Comment avoir une copine quand on est asperger

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Mar 12 Sep 2017 - 9:10

complément sur internet, échanges mails et surtout sites de rencontre :

je ne me souviens tant de détails de cette période sur un peu d'années, mais je développerais un peu :

et à cela :

Je comprends qu'aller parler à des filles et de risquer de prendre des râteaux soit difficile
je préciserai que la difficulté consiste à aller parler à des gens en 1er lieu, qu'elle est générale, et les filles en sont une déclinaison, c'est assez pareil, avec en plus le volet d'ordre émotionnel possiblement. Déjà voir pour 1, 2 puis 3 phrases qu'on puisse dire, et la notion de rateau ne va tant être présente puisqu'il y a déjà ces 1, 2 puis 3 phrases. Ce n'est pour moi pas une crainte du rateau qui intervient (car c'est une phase plus lointaine et qui en tous cas ne peut vraiment survenir dans le temps de ces 1,2,3 phrases). Ce n'est pas la même séquence.

Ensuite peut-être que certains acquerront des schémas irl plus établis, plus confirmés, et approcheront mieux, mais ça vaudrait aussi alors pour le schéma général.
Aussi, je vois une sorte d'incongruité de ne pas être "sélectif", déjà on sait bien qu'on ne peut correspondre / aller avec tous profils, aussi on observe, alors perso les qq fois irl direct (et les fois où je n'ai osé mais aurait pu si l'alignement des astres, toussa, était en adéquation) étaient vers des personnes observées qui renvoyaient des choses comme du calme intérieure, un truc solitaire, et/ou trucs décalés comme artiste. Et cela exclut peut-être d'emblée 80 % des filles qui vont être plusieurs ensemble, qui papotent, ne peuvent rester toute seule et sans parler. Aussi, comme on (je) sais qu'il sera difficile d'engager l'échange, que c'est et ce fut extrêmement rarement effectué, que la prochaine fois ce sera peut-être dans un an, on met plus de chances que ce ne soit à fond perdu ou pour rien en allant vers "tous profils". Aussi, toutes ces démarches / actions sont couteuses et sollicitent pas mal.


Sur l'internet, il y a ce plus de possibilités de ce 1er contact. Il y a la distanciation. Il y a le recul voir des tempos qu'on peut choisir. Et pour moi, j'ai toujours eu peine avec les tchats en direct, non que je ne puisse m'en sortir mais c'est vraiment pas naturel et épuisant, ça sollicite bcp. Alors le mail est mieux / assez facile, d'autant si l'on peut apprécier écrire, développer des choses, mettre en mots (ce qui est bcp plus difficile irl pour moi, je suis plutôt du genre à finir par bafouiller, chercher mes mots, des fois je peux avoir des bugs oraux; ça dépendra du stress / fatigues et aussi de l'environnement, mais c'est assez fréquent). Et ma dernière copine (qui était prof / instit) m'a bien fait chier sur ce volet à me bloquer sensiblement sur ma parole. Je finis / finissais mes phrases bcp, assez souvent apparemment par "voilà". Et elle me le faisais remarquer, ça a finit par contrarier mon peu d'entrain et d'aisance / plaisir à parler. Alors déjà que j'étais pas bien amoureux, c'était une goutte qui fit déborder le vase.

Et quand j'ai / ou ai pu avoir à rencontrer, mon lieu idéal était au bord de mer, dans un lieu que je connais, que j'apprécie, où je me sens bien et calme. Je parviendrais bien mieux à échanger avec l'autre qu'en autre contexte; aussi je pourrais apparaitre presque différent selon le contexte; à savoir plus taiseux si le milieu ne va pas et plus ouvert, plus détendu si le milieu me va. Je garderai mes limites d'échanges mais elles sont décalées, voir bcp décalées. Et ce sont dans ces contextes de milieux que je connais, où je me sens bien, que je sais où j'ai les pieds, où j'ai des sujets et intérêts que je peux parvenir à donner le change, en tous contextes. Partout ailleurs on percevra plus de certaines difficultés à manifestations et on s'en rendra compte assez vite ou par répétition. Par exemple un systématisme à aller dans les coins de salle, les coins d'endroits tout ça, à chercher de me mettre à distance, pour la proximité des gens, pour les bruits.

Alors sur l'internet et sites de rencontres, on peut plus facilement apprendre et progresser dans ses approches, le comment faire, par l'essai, la réussite, l'échec et la répétition.
Il n'en reste que c'est de gestion de lourde, comme je l'ai dit du fait d'énormément d'inconnues. Il y en a bien plus que irl, d'autant si l'on n'a pas encore vu la personne et passé le cap de la 1ere rencontre. La machine à incertitudes va à plein, et plus ça traine et plus les points d'incertitudes deviennent des ballons, après il y a des ballons partout dans le champ de vision, on y plus clair tant les incertitudes ont grossi, se sont amplifiées et ont pris de la place. A plusieurs reprises j'en ai été dans l'incapacité de rencontrer, ai fait alors des erreurs, me suis braqué / fermé, et / ou l'autre aussi;
ce pourquoi internet peut être bien pour rencontrer et faciliter, avoir plus d'aisance d'accès, de partages et d'échanges, mais faut pas que ça dure, sinon ça fait péter des neurones et son comportement.

De tout ça et de mes gestations, j'espère surtout pouvoir ressortir un peu davantage, en avoir plus envie, que je ne le fais sur ces dernières années.

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Flaurale le Mer 13 Sep 2017 - 13:09

Je suis une femme, zèbre, mais avec suspicion de syndrôme d'Asperger (sauf que ça va me prendre un moment avant de passer un diagnostic et d'avoir une réponse.) Mon chéri: grosse grosse suspicion de syndrôme d'Asperger. Plus que pour moi.

