le faisant fonctionner manuellement à partir d'une configuration quelconque, on voit que la densité d'états d'un petit groupe de 3 couches (17 grains) peut varier considérablement, les grains d'états élevés devenant faibles au profit des grains faibles voisins qui deviennent alors élevés. Ce processus produit des ''pleins et des ''vides''qui vont et viennent en aller-retours, comme des vases communicants.
On peut ''voir'' des groupes d'états très élevé entourés d'un halo d 'états moins élevés alternant avec des halos d'états élevés entourant une zone d'états faible. On peut ''voir'' ainsi la formation de crêtes d'états élevés qui se translatent par vibrations d' aller-retours soit vers l'extérieur sous forme d'ondes, soit vers l'intérieur, les ondes restant confinées sur elles-même.
Le processus de translation par succession d' aller-retours implique qu'il faut de nombreux instants intrinsèques pour que les crêtes d'ondes électromagnétiques, telles que les rayonnements lumineux, se translatent.
De même que pour tout automate-cellulaire, le désordre de l' A.C cosmique produit des AUTO-ORGANISATIONS, faisant surgir en permanence des ''micro-vaisseaux'', i.e des structures d'états comme des images qui subsistent durant plusieurs instants en se translatant par saccades. Un micro-vaisseau se déstructure rapidement par la tendance du retour à l'équilibre. Mais deux ou plusieurs micro-vaisseaux proches peuvent se rencontrer avant d’être déstructurés et se combiner pour former un vaisseau plus grand, lequel va durer d'autant plus longtemps que sa taille et sa complexité sont importantes. De même, s'ils se forment proches les uns des autres, ces vaisseaux plus grands peuvent se combiner avant d’être déstructurés. Et ainsi de suite, dans une proportion de plus en plus faible, depuis les micro-vaisseaux jusqu'aux étoiles en passant par les particules élémentaires et les atomes.
Plus une structure est volumineuse et complexe et plus elle va durer, mais avec une vitesse de translation globale moindre, du fait des translations de ses oscillations d'états internes.
Le réseau immense étant aussi grand que l'on veut, les émergences d'auto-organisations complexes locales résultent de la loi des grands nombres. Ensuite, c'est la conjonction de structures semblables et/ou différentes en quantités astronomiques qui font émerger les propriétés nouvelles que sont les FORCES ( y compris la gravitation qui peut être comprise comme retour au désordre).
Les micro-organisations internes de la ''réalité ultime'' sont un monde à jamais invisible, car leur dimension est bien en deçà de la longueur de Planck, mais nous n'avons pas besoin de savoir comment cela se passe en détail pour déterminer la façon dont nous devons vivre.

CONSCIENCE DU POSSIBLE
L' Illimité des possibles, doit nécessairement connaître qu'il n'est pas rien, sinon il serait équivalent à rien. Or le processus de conscience de soi est pré-inscrit dans l' A.C cosmique du fait de ce processus de vases communicants, engendrant un flux d' interrogation-réponse où sujet et objet ne font qu'un, l'un devenant l'autre à tour de rôle .
Le phénomène de conscience de ce qui est perçu se réalise dans le cerveau animal à partir de perceptions et de souvenirs, en créant en lui-même des ''images'' sous formes d' HOLOGRAMMES. Mais la connaissance de soi qui est l'apanage de plusieurs espèces animales (je me connais ''moi'' et me reconnais comme individualité distincte, différente des autres), ne doit pas être confondue avec la conscience d'exister, propre au cerveau humain où chacun peut se penser, non plus comme simple individualité, mais peut entendre en lui-même une voix disant : « JE existe », sachant que ce JE est une réalisation de l' Illimité.
Il y a quelque chose de commun à tous les humains, pour ceux qui sont capables de réfléchir et s'abstraire de leur corps et de l'environnement, de leurs soucis et de leurs souvenirs, c'est la conscience d'appartenir à l' Illimité, grâce à un Univers possible qui nous fait exister. Cette prise de conscience en chaque cerveau est multiple, mais elle est UNE, la même pour tous.
L' Illimité des possibles peut être appelé Brahman, apeiron, vide, Dieu, Allah ou encore puissance surnaturelle, c'est tout pareil. Ce qui le différencie de la conception du dieu des croyants, c'est que l'Illimité ne se connaît pas et n'a ni volonté, ni dessein ni promesse. L'infinité d' Univers automates cellulaires est une possibilité parmi une infinité d'autres, c'est celle qui permet à l' Illimité d' avoir conscience du possible à travers des cerveaux humains.
Est-il nécessaire que notre Univers soit si grand pour que le prodige de la conscience d'exister puisse se réaliser ? C'est un fait qu'un U de la taille du soleil ne produira pas un soleil. La probabilité qu'une galaxie puisse produire une planète ''habitable'' est assez faible. A partir de quelle taille d' Univers, la probabilité est certaine ? Eh bien peu importe ! La taille de notre U est suffisante pour que la conscience d'exister puisse s'exprimer, on est dedans et c'est tant mieux.

DETERMINISME.
Étant donné que la règle de transition est entièrement déterministe et que la succession se boucle sur elle-même, les histoires qui se déroulent devraient se répéter éternellement identiques. Ceci est en contradiction avec la nécessité de changements toujours différents, car ce qui se répète toujours identique est équivalent à rien. Mais dans le fonctionnement de l' A.C, on voit qu' il y a beaucoup de cas où la bulle libre ne peut pas changer de position, parce que les positions possibles où elle devrait sauter ont le même état, zéro ou 1. Ceci entraîne continuellement des ''blocages'' durant un grand nombre d'instants partout et donc aussi dans les cerveaux. On peut imaginer que certains ''choix'' d'une personne peuvent débloquer cette situation locale et ainsi modifier l'avenir, le rendant alors différent du cycle précédent. Cela ne modifierait en rien le fonctionnement global de l’Univers. En effet, il y a peu de chances pour que ce que nous faisons sur cette planète puisse modifier l'histoire de son soleil et a fortiori celle de cet Univers.

Je vais maintenant exposer un historique de l' Humanité, avec un regard psychanalytique qui montrera comment et pourquoi l' Humanité a fait fausse route en instaurant l'individualisme, rendant le véritable bonheur impossible.
Dans une troisième partie, je montrerai les solutions que des jeunes qui ne se reconnaissent pas dans le monde moderne, pourraient réaliser pour vivre le plus proche possible de l' état de nature qui est au fondement de leur ''moi profond''.

SVP de ne pas poster sur ce fil. Si vous avez des remarques, des objections ou des questions, communiquez les moi en M.P ou sur le fil ''en plein néant''.


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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Sam 2 Déc 2017 - 17:57

5.
2ème PARTIE : HISTOIRE DE L' HUMANITE

PRELUDE
* L'Illimité, c'est ce qui est possible à partir de la sphère élémentaire de distinction, appelée '' bulle d'espace'', qui est le possible premier.
* Six bulles d'espace peuvent constituer un '' grain d'espace'', auquel peuvent se lier quatre grains identiques, mais quatre seulement.
* Les grains peuvent se lier couche par couche, constituant un réseau régulier aussi grand qu'on veut.
* Il y a infinité possible de tailles différentes du réseau, selon la suite infinie des nombres entiers. Chaque taille est un ''Univers''.
* Le réseau peut fonctionner en tant qu' automate cellulaire (A.C), sans début ni fin, produisant sans cesse des auto-organisations qui ensuite retournent au désordre : particules, atomes, étoiles, planètes.
* Dans des conditions favorables, des planètes peuvent produire des organismes vivants.
* Il peut sembler que la finalité de l’A.C soit de faire durer les espèces vivantes, mais il ne peut pas y avoir d' intentionnalité, il y a seulement la possibilité de durer lorsque l'environnement reste favorable.
* Puisqu' il y a possibilité d' infinité d' Univers, il y a infinité de réalisations possibles d’êtres vivants.
* La conscience d'exister est pré-inscrite dans le fonctionnement de l' A.C, elle doit donc nécessairement se réaliser.

