Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Dim 10 Déc 2017 - 12:21


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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par flotos le Dim 28 Jan 2018 - 19:43

Thème de ce jeudi : "Pourquoi la violence fascine t-elle ?".
Faut bien que je me lance à y aller un jour, alors si y'a d'autres intéressés on peut s'y retrouver Smile
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Yoda300 le Mar 30 Jan 2018 - 18:36

Ce jeudi je ne pourrais pas. Peut-être Soto² ?
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Mer 31 Jan 2018 - 7:56

Non, moi non plus : j'ai une repet de batucada... Non désolé
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Tristoun31 le Mar 6 Fév 2018 - 18:46

Bonsoir.
Jeudi, j'irai à mon premier café philo. Le thème sera : L’homme restera-t-il toujours un loup pour l’homme ?
Si certains sont intéressés...
Amicalement.
Tristan

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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Mer 7 Fév 2018 - 5:45

JEUDI 8 FÉVRIER 2018 A 20H30
AU CAFÉ SAINT-SERNIN - 2 rue Saint-Bernard
rue de l’ABC, à l’angle de la place Saint-Sernin à Toulouse
à coté du métro jeanne d’arc (ligne B) ou capitole (ligne A)


L’HOMME RESTERA-T-IL TOUJOURS UN LOUP POUR L’HOMME ?



La citation inspiratrice de ce débat

Lupus est homo homini, non homo, quom qualis sit non novit.
Quand on ne le connaît pas, l'homme est un loup pour l'homme


Plaute (environ -254, -184 avant JC)
La Comédie des Ânes, vers 195 av. J.-C, II v495


* * *

Avant d’être des êtres « civilisés », nous sommes des primates

Notre modèle comportemental est naturellement égocentré, limité à nos désirs et intérêts. C’est l’attitude primaire de l’Homo Sapiens :

Seul me reste à étudier sans doute le plus important, peut-être la source de tout le reste : Ce que je suis pour moi-même. Non pas l'estime en laquelle je me tiens, la connaissance de mes défauts, de mes qualités, toutes choses que je connais déjà parfaitement. Mais ce que je pense inconsciemment de moi, l'image qui se dresse, si j'ose dire, devant les yeux  de mon subconscient.
De courts extraits de la correspondance, relue ces temps-ci, que j'adressai jadis à ma fiancée, en peuvent donner, je crois, une idée nette :
Moi... Moi ... Moi... Moi... Pour Moi ... Quant à Moi... Chez moi... En moi ... Avec Moi ... Sans Moi ... Moi, Je dis... Moi, Je pense... Moi, Je fais... Mes idées ... Mes opinions... Mon avenir.. Mes entreprises... Mes résultats ... Ma famille ... Mes amis ... Mes ennemis... Mes inférieurs ... Mes collègues ... Mes chefs ... Ma société ... Mes concitoyens ... Mes pareils... Ma maison... Mon quartier ... La ville que J'habite... Le pays qui M'a vu naître... La patrie que Je défends... Le sol que Je foule... Le Soleil qui M'éclaire...

Vercors (1902-1991)
Un homme coupé en tranches, Ch. “Le même, dans le fond de sa propre pensée”


* * *

L’état de “nature” de l’homme semble donc être une
source importante de conflits et d’affrontements


Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun. Car la GUERRE ne consiste pas seulement dans la bataille et dans les combats effectifs ; mais dans un espace de temps où la volonté de s'affronter cri des batailles est suffisamment avérée - on doit par conséquent  tenir compte, relativement à la nature de la guerre, de la notion de durée, comme on tient compte, relativement à la nature, du temps qu'il fait. De même en effet que la nature du mauvais temps ne réside pas dans une ou deux averses mais dans une tendance qui va dans ce sens, pendant un grand nombre de jours consécutifs, de même la nature de la guerre ne consiste pas dans un combat effectif, mais dans une disposition avérée, allant dans ce sens, aussi longtemps qu'il n'y a pas d'assurance du contraire. Tout autre temps se nomme PAIX. [...] Il peut sembler étrange, à celui qui n'a pas bien pesé ces choses, que la nature puisse ainsi dissocier les hommes et les rendre enclins à s'attaquer et à se détruire les uns les autres : c'est pourquoi peut-être, incrédule à l'égard de cette inférence tirée des passions, cet homme désirera la voir confirmée par l'expérience. Aussi, faisant un retour sur lui-même, alors que partant en voyage, il s'arme et cherche à être bien accompagné, qu'allant se coucher, il verrouille ses portes ; que, dans sa maison même il ferme ses coffres à clefs ; et tout cela sachant qu'il existe des lois, et des fonctionnaires publics armés, pour venger tous les torts qui peuvent lui être faits - qu'il se demande quelle opinion il a de ses compatriotes, quand il voyage armé ; de ses concitoyens, quand il verrouille ses portes ; de ses enfants et de ses domestiques, quand il ferme ses coffres à clef. N'incrimine-t-il pas l'humanité par ses actes autant que je le fais par mes paroles ? Mais ni lui ni moi n'incriminons la nature humaine en cela. Les désirs et les autres passions de l'homme ne sont pas en eux-mêmes des péchés. Pas davantage ne le sont les actions qui procèdent de ces passions, tandis que les hommes ne connaissent pas de loi qui les interdise ; et ils ne peuvent pas connaître de lois tant qu'il n'en a pas été fait ; or, aucune loi ne peut être faite tant que les hommes ne se sont pas entendus sur la personne qui doit la faire.

Thomas Hobbes (1588-1679)
Léviathan


* * *

Une nature violente parfois encouragée par des cultures violentes


Cette dimension de “l’homo praedator” de l’Être Humain est parfois accentuée par les justifications morales, religieuses, voire philosophiques de ces comportements. A une nature humaine potentiellement violente se rajoute donc des cultures de violence, de domination et de prédation.

Combien d'écrivains, de philosophes, de politiques, qui, tel Gamplovitz, ont vu dans la guerre un des moteurs essentiels de l'évolution de l'humanité, la source de toutes les institutions et de la civilisation. Leroi-Gouhran constatait que : “jusqu'à l'heure présente (elle) reste inséparable du progrès de la Société”. Moltke partageait cette idée : “(l'Allemagne) est le seul peuple qui, en ce moment, peut assumer la conduite de l'humanité vers des buts supérieurs... l'Allemagne est le peuple élu : elle vaincra”. Pour Hegel, elle est le moment où l'État et les individus se réalisent pleinement : “C'est aussi le creuset où se fondent les plus belles qualités humaines, un excitant incomparable pour l'intelligence, l'imagination, l'esprit de décision.” Aux yeux de J. de Maistre, elle fortifie la nature humaine, elle la régénère pour R. Kanters, “bain de sang, mais bain de jouvence”. Idée d'autant plus forte, qu'aux yeux des Européens, la guerre, la conquête coloniale, apportaient la vérité, la civilisation. Bossuet, dans son déterminisme théologique, voyait dans la chute de Rome, le moyen voulu par Dieu, de diffuser la religion chrétienne parmi les peuples Barbares. Teilhard de Chardin soulignait que la guerre qu'il condamnait - ramène aussi à Dieu, ceux qui s'en sont écartés. Il s'agissait là d'une idée ancienne qui voyait dans la guerre un mystère sacré, surtout la « guerre sainte » rédemptrice des hommes, Dieu «se réjouit de voir enrôler dans l'armée des croisés, des homicides, des voleurs, des adultères, des parjures et tous les autres criminels»;  «Tuez et vous serez sauvés».

Claude Nieres
Faire la guerre


* * *

La nature humaine est double,
partagée entre l’animalité et l’humanité


Si la base première de la nature humaine est l’animalité, elle contient aussi des éléments différents, novateurs et supérieurs que sont la solidarité, l’altruisme, la coopération et le respect de l’autre. Ce sont les fondements de la spécificité humaine. La question est de savoir quelle partie de notre nature va être l’élément directeur de notre comportement, notre animalité ou notre humanité, notre animalitude ou notre humanitude ?