On s'est rencontré en formation. On a discuté pour la première fois lors d'un cours commun (sinon on se croisait peu) où il était le seul à comprendre mes blagues de geek et inversement. Au milieu de beaucoup de personnes très typiques, on s'est repérés. Et pourtant on s'est pas reparlé pendant un mois et demi, et il me fuyait lorsqu'il me croisait dans les couloirs car il était stress (et donc forcément, je me disais que je ne lui plaisais pas.) Tout ça semblait plutôt mal parti, donc.

Finalement on se retrouve ensemble en cours, on papote, je lui demande son facebook. Et là on se met à parler quotidiennement sur facebook (mais en vrai, quand je le croisais il me tapait l'ignore, donc grosse ambiance.) Je suis partie en vacances sans internet donc on est passé par texto. Et en janvier (premier contact en octobre) on a fini par se voir en-dehors. Une soirée complètement amicale. On s'est vu une seconde fois en-dehors, et là, on s'est mis en couple. Maintenant, on vit ensemble et ça se passe très bien.

Il a été naturel et ses bizarreries ne m'ont pas fait fuir, les miennes ne le font pas fuir non plus. On dépense chacun beaucoup d'énergie quotidiennement à s'adapter et à masquer nos inaptitudes sociales (précision: on bosse tous les deux dans le social, autant dire que ça nous demande pas mal d'énergie.)
Donc chez nous, on se sent libres d'être nous-même. Chacun peut passer des heures de son côté de l'appart sans parler à l'autre, plongé dans ses intérêts persos. Mais plus tard on débriefe. Ce qui fait que ça marche, c'est qu'on est chacun passionné par ce que l'autre a à raconter, sans parler de l'attirance physique. Et l'un comme l'autre on se sent en sécurité ensemble, alors que tout le reste du temps on fait des efforts constants pour ne pas avoir trop trop l'air d'être nous-même, pour pas que ça nous retombe sur la gueule.

A l'heure actuelle, je cherche du travail, n'ai pas de revenus et nous vivons à deux avec très peu de ressources. Je préfère largement ça que d'avoir plein de thunes mais d'être avec une personne avec qui je dois encore porter mon masque sociétal que j'ai tout le reste du temps. Et je suis plus heureuse avec lui que seule, car on se redonne confiance l'un à l'autre aussi en se soutenant dans les moments difficiles.

Le fric et la reconnaissance sociale, ça ne m'intéresse pas, moi je veux juste vivre décemment (et je suis capable de gagner du fric toute seule, merci) et qu'on me foute la paix. Il est comme ça aussi, donc nickel. Je pense qu'un homme qui adoptera la stratégie de se mettre en avant pour sa réussite financière et sociale, a plus de chances d'attirer des femmes qui cherchent la réussite financière et sociale. Mon homme, dont on voit qu'il est gentil et drôle, attire les nanas qui cherchent des hommes gentils et drôles.
Et contrairement au premier post, pour mon chéri comme pour moi, la majeure partie des membres du sexe opposé ne nous plaisent de toute façon pas. Si j'étais célib je ne voudrais pas d'un mec, "n'importe lequel" d'autant qu'il y aurait beaucoup de chances que je me fasse royalement chier avec un type lambda.

Je ne sais pas si ma participation fait avancer le schmilblick, désolée si ce n'est pas le cas ^^"
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 13:37

Caribou a écrit:Asperzebre, tu sembles, contrairement à Billy, être sélectif sur le choix des nanas qui te plaisent (dis-moi si je me trompe). C'est déjà pas mal.
Je réponds à ça car je viens de réaliser que tu attendais peut-être une réponse.
J'avais compris "dis moi si je me trompe" par "si je me trompe, dis le moi", mais ça peut aussi signifier "dis moi si je me trompe ou pas".

Donc, non, tu ne te trompes pas, je suis sélectif, je ne pourrais pas être avec n'importe quelle femme Smile

Concernant la dernière intervention, de Flaurale, je pense que toute intervention est la bienvenue, qu'il y a toujours du pertinent, aucun message ne servant strictement à rien.

Pour ma part, j'ai apprécié, j'y ai vu certaines choses que j'aurais bien aimé avoir lors de ma relation (pouvoir passer des heures dans son coin sans que ça ne pose problème au conjoint), et ça me montre que je peux espérer les avoir dans une relation future Smile
J'y vois aussi un témoignage de personne disant s'intéresser aux gens dont on voit qu'ils sont gentils, là encore ça me donne espoir.

Loin de moi l'idée d'émettre un diagnostic par écran interposé, mais ce que j'ai lu de ta présentation ne m'évoque pas Asperger, mais plutôt une douance 'classique'.
Le sentiment d'être décalé, bizarre, et les difficultés sociales sont des traits communs aux Asperger et aux surdoués, ce qui amène beaucoup de surdoués à se penser à tort comme Asperger (je n'insinue pas ici qu'il est impossible que tu le soies).

Si tu veux y voir un peu plus clair, je te suggère de regarder le tableau de ce lien:
http://www.zebrascrossing.net/t27227-diagnostic-asperger-hqi-empathie-burn-out-et-peur-du-faux-negatif#1132030

Pour ma part (diagnostiqué Asperger et surdoué), j'ai environ 1/3 du côté 'doué' qui me correspond, et 2/3 du côté 'syndrome d'Asperger'.

Sans vouloir te décourager, le diagnostic d'Asperger est bien plus compliqué à l'âge adulte que durant l'enfance, plus compliqué pour un 'zèbre' que pour un 'non-zèbre', et plus compliqué pour une femme que pour un homme...donc tu cumules Sad
Ce n'est pas pour autant impossible, il y a sur ce forum une Asperger THQI qui pourrait en témoigner.
En tout cas, Asperger ou pas, ta participation est la bienvenue.