ETAT DE NATURE PRIMITIF
A cette époque lointaine, cela faisait déjà longtemps que des chimpanzés habitaient l'immense forêt équatoriale d'Afrique. Ils étaient parfaitement adaptés à la vie dans les arbres et avaient de la nourriture en abondance en toutes saisons, fruits, insectes et petits animaux. En fait, il n' y en a qu'une seule saison, plutôt très humide.
Soudain, étant donné que la planète continuait de se refroidir et que les continents dérivaient, il survint dans la partie Est de l' Afrique une immense cassure du Nord au Sud, une série de fossés d'effondrement appelée Rift, avec des rebords très escarpés. La partie Est devint une savane arborée beaucoup moins humide et ensuite, durant 7 millions d'années, plusieurs espèces de chimpanzés qui au départ n'étaient pas vraiment adaptés à ces nouvelles conditions climatiques survécurent malgré tout, charognards et fouisseurs de racines, jusqu’à ce que, d'hybridations en mutations génétiques et de sélection des plus aptes, au gré des changements climatiques, des ''humains'' avec de gros cerveau émergèrent il y a 200.000 ans.
Puis, il y a environ 100.000 ans, ces humains ayant acquis un langage verbal, ils purent donner des noms à l' invisible qui produisait ces phénomènes terribles ou étranges qui leur faisaient sans doute assez peur (tremblements de terre, volcans, tornades, foudre, arc en ciel, étoiles filantes). Ils imaginèrent que des ''esprits'' semblables aux leurs étaient à l'origine de ces phénomènes et furent convaincus que leur propre esprit, après leur décès, subsistait sur le territoire où ils avaient vécu. Ils commencèrent à enterrer leurs morts au lieu de les manger
Pour avoir une idée de ce que pouvait être l'état de nature primitif des chimpanzés des savanes, puis de nos ancêtres humains, il faut ''oublier'' les conditions de la vie moderne actuelle ( individualisme, propriété privée, domination masculine, vie en couple, abondance, inégalités, électricité et supermarchés ), car rien de tout cela n'existait avant 15000 ans. Seuls les besoins essentiels de Nourriture, Sommeil, Sécurité, Relations sexuelles, Soins aux petits, Transmission des connaissances et des savoir-faire devaient être satisfaits pour la survie de l' espèce et l'ont été grâce à :

1 - Un mode de vie en petites peuplades réunissant plusieurs petits groupes familiaux. Chaque groupe d'environ 30à 35 personnes (une quinzaine d'adultes plus les enfants), occupait un territoire assurant une nourriture suffisante. Dans une région donnée, il y avait des zones occupées par différentes peuplades, chaque peuplade étant constituée de plusieurs petits groupes.
Le nombre d'adultes devait être suffisamment important pour la recherche de nourriture et pour assurer une défense collective, mais ne devait pas dépasser un seuil où les relations entre personnes deviennent conflictuelles.
Les groupes étaient itinérants sur leur territoire, avec plusieurs campements et abris fixes. Les femelles en général ne souhaitent pas quitter un territoire qui leur est familier, sauf lorsqu'elles y sont contraintes par la disette et les migrations des animaux.
Les groupes avaient des ''ateliers'' de boucherie, ce qui implique un pré-langage et une autorité pour l'organisation et le partage.

2- L' exogamie des garçons entre groupes d'une peuplade, qui faisait que les femelles d'un groupe familial étaient sœurs entre elles, et tous les groupes d'une peuplade étaient apparentés par les mâles. C'est un fait que dans toute communauté familiale, les filles sont très attachées à leur mère et à leurs sœurs.
Dans les conditions d'état de nature, les enfants, petits et grands, vivent constamment tous ensemble avec les adultes. C'est la très grande familiarisation durant l'enfance qui inhibe le désir de copuler entre enfants, ce qui n'empêche pas les '' jeux sexuels''. Les mères ne désirent pas copuler avec leurs fils ni avec ceux de leurs sœurs. Et les adultes mâles venus d'un autre groupe, n'ont de désir que pour les femelles adultes qui n'ont pas de peine à les satisfaire. Mais les garçons du groupe, lorsqu'ils deviennent en âge, ils n'ont aucun désir de copuler avec leurs sœurs. Ils vont donc se lier à un groupe voisin où les jeunes filles qui peuvent être leurs cousines, mais qui ne sont pas familiarisés avec eux, sont ravies de les accueillir. Ces échanges entre cousins entraîne forcément de la consanguinité, cela est vrai, mais ceci se produit pour toutes les espèces sexuées. Eh bien, il s'avère qu' à la longue, la consanguinité est un avantage à la perpétuation d'une espèce, car : « en favorisant l’expression des allèles délétères récessifs, la consanguinité réduit leur fréquence dans la population, parce que les individus porteurs de ces allèles délétères ne survivent pas, ou bien sont malades et ne peuvent pas les transmettre. Les accouplements consanguins donnent une fertilité plus importante qui compense l’excès de mortalité juvénile qu' il peut engendrer. On peut donc considérer que les conséquences funestes des rapports consanguins chez les humains résultent de la prohibition de l’inceste, qui a empêché ce processus de ''nettoyage'' génétique ». ( Science & Vie, N° 1114, Juillet 2010).

3- La stabilité du groupe familial, qui était assurée par le charisme d'une grand-mère dominante, tout comme aujourd'hui chez les espères mammifères telles que les lions, éléphants, bonobos, dauphins, hyènes, mais aussi les chimpanzés des forêts.
Il n' y avait pas de jalousie entre les femmes, parce que la grand-mère dominante veillait au partage de la nourriture et des tâches qui devaient être accomplies...
Par contre il a été observé que les femelles chimpanzés des forêts s'approprient une zone individuelle de cueillette sur le territoire de leur troupe, car elles sont indépendantes, elles peuvent fuir par les arbres et des mâles sont toujours proches pour venir les défendre des léopards. Elles sont jalouses entre elles, puisqu'une femelle peut tuer le petit d'une autre femelle qui vient sur sa zone de cueillette ''privée''. Pour nos ancêtres des savanes, c'était très différent, car les femelles ne pouvaient pas fuir facilement par les arbres espacés, ni se défendre seules avec un petit. Leur sécurité les obligeait à se déplacer avec les mâles et les enfants tous ensemble. Et plus tard, lorsque le perfectionnement d'outils et armes de chasse a permis de chasser du gros gibier, c'est toujours tout le groupe entier qui partait en expédition. Pas question pour les mères avec leurs petits de rester ''à la maison'', car les camps de huttes et même les abris rocheux étaient à la merci d'un léopard, d'un guépard, d'un ours ou d'une famille de lionnes affamées dont elles n'auraient pu se défendre seules avec leurs petits. Il faudra attendre à -10.000 BC l' invention des briques d'argile et la construction de vrais murs comme à Jéricho ... Alors vous me direz ''Et les grottes ?''. D'abord il n'y en a pas partout, ensuite il faut pouvoir les fermer, ce qui n'est pas évident.

4 - La coopération, le partage, la solidarité, l'entraide et la consolation qui maintenait la cohésion du groupe familial et la cohésion de la peuplade, unie par un ''pré-langage'', des comportements et des savoir-faire communs, i.e une culture qui se transmet.
C'est à leur groupe et à la culture de leur peuplade que tous les membres d'un groupe sont FIDELES, non à une personne en particulier. Les adolescents n'ont pas de problème d'appartenance ni d'estime de soi, car chaque personne ''appartient'' à son groupe, vit par et pour le groupe. Il ne peut pas y avoir de jalousie entre les mâles, puisque les femelles du groupe sont toutes également accessibles et qu'il n'y a pas de raison de lien individuel. Il ne peut pas y avoir de jalousie entre les personnes puisque la seule ''propriété'' est seulement celle du groupe sur un territoire. En fait, c'est la personne qui appartient à un territoire. (Des peuplades ''non civilisées'', aborigènes d'Australie, San du Kalahari, Mapuches de Patagonie par ex, disent encore aujourd'hui qu'ils ne possèdent pas une terre, mais que ce sont eux qui appartiennent à une terre, celle où sont les esprits de leurs ancêtres ). Il n'y avait pas de propriété privée individuelle parce qu' il n' y avait aucune richesse personnelle à protéger. Et les gisements de silex étaient alors accessibles à tout le monde et n'étaient gardés par personne, tout comme les points d'eau.