Publiée en 1871, La Filiation de l'Homme, de Darwin [1809-1882], établit qu'un renversement s'est opéré, chez l'homme, à mesure que progressait le processus de civilisation. La marche conjointe du progrès (sélectionné) de la rationalité et du développement (également sélectionné) des instincts sociaux, l'accroissement corrélatif du sentiment de sympathie, l'essor des sentiments moraux en général et de l'ensemble des conduites et des institutions d'assistance permettent à Darwin de constater que la sélection naturelle n'est plus, à ce stade de l'évolution, la force principale qui gouverne le devenir des groupes humains, mais qu'elle a laissé place dans ce rôle à l'éducation. Or, cette dernière dote les individus et les groupes de principes et de comportements qui s'opposent, précisément, aux effets anciennement éliminatoires de la sélection naturelle, et qui orientent à l'inverse une partie de l'activité sociale vers la protection et la sauvegarde des faibles de corps et d'esprit, aussi bien que vers l'assistance aux déshérités. La sélection naturelle a ainsi sélectionné les instincts sociaux, qui à leur tour ont favorisé des dispositions éthiques ainsi que des dispositifs institutionnels et légaux antisélectifs et anti-éliminatoires.
Ce faisant, la sélection naturelle a travaillé à son propre déclin (sous la forme éliminatoire qu'elle revêtait initialement), en suivant le modèle même de l'évolution sélective. À l'ancienne forme, qui a dépéri, s'est substituée une forme nouvelle: en l'occurrence, une compétition dont les fins sont de plus en plus la moralité, l'altruisme et les valeurs de l'intelligence et de l'éducation. Sans rupture, Darwin, à travers cette dialectique évolutive qui passe par un renversement progressif que nous avons nommé l'effet réversif de l'évolution, installe toutefois, entre biologie et civilisation, un effet de rupture qui interdit que l'on puisse rendre son anthropologie responsable d'une quelconque dérive en direction des désastreuses «sociologies biologiques». Il s'oppose ainsi expressément au racisme, au malthusianisme et à l'eugénisme, contrairement à l'erreur courante qui lui attribue la justification de ces trois systèmes de prescriptions éliminatoires. Cette remarquable dialectique du biologique et du social, qui se construit pour l'essentiel entre les chapitres III, IV, V et XXI de La Filiation et qui, en plus de s'opposer à toutes les conduites oppressives, préserve l'indépendance des sciences sociales en même temps qu'elle autorise, et même requiert le matérialisme éthique déductible d'une généalogie scientifique de la morale, n'a été reconnue dans toute sa force logique qu'à partir du début des années 1980.

Patrick Tort
Directeur de l'Institut Charles Darwin International
in L'influence de Darwin sur la pensée moderne, Ernst Mayr, In Pour la Science N°275 septembre 2000


* * *

L’humanisation de l’Être Humain, premier défi du progrès


Publiée en 1871u loup le fidèle gardien du troupeau devrait être capable d'exercer une influence sur les instincts de sauvagerie de l'homme civilisé.

Thomas Huxley (1825-1895)
Évolution et éthique


* * *

L’humanisation de soi devrait être le premier objectif de l’éducation


L’homme est une corde tendue entre l’animal et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme.

Friedrich Nietzsche (1844-1900)
Ainsi parlait Zarathoustra

* * *

Comprendre la nature humaine pour faire prévaloir notre humanité



Nous avons la chance, en cette fin de millénaire, d'avoir fait de grands progrès dans la lucidité face à nous-mêmes et de nous être dotés de moyens d'action qui auraient, il y a peu, paru fabuleux. Nous pouvons donc raisonnablement faire un projet pour le genre humain et réaliser les premières étapes dans la direction choisie. Utopie peut n'être plus synonyme de rêve, mais d'objectif lointain. Le point de départ doit être la réponse à la question de toujours : “Un homme, qu'est-ce donc ?”. La reconstitution de l'aventure qui, à partir du cosmos initial, a abouti à notre espèce, nous a permis de proposer une vision nouvelle de nous-mêmes. Classiquement, théologiens et philosophes attribuaient à l'homme une double nature, le corps et l'âme. Il est aujourd'hui possible de le considérer comme n'ayant qu'une nature : il est un objet parmi tous ceux qu'a mis en place l'univers. Mais il a bénéficié d'une telle avancée dans la complexité qu'il a eu le pouvoir de mettre en place un réseau de communication d'une efficacité sans pareil. Grâce à ce réseau, l'humanité est devenue elle-même un objet plus complexe que chaque individu et, par conséquent, doté de pouvoirs que ces individus ne possèdent pas. Parmi ces pouvoirs: celui de faire émerger une conscience en chacun. A la double nature est ainsi substituée une double source: d'une part le patrimoine génétique qui apporte les recettes biologiques de l'être, d'autre part la collectivité humaine, qui fournit la conscience d'être.
Avec un tel regard sur nous-mêmes, il est clair que le premier devoir de toute collectivité est d'intégrer en elle chaque promesse d'homme qu'est un nouveau-né, et de lui apporter ce qui lui permettra de réaliser cette promesse, de lui proposer un destin digne de ce potentiel. Toutes les autres fonctions sociales doivent être au service de cet objectif.