Dernière édition par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 13:40, édité 1 fois
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par ortolan le Mer 13 Sep 2017 - 13:39

Flaurale a écrit:Je ne sais pas si ma participation fait avancer le schmilblick, désolée si ce n'est pas le cas ^^"

Impec !

Si, ça fait avancer : ça peut donner espoir à ceux qui se disent qu'ils ne trouveront jamais quelqu'un pour les comprendre et être tels qu'ils sont (si tant est qu'ils cherchent quelqu'un qui les comprenne).

Je voulais reprendre l'exemple des 2 psychiatres mais je m'étais abstenu pour éviter de troller ; médecin <=> statut social prestigieux et revenus confortables, ils percevront les femmes comme celles qui s'intéressent à eux pour ce qu'ils sont / ont Approuve
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par izo le Mer 13 Sep 2017 - 13:53

Le fait d'être sélectif amenuise les chances de trouver la personne car alors on se base sur des critères qui figent la propriété amouresque. Alors que l'avantage de l'amour est de se soustraire des règles pour s'en bâtir de plus adaptées (à deux). L'important est en effet comme le souligne Fleurale d'être bien avec son compagnon ou sa compagne, donc de se savoir accepté tel que l'on est, et aimé y compris avec ses défauts (qui ne s'évaporent pas parce que l'on est amoureux). L'amour est donc un exercice qui met à l'épreuve nos seuils critiques. Jusqu'où sommes nous capables d'aimer, traduit par, qui est susceptible d'être aimé de nous ?

J'avoue pour ma part ne m'être jamais posée la question ainsi. J'ai pas cherché. C'est la rencontre qui a installé mon fait, mon attachement à son égard, sans a priori. Donc pas de recherche mais une jolie trouvaille qui se donne en plus des airs de retrouvailles.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Zebulon252b le Mer 13 Sep 2017 - 13:54

envie de poser ceci tout simplement

https://www.youtube.com/watch?v=R1wAXsbVlHE

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Asperzebre le Mer 13 Sep 2017 - 14:26

izo, je vois une contradiction dans tes propos.

Tu écris qu'être sélectif amenuise les chances.

Tu soulignes aussi que l'important est d'être accepté tel que l'on est, avec ses défauts, et je partage ton point de vue sur ce plan.
Il faut donc être un minimum sélectif: tenter une relation avec quelqu'un qui n'est pas en mesure de supporter tes défauts (qui, comme tu le soulignes, ne s'évaporeront pas du simple fait de l'amour) n'est qu'une perte de temps, et voué à l'échec.
La réciproque est vraie, si tu sais ne pas pouvoir supporter les défauts de l'autre, il est inutile d'envisager une relation.

Je penses pour ma part qu'il faut être sélectif, mais intelligemment, et seulement sur certains critères.
Par exemple, je suis peu sociable, j'aime le calme.
Que ma future compagne aime le calme serait préférable, mais n'est pas dans ce que j’appellerais mes 'critères primordiaux': bien que ce soit préférable qu'elle aime le calme, je pourrais m’accommoder du contraire.
J'ai par contre dans mes critères de sélection que ma future compagne n'ait pas l'intention de m'amener dans un bar bondé tous les soirs, qu'à défaut d'aimer partager des moments de calme avec moi, elle me laisse au moins les avoir seul.
Il faut qu'elle soit en mesure de supporter mon défaut (mal à l'aise avec la foule et l'agitation).

Autre exemple: je ne supporte pas la fumée de cigarette, j'ai dans mes critères de sélection que ma future compagne soit non-fumeuse (sinon c'est moi qui ne serais pas en mesure de supporter ses défauts, et là encore, la relation est vouée à l'échec).

Je considère que ces critères ne diminuent pas les chances d'avoir une bonne relation, mais au contraire les augmentent: le temps économisé à ne pas s'investir dans des relations vouées à l'échec peut servir à trouver la bonne relation plus rapidement (car quand on est en couple, on se focalise sur la relation en cours, on ne recherche pas déjà la suivante).
Autrement dit, mieux vaut trouver une compagne qui me convient en 5 ans, avec un désert affectif avant, que de trouver en 3 mois une femme qui ne me convient pas, puis d'en trouver une autre, encore une autre...et de ne tomber sur la bonne qu'au bout de 15 ans.

Je n'ai pas de critères 'irrationnels' qui ne feraient que réduire mes chances, en me faisant passer à côté de personnes avec qui ça aurait pu marcher (par exemple, vouloir une femme à forte poitrine, une qui a une bonne situation financière, une qui partage tous mes centres d'intérêts...)
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par izo le Mer 13 Sep 2017 - 14:44

Je ne distingue aucune contradiction dans mon propos. C'est le défi de la relation que je mets ainsi exergue. Je ne suis pas sélective, donc j'admets qu'elle fume (ceci est un exemple ) bien que je ne supporte pas la fumée. Je signifie déjà ma tolérance et ma capacité (si elle pré existe en effet ) à accepter ses défauts, ensuite dans le courant de la rencontre je lui dis ne pas supporter la fumée. Elle (pour mon cas il) s'arrangera à prendre soin de fumer hors de ma présence. C'est aussi simple que cela. S'il veut se rendre à un bar.... ce sera sans moi mais en aucun cas je l'empêcherai d'y aller et si je n'y vais pas, ce choix n'engendrera aucune tension (du style elle ne fait pas d'efforts pour moi donc ça veut dire qu'elle ne m'aime pas etc ).
Mon compagnon aime un sport que je n'aime pas. Soit, pas de soucis. Je ne l'empêche pas d'aller voir les matchs et d'en profiter bien au contraire.