5 - La veille des petits, qui était assurée en permanence par tous les membres du groupe, adultes et enfants. Dans un groupe familial, les enfants savaient qui était leur mère, mais pas leur géniteur. C'est l'ensemble de tous les mâles du groupe qui faisait office de ''père'' pour tous les enfants. Il ne pouvait pas y avoir de ''complexe d’œdipe''.

6 - Le maintien d'une démographie réduite
Avec la maturité sexuel à 12-13 ans, les filles étaient enceintes sans interruption toute leur vie, mais pratiquaient avortement et infanticide lorsqu'elles ne pouvaient pas nourrir et porter deux bébés à la fois si une autre femelle sans enfant ne pouvait s'en charger. Par ailleurs, ainsi que Jared Diamond le relate dans ''le troisième chimpanzé'', elles éliminaient probablement à la naissance un nouveau-né présentant une malformation.
Leur espérance de vie n'était guère plus de 30 ans, mais à cet âge, elles étaient déjà grand-mères, donc il y avait très peu de ''vieux''.
Il pouvait y avoir éventuellement compétition pour une région entre des peuplades non apparentées, mais la densité de population était alors très faible, à peine 0,1 habitant au km². Il y avait (encore) de la place.
Lorsque la population d'un petit groupe familial devenait trop importante, quelques mères avec leur progéniture, allaient ''fonder'' un territoire en périphérie de la région de la peuplade . C'est ainsi que de proche en proche, de générations en générations, notre planète petit à petit s'est peuplée.

Nos prédécesseurs chimpanzés des savanes ont vécu ainsi pendant 6 à 7 millions d'années, puis nos ancêtres, les ''hommes hommes'' depuis 120.000 ans jusqu’à il y a 12.000BC.
Les chimpanzés ''communs'' des forêts n'ont pas connu le même développement du cerveau, sans doute parce qu'ils n'ont pas eu la nécessité d' utiliser le feu pour cuire des plantes nutritives qui sont indigestes crues. En fait, ils étaient parfaitement adaptés à la forêt équatoriale et n'ont guère évolué pendant ces millions d'années puisque l'environnement ne changeait pas. La sélection a porté sur la force et une mâchoire terrible qui ne leur sert pas tellement à se nourrir, mais plutôt à se menacer et bien sûr à se défendre contre les félins. Ils ont actuellement un mode d'organisation de type patriarcal, avec exogamie des jeunes femelles. Il y a un mâle dominateur par sa force, très jaloux de sa domination sur les autres mâles, mais qui a seulement une position de préséance sur la nourriture et l’accès aux femelles. Par contre, dans les querelles entre mâles, il prend toujours le parti du plus faible et il veille sur les petits. Les femelles, bien qu'elles ne soient pas apparentées, font corps autour d'une vieille dominante, elles sont très indépendantes et font ce qu'elles veulent. Elles se savent protégées par les mâles lorsqu'elles vont faire de la cueillette seules. Et si le mâle dominant se montre trop violent ou ne leur convient pas, les femelles unies sont capables de le chasser et même le tuer. La troupe est très jalouse de son territoire et chaque troupe a sa culture propre. Il n’y a pas de communauté culturelle de troupes. Si une autre troupe s'installe trop près , il n’y a pas affrontement généralisé, mais un groupe de trois ou quatre mâles tuent des individus isolés jusqu'à ce que l'autre troupe s'en aille plus loin. Il y a exogamie des jeunes femelles, parce que le mâle dominant a besoin de garder près de lui ses frères qui confortent sa dominance. Un chimpanzé seul, aussi fort soit-il, est un chimpanzé mort !
Les Bonobos ont émergé dans la savane et résultent d'une hybridation avec les prédécesseurs des humains. Mais mal adaptés à la savane, ils l'ont quittée il y a 1 ou 2 million d'années pour vivre dans la forêt équatoriale proche et ont conservé le mode de vie propre aux chimpanzés des savanes et des premiers humains (femelles dominantes et exogamie des jeunes mâles).

3. NATURE HUMAINE
Ce qui caractérise l' Homme moderne ''humain'' à la différence de ses prédécesseurs chimpanzés des savanes, c'est ce gros cerveau avec la faculté de parler, raconter le passé et se projeter dans l'avenir. C’est aussi l'aptitude à courir sur deux jambes, en plus de l'aptitude à grimper. Et puis il est le seul animal capable de faire des nœuds qui peuvent se défaire facilement. Le gros cerveau moderne (plus du triple des autres chimpanzés), a pu se développer grâce à la cuisson de la viande et surtout la cuisson des végétaux qui sont indigestes crus. Le feu a été ''apprivoisé'' il y a 1.600.000 ans pour se chauffer, puis domestiqué il y a environ 400.000 ans pour la cuisson.
La recherche de nourriture était la préoccupation première de tous. Qu'est-ce que l'on mangera demain était une obsession constante. C'est un fait que pendant ces 7 millions d'années, l'obtention de nourriture par nos prédécesseurs était plutôt difficile, d'où la sélection très sévère que cela a entraînée, avec émergence d'au moins une vingtaine d'espèces de plus en plus ''évoluées''. Aussi, lorsqu' il y avait une grosse charogne ou plus tard un gros gibier, chacun se remplissait autant qu'il le pouvait, emmagasinant ainsi des réserves de graisse qui permettait de ''tenir'' plusieurs semaines avant d'avoir de nouveau l'occasion de se remplir. Nos ancêtres nous ont transmis cette particularité génétique d' accumulation de graisse favorisant la survie, mais sans risque d'obésité pour eux puisqu'ils étaient toujours très actifs.
Nos ancêtres chimpanzés des savanes étaient droitiers (la dextre), d'où notre ''dextérité'', aptitude à la visée et au lancer. Par contre les chimpanzés des forêts sont ambidextres.
Il est très vraisemblable que ce sont les femmes qui taillaient les silex, car c'est une activité qui demande précision, minutie et tranquillité. Ce sont elles qui transmettaient le savoir-faire et la connaissance des plantes médicinales, gage de la survie du groupe, de la peuplade et donc de l'espèce.
Avec la parole, il y a environ 120.000ans, les ''Humains'' ont commencé à donner des noms à l' invisible et à se poser des questions . CHERCHER DES EXPLICATIONS, c'est le ''propre'' de l'humain. Ils en sont venus à imaginer des ''esprits'' qui pouvaient les diriger et à croire que leur esprit individuel pouvait se perpétuer après leur décès et les influencer. Ils commencèrent à enterrer des morts au lieu de les manger (des tombes datent d'au moins 100 000 ans), ce qui implique sédentarisation . A cette époque, il n’y avait probablement pas encore de tabous, mais les humains étaient toujours obsédés de ce qu'ils auraient à manger le lendemain et cherchaient à ne pas contrarier les esprits, à solliciter leur protection et à deviner ce qu'ils avaient décidé.
Mais l'animisme, le respect des ancêtres et la crainte de déplaire aux ''esprits'', ce n'était pas encore sortir tout à fait de l'état de nature de vie en petits groupes. Les humains étaient presque démunis de tout, mais ils étaient heureux. En fait ils étaient encore des petits enfants ignorants de tout, connaissant seulement de la nature ce qui leur permettait de survivre.
Malheureusement les plantes hallucinogènes ont commencé à faire dérailler certains individus...
A suivre
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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Jeu 7 Déc 2017 - 15:41