Albert Jacquard
Science et croyance


* * *

POUR APPROFONDIR CE SUJET


- Dialogue sur la nature humaine, Boris Cyrulnik et Edgar Morin, Éditions de L'aube, 2000
- J’accuse l’économie triomphante, Albert Jacquard, Calmann-Lévy, 2000
- L’Héritage de la liberté, Albert Jacquard, Seuil, 1991
- Pour sortir du XXème siècle, Edgar Morin, Seuil, 1984
- Terre-Patrie, Edgar Morin, Seuil, 1993
- La barbarie à visage humain, Bernard-Henri Lévy, Grasset, 1977
- Si c’est un homme, Primo Levi (1947), Julliard, 1990
- A l’Est d’Eden, John Steinbeck, Le Livre de Poche, 1984
- Martin Eden, Jack  London (1908), éditions 10-18, 1973
- Le loup des mers, Jack London (1904), éditions 10/18
- Éloge de la folie, Erasme (1509), Actes Sud, 1994
- Éthique de Nicomaque, Aristote
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Valika le Mer 7 Fév 2018 - 8:08

Ca donne envie de se lancer. Je me lance. Je viendrai.
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Mar 13 Fév 2018 - 15:31

INITIATION À LA PHILOSOPHIE


Cycle d’initiation à la philosophie en 5 cours hebdomadaires, le jeudi soir de 18H30 à 20H


DÉBUT LE JEUDI 15 FÉVRIER 2018 - de 18H30 à 20H

Cycle animé par Valéria Rousseau

Avant de lire Kant, Platon, Derrida, Sartre et les autres, faites un petit retour sur les principes fondamentaux de la philosophie. Qu’est-ce que la philosophie ? La philosophie est-elle réductible aux cours de Terminale ? Quelle différence entre philosophie et psychologie, philosophie et idéologie, philosophie et science, philosophie et religion ? La philosophie sert-elle à quelque chose ? Est-elle réservée à une élite ? Est-elle quête de sens ou quête de vérité ? Est-ce une activité théorique ou a-t-elle des applications pratiques ? La philosophie est-elle seulement une manière de s’interroger ou apporte-t-elle des réponses pour vivre mieux ? Pour faire le tour de ces questions, nous vous proposons un module d’initiation (ou de rappel) à la philosophie en 5 cours :


1 – 15/02 - QU'EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE ?

2 - 22/02 - LES ORIGINES DE LA PHILOSOPHIE

3 - 1er/03 - QU'EST-CE QU'UN PHILOSOPHE ?

4 - 08/03 - L'INTÉRÊT DE LA PHILOSOPHIE

5 – 15/03 - LA DÉMARCHE PHILOSOPHIQUE



POURQUOI CE CYCLE DE COURS  ?

La philosophie est victime de nombreux préjugés et de multiples incompréhensions, autant de la part du grand public que de bon nombre de philosophes professionnels. Quelles différences par exemple entre philosophie, sagesse, doctrines religieuses et idéologie ? Tout système de pensée est-il une philosophie pour autant ? La nécessité d'une définition précise de la philosophie s'impose. Ce cycle de cours se propose de donner des bases essentielles pour ensuite pouvoir se diriger par soi-même dans l’univers de la philosophie.


DES COURS OUVERTS À TOUS, ACCESSIBLES À TOUS

Ce cycle est accessible à tous, il ne demande pas de connaissances préalables. Tous les éléments nécessaires pour comprendre les sujets sont donnés dans les cours. Des livrets de cours avec plans détaillés, schémas et bibliographies accompagnent chaque cours (le manuel est compris dans l'inscription au cycle de cours).