Aussi je valide mon propos selon quoi ce qui est perçu comme des défauts est accepté (si tel est la posture de départ).
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Flaurale le Mer 13 Sep 2017 - 20:02

@Asperzèbre

Contente si ça redonne de l'espoir. Mon chéri n'avait jamais eu de copine avant, était peu intéressé par les relations amoureuses car il voulait quelqu'un qui lui corresponde ou rien, pas avoir une copine pour faire comme tout le monde. Et les quelques fois ou une femme lui plaisait, il était trop angoissé pour l'aborder ou autres.

Parenthèse pour mon diagnostic:
Mon chéri correspond assez bien au tableau que tu m'as envoyé, côté Aspie ; effectivement, moi je pencherais plus côté zèbre. Les premières fois où je me suis renseignée sur le SA, c'était par rapport à mon mec, je ne pensais pas que ça puisse me concerner. Et puis j'ai lu des bouquins de Schovanec, la BD de Julie Dachez et ses vidéos (je me reconnais énormément dans sa "tentative de définition"), le blog des tribulations d'une Aspergirl et le livre qui va avec "Asperger et fière de l'être."
Ces références-là, ce sont des femmes, adultes, elles sont surdouées, et elles sont aussi Asperger, et je me reconnais énormément dans leurs témoignages. Mon homme m'y reconnait aussi. Après, je suis peut-être juste zèbre avec une phobie sociale et puis c'est tout. Je compte d'abord voir un psychologue sensibilisé à ces sujets afin de voir s'il trouve ça judicieux ou pas que je passe un diagnostic.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Mer 13 Sep 2017 - 22:15

Peut-être que lorsque l'on parle de sélectivité, on envisage plutôt le fait que l'on a été séduit ou non par la personne en face, sans critère restrictif.
Je sais pas vous, mais autant ya des choses 100% rédhibitoires, rares (j'en parlais du mon fil, genre odeur, certains traits de comportement, ou idées politiques vraiment incompatibles), autant dans la majorité des rencontres, ya un truc qui se passe ou pas, qui fait que les défauts mineurs seront gommés.

En ce sens, je suis sélective, je ne sors pas juste avec qq1 qui me plait bien, faut qu'il y ait le truc en plus.
De ce fait, je peine à trouver qq1 (ceci dit, en sortant de chez moi ça serait plus facile ^^)

Ce que met surtout en avant Izo, ce sont les qualités de communication qui permettent à un couple d'exister, et surtout de perdurer.
Sans ça, on peut être trèèèèèèèès amoureux et simplement se déchirer.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par chuna56 le Mer 13 Sep 2017 - 22:18

A regarder :



Je pourrais dire que là, au moins, on a des chiffres, mais le Mr ne met ni écartype, ni stats (significatif ou non significatif), c'est bien dommage...
(et j'ai la flemme d'aller tout vérifier, de toute façon je ne pense pas avoir accès aux doc)

Il en fait des tonnes, mais finalement, c'est assez intéressant, au moins pas de blabla dans le vide comme on fait sur zébra depuis quelques semaines, des expériences à l'appuie.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 7:35

chuna56 a écrit:Peut-être que lorsque l'on parle de sélectivité, on envisage plutôt le fait que l'on a été séduit ou non par la personne en face, sans critère restrictif.
une part de la sélectivité, et en lien avec une thématique non générale comme ce topic, Flaurale en a à mon sens parler là :

" Au milieu de beaucoup de personnes très typiques, on s'est repérés. "

et c'est entre autre l'un des points clés
+ connivences + suites

mais la sélectivité est bcp là (à ce que j'en comprends),
et en l’occurrence cette sélectivité (partagée) a augmenté leur chance d'adéquation  Smile

--

et dans l'ensemble, dans mon seul et vrai couple nous avions pas mal en commun, sur le caractère (discrétion, calme et discrétion sociale : j'ai du inviter 1 gars + 1 fille de fac autre, 1 fois l'un en 5 ans et la 5ème année et jamais je suis allé chez autrui, si ce ne sera une paire de fois mais en couple avec un couple de fac bio, via ma copine) et des tas de trucs aussi, rencontrée en fac (de bio), donc la bio, nature, études, environnement toussa en commun, une forme de simplicité aussi de besoins, ce genre de choses. Et je pouvais bien faire ce que je voulais, j'étais très (à fond) pêche dans ces années, et nature en général (comme les champignons) et hormis en ville en semaine où je me faisais assez chier (et où nous étions pour études mais nous retournions chacun dans sa famille le we) parce qu'il n'y a pas de nature, pas de pêche valable, pas de champignons et j'avais pas le permis.

Nous avons vécu en commun une petite année scolaire où on était quasi tout le temps dans mon studio, étant elle en mini chambre U, ensuite on a pris un appart ensemble, la rue d'à côté (là je préférais parce qu'il y avait une belle piscine dans la résidence et j'y nageais, quand pas trop froide ^), 1 an je suis parti en Corse, nous nous appelions très très fréquemment, 1 fois elle est venue. L'année d'après, on a réemménagé ensemble sur la cote d'azur, moi j'ai bossé en magasins de pêche, elle à l'INRA (ou plutôt l'inverse ^, elle bossant à l'INRA j'ai trouvé un boulot en magasin de pêche) puis un poste liée aux plantes. Et là j'avais bien le droit d'aller quand je voulais pêcher en mer et en rivière. D'ailleurs ça l'intéressait un peu, notamment la pêche à la mouche !
Donc, dans les grandes lignes, il n'y avait pas d'inadéquation commune, d'intolérance et ça allait.