Un membre qui n' est peut-être plus en totale possession de toutes ses facultés, étant donné son âge avancé de 94 ans, m'a pris à parti d'une façon violente ici et sur le fil d'Orion4 ''en plein néant''. Je voudrais présenter mes excuses à Orion, pour m’être servi de son fil, j'ai eu tort je le reconnais, j'aurais été mieux inspiré de dialoguer en MP.
J' admets volontiers que l'on puisse ne pas être d'accord avec les raisonnements et déductions que je propose, mais si l'on m'accuse de fausseté, de mensonges et de délire, il faudrait en apporter la preuve.
Je n'ai pas la prétention de présenter ici une thèse ''scientifique'', mais seulement un tableau de ce qui me semble logique en ce qui concerne le mode de vie préhistorique, dont personne ne sait rien . Je ne peux pas apporter des '' preuves'' à ce que j'avance, puisqu'il n'existe aucune preuve, hormis des ossements et seulement des vestiges archéologiques avant la période des premières traces écrites d'il y a 5.000ans.
Je vais ouvrir très prochainement un second fil sur la question ''qu'est-ce que le bonheur ?''. où je pourrai dialoguer avec les esprits critiques et même les esprits chagrins.
En attendant, il ne faut plus m'écrire sur le fil ''en plein néant'' qui appartient à Orion4

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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Mar 2 Jan 2018 - 16:20


6 II ème PARTIE 3 NATURE HUMAINE (Suite)

Durant la période de 100.000 ans jusqu'à 14.000 ans avant aujourd'hui, l'anatomie de nos ancêtres ''homo-sapiens'' a peu changé, malgré les considérables changements climatiques causés par la glaciation de Wurm. Le cerveau il y a 100.000 ans était le même qu' aujourd'hui et les progrès techniques se sont fait très lentement. En effet, il faut bien voir que 100.000 ans, c'est 4000 générations successives durant lesquelles il peut n'y avoir aucun changement pendant des centaines ou même des milliers d'années.
* Les humains durant cette période, vivent toujours en petits groupes familiaux d'environ 30 personnes, plusieurs groupes apparentés formant une peuplade. Les préhistoriens avancent le nombre de 30, mais je ne sais pas si ce nombre inclue ou pas les petits enfants. D'après la théorie de Dunbar, 148 serait le nombre maximum d'individus avec lesquels une personne peut entretenir simultanément une relation humaine stable . Il est donc probable qu'une peuplade devait être composée seulement de 6 à 10 groupes proches les uns des autres, si on ne compte pas les tout petits enfants petits dans ce nombre de Dunbar.
* Les peuplades restaient sur une zone pendant très longtemps, tant que animaux et végétation ne changeaient pas, ce pourquoi les groupes étaient sédentaires et enterrèrent des défunts dans les lieux de campements fixes sur le territoire où ils vivaient. Le territoire d'un groupe ne devait guère dépasser la superficie d'une commune et la zone d'une peuplade la taille d'un petit département .
* Une peuplade était composée de groupes apparentés et unis par un langage et des savoir-faire communs. Les communications devaient être fréquentes entre les groupes d'une peuplade. La distance entre groupes ne devait sans doute pas excéder 2 jours de marche, soit entre 15 et 30 km
Il n'en allait pas de même entre des peuplades qui pouvaient être éloignées les unes des autres et qui ne parlaient pas le même langage, ce pourquoi les découvertes et perfectionnements se sont diffusés par à-coups et très lentement.
* L'état de nature pour les Homo-sapiens n'avait pas lieu de changer, puisqu'il assurait la survie des peuplades et donc de l'espèce humaine. Des peuplades sont restées plutôt chasseurs, d'autres sont devenues plutôt pêcheurs, et d'autres plutôt collectrices de végétaux ,en fonction de leur environnement, mais même si les savoir-faire étaient différents, cela ne changeait pas radicalement le mode de vie. De toute façon, ils mangeaient de tout et ne se préoccupaient pas d’être des prédateurs de plus en plus perfectionnés, puisqu' il y avait des ressources bien supérieures aux besoins d'une population globale encore très faible (0,1 de densité). Se nourrir était la préoccupation première, mais il y avait alors suffisamment pour tous.
Ils ne se préoccupaient pas de faire des stocks, puisqu'ils n'avaient pas encore de moyens de stockage et surtout cela ne leur aurait alors servi à rien. De même qu'il ne leur aurait servi à rien de conserver leurs connaissances et savoir-faire comme des trésors !
L'idée de faire des réserves n'est ni dans la nature animale ni humaine. Certains animaux font des réserves pour l'hiver, mais ce n'est pas intentionnel, c'est seulement un comportement qui s'est sélectionné parce qu'il a assuré la perpétuation de certaines espèces. D'autres hibernent et d'autres migrent.
En Afrique, il y a de la nourriture en toutes saisons (d'ailleurs il n'y a pas de véritables saisons), donc faire des réserves n'était pas nécessaire.
Par contre il y a 40.000 ans, lorsque des groupes se sont installés en Europe, ils ont bien été ''obligé'' de penser à faire des réserves à cause de la saison froide. Mais faire des réserves (redistribution différée), n'implique pas obligatoirement appropriation individuelle et inégalité.

* L'accroissement démographique était très très lent et personne ne devait penser à une limitation des naissances, ni à augmenter la population. La volonté de croissance démographique n'est pas dans la nature humaine ni d'ailleurs dans toute la nature animale et végétale. La croissance est une résultante, c'est tout.
* Je pense que la taille des groupes d' humains ne dépassait guère la trentaine, enfants compris sauf les nourrissons. La taille maximum était conditionnée par les questions de sécurité, de veille des enfants et par les questions d'organisation et rapports entre personnes. C'est un fait que la cohésion d'un groupe est fonction de la capacité de son leader à garder en permanence le contact avec tous les membres et aussi la possibilité entre les membres de garder le contact entre eux tous. D'autre part, les campements étant restreints, ils ne pouvaient pas s'agrandir beaucoup, pour raison de sécurité vis-à-vis des félins.
* Lorsqu'un groupe familial commençait à devenir trop important, un nouveau petit groupe de plus jeunes adultes devait se former. Ce nouveau petit groupe était vraisemblablement formé par des j filles de 12-13 ans en surnombre à l'âge où elles accueillent les jeunes garçons venant d'autres groupes. Ce petit groupe partait alors s'installer sur un territoire inoccupé, disposant d'eau et de ressources, en périphérie de la zone de la peuplade ou plus loin, dans une région propice, mais pas trop loin non plus, pour pouvoir garder le contact. Les j filles n'avaient probablement pas encore de nourrisson, elles étaient donc mobiles et pouvaient marcher et courir longtemps.
* A l'âge où ils quittent le groupe, les jeunes adultes savent déjà tout ce qu'il faut savoir pour survivre.
En effet, dans l'état de nature, les enfants depuis leur naissance sont tous élevés pareils et vivent les mêmes choses. Ils veillent les uns sur les autres. Les plus âgés, les garçons comme les filles, veillent et protègent les moins âgés, mais ce n'est pas de la ''dominance''. Un enfant quelque soit son âge, a confiance dans un enfant plus âgé que lui et sait que les moins âgés ont confiance en lui. C'est l'âge qui fait hiérarchie, parce que le plus âgé en sait plus. On voit très bien cela encore aujourd'hui dans des fratries de la campagne ou dans des lieux isolés ''exotiques''comme j'ai pu voir, là où les familles sont épanouies dans la nature et chacun a une place, sans conflit ni jalousie entre frères et sœurs.
* Dans l'état de nature, il s'agit de trouver à manger, sans se faire manger (principalement par les léopards en Afrique). Tous les enfants apprennent cela continuellement tous ensembles avec les adultes. Les plus âgés montrent aux plus jeunes, ils s'aident et se protègent, à l'exemple des adultes. Ce comportement est une loi de la nature pour tous les mammifères sociaux, loi naturelle qui a permis aux espèces de se perpétuer. Ce n'est pas une règle imposée, ce serait plutôt une sorte d' ''instinct''. C'est cette solidarité qui fait la cohésion et la fidélité au groupe.
* Les enfants ont droit à l'erreur et ne sont jamais ''punis'' autrement que par les meurtrissures qu'ils se font eux mêmes. Je ne vois pas de quoi ils pourraient être punis ?
Les adultes ne disent pas aux enfants ce qu'ils doivent faire, ils montrent en donnant l'exemple.
Les enfants quelque soit leur âge sont pris en considération, ils ne peuvent pas être ''objets'' de dressage.
* La notion de justice n'est pas une ''idée innée'', c'est seulement la nécessité de partage équitable et de ne pas faire souffrir un autre (les bonobos ont le sens de la justice et ne pas priver un autre).