INSCRIPTION PRÉALABLE – inscrivez-vous en ligne directement

https://www.alderan-philo.org/content/inscription-aux-activités

Le nombre de place étant limité, l’inscription préalable est indispensable avant le début de la session de cours.
Inscrivez-vous directement en ligne sur notre site ou bien en remettant le bulletin ci-joint à la Maison de la philosophie.

MAISON DE LA PHILOSOPHIE
Association ALDÉRAN pour la promotion de la philosophie
29 rue de la Digue, 31300 Toulouse
Tél. : 05.61.42.14.40
Email : philo@alderan-philo.org

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Je me suis inscrit à ce cycle, histoire de mettre les choses bien à plat.

Attention, cela se passe à la Maison de la philo (cf. ci-dessus), pas au café St Sernin...
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Mer 14 Fév 2018 - 12:09

Café philo du JEUDI 15 FÉVRIER 2018 A 20H30

POURQUOI LES NOUVELLES TECHNOLOGIES FONT-ELLES PEUR ?


Supports de réflexion du débat du 15/02/2018

* * *

La technophobie n’est pas chose nouvelle
Les machines nouvelles, sources de nos problèmes contemporains


Toutes les technologies nouvelles (et non pas nouvelles techonologies) ont toujours provoqué des réactions d’hostilité et de conservatisme, les accusants d’à peu près tous les mots. Prenons l’exemple d’une technologie nouvelle aux conséquences sociales désastreuses, en partie responsable de la décadence de la culture et de la civilisation (attention, c’est de l’ironie) : le téléphone.

On aurait tort de croire que la politesse est le propre des sociétés comblées. La marche triomphante de la civilisation mécanicienne, au XIXe siècle et pendant le début du XXe, a contribué grandement à ruiner le sentiment de la politesse. […]
Le machinisme a mis à la disposition de tous et de chacun une puissance démesurée. Il est très difficile de conserver la raison quand on dispose d'une telle puissance. L'homme qui, volontiers, s'effacerait, devant une porte, pour laisser passer son voisin, cet homme, s'il pilote une «quinze chevaux», entend bien dépasser le modeste possesseur d'une voiture de dix chevaux. Ne le voudrait-il pas qu'il, y est en quelque sorte contraint par les lois de la matière. Sa machine lui force la main. Il donne donc un coup de klaxon qui signifie : «Rangez-vous, et sans tarder, puisque Je suis plus fort que vous. Rangez-vous ! Laissez-moi passer. A vous de recevoir la fange de mes roues. A vous de respirer les gaz puants de mon moteur. D'ailleurs je ne vous boucherai pas longtemps la vue. Je vous suis bien supérieur par la cylindrée, par la souplesse, par les reprises, par toutes ces vertus mirifiques, célébrées sur les affiches et les prospectus. Rangez-vous ou je vous bouscule, car je manque de patience».
Ainsi pense, et le plus souvent même sans le savoir, l'homme qui dispose d'une puissante mécanique. De tous les endroits où la machine sévit, la politesse a dû se retirer et disparaître. J'ai vu des ouvriers travailler à la chaîne. Il ne reste plus rien, dans ces empires, funèbres, des conventions délicates qui entretiennent la douceur humaine. Le climat de la mécanique n'est pas celui de la politesse. La civilisation mécanicienne a restauré les lois de la jungle. Même quand elle semble favoriser les desseins et les entreprises de la courtoisie, la machine ouvre la porte à maintes pratiques insolentes.