Mais le 1er gros soucis était mon peu de compréhension de mes émotions, de mes réactions, de mon fonctionnement;
ça se traduisait par une quasi-incapacité à dire ce qui va / et surtout ce qui va pas,
j'avais une grosse difficulté d'accès à moi-même, et je n'ai du comprendre qu'après cette histoire, à partir 28 ans et une profonde étude / repli / développement perso que j'étais par exemple sensible et sa valeur (en fait je suis méga sensible et méga réactif mais contrôle / contrôlais tout ou presque de mon intérieur, ce sont l'ouverture aux arts et m'explorer / m'exprimer via l'écriture et la poésie qui m'ont montré ce que j'avais à l'intérieur, et notamment la sensibilité).
Alors, irl, ça conduisait à des blocages, fréquents et une grosse difficulté d'expression intime.
Ca me générait aussi de la souffrance, parce que des choses n'allaient pas en moi, et je ne savais identifier / dire.
Et qu'en j'étais enfant à ado, je faisais du mutisme : du blocage émotionnel, l'on ne pouvait plus m'approcher pendant longtemps.
Cela s'est reproduit, en mode à peine adoucit.

Ensuite, la communication : "parler",
à cette époque j'étais sur mes passions, étais passionné et ne parlais que de trucs qui me passionnent - là ça va bien.
Mais la communication ordinaire m'était pesante = gros efforts,
et même sur les temps d'intérêts où on parle.. cela générera de la fatigue quand même si on parle bcp bcp.

Aussi, comme je ne m'y comprenais rien, je ne savais me gérer.

Genre, souvenir d'une sortie avec bcp de monde : soirée bio, très grande salle, grosse musique, puis rencontre de qq personnes de mon bled et école : discussions, et le tout de la soirée. Rien de vraiment extraordinaire, tout le monde (ou presque) le fait et le répète. Le lendemain je ne pouvais parler, être actif tant j'étais fatigué / épuisé. Je ne comprenais pas pourquoi cela (ça n'est pas le cas pour les autres), et comme je ne comprenais, et aussi j'identifiais mal les contours de cette fatigue et qui m'aurait nécessité de me mettre en mode "huitre" (se reposer, se couper de tout) je culpabilisais.

Alors entre les trucs non identifiés, non exprimés, non compris, la sensibilité éteinte (par moi, elle m'a dit à cette époque que j'étais sensible mais je ne savais de quoi il en retournait, enfin un peu peut-être ?? mais soit ne l'acceptais pas et/ou ne la (re)connaissais pas, les efforts de communication;

ça s'arrêtait par des clashs, ruptures (et vivre ensemble sous le même toit en étant plus ensemble, c'est arrivé, plusieurs mois !)

A la fin de tout ça j'ai fait une lourde dépression, qui débuta à la dernière année de couple et se prolongea 1 an de plus avant d'arriver ici.


Et à me repencher sur les temps, et non avec mon regard à 40 ans
je ferai des pas vers notre ami LittleBilly, au moins qq

car avec de telles difficultés (d'époque) sur ses émotions, sentiments, analyse et compréhension perso
on peut avoir plus de mal à "rationaliser" son comportement perso vis à vis d'autrui.


Dernière édition par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 22:33, édité 1 fois

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Flaurale le Jeu 14 Sep 2017 - 10:56

Noir,
En effet entre mon chéri et moi,pas de critère de séléctivité basé sur "tel défaut, je peux m'y faire, tel autre, je ne peux pas", du fait qu'on ne se connaissait pas ! On a été attirés avant de savoir quoi que ce soit l'un sur l'autre. Mais nos premiers échanges semblaient montrer qu'une complicité était possible, la suite s'est créée petit à petit après.

Je reconnais beaucoup mon homme dans tes propos: difficultés à savoir ce qu'il ressent, et pour le dire, encore plus compliqué. Lorsqu'on se prend la tête (ce qui est plutôt rare), ça donne souvent une scène de moi qui pleure et parle en détail de mes ressentis, et de lui à côté qui ne dit rien et ne bouge pas. La seule fois où je lui ai dit "mais tu penses quoi, là tout de suite ?" Il m'a répondu "je pense à aller me promener, tout seul, dans la rue, dans le noir." Effectivement, je pense que toutes les femmes ne sont pas prêtes à recevoir ce type de réponse, car là j'attendais qu'il me parle de son ressenti quant à notre couple. Il ne le fait presque jamais, parce qu'il ne sait pas trop ce qu'il ressent, ou pourquoi, il sait juste qu'il se sent bien. moi ça me suffit.

Pour les relations sociales: j'aime bien voir mes amis, individuellement, chez moi, car j'angoisse facilement de sortir toute seule. mon homme, lui, n'invite jamais personne à la maison. par contre, il va quelques fois par an à des réunions de groupe de ses amis d'enfance.
A chaque fois que j'y vais, cela se passe mal pour moi : j'arrive pas à parler aux gens, ou alors on me lance sur un de mes sujets-passion comme mon taf, et là je parle trop, et j'ai l'air bizarre. Si j'essaye de faire une blague, personne ne la comprend, j'ai droit à des regards condescendants. Du coup je me sens trop nulle et je ne parle plus du tout. J'ai l'impression que les amis de mon homme ne m'aiment pas du coup.

Et les fois où je suis allée à des soirées en groupe récemment, ça a été très dur, j'ai envie de pleurer au bout de quelques heures car je ne suis pas à l'aise, il y a trop de monde, j'ai envie de rentrer. Mais je ne veux pas décevoir l'ami qui m'a invitée donc je me force à rester. Quand j'essaye de m'incruster dans un groupe, je ne comprends pas les conversations car c'est très rare que les gens aient mes centres d'intérêt, mon mode de vie (pas de télé, pas de radio, je trie tout ce qui entre dans ma bulle mentale). Du coup les gens se barrent entre eux et je reste là, toute seule, et là aussi je me sens nulle. Généralement après ça, j'ai deux, trois jours où je ne sors pas et où je pleure beaucoup, mais je peux toujours parler. Mais dans ces moments je ne tolère que mon mec, pas l'énergie de partager avec des amis proches.