* Le langage articulé n'est pas survenu d'un seul coup et a eu d'énormes conséquences.
D'abord, bien sûr la communication : montrer et expliquer, raconter le passé, imaginer l'avenir, faire des prévisions, poser des questions.
Il y a les hallucinations et les rêves, d'où viennent-ils se demandent les premiers humains ?
Pourquoi avoir commencé à enterrer des défunts ? Aucun autre animal ne le fait, il n' y a pas de nécessité en soi. La chair ne se conserve pas, mais est bonne à manger. Les os peuvent servir (feu, outils, parures...). Une sépulture est faite pour durer, mais elle sert à préserver quoi ? L'esprit des rêves ? Si l'esprit est dans les os, il y a besoin de conserver seulement le crâne (cela d'ailleurs a été fait, mais sans les enterrer). Pourquoi avoir commencé à faire des sépultures il y a plus de 100.000ans ? Désir de conserver le souvenir de quoi ? Qu'est-ce qu'une personne pouvait avoir fait d'exceptionnel pour qu'il y ait besoin de conserver ses os ? J'avoue que cette histoire d'os me laisse perplexe.

* Durant cette époque, il n'y avait pas lieu de compétitions entre groupes d'une même peuplade. En effet les ressources étaient plus que de besoin par rapport à la densité de population. Il semble que pour les groupes d'une peuplade, il devait y avoir des ressources communes, massif forestier, rivière, lac, gisement de cailloux. Je n'imagine pas qu'un groupe ait pu considérer son territoire comme une propriété privée.
Par contre, les peuplades étaient éloignées les unes des autres, chacune avait son langage, ses propres connaissances sur les plantes et les animaux et ses savoir-faire particuliers (on pourrait dire traditionnels, puisque constitués et transmis sur des centaines de générations). Les conditions environnementales étant différentes d'une région à une autre et même parfois d'une zone à l'autre, des façons de faire et des comportements étaient plus ou moins différents en sorte que les gens d'une peuplade pouvaient trouver ''étranges'' les comportements d'une autre peuplade. Qui dit ''étrange'' signifie ''étranger'', méfiance, crainte, puis critique, xénophobie et plus tard finalement hostilité. Mais à cette époque, avant 14.000 ans, les préhistoriens disent que des communautés différentes ont longtemps cohabité sur des même zones.
Malheureusement, les choses vont changer fortement en certaines régions, tout ça parce que déjà plusieurs milliers d'années auparavant, quelque part une fillette un jour avait remarqué qu'une graine mise en terre dans un petit coin avait germé et poussé...

4 REVOLUTION AGRICOLE
Il y a 14.000 ans, c'est la fin de la dernière période glaciaire. Petit à petit, le réchauffement produit un véritable paradis en certaines régions, en particulier la région du moyen-orient dite ''croissant fertile'' avec profusion de graminées et donc beaucoup d' herbivores, gazelles, cerfs, sangliers .
Des humains récoltent et cuisent ces graminées, tout en continuant à chasser, pêcher et récolter fruits et tubercules.
(A suivre)
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Message par jeandelamer le Jeu 1 Fév 2018 - 14:19

7. (1 février 2018)
Ils commencent à élever des chèvres puis des moutons. L'abondance entraîne le sevrage plus tôt, hausse de la natalité, multiplication de groupes familiaux ayant même langage et savoir-faire. Or des campements plus importants (150 à 200 habitants) apparaissent, que les archéologues appellent ''villages''. Ni les camps, ni ces villages ne sont fortifiés, c'est donc qu'il n'y a pas alors de nécessité de se défendre de qui que ce soit. Plus tard, quelques uns de ces ''villages'' grandissent jusqu'à devenir en 4200BC ce que des anthropologues appellent des ''Cité-Etats''. Celles-ci sont fortifiées, contiennent un ''temple'' et semblent dirigées par un ''roi-prêtre- pasteur''. Les dieux auraient créé les humains pour que ceux-ci les entretiennent. Les Cité-Etats s'organisent avec propriété privé, élites, prêtres, administration. Il faut des routes pour des échanges, des canaux d'irrigation, le contrôle des matières premières, des esclaves et des conquêtes. Ensuite, des civilisations (Perse, Égypte, Chine, Grèce, Rome, Europe) vont fonder des empires qui disparaissent les uns après les autres.

DE L' EGALITE à L' INEGALITE
Nos ancêtres, à la fin de la dernière glaciation, il y a 10.000 ans, sont donc passés de l'état de nature d'un mode de vie en petites communautés matriarcales égalitaires sans propriété privée, à des sociétés inégalitaires avec propriété individuelle, sous domination masculine .
La thèse communément admise par les anthropologues est que la ''révolution agricole'', survenue dans le ''croissant fertile'', a entraîné des ''richesses privées'' que les petits groupes ont dû défendre par les armes contre des ''nomades pillards''. Des chefs de groupes, se seraient alors appuyés sur les croyances religieuses de leur peuplade, pour entraîner leur peuplade dans des guerres de conquêtes, les peuplades soumises devant alors payer un tribut sous forme de nourriture et travaux forcés de constructions.
En échange de cette servitude, le ''roi'' promettait des réserves en cas de disettes, l'organisation et la construction de canaux d'irrigation, une protection contre les peuplades voisines non soumises, de l'instruction, une magnificence religieuse et le bonheur après la mort.
Or, ceci n'explique pas pourquoi et comment au départ, un petit groupe familial permet à un de ses membres de prendre un pouvoir exorbitant et l'aide à réunir d'autres groupes familiaux afin de s'enrichir sur un territoire aussi vaste que possible, car en l’occurrence ce ne fut pas la règle partout durant les 10.000 dernières années .
Par exemple, les mapuches du sud des Andes n'ont jamais formé un État avec des despotes, mais néanmoins ils ont su s'organiser entre eux pour résister à l'armée de l'Inca.
Par exemple, ce qui est appelé ''civilisation de l'Indus'' il y a 8000 ans n'avait pas de palais, ni temples, ni prêtres, ni armée, ni esclaves. Pourtant, le long d'un fleuve tranquille qui a disparu à la suite d'un séisme, les gens avaient construit des villes organisées, aux maisons toutes pareilles, donnant l'impression d'une égalité de classe moyenne, une société sans État. (Ces gens auraient alors migré vers le Gange et seraient à l'origine de l'hindouisme.)
Partout dans le monde, durant les derniers millénaires, en parallèle avec les civilisations et les colonisations, il y avait des peuplades qui vivaient de façon égalitaire, sans seigneur, sans propriété privée et même quelques unes encore matriarcales, donc des sociétés capables d'écologie équilibrée et de partage.