Le téléphone rend d'appréciables services, dans la vie de société. Il nous permet  de nous enquérir de ceux que nous aimons, d’avoir promptement de leurs nouvelles, d'intervenir  au besoin sans retard en leur faveur, de régler élégamment une foule de problèmes, de rendre sur l’heure de grands ou de menus services. Le téléphone pourrait, devrait représenter un des, instruments de la civilité nouvelle. Hélas, il n'en est rien. Beaucoup de gens usent du téléphone par paresse pour se dispenser d'écrire, pour n'avoir pas à laisser un témoignage indubitable de leurs démarches, de leurs dires. Chose plus grave encore, le téléphone incline toutes sortes de gens à l'indiscrétion. Ceux qui hésitent à écrire parce que cela demande un effort, ceux qui n'osent pas se présenter parce qu'il redoutent le franc contact humain, le regard et le geste, ceux-là n'ont pas peur du téléphone. Ils en usent, ils en abusent, ils s'en servent avec impudeur, avec effronterie.
Une coutume tend même à s'établir, dans la société des affaires, une coutume qui gagne le monde le meilleur et que je trouve d'une grande inconvenance. La mode est de faire appeler par le truchement d'une secrétaire la personne que l'on souhaite d'entretenir, cette secrétaire dit alors : «Ne quittez pas !» La personne ainsi avertie demeure le cornet à l'oreille pendant plusieurs longues minutes. Le calcul est tort simple et pourrait se résumer ainsi «Je ne veux pas perdre mon temps, je vais donc, bien tranquillement, vous forcer à perdre le vôtre.» Je ne suis pas dépourvu de patience, mais cette pratique m'exaspère et, dès que l'on me dit "Ne quittez pas", je m'empresse de raccrocher l’appareil.
Le machinisme a porté de rudes coups à la traditionnelle politesse française et nous voyons s'instaurer, petit à petit, chez nous comme ailleurs, ce que je serais tenté d'appeler la muflerie internationale. La politesse reste en honneur au sein de petits groupes fermés, les familles, les clubs, les cercles, les académies. On y maintient telles quelles les traditions et, parfois, avec une grande exactitude.
Il y a, dans la politesse parfaite, une austère tristesse et une précision impérieuse que ne peuvent pas comprendre les hommes grossiers. Appeler tel personnage par son titre ou sa fonction, lui dire, à chaque réplique, soigneusement, rigoureusement, «Monsieur le Président», «Monsieur l'Ambassadeur», «Monsieur le Directeur», c'est en vérité, une méthode pleine d'avantages ; c'est replacer soigneusement l'interlocuteur dans la lumière où l'on souhaite de le trouver, c'est lui remettre en mémoire son emploi et ses devoirs, c'est le contraindre à formuler sa réponse en président, en ambassadeur ou en directeur. En outre, cette stricte politesse nous délivre des effusions faciles et des familiarités mondaines. Dire à quelqu'un : Monsieur le Ministre, même quand on le connaît fort bien, voilà qui nous dispense merveilleusement de l'appeler «mon cher ami».
La vie des grandes collectivités est peu favorable à la politesse et quand ces collectivités pâtissent de mille manières, au milieu d'événements cruels, elles sont bien excusables d'oublier certaines de leurs traditions. L’étranger qui se retrouverait aujourd'hui dans les mornes galeries du métropolitain, après plusieurs années d'absence, aurait quelque peine à reconnaître les multitudes parisiennes, autrefois, si gaies, si désinvoltes et si volontiers flâneuses. Le peuple de Paris lui paraîtrait triste et rude, surmené, pressé, hagard.