Je m'étale ! Tout ça pour dire: mon chéri sait qu'au nouvel an, je n'irai pas à la soirée de ses amis d'enfance. J'ai peur qu'il n'y aille pas, car je ne veux pas l'éloigner de ses amis. Mais je ne me sens pas de me forcer encore car je n'ai plus l'énergie. A côté de ça, lui voit tellement peu de gens (à part mes amis à moi, mais je les invite souvent quand mon homme est absent) qu'il a l'énergie pour des gros rassemblements une fois de temps en temps. Avec quelqu'un qui a un mode de vie social plus classique, ça aurait peut-être été compliqué, car certains seraient sûrement malheureux de ne pas pouvoir aller en couple à des soirées régulièrement. La clef à mes yeux, c'est vraiment de trouver quelqu'un de compatible à nos bizarreries / défauts. Car mon stress est vu par mon chéri comme une de mes caractéristiques, pas comme un défaut, ça ne le gêne pas. Il compense tout le temps mon angoisse: quand on va dans un endroit que je ne connais pas, il entre en premier car il sait que ça m'angoisse, il parle en premier car il sait que ça m'angoisse, il m'accompagne si je vais avoir un entretien important car il sait que j'angoisse de me perdre quand je connais pas la route et vu que j'ai aucun sens de l'orientation... Et du coup j'économise plein d'énergie sur ces points-là, que je peux réinvestir ailleurs (genre cet aprèm, j'ai un entretien d'embauche, j'ai pas eu le temps de repérer les lieux avant, mais je ne stresse "que" raisonnablement ^^.)
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 19:29

Flaurale a écrit:Je reconnais beaucoup mon homme dans tes propos: difficultés à savoir ce qu'il ressent, et pour le dire, encore plus compliqué. Lorsqu'on se prend la tête (ce qui est plutôt rare), ça donne souvent une scène de moi qui pleure et parle en détail de mes ressentis, et de lui à côté qui ne dit rien et ne bouge pas. La seule fois où je lui ai dit "mais tu penses quoi, là tout de suite ?" Il m'a répondu "je pense à aller me promener, tout seul, dans la rue, dans le noir." Effectivement, je pense que toutes les femmes ne sont pas prêtes à recevoir ce type de réponse, car là j'attendais qu'il me parle de son ressenti quant à notre couple. Il ne le fait presque jamais, parce qu'il ne sait pas trop ce qu'il ressent, ou pourquoi, il sait juste qu'il se sent bien. moi ça me suffit.
ah, le "ne rien dire, ne pas bouger", et le truc de sortir tout seul,etc déjà dit et je l'ai mis en oeuvre mais ne sais plus le nombre. C'était déjà le stade avancé parce qu'on (je) voudrais pas du tout que ça se passe comme ça, c'est du pas voulu, d'autant quand on est avec une personne avec qui on est bien.
Et pas vraiment de témoignages sentimentaux verbaux de mon côté, mais dans l'ensemble une direction de "prendre soin d'elle".

Ca passait par l'écoute, le réconfort, soutien (il y avait des difficultés avec sa mère, aussi assez peu de confiance personnelle et sociale / et aussi à bien l'encourager, en outre et suite ton message pour entretien d'embauche, presque sur le palier de la porte ^, le poste "plantes" évoquée : responsable d'une serre à vocation d'insertion, qu'elle obtint. (croisement de doigts au passage du tien du jour).

Ca passait par faire des petits plats : me souviens la 1ère année dans mon studio ensemble, mon père me donnait des tas de trucs pour la semaine (j'étais rentré le we, ainsi qu'à ma soeur, qui habitait le batiment d'à côté et en études aussi et avec son permis et voiture et nous faisions les trajets bled / ville ensemble), comme légumes du jardin, et des morceaux de viande / poisson. Je coupais en morceaux comme une part pour 2 et faisais (parfois ^) de super trucs. J'étais très cuisine asiatique (je le suis toujours, mais ne cuisine plus comme ça (m'invite parfois comme ce dimanche !  tongue dans un resto-buffet asiatique, c'était bien, bien mangé et j'ai innové / changé, avec une table où je ne m'étais jamais mis et en extérieur, au poil, qui me fit apprécier celui-là, s'y était ma 2nde fois et l'intérieur n'allait pas trop dans celui-là), et suis revenu à du plus simple: 1 ou 3 bons trucs me suffisent quand je me les fais ! aussi ça faisait durement chauffer les neurones parce que j'y mettais des tas de trucs). J'avais des tas d'ingrédients (nous allions dans le quartier chinois à Paris tous les ans, dans la foulée d'avoir visité mon grand-père), bref j'aimais bcp ça et ça me faisait plaisir, et plaisir de le partager, je faisais dans l'innovation / l'expérimentation culinaire régulière (et mon père était aussi restaurateur).
Je témoignais aussi avec bcp de tendresse d'ensemble, et elle aussi.