Avant 8.000 BC, ni les groupes familiaux, ni les petites peuplades, ne se faisaient la guerre entre elles. La compétition pour un territoire ou l’accès à un gisement de silex pouvait se résoudre à l'amiable, grâce à la ''parole'' et le charisme d'un ''guide'' avisé, femelle ou mâle, qui pouvait convaincre d'une forme de partage, (ce qui n'existe pas chez les chimpanzés). Il n'y avait pas encore de ''guerriers'' pour s'entretuer ni d'ailleurs de véritables armes. Les armes meurtrières ont été utilisé seulement beaucoup plus tard, avec le fer ...
Mais autorité et charisme ne signifie pas obligatoirement autoritarisme, dominance, abus de pouvoir et inégalités.
Je dis que rien n'implique que le ''guide de Sungir'' avec sa lance de 20 kilos en ivoire, laquelle en aucun cas ne pouvait servir d'arme guerrière, ait bénéficié d'un ''pouvoir dominant'', en considérant les cultivateurs Mapuches du Chili et Patagonie et aussi les peuplades du Mexique d' il y a seulement quelques centaines d'années. Ces amérindiens vivaient en ''Ayllus'', des petits ''villages'' de plusieurs ''familles'', chaque village ayant un ''porte parole'' élu, appelé ''Karuka''. Sa fonction était d’attribuer les parcelles de terrain aux familles , puis, plus tard, sous la domination de l' Inca et des Aztèques, de coordonner les travaux imposées. Son rôle était alors d'assurer le partage des ressources et des corvées de façon équitable entre les familles. Il n'en tirait aucun privilège ni richesse et s'il ne faisait pas régner la justice ou s'il abusait de sa position, les villageois le destituaient et parfois même le tuaient. Les Karukas choisissaient entre eux un ''coordinateur'' , pour les questions de territorialité entre villages et accès aux ressources minérales. On a pu voir le rôle de ces coordinateurs lorsque l'Inca a tenté de soumettre les Mapuches. Les coordinateurs ont alors élu un ''chef de guerre'' qui a coordonné tout le monde et les Mapuches solidaires ont infligé une cuisante défaite à l' Inca. Les coordinateurs n'ont ensuite bénéficié d'aucune richesse ni privilège...
De même plus tard en Patagonie, les colonisateurs espagnols d'Argentine n'ont jamais pu soumettre les Mapuches. En défendant leur territoire de façon solidaire, ils défendaient leur raison de vivre, l'appartenance à la terre de leurs ancêtres, unis par la solidarité indéfectible à une même idéologie cosmique.
Ce n'est pas la loi du plus fort, mais la cohésion de la troupe familiale qui a permis la survie des chimpanzés. C'est le partage, l'aide et la coopération (i.e égalité, fraternité et justice) qui a permis la survie de l'espèce humaine.
Quand, pourquoi et comment les petites communautés matriarcales sont-elles devenues des clans de patriarches et les peuplades des tribus ? A la suite de quoi un homme s'intitule Pharaon, Roi, Empereur, Inca ? Pourquoi des mâles ont-ils pris une domination sur les femmes jusqu'à en abuser ?
La thèse communément admise par les anthropologues proclame qu'il est normal qu'il y ait compétition pour les bonnes terres et les meilleurs pâturages entre communautés. Ils disent que la propriété privée individuelle a toujours existé et que les inégalités de richesse, c'est normal, sous prétexte que la loi du plus fort serait une loi naturelle. Or ceci n'a jamais été prouvé, c'est seulement une projection des stéréotypes véhiculés par les religions depuis 2000 ans.
Et l'on vous dit en plus maintenant que tout ça est obligé, parce qu'il y aurait des personnes (seulement des mâles évidemment, comme par hasard) génétiquement AAA* (Avides, Agressifs, Accumulateurs) qui doivent nécessairement prendre le pouvoir, diriger et dominer les autres. Le ''chacun pour soi'' serait dans la nature humaine, les humains seraient par nature inégaux et ils auraient la ''mission'' de s'affranchir de la Nature, de la dominer et l'asservir.. Mais c'est seulement une rationalisation après coup, pour justifier la dominance d'aristocrates propriétaires qui prétendent que c'est la volonté d'un ''Dieu'' que personne n'a jamais pu prouver.

Ce que je cherche à comprendre, c'est pourquoi et comment des humains sont passés à un état ''hors nature'' de propriété privée individuelle, domination patriarcale, recherche du profit, conquêtes et abus de pouvoir.
La question porte sur le point de départ.
Il y a 10-12000 ans, alors que la majorité des groupes familiaux restent petits, comme auparavant, pourquoi des groupes plus importants (150 à 200 habitants) se forment-ils, en contradiction avec la règle informelle de limitation de taille qui avait jusqu'alors assuré la survie de l'espèce humaine ?
Il y a deux possibilités qui ne sont pas exclusives l'une de l'autre :
* soit le groupe familial ne se scinde pas lorsqu'il atteint le seuil de taille maximum de 50,
* soit deux ou plusieurs groupes se réunissent.
Dans le premier cas, avec la phase d'augmentation démographique et donc la multiplication des petits groupes familiaux, le nouveau groupe de jeunes qui se forme reste sur place, ne pouvant trouver au loin un territoire propice pour s'installer, alors que le territoire très bien situé de leur groupe peut assurer la subsistance d'une population beaucoup plus importante.
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Message par jeandelamer le Sam 3 Mar 2018 - 19:55


8. Dans le deuxième cas,
- soit le nouveau petit groupe de jeunes quitte son groupe familial et demande l'hospitalité à un groupe voisin qui peut assurer la subsistance d'une population plus importante, ce qui revient au même que le premier cas précédent.
- soit c'est un groupe entier défavorisé par manque d'eau, migration animale, inondation ou séisme par exemple qui cherche un territoire où être accueilli.
- Ou bien encore, c'est un groupe où il y a abondance qui a une forte raison de s'adjoindre des bras et qui fait appel à un ou plusieurs groupes.

Certains disent que des groupes auraient été obligés de se réunir pour se défendre de ''nomades pillards'' qui auraient tenté de voler leurs richesses, mais j'ai du mal à imaginer cela, durant cette période avant 4000 BC et même plus tard. En effet, des groupes véritablement nomades ont commencé d'exister seulement lorsque des éleveurs ont eu les moyens de transporter leur campement, vaisselle, femmes et nourrissons (les ânes et les chevaux ont été domestiqués seulement à partir de 4000BC et les dromadaires en 2500BC). Les anthropologues soulignent que les éleveurs ont coexisté pacifiquement avec les cultivateurs pendant très longtemps. Les pillards à cette époque, ça n'existait pas et les richesses non plus.
D'autres disent qu'un groupe ''défavorisé'', aurait pu soumettre par la force un groupe ''privilégié''. Mais ce n'est pas un groupe d'une cinquantaine de personnes, femmes et enfants compris, i.e seulement une douzaine d'hommes, qui va chercher à soumettre un groupe voisin, risquer des blessures et même la mort de personnes qu'ils connaissent et avec qui ils sont liés, frères ou cousins.

Naissance de la propriété privée
La fertilité de la terre et l'abondance de gibier est une chose, mais pour cultiver des potagers, il faut de l'eau. Je pense que, par endroits, des groupes ont dû coopérer pour réaliser des retenues et des rigoles d'irrigation.
Dans tous les cas de figure, durant cette période entre 10.000 et 4000BC où se sont formées des petits ''villages'' dont certains sont devenus des cités, il y a au départ un groupe familial qui ''accueille'' sur ''son'' territoire un groupe parent, suite à une entente qui implique la concession d'une parcelle de terrain pour le potager du groupe accueilli, l'attribution d'une aire de chasse, de cueillette et d'élevage et d'autre part une obligation à effectuer des travaux en commun.
En 10.000 BC, les humains vivent toujours selon l'état de nature sous le signe de l'égalité et du partage entre les membres, donc, pour un groupe faisant appel à un ou plusieurs groupes pour réaliser de gros ouvrages (digue, barrage), il devait paraître normal de partager le territoire sur un pied d'égalité, en formant une sorte de coopérative entre groupes.
Par contre, dans le cas où un groupe ''accueillant'' n'a pas besoin de s’adjoindre des bras, il est possible qu'il se soit considéré comme seul ''propriétaire'' du territoire occupé depuis de nombreuses générations, auquel cas le groupe ''accueilli'' aurait accepté d’être sous son autorité, sans que cela implique pour autant une soumission servile.
Je pense que c'est là qu'est née la notion de propriété privée d'un groupe. Et par là même serait naît la domination d'un groupe sur d'autres groupes vivant avec lui.