Georges Duhamel (1884-1966)
chroniques des saisons amères (1940-1943)


* * *

Nous prenons prétexte des nouvelles technologies pour avoir peur,
mais aurions-nous moins peur s’il n’y avait pas ces technologies nouvelles ?


La source de ces peurs provient-elle de ces technologies nouvelles ou de nos sentiments de peur spontanés, de notre craintivité naturelle, voir de notre goût pour la peur.

La peur serait un comportement hérité de nos ancêtres qui en auraient tiré profit pour se soustraire aux dangers mortels qui les menaçaient. En conséquence, nous avons peur aujourd'hui de ce que nos ancêtres ont redouté, mais, aujourd'hui, les situations naturelles dangereuses et effrayantes sont rares, du moins dans les pays occidentaux : les rencontres avec des serpents, des tigres ou des crocodiles sont exceptionnelles ! Toutefois, dans notre tentative de soumettre la nature, nous avons créé de nouveaux dangers : des autoroutes aux gaz à effet de serre, des armes automatiques au bioterrorisme ou à la bombe atomique. Ces dangers engendrés par l'homme sont souvent trop abstraits pour susciter une peur réelle, ce qui présente un risque. Selon le psychologue américain William James (1842-1910), la supériorité de l'homme sur les animaux ne s'est nulle part exprimée aussi clairement que dans le recul des conditions effrayantes pour l'homme (mais à la lumière des nouvelles menaces, ce n'est peut-être plus un réel progrès). De surcroît, même si les occasions d'avoir peur ont diminué, les sentiments de peur auraient augmenté. Selon l'anthropologue et éthologue lrenaus Eibl-Eibesfeldt, l'homme est peut-être la créature la plus craintive, car à la peur élémentaire des prédateurs et des congénères hostiles s'ajoutent des angoisses existentielles.
Dans la Grèce antique, on n'évoquait que la peur d'un objet, d'un animal ou de la douleur, jamais la peur de phénomènes de société. Ce type de peur serait plus récent : peut-être est-il né dans l'Empire romain dont les limites étaient si lointaines que les individus avaient peur de cet inconnu. Pour les philosophes grecs Aristote (environ -385 à -322) et Platon (environ -428 à -347), la peur était avant tout une réaction physique. Chez Aristote, elle n'est pas mentionnée dans les réflexions De Anima (De l'âme) et, étymologiquement, l'angoisse est une manifestation purement corporelle (du latin angustia, c'est-à-dire resserrement).
Les religions promettent que les croyants seront libérés de leur peur, tout en attisant d'autres peurs, telles celle du Jugement dernier, des représentations de l'enfer et de la menace d'une réincarnation éternelle. Saint-Augustin (354-430) considérait la peur comme l'une des quatre passions humaines. Il distingua deux peurs : la peur méprisable de la punition (timor servilis) et la peur plus élevée de la faute contre Dieu (timor castus). Cette distinction fut reprise par Thomas d'Aquin (-1225-1274).
Avec la foi dans le progrès et le rationalisme, notamment à l'époque des Lumières, la peur ne joua aucun rôle en tant que thème philosophique. Toutefois, au XIXe siècle, le philosophe Sôren Kierkegaard considéra l'angoisse existentielle comme une caractéristique fondamentale de la pensée humaine. Pour la surmonter, il proposa le «passage à la foi». Martin Heidegger (1889-1976) développa l'analyse : la crainte de l'homme serait liée au fait d'être présent au monde. L'homme, qu'il décrit comme un «être-là», planté dans le monde, redoute l'idée de ne pas exister autrement que par sa destination finale, la mort (il serait un «être pour la mort»). Pour Jean-Paul Sartre (1905-1980), l'angoisse redevient «une qualité de notre conscience» en tant que condition préalable de la liberté. L'angoisse ne serait donc pas nécessairement un mal, elle pourrait ouvrir à l'homme la voie vers son «être véritable».

Rüdiger Vaas
Une petite histoire de la peur
Cerveau & Psycho, n°2, juin-août 2003


* * *

Ou bien est-ce une opposition entre Technocratie versus démocratie ?

Ou bien est-ce la conscience que l'évolution des sociétés paraît désormais plus déterminée par le progrès scientifique et technique que les décisions politiques, donc démocratiques ?

Le progrès quasi autonome de la science et de la technique dont dépend effectivement la variable la plus importante du système, à savoir la croissance économique, fait [...] figure de variable indépendante. Il en résulte une perspective selon laquelle l'évolution du système social paraît être déterminée par la logique du progrès scientifique et technique. La dynamique immanente à ce progrès semble produire des contraintes objectives auxquelles doit se conformer une politique répondant à des besoins fonctionnels. Or, une fois que cette illusion s'est effectivement bien implantée, la propagande peut invoquer le rôle de la science et de la technique pour expliquer et légitimer les raisons pour lesquelles dans les sociétés modernes, un processus de formation démocratique de la volonté politique concernant les questions de la pratique « doit » nécessairement perdre toute fonction et céder la place aux décisions de nature plébiscitaire concernant les alternatives mettant tel ou tel personnel administratif à la tête de l'État. C'est la thèse de la technocratie, et le discours scientifique en a développé la théorie sous différentes versions. Mais le fait qu'elle puisse pénétrer aussi, en tant qu'idéologie implicite, dans la conscience de la masse de la production dépolitisée et avoir un pouvoir de légitimation me paraît plus important.

Jürgen Habermas
La Technique et la Science comme idéologie, 1973


* * *

La peur des technologies nouvelles est-elle un paravent de notre propre responsabilité ?

N’est-il pas plus facile d’accuser les technologies nouvelles que d’assumer notre propre responsabilité ? Nous avons peur de ces technologies nouvelles, mais est-ce d’elles dont il faut avoir peur ? Quelles que soient ces technologies, elles sont inventées, mises en oeuvres, et utilisé par des êtres humains, en vertus de finalités humaines. Quelques soient les nouvelles technologies, elles sont toujours subordonnées à des intérêts humains (richesse, pouvoir, célébrité, service, plaisir…), par leurs inventeurs comme leurs utilisateurs.