Après, c'est quasi dès qu'on sortait un peu ou trop de cela que j'étais en difficulté, avec des poids liés aux sorties (même à 2) et encore plus, toujours avec qq autres (elle n'était pas hyper sociale, mais avec au moins une copine proche et le couple, et qq autres peut-être mais pas bcp, et n'était non plus hyper à l'aise avec la sociabilité, les groupes). Elle s'en sortait quand même mieux que moi, mais j'ai souvenir de choses dévalorisatrices qu'elle se disait, sur le "quoi dire", se "trouver nulle". Les dîners de groupe sont et ont été assez toujours des épreuves (niveau social) mais je pouvais contrebalancer l'appréciation si y avait de bons trucs à manger et du bon vin  Smile  mais hormis qq exceptions, c'est un truc pas fait pour moi ! genre un peu, pas longtemps, au mieux et à 2 ! et d'autant si c'est que de la discussion en groupe ^ genre un repas où ne pas avoir à mettre le nez en cuisine, servir à qqchose (sinon je sers à rien ! à proprement parler). Smile

Bien souvent, quand ça se passait mal style difficultés / accrochages toussa
c'était après des rencontres avec du monde, (pas toujours et systématiquement)
mais ça générait des problèmes (non compris), des efforts (de moi énormément), des tensions

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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Flaurale le Jeu 14 Sep 2017 - 19:47

Oui, compenser ses difficultés à s'exprimer ou comprendre ses propres ressentis, en prenant soin de l'autre par les gestes, ça me semble très bien compenser.
Pareil, un homme qui cuisine c'est une qualité qui peut tout à fait plaire aux femmes Very Happy
(Et mon entretien s'est bien passé, merci ^^)

Et ton ex savait pour ton syndrome d'Asperger ? Si tu dis que c'était souvent après des évènements sociaux que ça dégénérait, peut-être qu'elle avait du mal à saisir tes difficultés ? Ou que, sans se l'avouer, un de ses "critères" (on parlait de sélectivité plus tôt) c'était d'avoir un compagnon plus sociable ?
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Jeu 14 Sep 2017 - 21:48

Flaurale a écrit:(Et mon entretien s'est bien passé, merci ^^)
cool ^

Et ton ex savait pour ton syndrome d'Asperger ? Si tu dis que c'était souvent après des évènements sociaux que ça dégénérait, peut-être qu'elle avait du mal à saisir tes difficultés ? Ou que, sans se l'avouer, un de ses "critères" (on parlait de sélectivité plus tôt) c'était d'avoir un compagnon plus sociable ?
Cette histoire s'est finie il y a 12 ans, et je suis diag depuis un peu plus de 2 ans.

Le truc est que je lui reprochais bcp de mes problèmes, pour causes que je ne les identifiais pas / pas vraiment et surcompensais à gogo tout ce qui a trait au social et communication (pour un maigre résultat). Aujourd'hui, depuis une dizaine d'années, ma vie ne ressemble plus du tout ça, outre d'être seul. Je suis dans un mode qui me convient au mieux (avec difficultés liées ou annexes ou limitations qui se sont mises à jour) mais je bosse seul dans les jardins, avec un relationnel très light (de 0 à 10-15 minutes en gros par jour et quand je travaille, soit pas tous les jours) et ne fait pas ou quasi plus d'efforts relationnels. Je peux même me permettre d'arriver 1/2h en retard comme ce matin (parce que j'ai écrit ici et sur l'ordi le post de ce matin  Shocked ) mais à ne pas renouveler (trop), en prévenant néanmoins ^. J'ai aussi pour un truc 1h à fréquence en saison, qui lui bien que très largement répétitif me sollicite bcp, avec légère amélioration au fil des ans. A multiplier par 7 ou 8 fois l'an. Et c'est pour tout le reste d'ordre social / relationnel que je ne suis pas, qu'on va voir (ou me dire) ma différence, qu'elle va me peser et que je vais pas y arriver ou alors difficultés répétées.
Dans les jardins, avec un organisationnel pas trop compliqué si possible, je suis jardinier, point, et dans une condition de faire son travail avant tout. Avec aussi qq petites mamies que j'apprécie bien, et la réciproque est souvent. J'ai une bonne cote avec les mamies, mais ça dérive amplement du sujet du fil ! confused

Ca, les reproches, c'est sur le volet mentionné et les rencontres avec d'autres, type familles et qq relationnels (des fois y avait des trucs chez ma soeur avec qq autres personnes). Pas non plus un systématisme, mais ça arrivait.
Et nous avions des difficultés / limitations voisines (d'apparence extérieure) sur l'expression et l'intégration.
Ce n'est pas ça qui lui posait problème en moi (hormis les reproches, j'imagine qu'elle s'en serait passée !), au contraire plutôt sur l'ensemble, ou au moins "ça allait" et lui posait pas de problème en soi, et elle m'aimait. Nous sommes restés de l'ordre de 7 ans ensemble, avec variations diverses et grande partie "sous le même toit".

Donc autant là j'avais du mal à dire les choses et les comprendre (et le faisais mal ou envers l'autre)
autant d'autres fois, si communication à deux sur de l'expression sentimentale / personnelle qui ne relève que de nous d'eux (sans inclusion évènement extérieur) je ne savais pas exprimer, savoir, et dire.

Moi c'est la gestion du relationnel, la communication, la compréhension de mes émotions et leur expression verbale, ainsi que de mon fonctionnement global et ma difficulté / non aisance aux autres ou pas trop proches pas trop longtemps;
éléments dont je n'avais pas les clés car je ne me comprenais rien.

Et c'est tout cela qui à la longue m'a conduit à une grosse dépression, personnelle, existentielle.

Il est aussi un très bon point d'avoir notions et connaissances que cela (TSA / aspie) peut exister (pour vous et d'autres) car cela donne des possibilités d'intégrations de voies de compréhension, que l'on soit "in" ou "out", soit dans ce qui est perçu comme le début de la "norme" ou à la frange / dans le spectre.