On peut se demander pourquoi les membres d'un petit groupe trouvent naturel de se placer sous l'autorité d' un autre groupe, alors qu'ils sont habitués depuis toujours à tout partager.
Il faut voir qu'à cette époque, en 10000 BC, nos ancêtres ne connaissent rien du monde. Ils survivent depuis plus de 100.000 ans avec le sentiment d’être dominés par la Nature et de faire partie d’un ordre qui les dépasse. Ils ne se considèrent pas comme centre du monde. Ils n'imaginent pas que le monde a été créé pour eux.
Ils sont en fait des petits enfants craintifs d'âge mental 8-10 ans., ne connaissant du monde que des végétaux, des animaux et des phénomènes qui sont parfois terrifiants. Leur monde est entièrement ''magique'', régi par des forces et ce qu'ils croient être des esprits ou des dieux qu'ils doivent subir. Ces esprits sont-ils bienveillants ? Les maladies et les accidents ne seraient-ils pas des punitions ? Être dominé par un ordre qui les dépasse, c'est l'état naturel, normal..
Ils subissent, mais ils sont heureux. Ils sont heureux parce qu'ils ont l'esprit en paix. Ils font ce qu'ils ont à faire pour survivre sans se poser de question.
Le saut à l'humanité il y a 120.000ans avec la parole, ce fut l'invention des esprits et des dieux pour s'expliquer la nature et d’être là. Il y avait alors une seule vision cosmique, animisme et esprits des ancêtres pour tout le monde.
Aussi, lorsque le guide (ou chaman) d' un groupe familial dominant affirme que des dieux ont créés les humains pour les servir, tout le monde est déjà disposé à le croire, d'autant plus que ce guide est de bonne foi, lui-même convaincu de ce qu'il affirme, puisque, pour lui, les visions que lui procure les plantes hallucinogènes ont quelque chose de plus réel que la réalité. Ces visions lui font croire qu'il entre en contact avec l' univers des esprits et des dieux, et qu'il communique avec cet Univers .
Le fait de se penser ''dominé'' par quelque chose qui vous dépasse et contre lequel on ne peut rien, explique à mon avis le bonheur des dominés.
Alors il faut subir et servir sans se poser de questions. Les ''rois-prêtres'', les pharaons, les grecs, romains et toutes les religions n'ont fait ensuite que codifier cela, avec des variantes propres à chaque culture.

Donc, pendant 6000 ans jusqu'en 4000 BC, des villages grandissent sous l'autorité d'un groupe familial initial. Certains villages vont devenir des cités-états sous l'autorité d'un ''prêtre-pasteur'' et de l'élite constituée par la famille de ce prêtre , tandis que dans les campagnes de nombreux petits groupes familiaux restent indépendants sur eux-mêmes. (à partir de 3600 BC, les ''élites'' des cités-états organisent la construction de barrages et de grands canaux pour faire de l'agriculture intensive, laissant dans les campagnes les rigoles à la charge des groupes familiaux ou des petits ''villages'' ruraux). On peut alors supposer que dans les cités, une domination masculine s'est imposée petit à petit, pour faire régner l'ordre et régler les conflits de personnes entre familles... Le patriarcat semble être apparu seulement après 3500 BC, probablement du fait des progrès techniques et de l'importance prise par les activités dites ''masculines'' nécessaires pour accomplir le service dû aux dieux ( constructions de temples puis de bâtiments ''administratifs, canaux pour l'agriculture, élevage, artisanat, industrie textile, commerce). La propriété individuelle des membres de la famille initiale, puis des familles parentes a probablement dû se faire de façon naturelle, en conséquence des fonctions particulières que le ''roi-prêtre'' devait confier à ces ''élites'' au fur et à mesure que le besoin s'en faisait sentir...C'est aussi tout naturellement que ces fonctions se sont transmises par héritage, de parent à enfant.
C'est plus tard, à partir de 2900 BC, que des cités-états entrent en rivalité pour le contrôle des ressources en bois, pierres et minerais, elles se dotent alors de murailles et engendrent conquêtes et esclavage.

Les humains ne savaient pas alors qu'ils avaient mis le doigt dans un engrenage infernal qui aboutirait à la civilisation d' aujourd'hui .
Le problème n'est pas le pouvoir, mais seulement l'abus de pouvoir du fort sur le faible.
La question qui reste alors est de comprendre pourquoi des élites et des fonctionnaires ont profité de leur position dominante pour s'enrichir et abuser de leur pouvoir au dépens des dominés, alors que leur mission était seulement de servir les dieux.
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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Dim 8 Avr 2018 - 12:49

9
Folie des grandeurs
Il y a 8000 ans, pour une petite agglomération , la première ''maison'' de la divinité est un bâtiment simple, mais dés que la population devient plus importante, un petit ''temple'' est construit, puis reconstruit de plus en plus grand au fil des siècles, avec toujours plus de splendeur, plus de prêtres et de serviteurs. Le temple, maison de la divinité sur terre, se doit d’être imposant, rempli d'offrandes, afin que la divinité soit satisfaite et qu'elle accorde protection, aide et bienfaits. Toute la population ne vit que pour la divinité et pour l'entretien du temple, les gens sont nourris par des ''rations'', distribuées par les prêtres. Puis, lorsque l’agglomération prend de l'ampleur et devient ''cité'', une civilisation se répand avec des ''colonies'' éloignées, confiées à des prêtres gouverneurs et leur famille qui, eux aussi, font construire et reconstruire des temples rivalisant de splendeur, afin de montrer au roi et aux dieux qu'ils accomplissent bien leur mission. Petit à petit, certains gouverneurs en viennent à penser que, plus ils feront d'offrandes, meilleure ou moins mauvaise sera leur propre vie dans l'Au-delà, alors ils demandent toujours plus d'offrandes de nourriture de la part des paysans et des objets de plus en plus précieux de la part des commerçants et des artisans. Or, les offrandes apportées au temple, c'est à eux-mêmes, à leur famille et aux prêtres et à leurs serviteurs qu'elles profitent en fin de compte. En effet les statues des divinités ne mangent pas. Mais lorsque l'on s' habitue à vivre dans l'abondance, le confort et la splendeur, on y prend goût et l'on ne peut plus s'en passer. Ensuite, ce sont les dirigeants, les commerçants et toute la population qui souhaite imiter les élites. Mais toujours plus de richesse pour les dirigeants et plus de travaux somptueux, cela ne peut se faire qu'au détriment de la population qui doit fournir et construire, alors que les gens n'ont pas d'autre rémunération que les rations de nourriture et les textiles qu'ils tissent. Ainsi naissent les inégalités entre ceux qui dirigent et ceux qui fournissent. Mais il faut bien voir que toute la population vit uniquement alors dans l'idée de servir la divinité de la cité, et non pas les individus que sont le roi-prêtre et les élites. Les gens sont contents de vivre, tant qu'ils ne se sentent pas exploités injustement. Les enfants aussi. Les gens sont contents de vivre parce qu'ils ne vivent pas pour eux-mêmes, leurs besoins essentiels sont satisfaits et ils ne se posent pas la question métaphysique de la raison d’être de l'Univers ni des dieux.

Origine de la souffrance
Dans les cités patriarcales, le père transmet à son fils aîné la fonction, le domaine ou le troupeau qui ont été confiés au départ à ses ancêtres, mais qui au fil des générations sont devenues ''propriétés privées'' individuelles et familiales. Cela signifie que, dés leur naissance, les aînés acquièrent un sentiment de puissance et de préséance, car ils bénéficient de plus d'attention et de considération que les cadets (cela deviendra le ''droit d’aînesse). D'autre part les femmes, sœurs et cousines qui vivaient toutes ensemble avec leurs enfants auparavant en groupe rural, sont maintenant disséminées chez leur époux et ne peuvent plus présenter un front uni et fort. Elles sont de plus en plus considérées comme des subalternes et leurs filles traitées en servantes. Quant aux enfants, il y a ceux des élites dirigeantes et il y a les autres qui sont élevés pour servir. Aussi beaucoup d'enfants ne reçoivent pas la considération et la bienveillance qui sont nécessaires pour se développer naturellement. Ce qui leur manque, c'est de se sentir importants et respectés par le seul fait d'exister. Sentir qu l'on est important pour les autres, c’est vital..
. Les personnes qui ont le sentiment d' in-importance cherchent inconsciemment toute leur vie à le compenser par des comportements excessifs, ce qui en fait est pathologique. Elles ont besoin de sentir qu'elles ont une place au soleil et qu'elles existent pour les autres, pas seulement pour la divinité. Leurs comportements tendent alors à faire en sorte de ne pas être ignorés, méprisés ou exclus, la fille cherche à se rendre attirante et désirable, le garçon cherche à se faire valoir, tous veulent être aimés et admirés pour ne pas se sentir être de simples objets.
Dans l'état de nature animiste, les enfants d'un petit groupe vivent tous ensemble tout le temps et partagent tout, ils n'ont pas d'autre règle que d'apprendre à survivre en jouant.
Mais la cosmogonie dominatrice instaure des règles, des rituels et des interdits hors nature qu'il faut respecter pour servir les divinités. Les enfants n'ont pas le choix et, puisqu'ils n'ont pas de point de comparaison, ils ne savent pas que leur développement animal sans joie est incorrect.
L'origine de la souffrance, ce n'est pas l'avidité en elle-même, car le ''vouloir vivre'' est naturel pour tous les animaux, mais, ce qui fait souffrir, c'est l'affection et la considération qui ont manqué durant l'enfance et que l'adulte cherche ensuite indéfiniment à combler...avec avidité, par le prestige, les exploits, la recherche de dominance, la possession, la mégalomanie, mais c'est en vain, car on ne peut pas refaire son enfance, les blessures psychiques de ce qui a manqué sont indélébiles.
Ça commence donc à dérailler à partir de 4.000 BC, parce que dans les cités, il manque aux humains le développement correct durant l'enfance, en accord et respect des conditions naturelles. Ensuite les progrès techniques des différentes civilisations, le surpeuplement et la vie en agglomérations démentielles ont accentué la rupture avec la nature.