Dans ces temps anciens la technique était, comme nous l'avons vu, une concession adéquate à la nécessité et non la route vers le but électif de l'humanité - un moyen avec un degré fini d'adéquation à des fins proches, nettement définies. Aujourd'hui, sous la forme de la technique moderne, la technè s'est transformée en poussée en avant infinie de l'espèce et en son entreprise la plus importante. On serait tenté de croire que la vocation de l'homme consiste dans la progression, en perpétuel dépassement de soi, vers des choses toujours plus grandes et la réussite d'une domination maximale sur les choses et sur l'homme lui-même semblerait être l'accomplissement de sa vocation.
Ainsi le triomphe de l'homo faber sur son objet externe signifie-t-il en même temps son triomphe dans la constitution interne de l'homo sapiens, dont il était autrefois une partie servile. En d'autres termes : indépendamment même de ses oeuvres objectives, la technologie reçoit une signification éthique par la place centrale qu'elle occupe désormais dans la vie subjective des fins humaines. Sa création cumulative, à savoir l'environnement artificiel qui se propage, renforce par un perpétuel effet rétroactif les forces particulières qui l'ont engendrée : le déjà créé oblige à leur mise en œuvre inventive toujours recommencée, dans sa conservation et dans son développement ultérieur et elle la récompense par un succès accru - qui de nouveau contribue à sa prétention souveraine [...]
Si la sphère de la production a investi l'espace de l'agir essentiel, alors la moralité doit investir la sphère du produire dont elle s'est tenue éloignée autrefois, et elle doit le faire sous la forme de la politique publique. Jamais dans le passé la politique publique n'avait eu affaire à des questions de cette ampleur et recouvrant de telles latitudes de l'anticipation projective. En effet, l'essence transformée de l'agir humain modifie l'essence fondamentale de la politique.

Hans Jonas (1903-1993)
Le Principe responsabilité, une éthique pour la civilisation technologique, 1979


* * *

POUR APPROFONDIR CE SUJET

- La fin de l’homme, les conséquences de la révolution biotechnique, Francis Fukuyama, La table Ronde, 2002
- Enjeux du progrès technique, prudence et responsabilité, Pascal Sévérac, Ellipses, 2001
- Choc du progrès technique, J. Bourles et J. H. Lorenzi, Éditions Economica, 1994
- Le Principe responsabilité, une éthique pour la civilisation technologique, Hans Jonas, 1979
- La Technique et la Science comme idéologie, Jürgen Habermas, 1973
- Frankenstein ou le Prométhée moderne, Mary W. Shelley, 1818
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Valika le Jeu 15 Fév 2018 - 9:50

Bonjour à tous,

Retour de ma première expérience du café philo du "L’HOMME RESTERA-T-IL TOUJOURS UN LOUP POUR L’HOMME ?" : les gens étaient là pour avoir un auditoire et/ou s'écouter parler. Je renouvellerai l'expérience mais me laisse un peu de temps pour digérer cette non agréable soirée.

A+,

     Valérie
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par soto² le Jeu 15 Fév 2018 - 10:17

Je confirme, c'est en partie assez vrai, et on pourrait rajouter une tendance idéologique politique nettement à "gauche" et scientiste / anti-religieux (cf. la présence de la "zététique"). Mais n'empêche : j'ai pour ma part trouvé que l'on y apprend quand même des choses intéressantes et que cela fait réfléchir. Et puis c'est aussi pour nous une occasion de rencontre et de discussions lors de l'after...
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Yoda300 le Dim 18 Fév 2018 - 20:30

Pareil, je ne retente pas l'expérience, sauf si un "after" (un "après" ?) de qualité* est assuré.

*c'est à dire avec des gens de qualité, comme ceux qui fréquentent ce forum
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Re: Sorties / Rencontres Café Philo sur Toulouse (jeudi soir)

Message par Valika le Mar 27 Fév 2018 - 7:28

Partante pour en retenter un "avec after". On pourrait aussi avoir un "sujet" entre "after philo" et "présentation classique" pour le prochain brunch (voir autre fil) ...
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