----


volet annexe,
il est question parfois de sélectivité, de biologie dans ce fil,
j'ai écrit (de 2010) un texte " poème " avec dedans assez de ce qui peut se trouver dans mes récents posts,
écrit donc à 33 ans (précision car la trentaine n'est pas nécessairement un âge le plus "simple" vis à vis de "la partie adverse" et des mêmes âges, relativement en outre aux enfants si l'on n'en souhaite pas, je ferme la parenthèse ^, un élément à rajouter à l'ensemble des complexités ^)
écrit pas que " fleur bleue", disons doux-dur

c'est de l'écriture assez à très spontanée (sans savoir où ça démarre, comment ça se poursuit et comment ça se finit), c'est pas réfléchit

une petite à plus matérialisation d'une forme de pensée visuelle ?  drunken
Spoiler:



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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par Flaurale le Ven 15 Sep 2017 - 8:33

Si tu as des facilités avec les mamies, au pire, tu attends quelques années et là ce sera super facile de retrouver une compagne Very Happy (Je plaisante bien sûr !)
Très joli poème, j'adore la forme !
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par izo le Ven 15 Sep 2017 - 9:46

Etre sur les rails, les siens, ceux des autres, du plus proche ? Tout en regardant alentour pour ne pas se mettre en danger, alors qu'on perçoit la plasticité, la fluidité, la luminosité en toute chose et en tout etre. Donc réduire ses rails ou rouler à côté? Que de questions quand surgit quelqu'un à nos côtés. Parfois on aimerait se pencher sur ces rails l'oreille collée à écouter ses vibrations pour laisser couler en soi la musique invisible du Monde en approche.
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Re: Comment avoir une copine quand on est asperger

Message par noir le Ven 15 Sep 2017 - 13:21

Flaurale a écrit:Si tu as des facilités avec les mamies, au pire, tu attends quelques années et là ce sera super facile de retrouver une compagne Very Happy (Je plaisante bien sûr !)
Très joli poème, j'adore la forme !
merci pour la mention.
Ma principale complice devrait avoir 97ans en décembre ^
et cette semaine j'ai eu tous les remerciements du monde d'une dame je crois environ 90ans.
Ca compte et a toujours compté ce volet "intérêt social" dans mon travail jardins et même si non doué / non performant / non endurant à l'oral et communication,
je le suis suffisamment (et ça me fait plaisir dans un sens d'utilité et de valeur pour moi et aussi d'échanges / apprentissages) de prendre en compte et d'apporter de petites choses, en terme d'écoute, de présence, d'embellir un cadre de vie. L'isolement, la solitude doivent aussi être des points rapprochant.

--



Et pour inter-agir avec cette mention de izo: " Que de questions quand surgit quelqu'un à nos côtés. "

et placée dans un contexte d'une personne autiste (le schéma aurait une certaine valeur en contexte général, mais c'est très certainement très différentié / amplifié chez une personne autiste, ou la plupart je dirai / suppose/rai),
car il faut intégrer, outre tout le volet émotionnel (perso et autrui), le volet relationnel avec autrui, et autrui en général ! + l'émotionnel possible en contexte ici - à ce stade la plupart n'y seront pas, ne franchiront pas -
il faut intégrer la grande nécessité de bcp connaître à l'avance, le cadre connu et sécure est souvent une nécessité, sinon c'est anxiété directe, et possiblement très forte;
l'inconnu, et d'autant s'il doit dépendre ou être influencé d'éléments extérieurs, est souvent source de grosses difficultés adaptatives ou réactionnelles.
Et tout cela est pleinement inscrit dans un relationnel amoureux où sont réunies toutes les difficultés ensemble.

Je ne vous dis pas ce que génère un changement / un imprévu, ou plutôt je vous le dis ^ : de mon dernier, en versus travail / jardin  :

et dans mon travail, des changements d'autrui ont pu me mener à engueuler des gens, à réagir de manière excessive à inappropriée, du fait de l'imprévu - à voir / apprendre à maîtriser un peu tout ça aussi (et sans compter les changements et incertitudes météo !!!!);
c'est la mamie d'environ 90 ans de cette semaine, qui m'a dit au téléphone qu'il y avait une branche sèche de laurier à couper en plus de la tonte de son jardin. C'est un petit boulot et m'étais organisé pour le lendemain (gros boulot) en allant vider ma benne avant, en intégrant que c'était que dalle en volume. Arrivé là-bas, non seulement le laurier en question était gros mais en plus il y avait un 2nd arbre / arbuste desséché. Ca m'a très contrarié et m'a pris bien du temps à voir pour gérer l'ensemble, gérer l'imprévu pour aboutir à dispatcher les volumes (en outre en mettre pour le ramassage communal), en prendre un chouia, et à faire l'autre arbre quand j'y retournerai dans 2 mois. J'excuse bien la petite dame, et qui n'avait même pas vue le 2nd ou oublié (en déambulateur et sur sa terrasse comme plus loin point d'éloignement, elle n'accède ni au jardin ni à la vue du 2nd arbre, du coup elle avait oublié, et oublié de me dire).  Wink


Et les incertitudes, les questions, l'imprévisibilité, le relationnel général + sentiments seront bien souvent des éléments paralysant face à la montagne et/ou de gestion hyper hard.


Je n'en remets qu'un, mais ça illustre et pourrait faire suite dans le topic,
car il s'agira d'une personne rencontrée via badoo (où j'eus trainé à mes époques de recherche et d'internet), et qui habitait à proximité de chez moi. Nous nous sommes rencontrés facilement et programmé une ballade vélo initiale et nous sommes revus 3 fois; nous avions de la proximité, comportementale, sensible, de caractère et artistique. (elle était peintre, spécialiste en trompe l'oeil, arrivait d'Italie et rejoignait frère et parents, eux-mêmes arrivés d'Italie dans les années précédentes). D'ailleurs, il arrive que nous nous recroisions par hasard, toujours avec plaisir et intérêt. Je sais que par la suite elle s'est installée avec qn. Et à l'époque de ce qui s'apparente à un test commun, il ne s'est rien passé. Ca aurait pu, si ??????

il n'en reste ce truc "poème", encore bien visuel  drunken
l'autre était en fait de 2009 d'écriture, celui-là aussi je pense.

Spoiler:

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