QUEL DEVENIR POUR LES HUMAINS ?

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Re: Into the wild

Message par jeandelamer le Lun 30 Avr 2018 - 20:44

10. Le bonheur est l'état naturel pour tous les animaux, lorsque leur environnement naturel n'est pas perturbé par les humains.
On peut avoir des ''moments de bonheur'', se sentir heureux en certaines circonstances, plus ou moins longtemps, mais le bonheur véritable est un état de plénitude durant toute la vie, où les besoins essentiels de l'esprit et du corps sont satisfaits et d'où l'inquiétude et le trouble sont absents. Le bonheur n'est pas un état passager de plaisir ou de joie, mais un état stable et permanent, indépendant des préoccupations, dangers et désagréments. Dans l'état de bonheur, l'esprit est en paix, la personne fait ce qu'elle a à faire en s'efforçant de le faire bien, sans se poser la question de l'existence, sans se demander si la vie à un sens ni si elle vaut la peine d’être vécue.

* La première condition préalable au bonheur est dans le mode de vie en peuplades de petits groupes familiaux disséminés, proches les uns des autres, où tous les membres d'un groupe ne font qu'un, vivant par et pour le groupe, la survie du groupe et de la peuplade étant la seule raison d’être. La vie en petits groupes familiaux est commune à tous les mammifères sociaux et c'est ainsi qu'ont vécu les ancêtres préhistoriques des humains, car la survie individuelle ou même en couple leur était impossible dans la nature sauvage.
En se réunissant en agglomérations, en cités, puis en villes de plus en plus grandes, les humains ont cru être plus forts et pouvoir s'affranchir des contraintes de la nature, mais en se coupant de la loi naturelle de vie en petits groupes, ils n'ont pas vu qu'ils se coupaient de leurs racines.
* La deuxième condition préalable au bonheur, c'est la communion de tous les membres des groupes d'une peuplade à la même idéologie, avec les mêmes connaissances et les mêmes comportements. L'adhésion à une religion assure la cohésion et la fidélité des personnes, ce que tous les souverains ont bien compris et encouragé avec le servage et le ''droit divin''.
Au début de l'humanité, les humains attribuent la cause des phénomènes terrifiants qu'ils ne peuvent s'expliquer.à des puissances surnaturelles qui les dominent en gouvernant la nature à leur gré. Ils imaginent que ce sont des esprits semblables aux leurs qui animent le monde et ils imaginent que leur propre esprit continue d'exister après la mort et peut influer sur les vivants. Les humains sont alors tous unis dans une même conception de l'existence, ils ne se sentent guère différents des autres animaux, subissant les mêmes contraintes et partageant le même destin, mais ils sont probablement heureux comme eux, puisque leurs besoins essentiels sont satisfaits par le groupe. Les besoins essentiels étant satisfaits, ils n'ont pas lieu de chercher ailleurs d'autres gratifications.
Au Néolithique, il y a 6000 ans, les souverains sont convaincus que les humains ont été créés pour permettre aux dieux de vivre dans l'oisiveté. Tous les habitants d'une agglomérations et des zones rurales qui en dépendent adhèrent alors à cette croyance et leur vie entière est réglée par le culte et les rituels dus aux dieux. En fait, les humains se considèrent ''esclaves''des dieux, mais les ''enfers'' ne devaient pas leur sembler très gais !
Toutes les civilisations ensuite ont débuté pareillement par le culte de dieux, les humains croyant en un meilleur sort dans un Au-delà, à condition de faire preuve de piété. Les souverains n'ont fait alors que se servir des religions à leur profit.

Aujourd'hui
En affirmant que la vie sur terre devait être consacrée à mériter.le paradis ou le nirvana, les religions ont promis le bonheur individuel seulement dans un ''Au-delà'' hypothétique, mais c'était aller à l'encontre des instincts naturels. Spirale vicieuse où pour mériter le bonheur, l'individu doit réprimer son animalité, mais en réprimant l'animalité, c'est élever les enfants dans un environnement hors nature qui engendre troubles psychiques et folies.
Le cerveau humain est d'une complexité inouïe qui se paie par la fragilité. C'est un fait que cette machinerie prodigieuse de 100 milliards de neurones avec son fantastique maillage de synapses, si elle ne se construit pas de façon correcte durant l'enfance, ne peut pas ensuite fonctionner convenablement. Ce ne sont pas les croyances et les idées fausses qui perturbent en elles-même le cerveau, mais le sentiment d'incohérence et les comportements ''hors nature'' que ces croyances engendrent.
Grâce aux progrès techniques, les humains aujourd'hui croient que l'abondance, la possession, le confort et les divertissements sont les conditions du bonheur, mais les progrès qui ont favorisé l'accroissement démographique entraînent actuellement une croissance encore plus grande de dépressions et troubles psychiques.
La croissance industrielle ne peut pas être stabilisée, car ni les politiciens, ni les actionnaires ne le veulent, puisque les gens veulent toujours plus de bien-être. Mais la croissance ne peut être infinie, il y a un seuil où la destruction de l'environnement, l'augmentation des pollutions et l’appauvrissement de la terre ne permettent plus de produire suffisamment, la population ne peut croître indéfiniment. Pour toutes les espèces, lorsque le seuil est atteint, il y a toujours autorégulation, si ce n'est extinction.
Le système mondial semble solide, mais plus un système devient complexe et plus il est fragile. C'est comme un verre de cristal qui peut exploser avec un petit choc ou une vibration particulière. Tout semble se tenir solidement, mais un choc soudain se répercute sur tout l’ensemble. Ce peut être pénurie d'eau, émeute de la faim, pandémie, séisme, éruption volcanique, sécheresse, grève, panne électrique, ou encore conflit violent pour l'accaparement d'un fleuve, toutes situations pour lesquels les autorités et polices peuvent être soudain débordées. Le peuple alors n'a plus confiance dans les dirigeants et ce sont pillages et tueries, tandis que ceux qui n'ont plus d'espoir se laissent mourir. Ceux qui restent.se partagent entre hindouisme et islam et tout recommence comme avant.

Brahman et la raison d’être.
Ce qui manque aux humains, c'est l'explication correcte de la raison d’être de l’Univers et de la raison d’être sur terre, une même conception qui pourrait les unir.
Les penseurs hindouistes l'ont comprise avec la conception du Brahman, mais ils ne l'ont pas expliquée. Sans doute ils ont jugé que c'était trop abstrait pour être à la portée du peuple ignorant dont l'esprit est occupé par les tâches et soucis quotidiens et pour qui les choses doivent être simples, pour ne pas dire simplistes.
Pourtant ce n'est pas si difficile à comprendre, tout du moins pour qui prend le temps de réfléchir...
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